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Sloane O'Connell



 

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Sloane O'Connell

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les locatairesles potins


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› Âge : 27 ans (9 avril)
› Appart : #1515, l'étage qui est bien trop près du toit, bien trop proche du vide.
› Occupation : Fantôme qui dessine, silhouette qui avant marchait dans les couloirs de la fac, mais maintenant elle se cache sous les draps la silhouette, bien trop brisée pour pointer le nez dehors, bien trop vidée pour reprendre le dessin.
› DC : Aurore, le feu follet, Matty, le Malverti et Addison, l'épouse solitaire
› Messages : 445
› Nombre de RP : 1

Message(#) Sujet: Sloane O'Connell Dim 17 Avr - 19:27

(Quand et comment avez vous emménagé au Parking ?) J'ai dû sortir de la capitale des Leprechauns pour débarquer aux States, juste parce que dessiner la faune 'ricaine c'est quand même vachement plus intéressant que les collines verdoyantes et les moutons irlandais. Puis il se trouve que ma cousine vit dans cet immeuble, du coup, le choix était évident.

   (Que pensez-vous de l'immeuble et vos voisins ?) Ils ont l'air gentil. Ou en tout cas ils le sont avec moi. Ou peut-être que j'ai cette impression parce que je me sens à ma place? S'avez, du moment que j'ai un endroit où dormir, je suis contente, je suis pas quelqu'un de compliquée.


   (Quelle est votre réputation au sein du quartier ?) Le plus souvent vous me trouverez sur le toit du Parking, clope à la bouche, crayon à la main, lunettes sur le nez et du papier sur les genoux. Je serai juste là, assise à dessiner les alentours, je suis plutôt quelqu'un de discrète, je suis passe-partout, me faufile et fait en sorte de ne pas être remarquée.

(NOM) O'Connell (PRÉNOM) Sloane (ÂGE) 26 ans (DATE ET LIEU DE NAISSANCE) 9 Avril 1990 à Greystones (Irlande) (OCCUPATION OU ACTIVITÉ) Etudiaaaante (NATIONALITÉ) Irlandaise (ORIGINES) Irlandaise (STATUT CIVIL) Seuleeee (ORIENTATION SEXUELLE) Girls like girls like boys do, nothing new ~ (DATE D'ARRIVÉE AU PARKING) y a quelques jours, à peine (REPRISE DU PERSONNAGE) Pas de problème (GROUPE) Ceux qui vivent (TYPE DE PERSO) Inventé (CRÉDITS) AMIANTE

PSEUDO : Luce PRÉNOM : Lucile ÂGE : 18 ans PAYS : France FRÉQUENCE DE CONNEXION : Souvent, aussi souvent que possible en fait COMMENT AVEZ VOUS TROUVÉ LE FORUM ? : Grâce à Keelan qui m'a entrainé ici ♥  COMMENTAIRE OU SUGGESTION : Uuuh, je regrette pas d'être venue? (a) AVATAR : Kristen Stewart
SLOANE O'CONNELL
I'm talking to you, Tomboy
Les premières lueurs du jour pointent tout juste leur nez, il fait froid, la nuit s'en va ailleurs et le jour reprend lentement ses droits. Le ciel est d'une teinte bleue foncée, s’éclaircissant de minute en minute au dessus de moi. Plantée devant les portes de l'aéroport, clope au bec, capuche sur la tête, sac à dos et autres valises gigantesque m'accompagnant, j'observe les étoiles récalcitrantes, celles qui se battent contre les rayons du soleil. Mes doigts sont glacés contre mes lèvres et sans aucun regret, je jette mon mégot à terre, le piétinant sans grande motivation puis je rentre dans le bâtiment.

Affalée contre l'un des sièges, baskets posées sur l'accoudoir de celui si, j'attends maintenant depuis environ 2h les informations concernant le vol qui allait changer ma vie. New York City, les gars. Vous vous rendez compte? Programme universitaire oblige, on devait choisir un lieu où passer sa fin d'année. Bien sûr, les midinettes de la classe s'étaient toutes ruées sur Paris, "le shopping, tu comprends?!", mais je savais qu'il me fallait une ville à mon image. Une ville lumière, qui ne dort jamais, une ville où ethnies et cultures se mélangent à chaque coin de rue, une ville urbaine voire même alternative. Bref, NYC était mon seul choix et j'avais eu la chance d'être acceptée.

Une annonce se fraye un chemin parmi le brouhaha emplissant l'aéroport et une vague de joie se diffuse dans mon corps. Enfin. Enfin j'allais pouvoir me barrer de mon pays pour passer à autre chose. Je bondis hors du siège de métal, faisant sursauter un homme assoupi en face de moi, j'attrape mes affaires et me dirige vers la porte désignée par la voix féminine et robotique qui avait annoncée l'avion quelques minutes plus tôt.

J'ai jamais aimé l'avion. Clairement, ça m'a toujours stressé à mort. Et voilà que j'étais coincée dans cet appareil pendant 8h, un gosse d'un côté et sa mère de l'autre. Madame était scandalisée bien sur, non mais, vous imaginez ? Laisser son pauvre et doux garçonnet blond à côté de moi, la meuf à l'allure masculine, celle qui ressemblait à tout sauf aux putains de clichés de la femme parfaite qui résidaient sûrement dans son petit cerveau étriqué. Après vingts minutes de gesticulations et de soupirs bruyants et irrités, j'ai fini par échanger ma place. Je me retrouve donc contre le hublot, la blondasse à côté de moi et son gosse lui est du côté de l’allée principale. Son regard ne me quitte pas et je sens ses yeux examiner mes tatouages, mon allure, mes fringues, l'impression d'un phare braqué au-dessus de moi ne me quitte pas et je décide de briser l'ampoule de lumière d'un coup de marteau fracassant. Me raclant la gorge, je la fixe en retour, lâchant un « Quoi » froid et agacé. Elle rougit, marmonne des mots dont les sonorités ne parviennent pas jusqu'à mes oreilles et se retourne vers son gosse.

Soupir et mes pupilles trouvent le plafond grisâtre de l'avion. Rabattant ma capuche sur mes cheveux courts, je plante les écouteurs dans mes oreilles et me laisse emporter par la musique tandis que l'avion commence son ascension dans le ciel. J'vous jure, on dirai que je suis dans un film, la scène cliché de la meuf qui regarde par le hublot pendant qu'elle laisse derrière elle une vie tranquille, heureuse et bien rangée, un air de piano jouant dans le fond alors que la caméra se fixe sur la visage de l'actrice, un visage sur lequel règne une tristesse profonde, peut-être même qu'il y aurai des traces de noirs, coulant sur ses joues pales mais légèrement roses.

Sauf que moi ma vie en Irlande, elle n'était pas digne de ce cliché. J'ai pas de mari parfait ou de fiancé aimant ni d'appart ou encore de villa à quitter. Non, moi je vivais chez les parents, dans la même piaule depuis mes 5 ans, depuis que nous avions déménagé de Greystones pour se ramener à Dublin. Cloîtrée dans une chambre changeant au fur et à mesure que les années passaient sur moi. Les posters de princesses et autres dessins animés placés là par ma mère avaient été arraché sous les coups de colère d'une pré-adolescente, remplacés par des affiches de films et autres images qui se voulaient choquante et provocante. De toute manière, j'aurai pu mettre n'importe quoi sur ces murs, ça aurait eu le même effet « Sloane, ma chérie, tu pourrais nettoyer ta chambre quand même. » tout ça dit avec cette fausse douceur, cette fausse tendresse.

Elle me manque parfois ma maman. Je vous parle pas de la femme que j'ai laissé ce matin, nope, celle là n'est que pâle copie à côté de celle que j'ai connu dans mon enfance. Ses bras toujours autour de moi, un soutien sans condition, sans fin, la sensation d'un amour plus fort que tout. Parfois, je regrette d'être née ainsi. J'sais pas, c'est comme si je m'étais trop habituée à avoir son épaule sur laquelle pleurer, du coup quand son comportement a commencé à changer, c'est toute mon enfance qui s'est ternie.

Est-ce vraiment de ma faute si je n'ai jamais compris l’intérêt que Marie portait à Tom, et inversement ? Pourquoi blâmer son enfant avec un mot aussi gros que différent juste parce qu'il aimerait s'habiller en cowboy plutôt qu'en fée. Avoir des pistolets c'est sacrément plus badass quand même. Je crois que ma mère a toujours su dans le fond que la femme de famille parfaite ne résidait pas en moi. C'est sûrement pour ça qu'elle a essayé par tous les moyens imaginables de me transformer en une. Mais je sais très bien que les questions que je lui posais n'étaient pas les bonnes, non, rapidement je me suis transformée en fardeau.

« Maman, pourquoi est-ce que les garçons ils ont le droit d'aimer les filles et pas les garçons ? », « Maman, comment je fais si je veux pas me marier ? », « Maman, j'ai vu deux filles dans la rue l'autre jour, elles se tenaient la main, est-ce qu'elles sont amoureuses ? », juste quelques exemples d'interrogations embarrassante qu'une gamine naïve avaient dans sa tête. Des questions que ma mère s'empressaient de me faire ravaler, la main sur ma bouche, le rouge au joue, scrutant la moindre personne dans la rue qui aurait pu nous entendre. Maintenant que j'y pense, la scène devait être bien comique vue de l'extérieur.

Je n'ai jamais eu honte de moi-même, de ce que je suis. Certes, je n'ai jamais eu l'occasion de le gueuler sur les toits, mais ça ne me dérange pas. J'ai appris à me faire discrète, à me fondre dans la foule. Pourtant, quand on a quatorze piges, on fait pas gaffe, on est tout excité d'organiser sa première boum, sa première vraie fête d'anniversaire, on danse avec ses amis, on saute, on cours dans la maison, et on se retrouve à embrasser la première fille qui a toujours eu de l'importance, sa meilleure amie.

Hey, je vous ai dit que ma vie n'était pas clichée, mais sur ce point là, j'ai épousé le concept même du cliché.

Premier baiser, des lèvres douces, des rires qui s'éteignent, des regards qui se scandalisent doucement, une chaleur qui s'étend en moi, un bien-être fou, une joie intense, peut-être même que c'était de la fierté. Pourtant, t'ouvres les yeux, tu regardes autour de toi et tu vois le visages des autres. Celui de ta meilleure pote, ceux de tes invités, et au dessus de tous, au loin, tu vois le regard de ta mère et la main de ton père serrée sur son épaule. Je n'ai jamais vraiment pu dire si c'était de la surprise ou alors du dégoût dans leur yeux. En tout cas, la fête était terminée.

Les années suivants cet événement n'ont pas vraiment été magnifique. Oh, l'incident a vite fait le tour de l'école, mais il a aussi été vite oublié. En apparence du moins. Mais cela n'avait pas d'importance pour moi, non, le regard des autres ne m'a jamais vraiment arrêté car j'avais trouvé un nouvel élément sur ma personne. Moi qui imaginait finir seule et malheureuse, vivant chez mes parents jusqu'à la fin de ma vie. C'était le soulagement total de voir que oui, j'étais capable d'aimer, d'être attirée par des corps et des sourires. Le seul hic, aux yeux de la société, c'est que le type de formes capturant mes yeux n'était pas le bon. Trop de courbes et de tendresses dans ce qui me plaît, pas assez de virilité ni de dureté, j'ai essayé pourtant. 16 ans, l'alcool qui coule à flot, des mains larges et pressantes sur mes hanches, première fois, coup d'un soir, il était plus âgée et je n'étais que chair fraîche pour lui.

Et quelques années plus tard c'est avec une femme que j'ai partagé mes draps et la fracture entre mes parents et moi était définitive. Ma vie amoureuse n'est que tabou avec eux et je sais bien que ma mère parle de moi avec ce ton empli d'une honte semie-cachée, ou alors avec ses petits rires faux et autres sourires de politesse face à ses amies lorsqu'elles prennent des nouvelles de la petite Sloane.

Alors voilà. La fac m'a ouvert ses bras, ma chambre est maintenant rangée au carré, des toiles inachevées dans un coin, des croquis de corps féminins dans un autre, deux, trois photos, des paquets de clopes vides, des pinceaux qui traînent, des fringues couvertes de peintures sur le lit et parfois, je retrouve des post-it où des lettres fines tracées par ma mère se battent en duel pour m'annoncer telle ou telle chose.

Et y a un peu plus d'un mois maintenant, ce post-it annonçait ma liberté. Un courrier de la fac, expliquant que j'avais été accepté dans leur programme d'échange, que mon book avait fait impression, que j'allais devoir m'organiser pour trouver un logement sur New York. Je crois que pour la première fois depuis cette fameuse fête d'anniversaire, le sourire s'étalant sur le visage de mes parents était réel. Rapidement, la décision a été prise, quelque coup de téléphone et c'était fait, j'allais habiter chez ma cousine et son frère. Keelan, blonde, élancée, gentille, du moins dans les souvenirs que j'ai d'elle. Je sais qu'elle a vécu chez nous pendant un petit moment et que rapidement elle était devenue une sorte de grande sœur pour moi. Jusqu'à ce qu'elle parte je ne sais où, dans sa famille d'adoption je crois. Certes, on s'était revue depuis, lors d'un échange où elle était venue squatter ma chambre, mais j'étais dans ma période ado en rogne, alors je sais que l'on avait pas vraiment échangée.

L'avion se pose lourdement sur le sol, la mère agrippe son petit par le col, l'empêchant de se lever, et l'envie de lui gueuler de se presser me prend, mais ce ne serait qu'une façon de passer mes nerfs sur quelqu'un. Le trajet s'est bien déroulé dans l'ensemble, 8 heures à ressasser des souvenirs, à me rendre malade de stress et autre « Et si Kee ne m'aimait plus ? ». J'arrive à sortir de l'avion tant bien que mal, attrapant un taxi au vol et lui tends un bout de papier avec l'adresse de ma cousine. Le Parking. Il ricane, me demandant ce qu'une fille comme moi pouvait bien aller faire là-bas. Je le toise d'un regard qui se veut menaçant et son rire meurt sur le coin de ses lèvres.

Le taxi démarre et j'en profite pour me noyer dans les rues de la ville défilant devant mes yeux. Des lumières, des gens, du bruit, du mouvement. Je sais que je suis au bon endroit, que là-bas je vais trouver ma place, c'est qu'un sentiment ancré dans mon estomac mais j'ai envie d'être optimiste et de me laisser porter par cette sensation que New York et Keelan sauront m'aider à me faire sentir comme chez moi. Parce qu'après tout, n'est-ce pas ce que nous cherchons tous ? A se faire accepter.
   




   
“Grief is like the ocean; it comes in waves ebbing and flowing. Sometimes the water is calm, and sometimes it is overwhelming. All we can do is learn to swim.”— Vicki Harrison.
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Message(#) Sujet: Re: Sloane O'Connell Dim 17 Avr - 20:52


oh, une étudiante en art. j'aime. HAN
bienvenue à toi. :l:
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Sloane O'Connell

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