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Leo ▬ Ses baisers laissaient à désirer... son corps tout entier.



 

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Leo ▬ Ses baisers laissaient à désirer... son corps tout entier.

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les locatairesles potins


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› Âge : vingt ans, toujours pas adulte.
› Appart : #1014, le F4 de papa. L'appart ou les portes claque, ou les cris fusent depuis qu'il est revenu foutre le bordel dans ta vie.
› Occupation : Elle a trouvé ce petit job à la supérette du quartier, derrière le bip abrutissant de la caisse enregistreuse. Elle vole encore, de temps en temps, des relent d'argent facile.
› DC : Raff le connard, Marshall le branleur, Carl le taulard
› Messages : 1727
› Nombre de RP : 2

Message(#) Sujet: Leo ▬ Ses baisers laissaient à désirer... son corps tout entier. Ven 15 Avr - 17:54

(Quand et comment avez vous emménagé au Parking ?) On a déménagé au parking avec mon père et mon frère quand ma mère s'est barré et que le daron n'avait plus les moyens de payer cette maison dans Little Italy. Puis quand il s'est fait coffrer, on a dû se casser nous aussi. Et voila qu'il y a deux ans, un jour de juin, il est venu sonner chez cette famille de culs bénis chez qui ont habité Nino et moi. Il leur a dit "je reprends mes gosses", ils ont pas moufter et ont est arrivés là, nos valises sous le bras. Le daron avait bénéficié d'un programme de ré-insertion, ou une connerie dans le genre. Le retour des Santorelli.

(Que pensez-vous de l'immeuble et vos voisins ?) C'est partout pareil dans New York, on croise toujours les mêmes gueules de con, les mêmes familles débiles. Les Bourrés, les camés, les délinquants, et les autres, ceux qui rasent les murs. En trois ans, le Parking à pas changer. Y'en a qui sont rester, d'autres qui ont réussis à se casser. C'est toujours aussi dégueulasse, aussi déglingués. Mais ici plus qu'ailleurs, c'est ma maison.

(Quelle est votre réputation au sein du quartier ?) La gamine devenue grande, la jumelle, l'Italienne, la Santorelli. La gosse du taulard, la dangereuse. Celle dont on ne se méfie pas toujours, celle qui a ce sourire enjôleur, celle qui use de ses charmes pour vous mettre dans sa poche. Celle qui n'a aucune morale, surtout pas quand elle vous vole, dérobe, pille, ce que vous avez de plus précieux. Celle qui s'exhibe parfois, pour quelques dollars de plus. Celle qui peut aimer, ou détester selon son humeur. Celle qui a voulue grandir trop vite.

(NOM) Le père est née dans cette région d'Italie que l'on nomme les Pouilles. Il s'est radiné de l'autre côté de l'Atlantique avec son nom qui sent bon le soleil et les côtes blanches de sa région natale. Son nom de famille ? Elle le porte avec fierté, revendique haut et fort être une Ritale. (PRÉNOM) Leonilde c'est seulement sur le papier, c'est seulement ce que l'État atteste. Ça n'a jamais été Léonilde, mais toujours Leo. Leo c'est beau, c'est court, c'est masculin, c'est elle, c'est tellement plus elle. Gloria, c'est une tradition chez les Santorelli, ça se transmet, comme les valeurs. (ÂGE) Dix-neuf ans, l'insolence des jeunes années. (DATE ET LIEU DE NAISSANCE) Un certain jour de juin, le vingt huit, y'as quelques années, en quatre vingt seize, dans un coin de la grosse pomme, entre deux tours de briques (OCCUPATION OU ACTIVITÉ) Elle a arrêté les études dès qu'elle a pu. Attirer par l'argent facile, ses vols se sont multipliés au cours de la dernière année, jusqu'à devenir une professionnelle : les cambriolages c'est son truc. Elle a l'agilité nécessaire, use de ses charmes pour repérer ses victimes, et n'a aucun scrupule à dérober ces souvenirs, ces bouts de vie. Depuis quelque temps, elle se dénude pour devenir un bout de chair sur du papier glacé, ça les aidera à se branler. (NATIONALITÉ) C'est une Américaine, la loi du sol. Fière de son pays, moins fière du système, elle crache dessus quand elle est en colère, et récite The Starspangled Banner pour leurs exploits.(ORIGINES) Les ruelles blanches, les plages ensoleillées, le soleil de Bari, cette ville d'Italie où est née et où a grandi son père. Tout ce qu'elle sait de ses origines, c'est ce que son père lui a raconté. Elle n'y a jamais mis les pieds, mais c'est comme si elle y avait toujours vécu, l'Italie dans le coeur.(STATUT CIVIL) Volage, elle papillonne, elle butine d'homme en homme. Elle voudrait bien aimer, mais elle ignore tout de l'amour. (ORIENTATION SEXUELLE) Les mâles. Leurs caresses fermes et violentes, leurs baisers fougueux et délicieux. (DATE D'ARRIVÉE AU PARKING)  elle est revenue il y a environs deux ans, quand son père est sortie de taule  (REPRISE DU PERSONNAGE) nop (GROUPE) de ceux qui vivent  (TYPE DE PERSO) inventé (CRÉDITS) AMIANTE. Image tumblr & google

PSEUDO : MONKEY CONTROL PRÉNOM : Mélody ÂGE : 23 PAYS : France FRÉQUENCE DE CONNEXION : Ca dépend, ça dépasse  COMMENT AVEZ VOUS TROUVÉ LE FORUM ? : J'suis la depuis le premier jour bébé COMMENTAIRE OU SUGGESTION : papuche   AVATAR : Sahara Ray la plus belle
LEONILDE GLORIA SANTORELLI
HAHA, OUBLIE-LA, T’AS PLUS DE CHANCE DE TE VOIR SORTIR DES ANGES DU TROU DE BALLE QUE DE FRÉQUENTER UNE FILLE COMME ÇA.

Elle fut la deuxième à voir le jour, quelques minutes après son frère, Nino. Des jumeaux, cette âme que l'on sépare pour faire deux êtres similaires, et à la fois si différent. Ils n'ont pas toujours la même façon de penser, ils ne sont pas toujours d'accord, mais ils sont toujours deux. Ils ont ce lien indescriptible, que seul les couples de jumeaux connaissent. Ce lien sur lequel on ne peut pas mettre de mot. C'est pas de l'amour, c'est pire. Ils ont plus ou moins une relation que l'on pourrait qualifier de fusionnel. Malgré tout, Nino ne sait pas tous des agissements de Leo. Il ignore par exemple ses photos de charme.  • Elle est née et à grandit à New York. Elle connaît tout de cette ville, elle ne la jamais quitté. Elle est née dans le quartier de Little Italy, dans une de ces maisons en briques rouges, ou son père s'était installés il y a de ça quelques années. Puis, quand la mère Santorelli les à quitter, c'est au Parking qu'ils sont venu s'installer. Elle y aura vécu six ans, avant de déménager une nouvelle fois. Puis pendant trois ans, les gosses furent ballottés de foyer, en foyer, de famille d'accueil, en famille d'accueil, dans divers quartiers de la grosse pomme. C'est finalement au Parking qu'ils se sont échoués une fois de plus, yas de ça deux ans. Retour aux sources, les petits Santorelli ont bien grandi. • Sa mère. Celle qui a toute foutue en l'air un beau jour de printemps, celle qui à claquer la porte en laissant deux gosses de huit ans. Il ne lui reste que quelques souvenirs de sa mère, quelques photos, un tel éclat de rire partager en famille, une boîte à musique qu'elle lui avait offerte, qui joue en boucle "la vie en rose". Elle n'a jamais su pourquoi sa mère les avaient quittés, pourquoi elle était partis sans même un mot, une lettre, une explication. Et même si le départ de sa mère l'as beaucoup marqué durant ses plus jeunes années, aujourd'hui, elle se considère sans mère, tout simplement.  • Son père, c'est tout ce qui lui reste avec son frère, c'est sa seule famille. Ça n'a pas toujours été facile la vie chez les Santorelli, entre les différents trafics du père et ses arrestations. La première, les jumeaux avait quatorze ans, trois ans. La seconde, il y a quelques mois, six ou sept, mais il ignore encore pour combien de temps. Malgré toutes ses frasques, ses faux pas, Leo voue une véritable admiration pour son père. Elle est reconnaissante de tout ce qui leur a donné, il est important pour elle. • L'Italie. Tout ce qu'elle connaît de ce pays c'est ce que son père a pu partager avec eux : des tas de souvenirs, de photo, d'histoire qui leur racontait le soir. Une éducation religieuse pour la forme, une éducation culturelle pour le fond. Elle ne parle pas couramment l'italien, mais le comprend plutôt bien. Elle sait échanger quelques mots dans cette langue quelle chérie tant. Elle rêve d'aller fouler les terres de son père, peut-être même d'y vivre  un jour.  Elle est fière de ses origines qu'elle revendique haut et fort.  • Scoop : Leo est une fausse blonde. Oui, oui. Bien que sa couleur naturelle ne soit pas très foncée, la jeune femme à souvent recours à l'artifice pour obtenir cette couleur. C'est un choix qu'elle a fait il y a déjà quelques années. Leo soigne son apparence. Même quand elle se donne un air décontracté, tout est calculé. Elle est féminine, joue de ses formes généreuse, son physique c'est son arme de combat.  • Leo a quitté l'école dès quelle à pu. Elle n'a d'ailleurs jamais été une élève assidue, plus par flemme que par réel manque de compétences. Elle aurait pu être une bonne élève, peut-être même faire de longue étude, avoir un boulot digne de ce nom, elle en a les compétences, elle est pas conne la gosse. Mais elle a voulu grandir trop vite la gosse, elle a toute foutue en l'air.• Son avenir ? Incertain. Sa condition ? Dangereuse. Son carburant ? L'adrénaline. Celui qui se repend dans ses veines quand elle entend les sirènes au loin. Celui que lui procurent ses escapades nocturnes, ses intrusions discrètes chez les honnêtes gens. Du scrupule ? Elle n'en a pas. Aucun. Niet. Nada. Il faut manger pour vivre, faut travailler pour manger, voilà son job. Peu importe si cet objet avait une quelconque valeur pour vous, peu importe si c'est un trésor de famille. Tout est bon à monnayer dans le monde de Leo. Ça commence par des petits vols dans les magasins, puis ça s’enchaîne sur le vol d'une voiture, d'un scooter, et ça se termine en cambriolage chez les particuliers.• Mais Leo n'est plus seul. Leo n'a plus peur de ce qu'elle risque. Leo à une nouvelle famille. Un tas de gens réunis, un protecteur, Shark. C'est beau, ça sonne bien, il était là au bon moment. Elle a besoin de lui maintenant, elle en est certaine. Dépendante. Sa liberté vient d'être scellé. • Leo : Leo elle ne fait pas son âge, on lui donne facilement quelques années de plus. D'ailleurs elle a même de faux papiers qui l'atteste : vingt et un ans, n'est pas grand-chose. Un joint de temps en temps, un rail bien plus souvent. C'est moche ce qui arrive à Leo. Son corps, elle en est fière. Elle aime l'exhiber. Elle n'est pas pudique. Qu'est-ce qu'elle va devenir Leo ?




Rien. Rien d'important. J'te disais juste que j'allais pas bien et que je partais en couille ces derniers temps, que j'avais un peu envie de crever et beaucoup envie de chialer mais tu sais c'est pas important tout ça, ça vas passer, ça finit toujours par passer.
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Message(#) Sujet: Re: Leo ▬ Ses baisers laissaient à désirer... son corps tout entier. Ven 15 Avr - 18:01

N'oublie jamais
Celui qui t'aime c'est celui qui reste


« Tu crois que c’est à cause de nous si elle s’en va ? », ils échangent un regard plein d’inquiétude. Peut-être. Peut-être qu’ils sont la cause de son départ. Peut-être ont-ils fait la bêtise de trop, celle qui l’a précipité vers une autre vie, une autre famille, loin d’eux. Ils en avaient déjà entendu parler, leurs génitrices avait déjà émis cette hypothèse de tout plaquer, mari et enfant. Mais du haut de leurs huit ans ils avaient pris ses menaces à la légère. Après tout, à huit ans, on ne comprend pas tout. Il l’observe, silencieux, puis hausse les épaules avant de détourner son regard. Il n’en sait pas plus, il est dans la même situation que sa jumelle : l’ignorance. Les cris se sont arrêté, enfin, et les jumeaux ne peuvent plus entendre ce que leurs parents se disent.

« Tu peux pas partir… », il la retient, attrape sa main. Elle ne réplique rien, elle se dégage seulement de son étreinte. Frénétiquement elle plie ses derniers vêtements dans cette énorme valise poser sur le lit. Si elle peut, et c’est ce qu’elle est en train de faire. « Et les petits ? T’as pensé aux petits ? », il sait que c’est sa faute. Il l'a toujours su, dès qu’elle a prononcé ses mots. « Je te quitte », qu’elle a simplement dit, elle a posé quelques papiers sur la commode, puis à continuer sa valise. C’est son monde qui s’est écroulé, à l’instant même. Qu’est-ce qu'il va faire sans elle ? Comment peut-il élever deux gosses tout seul ? Et l’argent ? Et le reste ? Il ne l'a pas pris aux sérieux toutes les autres fois, parce qu’il se disait qu’elle n’oserait jamais quitter ses enfants. Et aujourd’hui, elle a l’air tellement sur d’elle… Et si elle emmène les petits avec elle ? Il se retrouverait seul, complètement seul, et il n’aurait plus aucune raison d’exister. Elle lui lance un regard des plus noirs quand il prononce ces quelques mots. Elle déteste quand il parle des enfants, quand il les utilise pour la retenir. Parce que oui, il sait que tout est de sa faute. Que ses multiples frasques, ses magouilles en tous genres, ses trafics et ses problèmes avec les flics sont la cause de son départ. Elle ne le supporte plus, déjà depuis un moment. Elle lui a souvent dit qu’il fallait arrêter, qu’elle ne supporterait pas d’être l’épouse d’un taulard. Mais c’est plus fort que lui. C’est de l’argent facile, et de l’argent, il leur en faut. Toujours plus. Ils leurs en a fallu plus quand ils ont appris qu’ils auraient deux bébés au lieu d’un, et depuis leurs naissances, le manque d’argent ne cesse. Pourtant ils ont cette belle maison, dans ce petit quartier italien, dans cette grande ville. C’est ce dont il a toujours rêvé en quittant son Italie natale, en quittant Bari. Une belle maison, une belle femme, et une belle famille. Et voila qu’elle fou tout en l’air. Ils étaient pourtant heureux, comme une famille-modèle, comme celle que l’on croise en portrait dans les maisons témoins. Ouais la famille parfaite. Pourtant sa décision est prise, elle claque la porte, envoie tout en l’air, explose tout ce qu’ils ont construit ensemble.

La porte de la chambre s’ouvre enfin, et les jumeaux se redressent. Ils sont le haut, sur le palier du premier étages, les jambes ballant entre les larges barreaux de la rambarde de l’escalier. Ils s’échangent à nouveau un regard inquiet quand il la voit sortir de la chambre, une valise à la main. Est-ce qu’elle part ? Pour de vrai ? Vraiment ? Est-ce que c’est définitif ? Et eux, qu’est-ce qu'ils vont devenir ? Est-ce qu’elle les emmène avec elle ? Est-ce qu’ils vont devoir quitter leur père ? Leo ne veut pas quitter son père. Et elle ne veut pas non plus quitter Nino. La porte d’entrée s’ouvre, et un vent léger pénètre dans la maison. Ils regardent tout ce qu’elle fait. Elle soulève sa valise, met un premier pied dehors, puis un deuxième et la porte se referment. Le silence retombe dans la petite maison, et les jumeaux ne se regardent plus. Leo fixe la porte d’entrée. Elle va se rouvrir, et sa mère sera là, sa valise à la main. Elle montera les escaliers, les embrassera, les enlacera, et tout sera finis. Comme un mauvais cauchemard. Elle reviendra, rependra sa place, et ils pourront redevenir cette belle petite famille. Mais les minutes passent, et la porte reste clause. Elle ne reviendra pas. « Leo, Nino, venez manger ! », son accent chante dans la maison. Pourquoi ? Pourquoi papa ? Pourquoi est ce qu'il ne reste plus que toi ?

Celui qui t'aime c'est celui qui reste

Ses joues se creusent une dernière fois, elles jettent son mégot par la fenêtre. L’air est frais pour un mois de septembre, mais elle éprouve le besoin de respirer. Elle laisse son regard vagabonder sur les buildings qu’elle aperçoit au loin. Elle aperçoit les girophares d’une voiture de police, entend bientôt sa Sirène qui retentit entre les blocs de béton. Ça aurait pu être elle cette fois-ci. Elle aurait pu se faire coffrer, vraiment. Elle y a échappé belle, ce sera peut-être la prochaine fois… Elle crache sa fumée alors que la porte de sa chambre s’ouvre, puis se referme. Bien qu’il possède sa chambre à l’autre bout du couloir, il passe presque toutes ses soirées avec elle. Elle se tourne légèrement, l’observe, il s’assoit sur le lit. « Les enfants ? », elle balaye rapidement l’air avec ses bras, referme la fenêtre. « Putain elle fait chier la vieille », elle entend ses pas se rapprocher sur le palier, jusqu’à s’arrêter derrière la porte de sa chambre. La porte s’ouvre une nouvelle fois. « Vous vous êtes brossé les dents ? », Nino acquiesce, un sourire poli au coin des lèvres. « Oui ne t’en fais pas », elle semble convaincue, n’en demande pas plus, et referme la porte. Pourquoi fait-elle ça ? Ils ont presque dix-sept ans, pourquoi les traités comme s’il en avait sept ? Voilà bien longtemps que l’on a arrêté de s’occuper des jumeaux, voila bien longtemps qu’ils ont appris à se serrer les coudes, à ne compter que sur eux-mêmes. Et c’est bien ainsi.

Il prend la lettre posée sur le lit, regarde sa sœur. « C’est quoi ? », elle s’approche de lui, s’assoie sur le bord du lit. « Une lettre de papa », comme chaque semaine –ou presque-, leur père leur écrit. Une lettre, quelques mots, des promesses, des déclarations de sentiment. Ce n'est pas toujours vrai, et elle le sait, mais ça lui fait du bien de le savoir. Finalement, le jeune homme repose l’enveloppe sans même l’ouvrir. Elle l’observe. Elle a du mal à comprendre leurs relations à ces deux-là, il lui en veut, ça crève les yeux. « Tu sais il sort bientôt… », il pose finalement son regard sur sa jumelle. « Et alors ? », et alors ? Alors c’est la promesse d’une nouvelle vie, d’une vie ailleurs, loin de cette famille qui les a accueilli. Juste en famille. Juste les Santorelli. « On va retourner vivre avec lui », elle se penche un peu en arrière, s’appuie sur ses coudes. Elle en est persuadée. Son père viendra les chercher, et ils retourneront vivre ensemble. Et ce sera bien, ouais ce sera bien. Nino se contente de hausser les épaules. Comme d’habitude, il fait celui qui s’en fout.

Le silence retombe dans la pièce, pendant un moment, aucun des deux ne parle. Ils n’ont pas toujours besoin de parler, parce qu’ils se comprennent, parce qu’ils savent ce que ressent l’un et l’autre. Les mots sont obsolètes. « T'as fait quoi hier soir ? », il n’est pas stupide Nino. Au contraire, c’est surement le plus intelligent des jumeaux. Il sait bien que sa sœur traine dans des drôles d’affaires, des trucs pas catholiques. Et même s’il pose la question, il sait aussi bien qu’elle ne dira rien. À son tour, elle hausse les épaules. « Rien que tu dois savoir », non, parce qu’il ne doit rien savoir de ce qu’elle fait quand elle quitte les murs de leurs « nouvelle maison », parce qu’il ne doit rien savoir du chemin qu’elle prend, de cette pente savonnée qu’elle emprunte avec joie….




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