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c o m è t e



 

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c o m è t e

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les locatairesles potins


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« la cicatrice. »
› Âge : à peine dix-neuf ans, déjà un pied dans la tombe.
› Appart : #1505, tout en haut près des étoiles et du vide. sûrement plus pour longtemps, l'appartement ne se paye pas tout seul, et coma l'est. seul.
› Occupation : lycéen en proie au redoublement. passeur de drogues en voie de reconversion sans parvenir à revenir dans le droit chemin. ancien petit protégé du clan. ninja pro qui boîte un peu. en formation dans le garage de tatie deirdre quand il n'est pas trop occupé à ne rien faire. songe à devenir pute, pour que le suçage de bites devienne rentable. sans avenir notoire, il va sûrement finir dans le caniveau.
› DC : /
› Messages : 1699
› Nombre de RP : 14

Message(#) Sujet: c o m è t e Mer 13 Avr - 23:32


Connor "Coma" Keating
blood is on your tongue as well as your hands,
archaic and content you just wash them off.



(NOM) Keating, ça n'a rien de particulier. Américain, patriotique, bannière étoilée et George W. Bush. Tu portes ton nom plus comme une convention que comme une fierté. C'est pas que t'aies honte de ta famille, au contraire, ton père, c'est ton héros, mais il n'a pas gagné de médaille du mérite, personne connaît votre nom. A part peut être quelques anciens camarades de baraquements de ton vieux qui te tapent un peu trop fort dans le dos quand ils passent jouer au poker. Ton nom, c'est ton identité. Tu l'assumes mais tu t'en fiches un peu, dans l'fond.  (PRÉNOM) Ton vrai prénom, c'est Connor, mais ça fait des annés qu'on t'appelle plus comme ça. Y'a que ton père qui s'obstine, mais tu peux pas lui en vouloir, c'est lui qui a choisi ton prénom, un délire de grand oncle mort à la guerre, tu sais pas vraiment. Au lycée, en dehors, dans les allées, on t'appelle Coma. Le surnom est né quand tu t'es absenté pendant plusieurs semaines de cours. On a raconté que t'avais eu un accident, que, fragile comme t'étais, un coup de poing mal placé pouvait t'envoyer à l'hosto, que tu respirais avec des tubes, et finalement, tu t'es réveillé, et t'as marché. On a pas totalement tort. Tu préfères quand même faire croire à cette histoire de coma que de dire que tu t'es réveillé deux jours après puis planqué comme un con jusqu'à ce que ton père te tire par le col, direction école. Puis, c'est joli, Coma. C'est poétique, tu trouves.  (ÂGE) dix huit ans, t'es limite trop vieux pour passer ton permis, mais pas assez pour boire de l'alcool. Comme si ça allait t'en empêcher. (DATE ET LIEU DE NAISSANCE) T'es né le 18 décembre 1997, ici, dans un hôpital du Bronx. Quand ta mère s'est cassée, vous avez du partir de votre appartement plus grand, direction le Parking. Mais t'en as aucun souvenir, t'avais à peine six mois. (OCCUPATION OU ACTIVITÉ) t'es encore au lycée, plus pour longtemps, tu vends des trucs dans la rue, tu te débrouilles, c'est pas très légal. tu restes là Trop gringalet, trop peureux. Tu finiras sûrement dans la rue, à échanger des sachets contre du fric, comme tu le fais en secret depuis que t'es ado. Aucun flic ne soupçonne ta tête d'ange, et même si elle est un peu cassée depuis L'Incident, tu restes sage comme une image. Peut être que tu reprendras l'empire de la drogue du Parking. T'aimes ça, l'idée de vendre un p'tit bout de rêve à des gens qui en ont besoin. C'est ta magie à toi. Mais tu fais partie d'un truc qui s'appelle le clan, et bob s'est mis en tête de t'apprendre un métier honnête (il a une fâcheuse tendance à se prendre pour ton père), alors deirdre t'enseigne comment réparer des bécanes et bowen te montre comment être un boss de l'ordinateur. c'est pas super concret mais au moins tu t'occupes. (NATIONALITÉ) américaine, pure souche, t'es pas vraiment patriote mais devant ton père, tu fais genre. Puis c'est quand même pas mal les Etats-Unis... Quand t'es blanc et riche. T'es un des deux, c'est déjà ça.  (ORIGINES) américaines, bon, c'est vraiment dur à comprendre ? (STATUT CIVIL) officiellement, t'es célibataire, tout seul, et ton coeur est pris par personne, officieusement tu commences à te poser beaucoup trop de questions et à vouloir trop oublier, tu te perds toi-même. en gros, t'es pas mal dans la merde. (ORIENTATION SEXUELLE)  t'aimes les hommes. Tu l'assumes de plus en plus (pas devant tout le monde, et pas devant ton père, évidement), mais t'as essayé les femmes et... Vraiment, c'est pas ton truc. Attention, t'aimes les filles, hein. T'aimes leurs lèvres qui ont un goût de fraise et leurs hanches rondes, mais disons qu'une paire de seins, tu préfères faire une sieste dessus plutôt que de l'embrasser. Les hommes, c'est pas pareil. tu l'sais, c'est tout, et c'est parfois dur de l'savoir. (DATE D'ARRIVÉE AU PARKING) Juin 98. Tu fais limite partie des murs. T'es là depuis toujours, une petite ombre, tu connais par coeur les recoins de l'immeuble, ils t'ont vu grandir. (REPRISE DU PERSONNAGE) En cas de suppression, acceptez-vous que votre personnage soit scénarisé ? je suis un scéna à la base t'as vu. (GROUPE) t'es persuadé qu'il y a un meilleur avenir quelque part, au dessus du bitume et des immeubles. T'as pas forcément envie de partir, mais t'as envie de vivre pour de vrai, pas de te contenter d'exister. En attendant, t'as tes attaches, ton père, et les autres, alors tu te contentes de rêver. Ouais, tu rêves.  

« J'espère qu'un jour toi aussi tu suceras une bite. Ça pourra peut être te détendre. »

(Quand et comment avez vous emménagé au Parking ?) tu t'souviens pas de la date exacte de ton emménagement. T'étais trop petit pour ça. Tu sais juste que t'es là depuis toujours, que t'as vu les gens aller et venir, même si eux ne te voyaient pas forcément. Tu fais partie de cet endroit comme il fait partie de toi, et t'en es jamais parti, jamais. C'est ton empire et ta prison, et ça te va très bien.

(Que pensez-vous de l'immeuble et vos voisins ?) Le parking, c'est pas le paradis, mais t'es habitué. Tu penses qu'il pourrait y avoir mieux, et des fois la nuit tu te bouches les oreilles quand t'entends des cris, mais ça va. Y'a des gens gentils, d'autres moins, mais dans l'ensemble, t'es un gamin du parking, et on te veut pas de mal. Toi, tu te laisses pas marcher sur les pieds, t'oses protester, et bizarrement, ça a l'air de plaire aux plus grands. Donc tu te plais ici. T'y as ton père, ta chambre, mais peut être pas ton futur.

(Quelle est votre réputation au sein du quartier ?) T'es le gosse qui a grandi trop vite, trop tôt, qui a gardé son innocence mais qui a du feu dans les pupilles. On te craint pas, on te crache pas dessus non plus. T'es plus utile que ce que certains ne pensent, tu parles comme un charretier, t'es plutôt discret dans l'ensemble, mais quand on te cherche, tu montres les crocs. On te pense plus doux qu'une plume, avec ta voix qui chuchote et ton sourire qui réchauffe, mais t'as des poings en chêne et tu t'en sers depuis que t'es môme. T'es de ceux qui trébuchent pour mieux se relever. T'es de ceux qui cachent des choses derrière un sourire. T'es de ceux qui pensent beaucoup, qui parlent moins, mais qui hésitent pas à lever la voix et la main. T'es l'un d'entre eux.

PSEUDO : pandora (paske jsuis conne un peu) PRÉNOM : moi c'est lola me chantez pas superbus ou jvous nique ÂGE : j'ai 21 ans et je veux pas PAYS : la france, la belle, ses baguettes, ses attentats lel FRÉQUENCE DE CONNEXION : tmtc jsui là tout le temps sauf quand j'ai un concert COMMENT AVEZ VOUS TROUVÉ LE FORUM ? : par auguste/bob la fragile mais je connaissais déjà avant duh COMMENTAIRE OU SUGGESTION : non, c'est parfait et jvoubz AVATAR : jake cooper mon coeur

© Nous sommes de ceux







Dernière édition par Coma Keating le Mar 20 Juin - 15:08, édité 5 fois
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Message(#) Sujet: Re: c o m è t e Mer 13 Avr - 23:40


Un père guerrier. La seule personne que t'as vraiment la seule personne que t'as jamais eu. Ton père, il était là depuis le début, mais t'as peur qu'il soit pas là jusqu'à la fin. T'as peur qu'il veuille plus de toi, comme tout le monde, comme ta mère, comme lui. Ton père, c'est tout pour toi. Ton héros, ton modèle, la main tendue quand t'as peur. Il rit fort, donne des tapes dans ton dos en t'appelant « mon fils », avec son œil de verre, il a perdu le vrai en Irak, ou en Afghanistan, un pays du genre. Tu veux pas le déçevoir, jamais. Alors tu fais le fort, tu t'écrases devant lui quand il est un peu trop sévère, tu enlèves la bouteille de ses mains quand il boit trop et tu le laisses t'embrasser sur le front quand son haleine sent l'alcool. Tu l'aimes, ton père. Tu ferais tout pour lui.
Deux filles que t'as essayé. T'as essayé pendant longtemps de te persuader que t'aimais les nanas et ce qu'elles avaient entre les cuisses. Pour faire comme les autres, en cours, dire qu'elles étaient bonnes, mater des fesses et en toucher, peut être. La première, t'as réussi, enfin presque. T'étais saoul, tu t'en rappelles plus trop, tu t'rappelles même plus de son nom, mais tu crois pas que t'as joui. Elle avait des boucles rousses qu'on a envie de caresser, mais t'as pas réussi. T'as jamais réussi avec une fille, alcool ou pas. Tu t'es demandé longtemps si t'étais normal, d'ailleurs. La réponse était non, évidement, quoi d'autre. La deuxième, c'était son métier. Ton père l'a engagé, il est temps que tu deviennes un homme mon fils. Alors tu t'es désapé devant ses yeux panthère, t'as commencé à caresser ses courbes et tu t'es arrêté, t'as pas pu. Vous avez parlé. Toute la putain de nuit. T'as glissé des billets sur son ventre plat et tu lui as dit de rester un peu, de tenir ta main en fermant les yeux. Le lendemain, oui papa, c' était génial. Le regard plus bas que terre, ton petit garçon aime pas les filles. Tu l'emporteras dans la tombe, ton secret. Ou plutôt dans la sienne. Mais grâce à ça, t'as connu Alma. Alma, elle serre les crocs comme un tigre loin d'sa forêt. Tu vois plus loin que ça. Avec son accent chantant et sa manière de t'appeler Cabrón. Alma, elle est belle, quand elle pose ses lèvres roses sur les tiennes alors que vous souriez à la nuit. Tu l'aimes pas comme une sœur, ni une amie, ni une amante. Tu l'aimes comme une Alma, et tu souris quand elle ose enfin rire en faisant claquer ses talons hauts. Elle a vécu des trucs pas chouettes, des trucs qui t'font frissonner quand elle en lâche quelques bribes et que tu la serres plus fort contre ton cœur. Son coeur à elle, il est en acier blindé. T'as pas envie de la protéger, parce qu'elle le fait très bien toute seule. Mais tu l'aimes, tu l'aimes de la plus pure des manières. Alma et toi, c'est les mains qui se frôlent et les sourires qui se répondent. Ni plus, ni moins.
Trois trous sur ta peau que t'as fait toi même, une aiguillle et des cris étouffés. Un anneau dans le nez, un écarteur (ça fait un mal de chien), et un piercing au téton gauche. Le dernier, t'en as aucun souvenir. On t'a juste soufflé que quand tu te décideras à plus être un petit puceau de merde un jour, ça t'fera des sensations en plus. C'est toujours bon à prendre. T'es plus censé être puceau, mais tu te dis que ça pourra t'être utile.
Quatre semaines caché dans ton lit, d'hôpital ou de ta chambre, après l'agression. Y'a deux ans que Coma est né. Deux ans que tu t'es retrouvé à l'hosto inconscient, parce qu'un gars t'avait ramassé en sang sur le trottoir. Deux ans que ses poings t'ont démoli, simplement parce que tu l'aimais. T'avais peur de retourner en cours ou même dehors, après ça. Pas peur de lui, de ses poings, peur d'affronter son regard si tu le recroisais. Ugo, il t'a promis que ce type ferait plus partie de ses clients. De toute façon, il payait mal, et en retard. Toi, tu t'es planqué, comme une merde, terrifié. Jusqu'au jour où ton père t'a donné un coup de pied au cul pour que tu retournes en cours. C'est pas deux trois coups de poings qui vont envoyer Connor Keating au tapis. Les visages des élèves quand t'es revenu, tu t'en souviendras toujours. T'y voyais de la pitié, de l'inquiétude, même une pointe d'admiration pour ta gueule cassée. Des gens qui s'font tabasser, ça arrive tous les jours au Parking. Des mecs qui restent un mois dans le coma et qui s'en sortent avec deux trois bleus sur la gueule, c'est déjà nettement plus héroïque. T'aimes le surnom. Ça te donne une allure de héros grec, les muscles en moins. Et de fil en aiguille, c'est resté. Coma rescapé du coma.
Cinq ans de petits sachets passés de main en main. T'as commencé à douze piges, Nathan, tu le connaissais bien. Tu connais tout le monde, et t'as toujours aimé rendre service. Il t'a un peu pris sous son aile quand ton père oubliait de le faire, et toi, tu passais des pilules en sachant pas trop ce que c'était. Avec l'âge, t'as compris, mais t'as pas pris peur. T'as une foutue tête d'ange pour un gars dans ton genre, et les flics t'aiment bien, sans que tu saches pourquoi. On t'fait confiance, on te tape sur la tête comme si t'avais huit ans, tu fais le regard de chien battu, ça passe pour cette fois, mais c'est la dernière. Y'a eu Nathan, Ugo et maintenant Al. T'aimes bien aider, c'est tout ce que tu fais. Tu rends service.
Six mois quand t'as fait face à ton premier abandon. Ta mère, c'était un sacré bout d'femme, il paraît. Courageuse comme pas deux. Mais papa était loin, et il pouvait mourir d'une minute à l'autre, alors maman elle a préféré trouver un monsieur avec un travail stable et pouf ! Disparue comme d'la poussière de fée. Tu l'as jamais connue, t'as aucun souvenir d'elle, tu sais pas où elle est. T'espères juste qu'elle est partie d'ici, qu'elle est heureuse sans toi. Tu lui en veux pas, de pas avoir accepté cette vie. Ta vie à toi, tu l'aimes bien, mais si t'avais voulu choisir, t'aurais pris autre chose au loto quand t'es né.
Sept fois où tu t'es fait renvoyer du lycée. Un jour, une semaine. Ça dure jamais longtemps. T'es pas quelqu'un de turbulent, ni d'insolent, tu respectes les professeurs, mais tes camarades de classe, ils sont cons, et ça t'y peux rien. T'es pas très fort dans tout ce qui est études, t'aimes pas les grands auteurs ni les chiffres compliqués, et t'aimes pas les petits gamins qui trouvent ça drôle de te balancer des règles en plein cours. Alors tu gueules et tu frappes, ça dégénère vite. Mais merde, c'est pas toi qui le cherche. Tu préfères dire à ton père que t'avais juste envie de te défouler plutôt que de lui avouer qu'on t'emmerdait un peu trop. T'es pas une victime non plus, faut pas confondre, mais tu préfères passer pour un gros dur que pour une tafiole.
Huit cigarettes que tu fumes par jour. Quand ton père est couché ou quand il est pas là. J'ai fait la guerre mon fils, c'est pas pour te voir crever à cause de ses merdes, qu'il dit en reprenant une gorgée de whisky. Ca t'fait rire, mais quand t'as de la fumée dans les poumons, tu t'sens mieux. Alors tu fumes, un peu trop, mais tu baignes dans ces trucs depuis tout petit alors au fond, tu penses que c'est pas bien grave. Y'a tellement d'autres manières plus connes de mourir.
Neuf journaux intimes que t'as fini. Pas de connerie genre des fleurs et des Cher Journal. Tu penses pas écrire très bien, au contraire, t'écris comme tu penses, avec des jurons, des insultes, des ratures et des soupirs, mais t'aimes ça, écrire. Toujours la nuit, dans le silence de ta chambre, quand t'es pas dérangé et quand tes pensées se tassent avant que tu fermes les yeux. Tu veux pas qu'on te grille, ça fait tapette d'avoir un journal. T'as noirci des pages pour rien dire, à parler de tout, de toi, de lui. De lui. D'ailleurs, t'en as arraché des pages, de tes carnets.
Dix fois où on t'a traité de pédé. T'as reçu des insultes de toutes sortes, et tu t'en fous, puisque tu mords en retour, mais pédé, c'est pas pareil, parce que tu l'es. Des fois c'est des gens qu'tu connais à peine, murmuré dans les couloirs. Des fois, c'est Al, en riant toujours après, mais tu sens qu'il est gêné. Parce que c'est pas naturel, et tu l'comprends. T'aimerais bien pouvoir crier que t'es pédé et alors, mais t'as ton père et tu peux pas lui faire ça. Alors tu hausses les épaules et bouche tes oreilles en attendant de pouvoir toucher le corps des autres dans le noir, ou le tien quand t'as des pensées pas normales. Pas normal. T'es pas normal.
Onze collections que t'as commencé sans les finir. T'as tout eu, des timbres aux bouteilles d'alcool vides, aux cailloux aux insectes morts, quand t'étais gamin. Tu volais des choses chez les gens parce qu'ils t'accueillaient volontiers, parfois dans la rue à des passants trop naïfs. T'as toujours été un peu klepto, à aimer ce qui brille et qui attire. Mais promis juré, maintenant, tu gardes tes mains dans ton dos le plus souvent possible.
Douze fois où t'as touché à la drogue. T'as eu que des bonnes expériences, des trips énormes, et tu sais que tu vas recommencer, mais tu te dis surtout que t'es instable dans ta tête parfois, et que t'aimerais pas crever en te prenant pour un albatros ou un truc du genre. Donc, la drogue, c'est cool. Depuis que t'es môme t'en essayes progressivement. Mais ça te fait peur aussi, un peu.
Treize années de plus que toi. Ça t'a jamais dérangé. Ça a pas empêché ton idiot de cœur de battre. Malheureusement. Et maintenant, tu kiffes encore les mecs plus vieux. Tu te surprends à mater des types aux tempes grisonnantes qui trimballent leurs gosses. Parfois même, tu vas jusqu'à Central Park pour mater les gars qui font leur jogging. Mais tu l'vis bien, t'es en accord avec toi-même.
Quatorze dollars planqués sous les lattes de ton plancher. T'as un bocal comme ces idiotes de youtubeuses, pour réaliser tes rêves et ces trucs à la con. Avec quatorze dollars, tu peux à peine prendre le train pour le New Jersey, mais ça te booste un peu, ces conneries. Tu te dis que petit à petit, tu pourras faire de grandes choses.
Quinze. Le nombre de coups qu'il t'a donné quand t'as essayé de l'embrasser une fois de plus. La fois de trop. Des fois la nuit, tu sens encore ses poings contre ta mâchoire et ton souffle. Tu sens le trottoir froid qui heurte ton dos, le sang qui coule, lui qui s'acharne et toi qui ose même pas crier. Mais au fond, tu regrettes pas. T'es vivant et c'est c'qui compte. Si ce con a pas voulu de toi, quelqu'un d'autre te voudra. Tu t'es relevé pas tout à fait entier mais maintenant t'es debout prêt à mordre autre chose que du bitume.

Trois côtes cassées.
Deux bleus indélébiles sous les yeux.
Un grain de beauté au creux de la joue, juste au dessus des lèvres.
Et zéro trace de lui.
Tout explose.
Et des milliers, des milliers de cicatrices au cœur.


© Nous sommes de ceux




Synesthésie, nf. associer des mots à des couleurs. Coma aime bien faire ça, laisser les couleurs dans son esprit faire le travail. Un mot. Une teinte. Et son surnom, il les a  toutes.

Coma, c'est toutes les couleurs ensemble, qui explosent pour former des cicatrices sur le papier.
Coma, rouge sang, quand la rage creuse le ventre et que les poings se serrent. Quand il crie, quand il frappe, défonce des mâchoires et insulte ta lignée. Quand ça cogne dans ses tempes et dans son coeur et dans ses muscles. Coma rouge quand il se défend, quand il joue le justicier. Quand il se pense invincible et heurte finalement la chaussée.
Coma bleu nuit, quand ses mèches brunes flirtent avec la lumière des étoiles, quand ses pieds se balancent dans le vide tout en haut de l'immeuble, quand il s'allonge sur le toit pour regarder vers un monde meilleur.
Coma, couleur chair, quand il se met à genou devant le premier mec qui passe, quand on lui prend les cheveux et que sa gorge prend tout, quand il fait plaisir à un amant, un ami, quand il mord des peaux sans se laisser mordre lui, coma pâle quand il laisse des ecchymoses, quand il attend qu'on se vide entre ses lèvres.
Coma bleu ciel, quand son sourire s'efface, quand il repense à l'abandon, à lui et à ses poings, quand son père lui dit qu'il est fier de lui entre deux gorgées, quand il lui tapote le dos en lui demandant s'il s'est trouvé une copine. Coma bleu, quand il cache qui il est, quand son coeur se serre sous le poids de la culpabilité.
Coma jaune soleil, quand il est sur la piste, quand il se déhanche avec ses longs cils sans regarder personne, quand la jeunesse le traverse et qu'il entrouvre la bouche, là, comme un putain de pêcheur, comme s'il n'attendait que ça.
Coma blanc, quand il rend service, quand il sourit aux policiers avant d'aller faire de sales magouilles, quand il écoute tout avec sa gueule d'ange, coma pur, Angélique, coma innocent qui ne montre rien, mais qui pense tout, qui sait tout, qui voit tout.
Coma violet, mélancolique.
Coma gris comme la pluie au dessus des gratte-ciel. 
Coma qui réchauffe quand il sourit, orange feu quand il crie.
Coma noir, dans les allées, capuche remontée jusqu'au menton, pour aller explorer d'autres horizons. Coma, c'est pas de ton âge tout ça, mais tu mens à la perfection. 
Coma, c'est la peinture et la toile, l'aquarelle et le fusain.
Coma essaye d'être une œuvre d'art, mais ne reste qu'une rature.
Coma, c'est la cicatrice, l'éraflure, le coup de crayon mal placé. On dessine autour parce qu'on ne peut pas l'effacer.
Coma, c'est qu'un gosse. Mais il serre les poings, les dents, et ça repart.







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