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Rauera ♦ LESS THAN FUCKING PERFECT ♦



 

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Rauera ♦ LESS THAN FUCKING PERFECT ♦

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« Moelleux comme un Pitch »
› Âge : 35 ans
› Appart : #802 avec la tribu féline Pōhirihiri, Nani, Oki, Flor et Mar
› Occupation : flic corrompu de l'état de new york ; combattant dans des combats de rue illégaux ; ancien professeur de yoga
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Message(#) Sujet: Rauera ♦ LESS THAN FUCKING PERFECT ♦ Mer 11 Jan - 12:33


Rauera Taare
Pretty pretty please, don't you ever ever feel, like you're less than fucking perfect



(NOM) Taare se prononce [taaaʁe] , ça pose problème à la plupart des américains, aux britanniques aussi, le [r] est toujours problématique de toute façon. C’est un nom qui avait de la valeur et une histoire lorsque tu vivais encore à Hawaiï, ici, c’est juste une curiosité un peu exotique. (PRÉNOM) Rauera, encore un truc qui pose problème. On le lit, on sait pas trop ce qui va ensemble, ce qu’il faut séparer, alors pour faire simple, on va mettre les choses au clair, le u se prononce [ou], ça donne quelque chose comme [Raouéra] et encore une fois, c’est une plaie pour la patate chaude que les anglophones ont dans la bouche. ( AGE) 35 ans, t’as toujours trouvé ça absurde qu’on demande aux gens où ils se verraient à l’âge de trente ans, parce que t’en as 35 maintenant et que t’as toujours pas une foutue idée de où tu pourrais te projeter ne serait-ce que dans 6 mois. Carpe Diem.  (DATE ET LIEU DE NAISSANCE) 18 mai à Honolulu , la vie dans un petit village c’est bien, à l’heure d’un accouchement de jumeaux un peu moins, alors c’est la grande ville qui vous a vu voir le jour.  (OCCUPATION OU ACTIVITÉ) C’est là que ça commence à se compliquer. Il y a des années, la réponse était simple, tu as longtemps été professeur de yoga, puis tout s’est éffondré, tu as passé le concours de police de l’état de New york et tu es donc désormais flic et pour le plaisir, tu fais dans les combats de rues aussi. En tant que combattant. (NATIONALITÉ) Américaine , tu as beau être né sur une île, Hawaiï est un état américain, alors (ORIGINES) Hawaïenne du côté paternel, ça s’entend à ton nom et ça se lit sur ta peau aussi, Méxicaine par la mère que tu n’as jamais vraiment eu le droit d’avoir. On s’y fait avec les années. Le cocktaïl est explosif dans le sang qui coule dans tes veines. (STATUT CIVIL) célibataire et sans enfants, ou alors c’est qu’on t’a caché un truc, ce serait pas fondamentalement impossible, mais t’aimes autant te dire que c’est pas le cas. Tu as du mal à croire en l’amour depuis un paquet d’années maintenant.  (ORIENTATION SEXUELLE) bisexuel assumé et revendiqué. Tu ne t’es jamais fermé aucune voie en matière du sexe, sauf peut-être celles du seigneur qui sont impénétrables.  (DATE D'ARRIVÉE AU PARKING) écrire ici  (GROUPE) de ceux qui vivent.

« Si tu t'endors sous un cocotier, ne sois pas étonné de te faire réveiller.  »

(Quand et comment avez vous emménagé au Parking ?) C’était il y a quelques mois déjà. Ca fera bientôt un an en réalité si on en croit les photos qui ont été prise le jour de la pendaison de crémaillère. Tu vivais déjà à New York depuis quelques années, et puis il a fallut déménager de ton ancien immeuble qui devait être rénové. Le truc c’est qu’après la rénovation, les loyers ont nettement augmenté et que brutalement, tu n’avais plus vraiment les moyens de loger dans ce coin. Alors tu as fais tes valises et tu es parti pour le Bronx sans rien demander à personne. La Résidence des Lilas avait l’avantage d’offrir une planque tranquille pour les affaires à règler, et un spot tout proche des clubs de combats. Ils sont loins les cocotiers et les ananas de ton île natale quand on regarde les rues du Bronx.

(Que pensez-vous de l'immeuble et vos voisins ?)  Tu as vu dans l’immeuble un endroit qui avait l’avantage de combiner loyer bas et planque facile pour les affaires de drogues, de guerre des clans et compagnie. Au départ, tu n’en pensais donc pas grand chose. Puis le temps a passé. Lentement mais sûrement. Tu as commencé à te sentir un peu mieux ici. Ca manque de verdure pour toi, et tu redoutes l’ascenseur comme la peste parce que tu as une peur farouche des espaces clos. Si tu prétends avoir définitivement coupé les ponts avec tes racines, force est de constater que grandir sur une île laisse des traces sur l’âme humaine. Pour ce qui est des voisins, il y a la concierge qui t’aime bien parce que ça la rassure d’avoir un flic dans l’immeuble, il y a les gamins qui t’aiment bien parce que tu acceptes parfois de jouer à cache cache avec eux, puis il y a ceux qui te regardent avec méfiance parce que t’es flic justement. Globalement, t’en penses ni mal ni bien. Les gens sont ce qu’ils sont.

(Quelle est votre réputation au sein du quartier ?) Le flic. Celui dont on se méfie. Mais pas que. Parce qu’il y a des gens qui savent, que tu n’es pas juste un flic, que tu es un flic qui peut accepter certains arrangements, qu’il suffit d’un joli sourire, d’une belle paire de fesses, ou d’un paquet de billet pour te faire fermer les yeux. Il n’y a qu’un type d’affaire où tu es inflexible. Les viols. Pour les autres, tu es le redoutable Maui, c’est le nom que tu prends pour mener à bien tes combats de rue, et vu ton physique, on évite de te prendre la tête. Autrefois, tu aurais sans doute été le gars sympa que tout le monde aime bien, mais si autrefois existait encore, tu n’aurais franchement rien à foutre à New York, on va pas se mentir.

PSEUDO/PRENOM : Lolita GE : 21 toujours ! PAYS : France toujours  FRÉQUENCE DE CONNEXION : 7/7 msier dame COMMENT AVEZ VOUS TROUVÉ LE FORUM ? : J’ai atterris ici un jour de st valentin, depuis, j’ai pas compris. REMISE EN JEU faut voir!  (TYPE DE PERSO) inventé! (CRÉDITS) tumblr COMMENTAIRE OU SUGGESTION : Vous êtes toujours aussi beaux. AVATAR : Jason Momoa

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Dernière édition par Rauera Taare le Mer 11 Jan - 13:33, édité 4 fois
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Message(#) Sujet: Re: Rauera ♦ LESS THAN FUCKING PERFECT ♦ Mer 11 Jan - 12:33


Raconte moi une histoire...
FLUCTUAT NEC MERGITUR


[ DES JUMEAUX NE SONT QU’UN SEUL ÊTRE DONT LA MONSTRUOSITÉ EST D’OCCUPER DEUX PLACES DIFFÉRENTES DANS L’ESPACE ] L’histoire commence dans une salle d’échographie alors que tu ne mesurais que quelques millimètres. L’histoire a laissé deux jeunes amoureux sur le cul. On a la joie de la grossesse, puis la surprise des deux petits bébés qui remuent sur un écran. Tu as poussé ton premier cri quelques minutes après ta soeur, au mois de mai. Il faisait une chaleur étouffante ce jour là à l’hôpital d’Honolulu. La climatisation était en panne, ton père brumisait le visage de ta mère autant que faire se peut, alors qu’elle donnait naissance à deux êtres aussi liés que différents. Heiani était une petite fille aux traits très doux, tu étais un petit garçon aux yeux perçants. Heiani ne pleurait pas, ou très peu, jouait avec délicatesse avec les mains de vos parents, lorsque tes petits doigts agrippaient fermement les cheveux sombre de la mère mexicaine, et tiraient avec fermeté la barbe maori du père. Une seule personne savait te rendre de ta douceur. La moitié de ton âme, celle qui a partagé neuf mois durant le même ventre que toi. Une soeur jumelle, une parcelle d’âme en dehors de ton corps. On ne parvint pas à vous séparer l’un de l’autre durant les premiers mois, l’absence de contact engendrant presque immédiatement les crises de larmes, de cris et de sanglots perçants.

[ L’AMOUR D’UN PERE EST PLUS HAUT QUE LA MONTAGNE, L’AMOUR D’UNE MERE EST PLUS PROFOND QUE L’OCÉAN ] Du plus loin de tes souvenirs, c’est toujours ton père qui a éteint la lumière de la chambre d’enfant où vos deux lits étaient joints l’un à l’autre. D’aussi loin que tu te souviennes, tu n’as jamais entendu la voix de ta mère ailleurs que sur les vidéos de famille qui datent de vos premières années, et tu serais bien incapable de dire si tu te souviens de son visage, ou si là encore, il ne s’agit que d’une image que le papier glacé a fini par intégrer dans ton esprit. Tu n’as jamais su pourquoi elle était partie ce jour là. Ton père non plus. Heiani a beaucoup pleuré, et c’est la seule chose qui compte. Tu t’es souvent demandé comment son départ s’était passé, s’il y a eu une dernière étreinte, un dernier baiser, si elle a pleuré elle aussi, si elle a été triste de vous laisser. Tu sais qu’elle n’a jamais écrit, qu’elle n’a jamais essayé de vous voir non plus. Il a fallut se contenter du père de famille, de ses muscles, du manque de douceur des histoires qu’il racontait le soir. Tu as très vite appris à faire preuve de douceur après le départ de ta mère. Vous aviez quatre ans quand elle est partie, et bien vite, tu as appris à coiffer les cheveux ondulés de ta soeur avec plus de délicatesse, tu as veillé à ce qu’elle n’ait jamais peur de se confier à toi. L’absence d’une mère laisse des traces, mais votre père a veillé sur vous, à chaque minute, à chaque pas. L’amour d’un mère a disparu dans le fond du Pacifique, celui du père s’est hissé au coeur des volcans d’Hawaii.

[ ‘A’OHE PU’U KI’EKI’E KE HO’A’O ‘IA E PI’I  ] No cliff is so tall it cannot be climbed. La famille de ton père est originaire de Hawaii, plus encore, c’est une famille Maori qui n’a jamais rompu avec les traditions du peuple Polynésien. Tu es longtemps resté en marge de ces coutumes, raillant gentiment ta soeur et ses cours de danse traditionnels, tu préférais regarder le baseball, tu aimais essayer d’avoir l’air d’un yankee alors que ton physique tout entier gueulait ton appartenance au peuple des îles. A 16 ans, tu es cependant tombé amoureux et la princesse est partie pour un autre type, de ton âge, aussi passionné des traditions et mythes qu’elle, et toi, tu es resté sur le carreau. Le jour de la rupture, tu as donné une lettre à ta soeur avant de partir, de disparaître dans la verdure flamboyante des forêts de l’île. Toute la famille s’est inquiétée sauf ta grand mère. Tu n’as jamais su pourquoi, et elle n’a jamais donné à personne les raisons qui ont fait qu’elle a supplié son fils de ne pas appeler la police pour signaler ta disparition. Tu étais parti renouer avec tes ancêtres, avec des traditions que tu n’avais jamais accepté d’apprendre, et tu t’es bien vite perdu sur les hauteurs de l’île, incapable de trouver ce que tu cherchais. Sans doute parce que tu ne le savais pas toi même. Les révélations mystico mystiques dont tu avais rêvé ne venaient pas, et tu étais décidé à ne pas rentrer chez toi avant que cela arrive.

[HE TAMARIKI NGARO RITE WHETU HINGA ] Lost children are like fallen stars Pendant ces deux semaines d’errances, tu te rendais fréquemment dans une station essence qui offrait douche et assurance minimale d’un confort nécessaire. Un jour, tu as vu le visage de cette petite fille sur l’écran de la minuscule télévision. Ton mug de café montant à fréquence régulière à ta bouche alors que tu croquais les morceaux d’ananas perdus dans le bol. Une petite fille égarée par ses parents. Un couple de touriste qui perd sa gamine sur la plage. Le rêve qui tourne au cauchemar. Tu te souviens des remarques des gens dans la station essence. Tu es reparti, ton sac à dos sur le dos, et tu as regagné les hauteurs avec maladresse. La nuit est tombée. Deux jours plus tard, tu as entendu des pleurs dans les buissons. Tu as suivi les larmes, les sanglots, et tu l’as retrouvé. Un petit maillot de bain sur la peau, des érraflures dûent aux branchages, et un petit doudou en forme de singe. Tu t’es approché, et les larmes sont venu s’étouffer contre ton épaule déjà massive. Tu restes aujourd’hui convaincu que les divinités y étaient pour quelque chose. Tu as repris la petite fille dans tes bras et l’a ramené au poste de police. Après foule d’interrogations de la part de la police, tu as pu regagner le domicile familiale, laissant Lola rejoindre ses parents. Tu n’as jamais oublié cette petite fille, et le singe qu’elle gardait en totem est venu orner ta peau, premier tatouage aux allures traditionnelles d’une longue série.

[ CHAQUE MATIN EST UNE RENAISSANCE. CE QUE NOUS FAISONS AUJOURD’HUI, C’EST CE QU’IL Y’A DE PLUS IMPORTANT. ] Les années qui ont suivi ont été entièrement dédié aux traditions et à la culture maori. Tu te souviens du premier tatouage réalisé à l’aide d’un os de requin. Officiellement interdites par la loi, les méthodes traditionnelles représentaient la seule voie possible pour toi. S’en sont suivi l’apprentissage des chants, de la langue de tes ancêtres,, ta soeur a pris le temps de t’enseigner les danses et tu t’es éveillé à la spiritualité de manière conséquente, prenant la décision de te dévouer à la préservation de cette île qui avait su faire de toi un homme.  Curieux de tout, et soucieux de vivre dans l’accord le plus parfait avec la nature, tu es parti pour l’Inde du haut de tes dix huit ans, et durant six mois, tu t’es ainsi initié au yoga qui a pris une place conséquente dans ta vie. Si la masse de muscle évoque davantage les heures passées à surfer, et à soulever de la fonte, tu es un très bon yogi qui a fini par en faire son métier. C’est ainsi qu’à dix neuf ans à peine, tu as pris ton indépendance, et as ouvert ta propre classe de yoga, dans un hôtel de l’île.

[ L’HISTOIRE EST UN CAUCHEMAR DONT JE CHERCHE A M’EVEILLER] Les soirées passées sur la plage ont vite fait partie de ta vie. Tu ne saurais dire à quand remonte ton premier feu de camp, à quel âge tu as laissé s’envoler ta première lanterne, mais ce soir là ne faisait pas exception. Du haut de vos dix neuf ans, Heiani et toi vous êtes rendus à cette soirée organisée par une bande de jeune de l’île, des jeunes tous issus de familles maoris, des jeunes avec qui vous aviez grandis. L’alcool a coulé à flot, les chamallow ont commencé à griller, et tu t’es laissé aller au plus charmant de tout tes vices.  Grand séducteur, conscient de ton charme, tu ne savais pas dire non à cette époque, ni aux hommes, ni aux femmes, et tu n’as pas vu. Tu n’as pas vu Manako s’éloigner avec Heiani, tu n’as pas entendu, trop occupé avec tes deux amants d’un soir, la langue perdue entre la courbe des reins d’un homme, les mains glissant sur le galbe des seins d’une femme. Puis brutalement, les cris, les larmes. Tu as repoussé les deux amours, et t’es rhabillé précipitamment. Tu as reconnu la voix en un instant. Il n’était déjà plus là. Les lâches ont toujours peur de la mort. Tes bras se sont refermés sur la silhouette de ta soeur. Tu l’as soulevé lentement, et l’as mené à la maison. Aucun mot n’est plus jamais sorti de la bouche de ta soeur. Aucun mot n’est jamais revenue orner la douceur de ses lèvres. La moitié de ton âme s’en est allée ce soir là, la moitié de ton âme s’est envolé. Pour un caprice sulfureux, tu as laissé un monstre abuser de la fleur des îles. Cette nuit là, un homme a violé Heiani, ce soir là, tu ne te le pardonneras jamais.

[ TELL ME HOW THE HELL COULD YOU KNOW TILL IT HAPPENS TO YOU] Tu te souviens du regard du paternel quand tu es rentré. Les vêtements de ta soeur étaient déchirés, ses yeux gonflés de larmes, et sous ces derniers, les traces d’un maquillage qui avait coulé.  A partir de ce jour là, tu es revenu vivre au domicile familiale, et tu n’as plus quitté la chambre de ta soeur. Veillant sur chacun de ses gestes, essayant de faire naître les plus timides de ses sourires, tu n’as plus jamais laissé Heiani toute seule. C’est à cette époque que tu as quitté ton emploi pour te dédier à elle et à elle seule. Aucun mot n’est jamais ressorti de sa bouche, et malgré un suivi psychologique, la parole n’est jamais revenue. Un soir, alors qu’elle revenait de chez le psy, tu ne l’as pas vu sortir du cabinet du psy. Assis au volant de ton vieux pick-up, tu l’as attendu une heure, deux heures, trois heures durant. Heiani n’est jamais réapparue. Tu as appelé ton père et a repris le chemin de la maison. Arrivé le premier sur les lieux, c’est toi qui l’as trouvé, les pieds pendants dans le vide, un corde autour du cou. Ta soeur s’était suicidée, et était rentrée par ses propres moyens pour être sûre d’être seule. Ce soir là, tu n’as pas simplement perdu ta soeur. Tu as perdu la moitié de ton âme, la moitié de ta vie, tu as perdu ton double, l’évidence d’une vie. Si tu n’en as jamais voulu à la douce jeune femme, tu te considères toujours responsable de sa mort.

[ UN VOYAGE SE PASSE DE MOTIF, IL NE TARDE PAS A PROUVER QU’IL SE SUFFIT A LUI MÊME] Comme une évidence, tu as alors le besoin de quitter Hawaii. La culture maori encré dans le corps dans de multiples motifs, les cheveux longs, la barbe évidente, tu as laissé cette famille paternelle derrière toi, après un ultime adieu à la tombe de ta soeur où tu venais chaque jour déposer une fleur de monoï fraîche, comme celles qu’elle avait l’habitude de porter dans ses cheveux lorsqu’elle était encore en vie. Tu t’es envolé pour le Mexique avec le projet, quelque part dans la tête, de retrouver celle qui vous avait abandonné. Ton père portait le poids de l’éducation de deux enfants, et partageait maintenant la tristesse d’un jumeau pour la perte de sa soeur. Difficile de dire si c’est pour accabler cette femme ou parce que tu jugeais nécessaire de l’avertir de la mort de sa fille, mais tu as atteris à Mexico quelques jours plus tard. Il a fallut près de deux ans pour réussir à reconstituer le puzzle mais un jour, tu t’es retrouvé face à elle. Elle avait repris sa vie, elle avait deux enfants, ici aussi, deux enfants qui n’étaient pas jumeaux, deux enfants bien vivants. Alors tu lui as parlé de cette nuit là, de la peur, de la solitude, du silence et de la mort de sa fille. Sous le choc, elle t’a demandé de rester, alors que ta décision était prise. Il te fallait partir. N’importe où. Ailleurs. Loin de tout. Recommencer.

[ UN JOUR LA POMME VOUS TOMBER SUR LA TÊTE] Tu es reparti pour l’aéroport avec un gros sac à dos. Tu ne savais plus où aller. Tu n’avais plus rien à faire ici, mais tu n’avais aucune envie de retrouver la terre natale. Alors ton sort s’est joué au hasard. Tu voulais un vol dans l’heure, il y’en avait deux, l’un pour New York, l’autre pour Tokyo. Une pièce jetée en l’air, et quelques heures plus tard, tes premiers pas dans la grosse pomme. Tu ne t’es jamais vraiment sentis chez toi dans les rues de la grande ville, trop de bruit, l’impossibilité de s’en retourner à la nature pour se calmer, la fin des années de surf et de natation, la sensation d’être plus seul que jamais au coeur de la ville qui ne se repose pas. New York t’es tombé sur la tête comme la pomme tombe de l’arbre, par hasard, à un moment où toutes les conditions sont réunies pour cela. Il t’a fallu du temps pour t’habituer à l’empressement des habitants, au stress palpable, à la densité de population dans les métros, et à la… Neige. Oui. Tu te souviens avoir chialé la première fois où la neige est tombée. Depuis, tu restes profondèment fasciné par cette dernière. La neige a quelque chose d’appaisant pour toi, elle te fait parfois l’effet de la mer, une confidente silencieuse qui apporte une douce sérénité.

[ LA POLICE DOIT ÊTRE UNE MERE PAS UNE COMMERE] Mais il arrive un temps où il faut retourner à la vie réelle. Si tu as pu vivre de l’enchaînement de petits boulots lorsque tu étais au Mexique, il est arrivé l’heure de trouver un emploi stable. Malgré la pratique du yoga à laquelle tu n’as jamais mis fin, tu ne te sentais plus légitime pour insuffler la sérénité escompté à ceux qui auraient pu être intéressés par tes cours, alors tu as commencé à éplucher les petites annonces, puis tu es tombé sur cette offre de recrutement. La police de l’état fédéral de New York cherchait des nouvelles recrues. Alors tu as passé le concours et tu l’as eu, sans grande surprise. Plutôt bon élève, le physique suivait sans grand peine. Ainsi, elle est devenue une mère nouvelle, qui payait le loyer et les pâtes. Tu pouvais même t’offrir de l’ananas et de la coco fraîche, comme autant de petits plaisirs du quotidien. Cependant, malgré tes airs de gentil héros, la perte de ta soeur a fait de toi un homme plus sombre, un homme qui a appris a fermé les yeux sur certains délits, un homme qui a vite compris qu’il pouvait user de cette nouvelle forme de pouvoir pour obtenir certaines petites faveurs. Une pipe à l’arrière de la voiture de patrouille. Un petit paquet de billet. Tu as perdu ta morale le jour où ta soeur a perdu la vie. Tu es en revanche capable des pires atrocités lorsque tu te retrouves face à un violeur. Déformation professionnelle dira-t-on.

[ CE N’EST PAS LA VICTOIRE QUI REND L’HOMME BEAU, C’EST LE COMBAT] Mais la police ne t’apporte pas assez d’adrénaline et ne permet pas de passer tes nerfs, alors tu as commencé à traîner dans le Bronx. Officiellement pour enquêter. Officieusement, parce que tu as eu envie de voir ce à quoi tu pouvais te confronter, et un soir, tu es tombé dans l’un de ces entrepôts soi disant désert. Un entrepôt dont il émanait beaucoup de bruit pour un endroit désert. Alors tu es entré et tu as vu ces hommes, à moitié nu, les torses luisants de sueurs, les crans d'arrêts accrochés à la ceinture, et tu as été fasciné. Tu t’es renseigné, et tu n’as pas eu de mal à attirer l’attention avec ton physique. Un type a proposé de faire de toi son champion. Il t’a proposé de faire 50/50 sur tes gains, tu l’as rapidement convaincu d’accepter 75/25, et tu es devenu Maoi, combattant féroce. L’illégalité donnait toute sa valeur au combat, et la peur de te faire choper rendait l’équilibre nettement plus acceptable. Avec les combats, tu as retrouvé un peu de celui que tu étais avant.

[ A L’ENCRE DE MA PEAU, LA FIERTÉ DE MES ANCETRES] Même s’il y a des choses que tu as bel et bien laissé à Hawaii, il te reste l’amour des tatouages. C’est ainsi que ton corps se voit peu à peu modifié, décoré, toujours de façon traditionnelle. Ta dernière manchette, purement abstraite est ta propre oeuvre. Aucun tatoueur de New York ne voulait utiliser le vieil os pour planter le pigment sous l’épiderme, alors tu l’as fais par toi même. Elle est imparfaite, elle n’est même pas finie, parce que chaque parcelle du dessin te demande une concentration parfaite, parce que la fatigue rend la douleur insupportable, et que tu ne peux pas te permettre de trembler, ni d’enfoncer l’os un peu trop loin, ce serait risquer une infection grave. Alors elle progresse, lentement, doucement, peut-être que le jour où elle sera fini, c’est que tout ira mieux.

[ SEULS L’AMOUR ET L’AMITIE CONSOLENT LA SOLITUDE DE NOS JOURS] Trop accro au plaisir, tu n’as jamais réussi à te passer du sexe. Pourtant, depuis la mort de ta soeur, depuis que tu as vu ce que le sexe peut engendrer, tu n’éprouves plus le même plaisir avec les femmes. Elles t’attirent toujours, mais vient le moment de passer au lit, et l’incapacité à éprouver l’excitation nécessaire, parce que tu as peur, peur de mal faire, peur de blesser, peur de tuer. Tu as bien eu une ou deux relations de couple ,plus ou moins laborieuses qui se sont systématiquement soldés par des échecs. Tu as même fini à poil, en pleine rue, à 00h30 parce que cette fille n’avait pas aimé de te voir revenir couvert de bleu. Depuis, tu vis seul, les amants sont passagers mais réellement appréciés. Enfin seul, avec cinq chats. Le premier trouvé dans la rue, pōhirihiri, la vague en maori. La deuxième, récupéré chez un mec qui s’était fait buté pendant ton tour de garde, nani, le coquelicot en maori. Le troisième, Oki un Maine Coon que tu as adopté dans un élevage, le chêne en maori toujours. Puis il y a eu les deux petites rouquines Flor, la fleur en espagnol, et Mar la mer, la mère, la tienne du moins.



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Dernière édition par Rauera Taare le Mer 11 Jan - 22:33, édité 16 fois
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Message(#) Sujet: Re: Rauera ♦ LESS THAN FUCKING PERFECT ♦ Mer 11 Jan - 12:37

OMG cet avatar !!
Il nous faudra un lien !
Rebienvenue, sinon, j'ai hâte d'en lire plus




I couldn't sleep last night, how you look like my daughter it's burnt in my mind
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Message(#) Sujet: Re: Rauera ♦ LESS THAN FUCKING PERFECT ♦ Mer 11 Jan - 12:57

Ah ouais ! Jason Momoa ! FAN
et bien bonne chance à toi ! Smile
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Message(#) Sujet: Re: Rauera ♦ LESS THAN FUCKING PERFECT ♦ Mer 11 Jan - 13:33

Bienvenue HELLO



"J'en étais réduit au rôle de passager dans la voiture d'observation située derrière mes yeux."

Richard K. Morgan
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Message(#) Sujet: Re: Rauera ♦ LESS THAN FUCKING PERFECT ♦ Mer 11 Jan - 13:35

Tss musclé cheveux longs t'as pas de personnalité Surprised


Nous vieillirons.
Nous aurons traversé la vie sans trop parler, sans trop rencontrer de gens. Nous ne connaîtrons que nous, que deux personnes sur terre.
Pauline Picot

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Message(#) Sujet: Re: Rauera ♦ LESS THAN FUCKING PERFECT ♦ Mer 11 Jan - 13:44

CUTE han maiiiis
non!
y'a un brun
et y'a un blond
le duo parfait ! Shocked

bon j'achète le pack! NIARK MDR


Pink, sweet and sugar !

     
Don’t let me alone
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Message(#) Sujet: Re: Rauera ♦ LESS THAN FUCKING PERFECT ♦ Mer 11 Jan - 13:51

Re-bienvenue parmi nous HAWW
L'avatar, j'adhère BRILLE


Des fois, tu te sens sirène
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Message(#) Sujet: Re: Rauera ♦ LESS THAN FUCKING PERFECT ♦ Mer 11 Jan - 13:56

@Niilo Dahl a écrit:
Tss musclé cheveux longs t'as pas de personnalité Surprised
C'est Barbie qui parle? Pliz? ASS SIFFLE


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Message(#) Sujet: Re: Rauera ♦ LESS THAN FUCKING PERFECT ♦ Mer 11 Jan - 15:13

Ihaaaaa !! Un maori !! YOUPI
C'te perfection que tu nous ponds là... Je suis sous le choc FAN
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Message(#) Sujet: Re: Rauera ♦ LESS THAN FUCKING PERFECT ♦ Mer 11 Jan - 19:47

(Re)Bienvenue. DE CEUX
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Message(#) Sujet: Re: Rauera ♦ LESS THAN FUCKING PERFECT ♦ Mer 11 Jan - 20:48

rebienvenue parmi nous. chou
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Message(#) Sujet: Re: Rauera ♦ LESS THAN FUCKING PERFECT ♦ Mer 11 Jan - 21:19

Rebienvenue HAWW
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« Infected Mushroom »
« Infected Mushroom »
› Âge : 46 ans
› Appart : #1309, avec Samuel & Bianca.
› Occupation : Architecte Urbaniste / Photographe Spiderman / Folle tapette en vadrouille
› DC : Niilo, Ness, Nathan, Dei.
› Messages : 1952
› Nombre de RP : 16

Message(#) Sujet: Re: Rauera ♦ LESS THAN FUCKING PERFECT ♦ Mer 11 Jan - 22:50


Validé!
Félicitations, tu rejoins le Parking !

Félicitations ! La Concierge a bien étudié ton dossier et a décidé de t'attribuer un appartement au sein de son précieux immeuble ! Il a beau commencer à décrépir, elle l'aime son Parking alors si tu veux un conseil: ne tue jamais personne sur la moquette des couloirs parce que sinon, c'est toi qui va y passer ! En attendant de t'installer, pense à bien remplir ton profil et t'inscrire sur les listings:

Listing des Appartements Obtenir un rang
Listing des Métiers Créer sa fiche de perso
Listing des Casiers (Judiciaires) Communiquer avec les autres
Listing des Multi-ComptesGérer son compte



© Nous sommes de ceux


L'ennui, le temps disparaîtront.
Nous resterons longtemps au même endroit à se cacher de rien, invisibles car personne ne nous cherchera.
Pauline Picot

ABS >22/08
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« The Dog »
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› Appart : Appart #1202
› Occupation : Gérant de la maison close Le Moine
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› Messages : 1128
› Nombre de RP : 1

Message(#) Sujet: Re: Rauera ♦ LESS THAN FUCKING PERFECT ♦ Mer 11 Jan - 23:10

Re-bienvenue !


....
C'est curieux chez les marins ce besoin de faire des phrases.
Je suis un Super Héros:
 

Bartolotti For President !:
 
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Message(#) Sujet: Re: Rauera ♦ LESS THAN FUCKING PERFECT ♦

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Rauera ♦ LESS THAN FUCKING PERFECT ♦

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