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MessageSujet: Are you fucking kidding me? [Ario & Angelo]   Lun 24 Oct - 21:16

Je frotte le même verre depuis une bonne dizaine de minutes d'un mouvement distrait. Il est propre, plus que propre même à ce point, mais je le frotte quand même. Je le frotte parce qu'en fait je ne suis pas vraiment concentré sur le verre. On pourrait s'en douter, ou presque. Peut-être si on accordait suffisamment d'attention à mon regard, à mes mouvements, à ma tête penchée presque imperceptiblement. Je fixe le mur au fond de la pièce même si on pourrait croire que je fixe la grande blonde qui retire un à un chaque vêtement couvrant sa chaire. Elle qui se déhanche de félins mouvements devant la bande d'abruti bavant à ses pieds en tendant leurs billets. Le mur me semble plus intéressant. Le mur me permet surtout de me concentrer alors que je tends l'oreille. J'écoute attentivement les deux costauds au comptoir qui parlent vaguement d'une rencontre un peu plus tard dans la soirée avec un groupe dont j'ai du mal à entendre le nom. Il faut dire qu'ils ne parlent pas très fort et avec raison j'imagine. Il ne faudrait pas qu'une fouine arrive à mettre ses sales pattes sur leurs petites magouilles. Surtout pas une fouine dans la police. Ça serait malheureux, même si bon dans la police je n'ai pas réellement l'impression de l'être depuis un an. Je me sens comme un mec qui trempe dans des choses qu'il ne devrait pas sauf qu'à la différence des autres il est payé pour le faire. Il est aussi payé pour rapporter ce qu'il entend au moment opportun ce qui ne risque pas de se produire avant un bon moment.

Jusqu'à preuve du contraire je ne suis qu'un simple barman qui essaie de gagner sa vie comme toute personne en ce monde. Un barman dont les vêtements masquent quelques accidents de service. Des accident de parcours ça arrive à tout le monde. Un couteau dans le ventre pour s'assurer que je ne vais pas appeler les flics aussi. Apparemment que c'est comme ça qu'on gagne la confiance des vilains, à grands coups de poings dans la gueule et coups de couteau dans le ventre. Si t'es une balance forcément tu vas craquer et le mec qui semblait un peu trop bien avec sa tête de premier de classe et ses petites manières qui voulait jouer dans la cours des grands avec sa trentaine avancée il avait une tête de balance apparemment. Sans doute. Dommage pour eux, j'ai appris à la dure et je n'ai pas craqué. Maintenant c'est différent, maintenant j'ai l'habitude. Maintenant je sais qu'il ne faut pas que j'arrive comme une fleur dans le tas de vilains en leur disant que je veux faire du business. Alors pour le moment je me la joue tranquille, je fais mon petit boulot dans mon coin et j'écoute ce qui se dit entre deux verres servis.

« Files-nous deux vodka. »

J’indique d'un signe de tête à la grosse brute que j'ai bien entendu et délaisse mon verre trop propre pour préparer sa commande et déposer les verres devant eux avant de retourner à mes petites affaires et continuer de nettoyer les autres verres. Le Boss de l'endroit ne me paie assurément pas à fixer le mur et tendre l'oreille. Déjà que s'il savait je serais dans une belle merde qu'on se le dise. Faire profil bas, il n'y a que ça de bon pour le moment.
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MessageSujet: Re: Are you fucking kidding me? [Ario & Angelo]   Mar 1 Nov - 17:58
Quittant le travail un peu plus tôt, vêtu de ces vêtements trop propres, chemise, cravate, pantalon serré, tu te diriges vers le bordel dont Ario a repris la tête, la gestion. C’est ta seule préoccupation de l’instant, le trouver, pour une histoire de papiers dont tu préfèrerais grandement te passer. Mais en tant que fonctionnaire, tu connais particulièrement bien les méandres de l’administration et tu sais que tu ne peux échapper à certaines démarches. Tu n’es venu qu’une seule fois au bordel, en temps normal, tu t’abstiens. Tu n’as rien contre son choix de carrière, que tu acceptes, même s’il ne te viendrait pas à l’idée de choisir un jour cette voie là. Quand bien même, tu préfères éviter ce lieu qui même bien gérer, dégage à tes yeux une certaine saleté. Pas que tu sois un moralisateur, bien au contraire, tu es relativement détaché, je m’en foutiste de la plupart des choses, mais sans savoir réellement l’expliquer, tu n’aimes pas ce type de lieu. Tu n’as jamais eu besoin de prostitué pour te satisfaire. Tu n’as jamais eu besoin de payer pour ça parce que l’alcool a un effet désinhibant sur ta personne, te poussant à de multiples folies. Te poussant dans une sociabilité décomplexée. Tu t’acceptes, tu n’as jamais eu honte de toi. Alors dans ces moments là, il n’est jamais difficile pour toi de trouver un partenaire pour la nuit.

Tu relâches un peu l’étreinte de ta cravate sur ta gorge, tout en passant la porte dérobée du bordel. Porte de service que tu connais bien, car Ario t’a expliqué que tu pouvais passer par là pour le trouver. Tu arrives alors dans le grand salon principal où s’agite quelques personnes, préparant probablement la soirée à venir. Il n’est pas tard, bien qu’en cette saison, la nuit soit déjà tombée. Tu balayes du regard la pièce, à la recherche d’Ario, en vain. Le grand colosse ui partage ta vie ne semble pas présent dans l’immédiat. « Hé toi ! » Dis-tu en alpaguant une jeune femme qui s’approche de toi intriguée. « Préviens Ario qu’Angelo est là et veux le voir dans le salon » La jeune femme accepte d’hun hochement de tête sans rien dire de plus. Tu n’es pas polie, tu n’es pas gentil non plus. Pour toi, il ne s’agit là que du petit personnel, rien de plus. Tu observes la plantureuse brune s’éclipser avant de balayer du regard la pièce, arrêtant ton regard sur le bar. Tu imagines qu’un verre ne sera pas de trop.

Alors tu t’approches, lentement, avant de prendre place au comptoir. Pas de barman de suite à l’horizon mais tu entends du bruit, le type est apparemment accroupi en train de ranger des verres. « Hé mon gars ! » Balances-tu comme pour attirer son attention. Le type relève la tête avant de se redresser, tandis que tu t’installes plus confortablement. « Une biè… » Mais tu es stoppé net. Ce type. Ce regard clair, cette tignasse brune dans laquelle tu as trop glissé tes mains. Ce fantôme d’un passé de plusieurs années. D’un passé que tu as fui, après t’être lâchement échappé. Grant. Tu le reconnaitrais entre mille. La seule relation sérieuse que tu as pu avoir en dehors d’Ario et Jem. La seule relation qui est un tant soit peu compté pour toi, bien que ça, tu ne le reconnaitras jamais. La bouche ouverte, tu hallucines complètement. Jamais tu ne pensais le revoir un jour.
Mais finalement, tu retrouves tes esprits, fronçant les sourcils, adoptant une mine plus fermée et froide. « Qu’est-ce que tu fous là Grant » Lâches-tu, presque comme une question qui n’en est pas une. Est-ce que tu as réellement envie de le savoir ? Ce qui est sur c’est qu’il est bel et bien devant toi, dans le bordel de ton homme. De celui qui partage ta vie depuis plusieurs mois. De celui auquel tu t’es attaché.
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MessageSujet: Re: Are you fucking kidding me? [Ario & Angelo]   Mar 1 Nov - 19:28
Are you fucking kidding me ?



L’endroit est soft, les lignes épurées, la volonté d’annihiler toutes fanfreluches naïve et stupide omniprésente : tu appréciais Darko pour sa sobriété, tu apprécies encore plus son bordel et la façon dont il a conçu les lieux. Le luxe se perd dans les lignes noires et blanches, autant de dualités qui n’accrochent pas l’œil et permettent de se concentrer sur les courbes des prostituées, le calme est véridique, dieu qui se complaît dans l’absence totale de superficialité, et la volupté se promène sur chaque visage, chaque courbe et chaque petite porte qui promet les milles et un délices. Ici le décor reste pur afin de glorifier l’essentiel, à savoir la chair en elle-même, les sourires moqueurs et les faux rires, les gémissements indécents et l’ivresse des sens.
Le rez-de-chaussée comporte ce qu’ils appellent tous le salon : un bar, quelques tables et chaises, des barres pour les quelques strip-teaseurs qui permettent de distraire les clients mais sans rafler la clientèle aux prostituées, et des lumières crues. Pas de faux semblants ici : on sait pour quoi on vient et personne ne s’y perd. Ton bureau est exactement pareil, les chambres aussi : c’est presque sinistre dès que les prostituées sont parties et emportent avec elles la couleur de leurs parures. Mais cela te plaît : quelque part, c’est une autre prison sans barreaux, et où tu es le maître incontesté.
On toque et une hôtesse t’indique sommairement qu’Angelo est là. C’est étrange, tu n’es directeur que depuis quelques semaines mais les filles ont vite compris et filent droit. Tu n’as quasiment rien eu à faire, elles savaient d’emblée qu’il ne fallait pas te chercher. Tout comme elles ont compris qui était le Chaton qui se faufilait par l’arrière-porte : tu as surpris quelques regards appréciateurs et des sourires presque sincères. Elles doivent être ravies que le patron soit gay, cela leur évite le désagrément de devoir coucher avec lui. En tout cas il tombe à pic, tu commençais à ne plus savoir à quel neurone te vouer devant ces lignes de comptes qui ne veulent parfois plus rien dire : la prochaine fois que Furio voudra embaucher un serbe, tu le préviendras qu’ils savent compter comme leurs pieds !
Tu te relèves et rejoins le Salon, ravi à l’idée de pouvoir le serrer contre toi et profiter de sa chaleur, celle qui vous fait tellement défaut à tous les deux depuis la mort de Jem. Mais tu entends sa voix quand tu t’approches et de loin, tu l’aperçois qui cause avec le nouveau barman. Tu fronces aussitôt les sourcils, la jalousie fusant avec violence : tu acceptes qu’il voit d’autres hommes, à vrai dire tu t’en fiches un peu et tu sais comment lui faire comprendre ensuite à qui il appartient réellement, mais dans ton propre établissement et avec ce type dont tu ne sais rien, ça te met étrangement mal à l’aise.
Et ça te déplaît encore plus quand tu l’entends l’appeler par son prénom : en quelques pas tu es à ses côtés, tu glisses un bras solide autour de la taille du Chaton pour marquer ta propriété et tu esquisses un sourire froid à Grant :
- Tiens donc, tu connais mon Chaton toi ?
Autant rabaisser tout de suite Angelo et faire comprendre au barman que certains propriétés ne peuvent pas être touchées, même ici.

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MessageSujet: Re: Are you fucking kidding me? [Ario & Angelo]   Jeu 3 Nov - 18:36

Je ne vais rien obtenir de ses deux là. C'est une évidence. Ils chuchotent. Ils s'emportent. Une petite gorgée de vodka pour deux baffes bien senties dans le dos de l'autre. Des baffes d'encouragement. Des baffes pour signifier que ça ira. Ils complotent définitivement quelque chose, mais je n'arrive simplement pas à mettre le doigt dessus. Ça sera pour une autre fois sans doute. Surtout qu'ils se lèvent après avoir terminé leurs verres cul sec et déposé une pile de billets sur le comptoir. Ils ne savent pas compter ou essaient de m'acheter. Je doute encore. Si la drogue et tout ce que ça implique je commençais à bien le cerner, cet univers-là c'est encore tout nouveau pour moi. C'est normal, j'imagine. C'est un peu comme toute chose. Le temps de se faire à l'idée qu'on est sorti de notre zone de confort, qu'on assimile un peu le fonctionnement d'un mode de vie qui nous échappe, et après tout ira à merveille. Il faut l'espérer. Dans tous les cas j'imagine que là encore tout est une question de confiance. Si tu files droit et que tu prouves que peu importe ce que tu verras ou entendra tu vas te contenter de fermer ta gueule, on ne te fera pas d'ennuis. La dernière chose que je veux c'est m'attirer des ennuis et perdre ce job parce que j'ai fait une connerie. La dernière chose que je veux c'est aller voir le chef et lui dire que j'ai merdé et que la couverture est foutue pour un moment. Je serais bien de corvées de nouvelle recrue jusqu'à la fin de mes jours. Alors je fou les billets dans la caisse, tous les billets à défaut de savoir, et je retourne à mes verres que j'entreprends de ranger. Je crois pas que le patron me fera la gueule s'il a plus dans ses poches en fin de journée.

Et là j'entends une voix. Une voix qui me semble familière. Alors forcément je relève la tête avant de me redresser pour voir la source de la voix qui allait visiblement commander une bière et là le choc. Le FUCK qui résonne dans ma tête parce que je ne sais pas quoi penser d'autre à ce moment-là quand je vois la gueule du mec. Fuck. Je ne sais pas quoi dire, je ne sais pas quoi lui dire. Je ne sais pas quoi répondre à sa question. Je ne sais pas comment redémarrer cette saleté de cœur qui a raté un battement si fortement que j'en ai mal. Ce putain de mal qui me dévorait lorsqu'il est parti il y a deux ans sans que je comprenne réellement pourquoi. Parce que je lui ai dit que je l'aime? Peut-être. Sans doute. Un amour dont je ne me suis pas vraiment remis parce que. On a pas de contrôle sur la chose. Pas plus que je n'ai de contrôle en ce moment alors que ma tête vacille entre ce fuck qui risque de brûler ma couverture si je ne fais pas attention et le double fuck quand je vois le patron s'approcher. Impossible d'avoir placé le moindre mot avant qu'il n'arrive. Impossible de trouver quoi dire quand je vois le patron qui l'enlace comme ça. Putain le comble.

Je dois réagir. Vite. Je ne vais pas lapider tout ce que j'ai pu faire ici simplement parce que je ne me suis pas remis de la rupture avec mon ex. C'est tout sauf professionnel. Pour la police et pour ce job. Aussi bien la jouer franc jeu parce que ça se saura de toute façon. J'imagine. Puis avec le regard du patron, avec sa tête de dure à cuire à qui il vaut mieux ne pas chercher d'ennuis, je sais qu'il faut que je me tienne tranquille. Il faut surtout que j'évite la crise de larmes. Il faut que j'évite la déclaration d'amour complètement désespérée.

« Je connais Angelo oui. On s'est fréquenté. »

J'aurais pu ajouter que c'est terminé depuis longtemps, mais à voir la façon dont il s'agrippe à lui je suppose qu'il sait. Merci pour le coup de poignard en plein cœur. Franchement, super apprécié.
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MessageSujet: Re: Are you fucking kidding me? [Ario & Angelo]   Mar 8 Nov - 23:35
Tu vois son visage se décomposer de surprise lorsqu’il te voit. Lorsque lui aussi il se rend compte, il réalise. Tu es le méchant dans l’histoire, le briseur de cœur. Tu es celui qui aurait dû rester, qui aurait dû embrasser un destin heureux et simple. Mais non, tu ne pouvais pas comprendre les sentiments. Tu ne pouvais pas admettre qu’il pouvait t’aimer vraiment, qu’il pouvait tenir à toi. Tu as préféré fuir parce que c’était tellement plus simple que d’admettre tenir à quelqu’un. Que d’admettre que tu étais en mesure de t’attacher. Toi qui a toujours fuis les sentiments parce que tu te disais simplement que c’est probablement au moment où tu aimerais le plus que tu pourrais te faire abandonner. Tout perdre. Toi qui n’a jamais réellement eu la sensation d’être important pour quelqu’un, avant lui.
Ton ton est coupant, froid. Tu es sur la défensive, tel un chaton feulant, prêt à se défendre, à attaquer, à répliquer. Mais un chat qui est sur son territoire. Alors tu le dévisages, attendant une réponse, mais Ario arrive sur ces entres faits et Grant n’a pas le temps de réagir. Toi, tu restes juste de marbre.

Tu sens la large main d’Ario se glisser sur sa taille et immédiatement, tu te détends. Tes muscles se relâchent et tu tournes brièvement la tête vers le molosse qui partage ta vie, comme acquiesçant le fait qu’en un sens tu lui appartiens. Toi le chaton sauvage qui a retrouvé un peu de stabilité. Du moins, un semblant de stabilité au vu de ta partielle liberté que tu n’arrives pas à lâcher. Parce que tu sais qu’il fait de même de son côté. Tu es dans le déni de toute envie de plus de stabilité. Tu es impétueux, impertinent, sauvage et indomptable, tu ne cherches pas à voir au delà de la liberté que tu clames haut et fort.
Alors Ario s’adresse à Grant. Ario marque son territoire. Ario s’impose parce qu’ici il est chez lui et que tu as accepté de te lier à lui. D’une certaine façon. Tu ne dis rien. Tu observes, Tu restes là, droit comme un i, assis sur ton tabouret de bar. Le barman improvisé répond que vous vous connaissez, que vous vous êtes fréquenter et tu ne peux qu’acquiescer. Tu n’es pas là pour mentir, tu n’as aucun intérêt à le faire après tout. « C’était il y a longtemps, mais oui, on s’est fréquentés » Lâches-tu comme pour appuyer ses propos et le fait qu’il dit la vérité. Comme pour être totalement honnête avec toi même, mais surtout avec Ario. « Je sens que ça va être joyeux cette petite collaboration... » Dis-tu un peu amer de le découvrir ici, tout en pinçant les lèvres. Tu as eu de nombreuses conquêtes, mais jamais rien d’important, jamais rien de suffisamment intense pour te créer de réels problèmes en surgissant tout droit de ton passé. Tu pourrais t’en vouloir pour ce que tu as fais, avec le recul tu t’en veux presque, d’ailleurs parce que même si tu es réputé pour être un connard, tu dis bien admettre que tu aurais pu ne pas être aussi violent avec lui, il ne le méritait pas. Mais il est un peu tard pour regretter et revenir en arrière. Puis qu’on se le dise, tu n’es pas réellement le genre de type à t’excuser.
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MessageSujet: Re: Are you fucking kidding me? [Ario & Angelo]   Ven 11 Nov - 14:27
Are you fucking kidding me ?



Il y a quelque chose sur le visage du nouveau barman qui trahit le fait qu’il connaisse bien Angelo. Et quelque part, tu ne peux pas réellement lui en vouloir : d’après quelques échos que tu as eu, des regards qui traînaient là où il ne fallait pas et des comptes-rendus, tu sais que beaucoup de monde connaît très bien ton Chaton. Un peu trop à ton goût mais tu le laisses faire, parce qu’Angelo revient toujours à l’appart et qu’au final, c’est dans votre lit qu’il couche. C’est serré contre toi qu’il s’endort. Angelo t’appartient plus qu’à tous les autres alors cela te convient : tu chasses la pique de jalousie et t’intéresse de près au barman. Tu l’avais à peine regardé le jour de l’embauche parce que tu étais pressé de trouver quelqu’un de fiable : le type qui le précédait s’était barré en apprenant que Darko ne reviendrait pas et tu le soupçonnait de tremper dans des affaires louches. Du coup c’est surtout le CV du type que tu avais regardé, plus que sa tronche ou sa façon de s’habiller : il avait l’air clean, semblait avoir de l’expérience et cela t’avait suffi. Mais il connaît le Chaton et là, ça change beaucoup de choses, surtout quand il prend sur lui pour t’annoncer qu’ils se sont fréquentés.
Aïe.
Fréquenter, c’est déjà davantage que coucher. Fréquenter implique une certaine durée et une relation plus approfondie que prévue. Et ça, tu n’aimes pas du tout, alors tu te renfrognes légèrement et ton regard se fait encore plus scrutateur alors que tes doigts se resserrent sur les hanches fines du Chaton. Peu importe que cela ait eu lieu il y a longtemps : apparemment Angelo n’y est pas indifférent, ni même sarcastique comme il sait l’être d’habitude, alors tu te retrouves sur le qui-vive à les observer avec un calme presque inquiétant. Surtout de ta part à toi.
- Sers-nous trois bières.
L’ordre tombe, tu ne vas pas lâcher tes proies de sitôt. Tu veux en savoir plus, creuser tout cela et mettre le Chaton au pied du mur : ça ne te plaît pas, pas plus que l’idée qu’Angelo recroise ce type chaque fois qu’il viendra ici, alors tu as besoin de mettre les choses à plat pour te tranquilliser l’esprit.
Tu attrapes un tabouret, t’assois dessus tout en relâchant Angelo, et prend tes aises face aux deux énergumènes. Sourcil relevé, air impassible, tu reprends :
- J’veux tout savoir. Parce qu’Angelo est du genre à baiser et s’enfuir après, alors carrément « fréquenter » quelqu’un, c’est que tu devais valoir le coup Grant. Tu permets que je t’appelle Grant et que je te tutoies hein ?
De toute façon tu ne lui laisses pas le choix. Parce que ce Grant, tu vas tellement l’observer au microscope que tu finiras même par savoir la marque de son caleçon !

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MessageSujet: Re: Are you fucking kidding me? [Ario & Angelo]   Ven 11 Nov - 16:57

C'était il y a longtemps. C'est ce qu'il a dit. C'est sans doute ce que j'aurais dû dire, mais j'en ai été incapable. Longtemps pour lui, comme hier pour moi. On croit qu'on s'en est remis. On vit dans le déni, mais le coup de poignard ne ment pas. La douleur poignante dans la poitrine ne ment pas. Le cœur sait lui que ça ne semble pas si lointain, que c'est presque comme si ça c'était terminé hier. Le cœur qui essaie de se tenir droit, de ne pas stupidement flancher parce qu'il doit être plus fort que ça. Alors je dégluti simplement, je fixe le comptoir devant moi un instant. Sans ajouter à ses propos. Il n'a pas tord. Ça va être la merde. Une merde dont je n'avais sérieusement pas besoin ici. Surtout pas avec cette situation dans laquelle je me suis volontairement foutu parce que je me sentais apte à le faire. La dernière année n'a pas été facile, mais elle a prouvé que j'avais du potentiel pour me la jouer double jeu. Ce n'est pas le moment de tout exploser. Alors je relève les yeux en direction du patron qui demande des bières, qui est calme. Bon ou mauvais signe je ne pourrais pas le dire. Je ne le connais pas vraiment. Je connais sa famille de réputation parce que je me suis renseigné un peu auprès de mes collègues. Je sais qu'il a fait de la prison. Je sais que son oncle est une tête importante de la mafia. J'en sais sans doute trop pour mon propre bien en ses instants.

Je me penche pour prendre trois grosse choppes en verre pour pouvoir y verser de la bière alors qu'il s'installe et qu'il pose LA question que je ne voulais pas entendre. Un mec qui veut connaître les détails de l'histoire avec l'ex de son mec, ça ne peut pas être bon. Et moi, je sens le naturel qui revient. Je sens ses mots trop parfaits qui me sortait de la bouche avant que je commence à me la jouer infiltré qui se forme sur le bout de ma langue et je les retiens. Chasser le naturel et il revient au galop. C'est ce qu'on dit, mais il ne faut pas. Je ne suis plus le type qui bossait dans un bureau et je n'ai plus le parlé de ce type non plus.  Alors je verse simplement les bières, profitant de la chose pour excuser que je ne fixe pas le patron en lui répondant.

« C'est vous le patron. Vous m’appelez comme vous voulez. »

Je dépose une bière devant lui et continue de remplir les deux autres.

« On s'est fréquenté un peu. Il a emménagé avec moi. Je lui ai exprimé le fond de mes sentiments. Il a sorti les griffes pendant deux bons mois et il s'est tiré. J'ai pas eu d'explications alors j'ai supposé que c'était trop rapide. Un gros huit mois au total. Ça résume la chose. »

Il y a du ressenti dans mes mots. Je le sais. Je le sens, mais c'est pas le genre de chose qu'on peut vraiment contrôler. Alors c'est simplement sorti comme ça devait sortir. J'ai posé la seconde bière devant Angelo en levant les yeux vers lui un instant.

« Autre chose à ajouter? »

Puis j'ai terminé de remplir la dernière bière avant de finalement fixer le patron. On verra bien ce qui va en découler.
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MessageSujet: Re: Are you fucking kidding me? [Ario & Angelo]   Mer 16 Nov - 20:35
Ario te connais. Un peu trop bien finalement. Il a bien cerné le personnage. Tu es plutôt de ces types qui prennent leur pied avant de fuir en courant, le reste, les responsabilités, les trucs suivi, très peu pour toi. Sauf avec l’espèce de molosse possessif qui prend place à côté de toi. T’as encore du mal à te l’expliquer pourquoi tu t’es attaché à lui. Peut être parce que finalement, derrière cette once d’attachement, y’a un truc en plus. Ta liberté est partielle, tu l’as, tu la veux, encore et toujours pourtant, tu reviens toujours près de lui, tôt ou tard. Mais après de là à avouer que tu tiens à lui, que t’as développé des sentiments, faut pas déconner. T’as cette arrogance qui te colle à la peau. Cette verbe qui t’aide à balancer au monde que tu t’en fous, que tu ne tiens à personne, pas même à ta propre carcasse. Tu te contentes de baisser le regard sur ta bière, les laissant causer. Bizarrement, t’as pas trop envie de l’ouvrir pour une fois, sentant bien que tu as le cul entre deux chaises dans cette conversation.

T’écoutes Grant tout en fixant derrière lui les diverses bouteilles qui s’alignent sur le bar, t’attend d’avoir ta bière pour noyer tes réflexions à l’intérieur, probablement. Tu te sens un peu mal pour ce pauvre Grant, qui se retrouve dans une fâcheuse posture parce que t’as été un salop. Mais en même temps, il n’en serait probablement pas là si tu ne t’étais pas barré. T’en deviens presque curieux t’en apprendre plus, de savoir ce qui l’a conduit à devenir barman dans un bordel, lui qui avait bien d’autres rêves de carrière à l’époque. Lui qui était, avec toi, l’exemple même de la légalité, presque de la banalité. Mais en même temps, vous n’étiez pas là pour faire compliqué.
Tu peux sentir le ressentiment dans ses mots et tu te contentes de te racler la gorge lorsqu’il te demande si t’as un truc à ajouter. « Non t’a bien résumé » Tu n’as rien d’autres à dire, pas même des excuses à lui exposer. Pas là, pas devant Ario, pas alors que t’as l’impression d’être l’investigateur de cette fichue scène. Toi qui voulait juste voir Ario pour trois papiers, peut être que si tu avais sur, tu te serais abstenu de venir.

Alors tu demeures juste bien silencieux, loin de tes sarcasmes et tergiversations habituelle. T’as juste envie que cet affreux moment se termine. Tu prends une, puis deux gorgées de bière. « Bon vous m’en voulez pas, mais j’pense pas que je vais m’éterniser ici hein » La fuite te semble être la meilleure stratégie en cet instant, alors tu entames de descendre de ton tabouret, lissant machinalement ta cravate.
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MessageSujet: Re: Are you fucking kidding me? [Ario & Angelo]   Sam 19 Nov - 13:06
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Il t’intrigue malgré lui : u ne l’avais vraiment pas regardé le jour de l’embauche. Tu découvres maintenant un homme au regard décidé mais qui se voile parfois d’émotion, surtout quand il le pose sur le Chaton. Ce n’est pas forcément pour te plaire ça mais tu n’arrives pas à lui en vouloir : apparemment leur histoire a été plus douloureuse pour lui que pour Angelo. Mais c’est normal, tu connais bien ton Chaton : il a planté ses griffes et s’est sauvé en courant quand l’autre a commencé à faire preuve de douceur. C’est assez déstabilisant, mais Angelo a besoin de fermeté peut-être parce que sa liberté et son indépendance lui sont montés à la tête. Alors ce type a dû en baver sérieusement, d’autant qu’à voir ses regards, il était accroc : dommage pour lui et tant mieux pour toi car s’ils étaient restés ensemble, tu n’aurais jamais pu profiter du Chaton comme tu en profites maintenant.
Un sourire un peu gras et passablement ironique se dessine sur tes lèvres quand Grant te raconte leur idylle, et au moment où Angelo tente de se défiler, tu passes ton bras autour de sa taille et l’oblige à rester assis sur son tabouret, faisant claquer ta langue contre ton palais.
- Hop là, tu restes Chaton. Tout cela devient bien trop intéressant…
Tu attrapes ta bière de l’autre main et en bois une grande gorgée tout en continuant à regarder Grant, terriblement amusé par tout cela. Parce que dans le fond, oui, cela t’amuse : tu n’arrives pas à t’offusquer de l’amour que ce pauvre type porte encore à ton mec. C’est comme ça : pour la première fois, tu ne ressens aucune jalousie. Pas l’ombre d’un soupçon.
- Donc vous avez baisé pendant 8 mois et ce petit salopard t’a plaqué du jour au lendemain ? Outch… C’est violent ça. Mais ça lui ressemble.
Tu n’es pas bourré ni ivre ni même stone : ta voix est posée, ton regard ferme et ton sourire plus diabolique que jamais.
- Le truc avec Angelo, c’est qu’il faut le mater avant d’essayer de le monter, tu vois ? C’est un enfoiré de première donc si tu veux esquiver ses griffes, faut l’attacher. C’est comme ça que j’ai fait, n’est-ce pas ?
Tu souris à Angelo, te foutant ouvertement de sa gueule. Alors là, tu ne vas pas te gêner pour le faire chier ce petit gredin qui passe son temps à coucher à droite et à gauche :
- Alors comme ça, tu l’as plaqué sans explications ? Tu sais que ce petit stratagème fonctionnera pas avec moi, hein ? J’irai te chercher par la peau des fesses…

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MessageSujet: Re: Are you fucking kidding me? [Ario & Angelo]   Dim 20 Nov - 22:28

Forcément, il veut se tirer. Encore. Toujours la fuite. C'est tellement facile. Surtout que moi je suis coincé ici. Moi je suis coincé derrière ce comptoir avec un arrière goût dont je ne peux pas me débarrasser. Je suis coincé avec le patron devant moi qui pourrait bien me montrer la porte pour ce que j'en sais. Il n'est pas con. Je me doute bien qu'il ne l'est pas. Il ne ratera pas que son chaton m'a laissé une boule de poils dans la gorge et que je n'arrive pas à la digérer. C'est comme ça. Qu'est-ce qu'on peut y faire? Le patron qui a décidé que c'était amusant tout ça et qui décide de retenir Angelo. Intéressant, c'est le terme qu'il a utilisé. La merde oui plutôt. Qu'est-ce que ça lui apportera que je lui donne les détails de ça? En quoi ça va améliorer la situation de savoir que oui on a baisé pendant huit mois comme il le dit si bien? Je porte la bière a mes lèvres pour en avaler une bonne gorgée bien amère. Au fond je ne le connaissais peut-être pas si bien Angelo. Peut-être que je me suis fait des idées et qu'il s'est contenté de les replacer là où elles devaient être. C'est l'impression que me donne les paroles du patron. Lui qui semble si bien connaître cet ex sur qui j'évite d'attarder le regard. Il en parle comme s'il s'agissait d'un gamin qui ne demande qu'à être corrigé. Peut-être qu'au fond c'est ce qu'il est. Peut-être que je refusais simplement de le voir. Peut-être.

« Visiblement j'ai été recalé au cours de dressage. »

Qu'est-ce que je peux dire de plus? Qu'est-ce que je peux dire en fait? L'essentiel de la situation passée à été exprimé. Angelo n'a qu'une envie et c'est encore de se tirer. Moi je ne veux que garder mon boulot. Le patron lui semble être le seul à bien se marrer. C'est presque à se demander s'il ne tire pas un certain plaisir de tout ce merdier qui moi me fait me braquer. J'observe tout de même. J'écoute. Je suis curieux de voir comment il va réagir Angelo face cette grosse brute qui marque son territoire. C'est jamais plaisant de voir son ex avec un autre. C'est intéressant par contre de voir ce que cet autre a de points communs et de différences avec nous. Les différences je les vois sans peine. Les points communs, il y a du travail à faire. Alors je bois ma bière et j'attends. On verra bien ce qu'il en pensera le chaton.
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MessageSujet: Re: Are you fucking kidding me? [Ario & Angelo]   
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