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Xérès (Serre-moi jusqu'à étouffer de toi)

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les locatairesles potins


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Message(#) Sujet: Xérès (Serre-moi jusqu'à étouffer de toi) Jeu 12 Mai - 22:51

(Quand et comment avez vous emménagé au Parking ?) Tu as emménagé il y a quelques jours à peine. Tu as hésité, pendant des mois, tu avais peur, si peur qu'il ne te reconnaisse pas, qu'il ne comprenne pas, peur de te retrouver tout seul, abandonné. Et puis finalement tu as craqué, trop besoin de te lier à lui, trop besoin de devenir quelqu'un – tu as pris ton courage à deux mains, tu as dis je prends mon envol à tes parents et te voilà dans ce quartier pauvre, deux valises en main, trois meubles comblant ton appartement et l'espoir au creux de ta poitrine. L'excitation de le revoir après tant d'années qui te fait trembler.

(Que pensez-vous de l'immeuble et vos voisins ?) Tu n'as pas trop eu le temps de te lier d'amitié, vu que tu viens d'arriver ; mais, au fond, t'es bien trop discret, bien trop timide pour aller vers les autres. T'es même pas sûr d'arriver à avancer vers quelqu'un (à part lui), t'es même pas sûr d'arriver à ouvrir la bouche pour parler. Mais pour l'instant, tu te contentes des bruits de tes voisins, de la musique jusqu'à tard le soir qui résonne dans les murs pour te tenir compagnie. Ça te dérange pas vraiment, même si ça devrait.

(Quelle est votre réputation au sein du quartier ?) T'es celui qui vient d'arriver, avec une bouille d'ange un peu effrayé. T'es déjà un peu bousculé par les brutes, un peu prit en pitié par les autres – c'est pas très grave, c'est pas très important. T'es le gars un peu blasé, un peu blessé par la vie, déjà si jeune, le gars qui chuchote tout seul quand il descend les escaliers des formules incompréhensibles et qui tire sans cesse sur ses manches pour cacher ses marques. Tu fuis un peu le monde parce que le monde te fait peur – et peut-être que tu lui fais un peu peur aussi.

(NOM) Holloway (PRÉNOM) Xérès (ÂGE) 20 ans (DATE ET LIEU DE NAISSANCE) un 20 avril, au cœur de Manhattan (OCCUPATION OU ACTIVITÉ) étudiant en astrophysique, mais il prend aussi des cours de chimie minérale (NATIONALITÉ) Américain (ORIGINES) Son père est français, sa mère a de lointaines origines anglaises.(STATUT CIVIL) célibhanté (ORIENTATION SEXUELLE) Demi-sexuel (et homoromantique) (DATE D'ARRIVÉE AU PARKING) le 8 mai 2016 (REPRISE DU PERSONNAGE) A voir avec Mü :l: (GROUPE) De ceux qui survivent (comme ça j'ai un perso de chaque groupe c'cool) (TYPE DE PERSO) Scénario de bb Mü (CRÉDITS) AMIANTE + Pandora (avatars) + Mü

PSEUDO :  Tetsuuuu. PRÉNOM : pfff. Il est moche. Vous vous en foutez. Moi aussi. :l: ÂGE : Toujours 16 balais AS PAYS : Toujours la belle France (avec le vin  FAIL ) FRÉQUENCE DE CONNEXION : 7/7 sauf en cas de PR ou d'absence COMMENT AVEZ VOUS TROUVÉ LE FORUM ? : Par une disparue en mer. MDR COMMENTAIRE OU SUGGESTION : Vous êtes toujours aussi parfaits j'vous z'aime AVATAR : Matthew Hitt
Xérès Holloway
S'il y a quelqu'un qui m'aime, sur Terre ou dans les astres,
Il devrait maintenant me faire un petit signe.
Je sens s'accumuler les prémisses d'un désastre,
le rasoir dans mon bras trace un trait rectiligne. (Houellebecq)
One • Ton père est un collectionneur de vins (sans rire?). Alors évidemment, à ta naissance, il a proposé Xérès ; et vu que ta mère a trouvé ça beau, c'est devenu officiellement ton prénom. A peine né et déjà bizarre (Mais en vrai, tu l'aimes bien ton prénom. Il sonne bien sur la langue.)

Two • L'amour t'a toujours intrigué. Tu connais sa formule par cœur, sa molécule sur le bout des doigts, le moindre des atomes qui le compose et ses liaisons, ses actions, ses effets, ses conséquences, son impact sur la vie ; tu l'as étudié de fond en comble, lu tous les articles possibles dessus, et pourtant il reste un mystère pour toi. C'est quoi, ce creux dans ton ventre ? C'est quoi, le cœur qui bat plus vite, l'envie de rester à jamais aux côtés de la personne aimée ? Tu espères trouver toutes ces réponses un jour.

Three • Trois teintes : le blanc, le gris, le noir. C'est ta vision du monde aujourd'hui, comme si ta tête ne captait plus les couleurs, les lumières. Ça te fait un peu peur, tu te demandes si tu reverras les couleurs un jour, celles qui brillent, celles qui pétillent, celles qui rendent le monde plus beau. (Mais il te reste l'espoir, c'est déjà ça de pris.)

Four •  Quatre, c'est le nombre de langues que tu sais parler. L'anglais et le français que tu utilises couramment grâce à tes parents, le japonais et l'espagnol dont tu as appris les bases et que tu sais user quand tu en as besoin – surtout le japonais, pour les animes. Tu gardes cependant un léger accent américain sur la langue, que tu espères effacer à force de pratique.

Five • Tu es déjà allé plusieurs fois en France. Tu connais Millau, la ville où se sont rencontrés tes parents, par cœur ; c'est en quelque sorte ta deuxième maison. Tu es toujours pressé d'y retourner, mais ce n'est pas parce que tes parents gagnent bien leur vie qu'ils sont riches pour autant – à force, les billets d'avions et les locations, ça coûte cher. Alors, tu patientes.

Six • Ton temps libre, tu le passes au planétarium ou les yeux plantés dans ton télescope, ton petit carnet en main. Tu y marques toutes tes idées, calculs, schémas – aussi bien pour l'astrophysique que pour la chimie, d'ailleurs. Tu le trimballes partout où tu vas au cas où une idée soudaine te viendrait et qu'il te faudrait la noter directement avant de l'oublier, ton cerveau étant dans un état constant d'ébullition où milles pensées se mêlent et s'entrechoquent.

Seven • Tu vois un psy une fois par semaine. Pour te canaliser, qu'ils disent. Pour que tu te sentes mieux. Mais toi, tu vois pas l'intérêt de parler de toi à un inconnu, tu vois pas ce que ça pourrait t'apporter. Et puis, t'es pas intéressant. Tu l'ennuies sûrement. T'y vas quand même, pour faire plaisir à tes parents. Parce qu'ils ont assez d'un enfant dépressif. Si en plus tu te rebellais, tu deviendrais encore plus un boulet (et ça, tu voulais pas).

Eight • D'ailleurs, ce psy, il t'a inscrit à pleins de programmes en tout genre destinés à te remotiver. Correspondances avec d'autres personnes « pareilles que toi », tu les as parfois rencontrées. Mais y'en a qu'une qui est restée dans ta tête, qui t'a marquée légèrement: Cornélia Jacobson. Elle est jolie, Cornélia. Elle a quelque chose d'un peu triste et lumineux à la fois. Elle a les cheveux bruns et le sourire fin. Cornélia, tu l'aimes bien. Même si t'as toujours l'impression d'être seul, elle, tu veux bien lui parler. Un peu.

Nine • Tu excelles en dessin, grâce à tes facilités en mathématiques. Les formes, les courbes, les angles, tu peux tout redessiner au millimètre près ; d'ailleurs, si il y a bien une chose qu'on peut peut-être comprendre sur tes carnets, c'est tes schémas toujours très bien esquissés. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, tu ne dessines pas que des choses tristes ; en fait, tout peut t'inspirer, du lever de soleil à une personne seule sous la pluie en passant par la couverture d'un livre.

Ten • Tu fais souvent des crises d'angoisse, pour un oui ou pour un non. Tu aimerais paraître moins faible, mais c'est plus fort que toi ; souvent, un mot de travers ou une assiette de cassée peut ramener de mauvaises pensées dans ta tête, te faire paniquer et craquer. Tu as beau essayé de gérer tout ça, c'est vraiment compliquer et t'y arrives pas encore très bien. C'est peut-être aussi pour ça que tu vas pas vers les autres ; tu as trop peur de t'écrouler devant eux.

Eleven • Tu es quelqu'un d'assez faible, en sommes – et comme si ça ne suffisait pas, ton frêle corps ne supporte jamais très bien les changements de température ou les microbes qui se trimballent dans la rue. Tu tombes souvent malade, très souvent, si bien que tu as finis par prendre sur toi et partir en cours même avec 40 de fièvre – sinon, tu n'auras jamais tes diplômes. Et tant pis si tu tombes dans les pommes – au moins, tu auras écouté un peu le cours.

Twelve • Tu as un tic, gros tic – celui de toujours tirer sur tes manches. Déjà parce que tu deviens un peu parano à l'idée qu'on voit tes cicatrices, mais ensuite parce que ça fait un peu passer ton stress. Lorsque tu ne portes pas de haut à manches longues ou de pulls, tu mets tout un tas de bracelets pour cacher tes marques, et c'est eux que tu te mets à triturer avec angoisse.

Thirteen • Tu as honte de ces marques, d'ailleurs. Tu ne détestes pas spécialement ton corps, même si tu ne le trouves pas parfait, mais ça reste un besoin – lorsque tout devient trop, lorsque tout explose dans ta tête et que plus rien ne peut te soulager, il te reste encore ça – le compas, les symboles sur tes bras et le sang qui coule, qui t'apaise, qui te fait souffler, comme si tous les mots dans ta crâne s'échappaient par tes veines.

Fourteen • Tu portes le collier de ta mère en permanence, celui qu'elle t'a offert lors de ton quatorzième anniversaire. Une étoile, une simple étoile en argent – mais c'était l'une des premières à avoir compris que le ciel te plaisait. Tu t'étais sentis aimé, ce jour-là, choyé et protégé, admiré même ; c'était la seule fois où tu t'étais sentis proche de ta mère, compris et accepté. Alors tu chéris précieusement le pendentif comme tu chéris ce souvenir, en espérant que ça arrive de nouveau un jour.

Fifteen • Ton animal préféré est le caméléon. Tu le trouves extraordinaire à pouvoir se confondre partout où il est ; toi aussi, tu aimerais pouvoir te couler dans la foule, ne pas être regardé. Et puis, biologiquement parlant, sa capacité à changer la couleur de sa peau est un vrai délice à étudier pour toi.






Dernière édition par Xérès Holloway le Sam 14 Mai - 14:22, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Xérès (Serre-moi jusqu'à étouffer de toi) Jeu 12 Mai - 22:51

La vie, tu sais bien que je l'aime
Dis-lui ; je n'maudis que la mienne
(Mais maman, ils sont millions à rire qu'un seul soit tombé ; maman le monde est laid, comme un vieux souvenir) D'aussi loin que tu te souviennes, tu as toujours été à part. Tu te rappelles des moqueries enfantines parce que les mots ne tournaient que dans ta tête et pas sur ta langue, parce que tu étais silencieux et calme, beaucoup trop calme. Tu te souviens des bousculades à la récré, des regards moqueurs et méprisants, tu te souviens des rires lorsque tu te mangeais le gravier après un croche-patte. Les enfants sont innocemment cruels entre eux, presque encore plus que les adultes car les adultes jouent sur le double-jeu, les adultes sont hypocrites quand les enfants sont beaucoup trop honnêtes.

Tu savais quelles étaient les syllabes, pourtant. Tu savais comment les prononcer, tu as même su les écrire avant de les parler. Ton premier mot fut prononcé à tes six ans seulement, l'âge où ils racontaient déjà tous leurs journées, où ils demandaient des jouets dans les magasins et des bonbons dans les boulangeries. Toi, ton premier mot fut la réponse au calcul compliqué écrit au tableau – et c'est à partir de ce moment-là qu'on a compris que tu étais tout sauf attardé. Tu ne te souviens que vaguement des tests passés, mais le résultat claque encore dans ton crâne comme une sentence : 145 de QI. Et y'a le regard fier de tes parents, le regard fier qui dit mon fils est surdoué, le regard fier qui ne se doute pas encore de toutes les complications que ça va engendrer.

Puis y'a eu les classes de sautées, et ça n'a rien arrangé. Du petit muet, tu es devenu le gars trop jeune, intello, renfermé, la petite victime parfaite. Ca te rendait dingue, presque parano, tu prenais le moindre rire pour toi, tu voyais le fossé entre toi et les autres s'agrandir un peu plus à chaque instant et tu avais envie de te jeter dedans. Tu as fais ta première crise d'angoisse à onze ans, alors qu'un groupe d'idiots se foutaient de toi en te lançant des regards moqueurs ; ce fut trop, tout simplement trop, tout a explosé, ta poitrine s'est serrée, les larmes sont venues, il y a eu la respiration trop courte, les mains tremblantes, le regard flouté par le manque d'oxygène et la panique des enseignants.

C'est l'infirmière qui a réussit à te calmer, mais ce jour-là déjà, quelque chose s'est fissuré.

(Le temps emporte tout ; toutes les envolées lyriques, les promesses inutiles, tous les mensonges authentiques, des serments immobiles... Tout fout l'camp) N'allons pas dire que tu as été complètement seul. Tu as eu quelques amis, quelques personnes qui te défendaient quand toi tu ne le pouvais plus, quand les mots restaient coincés dans ta gorge, noyés dans les sanglots qui ne voulaient pas sortir. Quelques amis avec qui tu riais de bon cœur, avec qui tu te sentais bien, moins anormal, même si il y avait des fois où ils ne comprenaient pas ce que tu disais, même si tu partais trop souvent en vrilles, même si tu te taisais trop souvent – tu te sentais mieux, avec eux, à leurs côtés. Tu te sentais presque normal quand tu venais jouer au foot avec eux, même si tu étais nul et pas du tout sportif, c'était bien.

C'était bien.

Mais le temps emporte tout. Mais l'adolescence se ramena, ils détournaient le regard vers les filles quand tu tournais la tête vers les étoiles. Tu passais de plus en plus de temps dans tes livres d'astronomie, devenant encore moins présent qu'avant, et eux passaient leur temps en soirées ou sur le pc. Et probablement que ce n'était qu'une histoire de chemins différents, probablement que ça arrivait à tout le monde, de perdre certaines personnes qui leur étaient chères, de les voir s'éloigner et s'effacer sans rien pouvoir y faire, tendre le bras sans plus pouvoir les atteindre. On appelait ça la vie, après tout.

Mais pour toi tout était de ta faute. Si ils sont partis, c'était parce que tu étais trop différent, trop ennuyeux, parce qu'ils ne te comprenaient pas – parce que plus personne ne comprenait les divagations de ton esprit, parce que même tes parents portaient cet air perdu sur leur visage lorsque tu leur parlais des planètes et des étoiles et des trous noirs – parce que maintenant, tu étais tout seul et que c'était de ta faute.

Et alors que tu traçais un angle, un simple angle, en ce dimanche soir, veille de cours, toutes tes théories se mélangeaient avec les tout est de ma faute, avec les tu seras toujours tout seul, les formules de mathématiques se confondaient avec les cris et il eut l'explosion de tes étoiles qui forma le trou noir dans ta poitrine.
Et alors que tu traçais un angle, un simple angle, il y eut ces premières marques sur ton bras, incompréhensibles pour beaucoup de personnes, sigles et symboles en tout genre, rouge sang sur le papier.
Et la douleur, cuisante mais apaisante, les voix qui se turent dans ta tête et un sourire soulagé sur tes lèvres.

Tu devais tracer un simple angle.  

(Let me see the dark sides as well as the bright, I'm gonna love you inside out) Quinze ans.

Tes parents étaient partis à une soirée quelconque. Toi, tu étais resté dans ta chambre, avec une fièvre carabinée, télescope braqué vers le ciel malgré tout. Il n'y avait pas eu de nuages, ce soir-là ; tu te souviens que tout était beau, les étoiles rayonnaient et tout était calme. Tu notais des choses dans ton carnet, tout en tenant tes feuilles de cours de l'autre main pour réviser. Et puis soudain, un bruit. Pas grand chose, mais qui a suffit pour t'angoisser. T'as froncé les sourcils, tes parents étaient pas censés rentrer si tôt. Pourtant, innocent que tu es, tu t'es levé (De toute façon, même si tu avais capté qui c'était, t'aurais même pas eu l'audace de prendre une arme, trop faible que tu es) et t'es descendu.

Y'avait deux gars en noir, comme dans les films. Avec un gros sac pour emmener les objets de valeurs. Les bijoux de ta mère, probablement, les vases à l'entrée. D'autres trucs, tu savais pas, t'as jamais trop accordé d'importance aux objets qui t'entouraient – t'étais pas matérialiste, toi. Ils semblaient surpris de te voir, eux, par contre, sûrement plus que toi d'ailleurs. T'as rien dis, tu t'es contenté de les fixer. Qu'est-ce que tu aurais pu faire, de toute façon ? Les menacer d'appeler les flics, alors qu'ils étaient armés ? Leur jeter quelque chose à la figure avant de prendre la fuite ? T'aurais presque pu leur dire servez-vous, en cet instant.

Mais t'en as même pas eu le temps.

Il s'est jeté sur toi, le fou furieux. T'as pas compris, t'as rien vu venir. T'as juste sentis la douleur dans tes membres, tes jambes te lâcher. Et sous les coups, ton corps ployer. Le goût métallique du sang dans ta bouche, et pour une fois, le cerveau éteint, concentré sur la douleur qui te parcourait à chaque instant. Tu en venais même à te dire que tu l'avais mérité, qu'il avait sûrement vu et compris que t'étais pas normal, pas comme les autres, qu'il avait peut-être jugé que tu devais pas rester en vie. Et alors que l'inconscience s'approchait, t'as entendu un bruit sourd, des cris, comme un bruit de fond, et lorsque tu as réussis à ouvrir les yeux tu l'as vu te sauver, l'as vu frapper ton bourreau. Quelqu'un sur ce monde qui n'en n'avait pas complètement rien à foutre de toi, qui ne voulait pas te voir crever.

Et juste avant de sombrer, t'as souris, parce que t'avais enfin trouver quelqu'un.

Plus tard, alors que tu seras alité pendant plus d'un mois, tu témoignas pour lui. Pour dire qu'il avait été ton sauveur, que sans lui tu ne serais plus là pour en parler, que tu lui devais beaucoup, tout le restant de ton existence en réalité. Les quelques côtes cassées et la commotion cérébrale ne dureraient pas, ne laisseraient pas de séquelles ou peu, tu allais t'en remettre. Et alors que les flics te montraient une photo de lui, tu enregistras le moindre de ses traits dans ta tête pour les redessiner sous tous les angles plus tard, dans tes songes.

Il prit cinq ans. Les cinq années les plus longues de ta vie. Tu chutais toujours plus, comme si l'attente creusait chaque jour le gouffre dans lequel tu t'étais plongé. Tu ne cessais plus de te marquer les bras, tu ne cessais de plus de penser à lui. Tu t'imaginais le revoir, tu t'imaginais l'aimer, le remercier, tu t'imaginais vivre à ses côtés, devenir quelqu'un pour lui, un fils, un frère, amant, l'homme de sa vie, tu voulais que jamais il ne te quitte, toi qui avait maintenant vu son côté le plus sombre, toi qui savait de quoi était composé son passé (toi qui te sentait privilégié).

Si avant tu étais dingue, maintenant tu étais devenu fou de lui et cela causait ta perte.

T'as tenu, pourtant. L'espoir de le revoir un jour, de lui parler, de le remercier te donner encore la force de te lever le matin, même lorsque tu étais au plus bas, même lorsque tu pleurais des litres d'eau contre ton oreiller le soir, même quand les marques étaient si profondes que parfois tes parents devaient t'emmener à l'hôpital pour des points. T'as tenu, les cinq années ont passées,

Et au moment fatidique d'aller le retrouver,
tu as hésité.

Tu savais pourtant où il s'était installé. Il t'avait suffit de quelques recherches, de quelques connaissances pour l'apprendre – mais tu étais terrifié. Terrifié à l'idée qu'il ne te reconnaisse pas, terrifié à l'idée qu'il te repousse, qu'il te foute dehors, que lui aussi te trouve anormal et te traite et te frappe. Ses mots seraient probablement encore plus douloureux que les poings du fou furieux, et tu savais que tu ne le supporterais pas.

Une autre perte te serait fatale. Il était devenu ton seul espoir.

T'as finis par prendre ton courage à deux mains (plusieurs mois après).
T'as finis par dire je m'en vais, ça ira à tes parents (parents qui t'appellent encore tous les jours).
T'as pris deux valises, trois meubles pour ton appartement,
Et t'es arrivé aux Bronx, les bras ballants.
Terrorisé,
gonflé d'espoir.

Te disant simplement que tu serais heureux, maintenant.
Enfin.



Dernière édition par Xérès Holloway le Sam 14 Mai - 16:38, édité 3 fois
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« la cicatrice. »
› Âge : à peine dix-neuf ans, déjà un pied dans la tombe.
› Appart : #1505, tout en haut près des étoiles et du vide. sûrement plus pour longtemps, l'appartement ne se paye pas tout seul, et coma l'est. seul.
› Occupation : lycéen en proie au redoublement. passeur de drogues en voie de reconversion sans parvenir à revenir dans le droit chemin. ancien petit protégé du clan. ninja pro qui boîte un peu. en formation dans le garage de tatie deirdre quand il n'est pas trop occupé à ne rien faire. songe à devenir pute, pour que le suçage de bites devienne rentable. sans avenir notoire, il va sûrement finir dans le caniveau.
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Message(#) Sujet: Re: Xérès (Serre-moi jusqu'à étouffer de toi) Jeu 12 Mai - 22:52

MON HLEL HOT


(personnage à l'hôpital #teamboulet)


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Message(#) Sujet: Re: Xérès (Serre-moi jusqu'à étouffer de toi) Jeu 12 Mai - 22:58

Re bienvenue :l:
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Message(#) Sujet: Re: Xérès (Serre-moi jusqu'à étouffer de toi) Jeu 12 Mai - 22:59

t'es bo :l:
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Message(#) Sujet: Re: Xérès (Serre-moi jusqu'à étouffer de toi) Jeu 12 Mai - 23:00

Il est tellement mignon. CUTE
Je peux lui faire des guilli pour voir son sourire ? ho
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› Âge : 22 conneries
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› Occupation : Petit dealer et brocanteur, parasite.
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Message(#) Sujet: Re: Xérès (Serre-moi jusqu'à étouffer de toi) Jeu 12 Mai - 23:02

TÉ BEAU, DÉGAGEEEEE HOT Emo
REEEE ROBERT


remember that time we
were so happy and shit.
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Message(#) Sujet: Re: Xérès (Serre-moi jusqu'à étouffer de toi) Jeu 12 Mai - 23:05

Merci à touuus CUTE

Amir, je t'attends avec plaisir ho
Badz, remettrais-je ton hétérosexualité en doute ? :PERV:
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Message(#) Sujet: Re: Xérès (Serre-moi jusqu'à étouffer de toi) Ven 13 Mai - 5:26

BLBLBL LE PIPOUUUUUUUUUUUUU JAIME
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Message(#) Sujet: Re: Xérès (Serre-moi jusqu'à étouffer de toi) Ven 13 Mai - 9:04

Rebienvenue DE CEUX
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Message(#) Sujet: Re: Xérès (Serre-moi jusqu'à étouffer de toi) Ven 13 Mai - 9:37

*pousse tout le monde* HEIN
Le gamin il est à moi, n'allez pas le pervertir bande de moches Emo

Salut, toi. CAÏN LE CAÏN
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Message(#) Sujet: Re: Xérès (Serre-moi jusqu'à étouffer de toi) Ven 13 Mai - 10:01

Oh le joli minois HEHE GEU
Rebienvenue ici !
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Message(#) Sujet: Re: Xérès (Serre-moi jusqu'à étouffer de toi) Ven 13 Mai - 13:43

Laisses mon orientation sexuelle tranquille, toi. GNOE Emo


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« la cicatrice. »
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Message(#) Sujet: Re: Xérès (Serre-moi jusqu'à étouffer de toi) Ven 13 Mai - 14:00

Mü Haynes a écrit:
*pousse tout le monde* HEIN
Le gamin il est à moi, n'allez pas le pervertir bande de moches Emo

watch me NIARK


(personnage à l'hôpital #teamboulet)


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Message(#) Sujet: Re: Xérès (Serre-moi jusqu'à étouffer de toi) Ven 13 Mai - 15:44

Bienvenue DE CEUX
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Message(#) Sujet: Re: Xérès (Serre-moi jusqu'à étouffer de toi)

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Xérès (Serre-moi jusqu'à étouffer de toi)

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