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Killian Butler ou Fiche d'un enfant des étoiles saupoudrées d'essence de vie réelle



 

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Killian Butler ou Fiche d'un enfant des étoiles saupoudrées d'essence de vie réelle

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les locatairesles potins


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› Âge : 9 ans
› Appart : #107
› Occupation : Élève d'école primaire
› Messages : 30
› Nombre de RP : 1

Message(#) Sujet: Killian Butler ou Fiche d'un enfant des étoiles saupoudrées d'essence de vie réelle Ven 18 Nov - 0:40

(Quand et comment avez vous emménagé au Parking ?)T'étais bébé, tu avais 1 an, tu te souviens pas , c'était le temps des compotes bébés et des couches culottes. En revanche, tu te souviens des premières odeurs parfums de ville qui se mêlent à la compote, parfum de cambouis qui se mêle au biberon de lait, douceur des mots qui se mêlent au bruits trop forts qui te faisaient pleurer bébé mais qui sont devenus un quotidien où tu as grandi. C'est ton cocon, un cocon brutal, un cocon cru mais aussi un cocon doux et aimant, un amour franc tranchant, brute mais présent, c'est ton cocon pour le bébé que tu étais, un endroit de réalités bercés de souvenirs, des " ça va, ça vient", des peurs chocs et des bonheurs respirés qui ont fait grandir la chenille qui les aime assez pour toujours revenir, mais qui a assez grandi pour s'en éloigner mais jamais longtemps, cette place est le tienne et tu y tiens comme un chiot à son os avec la ténacité d'un lion.

(Que pensez-vous de l'immeuble et vos voisins ?) Killian, tu aimes les parfums du linge qui sent la clope qui se mêle à la lessive bon marché, tu aimes ton pieu jamais fait qui te repose mais d'où tu t'échappes pour mieux le retrouver, tu aimes les fenêtres sales et les traces de compote vieilles d'autrefois sur les murs, tu aimes les murs peu épais qui font résonner les bruits voisins, les vies quotidiennes voisines, tu ne t'en gênes pas, tu ne connais pas tout mais c'est la réalité, tu aimes la réalité et cette odeur de renfermée qui te couve encore toi qui es encore un mioche. Tu l'aimes ce T2, ta piaule une chambre avec une large fenêtre, tu aimes cette large fenêtre car le monde te semble à tes pieds et puis il y a un arbre , une sorte de truc moche qui doit être au moins centenaire qui a décidé de pousser non loin, les gosses l'appellent le "Vieux Maurice", il est là et semble toujours l'avoir été au milieu du gravât, sa sève coule encore en ses branches, le Vieux Maurice doit regretter sa forêt, tu te dis parfois, avec l'innocence de l'enfance. Mais tu reviens à la réalité en te disant que ce n'est qu'un arbre qui te permet de sortir de nuit et qui a l'avantage de ne jamais être trop touffu et de te permettre de regarder le monde en luciole de vérités. Voir ces phares de vie qui défilent à toute vitesses, feux dans l'obscurité, bruits dans le silence, vie dans la terre des villes, ce désert exceptionnel où le désertique et contradictoire n'existe sur aucun millimètre, traces parmi les étoiles. Cet immeuble c'est ta maison, ton cocon, ta première école et si tu en pars parfois tu y reviendras toujours. Car la tendresse à l'odeur de l'essence dans ton cœur d'enfant qui pige déjà la beauté d'une réalité.

(Quelle est votre réputation au sein du quartier ?) "Killian est gentil, Killian est un vaurien, Killian est seul, Killian a une famille soudée, Killian a un coté fragile, Killian est un enfant au cœur de loup, Killian sait où il va, Killian semble perdu, Killian protège, Killian aime, Killian hait."

Ça dépend des visions et du moment où l'on te rencontre, Petit garçon, mais un point de vue revient souvent : « C'est un gosse et pourtant il en veut ! » Oui Killian, tu as beau éclater de détresse la nuit, paraître paresseux en classe, tu es battant,tu es lucide mais tu es aussi enfant. Tu en veux de la vie,  la croquer tel le chocolat, en  faire une fête, vu comme un bon gamin ou un sale mioche une chose revient : Ta volonté, qu'on la voit de façon négative ou positive d’ailleurs !

(NOM) Butler(PRÉNOM) Killian(ÂGE) 9 (DATE ET LIEU DE NAISSANCE) 2007, 01/01/2007, New York(OCCUPATION OU ACTIVITÉ)Élève d'école primaire(NATIONALITÉ) Américaine (ORIGINES) Irlandaises (STATUT CIVIL) Célibataire (ORIENTATION SEXUELLE) Homosexuel (DATE D'ARRIVÉE AU PARKING) 2008 (GROUPE)
Nous sommes de ceux qui vivent

PSEUDO/PRENOM : Lou - Marie en prénom mais je préfère mon surnom Lou ÂGE : 28 (née le 03/11/1988) PAYS : France FRÉQUENCE DE CONNEXION : RégulièreCOMMENT AVEZ VOUS TROUVÉ LE FORUM ? : Une coccinelle m'a indiqué le chemin ^^ (REPRISE DU PERSONNAGE) En cas de suppression, acceptez-vous que votre personnage soit scénarisé ? oui (TYPE DE PERSO) scénario de Deirdre Haynes (CRÉDITS) AMIANTE pour le codage de la fiche COMMENTAIRE OU SUGGESTION : J'ai adoré écrire cette fiche >w< AVATAR : Jared Scott Gilmore
Killian Butler
15 est un bon chiffre pour débuter telles les 15 premières lettres de L'alphabet




1. A comme Anémié

Inquiétant comme le souffle trop froid d'un nouveau-né, inquiétant comme les ailes trop fragiles d'un papillon. Ta maigreur devient inquiétante bonhomme. Tes cauchemars que tu caches le sont aussi. Il est mort, parti et toi tu restes là dans ce cocon brisé. Ton corps réagit étrangement. Tu manges pourtant, l'appétit est resté mais ton corps fond à vu d’œil. L'autre fois tu t'es évanoui à l'école. Tu as supplié l'infirmière de ne pas soucier ta mère avec ça. Elle t'as regardé avec ce regard que tu détestes : un mélange de pitié et de volonté de réconfort. Tu t'es levé et encore un peu étourdi de vertiges tu es parti en claquant la porte de l'infirmerie. Pourquoi les adultes ne comprennent rien ? Inquiétant cette anémie Killian mais moins inquiétant que le bateau que tu veux mener.

2. B comme Belle

Tu es un enfant Killian mais tu aimes déjà quelqu'un à la folie. Tel le petit Prince de Saint-Exupéry adorait sa rose- tu te souviens de cette histoire mais qui te l'avait raconté ? Ton grand-père peut-être ? Tu ne te souviens pas, contrairement à ta mère tu n'en es pas très proche, tu lui en veux pour une raison inconnue, quand tu le vois tu es distant, peut-être car tu te sens seul à combattre pour elle ? Ta rose...est une rose qui te gifle et te couvre de tendresse, une rose que tu braves mais aussi sur qui tu veilles. Ta rose fume, ta rose jure, ta rose aime les garages et n'a pas sa langue dans sa poche, ta rose est parfaite et tu l'aimes. Tu lui passerais le monde entier, tu serais prêt à tout pour qu'elle ne remarque aucune de tes rebuffades face au monde car tu te rebiffes vivement Killian contre ce monde que tu comprends peu, d'où tes escapades, d'où tes bagarres, d'où tes mots de silence qui explose la nuit en graphs. Tu veux comprendre pourquoi elle souffre parfois, tu veux aimer cette rose, tu ne la veux aussi que pour toi, même si tu acceptes que ton beau-père soit là tant que ta mère en est heureuse. Ce beau-père qui sait lui donner ce que toi tu as l'impression de lui avoir un peu enlevé en naissant sans oser lui dire : Une certaine liberté.

3. C comme Coco

Coco est peut-être ton plus douloureux souvenir. C'est celui qui t'as appris la mort. Tu n'avais que sept ans. C'était l'hiver. Coco était une souris qui aimait beaucoup les biscuits au coco. Comme tous les gamins de ton âge tu aimais faire des bonhommes de neiges pour rentrer les joues brûlantes de froid. Coco logeait dans votre T2 et s'amusait régulièrement à bousiller les fils électriques et à manger les gâteaux. Ça te faisait bien rire ! Coco tu l'aimais bien, tu tendais parfois l'oreille pour entendre ses petites pattes. Coco pourtant peu l'aimaient, un jour un type est venu, c'est car Coco avait fait plein de Cocos...Et que là, le T2 n'en pouvait plus. Mais toi tu trouvais ça marrant toutes ces Cocos. Quand tu es rentré de l'école, il n'y avait plus de souris, tu as juste eu le temps de voir quelqu'un charger quelque chose dans sa camionnette. Au sol un peu de poudre. Tu compris que Coco et sa famille n'allait plus manger les fils électriques ni ton goûter. Tu compris et tu ne pardonnas pas. Une colère sourde t'envahit et tu allas au lit sans manger. Tu ne voulais pas de câlin ni rien. Tu désirais juste Coco. Et comme tu l'avais deviné, elle ne revint pas et la vie continua, et tu dépassas ta tristesse que tu cachas au mieux. Mais la colère resta et la violence naquit dans cette planète qui ne laisse de la place selon toi qu'aux loups.


4. D comme Discret

Tu es discret de nature petit homme.Tu fais tout pour dépasser cela, tu parais brave, téméraire même, tu fais la forte tête et n'hésites pas à cogner. Tu encaisses les coups sans broncher. Tu te mets en avant par ton apparente assurance, tu es franc. Mais au fond tu fais tout cela non par mensonge, tu n'es pas un menteur, mais un peu comme une chenille qui se croit déjà papillon. Ton arrogance c'est juste des ailes qui ne sont pas encore là. Et ta timidité combattue avec courage est consciente, ta discrétion, tu voudrais la laisser loin de toi. C'est pour cela cette comédie, ce rôle que tu joues face aux autres. Non pour leur mentir mais car c'est aussi un peu toi, ce papillon rassurant et fort pour ceux que tu aimes mais aussi ce loup qui n'hésite pas à mordre et qui jure clope au bec. Oui c'est un peu toi ces ailes ce plomb, gamin, c'est le chemin que tu prends car tu as oublié tous les autres.

5. E comme Étoile

Quand tu sors la nuit elle sont là. Dieu est là haut dit maman. Tu es encore un enfant, un enfant qui a besoin de croire, un besoin vital. Alors tu le contemples Dieu. Ta mère est une fée de réalité. Dieu vit parmi les étoiles. Dieu, il a accueilli Coco. Tu ne sais pas bien à quoi ressemble ce Dieu dont on te parle tant. Si ça se trouve c'est même pas « Dieu » mais  une Déesse ! Après tout...c'est pas juste sinon ! Ou alors Dieu est ni Dieu ni Déesse. Dieu est amour. C'est la bible qui le dit. Et ça te convient comme ça. Et tu te dis que ce serait bien que les humains soient aussi amour.

Comme ça personne ne se moquerait de Roy. Roy il est souvent seul à l'école. Roy il est plus grand, en dernière année de primaire, il a 10 ans. Et il est amoureux de Henry. Peut-être que pour lui Henry est Dieu, tu ne sais pas, c'est pas comme si tu savais ce que ça voulait dire aimer, enfin si tu aimes le réglisse, tu aimes Dieu, tu aimes les « Queensrÿche » en musique et lire la poésie de Owen en cachette mais aimer quelqu'un, tu aimes ta maman mais c'est une fée, mais aimer, non franchement tu ne veux pas te prendre la tête avec ça ! Roy a l'air tout triste alors aimer ainsi ça doit être naze. July est triste que tu lui dises de te laisser seul avec tes baskets, elle dit qu'elle t'aime, si c'est ça tu n'aimeras personne comme ça ! Jamais !

Roy aime Henry. Henry c'est un type de ta bande, le chef en fait. Il se moque de Roy car il aime les garçons, parfois tu le trouves con Henry, mais c'est le chef, ne jamais perdre la face devant le chef ! Tu l'as déjà provoqué de nombreuses fois, c'est une place convoitée. Il admire ta « bravoure » pour un gringalet et une fois tu lui as même fichu un bleu à l’œil. Roy aime Henry c'est July, la fille qui te colle aux basques à ton plus grand dam, qui a dit. Roy est rêveur, pleurnichard et encore plus gringalet que toi. Il n'a aucune chance avec Henry. Roy aime le trafic de couture que tu fais en cachette pour gagner un peu d'argent. Il aimerait que tu lui apprennes à coudre. Quand tu  lui a expliqué que tu pouvais pas que ça se saurait que tu fais des trucs de filles, il a eu un air si triste que tu as accepté.

Depuis parfois après les cours tu lui donnes des cours de couture. Franchement il est pas doué ! Il se pique tous ses doigts ! Ça te fait bien marrer. Mais bon il fait des efforts alors tu continues. Tu crois qu'il est ton ami. Mais tu le dis à personne. Roy depuis quelques temps semble avoir oublié Henry et toi toi tu te plais bien aux cours que tu lui donnes. Vous riez bien. Roy est heureux et toi aussi. C'est de sacré bon moments ! Et ça te permet d'échapper à cette glue de July !

Ces moments ils vous appartiennent, tu en oublies de jouer les durs et les mots que tu n'arrives pas à dire sortent seuls, Roy écoute en se piquant les doigts. Roy écoute toujours mais parle peu. Tu le trouves fort. Roy pourtant il paraît qu'il vient d'un orphelinat. Roy est un gamin qui se débrouille sans amour, toi tu as ta fée. Tu sais peu de Roy mais tu ne poses rien, tu as neuf ans et tu préfères rire de tout avec ton camarade.

Une fois tu es rentré un peu tard à cause d'un cours qui a tardé. Tu avais mis ça sur le compte de cette activité de couture dans ta tête. Et tu as rêvé coupable des étoiles qui riaient que tu couses. Tu as un peu honte de cette activité de couture donnée en cours mais tu y tiens, cette « amitié » te permet de rire et d'être libre une heure. A neuf ans c'est déjà bien suffisant pour ne pas trop s'en faire là dessus ! Roy est une étoile qui aime la couture, et toi tu es celui qui lui apprend mais qui, la plupart du temps, est un loup qui n'hésite pas à montrer les crocs pour se faire une place. Pas le même monde et pourtant qu'est ce que vous vous marrez bien !


6. F comme feignant.

« Peut mieux faire en sciences que faire des batailles de liquides douteux»

« A des capacités en imagination mais ne les exploite pas dans la langue de Shakespeare»

« Préfère regarder le plafond que son livre de sciences de la vie et de la terre »

« Les mathématiques ne consistent pas à regarder les mouches voler »

« L'Histoire est un devoir de mémoire et vous ne semblez pas faire l'effort de la travailler »

« La Géographie n'est pas une carte au trésor un peu de sérieux ! »

« Non Monsieur Butler la course à pieds bien que rapide autour de la piscine ne vous donnera pas une bonne note en natation ! »


etc etc

Killian, tu regardes parfois tes notes avec dépit, pas pour toi, tu t'en moques un peu des gifles  et tu sais ne pas être une lumière, mais plus car tu vas encore avoir l'impression de la décevoir ta mère, ta rose. Mais tu es un feignant et tu fais le strict minimum en devoirs et tu écoutes en service minimum en cours. Tu réussis tout juste à valider tes années (sans bosser vraiment) ce qui selon ta professeur est une preuve de tes capacités mais tu ne sais pas si c'est vrai, pire tu n'y crois pas mais cela ne te gêne pas plus que ça. Tu te considères comme « pas une lumière », pas comme cet intello d'Anselme, alors pourquoi s'en faire face au professeur, seul la peur de décevoir ta mère te fait regretter un peu. Mais tu es un feignant alors cela ne te fait pas changer cela pour autant.

7. G comme garçon

Tu aimes Roy, mais comme tu connais ce sentiment seulement à travers les paroles des adultes, tu ne peux pas le comprendre. July la fille qui dit t'aimer en souffre, ta Rose-mère est seule alors qu’elle t'a donnée la vie, les gens pleurent et se caressent, les gens se compliquent la vie. Tu as neuf ans et c'est vrai que tu rougis quand il est là, que ton cœur bat plus vite. Mais tu as une vision négative de l'amour. Et puis franchement tu es un soldat, un type de bande, un dur qui doit le rester, surtout devant le chef de bande Henry, même si Henry est stupide avec ses moqueries, pas un sentimentale sujet à moqueries, que ce soit avec July ( qui t'embête) ou Roy ( avec qui tu passes des cours de coutures super!) tu ne vas pas te prendre la tête à aimer. Et pourtant tu l'aimes, c'est un sentiment nouveau, un sentiment trop grand pour ton cœur enfantin. Tu l'aimes et tu le sais, tu ne t'es jamais menti cela ne va pas commencer ! Mais tu nommes cette relation d’amitié malgré cela car tu es un oisillon qui vole déjà mais qui a encore peu de plumes et que ce sentiment est une étoile que tu ne sais pas saisir.

8. H comme Héros

Tu hais plus que tout les super-héros de bandes dessinées. Étonnant pour un enfant ? Peut-être mais pas pour toi. Toi tu as tes propres héros.

Ta rose bien sûr mais aussi l'odeur du linge qui sèche à la fenêtre de voisins, les premières lueurs du soleil sur les rues de pétrole, les pigeons qui essayent de piquer à manger dans les pétards à terre, les pots d'échappements des voitures quand les adultes vont travailler, les feuilles d'automnes pour rêver, les flaques de boue pour se tacher, les lits pour sautiller dessus, l'odeur du lait chaud pour se réveiller, la pluie pour attirer les escargots, le silence peuplé de bruits lorsque la nuit tombe, la danse de l'aiguille dans un tissu, le cambouis sur les mains maternelles, les lunch de celles-ci que tu dégustes, il y a toujours un carré de chocolat, un seul mais si précieux, le bruit du skate de tes potes de déroute, le parfum âcre de tes bombes de peintures, le son de ton groupe préféré pour t'endormir, la chaleur d'un bon lit mais aussi le froid revigorant de la nuit, la tête des gens quand tu fais des blagues, la fierté de tes potes quand tu gagnes une bagarre, le goût sucré et délicieusement interdit des bonbecs volés, la brûlure de la cigarette entre tes lèvres, l'air frigorifiant du vent qui réveille, le bruit d'un escalier qui grince et ta boule de noël. Cette boule dedans il y a une cathédrale et des oiseaux autour comme dans la chanson de Marry Poppins.

Marry Poppins, oui ce serait peut-être ton héroïne si tu en avais besoin.

Mais tu n'en as pas l'utilité, ton héros est de vivre en ce monde tout simplement.

9. I comme Ivre

Si il y a un parfum, une chose que tu détestes c'est l’alcool. Tu as vu avec le type qui a pris Lulu, ses effets, et ton passé que tu as oublié n'a pas dû aider. Tu ne supportes pas cette boisson alors quand tu vas chez  Yves un de tes potes de bande, 13 ans, qui a des parents alcooliques, tu caches les bouteilles avec lui. Pour son bien mais aussi celui de ses parents. C'est une affaire entendu avec Yves. Les bouteilles vont à un coin du quartier qui sert de décharge mais attention pas remplies !

Quand la nuit tu sors tu es le plus jeune de la bandes contrairement à celle de l'école. Il y a Manu 16 ans qui arrête pas de dire qu'il veut aller sur la lune (c'est un rêveur), tu lui rétorques toujours que c'est trop loin, il te fait une mine déconfite et Rono 22 ans, seul « adulte » de la bande te fout une tarte derrière la tête, pas trop fort mais assez pour que tu cesses de te moquer quelques minutes, c'est grâce à Rono que les flics t'arrêtent pas il dit,tu sais pas trop si c'est vrai, Rono a souvent eu des problèmes avec les poulets, pas les oiseaux mais les types en costumes qui te mettent en prison ou te fichent des amendes que tu peux pas payer, autant dire que tu crains déjà la police comme la peste à neuf ans.

En parlant de police ,Timéo 15 ans rêve de le devenir pour libérer ses potes en taule qu'il dit, des potes plus grands, il les appellent ses frères, il dit aussi que si il avait pas 15 ans il les libérerait discretos, tu n'es pas aussi utopiste que Manu et Timéo mais tu accordes plus de crédit à Timéo qui a été deux ans en maison de correction ! Il doit s'y connaître, dans ton esprit de neuf ans l'idée t'a déjà traversé qu'il avait un plan de son ancienne « taule pour ado mais au moins y a la télé » qu'il dit, mais tu chasses vite cette idée au nom du carpe Diem, de ton jour, le jour quotidien.

Et puis il y a Yves, toi tu fuis quelques heures, Yves 13 ans n'a pas le choix d'être dehors ses parents se tabassent trop la gueule, il a déjà pris des coups perdus, pour limiter la casse vous cachez le maximum de bouteilles d'alcool mais jamais assez, Yves c'est lui qui t'a appris le tag sur les murs, Manu t'a enseigné le nom des étoiles, Timéo celui de faire des plans et de subtiliser les friandises sans se faire choper, Rono...Rono t'a appris à avoir la tête dure.

Et puis parfois quand il est pas trop shooté Gayo vous rejoint pour exploser les bouteilles d’alcool sur le mur de la décharge improvisée, tu trouves le bruit de verre qui casse merveilleux, libérateur, défoulant, Gayo qui joue de la guitare et t'a initié à la cigarette, Gayo qui délire un peu à cause de ses bras plein de piqûres, Gayo 17 ans qui préfère parler de devenir roi du monde ( t'adore quand il délire là dessus) que de sa vie privée, Gayo qui se dit 21 ans et majeur partout,  mais que Rono connaît assez pour lui en affirmer 17, Gayo qui n'a pas d'histoire et dont le prénom est nouveau, Gayo cependant ne ment pas, Gayo imagine pour mieux sombrer. Et son délire est si beau que tu te laisses parfois avoir.

Tu es un peu avec ces cinq zigotos le petit frère de neuf ans, compagnie des rues nocturnes tour à tour protégé ( Rono refuse que tu touches à « ces saloperies de seringues, t'es trop jeune » qu'il dit) et embarqué dans leur danse ( cigarettes, vol) mais de ta propre volonté, ils ne t'ont et ne te forceront jamais à rien.

Ils t'appellent «  Little Boy », mais tu sais que leur estime pour toi est grande, après tout tu es de la bande, frère de la troupe de garçons perdus qui traversent les champs de batailles de la vie une cigarette à la place des balles de Gavroche  à la main.

10. J comme Jeux Vidéos

Tu aimes aller en salle d'arcades avant les cours. C'est Rono qui t'y emmène avant d'aller bosser aussi mais lui il bosse dans un métier trop top pas comme cette fichue école : Il travaille à regarder tourner des machines à laver. Toi tu adorerais, peut-être car tu les connais bien ces bruits et ces odeurs de linges usés.

La plupart du temps, il t'emmène car c'est assez loin. Et que lui a une bagnole. Récupérée dans une décharge, rafistolée, en risque de se faire choper par les keufs mais qu'il sait -à peu près-conduire, il l'appelle " Yalla" ! Comme une sœur de la bible, elle est belle la caisse et prometteuse de découvertes merveilleuses à tes yeux d'enfants, alors selon toi elle porte bien son nom.

Le gardien de la salle de jeux te connaît bien, il ne te fait jamais payer. Tu exploses tous les records en jeux de courses ou de stratégies ou d'arcades, tu en fais une heure par jour en même temps, y a de l’entraînement. La première fois que tu y es allé c'était il y a  un an, un gosse de huit ans qui arrive en salle d'arcade à 7 heures 00 du matin c'est pas bien vu, mais c'est Pey le gardien qui t'as fait entrer et comme le patron lui fait confiance il a fermé les yeux, ce jour là tu as battu des Caïds du jeu vidéo ! Et obtenu un abonnement gratuit pour revenir à vie tant que tu attires autant de concurrents.

Rono adore draguer les filles pendant ce temps, il dit que tu les attires comme un singe savant, que c'est gagnant-gagnant ! Rono est zarbe parfois ! T'es un gamin pas un singe !

Le gardien t'as passé un manga, tu préfères ceux de samouraïs en principe  mais tu as bien aimé Gavroche dedans une adaptation ( pourri d'après ta professeur) d'un texte d'un certain Hugo, Victor oui c'est ça Hugo Victor ! Tu as bien aimé la bande dessinée, toi après tout !

11. K comme Kawai

Ton apparence a tout de ce mot. Maigrichon petit brun cheveux courts aux yeux noisettes qui semblent contempler le monde, dents de laits encore d'un blanc un peu cassé mais encore blanc de bébé, habits un peu trop grands pour toi comme un bambin essaye les chaussures d'un plus grand tout en étant petit, taille moyenne pas trop grande pas trop petite qui te fait regarder la vie à hauteur de ton âge et de tes mèches de cheveux peu coiffés folles et brunes. Ton apparence n'en est pas pour autant mal soignée, il te faut avoir un style même dans ce qu'un adulte peut voir négligence. Tu as une image de marque à sauvegarder ! Et puis il y a ta voix, une voix encore trop jeune pour être autre chose qu'une voix enfantine, une voix cristalline qui sonne comme le tintement d'un ruisseau mais qui en colère braille en rivière. Une voix et un corps qui ont tout de l'enfance dans une tête déjà bien trop pleine de lucidité mais qui sait encore se laisser aller à déconner, à jouer comme un bambin qui fait un château de cubes avec les cartes de la vie.

12. L comme Limonade

Tu adores cette boisson ! Tu pourrais en boire des litres ! Les bulles sucrées qui éclatent sur ta langue, le liquide rafraîchissant, pétillant de vigueur et acide légèrement un peu  acidulé. Tu en bois peu mais quand tu en bois c'est la fête ! Comme pour les brownies aux chocolats que tu adores car c'est pâteux et sec en même temps. La limonade c'est pour toi toute une aventure !

13. M comme Môme


Tu es un voyageur qui commence son apprentissage mais qui croit déjà avoir tout en main. Tu n'as en main que l'amour de tes proches et le soutien de tes amis. Tu es un guerrier qui pense tout gagner, dans cette guerre de vivre sans travail d'équipe et qui fonce seul, même si sa troupe est avec lui, vers les ennemis. Tu n'es pas seul mais cette témérité prouve bien que tu es un môme. Un môme qui manque d'expérience un peu partout bien qu'il croit en avoir vu déjà des tas, un môme qui sait qu'il a apprendre, mais qui ne sait pas que ce qu'il a appris, est juste une partie de terre, un môme qui compte agir seul mais s'appuie pour rester en vie sur des plus grands en ne s'en rendant que en partie compte, mais tu es un môme le soutien d'adulte t'es nécessaire, normal, vital, tu es un môme et tu te dépasses pour grandir mais tu n'as pas appris encore que la patience est la plus difficile et grande des maturités.

14. N comme Nom

Tu es fier de ta famille, tu es fidèle à ton sang même à ce lâche de père. Tu les soutiendras quoi qu'il arrive et tu sais que tu peux compter sur eux même si tu tentes une autonomie immature. Tu honores tes ancêtres et tu resteras toujours fidèle à leur vision du monde. Du moins le penses tu à neuf ans. Tu te rebelles contre la fatalité mais pas contre leur vie qui a tes yeux est de plus précieuses. Tu ne les abandonnerais jamais comme un louveteau tente d'apprendre à grogner pour défendre sa meute, tu hurles ta loyauté en notes de respect et d'adhésion à leur vision du monde, presque parfois de mimétisme, car c'est ta famille, ton cœur et ton sang et que tu te vois en chevalier de la réalité, enfant mais fort comme tu aimes le dire parfois !

15. O comme Ouverture

Tu es loyal envers les tiens mais cela n’empêche pas  tes rebuffades , parfois l'oubli de certains de leurs principes car une ouverture s'est créée dans ton univers enfantin, une ouverture qui sent la rue mouillée et sale de papiers dont le bruit de tes pas  de courses rythment les secondes. Tu découvres peu à peu le temps de la réalité et tu laisses à l'enfance sa crédulité que le Bronx grignote peu à peu sans que tu en souffres sans arrêt, tu vis le présent, c'est ce que le réel t'a enseigné, loin des murs de l'école et du cadre familial tu as un nouveau professeur depuis peu, celui du dehors, du « cueille le jour »  car le fun peut disparaître ! Cela ne t'angoisse que peu car tu as encore l'enfant en toi qui espiègle joue à la bataille bâton en main et non arme de feu, tu as cette innocence que tu acceptes qui côtoie celui qui s'épanouit, comme une trace de chaussure enfantine emplie de rires dans du ciment un peu sale mais frais à l'odeur familière qui t'enchante. Tu dépasses peu à peu les lignes familiales vers un ailleurs plus grand mais aussi plus dangereux où tu te construis mais toujours à neuf ans avec le regard de l'enfance qui voit tout ça encore comme une grande aventure.





« Our brains ache, in the merciless iced east winds that knive us…
Wearied we keep awake because the night is silent… »
"La tête nous fait mal, dans les vents d'est glacés qui sans pitié nous fouaillent…
Fatigués nous veillons, car la nuit est silencieuse..."
Traduction de  Isabelle Barth du Poème «  Exposure» de Owen



Dernière édition par Killian Butler le Ven 18 Nov - 21:55, édité 3 fois
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Message(#) Sujet: Re: Killian Butler ou Fiche d'un enfant des étoiles saupoudrées d'essence de vie réelle Ven 18 Nov - 0:41

Et les autres ?
La famille c'est sacré !

Ta mère
Deirdre Haynes


C'était ton héroïne, ta fée. Mais les fées n'existent pas . Ou alors ce sont des fées qui ont besoin de se shooter pour survivre. Les fées sont des gamines qui pleurent d'avoir été déshabillées et frappées. Tu le sais très bien et pourtant elle est là. Forte, très brusque parfois, douce d'autres. Elle est là et elle t'élève et elle reste debout. Elle t'empêche de te lâcher et pourtant tu lâches parfois. Tu traînes la nuit déjà à neuf ans, rien de bien méchant, quelques bonbecs volés, quelques cigarettes pour crâner, quelques mots en graphes sur les murs abandonnés. Depuis quand as-tu commencé à tomber ? Depuis quand as-tu décidé de laisser tomber le pays des fées ? Peut-être depuis jamais. Car tu rentres toujours ou presque à l'heure, tu fais toujours tes devoirs ( au minimum vital), tu ne lui mens pas, jamais, quand elle remarque une connerie tu assumes, tu évites cependant de te faire prendre trop souvent, pas par peur des gifles mais car tu ne veux pas voir de tristesse en ses yeux, plus jamais. Tes escapades ne sont pas remarquées, elles durent peu, tout au plus deux-trois heures, deux-trois heures où tu oublies que les fées sont des étoiles, deux-trois heures où du haut de tes neuf ans tu exprimes ce que tu ne dis jamais face à ton idole maternelle : ta faiblesse. Celle peut-être d'avoir ouvert les yeux trop tôt. D'avoir réalisé que les fées ne sont pas ce qu'elles semblent être. Et tu en as honte alors tu l'admires, alors tu te bas, alors tu dessines sur les murs  comme un message aux étoiles qui brillent trop pour pouvoir t'entendre.

Ton oncle «  L'artiste »
Wayland Haynes


Tu l'appelles  «  L'artiste », car il a une jambe qui est une œuvre d'art, car son cerveau est un tableau. Tu l'appelles  «  L'artiste »

Et tu tabasses  tes potes qui l’appellent «  Le Martien », tu refuses qu'on l’appelle ainsi, il est Poète, Artiste, Ange, Étranger au monde mais il a sa place à tes cotés. Tu finis la moitié du temps perdant en bagarre, manque de  muscle, jeune âge mais tu sais bien encaisser, et tu réponds malgré tout.

C’est vrai qu'il ne semble pas d'ici, lui et son sourire. Il est dans un monde que ton poète préféré ( et pour lequel tu as pris la peine de lire, toi qui détestais ça ) Wilfred Owen explique dans son bouquin ( que tu as piqué à Anselme 11 ans,   ton oncle Tucket Joyce en est le beau-père, un jour où tu t'ennuyais ferme et où tu as vu le prénom de ton oncle Tucket sur un bouquin «  Owen » ) :

«  Through the dense din, I say, we heard him shout
   'I see your lights!' – But ours had long gone out »

-(« À travers le tumulte, parole, nous l'entendîmes crier
'Je vois vos lampes !' – Mais depuis longtemps les nôtres s'étaient éteintes » ( traduction de  Isabelle Barth du Poème «  Le Sentinelle » de Owen)-


« L'artiste », il a fait de la taule, on peut foutre les gens blessés en taule ?

Tu avais posé la question à ton institutrice juste après son retour. Elle t'avait dit que non, les gens blessés se font soigner. Tu avais pensé que ta prof devait elle se faire soigner...

Peut-être car les arcs-en-ciel de  «  L'artiste » te semblent irréels, oui  «  L'artiste » est un ange, on est tous des anges mais lui c'est celui qui se rapproche le plus du Dieu dont ta mère parle parfois. Un ange mais qui a perdu ses ailes. On ne soigne pas les anges. Voilà pourquoi on l'a foutu en taule, le monde ne sait pas où les caser. Ils n'appartiennent qu'au ciel et sur terre on ne sait pas quoi en faire.

Quand tu pries le Dieu là haut, tu lui expliques que tu voudrais bien qu'il te laisse encore un peu  «  L'artiste ».

Tu lui dis que tu sais que c'est égoïste de laisser  «  L'artiste » dans un monde où même les mots se taisent sur les murs et sont effacés par la pluie, tu aimerais écrire, être un artiste, un ange comme lui  mais tu bloques à tes mots de détresses et d'enfant que tu es, donc tes dessins restent brouillons sur les murs et tu n'oses pas prendre la plume.

Les anges-artistes ne devraient pas être ici mais tu t'en moques, tu lui dis à Dieu qu'il a pas intérêt à le tuer trop jeune ton ange pas comme le poète Owen, car sinon tu feras quoi toi sans lui ? Un ange comme lui ne se remplace pas, tu le sais comme tu sais qu'un jour on part tous.

Tu as une connaissance de la mort crue malgré tes neuf ans, tu la détestes autant que tu comprends, elle t'épuise autant  qu'elle t'intrigue, cependant tu n'abordes jamais le sujet, et tu en « discutes » avec Owen dans un dialogue clandestin ( C'est trop la honte de lire selon toi ), tu n'oses pas avouer cette passion pour la poésie, grâce à un bouquin volé.

Et tes neuf ans, ta joie de vivre tu la gardes pour Wayland et son sourire car tu l'aimes ce type, pas comme un ami, pas comme un père, pas comme un idole, pas comme un frère, non, comme un ange tombé dans un parking.

Tucker Owen Joyce
Le motard …. invincible ?


Tucker Owen Joyce te semble le dernier résistant de ce que certains appellent la liberté. Tu le compares parfois à un aigle dans ta tête. Lui qui vole sur la route plus qu'il ne roule et cette vitesse, toute cette vitesse. Tu aimerais voler avec lui. Tu as voulu demander de nombreuses fois un tour sur sa moto. Toi aussi tu voudrais voler, voler et oublier. Oublier qu'il est mort et qu'il l'a laissé blessée ta mère ce paternel. Qu'il vous a abandonné ! Mais ça tu le caches, on ne monte pas sur la moto d'un aigle quand on est un oisillon. Mais un jour , oui un jour toi aussi tu auras un pied dans les étoiles et tu fais tout pour !

Cependant quelque chose te terrifie en cet aigle : Les soins qu'il a besoin. Dans la famille on n'est pas trop du genre à caresser la porcelaine. Le SIDA, tu ne sais pas trop ce que  c'est et vu comment cela gêne l'entourage de quelques voisins tu as préféré te débrouiller. Alors à l'école tu as tapé « SIDA » sur google et t'as pas tout pigé....mais tu as retenu que c'était une maladie mortelle lors de rapport sexuel. Tu n'es pas naïf au point de croire aux cigognes mais tu as neuf ans et t'es pas un grand spécialiste. Alors tu as tapé « rapport sexuel » sur le net... et la prof t'a chopé...et a arrêté tes investigations...

Résultat ? Convocation chez le dirlo. Ta mère fut convoquée. Tu ne pleuras pas. Tu étais en colère. Tu avais envie de tabasser le monde entier rien que pour ce mot et le fait qu'on t'ait empêché de tout comprendre. Ta mère aussi était en colère, tu ne sus jamais si elle t'a giflé ou non, tu étais trop mal face à la nouvelle. Tu finis par revenir à la réalité et voir le directeur se triturer sa moustache qui frémissait (après tu ne peux pas le critiquer trop, ça doit gêner pour causer une moustache qui semble si piquante), tu as fixé sa moustache sans un mot hochant de temps en temps la tête.

Rentré au T2 qui sent le shit, tu pus respirer, cette odeur familière te faisant reprendre pieds. Tu souris alors et te mis à poursuivre Anselme avec une fourchette en riant ( lui chialait) tu cassas une assiette et te fis gifler. Tu en fus heureux pour une fois, tu préférais la voir ainsi, tu préférais qu'elle te gifle à qu'elle soit troublée.

Et puis Jerk le chien croisé Pitt dalmatien t'a labouré le visage de sa grosse langue baveuse, tu as éclaté de rire, retrouvant la joie qui te prenait parfois, un bonheur enfantin, un bonheur de neuf ans.

Ce jour là, quand tu as vu  Tucker tu as osé enfin demander si tu pouvais bientôt monter avec lui sur sa moto, aller plus vite que les voitures et le monde entier, dépasser le son des foules, les ailes des avions, parfumer l’odeur de la ville d'un goût de liberté. Enfin tout ça tu l'as pensé, mais tu ne l'as pas dit, tu n'allais quand même pas parler comme un poète ! Tu est un dur, un dur qui doit protéger sa mère autant que la présence de Tucker te rassure et sa possible disparition te fait peur d'être laissé à nouveau.

Tu lui as simplement balancé : « Je ferai aussi de la moto un jour ? »

Tu t'étais approché de lui, tu  cherchais la tendresse de ce protecteur qui jusque là te semblait invincible. Le chien est venu se poser à tes pieds. Dans un frémissement de peur tu étais resté près de Tucker sans oser le toucher, il n'a pas eu l'air de s'en vexer, tu as du mal avec la tendresse, tu l'acceptes peu mais tu la recherches. Comme si l'enfant en toi se battait contre son désir d'être un guerrier.

Cependant, la journée avait été longue pour tes neuf ans. Tu tombais de sommeil et prononças : « On restera toujours ensemble hein ? Parce que tu es un aigle et je veux voler avec toi ! » Tu étais trop épuisé pour rougir de la niaiserie de ces paroles , trop fatigué pour les refouler de peur de ne pas être fort, la sensibilité ce n'est pas pour un jeune soldat non ? Et pourtant tu es aussi un gamin. Un gamin qui a besoin encore d'être protégé. Tu n'es pas un menteur même à toi même et tu le sais, même si cette idée t'enerve.

Tu as dû t'endormir contre lui car tu sentis son épaule avant de sombrer dans le sommeil. Tu n'as plus jamais abordé le sujet, un peu honteux de ce jour de faiblesse, tu préféras commencer à regarder ta mère taffer au garage en secret, un jour tu lui construiras une moto à ton protecteur. Même ! Qu'Anselme sera vert de jalousie ! Et ce sera marrant ! Un jour tu grandiras et lui aussi tu le rendras heureux. Car ce n'est pas la maladie que tu vois en Tucker mais l'aigle royal.  


Daniel Butler
Le lâcheur


« Je le déteste ! Je le déteste ! Je le déteste ! »

Tu hurlais ce mot en balançant des pierres dans une poubelle, enfin tu essayais d'atteindre la poubelle. Mais celle ci refusait d'avaler tes cailloux. Tu persévéras encore quelques minutes.

« Espèce de salopard ! T'as vu son regard ? Tu l'as vu merdeux ? Pourquoi ? Pourquoi tu l'as rendu triste Papa ? »

Tu sentais l'océan envahir ta gorge, t'étouffer...merde...Depuis quand tu pleurais ? Il était mort et malgré sa volonté de mère et de femme, tu la connais la maman, tu la connais, tu as saisi sa tristesse, cela se voyait en son regard que tu connais mieux que quiconque. Et voilà que tu te retrouvais à genoux, en larmes. Pitoyable...

Avant, il y a quelques années tu ne t'en aurais pas autant voulu de pleurer, bien sûr tu voulais dés la petite enfance la faire sourire malgré le ciel gris et les fenêtres sales qui peuplaient ton quotidien. Mais ce quotidien tu l'aimais car tu ne comprenais qu'à moitié sa souffrance, elle était une super héroïne, elle pouvait tout affronter seule pour elle et pour toi.

«  J'étais con... » soufflas-tu en essuyant ta bouille de neuf ans.

Un bruit, tu sursautas.

« Oh mais qu'est ce que tu fais dehors toi ? »

« Où sont tes parents mon chou ? »

« Voyons Lulu ce n'est qu'un bébé ! »

«  Ils viennent de plus en plus jeune, Yona (rire) »

Des femmes en tenues légères derrière toi.  Tu ne bougeas pas. Avant la peur t'aurait fait courir dans les bras de ta mère en pleurnichant ( ce qui t'aurait valu une gifle) , mais plus maintenant, ta fée n'était pas invincible.

« Il ne bouge pas le petiot ,il est malade ? » s'enquit une des femmes.

«  Tu crois que c'est un « accident » ? »

« Il est abandonné ? »

« On peut le garder ? »

Tu ne bougeais toujours pas, une main se posa doucement sur ton épaule.

« Voyons mon petit poussin faut pas pleurer ! »

Tu osas enfin réagir.

«  Maman aime papa ! Maman est une fée ! Maman en est une! Et je l'aime et elle m'aime ! Et ... »

Soudain tu sentis des bras t'enlacer, ce n'était pas méchant loin de là, mais tu sursautas.

« Reste un peu avec nous ce soir mon ange... »

Ce murmure était si doux que tu ne pus qu'accepter.

Le local était froid, spartiate, mais les tapis et le lait chaud grâce au micro-onde rare mobilier de la pièce, le rendaient accueillant. C'était leur ''squat '' d'après les dires de la femme qui s'appelait Lulu. Elle te servit une tasse de lait chaud. Tu remarquas alors que sur son visage le maquillage ne suffisait pas, à la lueur de la lampe, à cacher un bleu. Mais oh que tu étais encore innocent à cet instant.

« M'dame...Ça vous fait mal ? Vous êtes tombée ?  »

Elle rit mais son rire était contrit, comme honteux que cela c'est vu. Tu le remarquas. Tu ramenas tes genoux sur ton front.

«  Vous savez...Madame... Moi aussi aujourd'hui j'ai eu honte d'avoir été aussi faible jusque là...Maman c'est ma fée...Et ce soir je suis parti...Il fait nuit elle va pas voir...Mais... »

Des cris dehors, tu sursautas si brusquement que la tasse de lait chaud se brisa au sol froid.

«Yona ! Emmène le gamin ! » blêmit le si doux visage se striant de peur mais une peur qui semblait t'être adressé.

Que se passait-il ?

Un homme visiblement ivre vu l'odeur et la démarche était entré dans le local, il hurlait  le nom de la femme qui t'avait offert le lait chaud. Son beau sourire s'assombrit et elle s'approcha de lui mais elle le retrouva assez vite mais ce sourire là était forcé, étrange, t'était inconnu se voulant attirant mais effrayant aussi sur un visage si doux, un sourire comme dicté par une consigne qui t'était inconnu, tu commençais à comprendre qu'elle n'était en rien tombée.

L'homme la prit violemment par le bras, tes yeux s'ouvrirent en grand de peur quand il glissa sa main dans ses cheveux, puis commença à déboutonner son haut, tu le voyais bien que cet homme était un ogre, il allait la dévorer ! Autrefois tu serais resté pétrifié alors que l'homme riait grossièrement, en tâtonnant les habits de Lulu. Mais pas là...

Tu t'élanças vers la femme qui t'avait offert du lait chaud mais la main de Yona, la femme un peu plus âgée, une trentaine d'années, te retint fermement. Tu te débattis alors que Lulu gémissait comme  blessée et que Yona te mit ses mains, si froides, devant les yeux.

« Il faut que l'ogre arrête de la blesser ! » crias-tu, Yona était une femme forte, elle resserra sa prise puis te força à la suivre, te portant à moitié.

Vous sortirent du local à toute vitesse et une fois que l'air frais eut empli suffisamment vos poumons , elle te lâcha dans une gifle assez violente.

« Crétin ! Elle va culpabiliser ! Ne rends pas le travail plus dur ! »

Ta joue à la rouste était couleur sang, tu avais les yeux grands-ouvert, hein ? Un travail ? Souffrir est un travail ? Une colère sourde t'envahit, tu fonças sur Yona qui recula brusquement apeurée.

« On l'a abandonné ! On l'a abandonné ! Comme mon père ! On l'a laissée tomber ! »

Tu avais hurlé ces mots du haut de tes poumons de neuf ans. Et de colère cela passa à des bras autour de ton cou. Tu remarquas qu'elle ne portait qu'une robe, elle devait avoir froid.

« Le fées, petit, ça n'existe pas en réalité...ni les ogres...Il n'y a que des humains, et cet homme ce soir...a payé pour Lulu, son travail est...de lui appartenir...le temps d'une soirée...Est ce que tu comprends ? »

Non tu ne comprenais pas, cependant tu acceptas le câlin et agrippas la robe de Yona en ne pouvant plus retenir tes larmes de peur.

« C'est notre corps que l'on vend à caresser gamin, on est de ce que les gens appelle des prostitués. Cela ne rapporte pas des  lunes mais cela permet de survivre. Et parfois...pour ta question...les clients ne sont pas tendres... »

A ces mots elle resserra ses bras autour de toi, tu ravalas tes larmes avec courage.

« Je vais la protéger...C'est ma fée...même si c'est une fée qui souffre...Les fées sont des humaines que des ogres déshabillent mais elles restent de fées...Même si ce sont des fées de la réalité...Je vais la protéger ! Je ne veux plus pleurer ! »

Elle cessa le câlin et toi tes larmes, elle passa une main chaleureuse sur tes joues enfantines aussi tendre et maladroit geste affectif que faisait ta maman parfois.

« Alors sois un bon soldat et à présent rentre chez toi ! » dit-elle.

Tu hochas la tête et partis en courant, elle était seule et toi aussi. Mais tu allais devenir le plus fort des soldats. Car même si ton père, cet inconnu, était parti depuis longtemps vous laissant une photo découvert il y a peu et un espoir de le voir en vrai... vain  à  présent.

En crevant il avait laissé fichu à la décharge toute espérance de retour, ce connard de lâcheur, toi tu étais là, le gardien de la plus belle fée du monde: Ta mère.

Anselme
Un grand-frère ou un concurrent ?


Cela faisait à peine deux mois qu'il était mort ton père. Et c'était la deuxième semaine que Anselme venait au parking.

Anselme était un garçon à lunettes, plus grand que toi en âge et en taille. Cela te vexait énormément. Sans oublier le fait que tu le jalousais pour sa place auprès de l'aigle, TON aigle Tucker. Possessif mais pas mauvais bougre tu tolérais sa présence avec tout de même beaucoup de taquineries, combien de fois lui avais-tu empli ses chaussures d’huile d'olive ? Mis du sel dans son verre d'eau et poursuivit avec des couverts en riant ? Tu avais même une fois mis des sardines dans son cartable,  Anselme le trimballait avec lui comme un trésor, tss cet intello.

Il y avait autre chose qui t'énervait : Son incapacité à te conseiller pour July. July est une fille de ta classe qui te colle sans arrêt, paraît que c'est ça l'amourrrrr, franchement tu t'en passerais bien et elle pige rien quand tu lui dis sans hausser le ton, que tu voudrais être « seul dans tes baskets » , elle rit...Ça te donne envie de la brusquer mais tu ne le fais pas, tu as un minimum d'honneur. On ne brusque pas les filles ! Tu as bien tenté de demander à l'autre dadais : «  Anselme ! T'as déjà eu un pot de colle toi ? » Tu lui avais pourtant balancé ça cash ! C'était pas assez clair ? Apparemment non vu qu'il t'avait conseillé de regarder dans ta trousse...

Anselme en plus d'être un intello planait complet. Peut-être qu'il se droguait ? Ça ne t'étonnerait pas, les sportifs de haut niveau prennent bien de la drogue pour être surdoué alors pourquoi pas lui ? Toi tu étais ni bon ni mauvais, ni bête ni intelligent, normal quoi. Parfois quand tu voyais les voisins l'admirer tu pensais aussi que se doper serait cool. Mais ta mère t'aurait dérouillé et puis...parait que ça finit par cramer le cerveau ces trucs là ! Un peu comme le cerveau de Gayo...

A propos de cerveau tu essayais de reposer le tien là. Tu avais un peu de fièvre ce soir, on t'avait permis de te reposer pendant le repas.

Tu sortis ton baladeur cassette trouvé dans un vide-maison, il y a trois ans juste avant ton entrée en primaire à six ans, un truc où les gens donnent leurs affaires car ils se barrent et en ont trop. C'est aussi là bas que tu avais eu des cassettes-audio d'un groupe de heavy metal progressif américain « Queensrÿche » qui était vite devenu ton préféré. A l'école tu avais construit une sorte de mini-trafic. Doué en couture et raccommodage tu échangeais (en cachette ) des petites créations ( le plus souvent des animaux brodés sur de vieux chiffons) contre des piles et un peu d'argent. Ce qui te faisait un peu de fric notamment pour les piles de ton baladeur. On t'avait déjà questionné à ce sujet, mais tu avais toujours tenu bon, mentir non mais conserver ta vie privée oui, c'était ton affaire et puis tu trouvais ça suffisamment dégradant comme ça, les copains se seraient foutus de ta gueule et perdre la face devant tes oncles ? Jamais ! Si bien que tu disais aux copains que c'était ton affaire, et ils parlaient de rendez-vous galants, que tu trompais July vilain etc en se marrant, comme si ils savaient vraiment ce que c'étaient tout ça...remarque toi aussi tu l'ignorais...

La chanson Silent Lucidity se mit à fredonner dans tes oreilles. Tu murmuras les paroles de cette mélodie, ta préférée de toutes de ce groupe « Queensrÿche », elle résonnait en toi comme le doudou de tes trois ans : Un vieil ours nommé « Ours » ( car franchement c'est un ours quoi!) tout blanc mais devenu gris-blanc au fil du temps qui traînait à présent plus souvent sous le lit que dans tes bras.

« Hush now don't you cry
Wipe away the teardrop from your eye
You're lying safe in bed
It was all a bad dream
Spinning in your head
Your mind tricked you to feel the pain
Of someone close to you leaving the game of life
So here it is, another chance
Wide awake you face the day
Your dream is over, or has it just begun? »

Tu fermas les yeux mais le sommeil ne vint pas. Et la chanson continuait :

« There's a place I like to hide
A doorway that I run through in the night
Relax child, you were there
But only didn't realize and you were scared
It's a place where you will learn
To face your fears, retrace the tears
And ride the whims of your mind
Commanding in another world
Suddenly, you hear and see
This magic new dimension »

Alors que le refrain démarrait, le sommeil t'emporta.

*Toujours le même rêve à chaque fois que tu fermais les yeux, tu étais dans une pièce mais tu ne voyais que de l'obscurité, le noir de la nuit, tu te baladais dans l'ombre, tes baskets claquaient sur un sol au bruit de boue dans laquelle on marche, tu arrivas à un arbre, le tâtonnais et tombais sur quelque chose de gluant . Un frisson te parcourait, mais tu ne pouvais pas t'arrêter dans le rêve, quelque chose tomba à tes pieds, une seringue, tu la prenais et te l'injectais étrangement la douleur mettait du temps à arriver mais quand elle te parvenait l'arbre s'illuminait brusquement balançant ses branches mortes dans le vent avec entre celles-ci un corps, celui de l'homme de la photo...ton père. Il était blessé à la main tu ne pouvais pas l'agripper au risque de lui faire mal, il dormait ! Tu devais pourtant le réveiller. Tu t'approchais comme à chaque fois. Et comme  chaque fois tu eus le tournis, l'arbre disparut et tu te retrouvas de nouveau seul, tu courus partout en larmes appelant ton père. Et soudain le cauchemar s'arrêta.*

Tu aperçus Anselme, affolé tu scrutas la pièce, ouf personne !

« Leur dis rien ! Leur dis rien ! Promets, promets ou je te bute ! Je m'en fous on en ressort de prison ! Alors dis rien promets Anselme ! Promets !!!!! » ordonnas-tu. Tu finis par te calmer. Il ne dirait rien, selon toi, tu avais parlé trop sérieusement pour cela.

Triomphant, tu lui souris de tes dents encore pour la plupart de lait. Un sourire espiègle mais encore un peu apeuré, signifiant cependant que rien ne changerait dans votre relation, rien ? Vraiment ?

Anselme grand-frère ou concurrent ?

Bowen Donnelly : Beau-père
Celui qui ose


Bowen est Bowen, il n'a pas de surnom. Il n'en a pas besoin. Les supers héros se cachent derrière un déguisement. Lui ne se cache pas, il est libre et te semble d'une franchise sans faille. Il dessine sur sa peau aussi. Tu en es admiratif. Non car ça fait grand, enfin si un peu pour ça mais surtout car même son corps semble lui appartenir.

Toi ton corps n'est pas entièrement à toi, il y a le pédiatre de l'école qui s'inquiète à cause de ta perte de poids qui si elle continue sera inquiétante, pourtant tu manges...

Le pédiatre a mis ça sur le compte du stress et le psychologue qui dit que « malgré ton intelligence normale tu dois être bloqué par des traumatismes ! »

Des traumas ? Les mauvais rêves c'est vrai...parfois depuis la mort du lâcheur tu te réveilles en pleurs, tes escapades nocturnes te tranquillisent mais malheureusement pour survivre il faut bien récupérer parfois. Avant tu aimais dormir maintenant c'est avec réticence. Ton sommeil est peuplé de peur. Et tu ne sais pas quoi faire alors tu dors juste pour tenir et paraître à peu près en forme pour ne pas inquiéter les potes. Les potes parlons en , il faut paraître et être fort avec eux, les gringalets comme toi ont intérêt d'encaisser, de répondre et d'avoir de la gueule !

Ce qui est un de tes atouts, tu te fringues correctement, sans marque mais assez bien pour une image classe. Et puis il y a aussi mère mais c'est la seule qui a le droit de critiquer ta tenue sans se faire rembarrer. Les oncles aussi mais il ne fait pas trop te chercher au risque que tu éclates de rire pour banaliser. Ce n'est pas un mensonge, toi tout ça te faisait rire. Tu les trouvais ridicules avec leur cadre. Toi tu voudrais pouvoir oser être toi sans les conventions des « fais pas si fais pas ça ». Mais tu te fais en plus des inquiétudes des autres et des conseils bien trop la morale pour ça, tu te sens bien trop responsable de ceux que tu aimes et tu as un code d'honneur bien trop strict pour t'en libérer.

Pourtant tu as un « tatouage » d'oiseau sur tes cotes. C'était il y a peu, tu voulais voir  « ce que ça faisait. » Tu as donc pris du désinfectant, un compas et les dents serrés commencé ton dessin de petit oiseau, ce fut la connerie du siècle, tu te blessas un peu trop et tu hurlas sans faire exprès quand tu essayas de désinfecter ce qui pissait le sang.

Résultat ? Urgence pédiatrique, gros pansement, morflage, promesse de ne pas recommencer, et une gifle de ta mère . Mais le pire ne fut pas la douleur physique mais son regard qui t'a semblé ( Il ne l'était peut-être pas mais tu l'as perçu ainsi)  triste et apeuré. Tu décidas de ne plus jamais lui refaire faire un  tel regard.

Tu réalisas qu'à neuf ans tu avais trop de responsabilités, enfin tu t'en donnais mais pour toi c’était pareil, pour vivre sans contrainte aucune, si bien que tu te contentais de regarder ton beau-père avec un sourire rêveur et émerveillé sans pour autant être comme lui : « Celui qui ose ».  Mais rien que le fait qu'il rende heureux ta mère faisait encore plus briller cette lumière qui te permettait de tout supporter. Et d'oser au maximum mais tu le savais, jamais comme lui, du moins l'image que tu as de lui, donc jamais entièrement libre.



« Our brains ache, in the merciless iced east winds that knive us…
Wearied we keep awake because the night is silent… »
"La tête nous fait mal, dans les vents d'est glacés qui sans pitié nous fouaillent…
Fatigués nous veillons, car la nuit est silencieuse..."
Traduction de  Isabelle Barth du Poème «  Exposure» de Owen



Dernière édition par Killian Butler le Ven 18 Nov - 22:00, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Killian Butler ou Fiche d'un enfant des étoiles saupoudrées d'essence de vie réelle Ven 18 Nov - 10:07

Pfffff.... Quelle fiche, mais quelle fiche ! Il est parfait ton Killian et cet univers tout autour de lui est vivant, concret, bien ficelé : j'adore ! Superbe plume d'ailleurs !
J'ai hâte que Killian puisse rp avec L'Artiste ;)
Bienvenue dans la famille !
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Message(#) Sujet: Re: Killian Butler ou Fiche d'un enfant des étoiles saupoudrées d'essence de vie réelle Ven 18 Nov - 10:24

Woooow mais je le trouve tellement craquant :l: :l: :l:
J'pense que je te mpotterais avec Avery HEHE
Bienvenue ! On attend l'aval de ta reum Surprised


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Message(#) Sujet: Re: Killian Butler ou Fiche d'un enfant des étoiles saupoudrées d'essence de vie réelle Ven 18 Nov - 11:53

Moi j'dis que tu essaies trop de faire le grand avec tes mots là mais en vrai t'es qu'un bébé qui va pleurer chez sa Maman !!!
C'est moi le boss du parking oublie pas !!

Bienvenue :l:
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Message(#) Sujet: Re: Killian Butler ou Fiche d'un enfant des étoiles saupoudrées d'essence de vie réelle Ven 18 Nov - 12:41

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Message(#) Sujet: Re: Killian Butler ou Fiche d'un enfant des étoiles saupoudrées d'essence de vie réelle Ven 18 Nov - 13:52

Bienvenue Killian choupinou ! :l:


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Message(#) Sujet: Re: Killian Butler ou Fiche d'un enfant des étoiles saupoudrées d'essence de vie réelle Ven 18 Nov - 16:58

Bienvenue FAN
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Message(#) Sujet: Re: Killian Butler ou Fiche d'un enfant des étoiles saupoudrées d'essence de vie réelle Ven 18 Nov - 17:15

cette fiche rock beaucoup trop :l:
bienvenue bébé butler FAN
(viens voir tata sway) BRILLE
j'aime pas les gosses, mais tu pourrais très bien être l'exception qui confirme la règle, et puis ta maman c'est la plus cool
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Message(#) Sujet: Re: Killian Butler ou Fiche d'un enfant des étoiles saupoudrées d'essence de vie réelle Ven 18 Nov - 22:21

TU ES VALIDÉ ! BIENVENUE !


   Bienvenue fils Surprised C'est une très bonne fiche, je suis contente de voir à quel point tu as pu t'approprier le personnage tout en respectant ce que j'avais pensé de lui et en évoquant ces liens. Tu as choisi le côté obscur de la force en amour, méfie-toi NIARK

A très vite en rp !


   Félicitations ! Ton dossier a été approuvé par la Concierge ! Tu peux dès à présent prendre tes aises et faire la connaissance avec tes nouveaux voisins sur le flood, la Chat-Box ou directement via les RP Libres si tu es un thug ! Quoiqu'il en soit, pense à remplir ton profil (sans oublier d'indiquer ta réputation) et te recenser sur nos divers listings:

   





Un petit lapin qui s'appelait Poupine
Avait rendez-vous avec sa Poupinette. Ses parents n' voulaient pas qu'elle devienne sa copine. Parce qu'en fait, Poupinette, c'était une belette !



Présence aléatoire jusqu'au 22/08
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Message(#) Sujet: Re: Killian Butler ou Fiche d'un enfant des étoiles saupoudrées d'essence de vie réelle

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Killian Butler ou Fiche d'un enfant des étoiles saupoudrées d'essence de vie réelle

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