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mattie (ask no questions and you'll get no lies)

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les locatairesles potins


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Message(#) Sujet: mattie (ask no questions and you'll get no lies) Lun 25 Avr 2016 - 20:54

(Quand et comment avez vous emménagé au Parking ?) T’as jamais emménagé, pour être honnête. Tu fais qu’errer dans le hall et les couloirs depuis quelques jours, en essayant de trouver le courage soit d’y aller pour de bon, soit de tourner les talons pour ne plus jamais revenir. Tu sais laquelle des deux solutions est la plus sage et pourtant tu peux pas t’y résoudre. D’abord, t’as pris trois jours de congé maladie en prétextant une migraine. Et maintenant tu saisis l’opportunité qui se présentée à toi, presque tombée du ciel : ton copain doit partir en voyage d’affaires pour une semaine, à l’extérieur.

   (Que pensez-vous de l'immeuble et vos voisins ?) Quand tu l’as vu ça t’a frappée, ça t’a presque fait tomber à la renverse tellement l’image est venue te rappeler des souvenirs. Cet immeuble, tu le voyais de la chambre minuscule où t’étais enfermée. Tu voyais sa grande silhouette de ta fenêtre et tu rêvais qu’un jour quelqu’un t’aperçoive aussi et alerte les autorités. Tu l’as longtemps vu comme un navire de sauvetage. Et puis maintenant que t’y es entrée tu vois bien que c’est qu’un building comme les autres, et que ses locataires ont bien assez de leurs propres emmerdes sans avoir à s’occuper de celles des autres. Tu te fais pas trop d’opinion sur les habitants du coin parce que franchement, t’y habites pas et tu comptes pas poursuivre tes visites bien longtemps.
   (Quelle est votre réputation au sein du quartier ?) Ça fait quelques fois qu’on t’aperçoit dans le coin. D’abord, t’as commencé par te planter devant le building, regardant un bout de papier frippé que tu tenais dans tes doigts comme si ton monde en dépendait. T’as observé les allées et venues des habitants, puis t’as rôdé autour comme une tarée. On t’as pas accordé plus qu’un regard jusqu’au moment où certains ont remarqué ton petit manège. T’es pas revenue pendant plusieurs jours, puis une bonne fois t’as eu le courage d’entrer et de monter quelques étages, pour aller te planter au bout du couloir sans rien faire. Si tes allées et venues suscitaient la curiosité au départ, maintenant tu fais presque partie du paysage. Faut dire que t’as une bonne tête et puis les gens bizarres c’est pas ce qui manque dans le coin. Personne te connaît et ça te va parfaitement comme ça.


(NOM) Henderson(PRÉNOM) Mathilda, même si on t’a toujours appelée Mattie. Jusqu’à ce qu’il entre dans ta vie, ce salaud. Depuis, tu supportes plus le surnom. Ça fait dix ans qu’on t’appelle de nouveau Mathilda, ni plus, ni moins. (ÂGE) 27 ans (DATE ET LIEU DE NAISSANCE) T’es née à New York en plein milieu de l’hiver, quand les températures sont toujours dans le négatif et que l’humidité donne l’impression d’se balader en arctique. T’aimes pas l’hiver pourtant, toi ce que t’aimes c’est les lourdes journées d’été. Si tu pouvais fêter ton anniversaire en juillet plutôt que le 14 de janvier, ce serait le paradis. (OCCUPATION OU ACTIVITÉ) Secrétaire - assistante psychosociale dans une clinique du Bronx. C'est pas l'endroit de tes rêves mais ça paie les factures (NATIONALITÉ) Américaine (ORIGINES) Évidemment si on remonte super loin on peut sûrement te trouver des origines européennes, mais ta famille se considère comme américaine pure souche (STATUT CIVIL) T’es en couple depuis quatre ans avec le même mec. Il est adorable, séduisant, on dirait que tout lui réussit, alors tu t’es laissée embobiner. Au fond de toi, tu sais que le cœur n’y est pas, mais il fait une si jolie façade que t’as pas pu résister. (ORIENTATION SEXUELLE) Hétérosexuelle, t’es plutôt fidèle en amour… même que y’en a qu’un seul qui te fasse rêver (DATE D'ARRIVÉE AU PARKING) T’y es jamais vraiment arrivée. T’as un appartement sur Manhattan avec ton copain, enfin c’est son appartement mais t’y vis depuis quelques temps déjà. Quand il a obtenu un poste dans la grande pomme t’as décidé de le suivre quelques mois plus tard, le temps de te trouver un vrai boulot (REPRISE DU PERSONNAGE) Si je suis supprimée et que Woody veut mettre Mattie en scénario, pas de soucis. Sinon, nope (GROUPE) De ceux qui vivent (TYPE DE PERSO) un scénario jamais publié par Woody (CRÉDITS) AMIANTE, BMTH, GLASS ANIMALS

PSEUDO : NYX PRÉNOM : Gene ÂGE : 22 balais PAYS : Le drapeau fleurdelisé FRÉQUENCE DE CONNEXION : Toute ma vie COMMENT AVEZ VOUS TROUVÉ LE FORUM ? : Y'a presque un an par un ancien membre COMMENTAIRE OU SUGGESTION : TOUJOURS PAS AVATAR : Lily Collins
Mathilda Jessie Henderson
A woozy youth dopes upon her silky smooth perfume
T’avais rien d’extraordinaire. Ta famille était composée de tes parents et toi. Pas de frère ni de sœur, rien que vous trois. Tes parents étaient pas riches mais ils avaient assez de fric pour aller visiter la famille une fois l’an à l’autre bout du pays. C’était une semaine s’y rendre, une semaine en revenir. Ils prenaient toutes leurs vacances à ce moment là, pour aller passer le plus de temps possible avec les grands-parents. Autrement, tout leur argent passait dans tes études à toi. Une bonne école, une école de bourge renommée. Ils voulaient que t’aie un bon boulot, un truc qui payait mieux que leurs emplois respectifs, pour que tu puisses te faire plaisir, et puis offrir une bonne éducation et des cadeaux à leurs futurs petits-enfants.

T’avais rien d’extraordinaire et pas d’argent, mais ça il pouvait pas le savoir, Woodrow, quand il a décidé que c’était toi qu’il embarquait dans le coffre de sa bagnole. Et franchement, t’as pas eu idée de le contredire : d’abord parce que t’étais terrifiée, et ensuite parce que t’avais encore plus peur qu’il te descende d’une balle dans la tête avant de te jeter dans un fossé parce que tes parents avaient pas de thune. Pas de thune, pas de rançon, et c’est ce qu’il voulait Woodrow : une belle rançon pour aller se la couler douce sans avoir besoin de bouger ses fesses au travail. En vérité tu lui servirais à rien et tu voulais pas qu’il l’apprenne, parce que crever cette année-là c’était pas dans tes résolutions du nouvel an.  Alors t’as joué le jeu, t’as rien dit du tout et t’as juste espéré que tes parents auraient de l’aide, un ami, la police, peu importe. N’importe quoi pour sortir de c’trou à rat où il t’avait enfermée, dans une chambre pourrie avec un vieux matelas, sur lequel t’as pleuré jusqu’à t’endormir. Tu faisais véritablement que ça de tes journées, pleurer, et avoir peur, et pleurer encore. Et puis un jour il t’a demandé comment tu t’appelais alors t’as pas osé mentir : Mathilda, mais tout le monde t’appelais Mattie alors ça aussi tu le lui as dit. Il t’a dit son nom, et tout le monde l’appelait Woody, mais t’as jamais voulu utiliser son surnom, parce que ce salaud c’était pas ton pote.

Mais Woodrow, ça a fini par devenir un nom que tu chérissais, les syllabes qui roulaient sur ta langue comme du velours.

Mais ça, c’est plus tard.

C’est après qu’il ait commencé à calmer tes pleurs par des mots, à remplacer pour quelques minutes –et puis quelques heures- tes angoisses par les siennes. Il t’a tout raconté, son enfance et ses parents et ses sœurs, la drogue et les lames et la rançon et toi t’écoutais sans jamais rien répondre. Tu comprenais. Au début t’as pas voulu ressentir de la compassion mais au bout d’un moment c’était plus fort que toi : il était paumé lui aussi, bien plus que toi. T’avais pas trop d’espoir de le convaincre de te relâcher, il était rendu bien trop loin pour ça. Mais t’as écouté, t’as compris, et t’as fini par t’attacher à ce pauvre gars qui au fond te voulait pas de mal. C’était pas contre toi et il te le faisait savoir, parce que tu mangeais assez, t’avais une lessive parfois, et il a jamais levé la main contre toi. Tu t’es attachée, entichée même, de ce pauvre paumé qui t’avais arrachée à ta famille et à ta vie sans même l’ombre d’un remord, contre de la thune qui tardait à venir. T’as perdu espoir, tu t’es dit qu’au fond tes parents s’en fichaient, qu’ils étaient mieux sans toi. Au fond du gouffre, quand il t’a regardée avec ses yeux lumière, qu’il t’a demandé de jamais partir, t’as accepté.

Et lorsque t’as commencé à faire des migraines, il a tout fait pour trouver quelque chose pour te soulager. T’en avais déjà fait, mais jamais de cette ampleur et jamais aussi souvent. Tu perdais la vue d’un œil, t’étais étourdie, nauséeuse, parfois tu passais la journée avec la tête dans la cuvette. Ça durait toujours trois ou quatre jours, jamais moins. Il a eu peur, ou pitié, tu sais pas trop, mais il a écumé tous les endroits qu’il connaissait pour trouver quelque chose pour te soigner. Jusqu’au moment où t’as fait une crise particulièrement intense, et qu’il t’a emmenée à l’hôpital. T’as même pas argumenté, t’étais pas en état d’aligner trois mots cohérents et de toute façon t’avais tellement mal que toutes les options étaient bonnes pour arrêter de souffrir.

Ils t’ont emmenée d’un côté et lui de l’autre et tu l’as jamais revu. T’as subi les procédures judiciaires sans jamais savoir où te placer –tu pouvais pas le défendre complètement mais t’as jamais avoué ce qu’ils auraient voulu entendre. De toute façon t’allais pas mentir : il t’a jamais touchée de façon inappropriée, il t’a jamais frappée, ou menacée après les premiers jours. Dès qu’ils ont pu ils t’ont sortie de New York, de la maison, ils t’ont emmenée en Californie chez tes grands-parents, t’ont trouvé une psychologue renommée (qui était véritablement à la hauteur de sa réputation). Ta famille s’est serré les coudes, ils se sont relayés pour prendre soin de toi, pour te surveiller, pour te comprendre et t’aider à remonter la pente. Au bout d’un moment t’as trouvé ça sacrément lourd, tu leur a même crié dessus, mais ils ont compris et ils se sont faits plus discrets. Ça t’a fait culpabiliser pendant des mois.

Et puis t’as fini par reprendre une vie normale, rythmée par les cours, les sorties, tes rendez-vous chez la psy, les soupers de famille, tout ça. T’as fini par oublier Woodrow, enfin pas complètement mais son souvenir s’est terré quelque part dans un recoin de ton esprit, dans un coin de ton cœur. On t’a dit que c’était mal de l’aimer alors tu t’en es empêchée. T’as rencontré quelqu’un lors d’une fête pour tes vingt-deux ans. Un ami d’un ami. Il t’a saluée d’un sourire timide mais ravi, a serré ta main d’une poigne ferme mais pas dominatrice. T’as tout de suite aimé ses yeux foncés, son sourire franc. Il t’a fait la conversation toute la soirée, t’a offert tous tes verres et t’a raccompagnée chez toi sans même tenter de s’inviter à l’intérieur. Il était beau, et intelligent, et il savait ce qu’il voulait, lui. Son avenir était tout tracé et y’avait de la place pour toi dans ce beau tableau, alors t’as sauté dans le train sans même un regard en arrière. Appartement, couple soudé, boulot stable, vous avez même adopté un chaton lorsque t’as emménagé avec lui et si tu ne t’abuses, la grande demande devrait pas tarder.

C’est ce que tu voulais non ? Une vie normale. Une vie où ton passé existe pas. Une jolie maison lorsque vous déciderez d’agrandir la famille, des vacances chez tes parents et les siens une fois l’an, des rires d’enfants et des dessins scotchés partout au mur, et ton mari qui te prend dans ses bras tous les soirs.

Mais y’a Woody qui est sorti de prison et qui se trouve tout près de chez toi, et là t’as regardé par en arrière et c’est l’année de tes seize ans qui t’es revenue à la gueule. Elle t’a souri comme une vieille amie, elle t’a fait miroiter de vieilles choses, des choses déformées par le prisme du temps et celui d’un syndrome que tu t’es auto diagnostiqué. Mais à force d’avoir été repoussé au fond de ton crâne pendant des années, tu à coups de raisonnements logiques et de séances de psy, maintenant il veut plus se la fermer. Y’a Woody qui te braille que t’avais promis, t’avais promis de jamais partir et tu lui as tourné le dos dès qu’on t’en as donné la chance.

T’as pas envie de le revoir mais si tu t’écoutais, tu perdrais pas une seconde et t’irais le retrouver.

(NEW YORK) Après le drame, tes parents ont décidé de déménager. La maison leur rappelait les interminables mois d’incertitude, à tour à tour penser que t’étais encore vivante ou bien morte au fond d’un caniveau. Ils avaient pas beaucoup d’argent mais ils ont quand même fait le saut, pour eux c’était presque une question de survie. Et puis ils ont pensé qu’il vaudrait mieux t’éloigner, et recommencer à zéro. Ils avaient presque raison. (LES COURS) T’as raté plus de six mois de cours et au final, ça t’a fait perdre une année. C’est pas bien grave, t’as toujours été douée donc tu risquais pas d’en rater une autre. T’étais contente de changer de ville, de changer d’établissement. Les regards curieux, épouvantés, t’en avais peur. D’ailleurs, t’as coupé les ponts avec tes amis de New York pour ne pas avoir à gérer la curiosité ou le malaise des autres. (LE POPCORN) Tu te parfumerais à cette odeur, si tu pouvais. Y’a rien que t’aimes plus que les soirées cinéma ou séries, que ce soit à la maison ou pas. Tu te cales avec assez de popcorn pour une armée et tu laisses les heures filer, hypnotisée par l’écran. (STOCKHOLM) Non, t’y es jamais allée. Mais tu t’es auto-diagnostiqué un syndrome de Stockholm. T’es pas stupide, t’as jamais dit à ta psy que le mec qui t’a séquestrée était un bon gars. T’as jamais avoué que, même si tu sais que ce qu’il a fait est impardonnable, tu l’as pardonné, toi. Tu lui diras jamais qu’il t’a jamais touchée mais que souvent, tu t’imagines comment ça se serait passé. Ton passé est déjà assez lourd comme ça, pas besoin d’en rajouter. (ORSON) Ta peluche préférée, c’est un ourson qui s’appelle Orson. Ouais, tu t’es trouvée marrante quand t’as décidé de l’appeler comme ça. Mais c’est aussi à cause du mec de Citizen Kane (Orson Welles) et de Ender’s Game (Orson Scott Card). Il a vraiment mauvaise mine, mais tu peux pas t’empêcher de le réparer chaque fois qu’un truc commence à se déglinguer. (LES CLOWNS) Ça te terrifie et ça te fascine à la fois. Tu trouves ça absolument glauque, et tu peines à comprendre comment les enfants peuvent les aimer. Vrai, les clowns traditionnels sont plutôt marrants avec leurs nez rouges et leurs gigantesques chaussures, mais t’as vu trop de films d’horreur pour être totalement à l’aise en leur présence. (JOURNAL) La psy t’a conseillé de tenir un journal intime. T’as jamais vraiment aimé l’idée, mais pourquoi pas ? T’en as même deux copies : une que t’as pas trop bien dissimulée dans ta chambre pour que tes parents tombent dessus et soient rassurés ; l’autre déguisé en un vieux roman qui prend la poussière au fond de ton étagère. Au fil du temps, il s’est agrémenté de photos, d’articles de journaux, de lettres jamais envoyées. Les photos de voyage ont suivi, et peu à peu t’as perdu la présence de Woodrow au creux de ses pages. (LES COMIC BOOKS) T’adores ça. T’en lis carrément plus que des romans, et tes parents se demandent parfois si t’es pas un peu dingue. Mais d’un côté, ça les rassure de voir que t’es redevenue une ado normale. (LA CALIFORNIE) Tes parents ont quitté la grisaille de New York pour la côte. Le Soleil, les plages, la chanson de Katy Perry… T’adores ta nouvelle ville d’adoption, mais ce qui te fait surtout plaisir c’est de voir tes parents plus heureux, moins anxieux. Tu trouves ça beau de les voir profiter du beau temps et de la chaleur, même s’ils se plaignent tout le temps de pas avoir de climatiseur dans la voiture. Et puis, t’as jamais été trop perdue, ici : tes grands-parents ont acheté un condo ici après leur retraite, du coup ta famille y allait en vacances tous les ans. (DIX ANS) C’est le temps qu’il a pris derrière les barreaux, et le temps que ça t’a pris pour revenir à New York. T’essayes de ne pas trop y penser, parce que ta vie a changé maintenant : t’as un boulot stable, un copain depuis un bon moment. Mais le jour de sa libération, t’avais la tête ailleurs. T’as écumé tous les journaux pour voir si on en parlait. Depuis, t’as une étrange sensation au creux de l’estomac. Tu tiens plus en place, t’es encore plus maladroite que d’habitude et ton copain te surnomme « madame la Lune ». Tu lui as jamais raconté ton histoire, et tes parents ont accepté de garder le silence, mais il commence à se poser des questions et toi t’es à court d’excuses.


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