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MessageSujet: Jules ♦ Death is but the next great adventure   Jeu 14 Avr - 16:01
(Quand et comment avez vous emménagé au Parking ?) Quand et comment avez vous emménagé au Parking ? ça fait presque cinq ans déjà. Sur le moment, il lui fallait un endroit pas cher où crécher, le temps d’appâter son vieux. Et finalement quand elle a réussi à obtenir de lui qu’il la loge, et elle a choisi d’y rester, lui faisant simplement prendre quelque chose de plus spacieux. Parfois, elle a envie de tout claquer, de partir de là, de se barrer juste parce qu’elle a eu une mauvaise journée, puis le regard d’un voisin, la présence de Meredith, les tags sur les murs et tout autres détails la font changer d’avis.

   (Que pensez-vous de l'immeuble et vos voisins ?) Jules, elle aime le Parking. Les paumés, les drogués, les petites frappes, les tatoués, les putains, les trafiquants, les gueulards et les ombres. Les morts en sursis et les vivants. Et le mort-vivant, bien entendu. Elle se plaît dans cette jungle urbaine, au milieu de cette foule étrange. Ici, elle peut être elle-même. Elle peut se laisser aller à vivre comme elle l’entend. A danser, à crier, à rire, à frapper, à baiser, à se droguer et à défier l’univers.

   (Quelle est votre réputation au sein du quartier ?) rJules, c’est la fille qui vit avec le mort. Au premier regard, c’est l’ange qui n’a rien à voir avec lui, quand on ne la connaît pas. Mais c’est aussi celle qu’on a surpris à lui démonter la tête dans le sous-sol, celle qui écume les boîtes de nuit, celle qui se balade dans les quartiers craignos sans une once de crainte, celle qui possède les corps pour une minute, pour une nuit, celle qui les relâche sans s’être souciée de leurs noms, celle qui ramène une bouteille un peu trop chère à chaque soirée, celle qui se met la tête à l’envers sans se soucier du lendemain, celle qu’on trouve à marcher au bord du vide, celle qu’on arrive pas bien cerner et sur qui les rumeurs circulent, fantasques, cruelles, réelles ou inventées.

(NOM) Boudagh (PRÉNOM)  Julie, mais les gens du coin l’appellent Jules. Et entre nous, elle préfère ça. Elle est morte, jolie Julie, (ÂGE) Elle a déjà 25 ans(DATE ET LIEU DE NAISSANCE) 1er mars 1991, un petit ange voit le jour dans une clinique de la région parisienne, (OCCUPATION OU ACTIVITÉ) Se fait entretenir par son (sugar) Daddy. Est-ce que ça fait d’elle une pute ? Mais non voyons, juste une fille rusée. Sinon, elle héberge aussi un trafic d’armes dans son appart, pépouze.  (NATIONALITÉ) Française, elle s’est faite naturalisée américaine, (ORIGINES) Franco-française. Pure souche bien qu’elle passe souvent directement pour une américaine, (STATUT CIVIL) Célibataire, on peut dire, bien qu’elle soit aussi l’amante d’un homme marié, celle de son mort-vivant préféré et qu’elle passe dans bien d’autres draps encore, (ORIENTATION SEXUELLE) Ses préférences ne tiennent pas à ce qu’il y a ou non entre vos jambes,  (DATE D'ARRIVÉE AU PARKING) 5 ans plus tôt,  (REPRISE DU PERSONNAGE) yep (GROUPE) De ceux qui vivent (TYPE DE PERSO) scénario - Meredith(CRÉDITS) cf ava

/Pink Unicorn/
AVATAR : Cara Delevingne
JULIE "JULES" BOUDAGH
Allons tenter le diable, il aime ça
+ Née en France, Julie était l’enfant unique de deux parents bien occupés par leurs carrières respectives. Une gosse qui avait tout, absolument tout, sauf peut-être le loisir de passer énormément de temps avec ses géniteurs. Du temps de qualité, disons. Parce que sinon, on la traînait dans la bonne société parisienne. Dans les vernissage. Dans les galas. On la présentait en petite fille modèle. Soit polie, Julie. Sourit, Julie. Soit mignonne, Julie. Montre combien tu es intelligente au monsieur, Julie. Brille sur commande, Julie.

+ Enfant, elle n’avait trouvé qu’une seule personne qui lui donne l’impression de la connaître, de la comprendre. Un gosse un peu plus âgé, dont les yeux verts et le silence l’avaient attirée. Un regard, et ils avaient compris. Ils s’étaient retrouvés, comme après une traversée du désert, comme s’ils s’étaient toujours connus sans pourtant savoir que l’autre existait. A inventer des jeux pour eux seuls. Une version du Chat qui n’avait plus rien d’innocent. Et je me sentais vivre.

+ Ses parents n’ont jamais su l’aimer correctement. N’ont jamais su la comprendre. N’ont jamais vraiment essayé, selon elle. A 11 ans, elle utilise le fusil de son père pour voir sa mère tomber. Pour observer le sang couler et s’étaler. Puis elle retourne terminer son film, sereine. (Voilà. Elle ne lui demandera plus de changer). Julie va terminer de regarder Shrek mais son visionnage est perturbé par des cris d’effroi. Alors elle abat aussi son père, pour qu’il arrête de paniquer, pour qu’il se tienne tranquille. Et elle passe la semaine avec eux. Elle les regarde se décomposer, comme une expérience scientifique. Comme une oeuvre d’art. Passage du temps sur corps morts. Pendant une semaine, elle vit tranquillement, vide les placards, joue aux jeux vidéos, s’endort avec l’air paisible d’un petit ange, fusil à côté d’elle comme une nouvelle peluche. Fin de son repli solitaire lorsqu’elle essaie tranquillement d’utiliser la carte de maman au supermarché. Je voulais juste des chips moi, monsieur.

+ Évidemment, les psy la diagnostiquent troublée mentalement. Ils lui collent des étiquettes, la font parler, l’ennuient aussi. Légèrement sociopathe. En décalage avec son monde. Peur de l’abandon. Un QI au-dessus de la moyenne. Des tendances à l'excès, de la part de quelqu’un qui n’a pas toujours les bons repères, de quelqu’un qui ne sait pas doser. On a juste pas la même échelle du monde, je suppose.

+ Julie a pris dix ans en réclusion criminelle, avec suivi psychiatrique obligatoire. Elle sera libérée au bout de 8 ans, à 19. Elle a eu le temps d’apprendre à mieux tromper les apparences, le temps d’apprendre à mieux manipuler, le temps d’apprendre à séduire les hommes et à aimer les courbes féminines. Le temps d’apprendre à voir la beauté des bas fonds.

+ A sa sortie de prison, elle plaque tout, décide de trouver sa place, une place. Elle décide d’expérimenter. De voir le monde, de faire quelque chose. Elle traîne ici et là, roule sa bosse, profite de certaines personnes, puis rencontre un homme parmi tant d’autres sur internet, un homme marié et excessivement riche, américain, qui la fait venir jusqu'à New York. Elle le rencontre, elle achève de le séduire, de le prendre dans ses filets. Petit ange. Petite fille fragile, innocente. Sa bouche en coeur et ses grands yeux bleus candides, rien que pour lui, rien que pour son Sugar Daddy. Elle s’amuse, elle se donne. Elle découvre une autre façon de jouer.  Il lui paye un appartement trop grand pour elle, il lui remplit son compte en banque vidé par ses lubies, il la traite comme sa gosse et la touche comme autre chose. C’est dégueulasse, il parait. Elle, elle trouve ça amusant. Elle trouve ça facile. Regarde-moi. Je suis l’ange innocent.

+ Un mail. Un appel. Une voix qui a changé, qui a mûri. Une voix qui la caresse, qui lui parle de rage, qui lui parle d’exploser. Explose-les, qu’elle lui répond. Ca ira mieux, après. Elle sait de quoi elle parle, Jules. Et quand il arrive sur le pas de sa porte, elle reconnaît les yeux, derrière l’encre, malgré les années. Ce regard qui lui disait qu’ils étaient pareils. Qu’ils étaient tout aussi incompris. Alors elle commence. Elle lance le jeu. Qui a la plus grosse. Elle a la plus grosse. Regarde-moi. Je suis la flamme qui va cramer tes ailes.

+ Le retour de la cachette atomique. Des coups de poing dans la gueule, pour se sentir vivre. Des corps qui s’emmêlent, qui se retrouvent, qui se rencontrent, qui se font mal, qui se font vivre. Ils se détruisent autant qu’ils se construisent. Il est devenu son jouet, son bourreau, sa victime. Il est devenu son coloc, son frère, son ami, son amant. Et sans vraiment le voir venir, il est devenu le gardien dont elle n’a pas besoin. Mais je peux te laisser cette illusion si tu veux.

+ Elle aime son corps pour toutes les sensations qu’il lui procure, pour les regards qu’il lui attire, mais elle ne le respecte pas vraiment pour autant. Parce que c’est comme ça qu’elle vit, Jules. Elle l’abîme, l'enfume, le perfore, le colle contre d’autres corps, le nourrit mais sans plus. Elle le balade sans la moindre pudeur, sans la plus petite once de gêne. Après tout, tout le monde en a un, non ?

+ Elle donne l’impression de la fille qui vit au jour le jour, et c’est en grande partie vrai. Elle vide son compte en banque en achats spontanés, en envies du moment, en alcool, en drogues, en lubies, en babioles, en tout et n’importe quoi. Mais à côté de ça, elle s’est fait des bas de laine, elle alimente des comptes imblocables planqués en Suisse. Elle s’est fait ses sorties de secours, Jules. Je ne retournerais pas en prison.

+ Le trafic d’armes de Mere, ça la fait marrer. Elle regarde les cargaisons arriver, elle regarde les gens défiler chez elle. Elle leur fait ce petit sourire bien à elle, celui qui leur dit qu’elle n’a rien d’un ange. Qu’elle ne s’est pas perdue dans l’enfer d’un autre. Parfois elle s’amuse, elle les monte et les démonte, elle les apprivoise (les armes, pas les acheteurs…. encore que.) Elle a l’air dangereuse, avec une arme entre les mains, avec l’éclat joueur dans le regard. L’odeur de la poudre me rappelle parfois à mes pulsions.

+ Lorsque Meredith s’est fait choppé pour avoir démonté un gamin, elle a un petit peu perdu les pédales. Elle aurait bien pu le buter sur place si on l’avait laissé l’approcher suffisamment près (et si elle ne savait pas que ça la ferait atterrir dans la case prison aussi, de faire ça devant témoins). Elle est allée le visiter, souvent, pour lui rappeler qu’elle ne l’oubliait pas, mais aussi et surtout pour l’insulter copieusement. A son retour, elle avait jeté une partie de ses affaires, elle avait repeint les murs de l’appart de sa colère, elle y avait foutu du sang qui les macule encore, toile abstraite gigantesque mêlant le rouge et le noir. Elle l’a baisé. Elle l’a frappé. Elle l’a aimé comme elle sait le faire avec lui seul. Elle lui a fait demander pardon. Tu m’as laissée toute seule avec moi-même.

+ Pourtant, c’est elle qui l’a laissé ensuite. A peine un mois après son retour au Parking, elle disparaît pour un mois chez son Sugar Daddy, profitant de ce que sa femme était en voyage. Un mois à faire la petite fille parfaite, mignonne, innocente. A dormir dans l’ancien lit de sa fille, à s’y faire toucher sans la moindre gêne. Un mois, c’est long. Petite vengeance, peut-être. Pour lui montrer ce que ça fait. Dis-moi que je te manque, Mer.

+ Elle enchaîne les lubies et les passe-temps comme elle change de chaussettes, juste pour essayer, juste parce que ça paraît intéressant sur le moment, juste pour voir si elle peut le faire. Alors, il est difficile de qualifier ce qu’elle aime ou non. Elle a acheté des pots de peinture murale et s’amuse parfois à redonner un coup de neuf sur les murs. Sans passer par la case pinceaux. Elle aime s’amuser de l’agacement de Mer quand il est avec des clients et qu’elle débarque nue au milieu d’un échange. Elle envoie des lettres à ses anciennes camarades de taule. Elle aime passer du temps sur internet, à traîner sur des boards peu recommandables ou à regarder la décadence humaine se déployer derrière l’illusion de l’anonymat. Elle sort le soir, regarde les trafics, joue avec le feu, va danser, va baiser. Va vivre, simplement. Elle sait jouer aussi violemment que doucement. Elle sait murmurer aussi bien qu’hurler. Elle sait prendre une pause aussi bien que courir. Elle aime tester les nouveautés. Nouvel amant, nouvelle épice, nouveau jeu, nouvelle activité. Il semble parfois que la seule constante chez elle, c’est le Parking. Le Parking qui bouge sans cesse et c’est pour ça que je l’aime.

+ En revanche, elle ne sait pas si elle aime ou non trouver un autre corps dans son lit quand elle rentre. Elle ne sait pas si elle aime ou non la gueule de bois du matin. Elle ne sait pas si elle aime ou non qu’on la regarde comme un bout de viande. Elle ne sait pas si elle aime la douceur ou si elle préfère définitivement la douleur. Elle n’aime pas ne pas savoir. Alors, elle agit sur un coup de tête, elle décide dans la seconde. Aujourd’hui, j’aime. Ce soir, j’aime pas.

+ bornée quand elle s’y met • capable de se mettre en miroir, de mimer les manières ou l’accent de n’importe quelle personne en face d’elle • impudeur qui la rend limite exhibitionniste • instable et lunatique, jeune femme imprévisible • selon les périodes, peut paraître indifférente au premier abord, morne ou froide • n'a l’air d’avoir honte de rien • assez franche et directe quand elle se décide à parler • son enthousiasme peut retomber comme un soufflet, aussi vite qu’il est apparu • possède quelques tatouages, rien de fou (surtout comparé à son zombi) • possède un certain côté pragmatique qu'elle repousse, préférant vivre dans l’instant car c’est ainsi qu’elle pense être le plus heureuse • ne montre que peu ses capacités intellectuelles, qui peuvent surprendre • cependant elle peut aussi surprendre par un certain manque de culture, facilement expliqué par ses 8 ans derrière les barreaux • intriguée par l’humain dans ses aspects sombres •  possède une excellente mémoire • sans les parler réellement, elle a des notions dans plusieurs langues parlées au Parking • ne comprend pas toujours avec justesse les réactions et interactions humaines • désir perpétuel de vibrer, d’avoir mal, d’avoir bon, d’avoir chaud, d’avoir froid, d’avoir quelque chose, n’importe quoi, peu importe, quelque chose • particulièrement observatrice si elle en prend le temps • impulsive et excessive, elle est sujette à des accès de violence, de sadisme, de masochisme, de déprime, de tout. •

     

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