Partagez|


Molly • Bonjour, t'as pas un dollar ? Connard...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
les locatairesles potins


avatar
Invité

Invité
Message(#) Sujet: Molly • Bonjour, t'as pas un dollar ? Connard... Jeu 14 Avr - 17:38

(Quand et comment avez vous emménagé au Parking ?) Molly n’habite pas au parking et ne compte pas y emménager. Son abruti de mec, par contre, y a emménagé au mois de mai. Enfin, "mec"... c’est plus qu’une ancienne connaissance, maintenant, hein.

(Que pensez-vous de l'immeuble et vos voisins ?) Cet immeuble, il pue la merde. Oui ! Et c’est une SDF qui vous dit ça. Putain, faut vraiment être con pour visualiser ça comme l’étape ultime vers le bonheur. T’es vraiment con, Everett. (Sinon, j’en sais rien en fait. Je me contente de l’éviter ce building moi, de toute façon c’est pas forcément le meilleur endroit pour mendier, même si j’ai déjà passé des nuits dans la laverie par le passé).

(Quelle est votre réputation au sein du quartier ?) J’espère que j’en ai pas, de réputation, oui ! Eve, va pas parler de moi à je sais pas qui ! (Et d'ailleurs, arrête de questionner les autres clodos pour savoir où je suis. Je t’ai déjà dit que je voulais plus te voir !). Bref. Pour ceux qui se souviendront de moi pour avoir eu les couilles de regarder la réalité en face, je suis la clocharde grande gueule qui traîne ici, ou là. Celle qui se balade avec un chien qui ressemble à rien et vous fait changer de trottoir. Celle qui a pas honte de ce qu’elle est. Celle qui gueule, celle qui sourit… Celle qui marque parce qu’elle sait vivre malgré tout.

(NOM) Cooper, c’est son nom de jeune fille. Même si sur ses papiers il y a aussi marqué "Jordan", le nom de son mari, on s’en carre : ses papiers, elle les a fait cramer. Et lui aussi, elle le fera cramer si elle le voit à présent. (PRÉNOM) Molly, Ava. (ÂGE) 45 ans (DATE ET LIEU DE NAISSANCE) Née le jour du printemps, à Détroit. Forcément, le soleil et les oiseaux qui chantent en se fichant du monde et en chiant partout, c’est tout elle !(OCCUPATION OU ACTIVITÉ) Elle est sans domicile fixe et alterne entre la mendicité, le vol, les trucheries diverses… bref le jeu de la vie dans la rue. (NATIONALITÉ) Pure ricaine. (ORIGINES) Elle est américaine, comme ses parents avant elle et elle n’a même jamais quitté le pays. (STATUT CIVIL) Officiellement toujours mariée, mais séparée. Elle a récupéré Everett dans une ruelle, mais elle a rompu avec lui parce qu'il est vraiment con. Et les conneries, ça va bien deux minutes. (ORIENTATION SEXUELLE) Hétérosexuelle, même si les hommes l’ont longtemps dégoûtée. (DATE D'ARRIVÉE AU PARKING) Une partie d’elle est arrivée au parking en même temps qu’Everett, mais techniquement elle se refuse à y mettre les pieds. Faudrait vraiment aligner les biftons pour qu’elle accepte de s’approcher de cette rue et risquer de le croiser à présent. (REPRISE DU PERSONNAGE) yep (GROUPE) Elle est de ceux qui vivent, au jour le jour et la tête haute. Pas la peine de s'apitoyer sur son sort, pas la peine de rêver à des contrées inexistantes non plus. La vie, c’est maintenant, c’est ici. Et c’est beau. (TYPE DE PERSO) scénario - Everett. (CRÉDITS) cf ava

/Pink Unicorn/
AVATAR : Helena Bonham Carter
MOLLY AVA COOPER
J'EMMERDE L’UNIVERS.
Molly est née en 1970 à Détroit, sous le nom de Ava Molly Cooper. Fille unique d’un père cadre et d’une mère qui avait fait de la garde des enfants du quartier un métier à temps plein, elle n’a jamais eu à se plaindre : elle n’a manqué de rien, si ce n’était, parfois, d’attention. Avec autant d’enfants partageant ses journées, on imagine aisément qu’elle aurait probablement dû devenir une jeune fille extrêmement sociable et extravertie. Ce ne fut cependant pas vraiment le cas. La gamine, qui passait trop de temps à essayer de devenir une petite modèle afin d’attirer l’attention et l’approbation de ses parents, avait l’impression de ne jamais réellement parvenir à être celle qu’on attendait, bien que ses parents n’aient objectivement rien fait de mal : ils étaient simplement trop occupés de leur côté et faisait intégralement confiance à leur fille, toujours si sage, si calme. Au final, son attachement à toujours vouloir bien faire lui attirait des moqueries, la poussant à se retrancher pour ne pas avoir mal. L’école lui plaisait, mais là aussi, elle eut bientôt le sentiment d’être mise à l’écart pour trop bien réussir. Elle ne flancha pas pour autant, ne fit pas baisser ses notes pour tenter de devenir plus populaire. L’école, c’est important pour avoir un avenir. Une belle vie, une maison avec jardin et des chiens qui y courent. Les jeunes sont tous idiots, ils verraient bien, plus tard…
Plus tard, Ava est au lycée. Toujours bonne élève, elle se sent mieux dans sa peau, plus à sa place. Elle flirte pour la première fois avec un garçon de son âge. Elle accepte une invitation au cinéma, passe ses nerfs sur le paquet de popcorn,  frissonne en sentant des doigts contre les siens, se fait embrasser sur le siège rouge de la salle sombre et se dit qu’elle est peut-être amoureuse. Son père la traitera de traînée pour s’être faite raccompagner par un jeune homme…
Plus tard encore, Ava loupe la mention qu’elle visait pour son bac. Ses parents ne lui disent rien, au contraire, mais à travers sa propre déception elle croit sentir le poids de leur jugement, de leurs attentes. Cela ne l’empêche pas de continuer ses études. Langues étrangères, car cela ouvre bon nombre de portes selon elle. Elle s’imagine traduire des romans, enseigner, guider des touristes ou encore voyager à travers le monde. Elle se trouve un autre copain, s’éclate dans un club de théâtre, trouve un boulot pour prendre son indépendance, croit prendre déjà son envol. La réalité toque à la porte. Elle galère à obtenir la moyenne, son couple ne fonctionne pas bien, elle s'aperçoit qu’elle est enceinte alors que le père s’est barré. Les mots de son père toujours en tête, la peur au ventre de revoir son regard sévère porté sur elle, la jugeant, l’insultant presque, elle file à la clinique. Elle essaie d’oublier qu’elle a pris une vie pour tenter de garder la sienne à flots. Mais elle loupe son année et elle n’est pas à flots, du tout. Elle persévère, reprend une année, réussit, poursuit difficilement, parvient à peine à jongler entre le boulot, les études, tout ça… Rien à faire, la vie n’est pas vraiment telle qu’elle l’espérait. A vingt et un ans, Ava commet une tentative de suicide. A 24 ans, elle a déjà changé deux fois de travail mais ne parvient pas à en trouver dans les branches qui l’intéressent. Elle vivote tranquillement quand elle rencontre Harold dans l’entreprise de location de voitures où elle bosse à présent. Il est brillant, il est beau, il est riche et il s’intéresse à elle. C’est le coup de foudre. Malheureusement, il était aussi prompt aux sautes d’humeur, possessif, et s’avérera bientôt abusif et alcoolique. Mais pas avant de lui avoir passé la bague au doigt. C’est sur un nuage qu’elle avait dit Oui. C’est au fond du trou qu’elle dira Plus jamais, 5 ans plus tard. Plus jamais d’insultes, plus jamais de coups, plus jamais de fausse couche, plus jamais de nuits enfermée dans un réduit, plus jamais personne pour la forcer, plus jamais.

Elle partit un beau jour sans un regard en arrière, sans valise, sans rien. Elle ne voulait rien qui puisse le lui rappeler, de toute façon la vie l’avait assez endurcie pour pouvoir survivre sans. Elle partit sans rien, mis à part quelques billets qu’elle lui avait volé, juste pour s’assurer de mettre plusieurs kilomètres entre elle et lui. Elle alla directement à la gare, à pieds, et demanda quel était le prochain train. Chicago. Elle tendit les billets et s’installa à sa place, où elle dormit à poings fermés pour la première fois depuis bien longtemps. Une nouvelle vie commençait. Dans un premier temps elle essaya de trouver un travail respectable. Puis les semaines passèrent. Elle dormait dans une ruelle, mais elle avait l’exquise sensation d’être libre, d’être bien. Le sol est toujours aussi dur que l’on soit dehors ou dedans. Elle se réveillait au bruit des oiseaux, elle allait se coucher après avoir regardé l’aurore tomber sur la ville. Elle apprit à faire la manche d’elle-même, sans honte, la tête haute. Elle souriait aux passants et son joli visage en aidaient quelques uns à lui tendre la main. Le premier d’entre eux qui proposa un échange en nature prit une baffe monumentale et elle comprit qu’elle avait intérêt à montrer de quel bois elle se chauffait pour ne pas être emmerdée. Inutile de dire qu’en termes de chauffage elle a fait cramer la baraque. La timide Ava Cooper, la Ava Jordan mordue par la peur était devenue Molly. Juste Molly, ou Molly Cooper. Celle qui parle trop fort, celle qui raconte des bobards, celle qui jure, celle qui tend la main aux infortunés parfois, celle qui gueule et tape dans le tas quand les choses ne lui plaisent pas, celle qui sourit, qui rit, qui vit.  
Quinze ans dans la rue. Ca use et ça désabuse, me direz-vous. Mais non, pas elle. Molly, elle se lève toujours avec le sourire quand les oiseaux chantent. Elle rit toujours pour un rien. Elle parle toujours trop fort pour être sûre qu’on prête bien attention à elle, maintenant. Elle connaît toujours les bons plans et elle emmerde toujours son monde pour obtenir ce qu’elle veut. Elle danse toujours pieds nus sur les trottoirs crades quand elle peut avoir de la musique et chante à tue tête des airs dépassés. La seule différence, c’est le décor qui a changé après qu’elle ait vu son portrait photo au milieu de portés disparus, au commissariat de Chicago. La différence, c’est aussi les rides sur son visage, ou encore  le petit amour de bouledogue à ses côtés, qui a vieilli plus encore qu’elle. La différence, c’est surtout la sensation creuse dans sa poitrine quand elle pense à l’idiot qu’elle a envoyé paître quand il n’a pas su lire sa peur entre les lignes de ses insultes.

Everett. Elle ne pensait pas ça possible. Se retrouver dépendante de qui que ce soit ou de quoi que ce soit était une perspective bien trop effrayante pour qu’elle se laisse aller à ce genre de stupidités. Mais c’était arrivé sans qu’elle ne s’en rende compte. Everett, il est con. Il est chiant, il sait pas se défendre tout seul, il sait même pas reconnaître le bobard le plus gros de la Terre. Everett, c’est un mec bien. Il est inoffensif, il la suit sans broncher, il est tout cassé, il sourit même quand elle l’insulte, il la regarde avec ses grands yeux tendres. Everett, il est rassurant et c’est sûrement pour ça qu’elle s’est laissée surprendre à l’aimer.
Ou du moins il l’était, jusqu’à ce qu’il fasse l’idiotie de trop. Alors elle a disparu, encore. Jusqu’à ce qu’il ait officiellement quitté la zone depuis assez longtemps, pour s’installer dans son Parking, et qu’elle n’y revienne y retrouver ses habitudes. Elle est le maître de ces rues, tentant d’oublier les souvenirs qu’ils s’étaient forgés en chacune d’elles, tentant de ne pas penser à ses inepties sur leur avenir, ni aux dangers qu’il court à jouer les agents double.


Anecdotes

(un) Elle fait des marchés avec les petits commerces. Enfin, marché, c’est une façon de le présenter : si les employés qui y bossent refusent de lui filer quelque chose d’elles-mêmes, elle fout le boxon devant la porte et fait fuir la clientèle jusqu’à avoir ce qu’elle veut. Le truc c’est de bien choisir ses victimes et de savoir doser la chose pour ne pas se retrouver chez les flics… (deux) Elle se balade toujours avec son chien, Chance, qu’elle refuse de tenir en laisse. C’est un bouledogue effrayant, vieux, laid et flemmard : un combo adorable ! Elle l'a recueilli tout petit, maltraité et abandonné dans une usine. Comme elle, il réagit très mal à la violence à cause de son passé. Ils sont devenus inséparables et elle n’hésite pas à  le faire passer avant ses propres besoins. (trois) Il n’est pas rare qu’elle vole des trucs dans les hypermarchés : ils sont pleins de frics t’façon les proprios des grandes chaînes ! Malheureusement, elle a déjà fini au poste à cause de ça… Mais elle chourre aussi toutes sortes de trucs, dès lors qu’ils sont sans surveillance. Pour elle, les seules personnes à ne pas voler sont celles qui n’ont pas les moyens de remplacer le machin en question : en gros, les clodos autour d’elle. (quatre) Elle se démerde très bien, elle arrive à se nourrir, à trouver où loger quand il gèle trop, elle sait rester relativement propre et présentable en toute saison. D’ailleurs, elle a beau être SDF, ça ne l’empêche pas de se mettre parfois du maquillage chourré au market du coin et de tenter de faire des coiffures élaborés avec sa tignasse. Elle est pas trop mal habillée non plus, car elle se jette sans hésiter dans les containers de récupération de vêtements pour y trouver de quoi se fringuer (d’ailleurs c’est cool pour dormir comme truc…) ; malheureusement ils sont de plus en plus sécurisés. (cinq) Quelques fois, elle prend un autre clodo avec elle ici ou là pour aider un peu ce dernier, ce qui participe au fait qu’elle soit très appréciée de ses confrères. Cependant, elle aime être tranquille la plupart de ses journées, car c’est plus facile pour elle de se faire de la monnaie seule qu’avec un boulet. (six) Après des années d’abus de la part de son mari, elle a d’abord été dégoûtée des hommes (et effrayée, aussi, même si elle refusera de l’avouer). Pas un seul d’entre eux n’a pu l’approcher pendant des années et certains se sont même mangé des coups dans la gueule pour avoir seulement tenté. Après, elle s’est décidée à essayer à nouveau, et c’était pas forcément si mal. Mais c’était rien de sérieux, clairement. Juste une envie à assouvir. Et surtout, une envie qui arrivait tous les 29 février par temps de pleine lune. (sept) Certaines filles essaient de se faire de la thune en se vendant ; pour elle, absolument pas question, même une fois rabibochée avec le grand chauve et ses deux valises. Le sexe, c’est sous ses conditions uniquement. Comme elle le veut, quand elle le veut et où elle le veut. Si elle le veut. Autant dire qu’elle n’hésite pas à diriger les choses, comme pour tout le reste dans sa vie. (huit) Sur son corps s’étalent les marques d’un temps passé, des rappels de choses qu’elle préférerait oublier, et qui sont fort heureusement cachés sous ses vêtements (car son mari tentait de ne rien laisser apparaître…). Des traces nettes de coupures sur ses bras à la brûlure énorme qui se trouve entre ses omoplates, il y en a pour tous les goûts, si j’ose dire. Elle ne les montre pas, elle n’en parle pas. C’est tout. (Tais-toi putain). Ou sinon, elle les détourne pour raconter une toute autre histoire (Viens pas me voir avec un canif si tu sais pas le tenir) (neuf) Elle sait ne pas se foutre dans les emmerdes, ELLE. C’est le b.a.ba de la vie dans la rue, ça, savoir qui on peut emmerder et qui il faut éviter. Alors elle a beau avoir pleins de combines, elle tient à n’avoir aucune affaire d’aucune sorte avec les vendeurs de drogue et autres personnes peu recommandables, et elle ne fait pas l’indic pour les flics non plus.  (dix) L’exception aux points 5 et 6, c’était Everett. Tellement con, tellement adorable qu’elle s’est dit qu’il n’arriverait jamais s’en sortir sans un coaching longue durée de sa part, alors elle l’a emmené avec elle. Et puis elle a fini par l’adopter… et lui faire l’amour ("Ferme-la et retire ton fute" est une si belle déclaration) Mais il était tellement con qu’il n’a pas su reconnaître le moment ou lui répondre Oui n’était pas une option. Tellement con qu'il a été le premier à la faire pleurer après 15 ans. (etc.) Molly est rustre, elle parle trop fort, elle est intolérante, vulgaire, et finaude. Elle se tient généralement à l’écart des emmerdes et elle ne touche à l’alcool quasiment que pour se réchauffer. Molly, elle sait ce que c’est d’être dégradée et vivre dans la rue ne fait pas partie de sa définition du mot. Autrefois timide, aujourd’hui elle n’hésite pas à taper dans le tas et à gueuler son désaccord. Elle soigne les petits bobos, place ses amis quand ils en ont besoin, console les gros chagrins quand il faut, distribue ses sourires et son amour à sa façon parfois toute personnelle. Et surtout, elle s’abreuve de sa liberté.

Revenir en haut Aller en bas

Molly • Bonjour, t'as pas un dollar ? Connard...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Molly • Bonjour, t'as pas un dollar ? Connard...
» Bonjour d'Espagne
» bonjour toulousain
» Bonjour d'une émétophobe québécoise!
» bien le bonjour !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
DE CEUX :: Les Fiches Abandonnées-
LES RP LIBRES

Apolline au chantier Marshall se marie (groupe) Kendall fait la fête (groupe) Panique au Lumi (Groupe) Bianca matte du porno Independence Day (groupe) Azur fête ses 30 balaisBronx Boxing (groupe)