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Василий ⚜ SLAVE & A MASTER

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les locatairesles potins


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Message(#) Sujet: Василий ⚜ SLAVE & A MASTER Dim 28 Fév - 21:54

Vassili Pavle Dmitriev
let's die together, mi amor
Nom Ses traits sont doux, sa peau reflète le marbre. Cet enfant est faux, cet enfant n'a rien de naturel. Il est fait de porcelaine polie et de charbon, d'amour et de naïveté. C'est une petite chose fragile, un jouet inutile qu'on a vite fait de ranger sur une étagère. Dmitriev. Son père était comme ça, lui aussi. Cette si faible échine et ce genoux éternellement courbé étaient sans l'ombre d'un doute ce qu'il a su lui léguer de pire, le prix a payer pour les jolis traits dont la génétique l'a affublé. Prénom Car heureusement, là ou sa mère n'avait pas d'autorité était bien le seul endroit ou son père aurait pu gagner quoi que ce soit sur elle. Au fin fond de son institut carcéral, elle a donné naissance et n'eut réellement que ça a faire. Penser a un prénom. Vassili. C'est ce gamin qu'on arrache a sa mère dès l'allaitement terminé, un enfant qui aujourd'hui ne se souvient presque plus de son visage. Elle était blonde, pas spécialement belle. La couleur de ses yeux lui a échappé, sa voix est devenue celle d'une narratrice quelconque semblant travailler dans chaque film. Mais de toute façon, elle n'est que deux trois lignes dans la vie du petit bordel. Date et lieu de naissance le 13 août 1994, à Minsk, Biélorussie. Bien entendu, un petit garçon ne pouvait tout simplement pas grandir dans un institut carcéral. C'est l'homme a l'échine de mousse qui s'est présenté en grand sauveur, qui a arraché un enfant a sa mère. Son enfant. Le gamin l'a détesté longtemps, puis il a grandit. Comme tout les petits pions de ce monde. Néanmoins, il n'en restent pas moins pièce facilement renversable. Facilement manœuvrable. C'est un point en commun qu'il a avec son paternel. Âge Vingt-et-une années qui semblent aller de reculonsNationalité Du fait de son statut de naissance particulier, il est considéré comme né en Biélorussie, mais a acquis sa citoyenneté américaine alors qu'il n'était qu'un enfant Origines Sa mère à été élevée dans une famille Ukrainienne bien nantis. Néanmoins certaines princesses refusent d'en être une, et leur château de verre leur semble parfois froid, morne. Sa mère a sombré dans bien des vices, mais a la base, ses ancêtres purement ukrainiens se débrouillaient très bien. Quant a son père, c'est une autre histoire. Il est né orphelin, n'a jamais connu la moindre stabilité dans sa vie. Il a volé pour survivre, déambulé pour se retrouver. Pourtant il s'est perdu le jour ou il l'a croisée elle, alors qu'elle était de passage dans la ville natale de celui-ci, Moscou. Son enfant a donc de forte racines russes mais obscures. Statut matrimonial Il est seul. Complètement seul. C'est sa peur, sa phobie. Ce qu'il craint en se couchant, ce qu'il fuit en se levant. Il est seul et refuse de l'accepter. Refuse d'apprendre a marcher de son propre chef, refuse qu'on le laisse en tête a tête avec lui-même.  Orientation sexuelle Est-ce que ça compte réellement? Il est soumis, a quatre patte et obéissant, fidèle, dépendant. Pourquoi personne ne s’intéresse-t-il a lui? Pourquoi personne ne veut être servi? Vassili cherche ce qu'il n'a pas, cherche l'équilibre a deux, équilibre qu'il ne comprend pas, clairvoyance et maturité qui lui font défaut. Vassili aime les hommes parce qu'ils sont autoritaires, mais de l'attention, c'est de l'attention. Une femme pourrait tout aussi bien se servir de lui, s'essuyer avec et le jeter aux orties lorsque terminé. Comme ils le font tous.Job ou Activité Trouver du travail n'est pas chose aisée lorsqu'on vient d'ou il vient. Les enfants brisés comme lui sont mal vus, prendre la peine de souffler la poussière qui s'est accumulée sur eux est du temps perdu. C'est vrai, après tout. Pourquoi engageraient-ils un 'délinquant' comme lui? Vass cherche constamment du travail pour finalement laisser tomber ce travail de plongeur dans une cantine. Mais ses disponibilités sont réduites, surtout avec ses études en soins infirmiers Date d'arrivée au Parking 2 ans déjà En cas de suppression, acceptez-vous que votre personnage soit scénarisé ouip, Groupe De ceux qui rêvent, Crédits Myself.  


feat Joe Collier
Quand et comment avez vous emménagé au Parking ? Deux ans ici, deux ans dans ces couloirs au papier peint délavé, dans cette chambre aux draps froissés. Sales. Deux ans dans le Bronx, une éternité dans l'ombre. Loin du vrai monde, loin de lui-même. Peut-être qu'au fond, ça lui fait du bien. Peut-être qu'au fond, il est né pour n'être qu'à moitié. Né pour prendre sa place sur l'étagère et prendre poussière. Il est venu pour partir, il est venu pour ne plus être ailleurs. Il aurait pu prendre un appartement franchement mieux, quelque chose d'un peu plus cher, beaucoup plus paisible. Mais au fond, il se sent chez lui, a l'impression d'avoir trouvé le bon endroit pour accumuler toute cette poussière. S'en délester une fois de temps en temps. Il a choisi le Parking et ne se voit plus partir, simplement parce qu'il ne se voit plus du tout.
Que pensez-vous de l'immeuble et vos voisins ? Certains l'intriguent, beaucoup l'effraie. Tous l'attirent. Il les regarde comme un chacal en retrait, hyène affamée incapable de passer a l'action. A jamais faible, trop affamé pour sortir les crocs. Alors il se contente de rester en retrait, observe de derrière un rideau, du coin de l'oeil dans la cage d'escalier, a travers le reflet de la vitre d'entrée, derrière sa cigarette fumante. Jamais ne confronte, jamais ne combat. Pour certain, c'est une proie, pour tout le monde, c'est un bibelot qu'on ne remarque pas nécessairement. Il est beau, mais tellement placide, plastique. Artificiel.  

Quelle est votre réputation au sein du quartier ? Sa réputation? Tous s'accordent pour dire que ses racines russes détonnent horriblement avec ses manières américaines. Puis dans les couloirs et les allées sempiternelles de ces logements se murmurent certains ragots quant au peu d'estime qu'il accorde a son propre être, fallacieux mensonges quant a sa fierté inexistante. Mais Vass n'y prête pas attention. Ça fait trop mal, de savoir. Ça fait trop mal d'écouter, de se rendre compte qu'ils ont raison. Alors il garde le sourire et prétend être idiot, prétend l'innocence, feint l'indifférence. Ça lui réussi presque bien, la nonchalance, cette idiotie virulente. Sa réputation, c'est celle d'un jeune homme qui ne sait pas dire non, celle d'un gentil petit russe qui veut faire plaisir a chacun, faire sourire le prochain. Peut-être un jour comprendra-t-il. Peut-être pas...


«You terrify me, cause you're a man, you're not a boy
You got some power, and I can't treat you like a toy
You're the road less travelled by a little girl
You disregard the mess while I try to control the world
Don't leave me, stay here and frighten me
Don't leave me, come now enlighten me
Give me all you got, give me your wallet and your watch
Give me your first-born, give me the rainbow and the...»



Ses genoux sur le carrelage froid s'engourdissent, son cerveau semble se perdre, s'enfoncer dans les méandres de la perversion, complètement mis a terre par le silence. La puissance du silence qui pousse sur ses épaules, pousse toujours plus fort jusqu'à lui donner mal au cœur. Et cette gorge qui ne peut hurler, qui ne veut hurler. Maudite soit la gravité, maudit soi son cœur, maudit soit-il lui. Lui qui s'est mis dans cette situation, lui qui s'est lui-même trahi. Ou peut-être a-t-il décidé d'être loyal envers son horrible personne. Peut-être quelque chose reposant entre les deux. Tant de peut-être martelant un être aussi misérable. C'est le jour ou la justice est devenue poison, le jour ou il comprit que le ruban bandant les yeux  de la statue n'y était pas pour représenter l'impartialité mais bien la cécité de ceux qui ne peuvent voir plus loin que ce qui se présente devant eux. Il souffre, cet enfant, même s'il gémit de plaisir, même si sa langue s'amuse avec cette friandise de chair. Il souffre tellement qu'il en a oublié qui il est, que son cerveau l'a poussé a le mettre en mode survie, le faire oublier ce que dignité et fierté pouvaient bien vouloir dire. Tout comme la justice, ce sont des principes humains, bourrés de défauts, de failles et d'interprétations toutes les plus handicapantes les unes que les autres. Vassili n'a assimilé aucun d'entre eux, parce qu'aucun d'entre eux n'a jamais su pousser sur le sol de son cœur. Il s'entête a planter, s'évertue a semer et labourer. Mais rien ne pousse là-dedans, rien si ce n'est les remords et les mauvaises herbes qu'il lui faut constamment arracher pour ne pas devenir fou.

«.. Mon tour..»

Une autre voix, un autre gars. Sa bouche est trop occupée, son attention, accaparée. Il doit faire du bien, toujours plus de bien. Il aime se sentir apprécié, il aime qu'on remarque a quel point il est bon de l'avoir près de soi. Si près de soi. C'est de l'attention a donner, mais c'est surtout de l'attention a recevoir pour lui, gamin catalyseur, bombe émotionnelle qui se désamorce constamment à grand coups de hanches et de gémissements. Plus, toujours plus. Sa main tâte, cherche quelque chose a masser, quelque chose a tâter. Elle y trouve son compte et l'empoigne pour s'y dévouer. Respirer, respirer. Comment respirer dans cette mer de sueur, cet océan de 'hmm' et de 'ohh' tous plus langoureux et étouffants les uns que les autres. Il aimerait respirer, mais le va et vient dans sa bouche est intrusif, sempiternel. Vass ne veut pas déplaire. Vass a si peur de déplaire. Sa bouche se libère, l'oxygène revient a flot dans ses poumons. Son torse se soulève pour mieux s'affaisser, sa peau hurle d'un millier de frissons alors qu'il sent ces mains froides déboutonner sa chemise, glisser sur son épaule pour la dévêtir, lui retirer le seul vêtement qui lui restait. C'est ça, sa vie. C'est s'auto-objectifier en repoussant les limites de la cruauté envers soi-même. C'est de faire le plus dégradant et s'exposer comme un bout de viande pour être un peu plus dur, toujours plus solide. Frôler la crise cardiaque, suer comme un porc, en oublier la notion du temps, en oublier l'environnement. La caméra. En oublier le visage de ceux qui l'humilient, oublier ce que les autres en penseraient. Tout ça pour quoi?

«OH MY G-... MESSIEURS!»

Puis tout redescend. C'est la voix d'une femme qui les interpelle, une femme de trop dans cette toilette des hommes. Une femme de trop dans cette vidéo plus que compromettante. Ça sort de sa bouche, sort de son sein pour le laisser dégoulinant de honte et d'une soudaine envie de disparaître. Tous se ruent sur leurs vêtements, le laissent en plan, complètement nu sur le carrelage glacé. Tout est soudainement redescendu, tout est froid, tout est sombre. Qu'a-t-il fait? Il n'ose pas regarder la pauvre enseignante dans les yeux, en oublie comment on se rhabille. Non, il reste simplement là au milieu des autres garçons qui supplient, implorent le silence, la grâce. Lui, il sait que c'est finit. Il sait que cette fois, c'en était trop.

***
La fumée de la cigarette l'étouffe, lui donne le tournis et l'envie de se lever et de faire une crise de plus. Mais la crise, c'est son tour de l'essuyer, son tour de se retrouver une fois de plus au plancher. Que ça soit physique ou psychologique, ça lui va. Mettez-le a terre, faites le grogner, empêchez-le de se relever. Parce qu'il ne sait pas jusqu'ou il ira le jour ou ses pieds retrouveront stabilité, le jour ou il sera finalement debout. Ça lui fait peur, le force a mettre genoux par terre et redescendre pour vivre dans le même monde. Mais il n'a jamais vécu dans le même monde, l'enfant de porcelaine qu'on a si peur de craqueler, l'enfant de ciment qu'on frappe a grand coup de masse. Que personne n'arrive a fendre. Il faut du courage pour être une salope, il faut du courage pour s'humilier comme il le fait, oublier le peu d'humanité qui hante son cœur pour s'adonner aux vices et aux gestes de défiance les plus effrontés a l'encontre du grand lui-même. Le grand méchant lui-même.

Alors Vass reste là, une joue posée dans sa paume et une coude écrasé sur la table dans toute cette indifférence et cet irrespect. Ça les surprend? Non, ça ne surprend personne. Ça leur fait lever les yeux aux cieux, leur rappel quel genre d'enfance il a pu avoir pour être aussi désaxé. Mais surprendre? Non, ça ne surprend personne. Ça n'est pas la première fois qu'on le voit avec d'autres garçons, encore moins qu'on le voit repousser les limites de l'auto-objectification. Mais cette fois ils étaient trois, cette fois ils filmaient. Cette fois, ils se sont fait prendre la main dans le sac, et celui qui subissait subira une fois de plus. Ça pousse des frissons dans sa colonne, lui donne envie de le refaire, presque envie de se faire prendre une seconde fois. Il s'en veut d'avoir évité le regard de cette enseignante, s'en veut de ne pas s'être fièrement relevé pour essuyer les gouttes qui glissaient insidieusement au raz de sa cuisse. Il aurait pu jouer le jeu jusqu'au bout, aurait pu continuer a le faire alors qu'elle leur sommait de se rhabiller.

Vass ne peut s'empêcher de se dire qu'il n'y avait au bout du compte aucun autre homme que lui dans cette toilette.

«... Pas trop stressé?»

Cette voix râpeuse l'agrippe par la gorge et le ramène a la réalité, devant ce bureau froid, hanté par le bruit d'une aiguille dansant avec le temps, tournant, tournant. Qu'est-ce qu'elle attend? Pourquoi ne lâche-t-elle pas ses putain de notes pour le regarder et le toiser de tout son mépris. Sa belle-mère, juge en chef de la cours suprême des états-unis d'Amérique et désormais paisible doyenne du palais de justice de Boston.

Ça lui faire peur? Pas du tout. Il est chez lui. Même si ce bureau est empli de diplômes et de mérites, même s'il n'y a autour que de minuscules petits cadres pour le représenter lui et son père, il est chez lui dans cette maison. Ce bureau, c'est là qu'elle peut se permettre d'être la si honorable maître Kensway sans qu'on lui impute le titre de marâtre autoritaire, voire despotique. Elle tient papa par les couilles, mais elle n'a aucun pouvoir sur fiston. Elle n'en a jamais eu, a son grand dam. Le jeune homme n'a que 16 ans et déjà l'attitude d'un parfait petit rebel. Faussement désinteressé, prétendant être au dessus du monde entier. Il se redresse sur sa chaise, se met plus confortable pour finalement sortir de sa voix faussement calme une réponse qu'il veut cinglante.

«Je peux y aller?»

Bam. La phrase de trop. La juge Kensway abat son crayon sur le bureau et ces yeux verts ornés de petites lunettes rondes reposant de manière précaire sur son né droit se lèvent et poignardent le pauvre Dmitriev sans guère plus de considération qu'on en aurait pour un criminel dans le box des accusés. La voilà, sa belle-mère, celle qui de l'ombre transforme son cher papa en larve. Et lui au passage. Il aimerait lui tenir tête et l'envoyer chier, mais cette femme est un monstre. Cette femme perce votre âme de son jugement et vous déshabille plus vite que les trois garçons qui l'ont prit quelque jours plus tôt n'auraient espoir de le faire ensemble. Déjà vaincu, il baisse les yeux et l'entend taper le bout de sa cigarette sur le rebord du cendrier.

«J'ai essayé, Vassili. J'ai sincèrement voulu y croire, tu sais?» Ses doigts viennent calmement retirer ces petits verres sous ses yeux, placent la pair de lunette bien soigneusement dans cette petite boîte «... J'ai essayé de voir en toi un jeune homme qui-»

S'en est trop.  Il se lève et la toise, secoué par une colère qu'il n'a pas l'habitude de travailler, encore moins de laisser évacuer comme ça, sans le moindre gant blanc.

«T'as essayé quoi, hm?» Elle le regarde, passive. Cette femme est un morceau de glace sans amour ni haine. Cette femme n'a pas de considération pour quoi que ce soit si ce n'est son propre putain de poste «T'as essayé de me faire marcher droit? T'as essayé de me faire parler comme un gentil petit garçon?»

«Assieds-toi, Vassil-»

«NON. Non, j'en ai marre!» Il la sent monter. La haine. Qu'est-ce qui se passe? Mais qu'est-ce qui se passe?! Il n'est pas comme ça, d'habitude. Il est gentil, il est souriant. Il est sympathique et ne veut voir aucun sourcil se froncer. Pourtant cette fois ce sont les siens qui semblent vouer a tracer de sinistre traits vers le bas «Vous vous en branlez de moi, toi et Josef! Vous en avez rien a foutre de ce que je fais avec mon cul! RIEN! Vous pensez juste a votre image, a c'que les autres vont dire, putain!»

Elle perd patience, se lève aussi et lui fait face, lui donne l'impression de perdre deux mètres de hauteur alors qu'elle est de plusieurs centimètres inférieure a lui. Elle est toute-puissante, imposante, le fait rager un peu plus de sa simple prestance écrasante. Il aimerait qu'on ressente la même chose quand il se lève, il aimerait pouvoir hurler sans même hausser le ton, frapper sans même lever le bras. Comme elle le fait avec ses yeux perçants, comme elle le fait avec sa voix sciante.

«Assez.»

Ses fesses retrouvent directement le siège qu'elles avaient si bien réchauffées jusque là, a attendre qu'elle daigne finalement poser ce regard assassin sur lui. Maintenant qu'il est a moitié tué, il ne lui reste plus qu'à se laisser achever, bien confortablement assis dans sa chaise électrique. Elle n'hésitera pas a tirer le levier, cette fois. Il le sait, il le sent. Elle va s'en débarrasser comme elle s'est débarrassée de Snoop, son golden, comme elle s'est débarrassée de l'homme fort que fut un jour Josef Dmitriev pour le remplacer par cette marionnette. Comment peuvent-ils dédaigner ses actes et préférences? Comment peuvent-ils alors que celui ayant le plus gros trou au cul est son père, qu'elle enfile comme une marionnette a sa main? Mieux qu'aucun des trois garçons n'aura su l'enfiler lui, pour sûre.

«Ton père et moi ne pouvons plus continuer comme ça. On en peu plus.»

Il ricane, détourne le regard de cet air insidieux, irrespectueux. C'est une main plus puissante que n'importe quel marteau qui s'abat sur le bureau en fasse, le faisant sursauter bien malgré lui.

«Regardes-moi dans les yeux quand je te parle.» Qu'elle aille se faire foutre, il ne lui fera pas ce plaisir. Peut-être a-t-elle réussi a étendre son autorité au sein même du palais de justice, mais ici, c'est chez l-«REGARDES-MOI.» Elle claque des doigts et obtient finalement ce pourquoi elle semblait si obsédée. Un regard.

Elle le pointe de son doigt si finement manucuré, l'approche a deux pouce de son visage et le force a loucher légèrement pour garder espoir de le garder dans sa mire. Il a peur. Terriblement peur du pouvoir qu'elle a sur sa vie, peur de la sentence qu'elle va prononcer. Mais il ne lui fera pas le plaisir de le montrer, ça non. Il reste de marbre, ou du moins tente tant bien que mal de rester placide.

«Fais tes valises.»

«.. Quoi?»

«T'as entendu. Fais tes valises, tu t'en vas en centre.»

Le monde qui s'écroule, sa vie qui tombe comme une feuille amarante et fanée.

«And I've never played a fair game
I've always had the upper hand
But what good is intellect and airplay
If I can't respect any man
Oh I want to play a fair game
Yeah I want to play a fair game»

Ce monde est un bordel.

Un véritable bordel, ou les femmes sont pour lui de jolis tableaux distants et inatteignables, ou les hommes sont des clients un peu trop bourrés qui cherchent la fermeté d'une fesse gauche a empoigner. Son malheur, c'est sa draperie. Sa détresse, la porte de sa chambre. La violence, son seul paiement. Bien sûr, qu'il sait. Il sait que c'est pas normal, pas naturel. Il sait qu'il devrait sûrement consulter, faire quelque chose pour se contrôler. Mais il n'en a pas envie. Comme un gamin devant ses jeux vidéos, implorant d'une paire de cuisse écartée 'juste un niveau de plus' avant d'aller a l'école. Des niveaux et des niveaux, là ou les boss sont tous plus puissants les uns que les autres. Gros, solides. Délicieux. Juste un niveau de plus, un nouveau client qui entre dans le bordel émotionnel qu'est sa vie. Et celui-là semble avoir la bourse pleine de ressenti et d'amertume, un joli porte feuille qui fait planer Vassili, lui donne envie de se mettre directement a genoux par terre et supplier. Non, vraiment. Supplier. Il a dix-huit ans et son expérience dans le domaine n'est plus a faire. Seulement dix-huit ans et le jeune russe sait déjà quelle position il préfère, quels petits jeux le rendent plus fort. Plus dur. Supplier, c'est son dada. Il aime ne pas avoir le choix, aime avoir le sentiment d'être prisonnier de ses propres pulsions, d'avoir tout essayé pour les chasser, en vain. Il aime ce ton désespéré dans sa propre voix, l'image qu'il doit donner a cet instant précis. Celle d'un parfait petit bout de viande, soumis et surtout possédé. Possédé.

«.. Vas-y..»

«.. T'es sûr..?»

Frustration. Vass' relève la tête, sent la fraîcheur de la céramique hanter sa joue rougie. En sueur, haletant. Impatient. Il plante ce regard brouillé par le désir dans l'azur de leurs homologues, laisse un long silence planer entre eux-deux, entrecoupés par leurs deux souffles saccadés. L'autre est beau, l'autre est légèrement plus barraqué que lui, plus grand, plus bronzé. Ça lui rappel ce qu'il fait ici, lui rappel ce qu'il est. Si peu.

Nouvelle décharge d'adrénaline, il sent son cœur battre la chamade et les lèvres de son désir s'agrandir un peu plus, laisser place a plus. Vassili s'expose a nouveau, prend soin d'arquer le bas de son dos dans cette position féline et si prisée par ses propres hormones. Il sent cette main chaude planer sur son torse, venir effleurer ses pointes et l'enserrer d'un bras ferme, viril. Nouveau soupire, piètre bruit d'ambiance dans le bordel de sa vie. Ça tire, ça pousse.

«Ahh..»

Il s'arrête.

Pourquoi s'arrête-t-il?

«... Désolé.. Tu me le dis si je-»

S'en est trop. Il se relève, entend le bruit moite d'une bonne couche de lubrifiant faisant son travail, fait fit du froid qui le saisit a la seconde ou leurs ombres cessent de n'en faire qu'une. Le coup de vent le saisit, lui donne envie de retourner par terre et de faire le travail lui-même. Mais non. Ce garçon a tout pour plaire, une attitude souriante et des blagues franchement bidonnantes, sans compter de son physique impeccable. Tout ce qu'il aurait pu rêver, les meilleurs ingrédients drôlement rassemblés pour lui concocter le copain le plus attentionné, amoureux.

Et ça le rend malade.

De l'attention et de la gentillesse, il en donne et ne demande qu'une chose en échange : ne pas en recevoir. C'est contradictoire, c'est jouissif. Sans cette petite épice, sans cet agréable sentiment, objectification, tout n'est pas pareil. Tout est ennuyeux. Le client ne paie qu'à moitier. Il n'aime pas avoir a se le rappeler, encore moins quand on tente de le convaincre du contraire. Vass aime cette position, Vass aime cette sensation. C'est comme ça, c'est tout.

«J'suis.. j'suis désolé, je dois vraiment..»

«Attends, t'es sérieux, là?»

«... J'suis en retard pour euh..»

«Te donnes pas la peine, j'ai compris.»

Ça le consterne, le frappe en plein visage plus fort qu'un coup de batte de métal. J'ai compris. C'est tout? Bien sûr, qu'il a comprit. C'était le but. Quelque part, le jeune russe espérait se tromper sur son compte, faire sortir l'animal et la colère. Mais rien. Rien que cette résignation dégoûtante et ce sentiment désagréable de ne pas s'être trompé. Il n'y a aucun animal en cet homme, rien qui puisse lui faire atteindre les chemins énigmatiques qu'il emprunte, quand le septième ciel est déjà loin derrière.

Alors il se rhabille sans un mot de plus. C'est terminé. Il aimerait être triste, pleurer un bon coup et réaliser a quel point il avait de la chance d'avoir quelqu'un d'aussi parfait a ses côtés. Mais il n'y a rien. Rien que la faim, rien que l'envie dévorante. Dévorante. Elle fait de lui quelqu'un d'autre, quelqu'un qu'il ne reconnaît pas et qu'il a peur d'un jour connaître. Rien de plus qu'un vide a combler, éternellement béant et demandant.

Il sait qu'il ne reviendra pas ce soir. Ni demain.

A peine rhabillé qu'il réfléchit déjà a l'endroit qui pourrait l'accueillir, un endroit qui pourrait être comme au centre. Un foutoir sans nom, une jungle de béton ou trônerait un lion assez fort et violent pour être son roi.

Assez fort et violent pour payer et remplacer tout les pots cassés dans le bordel de sa vie.


L0ney
passe ta souris !
Non.

...

OK CEYBON. Je m'appel Alex, j'suis canadian et j'suis doux comme le sirop d'érable. Sauf avec mes persos. Surprised Fait un bout de temps que je RP, me demandez pas le nombre d'années exactes j'ai la flemme de compter. Mais wala, je tente ici et j'suis achement pas déçu! OUAW! Et l'ambiance sur la box elle rox sa mère ALCONTENT


Dernière édition par Vassili Dmitriev le Mar 1 Mar - 23:46, édité 6 fois
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« Artiste des âmes »
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Message(#) Sujet: Re: Василий ⚜ SLAVE & A MASTER Dim 28 Fév - 21:58

bienvenue -officiellement- Vaseline :hihi:


whore machine
Et j’fume l’amour, j’fume la haine, j’fume le temps même, juste pour pouvoir vous tousser mon bonheur en fumée, celui qui s’est fait carboniser par le mégot de mon coeur brisé.
Viens on se fait la guerre pour mieux se faire l’amour.
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Message(#) Sujet: Re: Василий ⚜ SLAVE & A MASTER Dim 28 Fév - 21:59

ta plume c'est le feu. POTTE
puis, t'es trop beau quoi. HOT
bienvenue sur l'parking, grand. AS
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Message(#) Sujet: Re: Василий ⚜ SLAVE & A MASTER Dim 28 Fév - 22:16

quelle plume ! bienvenue :l:
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Message(#) Sujet: Re: Василий ⚜ SLAVE & A MASTER Dim 28 Fév - 23:39

J'vais pas être originale mais... ouais, ta plume OMG
Bienvenue :l:



.
Je marche dans des villes où des âmes sans nom me fredonnent le tien. Des concerts en sourdine où je chante ton nom pour oublier le mien. Pour oublier un peu que toi tu n'es pas là quand l'hiver se fait rude. Que je n'ai plus que moi avec qui partager ma propre solitude.
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Message(#) Sujet: Re: Василий ⚜ SLAVE & A MASTER Dim 28 Fév - 23:48

Oh bébé il a l'air trop chou ! JAIME :l:

Dommage que j'ai pas de perso dominateur :hihi: HOT

Bref, bienvenue ! CUTE :l: :l:
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› Âge : 24 ans
› Appart : #522 seule à broyer du noir, pas loin de la famille
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Message(#) Sujet: Re: Василий ⚜ SLAVE & A MASTER Lun 29 Fév - 0:07

Bienvenue parmi nous CUTE
T'es beau :l:
Et ta plume BRILLE


« Just smile »
Je vais bien. Ne t'en fais pas...
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Message(#) Sujet: Re: Василий ⚜ SLAVE & A MASTER Lun 29 Fév - 4:04

bave pas trop en me matant les fesses, toi NIARK SIAM
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« révolé sa mère. »
« révolé sa mère. »
› Âge : Tantôt gamin, tantôt blasé comme un homme âgé, il vient d'atteindre le 19 ans et on s'en fout.
› Appart : #1411 (F3) avec Badz le fagg, Lincoln le chouchou et Jacek la folle.
› Occupation : Saboteur, Al passe sa vie à se griller lui-même. Devenir dealer n'était sans doute pas sa plus riche idée...quoique, ça lui a rapporté pas mal, t'as pas vu ses Nike neuves ? Bah voila. Puis sinon, on le trouve au garage de Deirdre aussi.
› DC : Ekaterina, Misha et Henry
› Messages : 4240
› Nombre de RP : 27

Message(#) Sujet: Re: Василий ⚜ SLAVE & A MASTER Lun 29 Fév - 8:41

Bienvenue parmi nous ! HAWW



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Message(#) Sujet: Re: Василий ⚜ SLAVE & A MASTER Lun 29 Fév - 15:51

Bienvenue sur le forum :)
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Message(#) Sujet: Re: Василий ⚜ SLAVE & A MASTER Lun 29 Fév - 22:24

Bienvenue toi BAVE2 :l:
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Message(#) Sujet: Re: Василий ⚜ SLAVE & A MASTER Mar 1 Mar - 11:02

Bienvenue sur le forum, j'aime beaucoup le personnage. BRILLE
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Message(#) Sujet: Re: Василий ⚜ SLAVE & A MASTER Mar 1 Mar - 11:08

Bienvenue petite chose.
Hâte de lire la suite (et te voir rp)
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Message(#) Sujet: Re: Василий ⚜ SLAVE & A MASTER Mar 1 Mar - 14:09

bon vaseline. tu la finis ta fiche ou quoi MIAOU ?
arrête de vouloir faire croire à qui veut l'entendre que tu es hétéro alors que tu essaies toujours de nous déshabiller Surprised , et tout se passera bien.
bienvenue pas de bite.
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Message(#) Sujet: Re: Василий ⚜ SLAVE & A MASTER Mar 1 Mar - 23:58

JE VOUS BZ TOUS, VOUS ÊTES DES HANNNNNNNN JAIME JAIME JAIME

Sauf toi, Lucky. Toi, t'es rétrogradé dans ''grosse bite, petite nature'' Surprised

Et j'mate les fesses de Tchétché autant qu'je veux. Laissez-moi le peu de pouvoir que j'ai, come on. DINO

Ma fiche est prête a la validationation des admins, a vous les gnous! HAN GEU
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Message(#) Sujet: Re: Василий ⚜ SLAVE & A MASTER

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Василий ⚜ SLAVE & A MASTER

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