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Leòn - Stop all the clocks, cut off the telephone.



 

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les locatairesles potins


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« the wave »
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Message(#) Sujet: Leòn - Stop all the clocks, cut off the telephone. Mar 31 Jan - 2:07


Leòn Villanueva
Pour away the ocean and sweep up the wood. For nothing now can ever come to any good.



(NOM) Villanueva, ville nouvelle. Il l'aime ce prénom, il est synonyme de renouveau, de chance, de prospérité, peut-être même de longévité. Parce que oui, il en a eu d'la chance dans sa vie. (PRÉNOM) Leòn. Rien d'exceptionnel. La plupart du temps, il entend un vague accent sur le e, pas sur le o. Triste erreur de débutant. C'est le o le plus important, il n'y a que lui qui compte. Ceux qui prononcent son nom à la perfection se comptent sur les doigts d'une main. (ÂGE) 32 ans (c'est pas la vieillesse ni la jeunesse qui l'étouffe). (DATE ET LIEU DE NAISSANCE) le 17 Novembre 1984, à Mexico.(OCCUPATION OU ACTIVITÉ) il est seulement secrétaire, à parfois jouer les comptables, pour la société de rénovation dans le milieu urbaniste dans laquelle bosse Sly. Il a beau dire, devenir pote avec lui lui a ouvert pas mal de portes. C'est pas comme si son job était fantastique, mais c'est mieux que rien. (NATIONALITÉ) Mexicain, rien que mexicain. Il a vécu de l'autre côté du monde jusqu'à ses 20 ans, où il a émigré avec sa copine aux USA pour trouver du boulot. C'était en Février 2004. (ORIGINES) Mexicaines à 100%. (STATUT CIVIL) solo, pas divorcé, par veuf, pas en couple, rien. (ORIENTATION SEXUELLE) Bisexuel (toutes ces conneries d'hétérosexualité, d'homosexualité ou de pansexualité ça lui passe largement au dessus de la tête. Un trou est un trou comme disaientt les philosophes). (DATE D'ARRIVÉE AU PARKING) 26 Janvier 2017. (GROUPE) De ceux qui survivent.

« Pack up the moon and dismantle the sun. »

(Quand et comment avez vous emménagé au Parking ?) Leòn a emménagé au parking il y a quelques jours tout au plus, le 26 Janvier 2017. La raison ? Le passage de Trump, il le soupçonne, et un ancien proprio xénophobe aussi ça va de mise, qui a augmenté son loyer de plusieurs centaines de dollars par mois. Incapable de suivre le rythme, Leòn a du partir de chez lui, et le temps de retomber sur ses pieds, il partage l'appartement de Sly avec ce dernier et Samuel. Enfin, le temps de retomber sur ses pieds, avant qu'un expat mexicain ne trouve un logement stable en Amérique par les temps qui courent, va falloir se lever.

(Que pensez-vous de l'immeuble et vos voisins ?) L'immeuble lui a tout de suite fait bonne impression. La puissance qui se dégage d'un bâtiment pareil, la stabilité qu'il instaure, c'est comme s'il avait une âme, et qu'elle ne lui voulait que du bien. Il lui a suffi d'un regard pour savoir qu'il s'y sentirait bien. Quant aux habitants, il n'est pas là depuis assez longtemps pour se faire un avis constructif, mais ils ont tous l'air d'être une bande de joyeux lurons, comme disait sa mère. Dans les faits, il n'est pas vraiment à pour se faire des potes.

(Quelle est votre réputation au sein du quartier ?) Il ne peut se vanter de rien aujourd'hui, puisqu'il vient d'arriver. Il ne veut pas faire de vague, alors la dernière chose qu'il espère, c'est qu'on lui colle une réputation. Il est ce qu'il est, pas besoin de parler dans son dos.

PSEUDO/PRENOM : Solosand, aude ou audor What a Face  ÂGE : étoujours bien 19 ans What a Face PAYS : Toujours la France What a Face FRÉQUENCE DE CONNEXION : ça dépend vraiment des jours et des semaines mais j'essaye de me mettre à jour régulièrement HUM donc on va dire 5/7 ? COMMENT AVEZ VOUS TROUVÉ LE FORUM ? : je viens, je passe, je repasse, mais jamais je ne trépasse, bref, j'étais là avant même qu'il n'existe  Cool REMISE EN JEU VENDU (va pour le scenario) (TYPE DE PERSO) inventé (CRÉDITS) tumblr pour les gifs COMMENTAIRE OU SUGGESTION : c'est toujours aussi top moumout par ici What a Face AVATAR : Diego Luna.

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Dernière édition par Leòn Villanueva le Mar 31 Jan - 15:39, édité 5 fois
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Message(#) Sujet: Re: Leòn - Stop all the clocks, cut off the telephone. Mar 31 Jan - 2:08


Raconte moi une histoire...
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26 Aout 2001 Cause space was just a word made up by someone who's afraid to get close Il arrive pas vraiment à la convaincre. Rien de très étonnant, elle a pas 18 ans, et elle veut pas enfreindre la loi. Mais enfin, c’est qu’une toute petite entorse au règlement, rien de très folichon. Et puis elle s’occupe bien d’enfants toute la journée depuis deux mois, elle a des responsabilités, elle peut bien se détendre en allant danser, boire un coup, abandonner tout ce qu’on a en tête, s’amuser pour une fois ! Un instant, il est heureux de bosser au Mexique et pas aux USA, là-bas, pas d'alcool avant 21 ans. C'est du suicide social complet.
Elle lève les yeux au ciel, il se rapproche. Autour d’eux, toute l’équipe est réunie, et ils sont presque tous partants. Mais elle, elle est mineure, assez sage, et surtout vraiment mignonne. Trois raisons pour la convaincre.
« Imagine, tout ton corps qui bouge en rythme ! » Elle hausse un sourcil en souriant. « Ca doit pas être dur d’imaginer pour toi, t’es toujours parfaitement … dans les temps. » C’est vrai. Il voit, il entend, il sent le rythme un peu partout. Ca fait vraiment connerie de bobos hippies, mais c’est le cas, il vous ment pas. Y’a une odeur de clope, de mandarine et de chaleur dans l’air. Comme un plancher qui aurait trop chauffé. C’est la colonie qui prend fin demain qui fait ressortir tout autour d’eux avec un peu plus de couleur, de vivacité. Il attrape sa main. « Allez, viens, vraiment, ça va être top. »
Comme elle ne peut pas résister à ses beaux yeux (elle essaie, en vain évidemment), elle accepte. Ils rentrent à onze dans le mini-bus, 2 dans le coffre, 3 sur la banquette arrière, 3 au milieu, et 3 devant. Il se retrouve dans le coffre avec elle (à vrai dire, il se souvient aujourd’hui plus de son nom). Il essaie de lui apprendre quelque trucs, mais ils arrivent vite.
La boite n’est pas pleine à craquer, ils entrent facilement. Il lui paye un verre, (rien de quoi la mettre vraiment mal). Les autres collègues s’élancent directement sur la piste de danse. Il les regarde faire. Ils sont pas excellents, ils sont pas mauvais non plus. Il vide son verre rapidement, il sent l’alcool monter doucement. Un large sourire passe sur son visage, à son tours, il tire la fille sur la piste de danse.
Il écoute la musique. Il se concentre, comme si elle pouvait traverser son corps tout entier. Un courant électrique, il s’anime, dans un effet de foule.
Et il ne pense plus à rien. Il n’y a plus que son corps qui pense, le reste n’a plus d’importance.
C’est ça d’être saisonnier, on attend le soir pour danser, chanter, boire, ne penser à rien, et surtout s’amuser. C’est ça, c’est exactement ça. Prendre du plaisir quand les gosses (tous) sont au lit, quand il n’y a rien de plus agréable que le néant, à l’intérieur de la tête, quand l’esprit n’a plus sa place.
Et lui, il sent son corps qui s’élance. Y’a son bassin qui bouge, en parallèle de celui de cette jeune collègue. Sa tête qui part vaguement en arrière, ses genoux qui se plient, puis il se redresse, tourne, tourne encore, monte les bras, et puis le bassin, de nouveau. Il continue, se laisse faire. Il se laisser aller. Et ça, ça n’a pas de prix.
Le lendemain, ils auront tous la gueule de bois et des cernes sous les yeux. Mais aucun ne regrettera


26 Décembre 2004 Pour away the ocean and sweep up the wood.Il a décidé qu’il se ferait de la thune à Noël, que rentrer au Mexique pour deux semaines n’était pas viable, et que tant qu’à ne rien faire, autant accepter une offre d’embauche pour une colonie de vacances en Thaïlande. Il a toujours aimé voyager, voir d’autres contrées, explorer. Il s’est dit que ce serait une bonne idée, il est jamais allé en Thaïlande. Il y aurait sans doute jamais mis les pieds sans cette occasion en or (1000 dollars pour 10 jours, c’est pas au Mexique qu’il se ferait autant).
D’ailleurs il y remettra jamais les pieds.
C’était du 22 au 2. Il est reparti le 28 dans la nuit, avec tout un tas d’autres estropiés.
Il était à la plage, le 26 au matin, il avait décidé de pas faire les choses à moitié. Précisément 11 enfants sous sa garde. Généralement il oublie les prénoms une fois la colo passée. Il se souvient précisément des leurs. Dana, Luka, Thomas, Laura, Lisa, Martin, Audrey, Theodore, Andrew et Felix. Ce dernier était le plus jeune de tous, 7 ans, tous les autres avaient entre 9 et 10 ans. Il voulait leur apprendre à jouer au volley ball, organiser un tournoi dans l’après-midi, en proposant aux parents de se joindre aux équipes. Il voyait déjà les mamans en soutien moral, à crier pour encourager leurs enfants et leurs maris, et ces derniers à ne pas hésiter à plonger, genoux au sol, et du sable dans les yeux, rien de dangereux.
Il a lancé avant le ballon au pied, il a commencé à leur expliqué comme faire les passes en dix doigts. Puis il les a laissé s’entrainer tout seul.
Il a d’abord vu la mer se retirer, très loin, trop loin. Elle aurait du revenir, mais elle ne l’a pas fait. C’était là sa première erreur, il aurait du se mettre à l’abri, en hauteur peut-être, ou prendre une bagnole et les entrainer, les onze, à l’intérieur de terres. Mais il ne l’a pas fait. Il peut dire pourquoi, mais ce serait une perte de temps, il ne l’a pas fait. Ensuite, il a vu les oiseaux partir, à toute allure, voler tous sans exception vers l’intérieur des terres. Il a froncé les sourcils (ça arrive peut-être souvent en Thaïlande). Puis il a entendu un bruit sourd. Comme une longue basse et il a pu entendre le rythme, au fin fond de la mer, le son que fait l’horizon quand il tremble. Il l’a vue arriver de loin, cette vague. Elle n’avait pas l’air si méchante au début, juste plus grande. Plus blanche aussi. Il a froncé les sourcils, sans rien dire, puis, il a compris.
« Les enfants, on rentre. » Ils n’ont pas percuté, évidemment, ce sont des enfants. On n’imagine pas ce genre de choses, jamais. Alors il s’est contenté de le mettre en rang (de prendre Felix par la main, c’est le plus jeune). Mais ils n’avançaient pas vite, et rapidement, la vague s’est rapprochée. Il gardait la tête bien en arrière. Il leur a demandé de presser le pas, un peu plus vite, mais ils comprenaient pas. Il a fini par mettre Félix sur ses épaules, en sentant le rythme de son cœur s’accélérer, en sentant le sang battre à toute allure dans ses tempes. Il a vu la vague se rapprocher, plus grande que jamais, plus puissante aussi. Ses yeux se sont écarquillés.
Puis tout s’est accéléré. Les gens ont crié. Fort, ça lui a vrillé les tympans. Il a pris Lisa dans ses bras, il a tendu la main à un autre, il leur a gueulé de rester ensemble de s’accrocher. Ils se sont tous mis à courir. Il a tourné la tête, il a vu les palmiers du bord de la plage se coucher, un à un, dans un fracas épouvantable. Son cœur s’est mis à battre plus fort. Tout s’est assourdi. Il se souvient avoir gueulé encore plus fort, il se souvient avoir vu la vague emporter des touristes déjà, au loin. Il s’est rapproché d’eux, il s’est arrêté de courir, ça ne servait à rien. Il les a regardé. Il avait le cœur battant dans les tempes. Il leur a crié, pour couvrir le bruit de la vague de prendre une longue respiration. Il a eu le temps de croiser leurs regards à tous. Un air de peur terrible. La peur de ceux qui vont mourir.
Lorsque la vague l’a percuté, le rythme s’est éteint. Il a plus rien senti, plus de courant électrique, plus de tempo, plus rien. Il a serré Félix dans son dos, mais il a rapidement lâché, il a été entraîné ailleurs. Il a gardé Lisa un long moment contre lui. Peut-être qu’elle est morte à cause de ça, qu’elle aurait du essayer de remonter à la surface (mais c’était prendre le risque de se déboiter la nuque contre un arbre, une porte, n’importe quoi). Il s’est laissé porter, parce qu’il pouvait pas luter.
On lutte pas contre un tsunami. On peut rien faire. On se prend des objets dans la gueule, on manque d’air, on essaye de respirer autant qu’on peut, mais c’est pas de noyage qu’on meurt, c’est de blessure à la tête, d’hémorragie interne. Il peut clairement imaginer comme les onze enfants de la colonie sont morts. Il a un scénario pour chacun d’entre eux (enfin, il a onze scénarios différents). On est simplement emporté. On implose, sans air, on se noie, on perd la tête, on panique, sans rien pouvoir faire. Il a fini par lâcher Lisa.
C'est sans doute allé vite. Pas pour lui. Il est resté une éternité sous l'eau, à agoniser.
Plus tard, il a pensé à son esprit, qui s'éteint quand il danse. Il s'est éteint là aussi. Il a presque réussi à entendre son coeur battre à toute allure dans sa poitrine.

Lorsqu’il a sorti la tête de l’eau, il n’a pu porter les yeux que sur le ciel. Il a hurlé les onze prénoms, en boucle en tentant de se raccrocher à quelque chose. Il a hurlé, hurlé, hurlé, jusqu’à ce que ses cordes vocales ne vibrent plus, jusqu’à ce qu’il n’aie plus d’air. Il a tenté de nager, d’atteindre quelque chose, la mer s’est retirée. Il n’arrivait plus à crier. Il avait une plaie profonde à la hanche, mais il est monté sur un arbre, pour se mettre à l’abri, et pour les chercher.
Il n’a rien vu. Rien d’autre que des palmiers couchés, des maisons dévastées, des voiures en cavale, et quelques rescapés, la tête hors de l’eau. Il se souvient précisément du frisson partant des hanches, remontant le long de sa colonne vertébrale et jusqu’à sa nuque. Il se souvient précisément du désespoir, de la peur, de la douleur, et de l’incompréhension. Il a cessé de les appeler. Il a cessé de vouloir les compter. Ils sont morts, les onze.

Il a rejoint un hôpital par miracle. Ils étaient tous pleins à craquer, il a attendu des jours et des jours avant d’être opéré. Des jours les yeux dans le vague. La vague qui a tout emporté.
Il n’a revu aucun parents. S’ils ne sont pas morts, ils ne lui en tiennent pas rigueur.


26 Mai 2006 miss the way i knew myself. « Qu’est-ce que tu comptes faire de ta vie exactement ? » « J’sais pas. » Il aurait voulu travailler avec des enfants. Il était terriblement doué avec eux. Il les comprenait, sans avoir à forcer, et ils faisaient de même. Les adultes sont terriblement emmerdants. Y’a qu’avec les enfants qu’il se passait un truc, une émulation professionnelle, un peu spirituelle aussi. Il voulait être instituteur (dans instituteur, y’a presque tueur.) Tout ça c’est fini, plus la peine d’en parler. Le sujet est clot. La cendre tombe dans la baignoire pas très remplie. Elle, elle est là, à côté, et elle le regarde comme on regarde un enfant qui a fait une bêtise. Il est en couple depuis deux ans, ça va pas durer, elle va le quitter, peut-être même qu’elle s’apprête à le faire maintenant. Elle sursaute dès qu’elle voit la cicatrice sur son flanc droit, dès que son regard se perd dans le vague. Et puis, elle a jamais voulu se mettre avec lui. Elle était amoureux du mec qui n’était pas passé par la Thaïlande. M’enfin, c’est pas sa faute si ? Il a pas choisi d’être dans cet état, faut lui laisser du temps. Elle reprend : « Leòn. » Elle prononce bien son nom, avec l’intonation sur le « O, » absolument parfaite. Il siffle. « Quoi ? » « J’te parle. » « J’ai vu. » Elle fronce les sourcils.
Et ça y est, elle part en live. Son ton monte d’abord doucement, puis il se casse dans les aigües, et il fait tout dérailler sur son passage. Il ferme les yeux et met les mains sur ses oreilles. Déjà avant il n’aimait pas les disputes, les voix qui partent en couilles, mais depuis, c’est encore pire. Il laisse tomber la clope dans la baignoire, qui s’éteint dans un sifflement aigüe. Il l’entend gueuler par-dessus ses oreilles, s’énerver, ne pas comprendre, le détester, et finir par hurler.
Il se redresse. L’eau de la baignoire coule sur son torse, son bassin, ses cuisses, vient se perdre sur ses genoux puis ses mollets. Il se retient. Il voudrait la frapper, elle sait pourtant qu’il a besoin de temps. Elle sait, mais elle s’en fout. Il siffle, amer :
« Arrête. » Il la toise. Et elle se tait, mais elle fulmine. Comme s’ils allaient exploser. « Casse toi si t’es pas contente, j’m’en bat les couilles d’être seul, j’veux juste qu’on me FOUTE LA PAIX PUTAIN ! » Il a pas compris pourquoi sa voix a craqué. Elle est toujours un peu fragile (il a vraiment crié trop longtemps quand il était en Thaïlande).  Il a la mâchoire tremblante. Il baisse la tête, enjambe la paroi de la bagnoire, se sèche rapidement, enfile un caleçon, un jean, un tee shirt, sort de la salle de bain, prend une veste et se tire, en claquante l porte avec toute la violence dont il est capable. Comme s’il pouvait fermer la porte à ses souvenirs, à ses départs, à ses envies, à son histoire.
Il descend (sans prendre l’ascenseur). File dans les escaliers, sort, à toute allure, dans la rue. Il a envie de taper dans un truc. P’tain il a mal partout. Son histoire, mais quelle histoire, y’a pas d’histoire, y’a plus d’histoire, plus rien à écrire, plus rien à inventer, tout est fini, la vague a tout emporté. Il a envie de chialer. Il arrive pas à se défaire des onze regards. Ca le hante, ça lui tire à l’arrière du crâne, ça le fait trop penser. Il s’assoit, sur les marches d’un perron. Il prend sa tête dans ses mains, murmure un mantra.
« Arrête de réfléchir, arrête de réfléchir, arrête de réfléchir, arrête de penser. » Il arrive pas à arrêter de penser. Faut qu’il se calme, qu’il se détende, mais il arrive pas. Il serre les poings et les yeux si fort, comme si ça pouvait le briser.
Il se sent submergé.
Y’a personne pour l’aider.
Lorsqu’il rentre, elle est partie, elle a pas laissé de mot, elle a pris ses affaires, et lui, il a pas réussir à dormir.
« Submergé, ouai, c’est l’mot putain. » Il attrape un couteau, en vrai, il voudrait se tailler les veines avec. Ce serait pas si dur, ce serait au sol d’être submergé. Il se contente de se couper une pomme, et de manger devant la télé.

Il aurait bien aimé lui expliquer. Lui expliquer l'eau, pas comme dans une inondation, qui monte insidieusement. Pas non plus une immense vague, qui ferait dix fois la taille des tours jumelles). Nan, l'eau à l'état sauvage, qui frappe plus fort qu'une explosion, qui fait plus mal qu'un coup de matraque, et qui reprend ses droits. L'eau qui court, comme des chevaux au gallot, que rien n'arrête, que rien de brise. L'eau comme un trou de verre vers l'enfer.
Il aimerait bien expliquer la panique, le coeur qui bat, les mains qui lâchent d'autres mains.
Il y arrive pas.

26 Février 2013 All night long. « Qu’est-ce que vous savez faire ? » Il sait danser, organiser des jeux de piste, monter aux arbres, jouer du piano, chanter (il chante juste mais rien d’exceptionnel), faire un papillon avec une feuille pliée en quatre, et dessiner les plus beaux bonhommes batons de l’univers. [/i]« Je sais utiliser Xcel de manière très correcte, je sais dactylographier, je maîtrise un peu photoshop, et en général les logiciels de comptabilité. » Rien de fou. L’employeur en face hoche la tête, il semble satisfait. Il lui fait passer un petit test sur Xcel, rien de méchant. Il passe au la main, et récupère le job sans trop de difficultés.
C’est pas le meilleur job du monde, il s’ennuie pas vraiment, mais c’est pas la passion. Y’a-t-il une personne au monde qui soit passionné par la comptabilité et le secrétariat, c’est à se demander. Il se console en se disant que s’il n’était pas là, toute l’entreprise irait à volo.
Toute la semaine, il attend un jour. Vendredi. Parce que le soir, il prend son sac, se change dans les vestiaires (troque le costume pour tee-shirt et jean), il prend sa caisse, va manger un truc en solitaire. Puis il va ciné, prend la séance de 23h. Il voit toujours un truc un peu différent. Ce jour là, il va voir django unchained, le nouveau Tarantino. Il passe un bon moment, il se surprend à sourire. Quand c’est fini, il reprend sa caisse, et il va en boite.
Cette année là, il a 29 ans. Certains pourraient penser qu’il est temps qu’il fasse autre chose, qu’il se trouve d’autres occupations plus matures. On lui a dit, essaye d’écrire un livre sur ce que t’as vécu, ça te fera du bien, et ça se vendra comme des petits pains, les gens rafolent des histoires vraies. Il a pas répondu (il est pas doué avec les mots, vraiment pas, et écrire là-dessus, il en est incapable). Ou alors s’inscrire au golf. Mais bon, il a pas la thune, et pas 50 balais, donc rayé de la liste également. On lui a aussi proposé de lire plus, de trouver de la spiritualité dans ce qu’il fait, ou d’aller à la salle de gym, d’extérioriser ce qu’il ressent. Il a répondu qu’il extériorisait d’une autre manière.
Lorsqu’il entre dans la boite, il connait le vigile, la tenante des vestiaires, la DJ, et les deux barmans. Il vient tous les vendredi soirs, et quelques fois les samedi. Il perd pas de temps (il a déjà ses marques), descend sur la piste sans prendre le temps de s’enivrer. Ca sert plus à rien, la musique remplit ce rôle à la perfection.
Le rythme qui traverse son corps, c’est ça, sa drogue. Il retrouve le courant électrique, à chaqeu fois, des meilleurs jours. Les basses qui le font décoler, le son qui se fait son allié, qui le transporte, qui le transperse.
Il a trouvé comment ne plus penser à rien. Il lui suffit d’être là, entourré d’une musique sourde, si forte que les pensées ne peuvent plus avoir d’emprise sur lui. Il ferme les yeux. Il va bien, il va merveilleusement bien. Il sourit, pas comme devant un film ou un type qui se casse la gueule sur du verglas. Pas devant les histoires des voisins, pas devant un reportage minable. Pas devant tout ça.
Il sourit ouai, et pour de vrai, un sourire franc, merveilleusement épanoui. Un sourire qu’il peut sentir remonter sur ses joues, qui lui donne l’énergie nécessaire pour tout affronter. Et se laisser aller. Parfois il danse avec quelqu’un, voir son corps bouger sur une ligne parallèle mouvante à celle d’un autre. Un ou une, qui s’en fout. Quand il danse, il voit plus qu’un corps, rien d’autre. Y’a son propre bassin qui bouge, ses jambes aussi, il donne un rythme à chacun de ses gestes, et c’est inné. C’est inné, ça lui fait du bien, il se laisse complètement aller, ferme les yeux, laisse ses bras prendre la place, laisse sa nuque bouger à contre courant de ses hanches, et tout qui se barre en live autour de lui. Le son lui vrille les oreilles, mais il s’en fout, il danse.
Danse.
Danse.


26 Janvier 2017 Turn up the light. C’est pas qu’il a pas payé son loyer, c’est plus compliqué que ça. Il est certain que ça à voir avec le passage de Trump (les mexicain, tout ça, un accent sur un « O » et ça y est, vous êtes virés de chez vous). Le loyer a soudainement augmenté, et très fort, mais juste pour son appart. Du coup il en a parlé à son patron (qui au fil du temps, est devenu une connaissance précieuse). Il lui a proposé une place en coloc dans son appart. Il était pas certain que ce soit une bonne idée. Mais bon, avait-il le choix ? Encore une fois, un Leòn en Amérique en ce moment, ça va avoir du mal à retrouver un logement stable.
L’immeuble est dans le Bronx, il porte le doux nom de Parking. Ce sont les habitants qui l’ont nommé ainsi. C’est plutôt joli, du moins poétique. Il lève la tête. C’est une immense tour de quelques dizaines de centaines de mètres. C’est très haut. Ca donne le vertige. C’est aussi très apaisant. Ca donne une impression de stabilité (ça va pas s’effondrer).
L’appart dans lequel il vivait était meublé, il arrive au parking avec en tout et pour tout, deux cartons (un d’assiettes, de livres et de souvenirs, et un de fringues). Ca fait pas grand-chose pour toute une vie. Mais il se sent bien, lorsqu’il entre dans l’ascenseur, avec Sly qui l’aide à porter l’autre carton. Il lui a dit, je parle pas beaucoup tu sais. Et je suis pas joyeux. Et j’vais p’t’êt’e t’emmerde, mais ça a pas eu l’air de le gêner. Alors il monte, encore.
Et lorsqu’il arrive dans l’appartement, un léger sourire transperse son visage de pierre.




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Dernière édition par Leòn Villanueva le Mar 31 Jan - 15:35, édité 3 fois
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Message(#) Sujet: Re: Leòn - Stop all the clocks, cut off the telephone. Mar 31 Jan - 2:09

ENFIN FAN HOT


L'ennui, le temps disparaîtront.
Nous resterons longtemps au même endroit à se cacher de rien, invisibles car personne ne nous cherchera.
Pauline Picot
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Message(#) Sujet: Re: Leòn - Stop all the clocks, cut off the telephone. Mar 31 Jan - 2:13

tu l'as voulu, IL EST LA What a Face HAN



i'm loving the sea.✢ No wonder the moon in the window seems to have drifted out of a love poem that you used to know by heart.


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Message(#) Sujet: Re: Leòn - Stop all the clocks, cut off the telephone. Mar 31 Jan - 2:18

HOT HOT HAN



monsters are in your head
williamson ⊹ mais j’passerais pas ma vie à m’demander quand elle commence. (by anaëlle)

PERSONNAGE EN PRISON. ho
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Message(#) Sujet: Re: Leòn - Stop all the clocks, cut off the telephone. Mar 31 Jan - 2:22

ROBERT ROBERT ROBERT ROBERT ROBERT ROBERT



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Message(#) Sujet: Re: Leòn - Stop all the clocks, cut off the telephone. Mar 31 Jan - 9:48

Rebienvenue ! HAN :l:


Sous vide, t'as du mal à respirer
Donne moi le courage d'aller bouffer tous les nuages. Écoute mon cœur, écoute la rage, écoute ce texte anthropophage. Je me calmerai jamais, j'en ai trop gros sur la patate. Et c'est l'hypocrisie totale, peu d'espoir que ça dérange. Et c'est l'apathie générale, peu d'espoir que les gens changent mais...
 
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Message(#) Sujet: Re: Leòn - Stop all the clocks, cut off the telephone. Mar 31 Jan - 14:06

BRILLE BAVE HAN
Re-bienvenue :l:


Des fois, tu te sens sirène
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« Infected Mushroom »
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Message(#) Sujet: Re: Leòn - Stop all the clocks, cut off the telephone. Mar 31 Jan - 16:13


Validé !
Félicitations, tu rejoins le Parking !

Félicitations ! La Concierge a bien étudié ton dossier et a décidé de t'attribuer un appartement au sein de son précieux immeuble ! Il a beau commencer à décrépir, elle l'aime son Parking alors si tu veux un conseil: ne tue jamais personne sur la moquette des couloirs parce que sinon, c'est toi qui va y passer ! En attendant de t'installer, pense à bien remplir ton profil et t'inscrire sur les listings:

Listing des Appartements Obtenir un rang
Listing des Métiers Créer sa fiche de perso
Listing des Casiers (Judiciaires) Communiquer avec les autres
Listing des Multi-ComptesGérer son compte



© Nous sommes de ceux


L'ennui, le temps disparaîtront.
Nous resterons longtemps au même endroit à se cacher de rien, invisibles car personne ne nous cherchera.
Pauline Picot
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Message(#) Sujet: Re: Leòn - Stop all the clocks, cut off the telephone. Mar 31 Jan - 19:13

chuis un peu en retard mais diego BAVE ce pseudo BAVE rebienvenue à la maison ANGE
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« The Raccoon »
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Message(#) Sujet: Re: Leòn - Stop all the clocks, cut off the telephone. Mer 1 Fév - 19:35

Leoooooooooon !!!
Salut Coloc' !!
Bienvenue !!



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Message(#) Sujet: Re: Leòn - Stop all the clocks, cut off the telephone. Jeu 2 Fév - 12:35

Diego CANDICHOU !
marrant j'avais pensé à toi pour le barman du XTL
enfin pas vraiment même milieu loll
ton boulot est plus sérieux chou

Bienvenue Leon ! coeur


Pink, sweet and sugar !

     
Don’t let me alone
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Message(#) Sujet: Re: Leòn - Stop all the clocks, cut off the telephone.

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Leòn - Stop all the clocks, cut off the telephone.

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