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Ario - The Dog

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les locatairesles potins


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« The Dog »
› Âge : 37 ans
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Message(#) Sujet: Ario - The Dog Jeu 14 Avr - 14:17

(Quand et comment avez vous emménagé au Parking ?) Tu n'as pas encore véritablement emménagé en réalité : on t'a traîné ici et t'observe. Ça grouille de vie, c'est différent de là d'où tu viens même si on retrouve les mêmes visages de junkies et les tatouages un peu rebelles étalés sur les nuques offertes à la vue. T'as percuté quelqu'un en entrant dans la cage d'escaliers : trois fois rien mais les réflexes sont revenus (t'ont-ils réellement quitté de toute façon ? te quitteront-ils un jour ?) : t'as levé les poings et t'as failli frapper la gamine. La frapper de toutes tes forces pour repousser l'attaque et réagir avant les coups. Mais elle s'est excusée et t'as ouvert les yeux, t'as pigé : ici, c'est différent. C'est vraiment différent.

   (Que pensez-vous de l'immeuble et vos voisins ?) Par principe (parce que t'en a gardé quelques-uns) tu n'aimes pas et tu n'aimeras jamais. Les odeurs qui s'échappent des appartements n'arrivent pas à t'évoquer celle des cuisines italiennes d'antan. T'arrives pas à apprécier les quelques rares sourires que t'as croisé ou les poignées de main rapides : ici, ça sonne faux. Avant, toi, tu te lovais dans tes pairs, italiens parmi les italiens. T'étais plus loup que brebis mais tu les adorais à la folie, même quand tu jouais au petit caïd et que ceux que tu considérais comme des amis ployaient devant toi. T'étais un monstre, mais un monstre que tout le monde adorait, et c'était bon. Oh oui... Trop bon. Tu le constates maintenant, ce petit paradis que tu as quitté trop vite, il te manque, surtout quand tu compares la pauvreté de celui où tu as atterri. Mais quelque part, tu ne mérites pas mieux... Et tu ne te sens pas prêt à retourner te lover parmi les tiens, pas encore. Il faut d'abord te nettoyer de toute cette crasse que t'as accumulé, de laisser la rage sortir enfin, de hurler à la lune pour te changer en loup une bonne fois pour toute. Ou rester humain et reprendre tes guêtres pour réécrire un chapitre de ta vie.

   (Quelle est votre réputation au sein du quartier ?) Tu n'en as pas encore et t’espères bien ne pas en avoir. Parce que pour rappel cinglant, t'es encore en liberté conditionnelle. Une demi-cage pour un demi-homme. Donc plus discret tu seras, mieux tu vivras.


(NOM) Bartolotti, ça sonne, ça chante, ça rebondit sur la langue comme une comptine d'enfant. Ca reste italien, jusqu'au fond de la gorge. (PRÉNOM) Ario Paolo. Ario c'est lui, Paolo c'est ce grand-père à jamais inconnu. Ca fait du bien d'avoir un peu de lui avec soi, ça rappelle ses origines, où qu'on aille. Et ça ne pèse rien. (ÂGE) 37 ans, dont 15 derrière les barreaux. A peine moins de la moitié de sa vie gâchée, gaspillée et jetée en pâture à Messire Destin, ce fieffé salopard. Il ne regrette pas : les regrets, c'est bon pour les morts. (DATE ET LIEU DE NAISSANCE) 20 juillet 1978, en pleine canicule new-yorkaise. (OCCUPATION OU ACTIVITÉ) Âme perdue en guise de rédemption ? Ça sonne vachement classe, même si ça pue le mensonge à des kilomètres à la ronde. Il est sorti, c'était déjà un boulot en soi. Le reste, il sait qu'il trouvera : la vermine trouve toujours son compte dans les ordures. (NATIONALITÉ) Américain,  (ORIGINES) italiennes, comme l'ensemble du quartier où il est né. Ca ne lui colle pas à la peau, cela ne se lit pas encore dans ses yeux ou sur son visage, mais il sait que parfois, il laisse échapper un mot comme la Mama, qui crapahute comme un cabri au milieu de ce marasme anglais. (STATUT CIVIL) Célibataire, parce que derrière les barreaux, à moins d'épouser votre main droite, y a peu de chance de ressortir avec une alliance. (ORIENTATION SEXUELLE) Il aurait préféré aimer les courbes féminines et se gaver de leurs parfums lourds en pensant entrevoir le paradis. Vraiment. Il a même tout tenté, en vain. Quand il fantasme, ce sont des corps masculins qui dansent devant ses paupières closes, quand il se branle, c'est encore et toujours ces putains de petits pédés qui viennent danser la farandole, lui rappelant qu'il en est un. Il se détestait autrefois, et puis, avec la prison, l'esprit humain plie. Il finit par accepter des choses qu'il n'aurait jamais tolérer en temps normal. Il finit par se révéler à lui-même, tel qu'il est vraiment. C'est moche, c'est ainsi, il ne peut guère lutter. (DATE D'ARRIVÉE AU PARKING)  A peine sorti de prison, (REPRISE DU PERSONNAGE) En cas de suppression, acceptez-vous que votre personnage soit scénarisé ? Non (GROUPE) Nous sommes de ceux qui survivent (TYPE DE PERSO) scénario. précisez le créateur pour le deuxième (CRÉDITS) La Cléopâtre

PSEUDO : Voodoo ÂGE : 23 ans PAYS : France FRÉQUENCE DE CONNEXION : régulière COMMENT AVEZ VOUS TROUVÉ LE FORUM ? : Par une publicité sur un autre forum COMMENTAIRE OU SUGGESTION : continuez ainsi ! AVATAR : Tom Hardy
Ario Bartolotti
UNE CITATION PLUS OU MOINS LONGUE ICI

L'étincelle dans la nuit, la fumée que tu avales, que tu recraches : doux cycle au rythme inébranlable qui te permet de traverser la nuit sereinement. Tu les attends sagement, tu sais qu'ils viendront et tu n'attends qu'eux : tes fieffés salopards, tes anges aux traits de diablotins, les visages burinés par le temps et les affres de l'ambition.
8 mois que tu es sorti de taule. Après 15 ans, c'est une goutte d'eau dans l'océan, mais tu commences seulement à respirer de nouveau correctement, à te sentir plus homme que bête et à te revêtir de nouveau des parures sociales dont les autres sont si friands. Tu leurs offres ce petit plaisir qui ne coûte rien, tu te plies à leurs désiratas parce que c'est ainsi que tu les feras plier ensuite aux tiens.
15 ans de taule. Et 22 ans dans le quartier italien avant ça, à te goinfrer de tiramisu faits maison, de l'amour de ta mère omniprésente et des influences familiales... Les Bartolotti, la famille mafieuse par excellence qui a toujours baigné là-dedans, qui a su élevé un de ses rejetons au plus haut de l'échelle sociale : Furio est un parrain, Furio est un dieu parmi les hommes et c'est lui qui régit vos vies même s'il le faire de manière discrète et subtile. Il est à la fois ton idole, ton modèle et ta némésis car viendra ce jour, inévitable, où l'enfant devra tuer la figure du Père pour prendre sa place. Ce jour est lointain, abscons mais tu l'entrevois parfois, quand tes rêves prennent vie et que tu t'imagines autre chose comme Destin qu'une mort idiote au fond d'une ruelle froide.
Furio est l'oncle et pourtant, il est plus père que ton propre géniteur. A ses côtés, Attila l'oncle adopté, la pièce rapportée, est plus molosse que les clébards eux-mêmes : entouré de ces lascars dont l'amour transcende les lois du sang et se fait indécent quand il ne devrait être que filial, tu te sentais à l'abri. Tu aurais dû l'être : ils couvraient tes déboires, tes crocs trop longs et l'ambition dévorante qui te poussait à frapper encore et encore, jusqu'à ce que le sang jaillisse et que l'âme se jette à nue, transformée par la violence de la rue. Tu étais beau, tu étais craint. Tu étais odieux, à demi-dieu protégé par l'approbation du parrain Bartolotti et couvé par ses affreux molosses friands de chair humaine.
A tes côtés la fratrie se faisait couverture chaude quand les soirées à l'italienne se faisaient interminables : les repas commençaient sans jamais s'arrêter, les conversations allaient bon train, on te pardonnait absolument tout parce que tu étais l'aîné et plus violent qu'un guerrier. Tu étais leur avenir, toi et tes gamineries incessantes. Ils ne savaient pas, n'ont probablement jamais su ou alors juste deviné, tes penchants pour la gente masculine, ta préférence cachée, honnie, étouffée.
C'est pourtant par amour pour ce connard insipide (même si l'amour n'a jamais été qu'un mot trop grand pour un esprit aussi petit que le tien) que tu as foiré cette opération orchestrée par l'Oncle. Tomber à 22 ans, c'est la première accroche qui te retient et te cloue au sol. Les flics sont à cran, ne supportent plus l'arrogance de Furio, désirent depuis si longtemps le faire tomber... C'est toi qui prend pour lui, c'est le neveu qui paiera la facture de l'oncle. On te colle la mort d'un des lascars sur le dos, on te coffre, on te jette dans un procès qui ressemble plus à une farce : tu prends 15 ans.
La Mamma ne te regarde pas ce jour-là quand ils t'emmènent, la famille semble absente : ils n'admettent pas qu'ils t'ont perdu, préfèrent te rayer plutôt que de supporter la vérité.
La taule, c'est une leçon de vie. Il faut frapper avant de frapper. Tuer avant de l'être : dès le départ, tu t'imposes. Tes poings font acte de loi, tu deviens redouté, craint : ton nom ne sert à rien ici mais ta carrure et ta rage presque inhumaine font le travail bien mieux que la protection de Furio. Tu deviens Bête, effaçant l'homme, protégeant le gamin qui lentement se meurt devant la cruelle vérité de la vie.
Tu y connais des hommes, tu admets enfin, tu te perds en eux : tu les as frappé autant que tu as su les baiser. Le coeur muet, froid mais le corps vaillant et énergique. Freddie, Tucker, puis Jem... Jem Oakley, ta pute attitrée, l'ancien flic ripoux qui allait y rester et que tu as sauvé. Entre vous, cela a duré 7 ans même si ça n'avait rien d'une relation saine : cela relevait du viol, du syndrome de Stockholm, de la folie humaine qui devient bestiale quand elle se retrouve coincée entre quatre murs.
Tu as dû tuer pour lui : tu t'es retrouvé au mitard 1 année entière, loin de tous, loin de lui. C'est long un an à attendre une interaction sociale, à renâcler dans son coin et imaginer sa sortie.

Et puis quand les portes se sont ouvertes, l'absence de la famille, le Bronx te tendait les bras : tu t'y es enfui comme un cafard fuit la lumière, dans l'espoir de pouvoir y reconstruire tes forces, te laver de ces 15 années. Jem t'y a rejoint. Tu as connu Angelo. Couple à trois, égarements des corps et impossibilité de quitter ces deux-là sans t'arracher une partie de toi. Le clébard s'en est satisfait.
Le Parking et ses multiples visages : Solal, Kyllien, Deirdre, Kane, Freddie, Tucker...
Le Parking et le retour des italiens : Vito, Gala, Furio, Attila, Baldassare...
Le Parking et cette nouvelle chance, rien que pour toi, de pouvoir de nouveau être à la hauteur des attentes, de redevenir ce fou ambitieux qui n'hésitait pas à frapper quand il le fallait.






Lien vers mon ancienne fiche ~> ici


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C'est curieux chez les marins ce besoin de faire des phrases.
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