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Maya || Hold on to your dreams

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les locatairesles potins


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Message(#) Sujet: Maya || Hold on to your dreams Mar 4 Oct - 0:45

(Quand et comment avez vous emménagé au Parking ?) Il y a deux ans environ, Lothar et elle sont arrivés avec leur bazar sous les bras et ont pris possession des lieux sans l’aide de personne. Ils ont ainsi emménagé dans un petit appartement avec une seule chambre, comme aurait pu le faire n’importe quel couple. Comme un couple, ils vivent ensemble, ils dorment ensemble, et ils se divisent les frais. Les gens n’ont pas besoin de savoir ce qu’il en est, selon elle, mais peu importe.

(Que pensez-vous de l'immeuble et vos voisins ?)Certaines parties du quartier lui rappellent les rues de Berlin. Pas qu’il y ait grand chose à voir, honnêtement, mais c’est l’intérieur des immeubles qui ont ce je ne sais quoi qui lui font penser à ces squats où elle a passé des jours et des nuits, dans sa jeunesse. C’est peut-être pour ça aussi qu’elle s’accommode si bien d’un vieil immeuble qui sent la pisse et l’herbe. Certes, elle rêve à mieux, beaucoup mieux que ça, mais ce n’est pas pire que ce qu’elle a pu connaître par le passé. Quant aux voisins, elle ne les connaît pas très bien, à vrai dire. Certains font un peu peur mais d’autres ont l’air sympathiques. Des gens normaux qui veulent être laissés tranquilles.

(Quelle est votre réputation au sein du quartier ?) Maya n’est pas consciente de sa propre réputation. Elle ne s’est pas amusée à poser la question à l’un des habitants de l’immeuble, et n’est pas certaine d’avoir envie de savoir à vrai dire. Elle n’a pas encore été prise pour cible par les commères et elle suppose donc que sa discrétion habituelle paye, et qu’elle passe peut-être simplement pour la copine de Lothar. Ce qui n’est pas faux, pour la dernière partie. Maya, c’est celle qu’on présente comme la copine, voire la femme, de l’allemand Lothar. Celle dont on précise éventuellement qu’il ne faut pas la fréquenter de trop près, si on est un gars en tout cas, histoire d’éviter les problèmes.


(NOM) Braun, comme le célèbre fabricant d’électroménager. C’est un nom passe partout là d’où elle vient, en Allemagne. Pourtant, elle a bien failli s’en séparer. Maya, elle n’a rien gagné dans la vie à être une fille Braun. Au contraire. Elle se demande parfois ce qu’aurait été sa vie si elle était née dans une autre famille, si elle avait été voulue, si elle avait été aimée, si elle avait fait des études, si....  Elle rêve d’une autre famille, d’une autre vie. Puis quelque chose la tire de ses songes et elle sourit simplement, de ce sourire énigmatique et sans âge. C’est une enfant Braun. Il faut faire avec.
(PRÉNOM) Maya (Maya Gisele), et c’est bien le seul bout de son nom qu’elle offre à ceux qu’elle rencontre pour la première fois. Maya, c’est le seul point positive, la seule éclaircie dans ta première vie, celle parmi les Braun. C’est le prénom de sa grand-mère paternelle, la seule personne de sa famille qui lui ait réellement porté attention lorsqu’elle était petite, et la seule qu’elle regrette aujourd’hui.
(AGE) 38 ans. Trente huit ans, c’est long. Trente huit ans, c’est quasiment quarante. Trente huit ans, c’est la moitié d’une vie dans le meilleur des cas. Pourtant, elle a encore ces airs de petites filles quand elle sourit et que ses yeux se mettent à briller, mais on ne va pas mentir, Maya en a bien trop vu pour être encore une petite fille. Et ces trente huit ans, ils sont là, au fond de ces sourires, si on prend le temps de vraiment les regarder.
(DATE ET LIEU DE NAISSANCE) Elle a poussé son tout premier cri dans un des hôpitaux public de Berlin, le 9 mai 1978. Ce n’était pas vraiment un jour de fête pour sa famille de cas sociaux, tout juste un jour ordinaire avec un contre-temps chiant au beau milieu : elle. Elle était la septième arrivée dans la fratrie, donc autant dire que son père ne s’est même pas déplacé, ça va, il connaît déjà tout ça par coeur (et puis ce soir y’a foot à la télé).
(OCCUPATION OU ACTIVITÉ) escort girl, pas vraiment le métier le plus reluisant du monde, ni quelque chose qu’elle peut se permettre de crier sur tous les toits. Mais sans diplôme, c’est difficile de se faire une place dans ce monde. Maya joue aussi les pickpockets et elle est plutôt douée. Elle a deux règles cependant. Elle ne vole pas ses clients et ses clients ne la touchent pas. Elle accompagne, sourit, rit, discute de tout et de rien, mais cela ne va jamais au-delà. Sinon… sinon on rencontre quelqu’un de moins sympa et souriant qu’elle.  
(NATIONALITÉ) Maya est Allemande, entièrement. Elle n’a pas encore réussi à décrocher de carte verte et n’est plus vraiment tout à fait en règle au niveau des visas de séjour à vrai dire. alors elle reste européenne, même s’il faut bien avouer que de toute façon, elle est et restera toujours une Berlinoise dans l’âme.
(ORIGINES) Allemande, tout simplement. En remontant de quelques génération, peut-être pourrait-on trouver autre chose dans son arbre généalogique, mais Maya n’est pas restée suffisamment longtemps dans sa famille ni ne s’est intéressée à cette dernière pour découvrir quoi que ce soit dans ce genre-là. en tout cas sa grand-mère ne lui a jamais parlé d’ancêtres qui viennent d’ailleurs.
(STATUT CIVIL) sur facebook, on coche c’est compliqué, c’est ça ? Les cases à cocher, les étiquettes, Maya n’a jamais aimé ça. Ses premières amours ne ressemblaient déjà à rien qu’elle n’aurait envisagé alors aujourd’hui, elle se fiche bien de savoir si elle rentre dans un moule ou non. Si on lui demande si elle a quelqu’un, elle répond non, parce que Lothar n’est pas à elle. Ça ne l’empêche pas de vivre avec lui, de se soucier de lui, de coucher avec lui, et de faire en sorte de le rendre heureux autant qu’elle le peut.
(ORIENTATION SEXUELLE) hétérosexuelle. Elle aime les hommes, séparément, en parallèle, ensemble. Elle aime leur faire l’amour, elle aime les voir faire l’amour, elle aime leur faire l’amour en même temps. Mais encore une fois, Maya n’a jamais aimé se mettre dans des cases. Si elle n’a jamais goûté aux charmes féminins par manque complet d’intérêt, elle n’exclue pas un jour de se laisser tenter, pour peu que l’offre parvienne enfin à piquer son intérêt.  
(DATE D'ARRIVÉE AU PARKING) il y a deux ans, elle a débarqué avec Lothar et a commencé à installer son nid dans le F2 qu’ils avaient eu la folie de signer à leurs noms.
(GROUPE) De ceux qui rêvent, encore et toujours.


PSEUDO/PRENOM : Pink Unicorn GE : bien assez PAYS : France FRÉQUENCE DE CONNEXION : je vis ici COMMENT AVEZ VOUS TROUVÉ LE FORUM ? : je sais plus depuis le temps xD (Yannou inside) (REPRISE DU PERSONNAGE) Selon voeu du créateur du scena (TYPE DE PERSO) Scénario de Franz (CRÉDITS) AMIANTE pour le codage de la fiche ; les autres cf inscriptions éventuelles COMMENTAIRE OU SUGGESTION : Organisation d’une foire à la clémentineAVATAR : Audrey Tautou
MAYA BRAUN
Hold fast to dreams, for if dreams die,
life is a broken-winged bird that cannot fly
(FRANZ) Franz n’a pas besoin de définition. Franz, c’est Franz. C’est le crissement au fond de son coeur, c’est la bile qui remonte et les larmes refoulées au creux de la nuit. Franz, il est parti parce qu’il ne les aimait pas assez, parce qu’ils n’étaient pas assez. Il a préféré des promesses d’argent à leurs rêves naïfs... et peut-être qu’il a bien fait. ou peut-être que le karma est une salope. Peut-être que s’il est malade aujourd’hui, c’est pour toutes les fois où Maya a maudit son nom lorsqu’il venait hanter ses songes, lorsque sa voix se faisait entendre à la radio et lui remuait les entrailles. Franz, il les a abandonnés sans un regard en arrière et elle lui en veut à mort de les avoir laissés comme ça. Et pourtant, elle espère encore qu’il va bien. Et pourtant, elle imagine encore parfois le retrouver.

(LOTHAR) Lothar, ce n’est pas Franz, ça ne sera jamais Franz. Mais c’est celui qui est resté. Celui qui a pris soin d’elle toutes ces années, autant si ce n’est plus encore qu’elle n’a essayé de prendre soin de lui. C’est celui qui la connaît le mieux, celui qui l’a accompagnée dans les épreuves, celui qui l’a tirée des mauvais pas, celui qui l’a entraînée vers une vie meilleure et qui continue de veiller sur elle jour après jour. Il a ses défauts, bien sûr. Il est toujours hanté par ses vieilles habitudes, il se laisse parfois un peu trop tenter par la bouteille. Et ce ne sera jamais Franz. Mais c’est mieux, certainement. S’il était Franz il serait parti, lui aussi.

(LE VOL) C’est un rush. C’est l’adrénaline dans ses veines, le coeur qui bat un tantinet plus rapidement, le frisson dans le creux de ses reins. C’est le souvenir de leurs années d’errance et d’insouciance, qui revient en un éclair alors que l’objet disparaît enfin dans sa poche. Maya ne vole pas ses employeurs, question d’éthique personnelle. Mais leurs riches connaissance rencontrées en soirées, en revanche, elle ne se prive pas de leur dérober un petit quelque chose ici et là.

(LES HOMMES) Il y en a eu d’autres. Des hommes rencontrés au hasard. Des fréquentations de travail, parfois, ou de simples âmes qui ont eu le bon mot au bon moment. Rien n’a jamais été sérieux, semble-t-il. Dans son coeur, restent Franz en trace indélébile et Lothar à qui elle ne voudrait faire de mal pour rien au monde. Oui, des passades, il y en a eu. des moments perdus dans le creux d’autres bras, pour un moment de plaisir, un moment de passion mais nul n’est resté. Peut-être est-ce elle qui a fait en sorte qu’il en soit ainsi. Peut-être les a-t-elle fait fuir sans le vouloir. Ou peut-être ne mérite-t-elle pas qu’ils restent pour elle.

(LA COUTURE) C’est devenu une de ses passions très tôt. Là où Franz dessinait sur tout support des oeuvres d’art en quelques secondes, son talent artistique à elle, c’était de rêver d’avoir des vêtements digne de ce nom à partir de fripes récupérées à droite à gauche. Alors, elle a investi dans un set de couture et elle a appris. Appris à faire des ourlets pour leurs jambes de gamins, appris à reprendre les tailles, pour que des fringues trop larges tombent parfaitement. Puis les années passant, elle a appris à devenir plus aventureuse. A découper ici et refaire un pli là, à créer du neuf à partir du vieux. A créer du beau à partir du bof. Aujourd’hui, c’est ce qui lui permet d’avoir l’air d’une dame à partir de quelques morceaux de tissus.

(LES POMMES) Elle en a toujours chez elle (chez Lothar et elle). Les pommes sont un de ses fruits préférés, simplement parce qu’ils sont accessibles toute l’année et peu chers, en plus de bien se conserver. Les étals de primeurs à Berlin ont ainsi connu ses premiers essais de vol. Un jeu de mains, jeu de vilain, pour un peu de nourriture pour subsister, un peu de sucre pour le sourire.

(AVEUGLEMENT) Maya est de ces personnes qui se veulent attentives auprès de ceux qu’elles aiment, de celles qui font des petits rien pour un sourire. Et pourtant, il y a bien des choses qu’elle ne voit pas. Peut-être parce qu’elle ne veut pas voir. Peut-être parce que c’est mieux ainsi.


(JE T’AIME) Les mots qu’elle n’a jamais entendus à son égard, qu’elle n’a jamais prononcés non plus. Sa famille n’a jamais eu de mots d’amour envers elle, et elle n’a pas appris à les faire siens. Lorsque Franz et Lothar sont arrivés dans sa vie, peut-être que certaines phrase ont été échappées par les uns ou par les autres après un fix, mais il lui semble que rien n’a jamais été dit sans substances euphorisantes dans le sang. Peut-être qu’elle aurait dû.

(CHICKFLICK) Pourtant, Maya aime à regarder des comédies romantiques, de ces trucs complètement cousus de fil blanc et niais à en vomir des paillettes. Ça ne se passe pas comme ça dans la vie, elle est bien placée pour le savoir, que ce sont des contes de fée stupides, que les hommes ne se comportent pas ainsi en réalité, que les choses ne tournent pas toujours bien sous prétexte qu’on s’aime. Mais elle aime ça, parce qu’elle aime rêver, c’est tout.

(PHOBIE) Certaines ont peur des araignées, des rats, des gros chiens. Maya, elle se fiche de tout ça. Elle attrape les araignées à mains nues pour les remettre dehors sans sourciller, elle accueille à bras ouverts le plus gros des molosses pour lui faire des câlins. Non, pour Maya, c’est le feu. C’est le feu qui vient hanter ses cauchemars, c’est le souvenir de la maison de sa grand mère calcinée par les flammes, c’est la simple odeur du barbecue qui commence à prendre sur la terrasse voisine quand arrive l’été qui la fait frémir, c’est l’idée fantasque qu’une bonbonne de gaz puisse être mal fermée ou que le panneau électrique ait des défaillances.

(LA VIOLENCE) Lothar est violent, elle le sait. Elle le sait pour l’avoir vu se battre plus d’une fois, elle le sait pour avoir soigné ses plaies plus d’une fois. Elle le sait pour avoir crié son nom de sa voix étranglée de peur dans l’espoir qu’il vienne jouer de ces fameux poings pour elle. Lothar est violent, mais il ne l’a jamais frappée, elle, il ne l’a jamais forcée, elle. On ne peut pas en dire autant de tous les autres.

(LE REGARD) Maya joue sur sa discrétion pour être invisible, Maya abuse de ses atouts pour être visible. Elle se joue des regards, les évite, les attire, et les lance. C’est le métier qui veut ça, c’est elle qui veut ça. Qu’on la regarde, qu’on la complimente. Qu’on la voit avant qu’elle ne tire sa révérence. C’est elle qui se dévoile, qui demande qu’on la regarde, qui regarde à son tour. Ça donne chaud, un regard.

(ETOILES) Maya, elle a des rêves pleins la tête, des étoiles pleins les yeux. Elle a d’ailleurs toujours aimé regarder le ciel de Berlin la nuit, y trouver des étoiles et s’inventer des mythes. Maya, elle a toute une constellation ancrée dans sa peau, en petites touches noires sur sa hanche. C’est discret, mais c’est là. Il y a cette minuscule comète qui fuse sur le ciel de sa peau blanche, porteuse de rêves et de bonheur. Porteuse de souvenirs, d’un Franz affairé sur son corps et d’un Lothar qui l’embrasse.

(AMBIVALENCE) Maya, c’est la douceur et l’agacement. Le calme et le stress. La tendresse au creux des draps, la passion dans la cuisine. Maya, c’est la fille fragile qu’il faut protéger, c’est la femme forte qui n’a besoin de personne. C’est le calme et la colère. C’est le partage en frère et la possessivité. C’est la fille attentive qui ne voit pas les évidences. Celle qui s’offre sans s’offrir, celle qui se cache derrière des faux semblants. Celle qui saute à pieds joints mais qui a peur. La sensibilité à fleur de peau, et le filtre capable de la faire paraître froide. Les sourires et la susceptibilité. La loyauté et la rancune.

(MAMAN) Ce n’est pas l’horloge qui fait tic tac parce que la date de péremption arrive, c’est un désir profondément enfoui depuis des décennies. C’est le rêve d’une vie et l’angoisse exacerbée de tout foirer, de ne pas savoir comment faire, de ne pas être assez, assez stable, assez aimante, assez bien. De répéter les schémas du passé.




Dernière édition par Maya Braun le Mar 4 Oct - 1:07, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Maya || Hold on to your dreams Mar 4 Oct - 0:46

Maya
Bee, pour les intimes.
M 1978
aya est née à Berlin, dans une famille dont elle était le septième enfant et qui n’avait pas les moyens d’en élever correctement ne serait-ce que deux. L’amour et la solidarité aurait pu compenser pour ce manque d’argent mais ce n’était pas le cas, pas chez les Braun. Ici comme dans beaucoup d’autres parts du monde, c’était la loi du plus fort. Maya a rapidement appris à se taire et à se faire oublier, puisque la seule attention que l’on voulait bien lui porter avait tendance à se révéler négative. Sa grand-mère, cependant, était une vieille femme qui, si elle s’engueulait systématiquement avec son fils, réservait à la plus petite ses sourires et un peu de l’amour qu’elle ne trouvait pas chez les siens. A tel point qu’à l’âge de huit ans, Maya décida un beau jour en rentrant de l’école d’aller s’installer chez elle et commença à ne rentrer chez ses parents qu’au moment du souper, passant la plupart de son temps libre chez sa grand-mère jusqu’à finir par y dormir certaines nuits. Personne ne s’en soucia réellement, cela faisait du vacarme en moins, dixit sa mère.

U 1988
n accident. De trop vieux câbles, un court circuit. Maya ne se souvient plus vraiment des détails énoncés par son père entre deux bouchées de son déjeuner, comme si de rien n’était. Maya, sa grand-mère, était morte dans un incendie, et il lui sembla que son coeur était mort avec elle. Mais ce ne fut pas que le détachement de l’annonce qui choqua la petite fille. Ce fut les remarques narquoises qui suivirent. Et finalement, les sourires à l’évocation de l’héritage furent de trop. Elle quitta la pièce en courant pour se rendre d’une traite jusqu’à son refuge de toujours ; la maison de sa grand-mère. Elle n’y trouva qu’une baraque branlante à demi calcinée, odeurs de brûlé qui la hanteraient encore longtemps, images d’horreur gravées à jamais dans sa tête, amplifiées par les années et son imaginaire.
Elle ne retourna pas chez ses parents. Depuis ce lieu, elle erra ici et là, terminant finalement dans un parc où sa grand-mère l’emmenait parfois, tentant de dormir malgré le froid qui la faisait grelotter, malgré les larmes qui gelaient son visage. Ce sont quatre gars aux allures de punk qui l’ont trouvé là et se sont inquiétés de son sort, lui proposant de l’emmener au poste de police le plus proche pour qu’ils retrouvent ses parents. Ses parents... Maya ne voulait plus les voir, plus jamais. Elle refusa tout net, sa hargne se réveillant à la seule idée qu’on puisse vouloir la ramener là-bas. La bande se demanda ce qui pouvait conduire une si petite fille à craindre ses propres parents, et, alors qu’ils s’imaginaient le pire, finirent par accepter sa demande lorsqu’elle évoqua d’elle-même la possibilité de les suivre. C’est ainsi qu’elle termina dans son premier squat, endormie dans un duvet puant, un chien aussi gros qu’elle lui tenant chaud pour la nuit. Et la nuit suivante. Et la nuit suivante. Et la nuit suivante.

L 1989
es jours s’écoulèrent, jusqu’à former des mois, une année. Maya appris d’elle-même que sa petite bouille d’enfant sage était parfaite pour voler dans les rayons de supermarché sans qu’on ne la remarque et commença à tester sa dextérité sur les étals de certaines boutiques. La bande qui l’avait recueillie s’était métamorphosée, petit à petit. Certains étaient partis, d’autres étaient venus. Et puis un jour, ce fut deux gamins à peine plus âgés qu’elle qui débarquèrent dans le squat. Lothar et Franz. A ces gamins qui avaient fuit l’orphelinat, elle raconta qu’elle était des leurs, qu’elle n’avait plus de parents, plus de famille. La petite fille en mal d’amis -en mal d’amour- qu’elle était voulait garder la tête haute, passer pour une grande, pour une forte. Mais surtout, elle désirait se faire accepter.
Et acceptée, elle le fut.
A première vue pourtant, se faire une place entre ces deux loups aurait paru difficile, voire impossible. Mais Maya était là. Elle était là, lorsqu’un simple blague dérapait et et qu’il fallait quelqu’un pour les calmer avant que ça ne dérape. Elle était là, pour soigner les bobos lorsqu’il était déjà trop tard et que le sang gouttait sur le pavé. Et elle était là, pour partager le fruit de leurs rapines respectives, pour repriser les vêtements, pour vider les bières et goûter les pilules qui font rêver. Maya, elle a grandi trop vite dans son désir d’être acceptée, celui de ne surtout pas être laissée derrière.
Pourtant, ce n’est pas ça qui l’a poussée à venir se faire une place dans le duvet de Franz, une nuit de 1990. Aucune peur, aucune nécessité. Juste une excuse, celle d’avoir trop froid. Juste une envie, celle ne de pas être invisible, de ne pas être une petite fille, de ne pas être une petite soeur. Alors ce sont ses lèvres qui ont réclamé un baiser, ses mains qui se sont aventurées sur le corps masculin avec l’audace de celle qui veut avoir l’air sûre de ce qu’elle fait.
Si Franz a été le premier, ce ne fut pourtant pas le seul. Parce que Maya voulait aussi le regard de Lothar, parce qu’elle voulait savoir si ce serait bien avec lui... Parce que la conception du plaisir ne s’arrêtait pas à une personne, à un corps, et que la jalousie n’avait pas de place entre eux. Alors les uns prenaient les autres, au gré des envies, et même d’autres à l’occasion. Ils n’avaient rien, mais ils partageaient tout. Les orgasmes, les emmerdes, la nourriture, les rêves, les bons jours et les mauvais. Et si quelqu’un faisait un mauvais pas, il trouvait toujours le moyen de se faire pardonner.

M 1993
ais un beau matin, Franz a annoncé de but en blanc son départ. Il partait à Hambourg, se faire de l’argent et les laissait seuls, Lothar et elle. Elle a crié, elle a tapé, elle l’a accusé d’avoir perdu ses valeurs, d’être un vendu, un connard, un sale lâcheur. Le fric était plus important eux. Une carrière dans le prono, quelle blague. Elle lui souhaita toutes les horreurs du monde, en pleine face, jusqu’à la contamination par le sida. Puis il a tourné le dos et la rage comme la glace fondirent en larmes, dans les bras de Lothar.
Ouais, après son départ, Lothar et Maya restèrent seuls, remués par cet abandon soudain, comme si plus rien ne faisaient sens maintenant qu’il manquait une pointe à leur triangle insensé. Alors elle a pleuré, trop. Il s’est camé, trop. Et si Maya a fini par se foutre des baffes et relever la tête pour dire merde à Franz et trouver quelque chose de mieux pour eux deux, Lothar a eu plus de mal à en faire de même. Maya se souviendra probablement toute sa vie de son corps allongé comme celui d’un mort, de ses lèvres bleuies, de sa respiration à peine existante qui finalement se coupe alors que les sirènes se font entendre à l’autre bout de la rue. Elle a cru le perdre lui aussi, ce jour-là.
Lothar a galéré un moment, malgré son overdose, malgré ses promesses d’arrêter pour Maya. Mais il avait besoin d’elle comme elle avait besoin de lui puisqu’ils n’avaient plus d’autre repère qu’eux-mêmes et ensemble, ils parvinrent à le nettoyer de ces saloperies. Restait le problème de l’alcool, bien sûr, mais ce n’était pas grave, c’était moins grave. Et il arrêterait ça un jour, aussi. (N’est-ce pas ?....)

E 1996
lle a 18 ans, elle est majeure, elle ne doit rien à personne. Maya avoue ses mensonges d’antan à Lothar, l’existence de cette famille qui na jamais rien fait pour elle mais qu'elle doit aujourd’hui affronter si elle veut regagner son identité, ses papiers, une vie légale. Et elle le veut. Maya, elle a la rage de vaincre, elle a l’envie de se trouver un vrai travail, de s’épanouir. Mais Maya a peur, peur de revoir ces gens dont elle partage le nom et rien de plus. Alors, Lothar l’accompagne. Jusqu’au poste de police d’abord, pour se déclarer “”dé-disparue””. Mais aucune Maya n’est recherchée dans leurs fichiers. Aucune petite fille Braun portée disparue n'apparaît sur l’écran, et Maya se fige, incapable de déterminer si elle doit éclater de rire ou en sanglots. Elle comprend très bien ce qu’il se passe. Porter disparu un des petits, ça aurait été faire une croix sur une part pour les aides sociales, ça aurait été des emmerdes alors qu’on a mieux à faire. Lorsqu’ils reviennent dans ce qui leur sert alors d’appartement, Lothar caresse ses cheveux, lui demande son ancienne adresse. Il reviendra deux heures plus tard avec son livret de famille, ses vieux papier, et des ecchymoses sur les poings. Ils n’en reparleront plus jamais.

M 1999
aya a 21 ans, lorsque Lothar évoque la possibilité de partir vers d’autres horizons. Elle l’aurait suivi au bout du monde s’il le fallait, alors c’est ce qu'elle a fait. Franz, ça faisait six ans qu’il n’était plus là, six ans qu’il les avait oublié. Alors, ils pouvaient bien partir à leur tour, ce n’était pas comme s’il allait revenir pour eux. Là-bas, la vie serait meilleure. Là-bas, il n’y aurait plus son fantôme pour les hanter, sa voix à la radio qui lui retourne les tripes, son putain de graphisme sur les affiches collées à l’arrachée.
Là-bas, la vie n’est pas meilleure, pas différente. Il n’y a plus sa voix, plus ses dessins, mais il y a toujours ce regard bleu dans ses rêves et le trou au fond de son coeur. Il n’y a pas plus de travail, au contraire, et si Lothar trouve rapidement une place, elle galère, fait de l’interim, du black, atterrit dans un bar à hôtesse, quitte ce travail pour un autre, devient finalement une escort pour des gars huppé qui veulent ramener une jolie minette devant leurs amies, devant leur famille. Certains veulent une compagnie, discuter autour d’un verre, se sentir moins seul. Ceux-là, elle les aime mieux, tout en les aimant moins. Ils lui rappellent que tout être est seul, même quand ils retournent chez eux pour trouver quelqu’un de cher. Elle vole, elle rit, elle danse, elle ment, elle apprend à bien se tenir, elle lit de grandes revues pour avoir l’air intelligente, elle se cultive pour faire genre alors qu’elle n’a pas mis les pieds dans une classe depuis l’âge de dix ans. Et puis elle rêve.
Et le temps passe vite, quand on rêve.



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Message(#) Sujet: Re: Maya || Hold on to your dreams Mar 4 Oct - 0:47

T'es belle, re-bienvenue et j'veux un lien un jour SUPER PITIE
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« CUIR MOUSTACHE »
› Âge : 41 balais à l'état civil, ou quelque chose du genre, parce que la date est pas précise. Rassurez vous, il ne les a pas au fond du fondement.
› Appart : #010, au rez de chaussée c'est plus pratique quand on est parfois monté sur roulettes. Avec Léonard.
› Occupation : Tatoueur et patron du salon de tatouage l'Inkredible, peintre et ancienne rockstar, la vie continue, les choses changent.
› DC : rauera ; popi ; apolline
› Messages : 969
› Nombre de RP : 1

Message(#) Sujet: Re: Maya || Hold on to your dreams Mar 4 Oct - 0:48

Petite étoile BRILLE
Merci encore de prendre ma belle Maya :l:
On va s'amuser NIARK

Je précise que c'est bon pour moi même si je laisse le soin aux autres de t'accueillir :hihi:


All your sanity and wits
And you know that I'll pick up every time you call. Just to thank you one more time, alcohol. And you know that I'll survive, every time you com. Just to thank you one more time, for everything you've done. ©️ by anaëlle.
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› Âge : 24 ans
› Appart : #522 seule à broyer du noir, pas loin de la famille
› Occupation : Infirmière diplômée
› DC : Lizz & Drill
› Messages : 1364
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Message(#) Sujet: Re: Maya || Hold on to your dreams Mar 4 Oct - 0:58

Re-bienvenue BRILLE
Audrey Tautou, je FAN


« Just smile »
Je vais bien. Ne t'en fais pas...
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« la cicatrice. »
› Âge : à peine dix-neuf ans, déjà un pied dans la tombe.
› Appart : #1505, tout en haut près des étoiles et du vide. sûrement plus pour longtemps, l'appartement ne se paye pas tout seul, et coma l'est. seul.
› Occupation : lycéen en proie au redoublement. passeur de drogues en voie de reconversion sans parvenir à revenir dans le droit chemin. ancien petit protégé du clan. ninja pro qui boîte un peu. en formation dans le garage de tatie deirdre quand il n'est pas trop occupé à ne rien faire. songe à devenir pute, pour que le suçage de bites devienne rentable. sans avenir notoire, il va sûrement finir dans le caniveau.
› DC : /
› Messages : 1730
› Nombre de RP : 1

Message(#) Sujet: Re: Maya || Hold on to your dreams Mar 4 Oct - 1:06

oh audrey CUTE je l'adore
rebienvenue chez toi NIARK


(personnage à l'hôpital #teamboulet)


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Message(#) Sujet: Re: Maya || Hold on to your dreams Mar 4 Oct - 10:44

Merci les petits choux :l:
Si des gens veulent des liens, n'importe quoi, je suis toujours open, mpottez moi
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« CRUELLA D'ENFER »
« CRUELLA D'ENFER »
› Âge : 34 ans
› Appart : #1403, avec la fleur japonaise Kekali et princesse Shalimar.
› Occupation : Héritière de l'Empire Wallerstein-Ozel || Etudiante en droit le jour | Administratrice d'une boîte de nuit-maison close, Le Lumignon Blanc, la nuit. | Chimiste de drogues dures et faussaire à ses heures perdues.
› DC : Sly / Niilo / Dei / Sinaï
› Messages : 1258
› Nombre de RP : 25

Message(#) Sujet: Re: Maya || Hold on to your dreams Mar 4 Oct - 11:17

CLÉÉÉÉMENTIIIINE MAMOUR HAN HAN HAN HAN HAN

T'es belle comme ça maggle, moi je veux bien un "n'importe quoi", jor toi et moi on se tient chaud le soir toussa Cool J'espère que tu t'épanouiras avec ce perso :l:


Je voudrais que tu sois là
Que tu frappes à la porte,
et tu me dirais c'est moi.
Devine ce que j'apporte,
et tu m'apporterais toi.
Boris Vian
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Message(#) Sujet: Re: Maya || Hold on to your dreams Mar 4 Oct - 11:22

AUDREEEEY HAN
c'te belle gosse :hihi: je l'ai toujours trop aimée celle là JAIME
ça fait plaisir de la voir un peu plus sur les rpg, tiens MIAOU
re-bienvenue LOVE
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Message(#) Sujet: Re: Maya || Hold on to your dreams Mar 4 Oct - 11:35

Merci :l:
Ness, ramène ton duvet si t'as froid :hihi:
(et Law, quand tu veux)
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« Balkanski tigar »
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Message(#) Sujet: Re: Maya || Hold on to your dreams Mar 4 Oct - 11:57

Bienvenue Maya CUTE




"Il y a des ailes ici...un millier d'ailes qui battent et tout un monde fendu..."

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Message(#) Sujet: Re: Maya || Hold on to your dreams Mar 4 Oct - 19:08

Re-bienvenue :l:

Par contre, Maya c'est le nom de mon chien, alors ça va me perturber MDR
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« requin d'eau douce »
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Message(#) Sujet: Re: Maya || Hold on to your dreams Mar 4 Oct - 22:19

TU ES VALIDÉE ! BIENVENUE !


Oublie les autres, je suis là bébé ME GUSTA !

Félicitations ! Ton dossier a été approuvé par la Concierge ! Tu peux dès à présent prendre tes aises et faire la connaissance avec tes nouveaux voisins sur le flood, la Chat-Box ou directement via les RP Libres si tu es un thug.

Si tu es perdu, n'hésite pas à t'inscrire à la session de parrainage ! Quoiqu'il en soit, pense à remplir ton profil (sans oublier d'indiquer ta réputation) et te recenser sur nos divers listings:




I wonder why I don’t go to bed and go to sleep. But then it would be tomorrow, so I decide that no matter how tired, no matter how incoherent I am, I can skip on hour more of sleep and live.


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Maya || Hold on to your dreams

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