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dylan + every time I close my eyes it's like a dark paradise.

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les locatairesles potins


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Message(#) Sujet: dylan + every time I close my eyes it's like a dark paradise. Dim 15 Mai - 17:27

(Quand et comment avez vous emménagé au Parking ?) Je suis arrivée au Parking en Mars 2016, après plusieurs colocations désastreuses. En plus de mon emploi au centre commercial, je sers de modèle pour des étudiants en stylistes et un tas d'artistes. Il se trouve que l'un d'eux vivait au Parking et comme je venais de quitter Andrew, j'étais à la recherche d'un logement. Je trainais souvent dans le coin avec mes potes, je connaissais déjà. Il m'a parlé d'un F1 qui venait tout juste de se libérer. J'ai sauté sur l'occasion.

(Que pensez-vous de l'immeuble et vos voisins ?) Pour l'instant, pas grand chose. J'ai reçu quelques visites à mon installation, ça m'a fait bonne impression. Je n'ai pas croisé tous les voisins, mais je sais déjà qu'il y a des cons, des quinquas aigries... c'est surtout ce genre de voisins que j'ai croisé en fait. De toute manière, je suis pas difficile. J'ai connu pire et j'ai déjà vécu dans des endroits moins accueillants, alors même si personne n'est parfait ici ou si l'immeuble n'est pas luxueux, je m'y plais bien.

(Quelle est votre réputation au sein du quartier ?) Disons que quand je voulais faire des conneries ou rejoindre mes amis quand je vivais dans la rue, j'allais dans le Bronx. Je restais près du Parking, où un pote vivait en coloc' avec des gamins paumés. Pour ceux qui ont toujours vécu au Parking ou les familiers du Bronx, je dois être une énergumène en plus qui ne mérite pas vivre ici. L'ancienne SDF paumée qui tente de s'en sortir mais qui replonge toujours. Celle qu'on évite dans les escaliers, qu'on ne frôle pas de peur de se retrouver sans porte-feuille ou sans téléphone. La klepto de l'immeuble... Les mauvaises langues doivent casser du sucre sur mon dos, et je peux pas vraiment leur en vouloir. Quant aux autres, ils me voient comme une débrouillarde, une fille paumée mais pas méchante, qu'on espère ne pas retrouver morte dans un coin.

 

(NOM) Martens. (PRÉNOM) Dylan Lennon. (ÂGE) 24 ans. (DATE ET LIEU DE NAISSANCE) 26 Août à Durban, Afrique du Sud. (OCCUPATION OU ACTIVITÉ) Gère un stand de smoothie au centre commercial, sert de modèle à des artistes (photographes, stylistes...). (NATIONALITÉ) Américaine désormais. (ORIGINES) Sud-Africaines par son père, et américaines par sa mère. (STATUT CIVIL) Célibataire. (ORIENTATION SEXUELLE) Proche de la bisexualité. (DATE D'ARRIVÉE AU PARKING) Mars 2016. (REPRISE DU PERSONNAGE) Non. (GROUPE) de ceux qui survivent. (TYPE DE PERSO) Inventé . (CRÉDITS) emmarobertsbrasil.com et tumblr.

PSEUDO : seven devils. PRÉNOM :  Mystère.   ÂGE : 20 ans. PAYS : France.FRÉQUENCE DE CONNEXION : 3j/7. COMMENT AVEZ VOUS TROUVÉ LE FORUM ? : Grâce au Bieber du forum. COMMENTAIRE OU SUGGESTION : écrire ici AVATAR : Emma Roberts.
DYLAN LENNON MARTENS
Swing me these sorrows and try delusion for a while. It's such a beautiful lie. You've got to lose inhibition - romance your ego for a while. Come on, give it a try.


I/ WE KEEP THIS LOVE IN A PHOTOGRAPH

Tu feuilletais l’album photo que tu gardais précieusement dans une petite boîte sous ton lit. Tu ne voulais surtout pas que ta mère tombe dessus car tu savais qu’elle risquait d’y mettre le feu si par malheur elle le trouvait. Cet album renfermait tellement de bons souvenirs, de fantastiques paysages, des sorties inoubliables et des sourires autrefois si sincères… Oui, tu souffrais en tournant les pages de cet album, mais tu continuais à examiner chaque photo en la touchant du bout des doigts, comme si tu caressais ses visages immortalisés sur le papier glacé. L’Afrique du sud te manquait terriblement.  Plus jeune, tu étais une enfant un peu sauvage, plus à l’aise dans la nature et avec les animaux que dans tes vêtements trop étriqués et la ville où tu devais te rendre pour voir le médecin lorsque tu attrapais la fièvre. Autrefois tu ne jalousais même pas le fameux Mowgli du livre de la jungle, parce que toi, tu vivais un peu la même vie. Ton père surveillait une réserve d’animaux et tu fréquentais les lionceaux, les petits tigres et autres miniatures comme quelqu’un de la ville le ferait avec un chien ou un chat. Tu vivais dans la brousse, dans une petite maison où la technologie n’avait pas vraiment sa place. Pas de télé, pas d’ordinateur… Pas besoin de tout ça. Tu n’avais pas besoin de voyager grâce aux images des moteurs de recherche. Tu avais le paradis sous les yeux. Jusqu’à l’âge de trois ans, tu étais restée muette, n’émettant le moindre son qu’au contact des animaux. Une enfant sauvage, effrayée par les humains, par les inconnus, par les voix et les mouvements brusques. Oh, tes parents avaient déjà entendu des spécialistes dire que tu étais peut-être en retard mentalement ou un tas de choses de ce genre, mais tu n’avais d’étrange que ce malaise en compagnie des humains. Tu avais su marcher à l’âge requis, tu comprenais ce que tu voyais, en grandissant tu n’avais aucun retard au niveau de la lecture, du dessin… Bref, tu étais aussi éveillée que n’importe quel enfant.

Ah, que cette vie te manquait. Tu aurais aimé avoir le pouvoir de voyager dans le temps pour pouvoir revivre les instants avant qu’ils ne soient photographiés et changer les événements qui ont fait que tu te retrouvais piégée à New York. Tu essuyais tes larmes en entendant ta mère monter les escaliers et te précipitais pour ranger ton album qui était si cher à ton cœur sous ton lit, dans la boîte offerte par un vieil africain si bienveillant avec toi que tu le considérais comme un second père. Blanche ou non, il n’y avait jamais eu de conflit par rapport à ta couleur de peau. Il t’aimait et te traitait comme ses autres enfants sans qu’on ne puisse expliquer pourquoi… Un coup sur la porte t’extirpait de force de tes pensées et une voix cassée ressentit le besoin de crier une fois la porte en bois grande ouverte « Dylan ! Tu as encore fumé ! Qu’est-ce que je t’ai dit ! ». Tu détournais le regard pour voir le cendrier rempli de cadavres et de cendres de cigarettes. Douze ans tout juste et tu fumais déjà, et même pas en cachette. Oui, douze ans. Pas que tu en sois fière, mais si ta mère prenait un peu plus soin de toi, tu n’aurais jamais fait ça. « Je sais maman, c’est pas bien. Je suis désolée, je le referais plus », disais-tu de manière sincère. Tu avais trouvé un paquet dans le salon il y avait peut-être deux semaines de cela, et tu en avais caché dans ta chambre sans trop savoir pourquoi. Puis tu avais essayé d’en fumer une quand ta mère n’était pas là, avant d’aller vomir suite aux crampes d’estomac que tu avais eues. Malgré ça, tu avais réessayé parce que si les adultes pouvaient le faire, toi aussi. Tu n’étais pas encore accroc, mais le réflexe de vouloir en allumer une devenait un automatisme dès que tu étais triste. Ta mère ne savait pas quoi faire face à cela, sachant qu’il était tout simplement hors de question qu’elle t’emmène chez le psychiatre, car ce serait avouer qu’elle avait  loupé quelque chose dans ton éducation. « Si ton père apprenait que tu fumes, tu… », s’exclamait-elle en te pointant du doigt avec une haine indescriptible sur le visage. Tu la coupais net en lui disant d’un air peiné « Il ne le saura pas, maman. Il ne reviendra plus jamais, je le sais bien ». Ta mère te regardait d’un air outré et quittait ta chambre en claquant la porte. Des sanglots éclataient quelques secondes plus tard et sa propre porte de chambre claquait à son tour. Comme souvent depuis son arrivée à New York, Betty allait s’autoriser un petit verre pour noyer son chagrin. Elle était totalement dans le déni, refusant d’accepter le fait que son mari était décédé mais toi, tu le savais. Elle te faisait encore croire qu’il était en voyage ou qu’il travaillait en Afrique, mais c’était totalement faux. Tu savais qu’il était mort en essayant de raisonner des braconniers. Tu le savais mais tu n’en parlais pas, parce que te mentir semblait être un moyen pour elle de continuer à faire vivre son mari et c’était peut-être la seule chose qui la maintenait en vie. C’était mal de la laisser vivre ainsi mais tu ne pouvais pas faire autrement.


II/ IN THIS BED WHERE I LAY I’M HOMELESS

Vivre sous ce toit avec ta génitrice était devenu insupportable. Betty peinait à sortir de cette dépression et toi aussi, tu en souffrais. Elle oubliait qu’elle devait s’occuper de sa fille et que ton quinzième anniversaire approchait. Tu n’osais même pas demander si tu pouvais inviter des copains tant tu étais triste et honteuse d’avoir une épave comme ta mère à la maison. Lorsqu’elle ne travaillait pas –ce qui arrivait souvent, elle ne s’habillait pas et avait même une hygiène un peu douteuse. Il fallait la secouer mais c’était souvent sans grand résultat. Alors tu avais regardé sur internet si par hasard il y avait des explications sur comment comprendre les factures, les prélèvements afin de surveiller les dépenses et faire les courses sans vous mettre dans le rouge. Tu faisais tes devoirs seule depuis tes treize ans et tu t’occupais de la maison. Combien de fois est-ce que tu te retrouvais à pleurer parce que tu t’étais brûlée ou parce que tu étais malheureuse, que tu doutais affreusement et que la seule personne qui pouvait te consoler et t’aider… c’était toi-même ? Trop souvent. Ta mère te reprochait d’être trop émotive, de ne pas être assez bonne à l’école et menaçait de t’envoyer en pensionnat pour que tu te remettes en question. Tu en faisais tellement sans jamais rechigner que tu commençais à en avoir marre. Ta mère te dégoûtait et en voyant que pour ton quinzième anniversaire elle n’avait absolument rien prévu, pas même acheté un gâteau pour la forme ou lâché un mot doux, tu décidais de ne plus te laisser faire. Tu étais sa fille et non une esclave, tu la respectais et tu méritais qu’elle fasse de même, car toi aussi tu souffrais et tu n’étais pas exécrable avec elle. Votre relation se détériorait mais tu n’en parlais à personne, pas même à tes meilleurs amis. Ils avaient organisé une petite surprise pour ton anniversaire afin de rattraper le coup, mais tu refusais de parler de tes problèmes. Avec le temps, mentir était devenu une habitude.

Deux mois après ton anniversaire, tu rentrais d’une exceptionnelle journée chez ta tante avec ta mère. Tu avais passé la journée à bouder dans ton coin, détestant tes cousines beaucoup trop bruyantes et capricieuses. Alors que ta mère osait te faire la morale une fois à la maison, tu montais les marches quatre à quatre pour aller dans ta chambre et prendre ton paquet de clopes. Plus rien dans ta cachette. Tu ne fumais pas derrière le dos de ta mère, mais tu cachais les cigarettes afin qu’elle n’ait pas la bonne idée de les jeter à la poubelle. Instinctivement, tu pensais que ta mère avait été fouiller dans tes affaires, sans aucuns scrupules. Tu te dirigeais vers sa chambre pour retourner son matelas afin de chercher ton paquet. « Elles sont où mes cigarettes ? », demandais-tu à peine agressive. Sans même se retourner, ta mère répondit « A la poubelle Dylan ! A QUINZE ANS ON NE FUME PAS !! J’en ai assez de tes conneries ! ». Tu attrapais son bras pour qu’elle se retourne et tu lui hurlais dessus « J’en ai rien à foutre de tes règles de merde ! Retourne t’affaler dans ton lit et fiche moi la paix ! ». Betty secouait la tête « Si ton père était là… », avant d’être interrompu par ton petit rire mauvais « Ouais mais il est plus là, alors au lieu de me pomper l’air, va chialer et picoler dans ton coin. Mais avant, rends-moi mes clopes. ». Ta mère restait silencieuse, se contentant de t’observer avec dégoût et tristesse. Jamais elle n'aurait imaginé se faire traiter de cette manière par sa propre fille... Elle n'en revenait pas, mais elle l’avait cherché. Mais ce qu'elle ignorait, c'est que son silence allait te faire jubiler. En prenant un prenant un air dédaigneux, tu décidais d’en remettre une couche « Tu sais même pas quoi répondre à ta fille de quinze ans. T’es pathétique. T’as jamais su quoi répondre. Ni aux questions sur mon père, ni aux questions existentielles, ni aux questions débiles d’une gamine… Et même pas aux insultes. T’es juste bonne à picoler pour oublier  et ça me donne envie de gerber d’avoir été son souffre douleur pendant des années sans rien dire. C’est terminé ça. J’ai honte de t’avoir comme mère. ». Tout ce que tu avais sur le cœur ressortait mais pas correctement. Tout était décuplé : ta haine, ta colère, ton dégoût… Tout. Tu n’avais pas honte de l’avoir comme mère, mais tu regrettais de ne pas avoir tenté de la secouer plus tôt. Depuis un an déjà, l’absence de figure paternelle avait fait que tu devenais ingérable. La crise d’adolescence plus la négligence de ta mère faisait de toi une fille insupportable. Tu passais ta vie dans les quartiers que les gens évitaient, tu ne trainais qu’avec des garçons, pas très fréquentables, tu fumais très souvent derrière le bahut et pas que du tabac… Tu enchaînais les renvois, les heures de colles et les corrections sous toutes les formes possibles et imaginables. Rien ne fonctionnait, tu souffrais et tu tentais d’extérioriser... pas de la bonne manière, certes. Après avoir déversé ta haine sur ta mère, tu sentais les larmes te monter. Tu avais été trop loin, tu le savais, mais tu étais à cran et tu avais besoin de fumer. Tu voulais juste tes clopes, pourquoi est-ce qu’elle avait refusé… C’était tellement simple ce que tu demandais. Tu n’acceptais pas que ta mère te fasse la morale concernant ton addiction pour le tabac alors qu’elle était alcoolique. Tu n’avais même pas pensé qu’elle voulait t’éviter de connaitre la même détresse qu’elle… M’enfin, cela t’étonnait vraiment. Ta mère te mit un coup en plein visage, une gifle n'étant pas assez violent comme correction, prit le paquet qu'elle avait caché, puis le jetait sur toi. Humiliée par ce coup, tu attrapais le paquet en jouant la fille insensible, juste pour la provoquer et tu lâchais « Bah tu vois quand tu veux. ». Betty, la voix brisée par les sanglots, tentait de rester forte et droite face à toi. « Maintenant je vais te demander de partir. », tu fourrais ton paquet dans ta poche arrière et tournais le dos à ta mère pour quitter la pièce « J’avais pas l’intention de rester dans ta chambre qui pue le whisky de toute façon. ». Rattrapée par ta capuche avant de quitte la pièce, ta mère reprit « Non,  tu ne comprends pas. Tu as deux minutes pour prendre tes affaires, et quitter cette maison ». Tu pouffais de rire et levais les yeux au ciel « T’es pas sérieuse ? Genre tu vas me virer pour une histoire de clopes. N’importe quoi ! ». Quelques minutes plus tard, ta mère répétait ses propos et tu te retrouvais en bas des escaliers, à hurler après elle pendant qu’elle jetait tes affaires en bas. «  J'AI COMPRIS ! JE ME TIRE !! DE TOUTE FAÇON, JE ME SUIS TOUJOURS DÉMERDÉE SEULE ! J'AI PAS BESOIN DE TOI, J'AI BESOIN DE PERSONNE TU M'ENTENDS !! », hurlais-tu à t’en briser la voix en attrapant une partie des vêtements qui jonchaient à présent le sol, pour les fourrer dans un sac avant de partir en renversant tout ce qui se trouvait sur ton passage. Tu quittais le foyer sans te retourner en claquant la porte de toutes tes forces, essuyant les larmes de rage qui ruisselaient sur tes joues. Tu te retrouvais sans domicile, sans argent et sans famille pour t’héberger. Tu te calmais donc en te promenant en ville et après quelques heures, tu demandais à une amie de t’héberger pour la nuit, prétextant juste l’envie de la voir.


III/ UNDER THE BRIDGE DOWNTOWN

Tu te retrouvais dans la rue à quinze ans seulement. Effrontée, tête brûlée, tu ne craignais même pas les fous de la rue. Ce qui posait problème c’était le manque d’hygiène. Tu avais du mal à t’alimenter tant tu étais mal dans ta peau, alors le manque de nourriture ne te faisait pas peur. Un homme rencontré au skate-park t’apprenait les tours pour berner les gens. Lui-même bossait dans une entreprise de télécommunication et parvenait à faire croire aux gens qu’il avait toujours un logement. Andrew dormait dans sa voiture, son salaire n’étant pas suffisant pour avoir un logement décent et une vie confortable. Il ne s’en plaignait pas car lui au moins avait un toit et sa société lui payait le plein d’essence lorsqu’il devait partir voir des clients. Il se rendait souvent dans une station service très tôt pour ne croiser personne, et se nettoyait au gant. Pas bête. Andrew te prit sous son aile et après avoir suffisamment gagné ta confiance, tu dormais sur la plage arrière de sa voiture pour ne pas avoir trop froid. Quelle idée de te virer en automne. Lorsqu’il était en déplacement, tu te débrouillais seule et tu suivais ses conseils pour ne pas éveiller les soupçons. Tu passais du temps chez des amis après les cours, tu restais dormir chez eux en disant que malheureusement tu n’allais pas pouvoir les accueillir chez toi car ta mère voulait rester seule… Tu mentais à la perfection, tu trouvais toujours un toit, un moyen de trouver deux/trois pièces pour aller laver tes fringues. Tu t’en sortais plutôt bien. Tu passais dans ton quartier et quand tu dormais chez un/une amie, tu faisais semblant d’entrer par la porte de derrière afin qu’ils pensent que tu rentrais bel et bien chez toi.

Un jour, alors que tu dormais chez un ami d’enfance, tu avais une horrible envie de fumer et tu avais bêtement décidé de voler deux/trois cigarettes à son père. Tu le pensais endormi alors qu’il était en fait devant la télé. Très stricte, il n’avait pas apprécié que tu fumes et qu’en plus, tu te serves sans rien demander. Rapidement, il avait fait courir le bruit que tu n’étais pas fréquentable, que tu étais une kleptomane et que tu fumais. Plus personne ne voulait t’accueillir et tu te retrouvais à vagabonder tandis que ta mère faisait croire que tu fuguais sans arrêt et refusais de rentrer. Pendant que tu trainais, tu rencontrais des jeunes qui te filaient des cigarettes, et un tas d'autres choses que ce soit de la nourriture, de l'alcool... Que des jeunes fauchés avec des vies bien plus tragiques que la tienne. Même si tu vivais dans la rue, parfois chez des connaissances ou dans la voiture de Drew, tu continuais à aller en cours. Les trois premiers mois en tout cas. Tu savais comment faire pour ne pas qu’on remarque que ton mode de vie craignait. Tu échangeais  tes cigarettes contre des vivres avec d'autres sans abris, ou même des jeunes du skate park. Tu te mettais même à jouer les pickpockets sans scrupules. Au bout de quelques mois, tu avais abandonné les cours et tes amis, ceux qui faisaient tout pour te soutenir lorsque leurs parents avaient le dos tourné, commençaient à s’en faire. Si autrefois tu étais fière d’être si à l’aise lorsque tu mentais, tu commençais à devenir dingue et tu étais au fond du trou.


Il faisait froid, l’hiver te filait le cafard. Tu étais exténuée, tu avais froid, l’alcool consommé avec Andrew t’était monté à la tête… C’est comme ça que tu te retrouvais à faire l’amour à l’arrière de sa voiture comme si rien d’autre n’existait autour, comme s’il n’y avait rien d’illégal là-dedans. Un homme de vingt-quatre ans de batifoler avec une gamine de bientôt seize ans. Vos ébats achevés, c’est en sentant le baiser chaud de Drew que tu réalisais que c’était tout sauf ce que tu avais imaginé pour une première fois. Pas du genre romantique, tu te rendais tout de même que si tu ne réagissais pas, tu allais mal finir. Rien qu’en voyant les marques sur ton avant-bras, tu pouvais sentir que tu ne tiendrais pas le coup longtemps. Tu commençais à t’attacher à Andrew, lui qui commençait à partir bien trop souvent et trop longtemps. Lorsque tu te retrouvais avec lui, tu redevenais une gamine perdue et tu enchaînais les conneries. Alors un soir, tu te retrouvais à frapper à la porte de ta meilleure amie à qui tu avais posé un lapin pour rester avec Andrew, en larmes, le bras en sang…


IV/ I’M GONNA CUT IT OUT AND THEN RESTART

Tes amis les plus fidèles n’ont pas tous prit la nouvelle de la même manière. Tu aurais pu perdre tes meilleurs amis à cause de ta fierté, mais les amis perdus se comptaient sur les doigts de la main. Tu ne comprenais pas pourquoi des gens souhaitaient sortir de ta vie après cette révélation. C’était comme si tu décidais de couper les ponts parce que personne n’avait réussi à deviner que tu mentais et que tu dormais dans la rue. Ridicule. Mais comme on dit, c’est dans les moments les plus difficiles qu’on voit qui sont nos vrais amis. Certains croyaient encore en toi et c’est donc avec leur aide précieuse que tu rattrapais ton retard en cours, t’excusant au passage auprès des professeurs qui avaient sérieusement morflés pendant ta période noire. Tu voulais vraiment remonter la pente et cela voulait dire : réparer tes erreurs, et Dieu sait qu’il y en avait un paquet. La seule chose que tu n’avais pas envie de faire, c’était d’aller frapper chez ta mère pour t’excuser. Tu ne voulais plus d’elle dans ta vie non pas parce qu’elle avait décidé de te foutre dans la rue, mais parce qu’elle avait toujours refusé de prendre son rôle de mère au sérieux et que te virer de chez elle en était une énième preuve. Tu enchaînais des petits boulots pour apprendre à te responsabiliser et pour gagner un peu d’argent. Avec le temps, tu avais trouvé l’opportunité de poser pour un photographe amateur, qui avait trouvé en toi un véritable potentiel. Tu n’allais pas t’en plaindre, au contraire. Alors tu enchaînais les studios pour te faire de l’argent et tu posais pour des cours de dessin. Tout petit boulot était bon à prendre, surtout lorsque les conditions de travail étaient bonnes. C’est à vingt ans que tu rencontrais cet artiste espagnol. Tu posais nue à un cours et il est venu te voir à la fin pour faire l’éloge de ton corps et de ce que tu dégageais. Tu te retrouvais avec lui dans son studio quelques jours plus tard, à poser uniquement pour lui, l’homme ne supportant de te voir nue pour d’autres artistes que lui. Tu finissais par entretenir une relation passionnée avec lui et tu t’installais chez lui, quittant enfin ta meilleure amie. La vie avec un artiste incompris au sang bouillant et totalement à l’ouest avait été mouvementée. Il souffrait du manque de reconnaissance, du manque de considération de ses parents concernant ce réel don qu’il avait (en toute objectivité). Il se battait contre son envie de sombrer à nouveau dans la facilité pour s’évader, autrement dit les drogues dures que tu avais finies par goûter toi aussi. Vous passiez des heures à planer, à faire l’amour n’importe où et n’importe quand, retournant tout son studio. Tu te retrouvais à te battre avec lui sans raisons apparentes, tu cassais tout autour de toi sur un simple coup de tête et lui tentait de hurler plus fort que toi. Chaque dispute finissait par une réconciliation sur l’oreiller. Une année qui avait semblé durer bien plus longtemps tant tu avais pu voyager grâce à lui et rencontrer des artistes fascinants. Ne supportant plus son infidélité et désirant être enfin libre toi aussi, tu le quittais enfin.

Vagabonde dans l’âme depuis tes quinze ans, tu adorais passer des heures dans la rue en sachant que tu pouvais désormais avoir un toit où t’abriter si besoin. Si autrefois la rue n’était qu’un lieu sombre et malfamé, tu avais appris à la voir différemment. La rue est belle, animée, sombre parfois mais pleine d’artistes, de gens passionnants… Tu aimais retourner dans ces endroits où tu avais tant pleuré, pour constater que tu t’en étais tirée et que du vol à la tir, tu étais passée à un petit boulot de mannequin, passant du temps auprès d’artistes ayant besoin de modèles. Certes tu ne roulais peut-être pas sur l’or, mais tu savais faire autre chose que voler et troquer pour manger. Un soir, alors que tu repassais sur le lieu où Andrew avait pour habitude, tu le vis entrain de fumer une cigarette, contemplant les buildings. Trois ans que tu ne l’avais pas vu et vos chemins se recroisaient aujourd’hui. Sa situation s’était nettement améliorée, il avait désormais un meilleur salaire et pouvait se payer un bel appartement dans un quartier bien plus fréquentable. Alors comme au bon vieux temps, il te prit sous son aile et tu t’installais chez lui afin de faire des économies. Erreur fatale. Avec le temps, tu découvrais un Andrew totalement différent de celui que tu avais connu. Flambeur, alors qu’il n’avait pas tant d’argent que ça, matérialiste et arrogant. En colocation dans sa voiture, vous vous entendiez bien mieux et tu avais envie de rester collée à lui. Dans cet appartement, tu arrivais à manquer de place tant tu tentais de rester loin de lui. Tu décidais de le lâcher, laissant une enveloppe avec ta part de loyer à payer sur la table basse du salon. Tu bloquais son numéro et tu te retrouvais à vagabonder encore, et encore… Seulement cette fois, tu n’avais pas les poches vides. Alors tu posais tes valises dans un petit F1, au Parking, une froide matinée de Mars. Le cœur brisé par cette courte aventure, cet échec amoureux, tu recommençais à trop fumer, préférant la drogue au tabac. Et alors que tu commençais à replonger dans la mélancolie et la dépression, les excès, tu décrochais un petit boulot dans un stand de smoothie au centre commercial. Mieux que rien. Tu allais pouvoir vivre décemment même si tu étais loin du confort que tu avais lorsque tu vivais chez Andrew. Puis là, sans crier garde, les nausées, les crampes d’estomac et la fatigue extrême… Merde, qu'est-ce que t'as attrapé ?.
 



Dernière édition par Dylan Martens le Dim 15 Mai - 23:03, édité 4 fois
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« Infected Mushroom »
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Message(#) Sujet: Re: dylan + every time I close my eyes it's like a dark paradise. Dim 15 Mai - 18:29

Bienvenue parmi nous ! CUTE



L'intensité de l'instant
est le seul remède. Il faut travailler la terreur de la mort par la fureur de vivre, imperturbable.
Pascal Quignard



Dernière édition par Cornélia Jacobson le Dim 15 Mai - 18:37, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: dylan + every time I close my eyes it's like a dark paradise. Dim 15 Mai - 18:34

Il manque les pensées sur l'immeuble aussi ;)

Bienvenue jolie demoiselle :l:
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Message(#) Sujet: Re: dylan + every time I close my eyes it's like a dark paradise. Dim 15 Mai - 18:37

Non, je n'ai pas encore terminé. Bientôt CUTE

Merci à vous deux SLURP
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Message(#) Sujet: Re: dylan + every time I close my eyes it's like a dark paradise. Dim 15 Mai - 18:48

Bienvenue parmi nous, ma jolie. CAÏN LE CAÏN
Je n'ai pas encore tout lu, mais ton personnage a l'air cool. LOVE
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Message(#) Sujet: Re: dylan + every time I close my eyes it's like a dark paradise. Dim 15 Mai - 18:53

Merci beau brun, c'est gentil BLBLBLBL
J'ai lu un morceau de ta fiche tout à l'heure (Evans m'intriguait) et j'adore Saelig UH
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Message(#) Sujet: Re: dylan + every time I close my eyes it's like a dark paradise. Dim 15 Mai - 19:08

Bienvenue coeur Qu'elle est belle Emma BAVE
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Message(#) Sujet: Re: dylan + every time I close my eyes it's like a dark paradise. Dim 15 Mai - 19:18

Merci, ta blonde est sacrément jolie elle aussi ! Je ne la connaissais pas CANDICHOU
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Message(#) Sujet: Re: dylan + every time I close my eyes it's like a dark paradise. Dim 15 Mai - 19:36

rhaaaaaan t'es belle NIARK bienvenue :l:
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Message(#) Sujet: Re: dylan + every time I close my eyes it's like a dark paradise. Dim 15 Mai - 19:40

T'es pas mal non plus :PERV:. Merciiii DE CEUX
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Message(#) Sujet: Re: dylan + every time I close my eyes it's like a dark paradise. Dim 15 Mai - 20:35

Haaaaan t'es pipou CUTE
*donne des cookies*
Bienvenue :l:
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Message(#) Sujet: Re: dylan + every time I close my eyes it's like a dark paradise. Dim 15 Mai - 20:37

Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh. OMG
Tu sais quoi, je le savais. Surprised
J'ai vu Emma Roberts, je savais que tu l'aimais, j'ai vu le pseudo et tout, je me suis dit: "est-ce possible que ce soit elle ou pas?"

Eh oui. FAN
Par contre, pour que les autres membres t'aiment et te respectent, il ne faut pas trop que tu t'affiches avec moi (je suis un peu leur souffre douleur, donc Sad ) MDR MDR

C'est avec un immense plaisir que je te souhaite la bienvenue par ici, j'espère que tu t'amuseras. ho
Bien entendu, il nous faudra un lien.
(je rigolais pour le souffre douleur, en réalité, ils sont fan de moi, ne t'inquiète pas HEHE )
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« Soldat de la Tsarine »
« Soldat de la Tsarine »
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Message(#) Sujet: Re: dylan + every time I close my eyes it's like a dark paradise. Dim 15 Mai - 21:44

Eh ben, ça c'est de l'histoire WESH

Je te laisse retirer l'initiale de ton pseudo car ici, on fait sans ;) et je te valide !


Nous pouvons changer le monde
Je pense que tout est possible à qui rêve, ose, travaille
et n'abandonne jamais.
Xavier Dolan

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Message(#) Sujet: Re: dylan + every time I close my eyes it's like a dark paradise. Dim 15 Mai - 22:32

Merci Keelan ! Cookieees JEREM LE HERISSON

Jay, je savais que tu allais deviner en voyant une nouvelle avec Emma en avatar, c'est pour ça que je t'ai rien dit  HEHE. T'as vu ça, on revient enfin dans le game ensemble et j'ai la même célébrité que quand on s'est connues, c'est pas beau ça ?  Cool. J'ai cru voir ça oui, tu fais sensation avec le Bieber MDR ARROWluvCharlie. Merci amour, on va se trouver un lien d'enfer  :l:. Je vais être ton garde du corps alors  MIAOU

Eileen, désolée pour l'initiale, j'ai vu que personne n'en avait mais par automatisme, j'en ai ajouté une  OMG. C'est retiré !
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Message(#) Sujet: Re: dylan + every time I close my eyes it's like a dark paradise. Dim 15 Mai - 22:58

Ah et pardon (décidément je suis un boulet aujourd'hui) : il me manque ton groupe XD !


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Message(#) Sujet: Re: dylan + every time I close my eyes it's like a dark paradise.

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dylan + every time I close my eyes it's like a dark paradise.

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