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Lincoln. || It's Morning again in America ||



 

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Lincoln. || It's Morning again in America ||

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les locatairesles potins


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« Chouchou d'Al »
› Âge : Dix-sept désillusions.
› Appart : #1411 avec Al et Badz.
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Message(#) Sujet: Lincoln. || It's Morning again in America || Dim 11 Déc - 1:38


   
LINCOLN MOORE
   IT'S NOT A BAD DAY, TODAY.
   

   

   
(NOM) Moore. Si tu peux te vanter de le porter encore. Pas de nom à donner quand les papiers ne sont pas présents, quand on est en fuite sans être recherché. Tu sais que tu ne pourras jamais fuir totalement ton passé et ce nom te le rappelle. Il est cette malédiction endormie, celle qui se soulève de son lourd sommeil de temps à autre pour venir te frapper sèchement l'esprit et repartir dans ses songes aussitôt. (PRÉNOM) Lincoln. L'affiliation à la honte, au traitre des grandes gloires de ce pays qui n'ont pu avoir lieu. Un prénom que tu ne quitterais pour rien au monde cette fois. Cette rébellion avant l'heure, les prémices d'un gamin bien rangé qui ne filerait pas en range comme les autres. On t'a nommé à la suite d'un pari perdu, de blagues douteuses qu'ils ont amèrement regretté. Et toi t'es le plus heureux du monde maintenant que tu sais que ça les a profondément emmerdé de ne jamais revenir dessus. (ÂGE) Seulement dix-sept tours autour de ce soleil qui te brûle le corps et te calcine tes espoirs. Dix-sept douloureuses et lente incinérations quand l'astre devrait se contenter de briller sur ta fraiche existence. (DATE ET LIEU DE NAISSANCE) Un dix-huit novembre juste avant le nouveau millénaire. L'année mille neuf-cent quatre-vingt dix neuf comme si tu avais raté de quelques mois d'être un évènement un peu plus particulier. T'es né et t'as grandi à Lexington, en Caroline du Sud. (OCCUPATION OU ACTIVITÉ) Pas grand chose, surtout ces derniers temps. L'hiver qui se pointe encore et qui te fait douter sur ta capacité à voir les fleurs resplendir à nouveau. T'as beau être dans le pays le plus grandiloquent de ce monde, on te laissera crever dans le Bronx si tu ne fais pas l'effort de survivre. (NATIONALITÉ) Américain jusqu'au bout des ongles avec le sang versé par tes ancêtres dans ton patrimoine génétique. Ils sont bien venus d'ailleurs, mais ils ont tout fait pour que le drapeau confédéré flamboie dans toute la nation. Une gloire jamais atteinte, une amertume jamais complètement oubliée des tiens. (ORIGINES) Trop de siècles se sont écoulés pour que tu puisses aller les chercher. T'es d'ici, t'es le produit même Américain mais sans le rêve qui devrait aller avec. (STATUT CIVIL) Oublié des uns et répugné des autres. T'es encore accepté par ceux qui achètent leur tranquillité en jouant aux bons samaritain. (ORIENTATION SEXUELLE) La démence de tes neurones et de ton cœur qui ne fondent que pour les mâles. Ceux qui vont te percuter, qui ne te ménageront pas. Tu détruis si on ne cherche pas à te détruire en premier. (DATE D'ARRIVÉE AU PARKING) Jamais réellement atteint encore, un point de chut à quelques ruelles, dans un coin un peu reculé et tranquille pour le moment. Tu vas changer c'est certain mais tu le connais cet immeuble, c'est presque un palace pour toi maintenant. (GROUPE) De ceux qui survivent.

   
« C'est pas dans cette poubelle qu'on trouvera notre repas. »

   (Quand et comment avez vous emménagé au Parking ?)
Pas encore d'appartement pour le jeune Lincoln, même le local poubelle est un luxe qu'il ne peut s'offrir. Il vit dans les environs, comme il le peut. Il ne fréquente pas les centres d'hébergement parce qu'ils refusent les chiens et que sa meilleure amie ne dormira pas dehors si lui est au chaud. Quand il fait trop froid, il tente parfois de dormir dans un des couloirs, d'être discret pour ne pas se faire virer. Les lilas sont un point de chute comme un autre, un refuge qui ne l'accueillera pas tous les soirs d'hiver.

   (Que pensez-vous de l'immeuble et vos voisins ?)
Il les envie alors que le reste de la grosse pomme viendrait à les plaindre et à les regarder de haut. Des privilégiés parmi les plus démunis. Il ne faut pas vouloir la gloire pour fréquenter les tapis dégarnis des couleurs de la résidence des Lilas. Pourtant Lincoln aimerait en faire parti, il voudrait avoir la vanité de pouvoir dire qu'il habite le plus piteux des studios de la grande tour d'appartements. Mais même le plus petit loyer est trop pour quelqu'un sans ressource, pour un jeune de la rue qui se soucie plus du bien être de sa chienne que de sa propre survie.

   (Quelle est votre réputation au sein du quartier ?)
Bien trop effacé pour qu'on se souvienne de ce regard presque éteint dans les yeux d'un enfant. Il n'est pas encore adulte et le poids est trop fort sur ses épaules déjà. On préfère l'ignorer que de s'attarder sur son cas. On se dit qu'il n'est pas le seul, qu'il a choisi d'être dans cette difficulté extrême quand le monde actuel propose bien trop d'aides pour être plaint de ne pas réussir. C'est un môme oublié. Un môme un peu trop vieux déjà pour que la morale des adultes puissent s’inquiéter de le voir s'endormir dans le froid de l'hiver.
   

   
PSEUDO/PRENOM : Don't Blink et Elliot. ÂGE : C'est bon, j'ai 49% au test d'adulte et je change mes draps de lit trèèèès régulièrement. PAYS : Douce France. FRÉQUENCE DE CONNEXION : J'te mentirai si j'te disais qu'j'ai pas voulu, me connecter tous les jours rime en u. COMMENT AVEZ VOUS TROUVÉ LE FORUM ? : Vous êtes pas aussi fort que Jésus pour vous cacher, les sectes demandent jamais si on vous a trouvé. :/ REMISE EN JEU Ouaip. (TYPE DE PERSO) Inventé pour une fois. (CRÉDITS) Blablabla. COMMENTAIRE OU SUGGESTION : Merci de bannir Kayden du forum. (Avec tout mon amour la moche). AVATAR : Bjorn Winiger.

   
© Nous sommes de ceux

   



   

   
Raconte moi une histoire...
   Une pas jolie avec le prince qui meurt à la fin.

   
(SMILING FACES BEAUTIFUL PLACES) On ne choisit jamais réellement sa famille. Surtout quand le plan est déjà tout fabriqué. Quand des anneaux ont été échangés, quand des promesses ont été faites à un Dieu de s'aimer dans le meilleur comme dans le pire. Quand on est pas le premier à pouvoir prétendre rendre le mot famille légitime. Lincoln est le second, celui qu'on néglige malgré l'amour qu'on se promet d'avoir. Celui qui n'est jamais à la hauteur du premier et tellement trop banal en comparaison à la petite créature que tout le monde va protéger parce qu'il fermera la marche. Trois beaux enfants, mais trois destins tellement différents. Pas de surprise à la naissance du petit, un second fils, le premier aux éloges pour faire flamboyer le nom Moore déjà si présent dans l’état du sud reconnu dans l'histoire pour son ouverture d'esprit. Belle ironie que le petit être qui hurle dans les bras de sa mère va apprendre à affronter lui-même. (WHAT IS LIFE IF NOT A GAMBLE ?) Quelques heures avant sa naissance et déjà une belle blague. Un père qui a trop forcé sur la bière, des potes qui le narguent d'appeler son fils comme ce traitre de président que l'on force à admirer dans les classes du pays. Alors le père Moore fait un pari, il est certain d'emporter la manche et le gain qu'il convoite plus que l'avenir de son enfant. Il perd et devra se forcer à regarder sa chair et son sang porter le nom de celui qui a trahi le pays, celui qui s'est insurgé contre les confédéré. C'est le drapeau dépassé qui orne la façade des Moore à Lexington, parce qu'ils sont de ces gens qui croient encore au retour impossible, à la ségrégation et toute ces conneries que l'intelligence humaine a cru pouvoir enterrer à jamais. Et c'est après une connerie de plus de personnes plus stupides que le cul d'une vache que le petit Lincoln se voit affublé d'un prénom qui ne fera qu'accentuer la différence en comparaison de son frère et de sa future sœur. (CHILDHOOD IS A SHORT SEASON) Rien à signaler quand les années mettent du temps à défiler et que la vie n'a rien de surprenant. Un enfant ordinaire, un peu trop introverti pour un père qui aime son éloquence exagérée. Des traditions à suivre sans se demander si elles sont bonnes ou mauvaises, des valeurs qu'on lui impose comme aux deux autres. Lincoln ne brille pas mais il n'est pas tout à fait éteint. Il est l'enfant dont on parle peu mais celui dont on ne parle pas en mal. Il se laisse vivre et se laisser dicter ses goût par une famille déjà bien encrée dans ses convictions. Croit en un Dieu sans avoir la curiosité de se demander s'il existe réellement. Il est l'enfant façonné par excellence, celui qui ne sort pas du chemin, celui qui n'étonne pas. (FAKE HISTORY FAKE GLORY) Cette fascination morbide pour une histoire qui aurait du s'écrire autrement. La famille Moore est de ces gens qui rejouent l'histoire à travers les bois de la Caroline du Sud, qui se donnent le temps de quelques jours par an, l'espoir que leur camp n'a pas perdu lors de l'affrontement final. Ils y participent tous, en tenue, avec un rôle bien déterminé à tenir. Lincoln est cet enfant que l'on envoie en éclaireur, cet enfant qui fini tué par le camp adverse parce qu'il n'a pas été assez prudent. Il n'a pas à choisir, pas à décider s'il doit continuer ces commémorations bien trop morbides. C'est comme gravé dans sa peau depuis que le destin à décider de le faire naître au sein de cette famille. Alors le petit s'intéresse à l'Histoire, mais la vraie, celle qui figure dans les livres et qui a eu la chance de réellement se dérouler. Son esprit devient même critique quand il entend le patriarche gueulé, à moitié saoule, que les confédérés auraient du l'emporter pour le bien de l'humanité, que ces saletés de noirs seraient restés à leur place au lieu de revendiquer des droits qu'ils ne devraient pas avoir. Il y a comme une faible rébellion qui commence à germer dans un petit esprit encore trop fragile pour oser s'exprimer. (HELLO INSANITY MY OLD FRIEND) Lincoln a quatorze ans. Il s'est bien caché avec son meilleur ami, il se sait à l'abri. Et ça fait des mois que le petit jeu enivrant s'est installé entre eux, qu'ils justifient les regards un peu trop insistants et envieux du corps de l'autre parce qu'ils sont comme des frère sans le même sang qui coule dans les veines. Ils justifient aussi les rares gestes tendre que l'un vole à l'autre. C'est tellement plus facile de se dire que c'est normal ainsi, qu'il ne faut pas craindre la foudre divine du seigneur et de leurs paternels respectifs si on se rendait compte de ce qu'il se trame entre les deux cœurs en émoi. Il y a ce soir de trop, ce soir chez Henry où les adolescents se provoquent dans des jeux de guerres et de courses, où les rires envahissent la chambre soigneusement fermée à d'autres regards. Ils font toutes les conneries autorisées à cet âge, tant que ça reste raisonnable. Ils sortent même un peu pour prendre le bon air du soir, l'air frais qui claque contre les joues et réveille les muscles endormis. Ils sont trop jeunes pour dormir cette nuit alors qu'il est presque trois heures quand ils s'autorisent leurs fébriles interdits, quand leurs gestes deviennent plus doux l'un pour l'autre et que les questions restent dans les têtes plutôt que sur les lèvres. Ils veulent s'aimer mais ne le diront pas, ils souhaitent aller un peu plus loin ce soir et le feront sans jamais oser le formuler. Ce n'est plus une amitié depuis longtemps maintenant, mais elle le restera pour tout le monde pourtant, même pour eux, même pour leurs cœurs qui souffrent déjà de savoir que d'éclater au grand jour est impossible, qu'ils sont en faute parce qu'ici, il vaut mieux rester dans la norme, surtout dans leurs familles respectives. C'est l'un contre l'autre qu'ils s'endorment alors qu'un lit de camp avait été prévu pour Lincoln. Juste deux gosses qui tentent de s'apprivoiser, deux gosses qui aimeraient qu'on leur donne le droit de ne pas avoir peur. (YOU LOOSE AT HIDE AND SEEK) L’adrénaline et le sang qui boue à l'idée de se faire prendre. Le cœur qui s'affolent lorsque les pas se font entendre au bout du couloir, quand ils croient avoir vu des billes cachées pour les observer dans leurs gestes tendres et abjectes. Ça fait quelques semaines que tout s'est accéléré entre eux, que leurs lèvres se rencontrent et apprennent à se connaître mieux que leurs regards, que leurs caresses osent de plus en plus s'aventurer dans l'intimité de l'autre. Mais il y a cette fois de trop chez Lincoln, cette impétueuse adolescence qui se croit à l'abri de tout, tellement plus forte que le royaume froid des adultes qu'ils finiront pas devenir. Le père entre sans prévenir, pour une raison complètement inutile à ce qui va se passer ensuite. Il les voit comme jamais il n'aurait du découvrir son fils dans les bras d'un autre homme, comme il aurait du le renier une dizaine d'année plus tard, l'émancipation de sa progéniture déjà établie. Mais là, il est bien trop tôt pour tout le monde et le gamin vient de se brûler à vif. Il ordonne à Henry de s'enfuir par la fenêtre, de se péter la jambe en tombant plutôt que d'affronter avec lui la fureur d'un homme qui ne veut pas d'une telle déviance sous son toit. Les coups fusent et les oiseaux continuent de gazouiller à l'extérieur. La douleur est marquée à jamais mais le monde continue de tourner quand Lincoln se réveille dans la nuit après avoir été trop cogné par son père. Et personne ne vient à son secours, pas sa mère qui se trouve aussi répugnée par son fils que son mari, qui ne frappera pas mais sera tout aussi coupable de ne pas agir. Pas son frère qui rejoint l'avis du chef, ni sa sœur bien trop jeune pour avoir la force de se liguer contre le reste de la tribu. (WELCOME TO HELL) Les jours passent, Lincoln reste chez lui. Enfermé dans sa chambre, surveillé comme s'il venait de tuer le monde, comme s'il était cette menace qui plane sur le pays depuis des décennies et qui se réveille lentement. Il accuse encore le retour des frasques de son père, tremble quand il l'entend des pas s'approcher. Ses yeux sont explosés par la fatigue, son esprit refuse de céder à la facilité de l'endormissement. Il ne sait pas ce qu'il va pas se passer, il vient même à penser qu'on va l'emmener dans les grandes étendues vides de témoins pour lui planter une balle dans le crâne, l'enterrer comme un animal et crier à sa disparition. La paranoïa gagne un enfant qui a juste cherché à aimer en dehors des sentiers qu'on avait tracé pour lui. Il a raison de craindre le loup qui guette l'agneau, il a tellement raison mais ne le sait pas encore. Et parce qu'il a des limites, parce qu'il a toute cette humanité en lui, Lincoln finit par s'échouer sur son lit après avoir lutté contre le sommeil trop longtemps. Il ne dort pas avec tranquillité, mais juste parce que son corps le réclame. On ne lui laisse même pas l'occasion de bien se remettre que quelques heures après, quand le jour se lève à peine, quand la curiosité des voisins est encore assoupie, on le force à sortir de ces songes qu'il aurait préféré ne pas avoir. Il y a trois hommes avec son père, des hommes aux habits camouflés, comme ceux qui prennent la démocratie en otage pour aller tuer et bombarder la planète. Mais ceux là ne sont pas envoyé au front, ceux là ne peuvent se targuer d'être militaires que par leurs pratiques bien trop inadaptées au développement d'n être stable. L'autorité parentale à son paroxysme, le plein pouvoir de décider d'un avenir qui n'est même pas le sien. Le jeune adolescent est arraché à son foyer pour pire encore, envoyé dans un de ces camps dont les vidéos de présentation promettent de forger les caractères les plus récalcitrants, de faire des plus faibles des hommes comme l'Amérique réclame tant. En réalité, on va le brimer, le briser en frôlant la limite du respectable pour qu'il ne soit plus jamais ce déchet qui a tant déçu les siens. C'est une maladie mentale qui l'a touché alors on va le soigner, par l'humiliation, par le manque de sommeil, de temps, de force, d'affection. (ESCAPE FOR YOUR LIFE) L'envie de juste céder à la facilité qui le prend. Lincoln se plie bien vite aux exigences de sa prison de l'âme, de ces barreaux que l'on forge sur son individualité. Mais il y a toujours cette lueur d'être lui, le souvenir rassurant et tellement puissant d'un Henry qui lui confiait que tout irait bien s'ils attendaient juste l'université. Lincoln ne peut se résoudre à guérir quand il ne se croit pas atteint d'une quelconque pathologie. Il obéit dans un processus de conservation, parce que son esprit lui dicte de se protéger avant de vouloir revendiquer. Il observe, fait mine de devenir fort alors que son corps crie le contraire parce qu'il n'a jamais été musclé. Il est cet élève que l'on montre aux autres en exemple, fait même croire à ses parents en visite qu'ils pourront lui faire confiance à nouveau un jour. Et c'est parce qu'il a cette force incroyable pour l'être misérable qu'on veut faire croire qu'il est, qu'il parvient à obtenir un jour pour revoir les siens, une journée sous le soleil avant de retourner dans l'ombre pour terminer son bagne. La petite porte de la cage trop solide ouverte une seconde de trop et l'oiseau fragile s'envole. Lincoln parvient à s'enfuir, il a volé un peu d'argent et il ne reviendra pas. Il prend un bus, un autre, puis un nouveau. Sans jamais regarder la destination, sans jamais hésité et pour seule exigence que de ne jamais s'arrêter quelque part plus d'une heure ou deux. (WHAT A WONDERFUL MISERABLE REALITY) Il traine ici et là, change d'état, se débrouille comme il peut. Il vient à peine de commencer à vivre que déjà les jours sont longs, que la misère devient de plus en plus présente. Il sait qu'il a seize ans mais Lincoln n'aura pas de gâteau avec des bougies à souffler, pas de console de jeux ni de téléphone portable pour être certain d'être dans le coup pendant et entre les cours. Son plus gros soucis, un problème qui ne devrait pas être le sien, c'est de se trouver à manger, de savoir ce qu'il fera quand la nuit sera tombée et que le froid sera encore plus persistant. Il se méfie des centres d'aide parce qu'il craint qu'on le dénonce, que son visage trop juvénile n'attire l'attention des bénévoles pensant bien faire en signalant son cas d'enfant à la rue. Lui préfère la dureté de la pauvreté et de la détresse à ce qu'il vivait auparavant. Il ne souhaite pas le moins du monde revenir en Caroline du Sud, revoir ceux qui ont chercher à le formater plutôt qu'à le comprendre. Il n'a qu'une seule vraie peur, celle d'être retrouvée un jour, celle d'être cherché par ceux qui ne voulaient même plus de lui à la base. Alors il se fait discret, il peine mais arrive à survivre en apprenant à au jour le jour, en se heurtant à la cruauté de ce monde trop égoïste. Il vole, il ment, il se joue des autres et on se joue de lui. Lincoln ne compte que sur lui-même et cette solitude est sans doute ce qu'il y a de pire dans son rude quotidien. (BIG SOUL IN DOG'S EYES) Une rencontre singulière. Lincoln croise la route d'une chienne qui semble aussi paumée que lui, aussi sale et seule. C'est elle qui avance la première patte quand elle vient chercher sa chaleur un soir, quand elle doit se dire qu'elle ne peut rien craindre d'un humain qui vit à même le sol, dans des cartons humides qui lui servent aussi de literie. Lincoln l'adopte tout de suite tout autant qu'il se fait adopter. Le lien est fort parce qu'ils n'ont que l'un et l'autre, parce qu'ils sont contre le reste du monde. Il l'appelle Candy parce qu'elle représente tant de douceur dans ce qu'il vit au jour le jour. Elle sent mauvais, ronfle quand elle s'endort contre lui et bave aussi. Pourtant, Candy est la seule capable d'approcher Lincoln sans qu'il ne craigne quelque chose de néfaste. Les deux ne se quittent plus et même si vivre avec une chienne quand on a rien est encore plus compliqué, le jeune homme ne pourra jamais s'en séparer, jamais lui dire qu'elle puisse être de trop. (APPLE PIE) Cela fait quelques mois qu'ils sont à New York, qu'ils trainent dans le Bronx. La vie n'est pas plus facile ou difficile qu'ailleurs, mais Lincoln se dit qu'à rester caché, il veut mieux l'être parmi le monde. Il craint encore d'être retrouvé alors qu'il va devoir affronter un second hiver sans toit au dessus de sa tête, sans aucun plan pour un futur qu'on lui a enlevé. Il traine juste dans le même quartier pour le moment, ne se mêle pas trop au reste du monde, même si sa méfiance diminue, même s'il commence à se dire que les autres ne sont pas tous comme l'ont été ceux de sa pathétique famille.


   
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Dernière édition par Lincoln Moore le Dim 16 Avr - 16:24, édité 12 fois
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Message(#) Sujet: Re: Lincoln. || It's Morning again in America || Dim 11 Déc - 1:38

PREUMS ! Re-Bienvenue petit chat :l: T'as une tête moins de bébé que Fedele mais quand même Smile Amuse-toi bien avec ce nouveau perso CUTE

PS : T'es un enfoiré le gros tas ! :bouh:
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Message(#) Sujet: Re: Lincoln. || It's Morning again in America || Dim 11 Déc - 2:06

Re-bienvenue coeur



I CAN LIVE UNDERWATER

And I should have warned you what was in store. But I was so so sure I wasn't haunted anymore. Not forevermore. Stuck somewhere between a friend and foe, round and round we go.© signature by anaëlle.
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Message(#) Sujet: Re: Lincoln. || It's Morning again in America || Dim 11 Déc - 2:07

Bonsouaaaaar :l:
Voila Voila :hihi:
Aller remplis vire ce Bordel! :hihi:


All your sanity and wits
And you know that I'll pick up every time you call. Just to thank you one more time, alcohol. And you know that I'll survive, every time you com. Just to thank you one more time, for everything you've done. © by anaëlle.
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Message(#) Sujet: Re: Lincoln. || It's Morning again in America || Dim 11 Déc - 2:22

J'adore le début du perso, hâte de lire la suite FAN
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Message(#) Sujet: Re: Lincoln. || It's Morning again in America || Dim 11 Déc - 5:13

Bien, bien, bien stylé ce perso HAN et j'adore l'avatar JAIME
Re chez toi :l: CUTE
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Message(#) Sujet: Re: Lincoln. || It's Morning again in America || Dim 11 Déc - 11:02

Re-bienvenue :)




Jesus, save me I'm in love with this hell. Murder, madness, can't escape from myself.
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Message(#) Sujet: Re: Lincoln. || It's Morning again in America || Dim 11 Déc - 11:58

Re ROBERT
T'es trop beau. JAIME


i’m sick of my pain being
an art museum of broken things.
i’m so sick of writing about my heart as if it’s this beaten up, bloody thing. i’m so sick of it being something i’m ashamed to look at. i’m so sick of throwing it against the pavement, breaking it open for everyone to see, opening up my wounds for entertainment.
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Message(#) Sujet: Re: Lincoln. || It's Morning again in America || Dim 11 Déc - 12:03

coucou
rebienvenue ! HELLO



"il est très facile de développer à tort l'impression qu'on a le contrôle."

Richard Morgan

Spoiler:
 
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Message(#) Sujet: Re: Lincoln. || It's Morning again in America || Dim 11 Déc - 14:31

T'as une bonne tête de branleur.

:l:


Puisqu'il respire en vous.
Je le vois, je lui parle, et mon cœur… je m'égare, Seigneur ; ma folle ardeur malgré moi se déclare.
Jean Racine


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Message(#) Sujet: Re: Lincoln. || It's Morning again in America || Dim 11 Déc - 15:14

T'es beau. T'écris bien. T'es cool.
Mais je préfère Slavko. C'tout Surprised


L'amour fraternel version Haynes
Spoiler:
 
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Message(#) Sujet: Re: Lincoln. || It's Morning again in America || Dim 11 Déc - 15:45

Re bienvenue gamin ROBERT
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Message(#) Sujet: Re: Lincoln. || It's Morning again in America || Dim 11 Déc - 20:25

TU ES VALIDÉ ! REBIENVENUE !


C'EST TRISTE ARRETEZ DE FAIRE DES HISTOIRES TRISTES WSH. (jveuxunlien)

Félicitations ! Ton dossier a été approuvé par la Concierge ! Tu peux dès à présent prendre tes aises et faire la connaissance avec tes nouveaux voisins sur le flood, la Chat-Box ou directement via les RP Libres si tu es un thug ! Quoiqu'il en soit, pense à remplir ton profil (sans oublier d'indiquer ta réputation) et te recenser sur nos divers listings:




Puisqu'il respire en vous.
Je le vois, je lui parle, et mon cœur… je m'égare, Seigneur ; ma folle ardeur malgré moi se déclare.
Jean Racine


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