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ELINOR ☄ C’EST PAS PARCE QU’ON AIME QUELQU’UN QU’ON PEUT LE SAUVER.



 

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ELINOR ☄ C’EST PAS PARCE QU’ON AIME QUELQU’UN QU’ON PEUT LE SAUVER.

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« du sang et des larmes »
› Âge : thirty-seven yo – december, 1st.
› Appart : #1510 / 15th floor, entre des murs pas encore décorés, un appartement vide qui ne lui ressemble pas.
› Occupation : seal à la retraite, cherche un but à sa vie sacrifiée.
› DC : les prunelles céruléennes (oreste) la princesse aux arcs-en-ciel (flora) la chair mutilée (celso) & l’étoile morte (solal).
› Messages : 85
› Nombre de RP : 1

Message(#) Sujet: ELINOR ☄ C’EST PAS PARCE QU’ON AIME QUELQU’UN QU’ON PEUT LE SAUVER. Mar 13 Sep - 19:41


(Quand et comment avez-vous emménagé au Parking ?) Elle n’a entendu parler du Parking que très récemment, quand Lyam lui a proposé de louer un appartement près du sien, dans un petit immeuble reculé du Bronx. Il l’a prévenue que ce n’était pas le grand luxe, qu’elle aurait pu trouver autre chose mais elle s’est dit que ça valait bien mieux que de retourner dans son vieil appartement où les mauvais souvenirs continueraient de la hanter pour l’éternité. Alors, elle a dit oui. Elle n’a pas eu besoin d’être véritablement convaincue, elle a juste hoché la tête en se disant que ça serait toujours mieux que la chambre d’hôpital trop blanche. Elle n’y a pas encore posé ses bagages, elle ne sait pas à quoi ça ressemble. Elle se persuade que ce sera un nouveau départ et le fait de savoir que Lyam ne sera pas loin la rassure un peu. Elle est consciente qu’il ne pourra pas toujours être là, qu’il ne pourra pas toujours la sauver et qu’elle doit réapprendre à vivre malgré tout – malgré la culpabilité. Mais elle se sent comme une funambule qui doit avancer sur le fil de sa vie et Lyam est son filet de sécurité, là, tout en bas, au cas où elle tomberait une nouvelle fois. Elle ne sait pas encore comment elle va se débrouiller, dehors, après des mois enfermée et protégée par la clinique où elle a été internée. Elle a peur de retrouver la vie réelle, le monde. Elle n’est pas certaine d’être réellement prête à retrouver sa vie qui n’a pas de sens désormais.

(Que pensez-vous de l’immeuble et vos voisins ?) Elle ne sait de l’immeuble que ce que Lyam lui a raconté – c’est-à-dire, le strict nécessaire. Elle ne recherche pas un hôtel cinq étoiles sur un grand boulevard fréquenté, au contraire. Elle recherche un peu de tranquillité. Elle recherche l’anonymat. Elle recherche un endroit où elle pourra se cacher, se terrer comme un animal sauvage. Un animal blessé. Cet immeuble, ce sera son refuge. Sa cachette. Mais de quoi se cache-t-elle ? De qui ? Sûrement plus d’elle-même que de la vie. Comme si elle essayait de fuir cette sensation terrible et poisseuse d’avoir failli. D’avoir abandonné trop tôt. Cette sensation d’avoir commis une faute impardonnable. Elle a le secret espoir de se reconstruire, de trouver une raison d’avancer, de reprendre sa vie en mains. Et elle a aussi l’envie de se laisser couler, de se punir pour ne pas avoir été assez forte. Elle a honte d’elle-même et préfère se cacher. Quel meilleur endroit que le quartier du Bronx pour disparaître ? Pour se faire oublier ? Là où personne ne pensera à venir la chercher. Elle ne sait pas si fuir est la meilleure des solutions, elle ne sait pas non plus si fermer les yeux jusqu’à ce que la culpabilité s’évanouisse est digne d’elle, de ce qu’elle a toujours voulu être mais elle ne se sent pas la force ni le courage de reprendre pieds. De redevenir la fille dont son père aurait été immensément fier. Elle a encore plus honte quand elle pense à lui. Que dirait-il s’il voyait sa fille complètement anéantie, incapable d’assurer sa propre survie alors que d’autres ont compté sur elle, ont eu confiance en elle. La fille modèle a failli.

(Quelle est votre réputation au sein du quartier ?) Elle n’a pas encore de réputation au sein de l’immeuble. Elle est l’ombre qui n’existe pas. Qui n’existe plus. Elle est la voisine que l’on ne voit pas, que l’on aperçoit seulement quand elle rase les murs. Elle est cette jeune femme trop timide qui baisse les yeux quand elle croise un voisin dans les escaliers. Elle n’est personne. Elle n’est rien. Elle a emménagé comme secrètement, apparaissant un jour comme par magie dans l’immeuble. On ne sait pas d’où elle vient ; on ne sait pas qui elle est. Elle paraît juste porter le poids du monde sur ses épaules. Elle paraît juste triste à mourir. Il y a un étrange éclat de bête blessée au fond de ses prunelles claires ; il y a une étrange blessure dans son sourire pourtant sincère. Elle a de beaux cheveux blonds, longs, comme un vaste champ de blés en été. Comme des fleurs de tournesol. Elle serait plus belle si elle vivait. Elle serait plus belle si elle existait. Mais elle sombre et elle coule. On sait qu’elle a mal, on voit qu’elle souffre. Mais l’on ne l’attrape jamais. On tend la main et elle s’est déjà échappée. Elle est comme un feu-follet. Elle est comme un de ces êtres immatériels dont on connaît l’existence sans être certain de les avoir déjà observés. Elle est peut-être sirène qui se languit des mers, des flots agités. Elle est cette créature des fonds marins qui est pourtant en train de se noyer.

(NOM) BROWNING ; un nom qui porte les stigmates d’une carrière militaire de renom, un nom qu’elle portait avec fierté, un nom qu’elle aimait. Un nom qu’elle a sali aujourd’hui, un nom qu’elle n’est plus digne de prononcer. (PRÉNOM) ELINOR ; la douceur et la candeur, la sagesse portée par ce personnage de fiction. Emblème de la littérature britannique. Il y a quelque chose de tendre quand on le prononce, il y a quelque chose de délicieux quand les syllabes caressent la bouche. (ÂGE) TRENTE-SIX ANS ; trente-sept en Décembre. Les années qui passent et les idées qui se brouillent. Le futur qui est devenu flou. Un grand trou noir. Elle avait une destinée toute tracée, elle savait qui elle était. Qui elle voulait être. Et puis tout a basculé. Plus rien n’a de sens et rien ne va, le chaos qui l’entoure et l’avenir qui s’en va. (DATE ET LIEU DE NAISSANCE) 1ER DÉCEMBRE 1979, PHOENIX – ARIZONA ; l’hiver dans les veines et l’Amérique dans le sang. Elle est née dans la chaleur étouffante du désert, le soleil sur la peau. Un premier cri poussé après les larmes de la mère dans une chambre vide d’un père militaire. (OCCUPATION OU ACTIVITÉ) SEAL À LA RETRAITE ; parce qu’elle a tout simplement abandonné. Elle a baissé les bras, lâche. L’armée était toute sa vie. Son passé, son présent et son futur. Mais il y a les images qui la hantent, il y a les sons et les odeurs qui la frappent. La violence marque sa peau comme autant de cicatrices purulentes. Elle n’est plus rien. Elle n’est plus rien depuis qu’elle a quitté l’armée. Et elle n’est pas sûre d’arriver à se reconstruire une identité. Qui est-elle sans son uniforme, sans ses frères d’arme ? Qui est-elle, en civile ? Une femme. Une simple femme. Et ça ne lui suffit pas. Ça ne lui suffit plus. (NATIONALITÉ) AMÉRICAINE ; le drapeau aux étoiles jusque sur les papiers officiels. Elle a son pays dans la peau comme une passion dévorante. Elle a sa patrie dans l’âme comme un Amour qui jamais ne se finit. L’Amérique, c’est son tout premier amour. Son grand amour. C’est pour elle, la belle Amérique, qu’elle a voulu devenir un héros. (ORIGINES) AMÉRICAINES ; pure souche. Mais qui sont véritablement les Américains ? Leur histoire montre ce si beau mélange des peuples, la terrible colonisation qui a pourtant ouvert les portes de leur civilisation. Elle n’est pas certaine qu’il existe une véritable identité américaine sans y mélanger un peu de toutes ces cultures qui ont marqué la terre sous ses pieds. (STATUT CIVIL) CŒUR DÉCHIRÉ ; mais cœur qui semble battre encore aux saveurs de l’Orient. Mais elle construit des remparts autour d’elle comme une forteresse pour s’y dissimuler. S’y protéger. Elle s’emprisonne derrière de hautes murailles parce que son âme s’est asséchée. Elle n’avait qu’un seul amour, un premier amour : l’armée. Sacrifié sur l’autel de l’hyménée, il ne lui reste que les souvenirs aujourd’hui. Les souvenirs et ce regard brun, cette bouche pulpeuse et cette chaleur dont elle ne se souvient que trop bien. Mais elle n’est pas digne de ce bonheur, de cet amour qui naît comme une fleur au printemps, comme une éclosion de vie après la mort de l’hiver gelé au froid mordant. Elle n’a pas droit de revivre. (ORIENTATION SEXUELLE) HOMOSEXUELLE ; elle assume sa préférence pour les femmes et leurs courbes plantureuses. Elle assume préférer le moelleux des hanches plutôt que la virilité des bras. Il y a quelque chose chez une femme qu’elle ne retrouve pas un homme, elle ne se l’explique pas. Elle le sent simplement au fond de son ventre, au fond de sa poitrine quand un sourire féminin lui caresse la rétine. (DATE D’ARRIVÉE AU PARKING) SEPTEMBRE 2016 ; avec son grand sac de toile kaki pour seul bagage en mains et quelques affaires rangées de façon très ordonnée qui s’empilaient à l’intérieur comme autant de secrets dissimulés. C’était une nouvelle vie qui commençait – une nouvelle vie dont elle ne voulait pas vraiment. Dont elle ne voulait pas assez pour avoir le désir brûlant de se battre à nouveau comme une enragée. (REPRISE DU PERSONNAGE) Nope, thanks. (GROUPE) SURVIVANTE ; elle n’a toujours été que ça. Auparavant, c’était une fierté. C’était un but à atteindre à chaque fois qu’elle était déployée. Survivre. Survivre dans un monde d’hommes où elle a été parmi les premières femmes admises, survivre au cœur du danger. Survivre à cette autre réalité. Et aujourd’hui, elle survit à elle-même, à ses erreurs qui sont tailladées dans ses poignets. Elle survit à la mort, cette mort qu’elle a voulu chercher. (TYPE DE PERSO) Sur une idée originale de Lyam O’Neill, la joueuse m’a gentiment permis de jouer ce personnage de son cru – on peut considérer ça comme une sorte de semi-scénario pas posté, then ? (CRÉDITS) Tumblr & Fanforum (images) – Saez, Killing the Lambs (citation) – Xavier Dolan, Mommy (titre)

PSEUDO : .uninvited, toujours. PRÉNOM : Jess’, toujours. ÂGE : 27 balais depuis août, oops. PAYS : Le pays du saucisson et de la baguette – et du béret. FRÉQUENCE DE CONNEXION : Beaucoup trop pour ma vie sociale carrément inexistante. COMMENT AVEZ-VOUS TROUVÉ LE FORUM ? Je ne m’en souviens pas, il faudrait regarder la fiche de présa de Henry pour ça – mais j’ai la flemme d’aller voir so. COMMENTAIRE OU SUGGESTION : OKAY, cette fois promis, c’est le dernier. RIP AVATAR : Jennifer Morrison, la sublime.
ELINOR BROWNING
i’m a fake with blood on my hands

☄ (PAPA — PAPA, CAN YOU FIND ME IN THE NIGHT?) Papa, c’est le héros de toute une vie. Papa, c’est le modèle à suivre. C’est l’exemple. Elle l’admirait étant petite, espérant un jour lui ressembler. Espérant un jour être comme lui. Elle a suivi ses traces, elle est devenue militaire comme lui. Et elle n’a jamais oublié l’éclat de fierté qui a brillé dans son regard quand elle a annoncé à ses parents qu’elle avait pris la décision de s’engager. Papa, c’est l’homme de sa vie – le seul qu’elle a jamais aimé. Et même s’il était strict, et même s’il ne lui laissait aucun écart de conduite, elle ne lui en voulait jamais. Elle savait qu’il faisait ça pour elle, pour qu’elle devienne quelqu’un dans la vie. Parce qu’elle était une femme et que être une femme dans l’armée, c’était toujours difficile. Mais Papa est mort. Jeune. Au combat. Il est mort alors qu’elle lui avait dit au revoir comme toutes les autres fois, en lui rappelant de rentrer vite, en lui disant qu’elle l’aimait. Papa est mort et elle ne s’en est jamais véritablement remise. La perte de ce modèle est restée comme une cicatrice sur sa peau qui n’a jamais guéri. Elle s’est simplement efforcée de le rendre encore plus fier, d’avancer comme il aurait voulu qu’elle le fasse. Comme il se serait attendu à ce qu’elle le fasse. Mais voilà, Papa n’est plus là. Papa ne guide plus ses pas. Papa les a quittés, les a laissés. Le modèle s’est évanoui, ne laissant derrière lui que la mélodie vague d’une voix grave. Ne laissant derrière qu’une famille brisée. Elle s’est dit qu’elle devait être courageuse, elle s’est dit qu’elle devait le rendre fier. Alors elle a toujours fait ses choix en se demandant ce qu’en dirait son père, ce qu’il en penserait. Elle a construit sa vie, son existence en imaginant qu’il était là, qu’il surveillait ses gestes. En espérant qu’il aurait ce léger sourire sur les lèvres qui lui dirait qu’il est fier. Et puis, la chute. Incessante. La chute qui l’entraîne jusqu’au fond ; la chute qui renverse son monde. La chute qui fait d’elle une pauvre épave échouée sur une plage de fortune. La chute qui a éteint la flamme de la volonté au creux de sa poitrine. Qu’est-ce qu’il dirait, Papa ? Qu’est-ce qu’il dirait s’il savait ? S’il savait qu’elle a voulu se tuer, s’il savait qu’elle a voulu abandonner. Il serait furieux. Il serait déçu. S’il savait qu’elle a été lâche, il lui dirait qu’elle ne mérite pas son uniforme. Qu’elle ne mérite plus de servir son pays. Il lui dirait qu’elle a échoué. Et elle a échoué, pas vrai ? Elle a échoué. Elle a pensé pouvoir tenir bon, elle a pensé pouvoir être plus forte. Elle a pensé que vivre dans l’ombre de Papa lui plairait, la satisferait. Mais elle s’est perdue. Elle s’est oubliée. Et elle ne sait plus où elle en est. Et elle a ce sentiment gluant et inconfortable de culpabilité et de honte au creux de l’estomac, comme un boule qui l’empêche de respirer. Qui lui donne chaque jour la nausée. Elle a sali le nom de Papa. Mauvaise fille. ☄ (MAMAN — I SEE MY WAY HOME.) Maman, c’est la douceur et la tranquillité. Maman, c’est les grands yeux gris si fatigués de regarder par la fenêtre en espérant voir Papa rentrer. Maman, c’est les nuits d’insomnie devant la télévision ou à côté du téléphone. Maman, c’est le courage. La force. Il n’y aurait pas eu de famille sans Maman. Papa ne serait pas un héros sans Maman. Maman, c’est la reine. Maman, c’est la peine. Elle se souvient de toutes ces fois où elle l’observait en cachette, où elle la voyait pleurer. Elle se souvient des ‘Pourquoi tu pleures, Maman ?’ qu’elle soufflait comme un secret. Elle se souvient du ventre rond, des coups de pieds qu’elle sentait tout contre sa joue. Maman a toujours été là, d’aussi loin qu’elle se souvienne ; Maman a toujours été là pour lui rappeler que Papa les aime, que Papa rentrera. Elle aimait beaucoup Papa. Elle l’aimait comme un grand Amour, celui qu’on voit dans les films et les séries télévisées. Et même si Maman ne comprenait pas toujours qu’elle ne soit pas le grand Amour de Papa, elle l’acceptait. Elle acceptait que l’Armée passe avant elle. Elle acceptait de devoir parfois se sacrifier parce que Papa avait besoin d’elle. Maman ne voyait pas cela comme un sacrifice, elle le faisait de bon cœur avec le sourire aux lèvres. Maman aimait Papa et c’était tout ce qui comptait. Elle a vu Maman s’effondrer quand Papa est mort. Il y a eu des cris, des larmes. Elle avait redouté tant de fois que les hommes en uniformes viennent sonner à leur porte que le jour où ils ont été là, elle n’a pas voulu y croire. Elle n’a pas voulu l’accepter. Elle a fait tout ce qu’elle a pu pour aider Maman après ça. Parce qu’il fallait bien continuer à vivre, parce qu’il y avait John dont il fallait s’occuper. Parce qu’il fallait trouver la force d’avancer, même si Papa leur manquait. Maman a eu le courage de faire face à la souffrance et la tristesse. Elle a fait honneur à Papa en revenant plus forte de cette épreuve. Ils ont eu une jolie vie avec Mama, John et elle-même si ce n’était plus pareil. Même si ce n’était plus comme avant. Papa manquait. Il y avait une place vide à table, son fauteuil préféré est resté longtemps là, dans un coin du salon rénové. Mais ils ont eu une belle vie, une vie confortable jusqu’à ce qu’elle annonce son désir de s’engager. Elle a vu le regard de Maman s’éteindre, elle a vu l’inquiétude étouffer son cœur maternel et aimant. Elle a vu l’incompréhension. Maman avait déjà perdu Papa, elle ne voulait pas non plus perdre son enfant. Maman ne voulait pas que les soldats reviennent sonner à sa porte ; Maman ne voulait plus attendre. Mais Maman a compris, encore une fois. Maman a compris que c’était important pour sa fille de suivre les pas de Papa. Alors Maman a souri. Maman l’a prise dans ses bras et lui a dit tout bas : ‘Il serait fier de toi.’ C’était tout ce qu’elle avait toujours voulu. C’était tout ce qu’elle avait toujours désiré. Alors elle a préféré ne pas voir la douleur dans les prunelles claires, elle a préféré ne pas entendre la souffrance dans la voix tremblante. Elle a ignoré les sentiments de Maman. Mauvaise fille. ☄ (JOHN — WHERE MY THOUGHT’S ESCAPING.) John, c’est le frère cadet. John, c’est la petite tête aux boucles blondes qu’elle regardait dormir quand elle n’était encore qu’une petite fille émerveillée. John, il ressemble à Papa – il a ses yeux et sa voix. Mais John, il est surtout comme Maman – étranger à l’armée et tous ces principes qu’il considère comme désuets. John, il a toujours défié Papa. Il a toujours été contre ce qu’il lui disait, ce qu’il lui ordonnait. John, c’était un peu le vilain petit canard de la famille pour Papa, celui qui le déshonorait à hurler qu’il détestait ses règles et ses principes. Alors John et Papa, c’était souvent des disputes. John et Papa, c’était de l’incompréhension. Et John, il a toujours blâmé l’armée et la guerre de lui avoir enlevé Papa. John, il déteste l’armée. Il déteste les hommes en uniforme. Par simple esprit de contradiction, John s’est déclaré pacifiste engagé. Et si elle a essayé de l’accepter, si elle a essayé de comprendre son point de vue, il n’a jamais voulu entendre parler de son besoin à elle de servir sa patrie. Son besoin à elle de s’engager. Elle se souvient des grands yeux bleus qui la foudroient sur place ; elle se souvient de la voix grave qui claque contre les murs de la cuisine. ‘Alors tu vas nous abandonner, toi aussi ? Comme Papa ?’ Elle ne sait pas quoi répondre. Elle ne sait pas quoi dire à cette attaque. Elle le sent jusque dans les fibres de son corps, c’est à l’armée qu’est sa place. Elle veut devenir un héros, comme Papa. Mais John ne comprend pas. John lui en veut. Et John est parti sur les routes d’Amérique du Sud, bataillant pour ces petits villages oubliés auxquels personne ne pense jamais. Elle admire son petit frère. Elle admire sa volonté. Et elle l’aime, bien sûr qu’elle l’aime même s’ils ne s’entendent pas toujours. Même s’ils ont une vision différente de la vie qu’ils souhaitent mener. Elle aurait voulu qu’ils soient plus proches encore, elle aurait voulu qu’il soit à ses côtés. John, il a toujours été épris de liberté. Il a toujours été l’électron libre de la famille. Elle sait que Papa n’aurait jamais voulu ça pour lui ; Papa n’aurait probablement pas compris. Mais John et lui n’ont jamais été d’accord sur rien. John, il a puni Papa. John, il n’est pas venu le jour de l’enterrement. Ce jour-là, il y a eu une chaise vide à côté d’elle. Tristement, terriblement vide. Elle avait espéré pouvoir serrer sa main dans la sienne ; elle avait espéré pouvoir s’épancher sur son épaule. Mais il n’a pas été là. Il n’est pas venu. Elle ne l’a pas vu. Elle ne lui en veut pas – quelque part, elle comprend. Mais elle aurait voulu qu’il soit là. Au moins pour Maman. Elle se souvient avoir lâché serré les mâchoires jusqu’à ce qu’elles craquent quand les tirs ont déchiré l’air saturé de souffrance. Elle s’est obligée à ne pas pleurer. Elle a imaginé Papa lui disant de ne pas être triste, lui promettant que ça irait. Mais Papa s’est trompé. Rien n’est allé. Et aujourd’hui, tout s’est envolé. Mauvaise sœur. ☄ (ARMÉE — WHERE THERE IS GREAT LOVE, THERE ARE ALWAYS MIRACLES.) L’armée, elle l’a dans le sang. Elle l’a dans chaque battement de cœur. L’armée, c’est toute sa vie. Digne fille de militaire, elle a suivi les traces de Papa en croyant naïvement qu’elle changerait le monde. Qu’elle protégerait les innocents. Elle a suivi les traces de Papa pour le rendre fier même s’il n’était plus là ; elle a suivi les traces de Papa pour devenir quelqu’un à son tour. Devenir un héros. Quand elle était petite, elle demandait à Maman si Papa était encore parti sauver le monde. Quand elle était petite, elle disait à Maman que Papa, c’était un héros, qu’elle voudrait devenir comme lui plus tard. Mais elle n’est pas Papa. Elle est une fille. Et être une fille à l’armée, c’est difficile. Beaucoup plus difficile. Elle a dû se battre, elle a dû se donner corps et âme pour être respectée. Pour montrer qu’elle avait sa place là où elle était. Elle l’a toujours dit : son premier amour, c’est l’armée. Sa patrie, son pays. Elle n’en a jamais eu la preuve mais elle croit que Papa rêvait d’un premier enfant mâle. Et il a eu une fille. Papa avait pourtant toujours l’air très heureux. Mais elle croit qu’il voulait un garçon, en premier. Alors, quelque part, elle s’est éduquée pour devenir ce fils dont il a rêvé – plus encore quand elle a vu que John rejetait tout ce en quoi Papa et elle croyaient. L’instinct l’a guidée sur les traces de Papa et elle ne l’a jamais regretté. Elle croit en son pays. Elle croit en l’armée. Pendant des années, elle n’a vécu que pour elle, que par elle. L’armée. Maman avait peur pour elle, surtout depuis que Papa a été tué. John la regardait comme une ennemie, surtout depuis que Papa les avait quittés. Mais elle a toujours continué de se donner comme une forcenée dans cette mission qui lui avait été donnée. Elle ne se croit pas l’égale de Dieu, elle ne se croit pas plus puissante parce qu’elle a une arme entre les mains. Elle a juste un devoir – un devoir à remplir. Le devoir de servir son pays. Le devoir de le protéger. Elle s’est toujours sentie fière, immensément fière d’être fille de militaire. Et elle a toujours cru qu’elle ne serait à jamais que ça – fille de militaire et militaire à son tour. Mais aujourd’hui qu’elle a tout perdu, elle a du mal à trouver ses marques. Elle a du mal à voir l’armée comme au début. Elle en veut à son pays parce qu’elle se sent abandonnée ; elle s’en veut parce qu’elle a trahi l’allégeance faite à la bannière étoilée. Mais peut-être que la faute n’est que la sienne et la sienne seulement. Peut-être qu’elle n’était pas assez forte. Peut-être qu’elle n’était pas faite pour l’armée. Peut-être que ce n’était pas sa destinée. Certains jours, elle se dit que quelque chose d’autre l’attend, au coin d’une rue nouvelle. Et puis elle se sent coupable. Elle a du mal à abandonner l’armée, son passé. Elle a du mal à raccrocher. Parce qu’elle se sent vide sans son uniforme. Elle se sent nue dans ses habits de civile. L’armée faisait partie de sa vie, de son corps. Elle faisait partie de son âme. Et elle a échoué, lamentablement échoué. Mauvais soldat. ☄ (WILLIAM — YOU’RE MY BETTER HALF.) William, c’est un frère. Il n’est pas John, il ne le sera jamais. Mais William, c’est un frère. Son frère. Un frère qui a partagé ses batailles, qui a partagé ses angoisses. Un frère qui a partagé son intimité d’une façon bien plus marquante que s’ils avaient été engagés dans une relation amoureuse. William et elle, c’est tellement plus qu’une simple union entre un homme et une femme. Peu de gens peuvent comprendre l’importance de leur lien sans les avoir vus sur le terrain, sans les avoir vus main dans la main. Il n’y a pas besoin de mots, il n’y a pas besoin de longues conversations. Il leur suffit d’un simple regard et ils se comprennent. Ils s’entendent. William, c’est celui qui a toujours été là comme une ombre protectrice. Comme une épaule sur laquelle s’épancher. William, c’est une moitié de son âme. Et elle ne saurait pas l’expliquer. Il n’existe pas de langage pour décrire l’intensité de ce qui la lie au soldat comme elle. Elle n’en a pas besoin, ils ont leur propre code. Leur propre univers. Mais aujourd’hui, elle a comme l’impression de l’avoir abandonné, de l’avoir laissé tomber. Elle l’a laissé tomber comme elle a laissé tomber la vie. Alors elle ne supporte plus de penser à lui, de se dire qu’il pense aussi à elle. De se dire qu’elle l’a trahi. Elle ne supporte plus de savoir qu’il veut de ses nouvelles, qu’il aimerait la voir mais qu’elle lui refuse tout droit de visite. Elle a honte. Elle a échoué. Comment pourrait-elle un jour accepter de se retrouver devant lui ? Face à lui. Face à ce frère pour qui elle aurait donné jusqu’à son dernier souffle. Face à ce frère dont elle n’est plus digne. Lyam lui parle de William, de son inquiétude. Et elle reste de glace, elle reste de marbre. Elle serre les mâchoires comme dans l’espoir de broyer la douleur qui lui noie le cœur. Elle ne veut plus que ça fasse aussi mal. Elle ne veut plus que ça soit si douloureux. Elle voudrait pouvoir le revoir et lui demander de bien vouloir lui pardonner. Elle voudrait le revoir et lui répéter qu’elle est désolée. Mais les excuses n’effaceront pas sa faute ; les excuses n’effaceront pas son crime. Et elle a peur de croiser son regard à nouveau, d’y lire toute la déception qu’elle peut lire dans l’abîme de ses propres yeux. Pourtant, elle sait bien au fond d’elle qu’elle n’a rien à craindre de lui. William la comprend. William a vécu ce même vide dans son existence. William veut l’aider à traverser ce nouveau désert dans lequel elle dépérit. Mais elle ne veut pas, elle n’y arrive pas. Elle ne parvient pas à attraper cette main qu’il lui tend dans l’espoir qu’elle s’y accroche jusqu’à la fin. Elle a bien trop honte. Elle a bien trop mal. Elle n’est pas encore prête à quitter ce marasme de souffrance qu’elle s’inflige à elle-même comme une punition. Elle sait qu’il sera là quand elle le souhaitera. Elle sait qu’il viendra quand elle le demandera. Mais une petite voix lui souffle qu’il sera peut-être trop tard ce jour-là. Mauvaise sœur d’armes. ☄ (LYAM — SAVE ME FROM THE NOTHING I’VE BECOME.) Lyam, c’était avant tout l’ami de William. Son amant. Une relation qui l’émerveillait autant qu’elle l’intriguait. Mais ils étaient beaux ensemble – ils le sont toujours d’ailleurs. Parce qu’elle voit William plus heureux quand le blond est là. Parce qu’elle le voit plus épanoui quand le blond lui sourit. William n’est pas complètement William sans lui. Alors elle a accepté Lyam dans sa propre existence sans aucune rancœur, sans aucun souci. Il a eu sa place dans son cœur parce que William s’était terriblement attaché à lui. Tous les trois, ils se ressemblent. L’armée marquée dans les veines. Le patriotisme dans le sang. C’est une grande d’amour, l’armée et eux. Une histoire qui s’est mal finie. Mais elle reste là, ancrée en eux comme une marque au fer rouge sur la peau brunie par les soleils d’autre part. Tous les trois, ils sont comme une famille. Une famille réunie sous la bannière étoilée ; une famille que le devoir a appelée. Et entre leurs déchirures, les rêves éparpillées, ils se sont trouvés. Ils se sont aimés. Ils s’aiment encore d’une façon que seuls les militaires peuvent connaître, peuvent comprendre. Ils s’aiment, à la vie à la mort. Mais depuis qu’elle est tombée, elle a délaissé William et s’est réfugiée dans le calme apaisant de Lyam. Elle ne sait pas pourquoi il a été le premier numéro auquel elle a pensé. Elle ne sait pas pourquoi il a été celui qu’elle a appelé. Peut-être parce que la honte qui lui collait à la peau l’empêchait de vouloir William à ses côtés ; peut-être parce qu’il y avait trop de culpabilité, trop de souvenirs entre elle et lui. Il y a quelque chose chez Lyam qui l’aide à ne pas perdre son souffle, à reprendre sa respiration. Il y a quelque chose chez Lyam qui la calme. C’est peut-être sa voix. C’est peut-être sa façon de toujours pouvoir faire face aux situations quelle qu’elles soient. Lyam est courageux. Lyam est fort. Lyam est comme un roc dans la tempête qu’est sa vie ces derniers temps. Elle lui en demande beaucoup, elle le sait. Et elle se sent mal de lui imposer sa propre peine quand il a déjà ses problèmes, quand sa vie ne semble pas plus sereine. Mais elle ne peut pas se tourner vers William. Elle ne peut pas s’imposer à lui comme elle s’impose à Lyam. Alors, de façon éhontée, elle s’est accrochée à sa main tendue cette nuit-là et elle ne l’a pas lâchée depuis. Elle est comme un bébé qui apprend à marcher avec ses parents. Ses jambes flageolent, tremblent sous ses pas. Elle vacille et tombe parfois. Et Lyam est là pour la relever. Il a donné de son sang, un bout de sa vie, pour sauver la sienne – il lui faudrait plus d’une existence pour effacer cette dette marquée sur son âme comme à l’encre indélébile. Elle a son regard bleu translucide ancré dans sa mémoire, celui qu’elle a croisé ce soir-là avant qu’elle ne plonge dans le noir. Elle ne sait même pas si elle a rêvé ce moment où si elle était véritablement encore consciente à ce moment-là. Elle se rappelle juste comme d’une évidence de ce sentiment intense de soulagement au moment où sa présence s’est imposée dans sa propre errance. Dans son obscurité, il a été la lumière qui l’a guidée. Mais elle ne lui apporte en retour qu’un peu plus de souffrance pour le remercier. Mauvaise amie. ☄ (AALIYA — SOME PEOPLE ARE WORTH MELTING FOR.) Aaliya, c’est le regard sauvage d’une beauté amazone. Elle a la peau comme du pain d’épice et les lèvres comme un fruit rouge. Aaliya, c’est l’exotisme. Aaliya, c’est le calme dans la tempête ; c’est la lumière dans la nuit noire. Une rencontre dans les rues de New York et le monde a changé. Le monde est devenu plus beau, plus coloré. C’était inattendu, c’est comme une parenthèse enchantée. Une parenthèse qu’elle aurait voulu ne jamais refermer. Elle ne s’autorise pas souvent à ouvrir son cœur à de nouveaux horizons. Son premier amour, c’est l’armée et ça ne laisse que peu de places à d’autres tendres affinités. Mais Aaliya, c’est différent. Aaliya, elle a quelque chose de magique dans le sourire. Un sourire fracassé. Un sourire qui cache les fêlures de ses iris assombries par la vie. Aaliya, c’est la fraîcheur d’un nouveau printemps. D’une vie différente. Elle lui fait entrevoir les rivages de ce qu’aurait été sa vie sans l’uniforme, sans sa dévotion pour sa patrie. Aaliya, c’est ces heures passées à cheval, les cheveux lâchés au vent et le sourire éclaboussant ses lèvres. Aaliya, c’est l’oubli. Elle oublie l’armée, elle oublie l’horreur. Elle oublie les vies amochées. Le monde est beau avec Aaliya. Une profonde tendresse a éclos comme une jolie rose au printemps sous la brume d’un matin frais. Il y avait les regards échangés, lourds de mots qu’elles n’ont pas osé prononcer. Il y avait les gestes entamés, avortés dans la pudeur d’un reste d’angoisse. Il y avait quelque chose avec Aaliya. Quelque chose de magnifique qui naissait. Qui grandissait. Quelque chose qui n’existait qu’entre elle, que dans l’intimité d’une relation qui n’avait pas de nom. C’était doux. C’était nouveau. C’était tout ce qu’elle n’avait pas connu. C’était presque comme dans les romans, ceux que Maman lisait le soir, seule dans son grand lit froid. Vide de Papa. C’était comme un rêve aux contours chatoyants. Aaliya, c’était son rêve – son nouveau rêve. Aaliya, c’est un monde aux mille et une splendeurs qui la poussait à laisser parler enfin son cœur. Aaliya, c’était comme ouvrir les yeux sur de nouvelles merveilles, dans un voyage en plein ciel. Aaliya, c’était son rêve bleu. Un rêve aux contours d’Inde, aux sons des sitars et au goût d’épices sucrées. Un rêve qu’elle fait encore parfois, même si elle s’est éloignée. Elle pense encore à toi, Aaliya. Elle pense encore à elle, à ces moments partagés dans un univers qui leur appartenait. Elle pense encore à elle, à tout ce qu’elle ressentait. À ces papillons au creux de son ventre qui virevoltaient. Elle repense souvent aux longues boucles brunes qui sentaient la fleur ; elle repense aux pupilles sombres qui semblaient voir à travers elle. Elle repense à ce parfum qui envahissait ces narines. Elle repense à ces baisers qu’elle n’a jamais osé esquisser, à ce corps pressé contre le sien dans la chaleur d’un lit à baldaquin. Elle repense à Aaliya et tout ce qui a été. Tout ce qui aurait pu être. Elle repense à Aaliya et tout ce qui ne sera jamais. Elle avait des espoirs pleins les yeux et des rêves pleins le cœur. Elle avait le désir dans les veines, le désir de la revoir et de l’apprendre. Elle avait les étoiles au fond de la poitrine. Aujourd’hui, elle se demande timidement si tout ça existe encore pour Aaliya. Aujourd’hui, elle regarde leur photo et se demande s’il y aura d’autres journées comme celle-là. Mauvaise aimée. ☄ (MUSIQUE — MUSIC IS WHAT FEELINGS SOUND LIKE.) Il y a parfois des passions qui ne s’expliquent pas, qui n’ont pas de raison. Elles sont juste là, ancrées dans la peau comme des cicatrices – mais de belles cicatrices. Elle n’a jamais réellement su d’où lui venait sa passion pour la musique. Peut-être un reportage à la télévision, peut-être une maîtresse qui lui parlait de notes et de partitions. Elle se souvient seulement d’avoir demandé à Maman si elle pouvait prendre des leçons. Et ses doigts ont gratté sa première guitare, elle avait à peine huit ans. Elle semblait toute petite, toute menue derrière son instrument mais elle avait le sourire fier d’un militaire conquérant. Ses yeux brillaient. Et même si sa petite main était encore malhabile, même si personne n’a reconnu la mélodie, elle avait l’air si heureuse que le reste n’était que détail futile. Elle a grandi et sa passion avec elle. Elle a toujours sa toute première guitare, entreposée religieusement dans sa chambre chez Maman. Elle se souvient des autocollants, elle se souvient de la gravure derrière : ‘The voice of your soul’ – la voix de son âme. Comme si l’on voulait lui dire que son instrument parviendrait toujours à exprimer ce que ses lèvres refusent de dire ; comme si l’on voulait lui dire que la musique serait toujours là si les mots viennent à lui manquer. Et quelque part, ça avait été la réalité. Des heures durant, enfermée dans sa chambre, elle a laissé les notes transporter ses rêves et ses aspirations ; elle a laissé sa guitare hurlé tout ce qui bouillonnait en elle. La disparition de Papa a laissé une grande marque sur son âme, une marque que seule la musique et sa guitare parviennent à effacer le temps d’une chanson. Le temps d’un instant, comme une parenthèse qu’il ne faudrait jamais refermer. Elle en a jouées, des mélodies, jusqu’à s’en écorcher les doigts. Elle en a jouées jusqu’à se rendre sourde au monde qui l’entourait. Mais aujourd’hui, ses doigts sont glacés. Aujourd’hui, ses doigts sont comme ankylosés et refusent de jouer. Elle n’a pas touché une guitare depuis ce qui lui semble être une éternité. Elle a l’impression qu’elle a tout oublié, qu’elle ne saurait même plus refaire sa toute première véritable musique, sa préférée.  Do, a deer, a female deer; Ray, a drop of golden sun; Me, a name I call myself; Far, a long, long way to run; Sew, a needle pulling thread; La, a note to follow Sew; Tea, a drink with jam and bread. That will bring us back to Do oh-oh-oh. Elle l’a jouée tant de fois que ses doigts semblaient mouvoir de leur propre chef sur les cordes, laissant s’échapper cette jolie mélodie d’un vieux film que Maman regardait souvent. Maman, elle aimait bien quand elle entendait la guitare résonner de cette chanson qu’elle connaissait par cœur. Parfois, Maman chantait. Maintenant, Maman ne chante plus et elle ne joue plus pour Maman. La musique s’est comme envolée de leur vie. De leur âme. Il n’y a plus le même sourire sur les lèvres de Maman. Et ce n’est pas à cause de Papa, de Papa qui est parti, de John qui les a quittées. Non, c’est à cause d’elle. Elle qui ne joue plus. Elle qui se laisse sombrer. Mauvaise passionnée. ☄ (NAVY SEAL — DU SANG & DES LARMES.) Le sacrifice. La notion même de sacrifice lui avait toujours paru abstraite et pourtant bien claire à son esprit. C’était là, ancré en elle comme un devoir. Comme une mission à accomplir. Elle s’est toujours sentie prête au sacrifice. Donner sa vie pour en sauver une autre ne lui avait jamais paru être une aberration. C’était en elle, tout simplement. Mourir pour sa patrie, mourir pour son pays – ça ne l’effrayait pas. Ça ne l’avait jamais effrayée. Quand elle s’est engagée, elle a toujours su que c’était quelque chose qu’elle serait prête à faire si elle y était destinée. Elle a été une des premières femmes à être acceptée parmi les SEAL. Elle a dû faire ses preuves, bien plus que ceux qui l’accompagnaient parce qu’elle était une femme. Parce qu’on l’a pensait faible. Inadaptée. Elle s’est battue, comme une lionne enragée. Elle a fait taire tous les préjugés, un par un, jusqu’à être acceptée. Il a fallu du temps, beaucoup de temps. Il en a fallu de la sueur, du sang. Il en a fallu des larmes. Mais elle y est arrivée. Pour Papa. Pour Maman. Pour elle, avant tout. Parce qu’elle s’était fait la promesse de réussir, de ne jamais faiblir. Parce qu’elle était née pour servir son pays. Un pays dont elle était fière de représenter les couleurs. Dont elle était fière de porter l’uniforme. Et puis il y a eu un jour qui a commencé comme tous les autres. Il y a eu un jour qui devait être spécial, unique sans qu’elle ne le sache avant que le drame n’arrive. Elle n’a pas fait attention. Elle a été négligente. Et il s’est interposé. Il a pris la balle à sa place pour la sauver. Elle n’a pas vu l’horreur arriver avant que le corps ne soit tombé. Elle entend encore les tirs qui sifflent autour d’elle comme dans un cauchemar ; elle entend encore le hurlement. Son prénom. Elinor. Et puis plus rien. Rien qu’un grand blanc. Parce qu’il y a ce regard qui s’éteint sous ses yeux. Parce qu’il y a cette vie qui s’enfuit. Elinor. Tout le reste a disparu. Il n’y avait plus que lui. Lui qui hurlait, lui qui happait l’air chaud et moite comme on espèrerait trouver un peu d’oxygène sous l’eau. Lui qui avait sacrifié sa vie pour la sienne. Elinor. Elle aurait dû mourir ce jour-là et il l’en a empêchée. Elle aurait dû partir ce jour-là mais c’est lui qui a sombré. Elle n’a même pas eu le temps de lui dire merci. Elinor. Elle n’a même pas eu le temps de lui promettre de faire honneur à sa vie. Elle l’a juste observé partir, très vite, dans un bain de sang et de cris. Elle a juste observé un sacrifice. Un sacrifice qu’elle ne méritait pas, elle le sait aujourd’hui. Parce qu’elle ne lui a pas fait honneur. Parce qu’elle a chuté elle aussi. Parce qu’elle a gâché la chance qu’il lui a offerte en donnant sa vie. Elle revoit souvent son visage et son sourire. Elle revoit son regard. Elle entend parfois sa voix qui lui souffle de se battre, de ne pas baisser les bras. Mais elle s’éteint, doucement. Elle s’éteint. Ne reste que son prénom. Ne reste que ces quelques syllabes dans un courant d’air lointain. Elinor. Mauvaise survivante. ☄ (TENTATIVE DE SUICIDE — J’VEUX QU’ON BAISE SUR MA TOMBE.) La nuit, elle revoit à nouveau sa petite salle de bains. La lumière jaune, crue, qui lui brulait la rétine. Elle revoir les décorations sur le mur à travers les larmes amères. Elle ne se rappelle plus pourquoi elle a fait ça, pourquoi elle en est arrivée là. Ou plutôt, si, elle se rappelle très bien pourquoi – elle ne veut juste plus mettre de mots sur ce qu’elle ressentait ce soir-là. Le vide, l’absence. La culpabilité. L’impression d’être arrivée au but de quelque chose et de ne pas pouvoir recommencer. Comment est-ce qu’elle était censée continuer ? Comment est-ce qu’elle était censée avancer ? Elle avait la sensation d’avoir tout perdu. D’être inutile. Il y avait ce poids sur sa poitrine qui l’empêchait de respirer. Ça aurait été plus simple si elle n’avait pas eu à le faire, si elle avait simplement pu sentir son cœur s’arrêter soudainement et ne plus jamais redémarrer. Elle aurait pu s’endormir, paisiblement, avec le souvenir de tout ce qu’elle avait accompli. De tout ce dont elle était si fière. Mais il a fallu partir dans la violence et la douleur, comme pour tout le reste. Comme pour tous ces souvenirs qui sont ancrés en elle comme autant de cicatrices sur sa peau de lait. Il lui a fallu un dernier combat, une dernière bataille pourtant inutile. Elle ne pouvait pas la gagner celle-là. Elle ne pouvait pas en sortir vivante. Mais c’était ce qu’elle voulait, ce qu’elle désirait. Elle avait besoin de s’en aller. Loin. Comme pour tout oublier. Comme pour oublier les images qui revenaient la hanter ; comme pour oublier sa vie, son âme. Oublier l’armée. Elle a eu une dernière pensée pour Papa et une boule énorme s’est coincée dans sa gorge, la faisant suffoquer. Il aurait su la retenir, lui. Il aurait pu l’aider à se retrouver. Mais Papa n’est pas là et même le souvenir de sa voix résonnant dans ses oreilles n’a pas suffi ce soir-là. Alors elle s’est laissée glisser. Elle s’est laissée tomber. Elle se souvient de la marée rouge qui a envahi son champ de vision troublé ; elle se souvient de ses paupières qui ont papillonné. Puis, il y a eu comme un déclic. Une étincelle. C’était comme un coup d’électricité dans ses veines : elle ne voulait pas finir comme ça. Elle ne voulait pas qu’on ne résume sa vie qu’à ça – un suicide. Papa ne l’avait pas élevée comme ça, elle n’avait pas grandi comme ça. Ses doigts faibles ont tremblé sur le téléphone et elle a pianoté le numéro qui lui est apparu devant les yeux, de manière quasi-instinctive. « Je crois que… que j’ai fait une connerie, Lyam… » Et il n’a rien fallu de plus sinon d’un numéro d’appartement, un numéro d’étage. Et s’accrocher à une petite lueur qui vacillait encore dans le noir. Elle ne se souvient pas de l’arrivée de Lyam, il y a eu peut-être ses mains glacées sur elle comme une vague impression de ne plus être seule. De ne plus avoir à se battre. Si Lyam était là, ça signifiait qu’elle était sur la bonne voie. Mauvaise vie. ☄ (CULPABILITÉ — THE ONLY EASY DAY WAS YESTERDAY.) Elle n’aurait jamais dû faire ça. Elle n’aurait jamais dû abandonner comme ça. Elle ne sait pas ce qui lui a pris, pourquoi elle a baissé les bras. Que dirait Papa ? Il aurait honte. Elle a honte. Elle se sent coupable. Elle aurait dû être plus forte que ça, plus forte que le vide et l’adversité. Plus forte que l’horreur lui collant à la peau de ces mois passés au front. Passés à vivre au cœur de la bataille. Ce n’était pas faire honneur à son pays, ce n’était pas faire honneur à son uniforme. Ce n’était pas le serment qu’elle avait fait en s’engageant pour sa patrie. Elle ne pouvait pas être devenue ce fantôme pâle, presque translucide au regard trop vide. Elle ne pouvait pas être devenue cette âme errant sans but, voguant sur Terre comme si elle attendait les réponses à ses prières. Elle aurait dû être forte. Elle aurait dû être courageuse. Elle a abandonné, comme une lâche. Elle a abandonné face à la culpabilité. Que pensent-ils tous, là, dehors alors qu’elle est enfermée ? Que pensent-ils tous de ce qu’elle a fait ? Ce n’est finalement pas plus mal qu’elle ait refusé de les voir, qu’elle n’ait accepté que Lyam à ses côtés. William aurait compris, elle le sait, mais elle se sentait incapable de l’affronter. Incapable de voir en lui le miroir de sa propre chute, de sa propre déchéance. Parce qu’ils se comprennent un peu trop bien, parce qu’il sait lire en elle. Parce qu’il y aurait cette flamme brûlante et coupable dans son regard qui lui tailladerait la peau comme une lame. Alors elle se renferme, elle s’isole. Elle se laisse bouffer par la culpabilité de tous les abandonner. D’abandonner Maman, d’abandonner le souvenir fier de Papa. D’abandonner William. D’abandonner Aaliya. Elle se laisse bouffer par la culpabilité d’avoir entraîné Lyam sur la pente descendante d’une douleur sans fin. Il a déjà les épaules tant courbée par le chagrin, par la souffrance. Par l’existence qui est trop lourde certains jours. Et quand elle fixe le soleil qui se lève sur l’horizon, aube d’une nouvelle journée, elle se dit que tout est encore à recommencer. Et tout est pareil – pareil qu’hier et pareil que demain. Pareil que ce même chagrin. Certains jours, elle ne se rappelle même plus comment respirer. Certains jours, elle sent l’espoir qui apparaît comme un mirage sous le soleil brûlant d’un désert aride. Certains jours, elle rêve de se laisser à nouveau couler. Et quand vient le soir, quand revient le noir, il y a les flashs aveuglants, les sont stridents qui la hantent. Son propre hurlement la réveille et la terrifie, résonne contre les murs d’une chambre vide. La mort est partout ; la mort est là, coulant jusque dans ses bras. C’est presque une étreinte douce et à mère. C’est presque un rêve d’enfant qui l’émerveille. Elle ne croit plus en rien. Elle ne sait plus ce que c’est de vivre sans le poids de son propre chagrin. Peut-être qu’un jour le printemps reviendra. Peut-être qu’un jour sa bouche sourira. En attendant elle vit dans le gris et la pénombre ; elle est comme un grand navire qui sombre. Ne reste qu’un semblant de volonté, ne reste qu’un bout d’âme à peine écorché. Le reste est néant. Mauvais sentiment. ☄ (HÔPITAL PSYCHIATRIQUE — AUTOUR DE MOI, LES FOUS.) Elle déteste cet endroit et, en même temps, elle s’y sent en sécurité. Elle déteste les hommes en blanc et, en même temps, elle parvient à nouveau à respirer. Elle ne sait pas pourquoi. Peut-être parce qu’elle ne voit pas le monde, là, dehors pendant qu’elle est enfermée là. C’est comme si tout le reste n’existait pas, comme si elle n’avait pas à s’inquiéter de là-bas. Parce que ‘là-bas’ n’existait pas. N’existait plus. Et ça la rassurait, en vérité. Ça la rassurait parce que ça effaçait un peu  la douleur, ça effaçait un peu la culpabilité. Parfois, elle se disait qu’elle voudrait rester là pour toujours. Pour toute la vie. Comme si elle pouvait se complaire dans cette situation navrante de médiocrité. Ses journées sont réglées comme du papier à musique, c’est tous les jours le même programme. Les mêmes visages et les mêmes questions. « Comment vas-tu aujourd’hui, Elinor ? » Mal. Comment voudraient-ils qu’elle aille ? Elle a les poignets bandés. Elle a ce sang qui lui a entaché l’âme. Elle a cette faute terrible dans le fond de ses prunelles glacées. « Tu veux partager quelque chose avec le groupe, ce matin ? » Non. Elle ne veut pas parler. Elle ne va pas revoir les images qui s’inscrivent sur son cœur déjà souffrant. Qu’attendent-ils d’elle ? Qu’elle leur raconte comment elle a pleuré, seule, dans sa salle de bains ? Qu’elle leur raconte comment elle a lâchement laissé tomber ? Comment elle a senti sa peau se déchirer sous ses doigts, comment elle a senti son sang couler. Comment elle a eu enfin l’impression d’être libérée. Libérée d’un poids, libérée de tout. Libérée d’elle-même. Libérée de la vie. « Est-ce que tu sais pourquoi tu as fait ça ? » Oui. Non. Quelle importance ? Elle ne tient pas à le savoir. Elle ne tient pas à se rappeler pourquoi. Elle aimerait oublier mais personne ne la laisser tourner la page. Ils la forcent à accepter. Accepter qu’elle ait failli, accepter qu’elle ait fauté. Accepter qu’elle se soit trahie. Ils ne comprennent pas, ils ne peuvent pas comprendre. Ils ne font pas partie de ce monde-là, ce monde qui est le sien. Elle aimerait pouvoir faire face à cette erreur ; elle aimerait pouvoir leur en parler, avec cet air serein et apaisé. Peut-être qu’elle en sera capable un jour même si une partie d’elle ne veut pas l’envisager. Si elle accepte d’avoir voulu mourir, ça signifierait tuer son père une nouvelle fois. Ce serait le trahir. Si elle accepte d’avoir voulu en finir, ça signifierait qu’elle n’a pas compris. Qu’elle n’a pas voulu comprendre que la vie était bien plus que ce moment-là. Alors elle se réfugie dans cet hôpital trop blanc, se réfugie dans ce cocon qui n’a rien d’idyllique. Elle attend que le temps passe, elle attend la fin. Elle attend qu’ils la renvoient dans le monde, avec la peur au ventre. Parce qu’elle sait que rien ne l’attend dehors. Rien ne sera là pour lui donner une raison de continuer à respirer. Et avec une grimace coupable, elle pense à Lyam ; elle pense à William. Elle pense à Maman, elle pense à John. Elle pense à Aaliya. Elle pense à toutes ces personnes qui sont là, quelque part dans le cœur de celle qu’elle était autrefois. Elle pense à tous ceux qu’elle refuse de voir. Elle pense à tout ce qu’elle n’est pas. Mauvaise patiente. ☄ (LE PARKING — DES BALTRINGUES, DES ÉCLOPÉS & DES FAIBLES.) Elle ne sait pas ce qui l’attend là-bas. Elle ne se rappelle même pas d’avoir accepté de suivre Lyam dans cet immeuble pour s’y installer. Elle ne se rappelle même pas pourquoi elle a accepté. Peut-être parce que la possibilité de retrouver son appartement, sa salle de bains l’effrayait ; peut-être parce que l’éventualité d’être seule à l’autre bout de la ville l’angoissait. Elle ne voulait pas retomber. Elle ne voulait pas commettre une nouvelle erreur. Et si Lyam arrivait trop tard, cette fois ? Et si elle ne l’appelait pas ? Elle n’ose pas imaginer ce que serait sa vie si elle retournait dans cet endroit – l’endroit où elle a chuté. Un jour, peut-être, elle poussera à nouveau cette vieille porte à la peinture écaillée. Un jour, peut-être, elle aura le courage d’affronter son passé. Mais pas maintenant. Pas encore. Pas alors que la plaie n’est même pas encore cicatrisée. Parfois, ses poignets la brûlent, comme un appel au secours. Comme s’ils lui disaient de reprendre sa lame et de terminer ce qu’elle a commencé. Parfois, elle aimerait pouvoir recommencer. Et puis elle se dit qu’elle a eu une seconde chance. Elle se dit que Lyam lui a sauvé la vie. Alors elle soupire et elle sent les ténèbres se refermer autour d’elle comme pour l’étouffer. Elle étouffe. Chaque seconde de chaque minute de chaque heure de chaque journée, elle étouffe. Elle crie, elle hurle l’intérieur. Elle ne sait pas ce qu’elle fera de plus au Parking. Elle est bien dans sa petite chambre d’hôpital. Elle s’y sent presque protégée. Retrouver le monde extérieur l’effraie. Devoir croiser des gens qui ne sont pas des hommes ou des femmes en blanc, qui ne sont pas les autres patients comme elle l’effraie. Elle ne sait pas si sera capable de faire connaissance avec son voisin, de descendre jusque dans le hall pour récupérer son courrier. Et les courses ? Comment est-ce qu’elle fera les courses ? Quitter son petit confort de l’hôpital ne l’enchante guère et elle sait pourtant qu’elle doit le faire. Elle ne peut pas rester enfermée toute sa vie, coupée de l’univers. Tu dois reprendre ta vie, que lui disent les médecins et les infirmières. Elle doit reprendre sa vie. Mais elle n’a plus de vie. Elle n’a plus rien. Elle n’est plus rien. Parce que l’armée l’a abandonnée – parce qu’elle a abandonné l’armée. Et redevenir une civile parmi les civils la terrifie. Elle n’est pas une civile, elle ne l’a pas été depuis bien longtemps. Qu’est-ce que font les civils de leur journée ? Quel travail elle va pouvoir trouver ? Elle ne sait pas faire grand-chose à part être militaire. À part manier les armes et suivre les ordres. Elle ne sait pas qui elle est si elle n’est pas SEAL. Si elle n’est plus l’Officier Browning. Le poids de son arme entre ses mains lui manque. Devra-t-elle aujourd’hui se contenter d’un téléphone portable et d’un sac à mains comme toutes ces autres femmes ? Ça n’est pas elle. Elle n’est pas la fille d’à côté. Elle n’est pas celle qui ouvre sa porte à n’importe quelle heure de la journée. Un appartement pour elle n’est pas son foyer. Un appartement n’est pas sa maison ; un immeuble est comme un territoire ennemi. Elle est maîtresse en tir de précision, pas en socialisation. Mauvaise voisine. ☄ (SEXUALITÉ — HAVE A GAY DAY.) Sa sexualité ne la définit pas. Elle fait partie de ce qu’elle est, véritablement, mais elle ne se définit pas par le fait qu’elle aime les femmes. Une femme militaire lesbienne, un cliché ? Peut-être. Sans doute en est-ce un quelque part mais ça n’a aucune importance pour elle. Elle est ce qu’elle est. Et elle est avant tout une femme militaire. Elle est avant tout une femme. Elle aime se sentir belle, elle aime faire attention à elle. Elle aime plaire aussi, même aux hommes. Même si elle n’est pas attirée par les muscles dessinés sous les hauts, taillés comme dans le marbre d’une statue grecque. Le fait qu’elle soit homosexuelle ne l’empêche pas de vouloir être féminine ; le fait qu’elle ait passé toutes ces dernières années en uniforme ne change pas le fait qu’elle a des cheveux longs, blonds comme les blés et qu’elle aime prendre le temps d’en prendre soin. Elle tient ça de Maman qui lui a appris à toujours porter attention à sa féminité. Elle ne craint pas de se salir les mains, elle n’a jamais rechigné à se traîner dans la boue. Elle sait ce que c’est de passer plusieurs jours sans se doucher, d’avoir les cheveux qui collent au front, de sentir la sueur couler le long de l’épine dorsale. Ça ne signifie pas qu’elle a déjà voulu être un homme – sauf peut-être quand il s’agit de pouvoir uriner debout. Elle est fière d’être une femme. Elle est fière d’aimer les femmes. Mais elle n’est pas que ça ; elle est bien plus. Elle veut être bien plus. Même si elle ne sait plus quoi exactement. Même si elle ne sait plus qui elle est vraiment. Elle a perdu son identité. Elle s’est perdue sur la route de la mort et est revenue avec quelque chose qui lui manquait. Comme un bout d’elle-même, un part de son âme. Elle se regarde aujourd’hui dans la glace et elle ne parvient pas à se reconnaître. Elle ne parvient pas à savoir si elle est toujours elle ou bien si elle a véritablement changé. Pour toujours ou seulement pour un instant ? Est-ce qu’elle redeviendra celle qu’elle connaissait, que tout le monde connaissait quand elle aura enfin entamé sa guérison ? Ses yeux sont ternes, sa peau est pâle. Il y a quelque chose de fatalement vide dans son sourire crispé. Elle ne supporte plus la lourdeur de ses boucles dorées qui lui tombent sur les épaules comme un épais manteau de culpabilité. Tout ce qu’elle était n’existe plus, plus dans ce miroir qui lui renvoie son reflet. Quand elle s’aperçoit, elle a envie de hurler comme une damnée. Elle voudrait pouvoir s’arracher les cheveux, s’écorcher les yeux. Elle voudrait pouvoir sortir cette bête qui la ronge de l’intérieur et assombrit sa vie. Mais elle n’y arrive pas. Elle ne peut pas. Elle reste là, immobile, inerte, à regarder le temps passer. À regarder la vie défiler – sans elle. Le monde continue de tourner, les heures continuent de défiler et elle reste là, comme un cadavre embaumé. Comme une poupée cassée. Mauvaise catholique. ☄ (& WHAT NOW? — WHAT’S A POOR GIRL TO DO?) Et maintenant ? Maintenant, elle doit s’efforcer de se reconstruire. De se rétablir. Elle doit s’efforcer de retrouver un sens à sa vie, de trouver quelque chose qui lui redonner le goût et l’envie d’exister dans ce qui est finalement une nouvelle vie. Elle doit réapprendre à s’aimer. Elle doit réapprendre à vivre. Elle doit réapprendre à exister dans ce monde qui ne lui est plus tant familier. Et à l’aube de quitter l’hôpital, elle se pose mille et une questions qui restent encore sens réponse : quand, comment, pourquoi ? Quand sera-t-elle enfin heureuse à nouveau ? Comment retrouver le goût de sourire ? Pourquoi est-elle encore en vie ? Ce qui l’effraie le plus, ce sont les gens. Les gens qui rempliront son espace, sa nouvelle vie. Ces visages encore inconnus qui lui deviendront un jour prochain très familiers. Et puis il y a les souvenirs qui la hantent et la poursuivent. Il y a le souvenir de Papa, de Maman et de John. Le souvenir de William. Le souvenir de Aaliya. Tous ces gens qu’elle a abandonnés, qui comptaient pour elle. Qui comptaient sur elle. Tous ces gens qu’elle a trahis. Elle ne sait pas comment leur faire face aujourd’hui, elle ne sait pas comment renouer le dialogue qui s’est rompu la nuit où elle a fait sa tentative de suicide. Est-ce qu’ils leur en voudront ? Est-ce qu’ils lui pardonneront ? Est-ce qu’ils la blâmeront ? Sans eux, il y a quelque chose qui manque à sa vie. Mais elle n’est plus sûre de faire partie de la leur désormais. Lyam lui répondrait que si, qu’ils n’attendent qu’un mot d’elle pour revenir. Un mot qu’elle tarde à prononcer. Un mot qu’elle a peur de lâcher. Et si ce n’était plus comme avant ? Et si elle avait perdu leur amour, leur tendresse ? Elle n’est plus la même, maintenant. Elle n’est plus la Elinor qu’ils connaissaient. Elle n’a plus la force de se battre, elle n’a plus la rage de vaincre. Elle est comme une fleur qui se fane sous un soleil trop brillant, trop brûlant. Elle est bien dans cet hôpital, elle a une excuse pour les fuir. Pour leur tourner le dos sans en avoir l’air. Elle est bien dans cet hôpital, elle a une excuse pour ne plus vivre. Mais ils vont la jeter dehors demain. Ils vont la rendre au monde. Ils vont la jeter dans la gueule du loup. Elle a pourtant vu pire, elle a pourtant affronté de plus imposants monstres mais aujourd’hui elle a peur. Elle a peur de ce qu’elle va devenir. De ce qu’elle va être, là, dehors sans plus personne pour la retenir. Demain, elle sera obligée de vivre. Elle sera obligée d’exister. Demain, elle sera libre et elle n’a pourtant jamais autant eu la sensation d’avoir les mains liées. Demain commence une autre vie. Une vie qu’elle n’a pas demandée, une vie qui lui a été imposée. Demain, elle ne sera plus un héros – ça fait longtemps qu’elle ne l’a plus été. Demain, elle sera juste une fille. Mauvaise fille.




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Dernière édition par Elinor Browning le Ven 23 Sep - 14:51, édité 21 fois
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Message(#) Sujet: Re: ELINOR ☄ C’EST PAS PARCE QU’ON AIME QUELQU’UN QU’ON PEUT LE SAUVER. Mar 13 Sep - 19:41


Moi, j'aime Lyam et toutes ses têtes de schizo. :l:




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› Âge : Trente-sept douilles échouées, éparpillées à terre.
› Appart : #1513/15ème, seul dans un grand appartement bien vide à présent. Et trop silencieux.
› Occupation : Officiellement, professeur particulier de langues (Suédois, Russe et Gaélique Irlandais). Officieusement, infiltré dans un grand réseau de proxénétisme pour lequel il est un informateur. En réalité ? Agent du FBI sous couverture, anciennement policier dans les moeurs puis la criminelle de L.A. après avoir été sniper au sein de la US Army.
› DC : Le guitariste Islandais au coeur arraché (Àsgeir Aylen), l'Irlandais aux poings écorchés (Aisling Ó Luain) & la catin aux couleurs mensongères (Aaliya Abelson).
› Messages : 701
› Nombre de RP : 1

Message(#) Sujet: Re: ELINOR ☄ C’EST PAS PARCE QU’ON AIME QUELQU’UN QU’ON PEUT LE SAUVER. Mar 13 Sep - 19:42

Love, rebienvenue avec ce superbe personnage. I love you
Elinor est si belle et si attachante sous ta plume et tes jolis mots. BRILLE Je suis trop trop TROP heureuse de te voir enfin débarquer avec sa jolie frimousse blonde, ça fait tellement de temps qu'on en parle que j'ai l'impression que quelque part, elle a toujours été un peu là, et qu'elle attendait juste son heure pour faire son entrée, cette jolie poupée toute cassée. ho
J'ai tellement hâte qu'on développe nos liens si prometteurs. CANDICHOU ça va être du pur plaisir de RP une nouvelle fois avec toi I love you (as alwaaaaaaaaaaaays COOKIE ), de découvrir petit à petit ta belle au fil des RPs et des liens noués, de la voir s'épanouir au Parking ho (Te stalker, c'est la vie tu sais ? :hihi: ) eeeet de lire la suite de cette fichette déjà magnifique. BRILLE Beaucoup de bonheur en perspective. ho Je te l'ai peut-être déjà dit, mais ce que tu as fait de cette vague idée de personnage tout juste esquissée, c'est tout simplement génial. BRILLE
Bon, je suis pas aussi douée que toi pour les messages d'amour. maisheu (et puis je compte passer avec you-know-who, tout de même ROBERT ) Mais je pense pouvoir conclure par ceci : merci. Parce qu'Eli n'aurait su trouver une plume plus délicate et juste (en un mot : parfaite) que la tienne pour exister.
Tu me tues à coups de mots emplis d'émotions, tu le sais ça ? OMG Tu fais rêver, Love, avec ta sensibilité. BRILLE
I love you CANDICHOU



TIME IS RUNNING OUT

There are foundational elements  in our lives. People... that form the brick and the mortar of who we are. People that are so deeply embedded that we take their existence for granted until suddenly they're not there. And we... collapse into rubble.© signature by anaëlle.


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Message(#) Sujet: Re: ELINOR ☄ C’EST PAS PARCE QU’ON AIME QUELQU’UN QU’ON PEUT LE SAUVER. Mar 13 Sep - 19:45

Quel choix d'avatar :l:
Re bienvenue à toi




I couldn't sleep last night, how you look like my daughter it's burnt in my mind
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Message(#) Sujet: Re: ELINOR ☄ C’EST PAS PARCE QU’ON AIME QUELQU’UN QU’ON PEUT LE SAUVER. Mar 13 Sep - 19:47

Oh un CC CUTE , qu'elle est belle ! Re bienvenue, hâte de voir ce que tu fais avec ce joli personnage :l:



☆☆☆ The worst thing I can be is the same as everybody else.
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Message(#) Sujet: Re: ELINOR ☄ C’EST PAS PARCE QU’ON AIME QUELQU’UN QU’ON PEUT LE SAUVER. Mar 13 Sep - 19:49

Jennifer Morrison, je. OMG
T'es toujours aussi belle (mais Oreste est high level quand même)
Re-bienvenue beauté I love you




Je voulais pas vraiment grandir moi, je voulais juste atteindre le placard où était planqué les bonbons.
Courir le monde de toutes les façons possibles, ce n'est pas seulement la découverte des autres, mais c'est d'abord l'exploration de soi-même, l'excitation de se voir agir et réagir. C'est le signe que l'homme moderne a pris conscience du gâchis qu'il y aurait à rendre passive une vie déjà bien courte. (Xavier Maniguet) ©endlesslove.


Tony quand il voit Romy débarquer au mariage de Marsh et Vivi:
 
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Message(#) Sujet: Re: ELINOR ☄ C’EST PAS PARCE QU’ON AIME QUELQU’UN QU’ON PEUT LE SAUVER. Mar 13 Sep - 19:51

Tu es belle, belle belle. FAN FAN (Même si Samuel préfère Gabriel.)
Allez, en vrai, j'ai hâte de lire tes mots, et d'en savoir un peu plus qu'avec le petit aperçu que tu m'avais fait. :hihi:
Bon courage ! :l:
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Message(#) Sujet: Re: ELINOR ☄ C’EST PAS PARCE QU’ON AIME QUELQU’UN QU’ON PEUT LE SAUVER. Mar 13 Sep - 19:59

EMMA SWAAAAANN. HAN
je suis trop impatiente d'en lire plus. JAIME
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Message(#) Sujet: Re: ELINOR ☄ C’EST PAS PARCE QU’ON AIME QUELQU’UN QU’ON PEUT LE SAUVER. Mer 14 Sep - 4:39

L'amour est tout ce dont on a de besoin pour sauver les gens Surprised

Tey belle!!! JAIME reuh :l:



   
   
What I would do to take away this fear of being loved; Allegiance to the pain. I would give anything to change this fickle-minded heart, that loves fake shiny things. Stop looking at me with those eyes like I could disappear and you wouldn't care why.  — Flume.
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Message(#) Sujet: Re: ELINOR ☄ C’EST PAS PARCE QU’ON AIME QUELQU’UN QU’ON PEUT LE SAUVER. Mer 14 Sep - 17:03

Hâte de lire tout ça FAN !



It’s like when you hear a serial killer say they feel no regret, no remorse for all the people they killed. I was like that. Loved it. I didn’t care how long it took either because I was in no hurry. I’d wait until they were totally in love with me. Till the big saucer eyes were looking at me. I loved the shock on their faces. Then the glaze as they tried to hide how much I was hurting them.  And it was legal. I think I killed a few of them. Their souls I mean.
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› Occupation : lycéen en proie au redoublement. passeur de drogues en voie de reconversion sans parvenir à revenir dans le droit chemin. ancien petit protégé du clan. ninja pro qui boîte un peu. en formation dans le garage de tatie deirdre quand il n'est pas trop occupé à ne rien faire. songe à devenir pute, pour que le suçage de bites devienne rentable. sans avenir notoire, il va sûrement finir dans le caniveau.
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Message(#) Sujet: Re: ELINOR ☄ C’EST PAS PARCE QU’ON AIME QUELQU’UN QU’ON PEUT LE SAUVER. Mer 14 Sep - 17:13

un personnage de la darkance FAN
rebienvenue, jolie plume. :l:





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Message(#) Sujet: Re: ELINOR ☄ C’EST PAS PARCE QU’ON AIME QUELQU’UN QU’ON PEUT LE SAUVER. Mer 14 Sep - 17:50

Rebienvenue parmi nous HAWW
Le titre BAVE


NAUGHTY BOY
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› Appart : 1203, douzieme étage
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Message(#) Sujet: Re: ELINOR ☄ C’EST PAS PARCE QU’ON AIME QUELQU’UN QU’ON PEUT LE SAUVER. Mer 14 Sep - 19:59

Re-bienvenue parmi nous CUTE


Des fois, tu te sens sirène
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› Occupation : seal à la retraite, cherche un but à sa vie sacrifiée.
› DC : les prunelles céruléennes (oreste) la princesse aux arcs-en-ciel (flora) la chair mutilée (celso) & l’étoile morte (solal).
› Messages : 85
› Nombre de RP : 1

Message(#) Sujet: Re: ELINOR ☄ C’EST PAS PARCE QU’ON AIME QUELQU’UN QU’ON PEUT LE SAUVER. Jeu 15 Sep - 10:23


LYAM — monh ce sera le plus joli mot d'amour du monde. :l:

EDEN — merci beaucoup la mignonne. CANDICHOU

ROMY — merci ma douce. :l: en espérant qu'elle te plaise autant qu'à moi. CUTE

TONY — c'est toi le high level voyons. NIARK (j'ai toujours su que oreste étit ton préféré anyway. AS il t'en remercie, il est tout gêné now. ho)
merciii. CANDICHOU (t'es beau.)

STANISLAS — (gaby préfère samuel, too.) moooonh, t'es trop cute, toi. POTTE un jour tu me feras mourir de cutance. HIDE merci, j'espère que tu seras pas déçue. POTTE (j'crois même que t'auras le droit de me supporter un peu plus, je viens d'avoir une illumination de lien. RIP)

LENNA — ouiiiiiiiii. FAN mais elle n'a rien d'une sauveuse ici. POTTE
merciii. :l:

VIOLET — parfois, non, ça suffit pas. POTTE c'est triste, hein ?
tey belle too. NIARK

MAKAYLA — (je me demandais qui se cachait derrière cette beauté. OMG) j'espère que ça te plaira mon chou. ho

COMA — darkance, j'avais jamais entendu ce mot. MDR j'aime. :l: je sais pas faire des perso qui ont pas une part de dark. (bon sauf oreste, il est pas dark. lui, c'est sa vie qui l'est. RIP)
*réflexion philosophique à 9h du matin. RIP*
merciii, t'es trop cute. CANDICHOU CANDICHOU :l:

AL — merciii. :l:
(oui, j'avoue que cette citation de mommy est juste BAVE)

LIZZ — merci ma mignonne. CUTE




i can’t drown my demons
they know how to swim
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Message(#) Sujet: Re: ELINOR ☄ C’EST PAS PARCE QU’ON AIME QUELQU’UN QU’ON PEUT LE SAUVER. Jeu 15 Sep - 10:49

Bienvenue ici :l:
quel bon choix d'avatar et ce prénom JAIME
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Message(#) Sujet: Re: ELINOR ☄ C’EST PAS PARCE QU’ON AIME QUELQU’UN QU’ON PEUT LE SAUVER.

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ELINOR ☄ C’EST PAS PARCE QU’ON AIME QUELQU’UN QU’ON PEUT LE SAUVER.

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