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lawrence, deep inside.

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les locatairesles potins


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Message(#) Sujet: lawrence, deep inside. Ven 8 Avr - 3:14

LAWRENCE SCHWARTZ
let's die together, mi amor
Nom Schwartz. Dans la langue de Goethe, cela signifie celui qui a le teint ou les cheveux noirs. Malheureusement ma capillarité n’est plus, et le noir ébène de mes jeunes années a désormais laissé place à un tableau de milles nuances. Il n’en est pas moins que j’arbore une certaine fierté à la prononciation de mon nom, dans laquelle l’on retrouve toute la magnificence de ma langue maternelle. L’Allemand, riche de par l’élégance de sa structure, contient dans la moindre de ses sonorités toute la culture Allemande. Entendre un brin d’Allemand me ravive à chaque fois le cœur. Demandez à un Américain de prononcer Schwartz, il en découlerait aussitôt un éclat de rire. Prénom Lawrence, ou la bipolarité à travers le monde. Ma défunte mère a vu le jour en Angleterre, à la suite du conflit 1939-45. Elle fut accueillie comme un nourrisson de la paix, comme tous les autres baby-boomers. Il est donc évident qu’il m’ait fallu la reconduire à sa mort, dans son berceau d’origine qu’était Cambridge. Ce prénom est par essence le plus bel hommage qu’elle n’ait jamais pu me faire. Date et lieu de naissance Un certain seize janvier mille neuf cent soixante quatre. Jour trivial qui l’est resté au fil des décennies mais où je tente néanmoins de détromper mon ennui qui correspond désormais à un passage obligatoire dans cette cure en Bavière, qui dure une interminable et foutre dieu semaine. Massages fortifiants, bains à remous où toutes les personnes âgées les fréquentant ne savent désormais plus faire usage de leurs sphincters, nettoyages ou plutôt lavements musclés de l’anus, etc. Une lubie de ma femme que j’ai malheureusement daigné accepter et qui maintenant forme une sorte de rituel diabolique dont j’ai absolument horreur. Revenons-en à quelque chose de plus sérieux. Je suis né dans la ville de Vienne, où nous vécurent bien des années. Je n’y ai pourtant pas fait mes études, dès lors que je pu me sauver du domicile familial, je me rendis à Linz sans le moindre sou débuter  ce qui est devenu mon aspiration depuis plus de vingt ans maintenant. Mais Vienne reste une ville qui m’est très chère et dans laquelle j’aime parfois revenir pour y déguster un véritable apflestrudel viennois. Ces Américains oublient toujours de mettre la crème, c’est un pêché impardonnable. Âge Voilà qui n’est pas pour me rajeunir, mais en vain j’ai promis d’être le plus sincère possible. Je traîne derrière moi cinquante deux longues années ainsi qu’un mariage, deux enfants et une carrière à n’en plus finir dans la pharmaceutique. Le temps défile à une vitesse inexorable et parfois, j’ai l’impression d’avoir gâché ce qui aurait pu être mes plus belles années. Allons bon, il me reste un certain laps de temps avant de rendre mon dernier souffle et je ne compte pas en rester là avec l’existence. Nationalité Avant tout Autrichien. Et depuis une douzaine d’années, Américain. Je suis arrivé de pied ferme sur le sol Etasunien accompagné de mon épouse, bien décidé à conquérir l’Amérique à ma manière. Origines Un concentré européen détonant, spécimen rare que vous ne trouverez nulle part ailleurs. Statut matrimonial Comme je l’ai déjà précisé précédemment, je suis encore et toujours marié à mon épouse Heidrun. Comme tout couple je vous dirais simplement que nous avons eu notre lot de bonnes et de mauvaises passes. Mais je ne vais pas vous mentir, vous ne méritez point telle ingratitude, depuis quelques temps nous avons mis un grand coup de frein à notre idylle. Et ce n’est pas les cures en Bavière qui nous aident à remonter la pente, bien au contraire. Heidrun pense que les lavements nous rapprochent, je suggère tout bonnement que non. Nos enfants sont désormais trop âgés pour que l’on ait à reconsidérer la décision d’une éventuelle séparation. Le divorce de leurs parents n’est pas ce qui les choquerait, non. De savoir en revanche que leur père désire une toute autre personne que leur mère serait d’autant plus inconvenant. Aussi il m’est impératif de rester discret sur mes entrevues. Orientation sexuelle J’ai toujours aimé les femmes. Leurs courbes, leurs formes, leurs sexes. La vue d’une vulve, fut un temps lointain, m’émoustillait, me remplissait d’admiration, de curiosité, d’appétit. Désormais, je n'éprouve plus de telle émotion pour la flore vaginale. Le bustier d’une femme ne m’émeut plus, seul l’épiderme suave et flatteur de cet homme m’attire. Il n’y a que dans ses pores que j’ai irrémédiablement envie de plonger. Il m’était arrivé il y a de cela quelques années d’éprouver ce ressenti envers un homme, un ancien collègue, peu de temps avant que je ne rencontre Heidrun. Cette attraction ne m’a jamais réellement reconquis, jusqu’au jour où nous nous sommes croisés lui et moi. Il est évident que ma bisexualité fait intégralement partie de mon jardin secret, je n’ose imaginer la réaction de mes proches s’ils l’apprenaient. Job ou Activité Je poursuis mes fonctions au sein d’une certaine grande société spécialisée dans la médecine pharmaceutique. Vous ne vous en doutez sûrement pas mais je suis plus ou moins à l’origine de la création de vos très chères pilules bleues, j’ai nommé le Viagra. Il m’ait été difficile de m’y faire une véritable place mais à force d’acharnement, tout se paie. Et me voici plus ou moins en haut de l’échelle. Oui, je ne paie pas mes médicaments certes, c’est un avantage certain. Et puis, ma femme est hypocondriaque. Date d'arrivée au Parking Il y a déjà plus de dix ans. Une aubaine, disais-je à l’époque. Mes enfants n’ont pas  véritablement apprécié l’environnement, Heidrun elle, n’était pas de leur avis. Elle, elle comprenait. D’une part, j’avais pour projet d’étendre mes services en matière de pharmaceutique auprès de personnes défavorisées. De l’autre, le Parking me rappelait non sans une once de nostalgie, les quartiers où j’ai vécu la majeure partie de mon enfance. En cas de suppression, acceptez-vous que votre personnage soit scénarisé À voir. Groupe De ceux qui vivent. CréditsOdistole.  


christoph waltz
Quand et comment avez vous emménagé au Parking ?  Il y a très exactement douze ans maintenant que les Schwartz ont posé pied au Parking. C’était une journée d’été, caniculaire. L’asphalte exhalait sous la chaleur cuisante, m’assenant de hauts de cœur dû aux souvenirs fugaces de mon lointain passé dans les quartiers appauvris de Vienne. Notre arrivée ne fut guère des plus aisées je dois vous l’avouer. L’on trouvait certains vétérans dans l’immeuble et notre accent fit bien évidemment mouche. Notre porte et boîte aux lettres fut aussitôt taguée de symboles diffamatoires et d’insultes peu reluisantes. Rester ne fut pas simple, au vue de ma progéniture. Mais je ne désirais absolument pas partir. Les Schwartz allaient s’enraciner ici, promesse d’homme.

Que pensez-vous de l'immeuble et vos voisins ? Comme mentionné plus haut, le mélange hétéroclite des populations dans ce climat d’insuffisance est quelque chose qui m’a pris au cœur. J’y vois tant un moyen de m’enrichir que de restituer en quelque sorte une mémoire, une réminiscence du passé.

Quelle est votre réputation au sein du quartier ? Le couple aisé de cinquantenaires, les germanophones, la bibliothèque à médicaments, etc. Après toutes ces années Heidrun et moi sommes désormais comme qui dirait incorporés dans la masse. Ma femme ne manque jamais de saluer chacun d’entre eux, d’offrir brèves attentions et touchantes paroles à certains, cakes et douceurs en tout genre à d’autres. Heidrun ne fait plus que cela de ses journées, le contact l’occupe. De mon côté, les ragots vont vite. Le jeune homme que je retrouve officieusement élabore à ma demande des substances médicamenteuses que je revends aux personnes dans le besoin. Rien de bien méchant, enfin un tant soit peu, mais ma plus conséquente clientèle se trouve au sein de l’immeuble. Un bon voisin aide son prochain, n’est-ce pas ?


ton pseudo
passe ta souris !
Les présentations perso c’est pas trop mon truc. Juste que ça fait des mois que j’ai pas fait de rp –et oui, j’étais littéralement plongé dans l’écriture d’un mémoire, outch- so, je reviens après une longue absence dans le rpg –et oui, je préfère écrire que bosser à mon diplôme-. Allez je vous dis tout, je suis en dernière année de beaux-arts, j’ai vingt deux ans et on m’appelle clem. Ravi de faire votre connaissance m’ssieurs dames. I love you


Dernière édition par Lawrence Schwartz le Sam 9 Avr - 3:13, édité 2 fois
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Message(#) Sujet: Re: lawrence, deep inside. Ven 8 Avr - 3:15



ANIETTA



VIENNE. Des éclats de voix retentissent de part et d'autre, où se mêlent dans un fracas inaudible exhalaisons de gnôle, d'alcool frelaté et de tabac refroidi. Odeur qui tâche et qui imprégnera mes sens à jamais. Des mains surgissent et m’attrapent, je n’ai de cesse de m’en défaire mais elles finissent toujours par avoir le dessus. S’abattant sur mon frêle corps comme s’écraserait la colère d’un quelconque Dieu, les coups pleuvent et n’en peuvent plus de me frapper. Parfois en plein visage, parfois dans l’estomac, parfois au creux de mon intimité. Les hématomes recouvrent de manière quotidienne mon corps amoindri, celui-ci hurle son affliction dès qu’il en a l’occasion, me suppliant à chaque fois de l’achever. Il n’y a qu’elle pour le comprendre et tenter d’en panser les moindres plaies. Elle seule peut me défendre contre ce bourreau à la force herculéenne. Car, s’il y a bien une chose que l’on apprend chez les Schwartz, c’est qu’on ne bat jamais, ô grand jamais une femme. Là est le seul véritable héritage de mon père. Dansant avec la boisson, ce dernier n’a plus ni femme ni enfants. Son addiction est passée au-delà de nous tous. Ma mère a compris que sa maîtresse avait pris le dessus, que rien n’était plus importante qu’elle. Ne lui restait plus que sa progéniture, qu’elle avait toujours tenté de préserver avec ardeur, tendresse et dévouement. Jusqu’à sa mort, nous fûmes son existence entière, pour qui elle a tout sacrifié.

L’abandon. Je prends ce retrait comme une capitulation. Une renonciation à tes responsabilités de mère. Suspendue dans l’atmosphère, tes particules nous observent. Toute ta fratrie est présente à ton abdication. Il est ardu de t’en vouloir, malgré ce fléchissement, ce que nous considérons tous comme une défaite. Car à nos yeux, tu ne pouvais te résigner à partir. Tu nous as dit un jour que tu étais éternelle, infinie et que ta présence sur terre serait intemporelle. Aurais-je eu raison de croire en cette permanence ? Tu nous as tous menti en nous promettant que ta bienveillance envers chacun de nous serait inextinguible. Car tu n’es plus. Mais malgré ta cessation, je persiste à croire que tu subsistes autour de nous. Tu as engendré un vide lacunaire dans nos êtres déjà fragilisés, qu’il nous sera difficile d’absoudre. Mère, sœur, amie, confidente tu étais et le resteras. Tu manqueras cruellement à tous tes enfants, qui percevaient en toi un halo salvateur, irradiant sur l’obscurité épaisse qui nous recouvrait au quotidien. Nous avons tout perdu en ce jour désastreux, notre mère, une figure, un modèle, un idéal, un mythe aimant et tendre. Chacun s’est vu dérobé d’un fragment de soi, d’une pièce de vie arrachée avec férocité, reconstituant ainsi un puzzle, une image, la toute dernière que l’on aura de toi. Nous sommes présents en ce jour pour te rendre un tout dernier hommage.

Quant à moi, je me rends tous les vingt trois juillet à Cambridge, rien qu’une journée pour te rendre visite et sentir à nouveau pleinement ta présence malgré que je te perçoive sans cesse à mes côtés. Tu es et resteras indéfiniment la femme de ma vie.


HEIDRUN


VIENNE. L’homme. Posture austère, expression inhospitalière, poignée de main réfrigérante, cette personne aux premiers abords m’avait paru totalement aigre. La sécheresse de son visage m’avait tenu à distance de lui pendant plusieurs mois. Simple laborantin au sein de la firme Pfizer, je n’osais bouger un seul poil à son approche. Un mouvement et la sentence tombait tel un couperet. Le directeur de l’entreprise Pfizer en personne, devint quelques années après mes débuts dans l’organisme, mon beau-père. Les parties de cartes au coin du feu, les parties de golf, les réunions café-mignardises n’étaient guère de mise entre nous. C’est à peine si j’osais toucher sa fille en sa présence. Fille, qui bien évidemment, devint ma femme. Heidrun Reiter, blonde à souhait comme je pensais les apprécier, d’un teint de porcelaine si pur que je m’en voulais lorsqu’elle rougissait face à mes compliments, de bonne taille, de poids intermédiaire et surtout, de bonne famille. Herr Reiter, qui après des années à observer méticuleusement mon travail de forçat, finit par conclure qu’un gentilhomme de classe moyenne toutefois fortement impliqué dans son métier, était le gendre idéal. Etais-je le mari idéal ? J’en doute. Quoiqu’il en soit, Herr Reiter me voulait à ses côtés et pour me gratifier, m’offrit la main de sa fille. Heidrun voulait-elle réellement de moi ? Pour tout vous dire, je ne pourrais vous donner de réponse sincère. Nous étions à un âge où l’on découvrait le corps via celui de l’autre, tâtonnant, s’effleurant à peine, gloussant à la vue d’un membre on ne peut plus intime. La rencontre n’était pas celle que j’aurais pu avoir trente années plus tard. Nous étions prudes et manquions cruellement d’assurance. Heidrun fut non seulement ma première relation mais également mon premier rapport sexuel. Aucune audace dans les gestes, la caresse molle, légèrement aventureuse. Je revois encore son faciès quand elle tirait sur mon membre. Une moue exquise, celle de l’innocence, virginale et naïve. Et quand elle tentait de me surprendre, cela se terminait généralement par un échec. Herr Reiter prenait la sexualité de son enfant très au sérieux. Empli de stéréotypes sur la féminité, ce dernier parfois écoutait aux portes afin de déceler un quelconque gémissement sortant des craintives cordes vocales de sa chair. Une relation étrange s’était profilée au sein de notre trio. Cette dernière ne me mettait que plus mal à l’aise. Au travail, je me sentais épié. N’allez donc pas croire que Herr Reiter m’offrait un traitement de faveur car je baisais sa fille, il n’en était rien. Au contraire, il était après moi, après chacune de mes recherches, n’avait de cesse de me pousser dans mes retranchements. La journée je devais m’épuiser dans ses laboratoires, tandis qu’à la nuit tombée, je devais tenter de faire jouir sa fille. Heidrun n’était pas du genre à m’en vouloir à l’époque lorsque je ne lui arrachais guère d’orgasmes.

Les années passent et les voies du mariage suivent son cours naturel. Des enfants, gras et bien portants, et malgré une progéniture donnée et des grands parents a priori heureux, beau-papa qui n’en finit plus de me guetter au travail. Je passe outre, l’étouffement et le mutisme est la clé du gravissement des échelons. Je sue en faisant des heures supplémentaires, en ne voyant mes gamins qu’à peine deux heures dans la journée, j’ai la tête dans les molécules et les noms génériques et j’en viens même à tester mes propres produits. Qu’à cela ne tienne, un jour j’occuperais sa place en haut de la pyramide. Et rien, mais rien ne me fera plus plaisir que ce jour.

Un caillot. Un trivial caillot circulant dans le sang, obstruant la ramification artérielle irriguant le poumon. Le verdict est sans appel, embolie pulmonaire. Herr Reiter n’est plus. Ironie du sort, les médicaments ont eu raison de lui. On me propulse ainsi haut dans l’entreprise et mon existence n’en est que plus épanouie. Le trio infernal achève sa course ici. Je me retrouve face à un tout autre train de vie. L’amour après la mort n’a jamais été aussi bon. Tout est plus intense. Heidrun n’a de cesse de pleurer et s’ensuit des crises de sanglots intarissables après l’orgasme. Qu’importe, je jubile. Ma vie prend ici une nouvelle direction, je la reprends désormais en main et m’en vais conquérir les Etats-Unis.


LUCKY


L’errance. Dans mon extrême solitude je parcours le pas nonchalant les rues malfamées du Bronx en quête d’alcool. Souviens-toi des coups, le whisky est loin d’être le meilleur atout que tu puisses avoir dans ta main. Qu’importe, j’ai besoin d’un verre et s’il faut parcourir tout l’état Américain pour un bon Dieu de whisky, qu’il en soit ainsi. Les jérémiades d’Heidrun concernant sa ménopause quelque peu précoce et la crise d’adolescence des jumeaux n’en deviennent que plus insupportables ces derniers mois. J’ai besoin de me retrouver seul. Comme si je ne l’étais pas suffisamment assez. Allons bon, depuis la disparition d’Anietta je suis complètement esseulé. Non en réalité, j’aimerais pouvoir goûter à un moment de pure liberté, sans mon éprouvante épouse qui n’a de cesse de me demander d’exaucer ses moindres désirs, sans avoir à supporter la désinvolture contagieuse de mes enfants. Laissez-moi un temps pour me retrouver, bordel de Dieu.

Alors j’erre, observant avec méticulosité l’intérieur des bars du quartier. Rien à faire, aucune enseigne n’est réellement propice à un type de mon acabit. Je risque grandement de faire tâche au beau milieu de la crasse environnante. Mais peu m’importe ce soir, je ne rentrerais pas au Parking avant d’avoir descendu la meilleure bouteille de whisky du coin. Le néon incandescent et grésillant d’un bar titille ma rétine, me conviant alors à entrer, de pénétrer à l’intérieur de son antre pour m’y saouler. Je réponds positivement à l’invitation et me laisse guider au fin fond du lieu. Un double whisky s’il vous plaît. Le patron s’empare du billet et me sers aussitôt ma commande, sans une once d’expression sur le visage, une fascinante placidité. Je ne suis pas réellement à mon aise, je tente d’expirer lentement afin de me détendre, j’ai l’impression d’être pressé. Pourtant j’ai tout mon temps ce soir, et je ne compte pas rentrer de si tôt. Un brin d’animation suscite alors chez moi un vif intérêt. En effet, à quelques pas, j’aperçois un jeune homme allant et venant vers les clients du bar, le sourire aux lèvres, le verbe facile, alliant amabilité et force de persuasion dans ses mots. Les clients qu’il aborde sont généralement de ma classe, si ce n’est moins. Inutile de tergiverser, ce type fait le tapin, mais de manière élégante, presque raffinée. J’en viens à construire une curiosité envers ce personnage, mêlée d’attrait, d’un certain magnétisme. Plusieurs fois par semaine je revins dans ce même bar, commandant toujours la stricte même boisson, afin d’examiner de plus près ce jeune homme auquel je ne pouvais m’empêcher de penser. L’attraction s’intensifiait de soirée en soirée. Il envahissait désormais mes plus intimes pensées et je ne pouvais me défaire de ce faciès désireux. Un soir, après un énième double whisky, je me rendis vers lui. Il ne vint jamais m’aborder au cours de mes soirées de filature, je fis le premier pas étrangement. S’ensuivit des soirées où nous discutâmes, sans que je ne me laisse aller à la tentation. Il était intéressant, diaboliquement séduisant. De pouvoir me livrer en toute impunité à un inconnu me regorgeait d’existence, comme si mon cœur se remettait à pulser le sang dans les autres membres, s’assurant du bon fonctionnement d'une machine quelque peu rouillée par le temps et le mauvais entretien. Pour moi il n’était désormais plus un étranger mais Lucky. Ce jeune britannique à l’accent fort prononcé qui secrètement me faisait vibrer le tympan avec délice. Une sensation vint s’installer peu à peu dans le creux de mon être. Le désir venait de renaître dans ce corps inanimé qui était le mien. Et c’est lors de cette nuit que ce dernier retrouva toute sa vitalité, toute sa vigueur d’antan quant avec salive, fermeté et suavité, Lucky parcourut la moindre de mes zones érogènes. Il insuffla la vie là où il n’y en avait plus, réveillant par la même occasion toutes mes sensations, l’entièreté de mes émotions. J’étais complet, je crois, pour la première fois de mon existence.

Mais c’était également la première fois que je rompais avec mes principes. Certes, coucher avec cet homme fut un moment salvateur mais il en résultait un adultère. Et bien qu’Heidrun ne soit mon épouse que sur le papier, je n’avais jamais failli à mes devoirs de mari. Je ne baissais pourtant pas la tête devant elle, il était tout à fait hors de question que je renie ces instants. Elle n’en saurait rien, et je ne retournerais pas aux côtés de Lucky. Ainsi en était-il, certains hommes dénoncent leurs femmes comme étant castratrices, je n’avais pourtant pas besoin qu’Heidrun le fasses puisque je me l’affligeais à moi-même et cela depuis toujours. Quatre années s’écoulant, mon existence était on ne peut plus triviale, suivant le cours on ne peut plus conforme du quotidien. Mr Schwartz, un homme désirerait vous rencontrer. Je l’ai fait attendre dans votre bureau. Combien de fois avais-je dû répéter à ma secrétaire qu’il lui était formellement prohibé de faire entrer quelconque personne dans mon bureau, qui plus est sans aucune présentation ? Une journée comme une autre avait débuté, avec son lot habituel d’emmerdements et d’exaspération. Mademoiselle je vous sommerais la prochaine fois, si prochaine fois il y a, de ne plus, absolument plus, faire entrer un inconnu dans mon bureau, est-ce bien clair ? Le ton et la menace accompagnant les mots, la jeune femme répond d’une petite voix peinée. Ce jeune homme a assuré être un de vos amis, je me suis dis que sa visite vous auriez fait plaisir. Un soupir, je laisse passer une fois de plus. Son inexpérience est excusable, mais Clarisse fait du très bon café. J'entre dans le bureau. Il ne me faudra que peu de temps pour percevoir cette fragrance et l’identifier. Il y a quatre ans, dans une chambre d’hôtel, l’orgasme, Lucky. Je ne vacille pas, je ne laisse rien pénétrer. Je m’avance et découvre ce visage, que j’ai moi-même parcouru de mes doigts et de ma bouche il y a maintenant quatre ans. Son front, l’arête de son nez, son lobe bien en chair et rebondi, ses lèvres charnues, ses ridules naissantes au coin des yeux, le pli de son menton. Une érection me vient et durcit effroyablement dans mon soubassement. Mais il n’est pas question d’érection et encore moins de baise ici. Je vois dans ce regard cette pointe de malice qui m’avait tant soulevé le palpitant. Que désirait-il après tout ce temps ?

Un accord, une poignée de main ferme. Lucky était désormais intégré de manière officieuse à mon équipe. L’entente comprenait la conception de substances médicamenteuses dans lesquelles il s’agissait de couper avec des produits similaires à ceux que l’on trouve dans les drogues dures. Un commerce illégal se profilait. Lucky fabriquait, de mon côté je revendais. Partage des bénéfices bien entendu. Qu'en était-il de notre relation, allions nous reprendre contact en dehors du travail ? Devant mon équipe nous faisions profil bas, entretenant un lien des plus professionnels, de collègue à collègue, de subordonné à hiérarchisé. La placidité, le vernis lisse craquela à un moment, créant une brèche dans laquelle je n’hésitai pas à me glisser. Nous reprîmes nos échanges, loin du laboratoire, au fin fond de chambres d’hôtel luxueuses où je l’emmenais partager ces moments privilégiés qui désormais nous appartenaient. Je persistais à le payer, Lucky n’était pas mon amant, et je n’étais pas le sien. Mais quand nous nous retrouvions, plus rien ne subsistait hormis nos corps échaudés, s’évadant en pleine fusion passionnelle et se noyant dans les fluides corporels de l’un et de l’autre. Était-ce de l’amour ? Je n’en sais rien. Tout ce que je sais, c’est que j’avais besoin de ces moments, de le retrouver, de me retrouver et de partager ce fragment intense et bucolique avec lui.



Dernière édition par Lawrence Schwartz le Sam 9 Avr - 17:43, édité 6 fois
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Message(#) Sujet: Re: lawrence, deep inside. Ven 8 Avr - 3:22

Épouse-moi stp.
(Bienvenue dans le coin JAIME )
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Message(#) Sujet: Re: lawrence, deep inside. Ven 8 Avr - 3:32

ah non, toi épouses moi. MIAOU
(driver, j'aime tellement cet acteur)
merci merci merci mon chou JAIME
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Message(#) Sujet: Re: lawrence, deep inside. Ven 8 Avr - 3:46

Juste pour prévenir, Lucky était dans les MED et n'a pas posté pendant la semaine, normalement il sera supprimé aujourd'hui ou demain, sans RP CUTE
Advenant le cas où Lucky ne reste pas, on espère très très très très fort que tu resteras parmi nous quand même (surtout avec le magnifique, merveilleux Waltz.)
Voilà j'espère que ça ne te décourage pas trop fort, si tu as des questions ou quoi ou que tu cherches des liens ou de nouvelles idées n'hésite pas I love you
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Message(#) Sujet: Re: lawrence, deep inside. Ven 8 Avr - 3:54

Crying or Very sad CRY ME A RIVER
j'ai justement craqué sur son scénario, il me serait difficile de devoir me séparer si vite de Lawrence (bien évidemment, sans Lucky, Lawrence n'a pas lieu d'être)
après, ce n'est pas l'inspiration qui manque mais j'espère vivement que Lucky va revenir (j'ai vu qu'il s'était connecté encore aujourd'hui NIARK)

merci énormément, j'attends de voir demain et advienne que pourra, je vous tiendrais au courant I love you merci encore, c'est trop adorable ! :)
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Message(#) Sujet: Re: lawrence, deep inside. Ven 8 Avr - 4:50

Coucou toi (j'te bz ROBERT ), j'ai MP Lucky pour le notifier de ton arrivée, j'espère que ça le fera sursauter (sinon couic RIP ). Bienvenue parmi nous :l:



It’s like when you hear a serial killer say they feel no regret, no remorse for all the people they killed. I was like that. Loved it. I didn’t care how long it took either because I was in no hurry. I’d wait until they were totally in love with me. Till the big saucer eyes were looking at me. I loved the shock on their faces. Then the glaze as they tried to hide how much I was hurting them.  And it was legal. I think I killed a few of them. Their souls I mean.
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Message(#) Sujet: Re: lawrence, deep inside. Ven 8 Avr - 4:57

Han BAVE
Bienvenue :l:
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Message(#) Sujet: Re: lawrence, deep inside. Ven 8 Avr - 5:16

omg bienvenue coeur Dire que j'ai faillit appeler Ashley Lawrence ! Shocked J'adore ce prénom et je vois qu'on lui a collé un avatar superbe, encore mieux ! CANDICHOU

Amuse-toi bien à faire ta fiche, j'ai hâte de voir ce que tu nous réserves yaaa

edit : wait... Allemand en plus ? Ok t'es un gros ramassis de plein d'amour toi MDR (wo-oui c'est un compliment DE CEUX )
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Message(#) Sujet: Re: lawrence, deep inside. Ven 8 Avr - 12:41

J'avais remarqué ce scénario et j'avoue qu'il était très tentant : tu as fait un excellent choix en le prenant ! Et ton avatar a une classe folle en plus !


....
C'est curieux chez les marins ce besoin de faire des phrases.
Je suis un Super Héros:
 

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Message(#) Sujet: Re: lawrence, deep inside. Ven 8 Avr - 12:43

Super choix de scéna et omg ton avatar est tellement OMG OMG
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Message(#) Sujet: Re: lawrence, deep inside. Ven 8 Avr - 14:43

Omg, depuis le temps que Lucky voulait voir apparaitre son Waltz MDR
Bon @Lucky Mobray bouge ton uc, t'as quelqu'un qui t'attend là CUTE
Bienvenue parmi nous AS



monsters are in your head
williamson ⊹ mais j’passerais pas ma vie à m’demander quand elle commence. (by anaëlle)

PERSONNAGE EN PRISON. ho
(mais possibilité de rp)
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Message(#) Sujet: Re: lawrence, deep inside. Ven 8 Avr - 16:30

bienvenue =)
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Message(#) Sujet: Re: lawrence, deep inside. Ven 8 Avr - 17:18

Tu tombes bien mon amant a besoin de pilule bleue ARROWluvCharlie

Bienvenue m'sieur :l:
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Message(#) Sujet: Re: lawrence, deep inside. Ven 8 Avr - 18:32

Inutile d'être devin pour affirmer que votre commerce sera florissant parmi nous ; vous faites aussi pousser des couilles ? On en aurait bien besoin, quoique Yann devrait d'abord se racheter une jambe.

Bienvenue...


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Message(#) Sujet: Re: lawrence, deep inside.

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lawrence, deep inside.

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