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sway → to the sound of a heartbeat pounding away



 

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sway → to the sound of a heartbeat pounding away

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les locatairesles potins


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› Âge : vingt six années qu'elle ne compte plus, qu'elle ne célèbre jamais. (seize avril)
› Appart : cinq cent vingt avec ce qu'il reste des williamson, aidan et arès (la belle et le cabot)
› Occupation : junkie insomniaque, amoureuse de la bouteille.
› DC : chuck malverti
› Messages : 1089
› Nombre de RP : 2

Message(#) Sujet: sway → to the sound of a heartbeat pounding away Mar 14 Juin - 21:20

(Quand et comment avez vous emménagé au Parking ?) way, elle fait partie de ses murs, elle a habité chaque étage. Avec ses parents, étant gamine. Avec ses amants, étant trop jeune. Sans permission, quand une porte était ouverte. Dans les escaliers de secours, quand plus rien n'allait. Sway, elle n'a pas honte. Elle vient du parking et c'est comme ça.

(Que pensez-vous de l'immeuble et vos voisins ?) Sway, elle s'en balance, des autres. Ils ont de ces vies minables, ils crient à l'injustice sans savoir ce que ça fait vraiment d'être né pour rien. Ces grands enfants aux corps à vendre. Ces filles aux yeux trop profonds qui ont les veines tranchantes. Ces types qui prennent sans demander la permission. Tout est laid, ici, a déclaré Sway, ne voulant plus y penser.

(Quelle est votre réputation au sein du quartier ?) Larsen, c'est la fille qui se prends pour un mec. Celle aux bottes d'armée, celle aux cheveux qui n'ont jamais connu de brosse. Sway, c'est la fille sur qui ta copine va craquer pour te laisser avec ta main et aller roucouler dans ses draps à elle. Sway, elle se balance des conventions, si ça te choque, c'est pas son problème.

(NOM) Larsen, vestige d'une famille forcée, éponyme de leurs sentiments maladroits, de leurs désirs égoïstes. (PRÉNOM) Sway, parce que ça ne fait pas de vagues, ça glisse sur la langue. (ÂGE) 25 ans (DATE ET LIEU DE NAISSANCE) seize avril dix-neuf cent quatre-vingt onze, bronx, new york. (OCCUPATION OU ACTIVITÉ) boulot merdique au salaire minimum (NATIONALITÉ) américaine (ORIGINES) américaines (STATUT CIVIL) sans attaches (ORIENTATION SEXUELLE) bisexuelle homoromantique (DATE D'ARRIVÉE AU PARKING) à la naissance (REPRISE DU PERSONNAGE) nope, please (GROUPE) de ceux qui survivent (TYPE DE PERSO) inventé (CRÉDITS) AMIANTE

PSEUDO : za PRÉNOM : Isa ÂGE : 26 ans PAYS : canada FRÉQUENCE DE CONNEXION : souvent COMMENT AVEZ VOUS TROUVÉ LE FORUM ? : de l'ancienne version, dans mes favoris, avant. COMMENTAIRE OU SUGGESTION : no more rose, please.AVATAR : Freja Beha Erichsen
SWAY KURT LARSEN
ARE THERE NO FIGHTERS LEFT HERE ANYMORE
Sway, ça gronde dans son cœur. Elle a quelques années et tout ce qu’elle a pour se divertir, c’est la trame sonore des délires à l’hélium de ses parents qui divaguent, préférant la drogue à leur gamine de sang. Vint l’âge des images mouvantes, de ces films animés où dansent les couleurs en pixels. Cette boîte où s’animent les lignes sur trame de voix métalliques. Et ce cube aux antennes  cornues, cette antiquité lourde comme deux éléphants. Sway se souvient de cette vieille télévision plus qu’elle ne se souvient de ses parents. Les armoires vides éternellement en duel avec le contenu du tiroir fermé à clé. Ce tiroir où Romy et Stan ont enfermé leurs rêves, on hypothéqué leur futur. Ce petit appartement, ce fut l’âge glorieux. Sway, gamine laissée à elle-même. Ses yeux crevant la pellicule de ces vieux films qui passent le dimanche après-midi.

Et ces quelques années qu’on peut compter sur deux mains ont étés les plus tranquilles de sa vie. Le toit et les quatre murs, c’était au-dessus des moyens de deux junkies amoureux de leurs aiguilles. Ce fut une série de nuits passées au cinéma, changeant de salle sans payer, histoire d’être au chaud, quelques heures de plus, durant l’hiver mordant. Sway a passé des nuits à déambuler entre les sièges, serpentant les allées pour éviter ses parents, échoués, enfoncés dans le velours rouge. Sway, elle a appris que de gueuler, de pleurer, c’est inutile. Personne n’écoute. La seule personne à qui on peut se fier, c’est soi-même. Sway, elle s’aime, parce que personne d’autre ne l’a fait. Douter, hésiter, c’est contre ses principes. Sway, elle s’est faite plus forte que l’acier, impossible à faire plier, refusant de danser avec le vent des attentes d’autrui. La jeune Larsen, elle a vécu au rythme des marées de Romy et Stan. Entre les hauts de la dope et les bas du manque, Sway a appris à vivre comme une sauvage, réfutant les normes, sans manières, sans attentes.  Stan a pris la clé des champs, à la recherche de poudre, de cachets, d’herbe. Romy est entrée dans un magasin, pour en ressortir les menottes aux mains, avant de disparaître dans le système judiciaire, laissant sa progénitures aux mains les loups, aux bras de la rue.

Une paire de pantalons dont les genoux ont rendus l’âme. Un sac à dos avec une veste, une couverture roulée en boule, une boîte d’allumettes et une cuillère calcinée. C’est tout ce qu’il lui restait, à Sway, quand elle a été jetée au monde. Ses parents, Sway n’en a parlé à personne. Les questions sont toujours tombées dans le néant, gobées par d’autres questions à contre sens.

À une intersection, Sway est tombée sur Mack, sans le vouloir, sans l’avoir prévu. C’était un chiot perdu, un molosse abandonné, un cabot mal léché. Ce type, il avait les mêmes blessures, les mêmes failles. C’était facile, trop facile. Dans la rue, tous les deux, seuls ensemble. Deux grands gamins, sales, affamés. C’était beau, durant les premiers moments, puis ils ont coulé, main dans la main, leurs pieds de béton les tirant vers le fond. Sway est devenue son pire cauchemar, voyant le reflet de sa mère en faisant face au miroir. Ses avant-bras troués ont commencé à laisser sortir sa peine à coup d’erreurs de jugement. Larsen a fait ce qu’il fallait pour obtenir de quoi oublier. C’était facile, rapide, agonisant. De quoi la pousser dans de riches bras, quelques sourires, s’étendre, ramasser les billets sur la table de nuit. C’était facile sans le regard de Mack. C’était un autre monde où il n’avait jamais existé. C’était le monde d’Alice, junkie aux allumettes. Alice, c’était la tristesse sous un masque enjoué, la dépression aux airs d’insouciance. En un clin d’œil, Sway s’est retrouvée à orbiter autour d’Alice. Une planète de sentiments pour une étoile volage. Sway l’a aimée, instantanément. Elle était brisée, Alice, mais Sway n’a pas su la recoller. Il n’y a eu que ce vide, dans le cœur de la jeune femme, un abysse qui a engloutit Alice, sa propriétaire. Sway l’a trouvée, Alice, ses cheveux blonds étalés sur le plancher, bleue, comme si ses veines avaient éclaté sous sa peau, comme si la vie l’avait étouffée jusqu’à la mort. Elle fut enterrée dans une boîte de bois, avec d’autres gens, sous une pierre sans nom. Sway s’est jurée d’être mieux que ça, de vivre tout ce qu’Alice a assassiné, de la garder vivante, le temps d’apprendre à lui dire au revoir.

Entre deux soupirs, Sway tente de briser le contact avec ses vices, détestant la drogue comme un amant infidèle. Elle emmerde les gens, voulant retourner à cette époque où elle ne se détestait pas. Elle a fait des conneries, elle a fait du mal. Elle a revu Mack, il y a quelques semaines, seulement pour gâcher sa paix. Il était bien, dans un petit nid d’amour avec son hirondelle. Sa blanche demoiselle s’est révélé corbeau quand elle a tout plaqué pour Sway qui n’avait rien d’autre à donner qu’une nuit sans sentiments. Larsen a tout plaqué, son boulot ses bonnes habitudes, pour recommencer à neuf, à quelques portes d’où elle a grandis.

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