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« Le soleil s'est noyé »

▹ MESSAGES : 169
▹ NOMBRE DE RP : 0

▹ AGE : vingt-huit ans.
▹ APPART : #603, avec l'autre partie de son coeur.
▹ TAF : à vendre son corps pour leurs rêves.


MA RENOMMÉE DE MERDE :
MessageSujet: sin // ce qui sauve le moi, c'est toi.   Lun 18 Avr 2016 - 14:48

Électre "Sin" Eliot
encorps, mon amour



(NOM) Eliot, parce qu'il ne reste plus que ça désormais, ce nom typé américain, ce nom vif et court ; l'ancien a quitté les lèvres et les mémoires depuis bien longtemps, parce que c'était le miroir de trop de promesses bafouées et de vies brisées, parce qu'il était bien plus facile d'en changer et de l'oublier. (PRÉNOM) Électre, âme damnée, ça résonne bien avec le passé et le tragique de leurs vies, ça résonne en symbiose avec sa moitié, Oreste ; mais maintenant Électre fait l'enfant, Électre refuse, Électre joue la tragédie, alors c'est le péché personnifié murmuré entre les lèvres qui fait claquer ses talons sur l'asphalte des rues. (ÂGE) Vingt-six pétales cramés, vingt-six promesses qu'elle a brisé, vingt-six ans à errer entre les bancs de l'église qui ne la veut plus, la pécheresse, la traîtresse d'une religion à laquelle elle ne croit pourtant pas. (DATE ET LIEU DE NAISSANCE) Le vingt-et-un mars 1989 à Chicago, entre les cuisses d'une mère alcoolique qui n'avait aucune envie de délaisser sa bouteille pour deux gamins et devant le regard froid d'un père qui n'avait aucune envie d'avoir une telle responsabilité. (OCCUPATION OU ACTIVITÉ) Pour quelques billets, pour quelques rêves en papier, elle se vend au gré des rues, elle s'écroule et s'enfonce dans la déchéance, dans l'auto-destruction. Appelez-la pute, catin, peu importe, finalement, ça reste immoral ce qu'elle fait la belle poupée. (NATIONALITÉ) Américaine, parce qu'ils en rêvaient, de leur El dorado, ils voulaient le toucher du bout des doigts le rêve américain, comme si tout avait pu être mieux ici, comme si la vie allait soudain s'améliorer. Nouvelle promesse brisée, sans doute, une de plus, une de moins, ça ne changera rien n'est-ce pas ? (ORIGINES) Américaines, merci l'alcoolique, grecques, merci l'autre, pour ajouter un soupçon de tragédie à leurs vies, une once d'ironie à toute cette pièce déjà trop pathétique. Fin de l'acte, puisqu'ils sont morts tous les deux. (STATUT CIVIL) Tantôt célibataire, à se perdre dans les bras des clients, tantôt possédée par le démon, à ployer sous sa prestance nocive, tantôt passionnée, à aimer profondément son frère, son jumeau, son tout. (ORIENTATION SEXUELLE) Forcée à aimer tous les corps, puisqu'elle n'a pas le droit de se contenter de celui de sa moitié. (DATE D'ARRIVÉE AU PARKING) Bientôt un an déjà que les deux jumeaux ont traîné leur squelette dans les couloirs de l'immeuble, bientôt un an déjà, en mars prochain, qu'ils se contentent de leur petit taudis mais que ça leur suffit. C'est toujours mieux que le matelas dans la rue et une boîte de conserve dans la poubelle, à partager leur repas avec les chats de gouttière. (GROUPE) De ceux qui vivent, parce que Sin vit au rythme des pilules, des médicaments censés soigner sa bipolarité – mais qui ne font que la saigner. Saignée, sa créativité, sa joie de vivre, saigné, le cerveau qui bouillonnait, les idées qui germaient vite, trop vite parfois pour les suivre. Elle a perdu ses rêves dans un verre d'eau, dans l'effervescence du médicament qui fond.

« Aïe love »

(Quand et comment avez vous emménagé au Parking ?) Ah ils étaient beaux, les amants maudits, quand leur squelette a grillé le feu rouge et ne s'est pas arrêté au stop. Quand ils se sont traînés, main dans la main, avec les rêves et l'espoir plein les yeux, plein les veines jusqu'à la résidence des Lilas. Ah ils étaient beaux, dans leur candeur enfantine, à croire que tout serait mieux que le matelas pourri dans l'impasse, ou les nuits à même le sol, au milieu des chats, à boire de la soupe en n'ayant pour seule compagnie que les autres sdf. Et les chats bien sûr, toujours les matous, les gris les noirs les amochés les sales les pestiférés. Comme eux. Tous les mêmes dans la rue. Et la rue, quand on y est on y reste. Mais eux, eux ils allaient réussir, hein ? C'est ce qu'il avait dit Oreste, quand il avait pris la main de sa sœur et qu'ils étaient avaient tourné au coin du mur. Ils allaient s'en sortir. On était en mars. Heureusement que l'espoir fait vivre.

(Que pensez-vous de l'immeuble et vos voisins ?) Ils se ressemblent tous. Camés, drogués à l'espoir, tous leurs rêves brisés par le taudis dans lequel ils vivent. Pourtant on s'y habitue, aux murs, au papier peint déchiré ou pourri, à la Concierge et son sourire, sa compassion et ses regards tendres à chaque fois qu'un nouveau passe le hall et prend les escaliers ou l'ascenseur. Ils se ressemblent tous, comme l'endroit d'ailleurs : les mêmes escaliers, les mêmes portes, les mêmes couloirs, les mêmes appartements. La même pourriture qui y vit, à hurler le soir, à crier parce qu'elle est pas assez aimée, ou qu'elle sait pas comment le faire, à supplier pour un peu plus de poudre, une dose, encore, encore. Pourtant on s'y habitue, à ces murs.

(Quelle est votre réputation au sein du quartier ?) Sin, c'est la poupée blonde au sourire enfantin. C'est l'enfant discrète qui se glisse dans les couloirs sans faire de bruit, qui sort les poubelles, qui fait les taches quand c'est son tour et qui discute avec les sdf du quartier. Parce qu'ils étaient comme eux, avec Oreste, il y a un an. Mais Sin, c'est la poupée brisée, qui sourit même quand ses poumons peinent à trouver de l'air, qui sourit même quand elle se cache pour prendre ses pilules, qui ne ramène jamais de client chez elle et qui n'arrive plus vraiment à rêver comme avant. Et puis Sin, c'est la poupée jumelle, qui se perd dans les bras de son frère, qui l'aime un peu trop, qui danse avec l'inconscience, jusqu'à la déraison, jusqu'au moment où son cœur s'étouffe – besoin des pilules, encore et toujours.

PSEUDO/PRENOM : Margot/lulapsy CUTE ÂGE : 18 piges PAYS : France FRÉQUENCE DE CONNEXION : 7/7j COMMENT AVEZ VOUS TROUVÉ LE FORUM ? : je sais plus MDR Un partenariat je crois ! REMISE EN JEU En cas de suppression, acceptez-vous que votre personnage soit scénarisé ? Je suis déjà un scénario. (TYPE DE PERSO) scénario de @Oreste Eliot (CRÉDITS) Formule140 (citations), tumblr. COMMENTAIRE OU SUGGESTION : Plein de bisoooous CANDICHOU  AVATAR : Imogen Poots

©️ Nous sommes de ceux



Raconte-moi une histoire...
mignonne, mais où sont les roses d'antan ?

Il y a un corps qui se balance, d'avant en arrière, inexorablement.
On le voit à peine parce que la pièce est sombre, parce qu'il y a des meubles pour masquer le squelette, la silhouette. C'est le tien, Électre. Tu ne vois pas, les côtes fuselées, les os saillants ? La peau rougie et les lèvres gercées ? Les yeux perdus dans l'océan de l'inconscience ? Allons, regarde-toi, Électre. Et ton esprit, ton esprit crie à l'absence à l'arrogance, aux promesses bafouées aux promesses brisées. Dommage que tu aies perdu ta conscience. Tu l'as regardée se noyer dans un verre d'eau, disparaître, psst, retour aux cendres. De la poudre blanche au fond du verre. Mais pas de rêve en poudre. Moi à la place. Je ne compte plus te lâcher maintenant, tu sais. T'es une camée, Électre. Une camée aux pilules. Faut dire que tu n'as plus le choix – arrête tes conneries, on n'a pas toujours le choix. C'était ça, ou l'avouer à Oreste. Tu aurais préféré ? C'est bien ce que je pensais. Tu t'y es plongée dans l'auto-destruction, dans les cachets, d'abord un peu hésitante, et ensuite c'était tête la première, les bras tendus, l'espoir à t'en brûler les iris. Mais ça te terrifiait, hein ? De perdre ce cerveau qui bouillonnait, de plus sentir cette adrénaline, toute cette lave en fusion dans ton crâne ; de plus être toi. Ça a fondu avec les pilules dans l'eau, finalement. Dommage. Mais, Électre, vois le bon côté des choses : ce sera plus facile de le cacher à ton frère, non ? Pas les cachets, certes, mais peut-être les crises. Avec un peu de chance, t'en auras moins. C'est vrai que, ma belle Électre, ma douce Électre, la chance est avec toi depuis toujours – tu sens l'ironie dans ce que je dis, ou t'es trop crevée, défoncée, épuisée par les promesses que tu as brisé ?

Il y a un corps qui se balance, d'avant en arrière, inexorablement. 
Cette fois c'est plus rapide, plus vif, ça claque et ça gifle. C'est le souffle qui se précipite, les battements de cœur qui s'accélèrent, la tension qui augmente. La tête qui tombe. Poupée désarticulée. Les bras ballants. Poupée abimée. La peau qui tremble. Poupée brisée. Le cœur, le corps en miettes. Poupée à jeter. Touche-toi, Électre. Touche ce cadavre, ces os, cette peau trop pâle, trop maigre. Laisse tes doigts glisser, tes ongles déchirer la porcelaine, la toile, ne rencontrer que le vide et l'abandon. Est-ce que ça fait mal ? Est-ce que ça saigne ? Non. C'est juste vide. Il n'y a plus les baisers d'Oreste à en faire pâlir le soleil, il n'y a plus les caresses d'Oreste, il n'y a plus la douceur et l'amour d'Oreste. C'est juste vide. Est-ce que ça fait mal ? Quand tes doigts parviennent entre tes cuisses, quand ils caressent avec tendresse, est-ce que ça fait mal ? Est-ce que ça saigne ? Oui. Ça brûle. Il y a l'écho brutal des coups de reins de Francesco, il y a les traces à tout jamais indélébiles des doigts lascifs de Francesco, il y a la sensation de l'acide trop nocif, trop toxique de Francesco.
Il faut que tu partes, Électre. Tu crois que c'était la solution, de t'enfuir ? D'abandonner Oreste au démon ? Tu sais que j'ai raison, ne détourne pas les yeux. Je ne sais même pas comment tu as pu faire ça, comment tu as pu faire confiance à Lyam et quitter le Parking sans même prévenir Oreste. Est-ce que tu as senti ton cœur noircir ? Finalement t'es peut-être comme eux, comme lui. Une cellule cancéreuse, une gangrène, un virus. T'accumules, dis-moi. Bipolaire et cancérigène pour ceux qui t'aiment. Comment tu fais pour retenir tes larmes ? Pour ne pas t'effondrer en imaginant ce que Francesco va faire à Oreste, à toi, quand il verra que son bébé, tu l'as envoyé pourrir en enfer – plus près de lui que jamais – et que tu t'es enfuie ? Tu arrives à dormir, la nuit, dis-moi, Électre ? « C'est Sin, putain. » Oh, non, ce serait trop facile. Électre, ma belle Électre.


©️ Nous sommes de ceux


Qu’est-ce que j’irais faire au paradis
Quand tu t’endors près de moi
Qu’ils le donnent à d’autres le paradis
Je n’en voudrais pas



Dernière édition par Sin Eliot le Lun 13 Fév 2017 - 14:48, édité 2 fois
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« arnaqueur d’étoiles »

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▹ AGE : twenty-eight yo – march, 21st.
▹ APPART : #603 / 6th floor – avec son âme-sœur. de retour au sixième, avec un sale goût d’abandon au fond de la gorge.
▹ TAF : mon corps appartient à ceux qui en ont les moyens, mon âme est damnée, mon cœur ne cesse d’espérer – la catin du quartier.
▹ DC : la princesse aux arcs-en-ciel (flora) la chair mutilée (celso) la seal noyée (elinor) & l’étoile morte (solal).



MA RENOMMÉE DE MERDE :
MessageSujet: Re: sin // ce qui sauve le moi, c'est toi.   Lun 18 Avr 2016 - 16:03

:l: :l: :l: HOT
T'es la plus belle du monde. CANDICHOU



« in the eye abides the heart »


kiss kiss bang bang :l: :
 

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