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SOLAL ♫ AD ASTRA PER ASPERA

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les locatairesles potins


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Message(#) Sujet: SOLAL ♫ AD ASTRA PER ASPERA Mer 18 Mai - 9:11

(Quand et comment avez vous emménagé au Parking ?) C’était il y a deux jours. La semaine dernière, quand on t’a dit que tu avais ce poste au centre social, tu t’es rendu compte que ce serait plus simple d’habiter le quartier, parce que tu risquais de sortir tard de la salle de danse, et les transports en communs, la nuit, ça n’a jamais été ton truc, alors tu es venu frapper à la porte de la concierge de cet immeuble, parce que tu sais que le phare de tes tempêtes y vit depuis quelques temps. Tu t’es dis que ce serait une occasion d’être plus proche de lui et d’exorciser tes vieux démons, ceux qui te font marcher un peu trop vite, quand tu sors seul, dans les rues du quartier. Tu les connais par cœur pour t’y être démerdé comme un gamin des rues, mais tu redoutes chacun de leurs recoins sombres, ceux où tout peut arriver, et où tu n’aurais aucune chance de l’emporter. Tu n’es pas un héros toi. Alors tu décores les murs avant même de vider les cartons, juste pour te sentir en sécurité, et te dire que ce n’est pas parce que tu es de retour dans ce quartier, que tu vas retourner vivre à la rue.

(Que pensez-vous de l'immeuble et vos voisins ?) L’immeuble n’a rien à voir avec la maison, celle où tu te sentais simplement bien. C’est miteux, ça ressemble à là où tu vivais avant d’atterrir chez les O’Neil. Tu te demandes pourquoi ils ne prennent pas la peine de faire réparer l’ascenseur, et pourquoi ils ne remettent pas les murs en couleur, mais tu imagines que c’est pour ça que les loyer sont si peu chers. Ca n’a pas été un critère de choix, cette fois, pour toi, mais tu comprends que ça puisse l’être pour d’autres. Les voisins, tu les croises plus que tu les connais. Tu pars tôt, que ce soit pour l’opéra  ou pour le centre social, et tu rentres généralement tard, parce que tu aimes passer une heure à danser seul, après les spectacles. Sauf quand tu dois voir quelqu’un… Tu sais juste qu’il y a un voisin spécial dans cet immeuble. Un voisin que tu ne veux plus jamais voir s’éloigner de ta vie.  Tu as jeté un œil aux noms sur les boîtes aux lettres avant d’emménager en plus. Et tu as vu celui d’une autre de tes évidences. Alors oui, sans doute qu’on peut dire que tu n’es pas mal servi au niveau des voisins. Il y a toujours pire.

(Quelle est votre réputation au sein du quartier ?) Il y’a une époque où tu étais un gamin du Bronx, qui essaie de s’en sortir, sans prendre un nouveau coup dans la gueule. Ensuite, il y’a eu l’époque où tu as été une catin du Bronx.  Celle sur qui ils posaient leurs doigts, t’avais 18 ans, le sourire d’un ange, les yeux océans, des longs cheveux de jeune femme, un corps musclé et viril, ton androgynie a toujours plu à cette époque. Puis maintenant, tu n’es plus personne. Tu es le professeur de danse du centre social. Le garçon poli et un peu trop gentil, qui a un peu peur, la nuit, dans les rues. Ta plus grande peur, c’est qu’un jour, un de tes anciens clients te reconnaissent, et ait envie de renouer avec tes charmes. Tu as beau avoir pris du muscle, tu n’as aucune idée de comment tu réagirais dans cette situation. Alors tu espères bien être devenu monsieur tout le monde, danseur étoile de son état, et que ton image de catin a disparu….

(NOM)  Netchaïev, ce nom qui te colle à la peau, ce nom qu’on te demande systématiquement d’épeler, parce qu’il n’est pas d’ici, ce nom que tu voudrais décoller de ta personne.  Tu n’as jamais eu honte de tes parents. Pour avoir honte, il faut pouvoir se souvenir concrètement de qui sont les gens. Mais tu t’es toujours senti étranger à ce nom.  Tu le gardes parce qu’il aide les gens à comprendre d’où viens ton accent, parce qu’il te rattache à tes origines, parce qu’il te rattache aussi à cette langue dans laquelle tu te réfugies lorsque ça va pas. Ce nom qui n’est pas le même que ceux des membres de ta famille.  (PRÉNOM) Solal, le soleil, celui qui guide, tant de signification que tu tires de la langue hébraïque et qui te semble à des milles lieux de toi, à des milles lieux de ta vie qui a été faites de tant de coups durs, de tant d’ombres que tu transportes éternellement dans ton petit sac à dos gris. Tu as toujours été celui qui survit, tu es devenu celui qui danse, mais tu peineras toujours à être celui qui guide. Mais Solal, c’est ce prénom qui commence entre les lèvres, et qui se termine plus, qui reste en suspend, qui se soupire, et pour toutes ces raisons là, tu n’en changerais pour rien au monde… Puis il y a Vadim, c’est étonnamment doux pour un prénom russe, cette fois, ça se finit entre les lèvres, alors que ça commence dans un gémissement d’extase. Alors même si ça te relie à celui qui t’a laissé seul, bien trop tôt, tu le gardes comme un trésor, un trésor que tu ne divulgues jamais, parce que parler de ton enfance, c’est ouvrir la boîte de Pandore. (ÂGE) Il y a les saisons qui s’écoulent, les fleurs qui tombent des branches, les feuilles qui pavent le sol, il y’a les gâteaux auxquels tu n’as pas eu droit, et les cadeaux dont tu as rarement vu la couleur, mais il y en a un qui ne s’éloignera jamais de toi, et tout cela, depuis 36 ans . Il fut une époque où tu ne les fêtais plus, parce que ça te ramenait aux ombres de ta vie, et puis on t’a appris ce que ça voulait dire, un anniversaire. Tu ignores combien de temps encore tu pourras danser, c’est peut-être pour ça aussi que tu préfères y penser le moins possible. (DATE ET LIEU DE NAISSANCE)  On t’a attendu neuf mois durant, puis le jour de ta naissance est devenu un jour de peine, parce que ta naissance a arraché la femme qui t’attendait à la vie, parce que son mari n’a jamais pu s’en remettre totalement. Tu t’es longtemps demandé si on t’en voulait pour ça.  Il disait que non, il le répétait tellement souvent que tu aurais dû pensé qu’il essayait de s’en convaincre, mais tes grands yeux d’enfants du soleil t’ont fait te dire qu’il le pensait vraiment, alors le 21 juin 1979, à Kostroma, en Russie , on entendit ton premier cri en même temps que son dernier soupire. (OCCUPATION OU ACTIVITÉ) Flirter avec les étoiles, expérimenter les limites du corps, s’éprouver dans la sueur,  frôler l’orgasme en une note, fermer son esprit à la vie, et sentir le cœur battre plus fort, plus vite, à effleurer le non retour,  rideau, noir, applaudissement, et enfin la vie, tu souris, encore et encore. Tu es danseur étoile, réputé et reconnu, mais en dehors de ça, il y’a ce nouveau poste dans le Bronx, professeur de danse dans un centre social, pour leur montrer les étoiles, remettre en peinture leurs paysages sombres et leur montrer qu’on peut briller après avoir vécu dans les abysses et rencontrer le diable.(NATIONALITÉ) Le pays du froid, des grandes plaines et des tsar a laissé son nom sur tes papiers de naissance, mais tu n’es plus russe. La nationalité, tu l’as acquise au fil des années, et tu as finis par obtenir un passeport américain. On fronce les sourcils quand on t’entend parler, l’accent trop marqué, les « r » qui roule de trop, tu as essayé de le chasser, tu t’es entrainé en écoutant des cassettes d’apprentissage de la langue sur ton vieux lecteur cassette,  tu as répété, répété et encore répété, mais rien n’y fais. La Russie ne veut pas quitter ta bouche. (ORIGINES) Des yeux bleus qui transpercent l’âme, des lèvres un peu trop roses pour être viriles, des longs cheveux bruns qui tendent sur le blond dès qu’ils sont un peu trop longs, ce qu’ils sont souvent, un homme grand, à la beauté apparemment froide, tu as le type russe et la beauté de ta mère mêlé à la virilité de ton père.  C’est ce qui fait ton charme sur scène, c’est ce qui captive les yeux des américains. Ils ne te tiennent pas trop rigueur de la guerre froide, c’est pas plus mal..  (STATUT CIVIL) L’amour, ce n’est pas chose facile quand on a découvert le sexe dans la prostitution, pourtant, chez toi, l’amour a toujours été viscéral, ça te saisis, ça te prends tout entier, et ça ne disparaît jamais, incapable d’oublier un amour, même parfois, incapable de faire le deuil d’un amour, pourtant, c’est ce truc visqueux et froid qui te colle à la peau, on appelle ça le célibat. Peut-être que c’est mieux quelque part. Quand on est seul, on a moins mal, on prend moins de risque, on a moins froid quand l’autre disparaît aussi. Tomber amoureux, ça veut dire réessayer. Tu n’es pas prêt à réessayer. Tu ne peux plus essayer. (ORIENTATION SEXUELLE)  Les premiers partenaires, tu ne les a pas choisi, c’était ceux qui donnaient le billet pour tes beaux yeux et tes longs cheveux, ceux que ton Monsieur te disait de garder pour plaire au plus de clients possibles, ta finesse féminine, et ton corps sculpté d’homme. Alors il y’a eu des hommes, il y a eu des femmes, il n’y avait pas à discuter. Puis tu as découvert la sexualité. Tu n’a jamais choisi tes partenaires selon leurs sexes. On pourrait dire que tu es bisexuel, tu préfères l’étiquettes  Eros-Sexuel, infoutu de toucher un corps sans être amoureux, sans être transi par le cœur qui bat et donne à ton corps une nouvelle mélodie pour danser. Au diable les solos de l’opéra, les danses de couples, cardiaques et compulsives t’ont toujours fait chavirer. (DATE D'ARRIVÉE AU PARKING) Renouer avec le Bronx, ce n’était pas la chose la plus simple de ta vie, mais tu as exorcisé les démons en allant frapper au bureau de la concierge pour te trouver un petit appartement. C’est moins grand, moins luxueux que ton ancien chez toi, mais tu as l’impression de t’y sentir bien. Tu es arrivé il y a deux jours, le 15 mai. Tes cartons ne sont même pas encore vidés.  Ca fait bizarre de recommencer à zéro, alors que tu travailles encore à l’opéra certains soirs, et que tu peux parfois t’y enfermer pour répéter. Mais il y a aussi ton nouveau job, et puis ici, il y’a l’évidence. Alors forcément, ça pèse dans la balance, parce que tu en as peut-être marre de te tenir loin de lui. Peut-être que maintenant, tu as envie de le savoir aussi proche qu’avant…(REPRISE DU PERSONNAGE) Bien évidemment. C’est le scénario de Lyamour et je ne serais pas légitime du tout pour décider de le faire disparaître.(GROUPE) de ceux qui rêvent évéillé ou endormi, depuis qu’il a remis des couleurs dans ta vie, qu’il t’a donné l’adresse de ce cours de danse, des rêves, t’en as plein la tête, t’en as même à revendre. Tu sais bien que tout est pas rose, mais tu veux toujours croire que ça pourra aller mieux, que demain ça fera moins mal, et que peut-être, dans un an, les problèmes seront envolés. C’est l’histoire de ta vie de rêver, rêver, et espérer. Ca fait mal des fois quand on rencontre la réalité. Mais ça tient en vie aussi.  (TYPE DE PERSO) scénario de Lyam O’Neil  (CRÉDITS) Amiante ; tumblr  

PSEUDO : Lolita PRÉNOM : Pour les internets, ça restera Lolita  ÂGE : 21 y.o PAYS : France FRÉQUENCE DE CONNEXION : 7/7 COMMENT AVEZ VOUS TROUVÉ LE FORUM ? : par un avocat amateur de bdsm, puis une jolie danseuse de cabaret, qui l’a dit à un ancien taulard. COMMENTAIRE OU SUGGESTION : c’est pas ma faute, les scenarios sont beaucoup trop beaux sur ce forum AVATAR : jared bébé leto  
SOLAL VADIM NETCHAÏEV
AD ASTRA PER ASPERA

ROMEO & JULIETTE  ♪ Le premier ballet que tu as dansé. Tu ne l’a jamais oublié, et depuis, chacune des notes de l’ouverture te fait frémir tout entier. Tu connais avec précision chacun des mouvements, tu sais à quel moment ton corps va flirter avec ses limites, à quel moment tu vas risquer la chute de justesse, pour finalement te rattraper dans une grâce évidente. Prokofiev a été le premier compositeur a te faire danser, et on oublie jamais vraiment les premières fois. • A L’ENCRE DE PEAU  ▲  Malgré ton rapport longtemps conflictuel avec ton corps, tu as fini par l’accepter et te l’approprier. Pour cela, tu as eu recours à l’art du tatouage. Sur tes avants bras, deux triangles géométriques, parfaitement symétriques, comme deux âmes qui vivent en parallèle. Sur tes mollets, deux flèches, parfaitement symétriques, pour avancer ensemble. Sur ton dos, un symbole géométrique composé de deux parties, pour le lien indéfectible, sur la clavicule, quelques mots latin «  Provenito In Altum », pour avancer, poursuivre, et ne jamais se laisser sombrer à nouveau. Puis sur l’os du bassin, quelques lettre cyrilliques : соулматес невер диес pour l’évidence. • DES PETITS CHAUSSONS GRIS ♫ Un cadeau de ton père, quand tu lui as dis que tu voulais continuer à danser. Il les a achetés dans un magasin spécialisé, et il a probablement mangé des pâtes pendant un mois à cause de ça. Parce qu’il n’avait pas franchement les moyens de payer ce genre de matériel depuis que vous aviez déménagé aux états Unis. Mais il les a acheté pour toi, tout comme il t’avait caressé la tête en te déposant à ton premier cours de danse, en te disant que tout irait bien. Tu chéris ces chaussons comme la prunelle de tes yeux, et encore aujourd’hui, tu danses avec eux, remerciant le ciel pour ne pas avoir pris de pointures depuis tes 15 ans.   • LA PEINTURE POUR SOUVENIR ○ Ta vie a toujours été liée à l’art, depuis le jour de ta naissance. Parce que ta mère était peintre, parce qu’elle est morte ce jour là, et parce que la seule trace que tu ais gardé d’elle, c’est ce petit portrait, format médaillon qu’elle a peint d’elle-même. Ce petit portrait qu’elle avait fait mettre sous verres et qu’elle avait fait monter en médaillon pour que tu puisses le porter, une médaille de baptême aux allures païenne, faisant de l’art, ton unique religion.  Tu ne quittes jamais cette peinture. Elle est soit à ton cou, soit dans ce gros sac gris que tu traines toujours, celui là même avec lequel tu as débarqué chez les O’Neil. Toute ta vie tenait alors dans ce sac. Si demain tu devais partir, ou disparaître, ce serait pareil. Tu ne prendrais rien d’autres que le contenu de ce sac.   • L’AMOUR POUR FASCINATION ♥ Tu n’aimeras plus jamais. C’est du moins la sensation que tu as, c’est aussi cette sensation qui te tient à l’abris des blessures de l’âme. Tu n’as aimé que deux fois, la première continue à te hanter, et à rendre tout cela beaucoup trop compliqué, la seconde t’a servi de leçon malgré la sincérité qui y a régné. Tu aimes encore. Mais tu n’aimeras plus jamais.  Sentiment à la fois mort et vivant au creux de ton âme, tu n’imagines même pas pouvoir retrouver l’innocence et la candeur d’y croire. Si tu devais vivre une nouvelle histoire, elle appartiendrait au passé. Paradoxe ambulant, tu te fous bien de ce que les autres en pensent. Parfois, quand on a trop souffert, il vaut mieux être seul que de sauter du bord du précipice.  Et puis tu sais qu’avec lui, tu ne seras jamais vraiment seul. • ZVEZDA ↑ L’étoile qui te fait sourire  quand tu te réveilles le matin. Elle a l’air perdu qui t’a fait craqué, et la pureté que tu as à jamais perdu. Zvezda c’est un petit chien, pas très viril. C’est une petite Spitz toute blanche qui a fait chavirer ton cœur et qui a fait voler tes principes qui consistaient à ne jamais avoir d’animaux. Alors on peut se moquer de toi, parce que normalement, un homme, un vrai, ça n’a pas ce genre de chien, mais toi, tu sais que ton étoile est là quand tu rentres chez toi.  Tu t’es bien dis qu’elle allait faire tâche dans le Bronx, mais c’est aussi elle qui te rappelle que même si tu es de retour dans ce quartier, ta vie n’est plus la même et ne le sera plus jamais.  • ACOUSTICOPHILIE ♫ S’il t’a fallut du temps pour redécouvrir le plaisir charnel sans en souffrir moralement, trop marqué par les sévices des hommes qui t’ont acheté, tu as peu à peu explorer une part nouvelle de ta sexualité. Une part qui t’a été ramené par la danse. Tu savais qu’on pouvait trouver un morceau de musique beau à en mourir, tu ignorais qu’on pouvait tout simplement en jouir. Pas n’importe lesquels, pas n’importe comment, mais la musique, et le bruit, peuvent parfois provoquer chez toi ces vagues de chaleurs que tu ne te laisses pas connaître contre beaucoup de corps. Depuis combien de temps un homme, ou une femme n’a-t-il pas posé les mains sur toi ? Longtemps. Mais la musique pour seule amante ces dernières années, n’a pas été une solution si désagréable. La musique, elle, ne te quitte jamais. • PETER PAN ☼Tu as grandis trop vite. Alors parfois, tu cherches à redevenir cet enfant. En vain. Tu sais que tes yeux n’auront plus jamais la lueur de ceux des enfants, tu sais que plus jamais quelqu’un ne t’appellera à qui tu pourras dire papa, tu sais aussi que regarder des dessins animés ne fera pas de toi un gamin, mais tu essaies. Tu n’as jamais vraiment compris pourquoi, sans doute parce que personne ne t’a laissé être un enfant, et parce que la première personne à t’avoir vue comme telle, t’avait élevé comme son propre fils, alors que tu avais ce regard de sauvageon. Si tu es Peter Pan, ce n’est pas grâce à ton esprit d’enfant, c’est sans doute par ce caractère sauvage, celui qui fait que tu tiens tête, que tu résistes, et que tu fais flancher.• SILENCE « » Paradoxalement, si tu détestes vivre dans le silence, et que tu te plais à faire toujours résonner de la musique chez toi, tu n’as jamais été un grand bavard. Ton silence, ceux qui t’ont aimé, ceux qui t’aiment encore le connaissent bien. Il s’est instauré le jour de la mort de ton père. A 15 ans, quand on perd son père dans un lit d’hôpital, les psychiatres débarquent sans un mot. Ils vous regardent, ne savent pas tellement quoi dire, mais ils vous proposent de parler. Là où la plupart des adolescents se laissent apprivoiser, tu t’étais refermé. Tu avais répondu, d’une voix claire, de ton accent marqué : « Occupez vous de lui. Moi ça ira . » Ils avaient expliqué que pour lui c’était trop tard. Pour toi aussi, c’était trop tard. • MONSIEUR ♂ Monsieur, c’est la façon dont tu parlais de lui, mais son prénom c’était Keith. Du moins c’est celui qu’il t’a donné. Il t’a trouvé du travail, il aimait bien tes allures d’androgyne, et les clients sont venus bons trains. T’avais beau vivre seul, tu détestais dormir dehors, alors t’avais besoin de cet argent. C’était juste pour un moment, puis quand tu te pointais chez lui pour lui dire que tu voulais arrêter, Monsieur t’embrassait, et il te rappelait que tu avais besoin d’argent, alors tu disais oui. Il ne t’a jamais touché. Il s’est toujours contenté de te faire danser dans son salon, pour se livrer à un onanisme malsain, tes pas de danses n’avaient rien à voir avec ta formation classique que tu gardais secrètes, mais ils rythmaient souvent sa jouissance. Sa majesté a toujours su dominer son sujet. • LE CORPS & L’ÂME ◘La religion n’a jamais été un fardeau que tu t’es imposé. Tu n’as jamais compris ce qui pouvait pousser les gens à croire, alors que la vie pousse à se dire que rien n’est jamais mérité, mais que le hasard n’a pas grand place non plus. Pourtant, tu as toujours cru la transsubstantiation. La séparation de l’âme et du corps, c’est ce qui t’a sauvé par le passé. Parce qu’avant de réparer ton corps par la danse, et par ses caresses, tu avais laissé les montres te malmener, et alors que leurs griffes acérées tombaient sur ta peau pâle, tes yeux bleus de mer se fermaient, et laissaient ton âme vagabonder dans la neige des paysages de ton pays natal, parfois même, tu voyais le visage de ta mère, te dire qu’elle ne t’en voulait pas, qu’elle était fière que tu te débrouilles sans devenir un parasite. Alors parfois, quand ça va mal, tu laisses le corps et l’âme se séparer, pour tenir le coup. • LE SOLEIL COMME GUIDE ☼ Bien sûr que c’est induit par ton prénom, et pourtant, tu ne peux nier que c’est vrai. C’est des bêtises pour les enfants, ou pour les parents qui ont du mal à choisir un prénom ce genre de choses, alors pourquoi, à chaque étape cruciale de ta vie, le soleil brillait étrangement ? C’est stupide, c’est probablement rien que des  coïncidences, mais tu fais toujours attention à voir où est le soleil depuis que tu as remarqué ça. Parce que quand il se cache, ça veut souvent dire que rien ne va changer, mais quand il brille bien haut, tu sais jamais ce qui t’attend, une simple panne de métro, un regard de l’évidence, un attentat contre les états unis d’Amérique, un premier rôle à l’opéra … • LE LAC  DES CYGNE ♪ Le ballet qui t’a donné le plus de fil à retordre de toute ta vie. Celui qui t’a mené vers le seul autre homme que tu as jamais aimé. Tu le revois faire ces enchainements avec une aisance déconcertante, alors que tu t’écrasais inlasablement sur le parquer en bois de la salle de danse. Tu lui as juré de devenir un aussi bel oiseau que lui ce jour là. Alors tu as travaillé, des heures  durants, parce que tu ne brises jamais tes promesses, ou presque, et puis un jour, sous ses yeux, parce que tu l’avais invité, tu t’es envolé.  Tu sais que ce jour là, il a été fier de toi, que ce jour là, il s’est rappelé la forme de ton corps sur les barres de la salle de danse. Mais on s’en fout, parce que ce jour là, tu lui as prouvé que tu étais à sa hauteur.• LA PREMIERE FOIS , C’ETAIT TOI ♥ La première fois, c’est pas forcément quelque chose qui se vit entre deux corps, la première fois ça peut aussi être une histoire de regard, ça peut aussi être un sourire comme on en a jamais eu droit. La première fois, c’est quand il t’a laissé son lit alors qu’il rentrait de la guerre, alors que tu t’apprêtais à attraper ton sac à dos pour disparaître dans une autre pièce, et le laisser se reposer, parce qu’il le méritait, et parce que tu ne supportais pas l’idée de lui voler quoi que ce soit.  Mais c’est la première fois que vos regards se sont croisés, c’est la première fois que quelqu’un t’a fait passé avant le reste.• FAIRE DANSER LES FICELLES ET RECOLLER LES CŒURS ♫ Ils s’y sont mis à plusieurs pour recoudre le pantin de toile que tu étais.  Mais ils ont réussi et maintenant tu souris, tu danses, tu peux vivre. Alors tu es devenu l’une de ces petites mains qui fait son possible pour remettre des sourires sur les visages, remettre des couleurs dans les regards, et pour faire ça, tu les fais danser, tu leurs apprends à faire les pointes, les entrechats et tu danses pour eux, parce que voir quelqu’un qui s’est relevé, ça aide à tenir debout dans la tempête, t’es bien placé pour le savoir. Alors tu répares les âmes au rythme de la musique.

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Message(#) Sujet: Re: SOLAL ♫ AD ASTRA PER ASPERA Mer 18 Mai - 9:12

WAKE ME UP INSIDE
SOULMATES NEVER DIES

Les larmes d’un père. Le sang d’une mère. Si la conception d’un enfant est l’œuvre de la rencontre de deux fluides charnels, de deux corps de sexe opposés, sa naissance ne devrait jamais se faire dans les larmes, dans la douleur, dans la mort. Tu as poussé ton premier cri. On t’a posé sur son ventre chaud, ta petite bouche rose cherchant le bout du sein maternel, avide du lait de son corps pour te récompenser de tes efforts de nouveau né, dans une peinture des plus traditionnelles. Puis un rythme cardiaque qui bascule. Du sang qui coule. Trop de sang.  Les médecins qui s’empressent pour observer les petits écrans. On te colle dans les bras  de ton père qui perd le contact avec la réalité en regardant les hommes en blancs d’un air inquiet, l’infirmière qui vous fait sortir, et patienter dans une autre salle de naissance. Tu l’ignores à ce moment là, mais vingt cinq minutes plus tard, tu deviens orphelin de mère, alors que ta petite main serre le pouce rugueux de ton père, menuisier. Tu t’es endormi dans ses bras, dans le calme, sans avoir pris ton premier repas. Ton visage est celui d’un ange qui dort, et ton baptême est celui de la larme qui tombe sur ton front, goutte d’eau bénite, bénite par la mort, par l’absence, et par le manque.  Tu as ce sourire qu’ont parfois les nouveaux nés sans savoir pourquoi ils sourient. Tu es à l’abris du malheur pour encore quelques mois, quelques années.

Tu avais quatre ans et demi quand ton père t’y a emmené pour la première fois. Assis sur l’un des fauteuils en velours rouge de l’opéra. Il n’avait pas pour habitude de travailler dans des endroits aussi prestigieux, ni même de t’emmener avec lui au travail. Mais ce jour là, son équipe avait été choisie pour rénover les menuiseries du vieil opéra.  Tu n’avais pas prononcé un mot, et tes cheveux qui commençaient à tomber sur tes épaules ne permettaient pas aux passants de deviner si c’était une petite fille ou un petit garçon qui observait de ses grands yeux bleus. Puis d’un coup, ils sont apparus sur la scène, en justaucorps d’entraînement, tout simple. Des hommes, des femmes. Des corps parfaitement sculptés. La musique avait démarré et tu avais entendu, pour la toute première fois de ta vie, La danse des chevaliers de Prokofiev. Leurs corps se sont animés comme ceux des pantins dans les vitrines des grands magasins à l’approche de noël.  Tu as immédiatement été fasciné par eux. Tu t’es levé de ton fauteuil, et tu as marché jusqu’au bord de la scène. C’est là qu’Irina t’a vu pour la première fois. Elle a demandé qui été cet enfant. Ton père s’est confondu en excuse. Elle t’a proposé de venir danser. Tu avais quatre ans et demi, et elle t’a fait monter sur scène, te laissant reproduire maladroitement, et gauchement, les mouvements des danseurs professionnels derrière toi. C’est ce jour là aussi que tu as entendu le rire d’Irina pour la première fois, alors qu’elle venait te relever pour te remettre debout sur le parquet de l’opéra.

Ton père t’avait inscrit à l’école de danse que tenais Irina. Tu avais 6 ans. Il était temps de commencer. Mais d’un coup, tout te faisais beaucoup plus peur. Alors, devant la porte du centre, tu as rougis en baissant les yeux. Tu as passé la main dans tes longs cheveux. « Et s’ils se moquent de moi papa ? » Il t’a posé la main sur tes cheveux, il a sourit et il s’est baissé à la hauteur de ton petit corps d’enfant. « paren’, ils vont t’adorer. Et moi, je suis fier de toi. » Tu as souris, et tu t’es serré contre ses jambes en fermant les yeux. Tu as ouvert la porte en retrouvant le sourire d’Irina. Bientôt, les coups de cannes en bois résonnèrent sur le sol, en même temps que ton corps commençait à s’habituer à la rigueur de la danse. Il n’y avait pas beaucoup de garçon dans ce cours, mais les filles t’aimaient bien. Elles aimaient l’aisance avec laquelle tu réalisais ces mouvements. Tu excellais à la barre, et tu travaillais sans relâche tes exercices au sol. Les premières plumes du cygne commençaient à pousser dans ton dos alors que tu enfilais ta première paire de chausson.

Tu n’as pas tout compris quand vous êtes montés dans l’avion. Tu as serré Irina très fort contre toi, alors qu’elle te suppliait de continuer la danse, peu importe où tu irais. Tu lui as fais cette promesse, puis l’avion s’est envolé et a atterit sur le sol Américain. Vos papiers en règles, vous avez pris un taxi. Ton père croyait au rêve américain, et il vous avait trouvé un petit appartement dans le Bronx. Tu ne savais pas ce que signifiait vivre dans le Bronx. Tu savais juste qu’il t’avait trouvé une école de danse pas trop loin de son travail. Tu avais 15 ans et tu lui avais dis, une semaine avant que tu voulais poursuivre la danse. Il avait accepté malgré ses revenus qui avaient nettement baissés depuis votre arrivée aux Etats Unis. Alors que tu sortais tout juste de la voiture, il t’a rappelé et t’a glissé dans les bras, un petit paquet coloré. Tu l’as ouvert. Les larmes t’ont monté aux yeux en les voyants. Deux petits chaussons gris. Deux petits chaussons d’une marque française. Deux petits chaussons qui expliquaient les pâtes dans vos assiettes depuis plusieurs semaines. Tu l’as serré très fort contre toi. Tu es entré et tu as rejoins ce cours. On a admiré ta formation russe, mais on s’est moqué de ton accent. Alors tu as serré les dents et tu t’es mis à danser. Tu t’es envolé pour les faire taire. Les plumes se sont déployés, parce que tu y croyais.

Le téléphone de l’appartement a sonné. Tu faisais tes devoirs en écoutant Tchaïkovsky, les enchaînements de ton prochain ballet se projetant sur tes rétines. Ce n’était qu’un ballet amateur, mais ça comptait. Tu ne t’es pas levé, trop accaparé par la musique. Ils n’ont pas laissé de message. Ils ont rappelé, encore, et encore. Jusqu’à ce que bientôt, une voix se fasse entendre dans le répondeur. Ce jour là, Casse Noisette s’est arrêté net, alors même que la mélodie continuait.   « Monsieur Netchaïev ? Votre père a eu un accident sur le chantier. Nous voulions vous joindre… Votre père est décédé monsieur Netchaïev… Nous sommes désolé. Son corps est au North Central Hospital du Bronx… Toutes nos condoléances. » La vie s’est arrêtée à cet instant précis. Tu as attrapé ta veste en cuir, et tu as couru. Tu as couru jusqu’à l’hôpital, jusqu’à son corps. Un gros contrat où il devait refaire les boiseries d’une église. Un accident. Son corps sans vie, alors que ta main chaude serrait sa main glacée. Tu avais perdu ta mère le jour de ta naissance. Ton père était mort alors que tu vivais une renaissance. Tu as utilisé ses dernières économies pour l’enterrement. Tu as attrapé ce petit sac à dos gris, et tu y as fourré toutes tes affaires. Tes petits chaussons gris, le médaillon de ta mère, tes disques de musiques classiques, le petit coffre en bois sculpté par ton père, et tes vêtements. Tu as dû libérer l’appartement, et du haut des tes 16 ans, tu as commencé à vivre dans la rue. La rue n’était pas un endroit tranquille pour un gamin aux allures de gamines. Mais tu savais où te cachais, et tu étais suffisament souple pour disparaître en cas de besoin. Mais tu n’avais plus d’argent. Plus personne. Alors tu n’es plus jamais devant la porte de bois de l’école de danse. Tu n’as pas mis les pieds au ballet que tu avais tant travaillé. Parce que tu n’étais plus personne.

« Solal… C’est un joli prénom. Et une bien trop jolie gueule pour risquer de se faire prendre par des flics… Le trafic d’herbe joli cœur, c’est pour ceux qui ne sont pas assez beaux. Moi je pourrais te faire gagner de l’argent. » Tu as posé des questions. Il t’a expliqué. Il t’a montré. Keith n’était pas le genre d’homme à qui on peut dire non. Tu t’es dis que ce serait le temps de deux ou trois clients. Juste pour avoir de quoi payer une chambre d’hôtel. Puis ils se sont enchaînés. Le noir est devenu ton refuge, pour ne plus voir les corps. Tu te dégoutais au fil des hommes qui te touchais. Tu sortais de chaque passe en allant ramper chez lui. « Monsieur… Je veux arrêter. » Il t’a ri au nez en jouant avec les longueurs de tes cheveux : « Et tu dormiras où Solal ? » Tu as dégluti et tu es parti. Tu es reparti sur ton trottoir, dans des vêtements propres, pour plaire. Pour aguicher. Trois années à te faire ramper, trois années jusqu’à ce qu’un flic l’arrête et te trouve alors que tu t’apprêtais à lui donner sa part du butin. Tu avais vingt et un ans, et l’esprit plus brisé qu’un centenaire. Alors ils t’ont emmené au poste, et tu n’as pas osé ouvrir la bouche. Mais quelqu’un t’a vu. Elle t’a vu. Madame O’Neil. Elle t’a vu, elle a discuté avec la police et elle t’a ramené dans une maison. Tu as eu peur. Peur de leurs sourires. Ceux des parents, celui d’Aleksei, celui de Sinah. Et celui du jeune homme blond présent sur les photos. Lyam. Tu as sursauté alors que l’eau chaude de la douche s’est mise à couler sur ta peau strillée des traces des mains des clients. Tu as même eu peur quand tu t’es glissé dans les draps propres d’une chambre, ton petit sac à dos déposé dans un coin de la chambre. Parce qu’ils étaient gentils. Tu étais quelqu’un.

On t’avait prévenu du retour de Lyam et tu appréhendais la rencontre depuis près d’une semaine. Alors quand Sinah et Aleksei ont couru vers lui, tu es resté en retrait.  Tu l’as regardé avec fascination dès la première seconde. L’armée. Là où tu n’étais plus que l’ombre d’un cygne, cet homme était un héros. Alors quand son père t’a demandé d’avancé, tu as fais quelques pas maladroits. Il a tendu la main et tu as tendu ton bras amaigri pour serrer la sienne. « Solal… » Il devait avoir reconnu ton accent, Aleksei avait le même, peut-être même qu’il comprenait quelques mots de votre langue maternelle. Il s’est présenté à son tour : « Lyam. » Deux prénoms jetés en l’air alors que tu n’osais pas affronter son regard. Il ignorait qui tu étais, toi qui vivais ici depuis un mois. Tu avais 21 ans, il en avait tout autant. Tu t’étais assis entre son frère et sa sœur alors qu’Aleksei te parlait en Russe pour te faciliter la tâche. Tu avais finis par prendre des habitudes. Tu ne souriais pas beaucoup, mais tu étais bel et bien vivant. Comme chaque soir depuis que tu vivais chez les O’Neil, tu étais allé prendre une douche chaude alors que la famille finissait son repas. Tu avais toujours peur de les déranger, et tu préférais leur laisser quelques instants en famille, surtout ce soir, surtout alors que Lyam était de retour après qu’il l’ait tant attendu. Puis tu es allé t’assoir sur ton lit. Le lit que l’on t’avait donné quand tu avais mis les pieds ici.  Dans un pyjama propre, trop grand pour toi, tu étais assis en train de lire  l’un des livres qui trônaient dans la bibliothèque de la chambre. Le bruit t’a fait sursauté, et tu t’es levé le plus vite possible, près à fuir. Lyam venait d’entrer. Tu n’avais pas pensé que c’était sa chambre. Mais c’était évident en y repensant. « Je vais… » Il a planté ses yeux dans les tiens : Ce n’est pas grave, le coupa immédiatement Lyam. Je prendrai le canapé, il n’y a pas de problème. » Tu as rougis. Tu ne voulais pas lui voler quoi que ce soit. Encore moins sa chambre, ou sa famille. Il t’a souhaité une bonne nuit. Tu t’es glissé à nouveau sous les draps, plaçant sur tes oreilles, ton casque audio pour ne pas dormir dans le silence. Bonne nuit Lyam.

La permission de Lyam  était encore en cours, et tu avais préféré un peu de temps à la famille pour se retrouver. Alors tu étais allé entretenir les derniers muscles qu’il te restait en allant faire un jogging. Tu avais prétexté devoir faire une course, c’était ta façon de les rassurer. Tu t’étais enfoncé dans une rue que tu connaissais bien. Une rue de ton passé. Deux silhouettes t’étaient tombées dessus. Deux fantômes eux aussi. Ils avaient commencé à vouloir te déshabiller, tu t’étais défendu, tu avais commencé à répondre. Heureusement, les éclats de voix ont attiré un homme sur une moto. Puis il est apparu. Il s’est battu avec eux alors que tu t’étais reculé timidement. Tes yeux avaient perdus en éclat alors que les coups pleuvaient. La violence restait un pan sombre de ton passé. Alors il t’a pris la main, il t’a posé son casque sur la tête, et il a sourit. Tu es monté sur sa moto, sans un mot. Tu n’avais pas confiance. Mais il venait probablement de te sauver la vie. Parce que c’était un héros.

Il devait repartir. Vous le saviez depuis un moment, mais tu n’arrivais pas à te faire à l’idée qu’il y ait une personne de moins à table chaque soir. Tu n’avais toujours pas confiance en lui, mais il faisait parti de la famille. Au moment de te dire au revoir, il t’a glissé quelques mots. Alors tu l’as remercié avec un sourire. Le premier que tu lui offrais. Et il a illuminé plus durablement ton visage en te donnant l’adresse de Katherina.  Le lendemain, tu frappais timidement chez elle. Tu n’avais plus que tes chaussons et quelques cd. Tu n’as pas eu besoin de parler à Katherina. Elle a compris en te voyant danser que tu avais la beauté des âmes brisées, mais que surtout, tu avais la grâce d’un danseur. A cet instant, ça faisait exactement 5 ans que tu n’avais pas dansé, et sur le parquet de la salle, tu retrouvais peu à peu tes réflexes. A partir de ce jour, tu as passé plusieurs heures par jour chez elle, jusqu’à retrouver le niveau que tu avais auparavant. Elle te poussait plus haut, de plus en plus haut, et tu remerciais, à chaque seconde, Lyam. Parce que tout cela, c’était grâce à lui, et parce que tes pieds, toujours de la même taille, rentraient encore dans tes petits chaussons gris, et qu’il te l’avait dit, lui serait toujours fier de toi.

Une enième de ses permissions. Alors vous vous étiez installés sur le canapé. Une fois Sinah mise au lit, Lyam et toi vous étiez retrouvez seul à seul. Le mois de septembre commençait à peine, et tu avais envie de lui parler, comme vous aviez pris l’habitude de le faire. Tu t’es installé près de lui, et tu as commencé à lui parler. Lui parler de toi. Parler de la danse, parler de Keith, parler des hommes, parler du noir, rassurant et bienveillant, parler du silence, angoissant et douloureux, parler de la musique, jouissive et délicieuse. Il te parlait aussi. Et tu t’habituais à sa présence, à ses rires, à ses confidences et ses sourires. Les tiens apparaissaient aussi. Peu à peu. Ils se multipliaient, tu retrouvais la vie, tu retrouvais l’amour. Un jour, comme celui là, tout a dérapé. Le 11 septembre, alors que le matin pointait le bout de son nez, vos lèvres se retrouvaient, encore et encore. Tu souriais alors que tes mains cherchaient sa peau. Tes mains découvraient enfin ce que pouvait signifier le désir. Les siennes lavaient ta beau des traces des hommes du passé. Puis un cri. Sinah. Elle vous sort de votre douce torpeur. Elle ramène la famille à la réalité alors que vos visages se posent sur la télévision. Alors même que vous ne devez pas, ta main cramponne la sienne pendant une seconde, ou deux. Personne ne s’en rend compte, mais tu la serres. Parce que ce qui se passe est d’une violence inouïe, parce que ces dernières années t’avaient permis d’oublier la douleur de la mort, et que sur l’écran, elle te revient au visage. Tu lâches sa main. Pour ne pas heurter, pour ne pas choquer.

La violence que tu as ressentis ce jour là était inouïe, mais lorsqu’il a annoncé qu’il voulait partir, tu as sentis ton cœur se déchirer. Tu as su dès la première seconde que tu ne pourrais rien y changer. Que tes mots ne seraient que des paroles en l’air. Il avait pris sa décision. L’armée était son chemin de croix. Le tien était la danse. Tu ne pouvais ni le retenir, ni le forcer à quoi que ce soit. Tu l’aimais.  Follement. Irrémédiablement. Tu savais que rien n’y changerait. Jamais. Mais il avait besoin de partir. Le jour de son départ, vous avez fait l’amour. Le jour de son départ, tu l’as embrassé une dernière fois, avant de le voir partir, le cœur lourd, et la peur au ventre. Tu t’es réfugié dans la danse. Comme un fou.  Tu as travaillé, encore, encore et encore.  Ton corps s’est à nouveau dessiné, tes muscles sont revenus et ton sourire est redevenu ta caractéristique la plus évidente. Parce qu’il était loin, mais tu lui devais de vivre, à lui, et à tout les mots de ton destin.

En 2005, lorsque Lyam a rendu l’uniforme, il a suivi ses parents à Los Angeles. Tu te devais de le suivre, d’être là. Tu l’as été. Plusieurs mois. Tu as profité d’un stage de danse donné par un grand chorégraphe, tout en veillant à venir chaque soir, l’écouter, ou lui parler. Vos corps se sont retrouvés. Différemment. Vous vous êtes embrassés  plus d’une fois, vous avez appris à vous reconnaître. Puis est venu pour toi, le temps de retourner à New York, parce que tu étais pris à l’Opéra, parce que ton rêve devenait la réalité, et que comme lui t’avait laissé pour vivre son destin, tu avais eu le besoin d’aller vivre le tien, pour ton père. Tu es reparti, et tu as fais tes premiers pas sur la scène de l’opéra de New York. Alors même que tu avais découvert la danse sur celle de l’opéra de Moscou.

Le temps a passé. Lyam te manquait. Il n’était pas là, vous ne vous voyiez pas, pas assez. Puis il y avait tes collègues, comme une deuxième famille. Il y’a eu Lhaar. Tu l’admirais profondément. Sa grâce, son élégance, son corps, sa facilité déconcertante. Tu l’admirais, et puis il est venu te parler, toi, le même qui rêvait d’être Siegfried en n’étant qu’un cygne parmi les autres. Vous vous êtes rapprochés. D’abord comme des amis, puis un jour, comme des amants. Il a été ton petit ami, quelques mois. Puis il t’a quitté. Il t’a quitté mais comme Lyam avant lui, tu ne l’as jamais effacé de ta vie.  Tu es devenu un ami fidèle, indéfectible. Tu l’as vu changé, arrêté la danse, puis, 6 ans après votre première nuit ensemble, tu l’as retrouvé. Presque mort. Il t’avait appelé, puis le silence, celui là même qui t’angoissait depuis toujours été survenu, alors tu avais couru pour le trouver. Tu as pleuré, en hurlant. Parce qu’il n’était pas question qu’on t’arrache à nouveau ce qui se rapprochait le plus d’une famille pour toi. Tu l’as emmené aux urgences, et tu ne l’as pas lâché. Pas une seule seconde. Parce que tu n’avais pas été là pour ta mère, tu n’avais pas été là pour ton père, tu n’avais pas été fichu d’aider les gens en 2001, c’était Lyam le héros, ça n’avait jamais été toi. Tu n’étais pas un héros, mais tu pouvais être son ami. Parce que tu l’aimais.

Tu as vu Lhaar perdre la danse, et tu es resté son pied d’ancrage dans la danse. Tu avais de plus en plus de talents, tu étais de plus en plus reconnu, et en 2014, Lyam est réapparu. Alors que vous ne vous voyiez plus beaucoup, il est réapparu, et vous avez recommencé à vous voir,  à retrouver toutes vos ambiguïtés. Tu n’as plus aimé depuis Lhaar. Plus comme ça. Il y’a Lyam. Il y’a Lhaar. Le second est l’évidence scénique, le premier est ton évidence de vie. Et ça te convient. Parce que les évidences ne meurent jamais. Alors depuis, tu t’efforces de vivre.



Dernière édition par Solal Netchaïev le Mer 18 Mai - 11:51, édité 2 fois
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Message(#) Sujet: Re: SOLAL ♫ AD ASTRA PER ASPERA Mer 18 Mai - 9:15

MON AMOUR !

Tébo jtm.


La femme est vouée à l'immortalité
parce que la morale consiste pour elle à incarner une inhumaine entité: la femme forte, la mère admirable, l'honnête femme.
Simone de Beauvoir



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Message(#) Sujet: Re: SOLAL ♫ AD ASTRA PER ASPERA Mer 18 Mai - 9:29

Surprised
(Mais tébo)
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Message(#) Sujet: Re: SOLAL ♫ AD ASTRA PER ASPERA Mer 18 Mai - 11:08

Solal OMG ce que j'aime ce personnage BRILLE :l:



.
Je marche dans des villes où des âmes sans nom me fredonnent le tien. Des concerts en sourdine où je chante ton nom pour oublier le mien. Pour oublier un peu que toi tu n'es pas là quand l'hiver se fait rude. Que je n'ai plus que moi avec qui partager ma propre solitude.
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Message(#) Sujet: Re: SOLAL ♫ AD ASTRA PER ASPERA Mer 18 Mai - 11:45

et dire que je regardais Mr Nobody hier OMG ( et que j'ai réécouté les albums du coup )
Re-bienvenue BRILLE



monsters are in your head
williamson ⊹ mais j’passerais pas ma vie à m’demander quand elle commence. (by anaëlle)

PERSONNAGE EN PRISON. ho
(mais possibilité de rp)
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› DC : Le guitariste Islandais au coeur arraché (Àsgeir Aylen), l'Irlandais aux poings écorchés (Aisling Ó Luain) & la catin aux couleurs mensongères (Aaliya Abelson).
› Messages : 742
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Message(#) Sujet: Re: SOLAL ♫ AD ASTRA PER ASPERA Mer 18 Mai - 13:27

Mon danseur. BRILLE
J'ai plus les mots là. POTTE OMG Rebienvenuuuuue :l:
Ta fichette est superbe. BRILLE J'aime beaucoup ta vision de Solal (Je ne le dirai jamais assez MIAOU) et j'aime encore plus la manière dont tu te l'es approprié. CANDICHOU Il est touchant et splendide sous ta plume. :l: Et j'ai hâte, tellement hâte de rp avec toi, et de te stalker allègrement aussi. :hihi:
Je te nem. CANDICHOU :l: :l: :l: Merci, merci d'avoir choisi Solal, vraiment. Ça me fait tellement plaisir de te savoir là. :l:
(Et on va rester soft en public pour les démonstrations d'affection quand même. :hihi: ROBERT )

(Avery je plussoie l'écoute des albums. MIAOU CANDICHOU )



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There are foundational elements  in our lives. People... that form the brick and the mortar of who we are. People that are so deeply embedded that we take their existence for granted until suddenly they're not there. And we... collapse into rubble.© signature by anaëlle.
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Message(#) Sujet: Re: SOLAL ♫ AD ASTRA PER ASPERA Mer 18 Mai - 13:33

Merci à tous BRILLE Je suis tellement heureuse d'arriver sous cette nouvelle bouille d'amour :hihi:

Lhaar: Moi aussi jtm Surprised même si t'es un méchant qui m'abandonne pour d'autres :hihi:
Yann: Même pas tu dis bonjour Surprised on vous apprend pas la politesse dans l'armée? Surprised
Silver: Ca m'a fait le même effet à la lecture du scénario OMG Il faudra qu'on discute de notre lien d'ailleurs:brille: Si tu veux le conserver ou pas BRILLE
Avery: C'est l'effet Jared ça OMG il est si beauuuuu si pûuuuur BRILLE
Lyamour: Je te remercierais jamais assez de m'avoir fait confiance CUTE Je reste soft puisque c'est si gentiment demandé, et je viendrais en mp pour le reste :hihi: MIAOU Jotem aussi CANDICHOU AS
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Message(#) Sujet: Re: SOLAL ♫ AD ASTRA PER ASPERA Mer 18 Mai - 13:42


Pfft. Pfft. HEIN Pas bienvenue. MOUSTACHE Pfft pfft. T'es super moche. GNOE Pfft pfft. Pfft. J't'aime pô. Emo
ET EN PLUS TA FICHE EST TROP NULLE ET T'ÉCRIS TROP MAL. GNOE

Et Celso te fait pas de câlins. Surprised
(:hihi:)

(I know you love me. :hihi:)

Mais je tiens quand même à préciser : AZY TU TOUCHES PAS À MON LYAM SINON JE TE PÈTE LES ROTULES. EUKAY ? Emo



« in the eye abides the heart »


kiss kiss bang bang :l: :
 

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Message(#) Sujet: Re: SOLAL ♫ AD ASTRA PER ASPERA Mer 18 Mai - 13:45

Oreste: t'es pas beau non plus d'abord Surprised
Et puis c'est pas comme si t'écrivais bien Surprised Alors on devrait s'entendre finalement Surprised
Et puis Ezéchiel va ranger les cordes Surprised
(mais si t'es sage on peut s'arranger AS)

Même chose pour toi Emo et 'tention j'ai des gênes de la mafia russe Emo
Pi j'ai pas hâte de rp avec toi Surprised
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Message(#) Sujet: Re: SOLAL ♫ AD ASTRA PER ASPERA Mer 18 Mai - 13:46

Han, t'es beau comme ça aussi JAIME
Re-bienvenue parmi nous coeur
Et puis cette plume OMG BAVE


❝ wild beasts wearing human skins❞ you were not born of stardust, darling, stardust was born from you, it’s why the stars feel your sorrow and aching heart, they are the fragments of your lost soul, scattered across an endless galaxy, but don’t be afraid, darling, maybe life has broken you, but it can never destroy you.
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Message(#) Sujet: Re: SOLAL ♫ AD ASTRA PER ASPERA Mer 18 Mai - 14:03

Bienvenue
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Message(#) Sujet: Re: SOLAL ♫ AD ASTRA PER ASPERA Mer 18 Mai - 15:24

La perso de fou, c'est vraiment super et re-bienvenue parmi nous BAVE2
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Message(#) Sujet: Re: SOLAL ♫ AD ASTRA PER ASPERA Mer 18 Mai - 17:11

Re GNOE t'es beau :l:
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Message(#) Sujet: Re: SOLAL ♫ AD ASTRA PER ASPERA Mer 18 Mai - 17:33

TU ES VALIDÉ ! BIENVENUE !


Jte dis rien tu connais le chemin viens on va baiser bisous.

Félicitations ! Ton dossier a été approuvé par la Concierge ! Tu peux dès à présent prendre tes aises et faire la connaissance avec tes nouveaux voisins sur le flood, la Chat-Box ou directement via les RP Libres si tu es un thug.

Si tu es perdu, n'hésite pas à t'inscrire à la session de parrainage ! Quoiqu'il en soit, pense à remplir ton profil (sans oublier d'indiquer ta réputation) et te recenser sur nos divers listings:




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SOLAL ♫ AD ASTRA PER ASPERA

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