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Iron - Mais dans l'ombre du miroir je ne vois que du triste.

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les locatairesles potins


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Message(#) Sujet: Iron - Mais dans l'ombre du miroir je ne vois que du triste. Sam 15 Oct - 21:50

(Quand et comment avez vous emménagé au Parking ?) L'amour, la possession, tout ça à la fois. C'est pas vraiment clair, t'as été piloté en automatique, complètement largué. La colère dans la tête, la violence dans les veines et les pieds guidés par tout ça, patchwork d'émotions. T'es arrivé en conduisant comme un fou, la bave aux lèvres, t'as écrasé la pédale, jurant de détruire ceux qui se mettraient en travers du chemin. T'as trouvé ce que tu cherchais, t'as gagné. Pour une fois que la vie te souriait, t'as pas vraiment gaffe, t'as même pas cherché à comprendre : t'as vécu comme t'aurait pu le faire des années auparavant.
T'as tenté d'effacer ta dette, de vivre comme il le fallait. Mais les démons étaient là, dans le fond, ils attendaient que l'heure vienne. Et elle est venue. T'as pris la fuite comme un lâche, t'as disparu et t'es revenu au Parking, l'endroit vidé d'elle, de celle pour qui tu donnerais aveuglement ta vie, pour celle qui de tes poings tu faisais tienne.
T'es de retour pour de bon cette fois, et tu comptes bien faire ton trou, lui prouver que t'es le bon et te venger de ceux qui ont empoisonné ta vie.  
(Que pensez-vous de l'immeuble et vos voisins ?) Rien à foutre. Les gens sont déchainés, qu'ils soient des criminels en puissance ou des pauvres types qui se vendent pour une dose, c'est pas ton problème, tu fais avec. T'es là pour une raison, t'es là pour elle, rien d'autre. L'immeuble est une daube, un modèle de désintégration sociale, mais un endroit où les cas sociaux vivent bien. L'endroit importe peu tant qu'il y a l'ivresse de se sentir vivre. Elle est là, alors ça suffit à ton cerveau pour se dire que c'est ici qu'il faut être, que c'est ici que la guerre se gagnera.
Faut jouer des poings, faut vivre, faut se battre tous les jours pour subsister. L'immeuble, c'est bien, c'est à chier, c'est tout et rien à la fois. Des murs, c'est rien que des murs, l'énergie et les âmes, c'est un truc à la con, un truc de hippie : t'es sûr d'une chose : les murs, c'est des murs, et les murs, c'est fait pour enfermer. Pour enfermer les idéaux et les rêves. Les murs, c'est des barrières sociales, des cloisons qu'on abattra jamais parce que l'Homme est comme ça, il parle et s'fait du mal, mais il n'agit jamais.

(Quelle est votre réputation au sein du quartier ?) Celle d'un type pas clair, pas fréquentable. T'es pas le type à qui on donnerait le bon dieu sans confession, parce que t'as la silhouette pâle, de ces gens d'Europe du Nord, la faute à ta mère sûrement, et que t'as les yeux d'un fou. T'es déconnecté, ton regard se perd dans le vide intersidéral, on pourrait croire que tu parles aux étoiles ou que tu sondes les abysses de ta pensée mais pour dire vrai, la plupart du temps, t'es sous l'influence de la came, elle te bouffe la vie, elle te ronge.
T'es un violent, tu t'es déjà fritté pour des conneries, un regard mal placé ou l'autre fois, juste parce que la tête du type te revenait pas. T'as aussi la réputation d'être un bon dans ton domaine : même si t'es nouveau, t'as déjà su comment faire pour qu'on traite avec toi quand il s'agit de flingues. Et cette odeur mélangée, lueur d'éthanol et de vieux tabac froid qui se dégage de ta bouche, ça marque aussi ton surnom, le nouveau : le cendrier.  

(NOM) Blackwood. C'est sans fioriture, un nom comme les américains savent le faire. C'est un héritage centenaire ou un truc comme ça, tu t'en fous, t'en es pas vraiment fier parce que la seule chose dont tu te souviens quand tu vois ce nom écrit quelque part, c'est sans aucun doute la gueule de ton connard de père levant la main sur ta pauvre mère trop faible pour faire quoique ce soit. Qu'on te donne du "Monsieur Blackwood" en société et tu pourrais casser la gueule du type qui ose le dire. Ca te file la gerbe, des églises entières morcelées dans ton œsophage. T'as pas envie de ressembler à cette ordure et pourtant t'es bien un Blackwood, t'es son portrait craché, de tes yeux à la lueur froide au comportement de connard.  (PRÉNOM) Iron. Le fer, la poigne d'acier. Le Tatcher de Denver, c'est un peu toi. T'es un dur comme l'indique ton prénom, t'as connu la misère, la guerre familiale aussi. T'as connu la sensualité d'une jeunesse ravagée et pourtant t'es toujours là, comme un putain de phare au milieu d'un océan déchainé. On peut lâcher les chiens, Iron la poigne métallique est là. T'as un deuxième prénom : Simon mais que t'utilises jamais. T'aimes pas ça les noms à rallonge. T'es Iron, rien d'autre.   (ÂGE) Vingt-neuf ans. Presque trente. Certains s'interrogent presque, se demandent comment t'as pu survivre autant de temps et toi, t'es un peu pareil, t'es là sans y être. Vingt-neuf années à se demander pourquoi et comment, vingt-neuf ans à nager dans les eaux troubles d'un monde qui régule trop, d'un monde qui cloisonne et qui décide. T'es un peu désabusé, tu comprends rien, t'aimes pas la politique, pas les voyages non plus. T'as rien d'un adulte et pourtant t'as été plongé dedans enfant, comme Obélix dans cette potion magique. T'aurais préféré tomber dans l'or ou une de ces conneries mais non, t'es tombé dans les emmerdes. Vingt-neuf ans à payer les erreurs des autres, vingt-neuf ans pour avoir le temps de faire les tiennes aussi. (DATE ET LIEU DE NAISSANCE) Denver. Le Colorado. C'est des souvenirs dingues dans cette ville. C'est la ville de LA rencontre, pas celle d'Harry et Sally, pas celle non plus de ce crétin d'Adam et de cette tentatrice d'Eve; mieux qu'ça. C'est la rencontre inévitable avec elle. Ton idéal, ta nemesis aussi. De tes coups naquit la haine mais de l'assaut de tes reins, d'inoubliables moments. Denver, il y a vingt-neuf ans, froid jour de mars, vers la fin du mois. Le 30. Denver, ville de vices, parodique, presque comme dans un épisode de South Park, les coulées de lave en moins. La tanière où t'as su faire ton trou, ta réputation aussi.    (OCCUPATION OU ACTIVITÉ) T'as longtemps été un bon mécanicien, t'avais des talents là-dedans. La graisse, l'essence qui gicle au coin des lèvres, barbouillant la gueule avec appétit. Mais pour la drogue, saloperie cupide, t'as plongé droit dans le mauvais côté. T'as pris les chemins de traverses, les zones interdites. T'es une no-go-zone à toi tout seul, t'as vendu des flingues que tu piquais aux trafiquants puis t'es devenu l'un d'eux, presque le magnat.  (NATIONALITÉ) Un américain. Un pur et dur. Un redneck ou presque. T'es fier d'être né dans la nation d'Oncle Sam parce qu'après tout, c'est bien le pays de tous les possibles. Tu peux être un taulard condamné à mort et être un putain d'écrivain en même temps, tu peux même vendre la sauce barbecue qui te servait à agrémenter les pièces de choix de tes victimes comme ce bon vieux Ottis Tool. Ouais, tu peux faire tout ça dans ce beau pays : te présenter aux élections comme le pourfendeur des pauvres avec des milliards sur ton compte, tu peux aussi te vanter de baiser des femmes démunies ou le faire vraiment, l'américain pardonne tout.  (ORIGINES) T'es aussi américain qu'on peut l'être du côté de ton père. Une famille de fermiers qui s'est reconvertie dans l'industrie après les crises céréalières mais finalement, ça n'a rien changé : la misère s'est greffée comme une vieille pote. Du côté de ta mère, on trouve des traces nordiques, peut-être norvégiennes, c'est très vieux et t'as pas approfondi le sujet.  (STATUT CIVIL) D'un point de vue juridique, t'es célibataire. C'est ce qui est marqué sur la fiche de renseignements du Bureau Fédéral, mais à vrai dire, t'es persuadé d'être en couple parce qu'il ne peut pas en être autrement, Flora est à toi, à personne d'autre. Au diable son gosse et sa trahison, c'est elle qui dirige ta vie, alors pour toi, dans les films que tu repasses en boucle dans l'enfer en huis clos de ton cerveau, t'es bien maqué avec elle. C'est rien qu'une question de temps avant qu'elle pense la même chose.  (ORIENTATION SEXUELLE) Les seins, les chattes. C'est toujours ce qui t'as attiré. T'as jamais compris comment il pouvait en être autrement, t'es pas franchement tolérant, c'est même le contraire. Les homos te dérangent pas tant qu'ils font ça dans un coin, sans que tu voies.  (DATE D'ARRIVÉE AU PARKING) En mai 2016 pour la première fois. La deuxième arrivée, providentielle s'est faite à la moitié du mois d'octobre, le 15.   (GROUPE) T'es de ceux qui survivent, de façon intensive.  

PSEUDO/PRENOM : RedDragon sur le web, Yoann dans la vie.  ÂGE : 21 ans PAYS : J'habite en France (mais je bouge souvent en Belgique)  FRÉQUENCE DE CONNEXION : Beaucoup de jours sur sept, beaucoup trop. COMMENT AVEZ VOUS TROUVÉ LE FORUM ? : J'avais déjà repéré le forum sur bazzart je crois, maintenant que j'ai le temps, je craque. (REPRISE DU PERSONNAGE) Il l'est déjà, je suppose que oui.  (TYPE DE PERSO) C'est un scénario créé par Flora Coleridge (CRÉDITS) AMIANTE pour le codage de la fiche COMMENTAIRE OU SUGGESTION :  SUPER  AVATAR : Bill Skarsgård
IRON SIMON BLACKWOOD
L'Insoumission qui dit : je n'ai ni dieu ni maître ni qui que ce soit.  
Comment ça a pu foirer comme ça ? Comment est-ce qu'on devient ce qu'on est ?
De la philosophie à l'heure où tu rêves de t'exploser le crâne avec une bouteille de vodka ou avec un pétard. Je suis comme ça, je suis surprenant. Je te mène dans les travers que tu ne voudrais même pas soupçonner.
Agitateur de curiosité ou type qui veut faire son intéressant ? Tout ça à la fois certainement. Je suis pas là pour te donner des leçons, fils. (j'ai toujours rêvé de m'adresser comme ça à quelqu'un, comme un vieux sage donneur de leçons). J'suis pas là pour t'expliquer comment faut te comporter, que manger ses haricots et sa bouillie de poisson congelé c'est important pour avoir une belle vie.

La belle vie ne concerne que ceux qui y croient encore, certainement ceux qui sont nés avec une cuillère en rubis dans la bouche. Ceux qui croient que le caviar se bouffe au petit-déjeuner comme tu bouffes ton pitch. La dure réalité de la vie, c'est ton père miséreux qui s'en veut de ne pas pouvoir t'offrir la vie qu'il voudrait t'offrir et qui se rend bien compte que sa casquette rouge n'y fait rien, qui s'rend compte aussi que sa salopette toute sale ne te donne pas envie de te casser le cul pour aller au turbin. T'as pas envie de dépenser ton énergie pour cinq dollars de l'heure.
Alors puisque ton père qui noie sa tristesse dans le whisky sans glace est un aigri sans concession, qu'il trouve que sa vie est merdique à cause de sa famille qui ne le comprend pas, il cogne. Il te cogne dessus quand t'es dans les parages, il te frappe si fort que tu as parfois du mal à marcher, tu boites. T'accuses les chaises trop hautes, t'accuses ton chien imaginaire de t'avoir bousculé. Tu caches comme tu le peux, t'es un vieux de la vieille et à neuf ans déjà, t'as toutes les stratégies nécessaires pour éloigner les vilains agents des services sociaux.
Quand t'es pas là, à l'école ou en fuite perpétuelle chez tes rares amis, c'est ta mère qui ramasse, elle prend cher. Il lui casse parfois des trucs, elle se remet toute seule, l'hôpital n'est même pas un espoir. T'as peur pour ta sœur cadette d'un an seulement, tu flippes à chaque fois qu'elle est à la maison et que t'es pas là. Elle est tout pour toi, alors tu profites des moments calmes pour l'aider un peu : dans ses devoirs ou dans sa vie.

La réalité c'est ça. La réalité des classes moyennes et des classes pauvres. Le quotidien, dans ce pays c'est de ne pas pouvoir prévenir les autorités sous peine de se voir trimballer dans des foyers sociaux douteux ou dans tes familles d'accueil qui ne veulent rien d'autre qu'un esclave. La réalité c'est aussi le fait qu'il est hors de question de te séparer de ta sœur. Honteusement, t'es attaché à elle comme un aimant se colle au métal. Ta mère ne bouge pas, elle est aussi attachée. La peur lui vrille certainement le bide, cette inactivité te flingue dés l'enfance. Tu comprends rien, à croire qu'elle aime se faire défoncer le visage avec les poings. Parfois même, une fois de mémoire, il lui a décoché un coup de pied dans le bide parce que le rôti était trop cuit.
C'est dans ce cadre gamin que la vie se fait, qu'elle se déroule. C'est loin des idées que t'as de la jeunesse. Pas de console, pas même de jouets si ce n'est quelque comics volés chez le kiosquier du coin.
La construction, dans des milieux dysfonctionnels de la sorte, se fait de façon biaisée. Les rapports humains se défont complètement. La victime n'est pas le bourreau, elle est victime toute sa vie.
Tu ronges ton frein, tu arrêtes l'école tôt, trop tôt. C'est pas ton truc, l'Histoire te passionne mais c'est tout, tu te fous complètement des mathématiques et des autres conneries théoriques dans le genre. T'es un type qui aime le concret. Alors tu mets la main dans le sang, tu baignes dedans. Tu bosses, en parallèle avec l'école dans un premier temps, dans un abattoir. T'aimes bien ça, tu découpes les carcasses et t'emballes. Ca pue les globules rouges, l'odeur métallique du sang. T'as les mains pleines de viscères. Et dans la chambre froide, t'accroches des morceaux de viande à la Rocky et tu cognes de toutes tes forces. La gueule de ton père remplaçant la viande qui perle de son sang le plus pur. Tu rêves d'en faire de la bouillie pour gamin. Tes mains sont rouges, sanguinolentes. C'est badant, c'est bandant. Sous tes vêtements, les muscles se développent bien vite. Ronger son frein, sport national. T'es viré de l'école un peu après. Après de multiples avertissements, la directrice ne veut plus te garder, c'est sans aucun doute à cause du petit Bill Tomkins dont le bras est cassé lors d'une bagarre que t'es dégagé de l'école publique de Denver.

A tes seize ans, quelques jours après ton anniversaire, c'est le coup de grâce. Il frappe si fort ta mère qu'elle gerbe dans le salon, ses larmes se mélangeant aux morceaux de carotte qu'elle vient de dégobiller. Une de ses dents termine sa vie dans la flaque immonde. Tes muscles, sacrées armes te servent alors à mettre le paternel à la porte. Il se prend la dérouillée de sa vie et chiale comme une pétasse.
C'est après cet épisode traumatique, un de plus, que tu bascules complètement. La drogue devient ton échappatoire. La drogue est un paradis perdu. Elle t'égraine, elle te fait planer. Tu oublies tout, t'oublies la souffrance et la douleur, t'oublies l'échec cuisant de l'éducation que t'as pas eu. T'es un génie sous son emprise. La Marie-Juana d'abord mais très vite, ça te fait plus rien. T'as même pas envie de continuer tellement les effets sont faibles. Tu fais la connaissance d'un truc bien mieux, tu te piques. L'héroïne arrive dans ta vie comme Jésus arrive dans la vie d'autres types.
Un fleuve d'innocence débarque alors, maître du canoë de la déchéance, tu vogues sans te soucier du lendemain. Il n'a plus d'importance.

Tu t'enfonces à la même époque dans une voie dangereuse. T'as un boulot de mécano où t'es franchement pas mauvais, t'es plutôt génial, talentueux. Tu aimes la crasse, t'aimes les moteurs qui hurlent et les roues qui crissent. Mais t'arrives plus à suivre, l'argent est un problème comme toujours. Pour payer ta dose, c'est plus suffisant, c'est que ça coûte cher une telle addiction. Alors tu bascules. T'entends parler d'un mauvais coup, un deal de trafiquants de flingues. Avec trois potes du garage, tu décides qu'il est temps de s'faire connaître. Un plan facile et sans encombres. Les flingues sont stockés jusqu'au lendemain dans un entrepôt à peine gardé.

Cagoules sur les têtes, flingues achetés l'après-midi même à Billy The Kid, surnom de truand particulièrement ringard, et c'est parti. Le casse est propre, net. Silencieux. Et les caisses de flingues inonde le marché quelques mois plus tard. Une carrière fleurissante de trafiquant se dessine alors que pour toi, des dollars tracent des sourires dans les airs. Les avions volent et ton être s'envole. La drogue est un royaume dans lequel tu es le roi. Assurément.

Puis elle s'est pointée. Déesse. Si la vénérer était lucratif, des milliards seraient tombés sur toi. L'amour fou, sans borne. Religion satanique, attachement d'une profondeur sans nom. Son regard si pur, ses formes aussi. Ses courbes grandioses, vibrantes.
Le bonheur, le paradis autrefois perdu maintenant retrouvé. L'envie d'avancer, de progresser et de construire. L'envie d'être quelqu'un d'autre, d'être grand pour l'impressionner.
La maturité, peut-être. L'Amour avec un grand "A" celui qu'on voit dans les comédies romantiques hollywoodiennes, celui qu'on dévore dans les romans de gare ou ceux qu'on survole à la plage.
L'Amour, vaste réalité. Inoubliable.

Mais la génétique est plus forte, plus forte que tout, que l'Amour même. La génétique, argument faible. Et pourtant. La première fois que t'as cogné sur son joli minois, c'était sans vraie raison. Une mauvaise blague peut-être, t'en sais plus rien. C'est venu comme ça, comme le nez au milieu de la gueule. C'est venu sans crier gare, sans prendre la peine de s'annoncer à l'interphone. T'as frappé, t'as cogné, t'as défoncé. Comme ton père, comme l'être que tu détestais le plus. L'ombre de ce pauvre mec certainement mort pour te hanter jusqu'à la fin de tes immondes jours. T'as chialé, t'as hurlé. T'as fondu en excuses, toutes aussi foireuses les unes que les autres. Salaud un jour, salaud toujours. Impossible, dans le creux de tes rétines, d'effacer cette image d'horreur. Tortures psychologiques à défaut de tortures physiques. Rat rongeant l'intestin.

Puis c'est revenu. Après un certain temps. Ca s'est reproduit encore et encore. Parfois avec une raison parfois juste parce qu'elle ne se tenait pas correctement. Comme la drogue sur le cerveau, comme la drogue dans le sang. Comme si l'inévitable était de frapper encore et encore. De taper dans le dur comme dans le mou. De fracasser, de détruire. Puis tu revenais en chialant, tu revenais pour dire que tu voulais pas, que tu ne comprenais pas ce qui se jouait là, dans ta forteresse mentale. Tu disais que c'était des pulsions, des erreurs, que jamais ça n'aurait l'occasion de se reproduire. Et ça revenait tôt ou tard. Cycle vicieux.
Une mauvaise journée ? Un traffic en échec ? Une descente de flics ou un repas froid ? Tout était bon prétexte à une bastonnade en règle. Puis c'est là que l'alcool s'est pointé, blessé d'avoir été si longuement délaissé pour la drogue. Pas le whisky comme le père, pas question de reproduire le schéma mais la vodka plus que de raison. Du petit déjeuner le matin au coucher le soir (si coucher il y avait) c'était des rinçages de dents à  l'alcool.
Et un beau jour que rien ne prédestinait à être le premier du reste de ta vie, t'as déconné plus gravement qu'avant. T'as cogné tellement fort, t'as étranglé si puissamment que t'as laissé ta gonzesse avec des traces sur la gorge. On aurait pu croire à une œuvre d'art abstraite.
Des semaines d'errance, à ne rien faire. A penser, à déprimer, à te damner. Et t'es rentré, la queue entre les jambes. Sauf que personne était là. Un seul mot griffonné à l'arrachée. Un mot directement gravé dans ta mémoire : Adieu. Jamais plus oublier ne serait possible.

Sans relâche, sans arrêt ni interruption, tu n'as cessé de la rechercher. T'as été en profondeur, t'as écumé les bas-fonds, t'as mis en branle ton réseau de connaissances. Elle était à toi, tienne jusqu'à la mort. Elle n'était plus une femme mais un objet t'appartenant. Ton âme-sœur. Puis un beau jour, t'as retrouvé sa trace. Le Bronx. New-York. Dans sa boutique, plus belle encore qu'autrefois. T'as guetté pendant des jours, jour et nuit, t'étais là. T'as profité d'une matinée calme pour te pointer. Le choc d'abord. Puis l'amertume et la haine, mais t'as rien montré. T'as rongé ton frein, le sport national; faut pas l'oublier.
Un verre, c'est ce que t'as pu tirer de tes mensonges à peine camouflés. T'étais toujours le même, un danger pur et dur. T'avais pas changé, tu changerai jamais. Et t'as du prendre la fuite. Des dangereux créanciers t'ont retrouvé, ils ont fait exactement ce que t'avais fait à la femme de ta vie sauf qu'eux, ils ont pas joué les amants éperdus, eux, ils sont arrivés pour te flinguer, pour t'exploser la gueule à coup de M4.

T'as pris la fuite pour un temps, tu t'es planqué le temps d'arranger tout ça sans pouvoir prévenir ta si divine amante. Jugeant que ça ne pouvait plus durer, t'as décidé de retourner la voir, pour te sentir proche d'elle, pour vérifier qu'elle n'allait pas voir ailleurs. Alors tu t'es pointé tranquillement. Mais c'est un tout autre comité d'accueil qui attendait ton retour. La police. Ils en savaient trop : ce fut l'incarcération.
Quelques mois seulement pour violences involontaires.
La violence derrière les barreaux t'ont décidé : plus rien ne se mettrait entre Flora et toi, ni la justice ni les autres, car de tes bras la vengeance allait poindre.




Dernière édition par Iron Blackwood le Sam 15 Oct - 23:39, édité 14 fois
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« arc-en-ciel de douleur »
› Âge : twenty-six yo – june, 21st.
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Message(#) Sujet: Re: Iron - Mais dans l'ombre du miroir je ne vois que du triste. Sam 15 Oct - 21:53


MON IROOOOOOOOON. FAN I love you CANDICHOU DE CEUX ho
Que tu es beau, mon Roméo. Que tu es beau. BRILLE (Tu as toujours ce regard de méchant garçon, en tout cas. :hihi:)

Je suis vraiment super heureuse que tu sois enfin venu par ici. COOKIE COOKIE SLURP Même si tu me fais du mal, même si tu m'aimes d'une mauvaise façon, je suis heureuse que tu sois là. BAVE2
J'espère qu'on fera de bonne choses ensemble. FAN chou Tu vas voir, je suis sûre qu'on va tout casser ensemble (enfin pas trop, les murs sont fins dans l'immeuble, on risquerait de rameuter tout le quartier). :hihi: En tous les cas, compte sur moi pour te chouchouter tout plein et même si j'ai déjà un bébé dans le ventre, eh bien laisse-moi t'en faire quelques uns désormais. NIARK

Alors maintenant que t'es là, je t'enchaîne à moi et je ne te laisse plus jamais partir. ho LECHE

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envolées, les miettes de nous.


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Dernière édition par Flora Coleridge le Dim 16 Oct - 0:09, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Iron - Mais dans l'ombre du miroir je ne vois que du triste. Sam 15 Oct - 21:54

BIENVENUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUE !! FAN FAN CANDICHOU

Nan mais ta plume, sérieusement, je vais pas m'en remettre. OMG CANDICHOU Iron est terrible dans tes mots, et ça promet tellement de belles choses (douloureuses aussi POTTE ) que wow. OMG BRILLE J'adore ta fichette, et j'ai hâte hâte hââââte de te stalker avec ma superbe colocataire (tu la touches, Ash t'assomme avec sa guitare, t'es prévenu. FUCK HEIN ) et avec tous tes autres partenaires, et de développer notre lien of course. :l: (Fais-moi la haine. MIAOU )

Have fuuuuuuuuuuuun ! :l:




WAS IT A DREAM ?

Death doesn’t let you say goodbye. It just carves holes in your life... and your future... and your heart.
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Dernière édition par Àsgeir Aylen le Dim 16 Oct - 0:22, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Iron - Mais dans l'ombre du miroir je ne vois que du triste. Sam 15 Oct - 21:57

oh lala, tu vas avoir la classe toi. tu vas vraiment avoir la classe. tu vas faire une heureuse, des heureuses, des heureux, et des malheureux. et... et... quel choix ! que dire d'autres à part bienvenue BRILLE :l: ! j'ai hate que tu termines/commences cette fiche du coup !


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Et j’fume l’amour, j’fume la haine, j’fume le temps même, juste pour pouvoir vous tousser mon bonheur en fumée, celui qui s’est fait carboniser par le mégot de mon coeur brisé.
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Message(#) Sujet: Re: Iron - Mais dans l'ombre du miroir je ne vois que du triste. Sam 15 Oct - 22:15

Merciiiii. Cool BRILLE HELLO
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Message(#) Sujet: Re: Iron - Mais dans l'ombre du miroir je ne vois que du triste. Sam 15 Oct - 22:25

Bienvenue, tu promets, j'en suis sûre. CANDICHOU
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Message(#) Sujet: Re: Iron - Mais dans l'ombre du miroir je ne vois que du triste. Sam 15 Oct - 23:03

Bienvenue parmi nous HAWW


❝ wild beasts wearing human skins❞ you were not born of stardust, darling, stardust was born from you, it’s why the stars feel your sorrow and aching heart, they are the fragments of your lost soul, scattered across an endless galaxy, but don’t be afraid, darling, maybe life has broken you, but it can never destroy you.
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Message(#) Sujet: Re: Iron - Mais dans l'ombre du miroir je ne vois que du triste. Sam 15 Oct - 23:41

Merci à vous. HAN HAN
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Message(#) Sujet: Re: Iron - Mais dans l'ombre du miroir je ne vois que du triste. Dim 16 Oct - 0:10


Mon petit mot d'amour a été édité et je dis oui à cette fiche sublimissime. Validez-moi mon bébé qu'il vienne à nouveau colorer ma peau de ses poings. FAN (L'image est jolie seulement en mots. Pas en vrai. RIP)







envolées, les miettes de nous.


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Message(#) Sujet: Re: Iron - Mais dans l'ombre du miroir je ne vois que du triste. Dim 16 Oct - 0:15

Ce mot d'amour trop parfait HAN ANGRY

Merci, merci, merci encore pour ces beaux commentaires CANDICHOU HAN
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Message(#) Sujet: Re: Iron - Mais dans l'ombre du miroir je ne vois que du triste. Dim 16 Oct - 1:37

Bill gosh :l: jolem OMG
Bienvenue par ici MIAOU
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« requin d'eau douce »
« requin d'eau douce »
› Âge : 56 ans.
› Appart : 142.
› Occupation : Pornographe.
› DC : Makayla la sauvage, Odalie la sirène
› Messages : 869
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Message(#) Sujet: Re: Iron - Mais dans l'ombre du miroir je ne vois que du triste. Dim 16 Oct - 1:54

TU ES VALIDÉ ! BIENVENUE !


   Je valide, je valide Surprised ! Bienvenue parmi nous HELLO !

   Félicitations ! Ton dossier a été approuvé par la Concierge ! Tu peux dès à présent prendre tes aises et faire la connaissance avec tes nouveaux voisins sur le flood, la Chat-Box ou directement via les RP Libres si tu es un thug.

   Si tu es perdu, n'hésite pas à t'inscrire à la session de parrainage ! Quoiqu'il en soit, pense à remplir ton profil (sans oublier d'indiquer ta réputation) et te recenser sur nos divers listings:

   



I wonder why I don’t go to bed and go to sleep. But then it would be tomorrow, so I decide that no matter how tired, no matter how incoherent I am, I can skip on hour more of sleep and live.


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Message(#) Sujet: Re: Iron - Mais dans l'ombre du miroir je ne vois que du triste. Dim 16 Oct - 10:13

ok, c'est quoi ce personnage trop parfait? NIARK
la jolie gueule (bill amg), la plume de feu, le personnage ficelé PITIE LECHE
fiche express, c'était du rapide, bienvenue parmi nous Cool
(je viendrai sûrement t'emmerder pour un lien RAH )
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Message(#) Sujet: Re: Iron - Mais dans l'ombre du miroir je ne vois que du triste. Dim 16 Oct - 12:21

Merci beaucoup pour la validation et ces beaux compliments. SUPER BRILLE
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Message(#) Sujet: Re: Iron - Mais dans l'ombre du miroir je ne vois que du triste.

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Iron - Mais dans l'ombre du miroir je ne vois que du triste.

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