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MessageSujet: CAÏN ✗ L'ART DE S'ÉLEVER, DE SURPRENDRE ET DE FLANCHER.   Sam 26 Mar - 13:21
Caïn Patrick Ackerman
OKAY, NOW WE'RE GOING TO FUCK EVERYTHING UP
Nom Ackerman Prénom Caïn Patrick Date et lieu de naissance En plein mois de février 1982, à Fort Stockton, Abigael Ackerman mit au monde le seul garçon de la famille. Un peu trop chétif, un peu trop faiblard, un peu trop entouré de filles dès ses premiers cris. ÂgeVient de fêter ses 34ans, à coups de snif, de shoots et de descentes. Il a beau gratter doucement l'âge de la retraite, sa peau est  aussi dure que sa queue, sa soif de délit plus haute que son besoin de survivre.Nationalité Americaine OriginesAméricain pure souche, la chaleur du Texas dans les veines, l'ardeur du soleil sur la peau. Statut matrimonialCélibataire, quelques filles ont ont déjà effleuré son coeur, quelques garçons ont baisé le creux de ses reins, et la seule fois où des mots interdits ont dépassé ses lèvres, ils se sont retournés contre lui dans une baffe magistrale. Alors oui, il baise, il défonce, il pilonne, mais jamais il n'embrasse, jamais il ne caresse, jamais il ne murmure les rêves qu'il a enfermé il y a déjà tant d'années.Orientation sexuelle  Bisexuel, une préférence pour les hommes quand les demoiselles lui refusent la porte de derrière, une prédilection pour les femmes quand les messieurs ferment la bouche devant son jouet favori. Il ne chipote pas Caïn, il prend ce qu'il veut mais il choisit toujours avec minutie le corps dont il sera le propriétaire quelques heures. Et puis, ça paye bien mieux de jouer sur les deux pans d'une sexualité déjà brisée. Job ou Activité  Star du porno, acteur raté pour certains, héros d'adolescents en proie à leurs hormones pour d'autres, fantasme des femmes qui s'ennuient en regardant leur homme se gratter les couilles au lieu de les caresser elles. Caïn, il aime son métier, il aime se dire qu'il contrôle bien plus son corps que sa vie, que ses mouvements de bassins font chavirer des coeurs, que ses râles de plaisir font jouir ceux qui le regardent. Il se sent vivre quand sur l'écran plasma, il se voit mouver au rythme des hanches d'une femme, de la croupe d'un homme. Il se sent exister quand c'est sa masculinité qui est mis en lumière, quand ses muscles se bandent, quand c'est lui qui maitrise, quand c'est lui qui choisit. Il n'y a pas mieux comme métier pour vous faire sentir homme. Date d'arrivée au ParkingIl y a quelques semaines seulement. En cas de suppression, acceptez-vous que votre personnage soit scénariséOui  Groupe De ceux qui vivent  Créditsperso.


Matthew McNulty
Quand et comment avez vous emménagé au Parking ?  L'argent qui manque, les casting qui disparaissent, les réflexions sur l'âge, des rides qui se creusent au coin du regard, un tout qui se mélange et explose à la figure de toute personne qui existe. Rajoutez-y un soupçon de décadence, un besoin inconditionnel de se sentir exister, de se sentir libre de choisir et une dose massive de poison et vous obtenez homme sur le déclin, dont les quatre murs sont tombés, dont le sol s'est effondré. Caïn a emménagé il y a quelques semaines à peine au plus haut de la tour des Lilas, là où les merdes d'oiseaux se mêlent aux rêves des imbéciles. Caïn, avant c'était Brooklyn, les rooftops, les lumières de la ville, la folie de la nuit. Maintenant, c'est le Bronx, les mêmes rooftops mais avec un grain de danger qui s'immisce dans la machine et fait tout dérailler.  Ce n'est pas un échec, être au plus haut de la ville a ses avantages : loin du bruit, du tumulte de la rue, des cris des ivrognes qui parfois sont les siens. Caïn, il veut retrouver un semblant du Texas, voir le soleil se lever avant tout le monde quand le silence est de mise, que la vie remplace la survie, quand il est lui, et qu'il a cette impression que tout lui appartient.

Que pensez-vous de l'immeuble et vos voisins ? Un mix de béton, de brique et de folie. Un subtil mélange d'existences dépravées, oubliées et de vies espérées, passées au crible du destin, n'attendant que de courir et de fuir. L'immeuble le débecte, la vue le charme, et les autres ce n'est pas son problème. Caïn, il vit pour lui, uniquement pour sa gueule, uniquement de ses choix, et ses voisins ne rentrent pas dans le schéma. Qu'ils l'apprécient, qu'ils lui hurlent dessus, qu'ils le menacent pour l'odeur du shit, pour sa tête minée dans les couloirs, pour les cris perçants des femmes sous orgasmes, pour les râles rugissants des hommes en extase, il n'en a rien à foutre. Sa vie, pas la leur.

Quelle est votre réputation au sein du quartier ? En quelques semaines, il en a eu des surnoms d'oiseaux Caïn, du bellâtre fantasmé de certaines jeunes femmes, au fou furieux du dernier étage qui baise autant qu'il fume, à celui qui ramène de la chaire et de la bouteille aux soirées désinhibées du Parking. Certains le reconnaissent, lui, l'homme qui les a fait bander, mouiller, gémir dans leurs chambres de 9m2. Certains ont osé l'insulter, et c'est avec un sourire en coin qu'il leur a répondu, la langue bien plus aiguisée que son poing. Sa réputation n'est ni bonne ni mauvaise, mais ce qui est certain, c'est qu'il laisse derrière lui des questions, des soupirs de frustrations, des moues amusées, des colères qui s'échauffent et qui retombent comme des soufflets.  Caïn c'est un putain de mystère, une fumée ardente, un fantasme refoulé. Une poussière de plus dans cette ville emmurée.




And another one bites the dust

Seul garçon de sa famille, il a vécu dans les froufrous de ses quatre soeurs ainées, dans leurs besoins inconditionnels de déguisements et de maquillages exubérants. Sa peau a plus connu le rouge à lèvre et le far à paupière que la sueur et les hématomes des bagarres entres mômes. Caïn, il était leur poupée, leur marionnette, leur porte manteau et surtout leur jouet d'expérimentations
D'une famille très pieuse, son prénom lui a été donné en référence au fils prodigue et tant attendu, Caïn. L'oubli de sa mère, c'était que Caïn fut le premier homme a avoir fait coulé le sang. Meurtrier, il ne l'est pas, déchu, par contre, c'est à méditer.
On pourrait parler d'abus sexuel, d'attouchements, mais ce qu'il a subit n'est pas comparables à des actes de ce genre. Carter, Mira, Apolinn et Suzie ne voulaient que comprendre, ne voulaient que voir ce qui le différenciait d'elles. Alors, oui, il était jeune Caïn quand leurs mains ont caressé ce petit bout de chair qui leur était inconnu, il était un peu moins jeune quand les bisous ont glissé le long des joues. Quand les lèvres se sont scellées autours de ses mamelons, de ce corps trop chétif, de cette queue durcie. Et il a aimé ça le jeune garçon, mais ce qu'il aimait encore plus, c'était regarder les autres mômes retirer leur t-shirt en pleine chaleur, et laisser ses yeux dégringoler sur leurs buste à peine plus musclé que le siens. Oh oui, il aimait les regarder Caïn, encore plus que de sentir la bouche de l'une de ses soeurs contre sa peau. Elevé comme une fille, élevé par des filles, petite chose qu'on déguisait et qu'on rendait joli, qu'on touchait, qu'on examinait pour grandir. Mi-fille, mi-garçon, un savoureux mélange de ce qui se faisait de mieux dans chaque pan de l'existence, un subtil cocktail d'une double personnalité, et d'un môme qui ne comprenait rien de ce qu'il était et de ce qu'il devait être.
Durant son enfance, sa mère l'a inscrit à la danse. Celle en tutu, en petit justaucorps rose et en ballerines. Mais lui, il ne pouvait enfiler ces fioritures qu'à la maison, sa professeur refusant de le voir grimer en fillette. Les crises de larmes n'ont servi à rien, le tutu lui a été confisqué sur les planches de la salle, et redonné sur le stratifié de la baraque. Il a continué à danser durant des années Caïn, préférant toujours le rôle féminin à ce qu'on lui donnait comme partie, poussé par ses soeurs pour être le cavalier et la cavalière en fonction de leurs désirs. A 15ans, il a tout arrêté, claquant la porte de la salle avec la même vigueur que celle de chez lui. Il devait refouler ce qu'elles lui avaient inculqué, il était un homme, pas une poupée. 17ans plus tard, il danse toujours, et putain qu'il est doué Caïn quand il remue le bassin, qu'il chauffe les femmes et les hommes sur la piste, et que ses hanches ondulent comme les arrondis de l'infini. Mais plus de tutu, plus de pointes, plus de fillette cloitrée dans le corps d'un garçon qu'on a tordu, émacié, éraflé. Il ne reste que la carcasse d’un homme, prêt à tout pour en rester un, prêt à tout pour… Prouver qu’il en est un.
 A son départ de chez lui, il a tenté tout les sports et les boulots stéréotypés. Football américain, il n'avait ni la carrure, ni le cerveau ramolli. Mécanicien, le cambouis ne lui allait pas au teint. Catcheur, l'élastique du ring a eu raison de ses couilles une fois, pas deux. Et puis un matin, en se réveillant, comme le divin qui caresse son fils et l'envoie valser d'une pichenette dans le mur d'en face, il a compris que c'était son corps sa plus grande arme. Lui a qui on avait volé sa chaire, sa liberté de choix, a qui on avait inculqué deux genres, deux façons d'aimer, de désirer et de gémir, lui pouvait reprendre ses droits en utilisant ce qu'on lui avait volé en premier. Les rues de New York furent son premier terrain de chasse, et il se rappellera toujours de la première passe qu'il a fait à un homme au coin de la cinquième avenue. Lui aussi allait briller en tant qu'homme, plus en tant que chose.
Maitriser son corps, c'est aussi accepter de le maltraiter par choix et pas par obligation. Ses assiettes sont remplies de graisse saturés et de sucre raffiné, ses verres, d'alcools forts, de mégots à peine entamés. Il aime se tester Caïn, il aime se montrer qu'il peut toujours aller plus loin, se pousser à l'extrême, être le seul propriétaire de cette carcasse qu'il a appris à aimer, à haïr et à élever à un rang qu'il n'aurait jamais pu imaginer. Son corps, c'est sa marque de fabrique, son outil de travail, et peut-être est ce pour cette raison que les kilos ne s'amassent pas malgré une alimentation anarchique et une hygiène de vie à la Kubrick. Les frontières, il ne connait pas, il se joue des lignes, il dépasse les limites à chaque nouveau rayon de soleil, et c'est ce qui l'a transformé de putain du quartier à acteur porno à la queue affutée. Il faut en avoir, et en vouloir pour passer de l'ombre à la lumière dans une même nudité.
Très impatient, sauf dans un lit, il a du mal se rester concentrer sur un film, sur une lecture ou dans une toute autre activité intellectuelle. On peut parler de trouble de l’attention, mais lui il vous répondra seulement qu’il se fait chier. Pas le plus intelligent, mais le plus dégourdis, il n'a pas fini ses études, préférant l'école de la vie et la liberté que cela lui offrait. Mais mettez-le devant une caméra, le diaphragme focalisé sur ses muscles saillants ou sur sa gueule d'ange, et le chien fou se transformera en chat aux ronronnements attractifs, plaisants, jouissifs.
Intolérant au lactose, les White Russian au soja n'ont plus de secret pour lui. Tout comme toutes les boissons alcoolisées qui s'arrosent de lait pour gagner en subtilité. Allergique aux arachides, Caïn a fait un oedème de Quick sur un tournage suite à un repas mal surveillé. Il tient de cet épisode le surnom de The Big Caïn, en référence à son cou gonflé lors de l'attaque. Depuis, cette appellation a pris une toute autre tournure suite à quelques grands succès du porn.
Les tatouages ont toujours été le symbole d'une masculinité acceptée et exposée. Et c'est quelques jours seulement après son arrivée à New York, que Caïn a fait réaliser sa première marque, au creux du dos, une suite de chiffres dont lui seul connait la signification. Son second, un dragon tatoué dans le cou, lui a été soufflé par un ancien client, lui avouant que les tatouages sur de beaux corps font plus vide bander les hommes. Il ne lui a fallu pas plu d'argument pour continuer la cadence et s'en faire un troisième au niveau du bassin. Il est une toile vivante Caïn et il marque son corps à coups d'encre et de métaphores.
Ce qu'il aime chez les femmes et qui lui fait parfois préférer celles-ci à la gente masculine, c'est leur pubis. Caïn, il aime leurs poitrine, leurs mamelons durcis et le creux de leur rein, mais leurs pubis lui fait tourner la tête et perdre la raison. Cet infime bout de chair, épilé ou non, doux ou sauvage, ce minuscule berceau de secrets, lieu souvent interdit pour l'Inconnu et premier souvenir qu'il a du corps de la femme, lui coupe le souffle à chaque tournage, à chaque baiser, à chaque caresse, infime ou brutale.
Macho par besoin de s'affirmer en arrivant à New-York, il a gardé ce trait de personnalité depuis. Caïn, il respecte les femmes bien plus qu'il ne se respecte, mais ça peut faire tache dans un curriculum vitae comme le sien. Il préfère donc sur-jouer le mensonge, qu'interpréter la vérité. Beaucoup savent qu'il est un interprète dans son propre corps - et en tant qu'acteur, c'est exactement ce qu'on lui demande. Il est apprécié de ses compagnes et compagnons de films, mais décrit comme un homme parfois impoli, parfois rentre dedans, parfois trop sauvage. Et toujours charmant, blagueur, charmeur, mais surtout prédateur. Il en a laissé derrière lui des conquêtes d'un soir, des actrices en devenir, des petites nymphettes prête à tout pour baiser avec l'acteur qui les a fait jouir en pixels. Et la seule qu'il a voulu garder tout contre lui, c'est l'Unique qui la laissé sur le carreau. En arrière, seul en proie à son passé, à des démons qu'il pensait avoir enseveli sous un amas de testostérone. Il pensait pouvoir lui expliquer, mettre des mots là où y avait des cicatrices. Mais elle était comme tout les autres, incapable d'accepter la divergence, incapable de voir que c'est la différence qui fait l'Homme, et par l'Homme qui fait la différence.



BEHIND THE  BOY, BEHIND THE GIRL
Tu es un garçon.
Maman est devant moi, ses yeux ont la couleur de la terre, arides à force de pleurer, brisés par les tempêtes, brûlés par le soleil. Elle me regarde, me sourit, moi, l'enfant qui lui rappelle l'homme qu'elle a aimé quelques heures, quelques jours, peut-être quelques minutes seulement. Sept ans et déjà la douleur de l'abandon au creux du coeur. Sept ans et déjà l'impossibilité de se calquer à un modèle masculin. Quand je lui ai demandé pourquoi je n'avais pas de papa, elle m'a laissé entrer dans ce gouffre qu'elle avait emmuré, dans ce coeur qu'elle avait refermé il y a déjà tant d'années. Les mots ont été rapide, les larmes invisibles, moi je comprenais sans saisir, j'acceptais sans choisir. J'avais une maman, j'avais des soeurs, j'avais une vie, c'était tout ce qui comptait au final. Mais malgré tout, quand elle laisse ses yeux vagabonder sur ce petit corps, quand elle esquisse un sourire, quand elle me prend dans ses bras, je sais qu'au fond, elle aurait souhaité que je ne sois pas ce que je suis. L'enfant d'un inconnu, le seul homme de la famille qui aurait du être une fille.

Tu es une fille.
Une robe jaune tournesol qui virevolte dans la chambre unique des enfants. Une odeur de fraise et de guimauve. Des rires et des voix guillerettes, amusées, furieusement taquines. Je tourne, tourne sur les pointes, sur le bout de ces pieds que je juge trop grands, trop gros, trop laids. Je tourne, tourne sur mes jambes trop épaisses, que Carter m'a aidé à raser depuis que ce duvet brun est apparu. Je tourne, tourne dans ce bout de tissu que j'affectionne comme aucun autre vêtement. Ma robe, mon secret. J'ai 12ans, les cheveux qui me tombent sur les yeux, peignés, nattés là où la longueur est suffisante.  Suzie m'a noirci les cils, Apollinn a fait de mes joues trop creuses, de vraies petites cerises rougeoyantes. Nous sommes comme des paillettes lancées en plein mois de juillet, comme des milliers de feu d'artifices qu'on ferait exploser à quelques secondes d'intervalle. Les 4 filles du Docteur March me dit souvent Carter, la plus vieille, la plus intelligente, la parfaite Carter. Maman est sortie faire des courses, elle sait ce que je fais quand elle disparait et même si elle ouvrait la porte à cet instant précis, elle ne hurlerait pas, ne pleurerait pas. Elle a compris depuis bien longtemps que son petit garçon n'accepte pas d'en être un, et qu'il ne comprend pas pourquoi on l'oblige à être ce que le monde veut qu'il soit.
Et je tourne, tourne, et elle m'attrape la main Carter. Elle me stoppe dans ma ronde, et sa main libre passe doucement sous la robe, et caresse tendrement ce lieu inconnu qu'elle a fait son territoire depuis déjà longtemps. Suzie me dépose un baiser sur la joue, douce caresse qui réveille en moi ce que je tente de noyer à coups de parfum et de poudre pailletée. Je les aime, et elles m'aiment. À leur manière.

Tu es un homme.
Caïn, plus vite. Caïn, plus à droite. Caïn, tire lui les cheveux. Soit plus dur Caïn, soit plus fort Caïn. Crache Caïn. Non, pas ce type de crachat. Leurs mots dévalent sur moi, j'écoute, et je retiens, je n'ai pas besoin qu'on m'explique ce boulot plus longtemps. Les corps, ça me connait, femmes, hommes, j'ai tout testé, j'ai tout regardé, j'ai tout écumé, et ma préférence va au trou qui accepte de devenir mon chez moi, aussi cru que cela doit être compris. J'en ai fais du chemin depuis les rues de New York où ma bouche était le sanctuaire des maris trop fauchés, des femmes trop ennuyées. On me paye pour que je défonce quelqu'un, pour interpréter un rôle stéréotypé, le gars tatoué qui débarque dans une chambre d'étudiante et qui se retrouve dans un threesome avec deux gamines en jupettes, la culotte déjà au sol. C'est pas mon jeu qui me fait monter doucement au rang de célébrité, mais plutôt cette gueule d'ange, ce regard de chiot apeuré, cette bouche charnue qui ne demande qu'a être mordue, saigner, embrasser. Je suis loin d'être le plus beau, le plus musclé, le mieux monté, mais selon certains, j'ai une étincelle dans les yeux qui ne trompe pas. Une flammèche qui ne demande qu'à être embrasée pour devenir un feu de joie. Je suis taillé pour ça qu'ils me disent, j'ai le porn au coin des lèvres, j'ai le cul qui dégouline au creux des reins, j'ai ce sourire quand je pilonne l'autre, qui fait jouir ceux qui me regardent. Je suis un fantasme, je pue la luxure, je suinte la jouissance, je suis de ceux qui vivent sous un orgasme cosmique, réel et infini.

Tu es une femme.
Ma joue me lance, c'est rouge, ça chauffe, mais ça fait moins mal qu'à l'intérieur. Tout au fond, ça bourdonne, ça explose, ça dévore et ça laisse un trou béant, un gouffre sans fin. Son odeur est partout, dans l'appartement, sur ma peau, sur les draps qui l'ont effleuré toute la nuit. Elle a beau être partie depuis des heures, c'est comme si elle était encore là, à me souffler des mots d'amours, des tendresses et du bonheur. Nous étions des stéréotypes, de ceux qu'on voit à la télé, la princesse aux cheveux d'or, et la bête au regard amouraché. Nous étions une douce interprétation des contes de fées et je lui aurais taillé une couronne si elle me l'avait demandé. Nous étions la perfection, et ce que je faisais de ma vie lui donnait plus envie de me sauter dessus que de m'arracher le coeur. Elle aimait ce succès, ces soirées que je lui offrais dans les boites les plus branchées de New York. Elle aimait ça, sortir avec l'homme qui était un fantasme, celui qui faisait exploser les stats sur internet, mais celui qui rentrait avec elle et seulement elle. Elle jouissait de ma réputation et n'avait que faire du nombre de culs que je caressais, du nombre de bouches qui s'aventuraient sur cette queue qui lui appartenait. Elle était parfaite. Jusqu'à ce que je me montre imparfait. Cette tâche   inacceptable que j'accepte, cette tare incompréhensible que je comprend, cette différence que le monde pointe sur doigt et dénigre à coups de "transexualité, transgenre" et autres appellations du même gabarit. J'ai mis des mots sur les cicatrices dont elle cherchait les explications, j'ai mis une réalité sur ces secrets que je gardais au plus profond de moi. Mais autant me savoir entrain de fourrer je-ne-sais-quelle-gonzesse ne la dérangeait pas, autant découvrir que je voguais entre deux genres, que j'adorais caresser la queux d'un homme et que parfois je m'égarais au rayon sous-vêtements et regardais attentivement les coutures et les finitions l'exécraient. Tapette. De ses lèvres, ce mot sonnait terriblement faux, elle que j'érigeais au rang de Reine, que je mettais au dessus de toutes ces conventions. Pas différente des autres au final. Incapable de comprendre que l'homme n'a rien d'unique et que le monde survit grâce à ces exceptions dont je faisais parti.

Tu es un tout.
La lumière me plaque au sol, m'oblige à refermer les yeux. Ça tambourine là-dedans, mais va savoir si c'est l'estomac, le crâne, le coeur, ou la queue. A côté je sens un corps qui respire. J'ouvre les paupières, et j'en découvre deux autres à ma gauche. la rousse qui est nue, dévoilant une toison rougeoyante sous la clarté du soleil. Cet appartement est plutôt pas mal niveau lumière au final... Je caresse doucement les poils qui effleurent ma cuisse nue, c'est chaud, c'est doux, ça me redonne la trique en un instant. Je tourne la tête et ne peut m'empêcher de sourire face à l'homme qui respire plus fort que les autres, la bouche un peu ouverte, l'haleine qui pue un savoureux mélange d'alcool et de shit. Au coin de ses lèvres, ça perle d'une substance blanchâtre, et je l'embrasse goulument pour ne pas en perdre une miette. Je me relève, le dos douloureux, le trou en feu. Les souvenirs, ils s'ébranlent, disparaissent et reviennent et j'avoue que je me souviens plus de la rousse et de monsieur jolie bouche que du dernier à ma droite. J'enfile un boxer, je me cogne au mur, ça m'arrache un "putain" qui les réveille et fait sourire ma nymphette aux allures de sauvageonne. Je lui lance un sourire en coin, elle jette un regard sur mon calbut' a la forme incongrue et ça ranime quelque chose en elle qu'elle avait surement perdu au fond d'une bouteille. J'hésite, elle me regarde, j'hésite, elle me sourit. J'ouvre timidement le rideau en face et regarde par la fenêtre, vue imprenable sur la cour de ce nouveau lieu qui a l'air bien plus débauché que je ne l'imaginais. J'ai peut-être perdu quelques flashs et quelques dorures, mais au fond, n’ai-je pas toujours fait parti de ces murs de béton, de ces briques cramoisies aux allures de toiles meurtries ?  C’est ce monde qui m’a créé, et j’parie ma queue que c’est lui aussi qui va me faire renaitre. Je sens une main qui dévale sur ma colonne et qui me malaxe doucement les fesses. Il es là, derrière moi, à me souffler dans le cou, à me murmurer des choses qui me font clore les rideaux, et abandonner ces pensées bien trop intellos. J'accepte une nouvelle danse, le sourire aux lèvres, la langue affutée, où j'allais pouvoir être le cavalier et la cavalière, un mélange savoureux de ce que certains appelle immondice, atrocité. Et que d'autres, moi le premier, nomment perfection. Acceptation.


Morgane
passe ta souris !
Hello  :l:  Alors je m'appelle Morgane, j'ai 24ans et des brouettes et j'étais sur de Ceux à l'ouverture et pendant pas mal de temps. Suite a un taff beaucoup trop prenant, j'ai du disparaitre  ho  et pouf me revoilou après pas mal de mois sans rp (oui jai tout arrêté et je reprend ici, donc soyez indulgents s'il vous plait  SMILE ) Je reprend le personnage que j'avais créé et que j'avais juste A-DO-RÉ faire vivre sur le forum  AS.  CAÏN LE CAÏN J'essaierais d'être la plus présente possible, surtout le week end à vrai dire, et le soir après le taff et le sport si je ne peux pas  EUKAY  MR GREEN Hâte de rp de nouveau ici, et surtout j'espère que Caïn vous plaira  HIC


Dernière édition par Caïn Ackerman le Sam 26 Mar - 14:50, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: CAÏN ✗ L'ART DE S'ÉLEVER, DE SURPRENDRE ET DE FLANCHER.   Sam 26 Mar - 13:24
ALORS CEY TOI LA MADAME DU DESIGN ROUGE ?! RIP

Je suis ta plus grande fan FAN Daniel m'a soufflé quelques mots sur toi MIAOU

Re bienvenue chez toi HELLO


And in their triumph die,
like fire and powder,
Which, as they kiss, consume.
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MessageSujet: Re: CAÏN ✗ L'ART DE S'ÉLEVER, DE SURPRENDRE ET DE FLANCHER.   Sam 26 Mar - 13:26
Tu as refait ma journée tu sais ? LOVE


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▹ APPART : y'a eu le quinzième avec le patriarche tant adulé, le quinzième comme foyer au plus près des toits. brièvement y'a eu l'appart de deidre avant qu'il se fasse embarquer comme un malpropre. maintenant il se terre de nouveau au quinzième dans un nouvel appartement, plus grand avec toute sa tribu qu'il tente de planquer. le repère des gosses perdus qui ont réussi à s'enfuir et qui se cachent pour mieux survivre. inconnu entre les murs qui l'ont vu grandir, il sait pas encore si l'appartement est une libération ou une prison. mais il est enfin revenu à la maison.
▹ TAF : il a fait plein d'trucs, coma. passeur de drogues depuis tout gosse, il connaît le trafic comme sa poche, mais il a raccroché, pas longtemps avant d'se faire embarquer. il a essayé de bosser pour deirdre mais il a jamais été très doué, il a même pas pu finir le lycée. maintenant il fait c'qu'il peut pour pas crever, il se sent comme un étranger.
▹ AVATAR : jake cooper.
▹ DC : /



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MessageSujet: Re: CAÏN ✗ L'ART DE S'ÉLEVER, DE SURPRENDRE ET DE FLANCHER.   Sam 26 Mar - 13:47
OH MON DIEU. CE PERSO CET AVATAR JE.
En plus paraît que t'es une petite ancienne MIAOU





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MessageSujet: Re: CAÏN ✗ L'ART DE S'ÉLEVER, DE SURPRENDRE ET DE FLANCHER.   Sam 26 Mar - 13:55
Re bienvenue, la vieille du forum. MIAOU
J'adore ce personnage, l'avatar, je ne le connaissais pas mais... bon sang. OMG
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MessageSujet: Re: CAÏN ✗ L'ART DE S'ÉLEVER, DE SURPRENDRE ET DE FLANCHER.   Sam 26 Mar - 14:12
LHAAR : Oh bah merci beaucoup, ça me touche dis donc :l:

AL Oh n petit mignon CAÏN LE CAÏN CAÏN LE CAÏN (CET EMOTICONE PORTE ENCORE MON PSEUDO OMG MOUSTACHE ) ca me fait tellement plaisir d'être de retour <3

COMA Merci beaucoup <3 j'espère que Caïn te plaira alors BRILLE :PERV: (je dirais même une vieille ancienne MR GREEN )

RYAN ouh quelle belle jeune femme dis donc CAÏN LE CAÏN Merci beaucoup ! Et oui matthew n'est pas connu mais il est tetlement whxpzjlzefzvd JEREM LE HERISSON CANDICHOU
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MessageSujet: Re: CAÏN ✗ L'ART DE S'ÉLEVER, DE SURPRENDRE ET DE FLANCHER.   Sam 26 Mar - 14:54
ReBienvenuuuuuue coeur
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MessageSujet: Re: CAÏN ✗ L'ART DE S'ÉLEVER, DE SURPRENDRE ET DE FLANCHER.   Sam 26 Mar - 14:55
Lhaar Baush a écrit:
ALORS CEY TOI LA MADAME DU DESIGN ROUGE ?! RIP
Je suis ta plus grande fan FAN
je plussoie CAÏN LE CAÏN pis je suis fan du design gris et de tout ce que tu fais aussi FAN et ton smiley CAÏN LE CAÏN -meurt-
non mais, je voulais demander un lien en arrivant, mais c'était juste avant que tu partes alors RIP mais cesare a fait un peu de porno dans le temps donc ROBERT
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MessageSujet: Re: CAÏN ✗ L'ART DE S'ÉLEVER, DE SURPRENDRE ET DE FLANCHER.   Sam 26 Mar - 14:59
re-bienvenue chez toi. CAÏN LE CAÏN:l:
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MessageSujet: Re: CAÏN ✗ L'ART DE S'ÉLEVER, DE SURPRENDRE ET DE FLANCHER.   Sam 26 Mar - 15:03
Mais c'est bien les bisous pourtant CUTE
Rebienvenue alors :)
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MessageSujet: Re: CAÏN ✗ L'ART DE S'ÉLEVER, DE SURPRENDRE ET DE FLANCHER.   Sam 26 Mar - 15:05
LIAM Merci bellâtre CAÏN LE CAÏN
CESARE Leeeoooo SLIP SUPER JEREM LE HERISSON Merci beaucoup et  vous allez me faire rougir, moi qui n'est pas touché a un graphisme de forum depuis... et bah depuis un bail enfait MR GREEN  et avec plaisir pour le lien maintenant YOUPI

WYATT merci MOUSTACHE BRILLE  (pas de bug alors ? BLBLBLBL )

YANN Geu jamie UH UH HEHE :l: merci beaucoup SALIVE
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MessageSujet: Re: CAÏN ✗ L'ART DE S'ÉLEVER, DE SURPRENDRE ET DE FLANCHER.   Sam 26 Mar - 15:17
si, mes yeux ont bugué devant ton avatar canon. CAÏN LE CAÏN
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Voir le profil de l'utilisateurhttp://www.nous-sommes-de-ceux.com/t5366-lyam-o-neill-it-s-too-c
▹ DISPONIBILITE : Non
▹ MESSAGES : 827
▹ INVESTISSEMENT : 14

▹ AGE : Trente-cinq années au compteur, bien trop passées à être une autre, pour finalement n'être plus personne.
▹ APPART : #1105/11ème étage - seule entre des murs froids qu'elle tente vainement de colorer d'une personnalité qui ne cesse de lui échapper.
▹ TAF : Palefrenière la journée, les bottes dans la paille et le crottin, à en avoir des cloques aux mains de manier le balai et la fourche, mais le bonheur indiscutable d'oeuvrer au bien-être des chevaux pour quelques heures de monte comme rémunération qui persiste dans son coeur. Fille de joie, catin des beaux quartiers New-Yorkais une fois que la nuit a enveloppé la ville -et son âme. En recherche d'autres horizons, pour se défaire de la prostitution.
▹ AVATAR : Priyanka Chopra.
▹ DC : L'Irlandais aux poings écorchés (Aisling Ó Luain). (yet to come)



MA RENOMMÉE DE MERDE :
MessageSujet: Re: CAÏN ✗ L'ART DE S'ÉLEVER, DE SURPRENDRE ET DE FLANCHER.   Sam 26 Mar - 15:20
YOU. BRILLE BRILLE BRILLE I love you
Rebienvenue avec ce splendide personnage. ho CANDICHOU


WHO AM I ?
Do you mean where I’m from ? What I one day might become ? What I do ? What I’ve done ? What I dream ? Do you mean… What you see or what I’ve seen ? What I fear or what I dream ? Do you mean who I love ? Do you mean what I’ve lost ? Who am I ?
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MessageSujet: Re: CAÏN ✗ L'ART DE S'ÉLEVER, DE SURPRENDRE ET DE FLANCHER.   Sam 26 Mar - 15:22
Caïn, Caïn, Caïn. J'adore ce prénom putain.
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MessageSujet: Re: CAÏN ✗ L'ART DE S'ÉLEVER, DE SURPRENDRE ET DE FLANCHER.   Sam 26 Mar - 15:26
WYATT CAÏN LE CAÏN normal j'ai envie de dire ARROWluvCharlie
LYAM Owwwh BRILLE toi encore ici YO CHOC super contente de voir des visages connus SMILE merciii

HELIAS Ouh le beau monsieur MOUSTACHE :PERV: merci beaucoup et je te retourne le compliment, j'aime beaucoup le pseudonyme de ton personnage ROBERT
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MessageSujet: Re: CAÏN ✗ L'ART DE S'ÉLEVER, DE SURPRENDRE ET DE FLANCHER.   
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