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SILVER • HIGH, ALL THE TIME, TO KEEP YOU OFF MY MIND.



 

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SILVER • HIGH, ALL THE TIME, TO KEEP YOU OFF MY MIND.

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les locatairesles potins


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› Âge : vingt-sept ans
› Appart : #1401 - 14e étage
› Occupation : je me suicide à petit feu.
› Messages : 3623
› Nombre de RP : 0

Message(#) Sujet: SILVER • HIGH, ALL THE TIME, TO KEEP YOU OFF MY MIND. Jeu 28 Avr - 20:30

(Quand et comment avez vous emménagé au Parking ?)  Silver, il n'avait pas forcément prévu de quitter le cœur de New-York & ses lumières, New-York & son ballet d'âmes dansantes & virevoltantes, New-York & ses beaux quartiers. Il a atterri dans le Bronx un soir d'été, en 2011.
Il n'avait prévu d'y rester que quelques instants, une ou deux heures tout au plus, le temps de rencontrer des sujets pour son projet journalistique. Il avait prévu de rentrer chez lui aussitôt après son interview faite. & pourtant, il a suffi d'un désir d'indépendance plus fort que les autres, il a suffi que l'image d'un immeuble un peu bancal persiste derrière le voile de ses prunelles, un soir où tout allait mal. & il s'est retrouvé avec les clés d'un appartement au 14e étage. Au Parking. Parce qu'il a compris, Silver, qu'il ne valait pas mieux que tous ces gens qu'il a pu juger.

(Que pensez-vous de l'immeuble et vos voisins ?) De ces murs suinte le miasme de la médiocrité : Les catins qui hurlent derrière les portes en carton, des encore, des arrête, des file-moi mon fric. Les camés qui se perdent dans des hallucinations, les larmes cinglant leurs joues grises, l'angoisse flanquée au creux du ventre & l'envie d'en finir pour ne plus souffrir. Les dealers. Les pauvres gosses dégagés par des parents qui n'en veulent (peuvent) plus. Les disputes. Les tâches de sang sur le béton. Les injures en couleur, balancées à la bombe. & partout ; les secrets, & le soulagement (peut-être) de ne pas être jugé, dans cet endroit où l'un ne vaut certainement pas mieux que l'autre.

(Quelle est votre réputation au sein du quartier ?) Silver, c'était l'étudiant qui maniait les mots avec une dextérité surprenante. (& qui, aujourd'hui, manie les maux avec une fatalité déroutante.)
Silver, c'est le journaliste raté, venu se perdre dans le coeur d'une bâtisse en lambeaux quelques années plus tôt dans le simple but d'interroger deux ou trois camés, de comprendre comment & pourquoi alors que lui-même se déglinguait les sinus à coups de rails poudrés. C'est le pauvre type qui traîne derrière lui quelques intempéries sentimentales, en symbiose avec ses humeurs tempêtes, ses humeurs soleil, ses humeurs assassines. C'est le gamin qui n'a jamais su comment s'enfuir du Parking alors qu'il avait tout pour réussir.

(NOM) Cameron (PRÉNOM) Silver, comme le gris de ses cheveux, comme le gris persistant flanqué au fond de ses prunelles. (ÂGE) vingt-six ans d’illusions, de rêves paumés (DATE ET LIEU DE NAISSANCE) le o1 septembre 1989 à New-York. (OCCUPATION OU ACTIVITÉ) journaliste raté (NATIONALITÉ) américaine (ORIGINES) quelques restes de France & d’Italie (STATUT CIVIL) célibataire, mais l’esprit sans cesse tourmenté par ce visage masqué, par ce parfum un peu sucré, par l’intensité de ces regards, par la douceur de ce silence, par la fragilité de ces sourires, par le velours de ces effleurements, & surtout, surtout par la violence avec laquelle son cœur s’est fracassé contre le sien. (ORIENTATION SEXUELLE) la fougue des hommes, la rage des hommes, la puissance des hommes, & surtout lui. (DATE D'ARRIVÉE AU PARKING)  l'été 2011, ça n'aurait dû être qu'un passage éphémère. (REPRISE DU PERSONNAGE) non (GROUPE) de ceux qui vivent (TYPE DE PERSO) inventé (CRÉDITS) AMIANTE  

PSEUDO : Jill PRÉNOM : Jillian ÂGE : vingt-cinq ans PAYS : France FRÉQUENCE DE CONNEXION : le plus souvent possible COMMENT AVEZ VOUS TROUVÉ LE FORUM ? : Par une amie, qui n'est plus ici. COMMENTAIRE OU SUGGESTION : Tout reposter, c'est vraiment pas cool  AVATAR : Bill Kaulitz
Silver Fauve Cameron

(SAY MY NAME, SAY MY NAME) Silver, ce n’est pas son prénom. Son vrai prénom, à lui, c’est Fauve. Fauve. Il a longtemps prononcé son prénom avec amusement. Puis peu à peu avec un certain dégout. Le souffle se répand de sa gorge à l’aurore de ses lèvres, lorsqu’il chuchote son appellation. Garçon sauvage. Garçon fougueux. Plus personne ne l’appelle ainsi dorénavant. D’ailleurs, personne au Parking ne connait son vrai prénom. Fauve n’existe pas. Fauve n’existe plus. Lui, c’est Silver.

(SPLIT MY FEELINGS) Silver a toujours un petit carnet plié en deux dans une de ses poches. À chaque instant de la journée, il éprouve le besoin de coucher quelques mots sur le papier tout froissé. Il écrit ses émotions, ses sentiments, pour ne jamais oublier ce qu’il a vécu & ressenti. Il dessine tout & n’importe quoi, pour ne jamais oublier qu’il a, un jour, voulu être un artiste.

(NEW-YORK) Il a vu le jour à New-York, au sein d'une famille peut-être aisée aux yeux de certains, mais surtout très unie.  & si Alice (sa grande sœur), s'est toujours comportée avec lui comme une deuxième maman, Alex lui (son grand frère) a toujours eu l'art de dissimuler ses sourires & sa tendresse derrière des remparts de muscles. Ça n'a jamais dérangé Silver. Les remparts, les obstacles, il n'a pas peur de les gravir pour aller décrocher quelques miettes de bonheur.

(I'LL FUCK YOU LIKE THE DEVIL) Ambitieux (sans doute un peu trop), Silver est prêt à tout pour réussir. Il se souviendra toujours de ce jour où il a séduit son premier employeur afin d'obtenir un job dans un magazine réputé. Il a passé la nuit dans ses draps, entre ses bras. Tout ça pour un contrat qu'il n'a même pas su honorer correctement.

(MOONSHINE & MOLLY) Avec des envies d’exploser, d’imploser, de me défoncer, de souffrir, de mordre la poussière, il a lâché son école de journalisme.
Malgré son talent.
Malgré sa détermination.
Son cerveau ne suivait plus, & ses veines éclatées, bleutées, vibrantes de manque n’étaient plus compatibles avec les études. Il a eu trop souvent le corps qui tremble & des sueurs froides. Il a connu trop souvent l’envie de pleurer, de hurler sa haine & sa souffrance. Il n’est devenu qu’un petit tas de ruines. & rien n’est plus dangereux que quelqu’un qui n’a plus rien à perdre. Dangereux pour lui-même. Excessif & intense. Fétichiste de la douleur intérieure. Catastrophe psychologique.

(GONER) Il a tenté de plaider l’innocence, quand les flics l’ont attrapé en pleine possession de stupéfiants. Il a juré que ça ne lui appartenait pas. Il s’est débattu comme un fou furieux, les poignets se brisant sous la fureur des policiers qui tentaient de l’anéantir, de le détruire, de broyer sa dignité à grands coups de genoux derrière les cuisses.

(ON EST TELLEMENT NOMBREUX À ÊTRE UN PEU BANCALS) Derrière les barreaux. Incarcéré pour quelques grammes de cocaïne, Silver  s’est brisé les cordes vocales, inlassablement : à trop hurler sa souffrance. À trop crier son désespoir. À trop demander de l’aide. À trop supplier pour un peu de came. Il s’est craquelé les lèvres ; à trop les mordre (parfois à sang). Il s’est fissuré ; à trop se jeter contre les murs, à trop taper des poings. Il s’est déglingué les os. Il a senti ses organes se recroqueviller à l’intérieur de son corps. & finalement, il a été libéré après le quart de sa sentence. & tout ça pour quoi ? Pour aussitôt faire renaître quelques fleuves d’héroïne dans ses veines. Il a replongé. Bêtement.

(STAND THERE & HEAR ME CRY) Silver, il a l'âme qui s'accroche un peu trop facilement à celle des autres. Ses petites particules se mêlent aux petites particules des uns, ou des autres. & c'est comme ça qu'il a entamé une longue & tumultueuse relation avec un détenu. Un type pas fréquentable, un type violent, un type aux mots tranchants comme des lames de rasoir, qui n'ont d'égaux que les gestes bourrés de haine.

(IT’S A PERFECT DENIAL) Il y a eu ce soir d’hiver, où les flocons se sont suicidés en grand nombre. Silver les a observés par la fenêtre, tandis que derrière lui, sa sœur le suppliait de dire la vérité. « Il te frappe ? Arrête de me mentir ». & lui, il a nié. Il a nié tout en bloc dans l’espoir de voir renaître les bribes d’un passé sans douleur, sans hématomes, sans ecchymoses, sans larmes acides, dans l'espoir que tout soit faux. Dans l'espoir que cette vérité n'existe pas. Enlacé par le spectre de son copain, effrayé à l’idée qu’il puisse entendre ses révélations sans même être présent dans la pièce, Silver s’est tu ; mais ses yeux ont hurlé l’évidence.

(I TRIED TO BE SOMEONE ELSE) Par-dessus la brume égarée dans ses yeux, Silver a tenté de superposer un tout autre monde. Les bras chargés de souvenirs, il est retourné vivre chez ses parents. Le temps d’oublier cette histoire. Le temps de se reconstruire, de parvenir à tirer un trait sur les vestiges d’un passé emmitouflé dans un linceul de douleur. Bien au-delà du sentiment de délivrance qu’il aurait pu ressentir, Silver a eu la lourde impression de ne plus savoir qui il était, ni même d’où il venait.
Les repères envolés. L’identité bafouée.

(VAGABOND) Après ça, Silver a perdu l’équilibre, puisque les fils qui le reliaient à son bourreau se sont effilochés jusqu’à se rompre. Alors ainsi bousculé en dehors des sentiers d’une vie qu’il pensait minutieusement orchestrée, Silver s’est découvert une âme vagabonde. Il accroche sa vie à celle des autres. & puis il disparaît. Il joue l'inaccessible, dans l’espoir triste que quelqu’un persiste & le kidnappe sans même lui demander son avis.

(I’M A CREEP) Victime d’un profond déséquilibre & d’une sombre folie qui flotte & tuméfie chaque parcelle de son âme, Silver a développé le besoin viscéral de tout contrôler, de tout posséder. Il s’en arracherait la peau, s’en briserait les os tant ça le rend barge. La digue bridant ses excès, ses obsessions, ses crises de jalousie meurtrières, s’est fracassée, s’est détruite à mesure que les coups de son ancien compagnon pleuvaient sur sa carcasse démunie.
Il ne sera plus jamais le même.

(THIS IS THE STORY OF MY LIFE) Silver, il raconte des histoires abracadabrantes. Il brode des bêtises, écrit des milliers de chapitres, conte des fins heureuses - ou des fins tragiques, selon son humeur.  Silver, il tricote des petits mensonges, autour d'une grande part de vérité. Pour susciter l'intérêt. Ou bien pour s'évader. Lui-même n'en a aucune foutre idée.

(LE PARKING) Avec ses murs en carton, ses murs qui sentent la pisse. Avec ses habitants infectés par la déchéance, décorés de cicatrices frémissantes & de plaies hurlantes. Avec toute cette obscurité déroutante, le Parking n'est pas un endroit où Silver aurait pu s'imaginer vivre. & pourtant, il a atterri ici quelques années plus tôt ; cinq, ou peut-être six (la came a rongé sa mémoire). Il devait écrire un papier sur le Bronx & ses horreurs, sur le Bronx & ses vices. En fin de compte, il a été happé par l'ambiance étrange omniprésente entre ces murs, l'attraction évidente voltigeant entre les uns & les autres. & la vérité, c'est qu'il n'est même plus capable de s'arracher à cette aura envoûtante.

(SOMEBODY CATCH MY BREATH) Parti à Londres dans le seul but d’abandonner ses idéaux massacrés, ses rêves à peine fécondés, ses désirs oubliés là, près du caniveau. Il a retrouvé sa sœur le temps d’une semaine. Il s’est glissé dans la peau d’un autre, s’est planqué derrière un masque vénitien – comme tous les autres ce soir-là. Il a dansé. Il a bu. Il a fumé. Mais surtout, il l’a rencontré. Cet homme dont il n’a jamais vu le visage. Cet homme dont seul le souvenir du son de sa voix demeure intact. Il a suffi d’un effleurement pour que son cœur devienne tout liquide, tout flasque, pour que son souffle se fasse plus court, pour que le monde s’efface au rythme de ses battements de cils. Silver, il a été percuté par des sentiments venus de nulle part. Il a voulu le capturer, coudre son cœur au sien, sa peau à la sienne, l’emmener loin d’ici. Il a voulu leur bâtir un monde, un monde extérieur à celui-là. L’emprisonner dans un dôme de verre. L’aimer jusqu’à l’épuisement.
Mais il l'a perdu. & depuis, sa vie n'a plus de sens.




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Je marche dans des villes où des âmes sans nom me fredonnent le tien. Des concerts en sourdine où je chante ton nom pour oublier le mien. Pour oublier un peu que toi tu n'es pas là quand l'hiver se fait rude. Que je n'ai plus que moi avec qui partager ma propre solitude.
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