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Néa(nt)

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les locatairesles potins


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Message(#) Sujet: Néa(nt) Mar 2 Fév - 1:39

Néa Donovan
il suffit d'un verre pour que je bois la tasse
Nom Donovan s’est elle légitimée – malgré que l’adoption qui aurait du lui donner ce nom n’ait pas aboutie, elle estime qu’il est le sien, Prénom Néa – surnommée ainsi par les membres du personnel de l’orphelinat dans lequel elle a été trouvée à sa naissance, Date et lieu de naissance New York – quelque part dans le Bronx – un vingt-et-un Décembre, Âge vingt-quatre ans, Nationalité inconnue, Origines inconnues Statut matrimonial célibataire, Orientation sexuelle il lui arrive d’avoir des aventures avec des femmes quand elle fait des bad mais elle se considère hétéro-sexuelle Job ou Activité épicière quand elle daigne se lever de son lit ou ne pas plonger son nez dans la cocaïne, Date d'arrivée au Parking indéterminée car elle y faisait de nombreux passages avant d’emménager avec la vieille Mme Donovan – elle y réside aujourd’hui depuis sept ans , En cas de suppression, acceptez-vous que votre personnage soit scénarisé non, Groupe de ceux qui vivent, Crédits flappy bird.  


feat Mimi Elashiry
Quand et comment avez vous emménagé au Parking ? J’suis là d’puis sept ans. J’étais même pas majeure, encore, en emménageant. En vrai, l’Parking m’a sauvée de la rue. Ô pourtant j’y étais pas tant mal, mais la dernière année fût rude. Je saurais plus vous dire exactement quand j’ai débarqué. J’sais juste que c’était l’hiver et que cet hiver là, il faisait plutôt froid dans les rues du bronx - Oui, je mâche mes mots, et… ? Sinon comment ? Ouais, c’était pas bien difficile. J’ai débarqué baluchon sur le dos. Bah ouais, tu t’attendais à quoi ? T’as cru que j’avais un dressing caché derrière les buissons du bronx, peut-être ? Ah ouais… je vois qu’on ne t’a jamais vraiment expliqué comment ça se passe, à la belle étoile. Même que pour me laver, je sautais dans le canal. Ouais, je sais bien que ta mère t’a dit que les déchets qu’on y déversait étaient toxiques – mais quand t’as pas le choix, hein…Au début je vivais avec la vieille épicière du coin de la rue. Et là tu te sens con, hein ? Tu y es passé depuis que t’es né mais tu n’as jamais su son nom. Et pourtant elle était plutôt gentille ; elle souriait et elle t’offrait même des caramels quand t’étais gosse parce qu’elle était profondément bonne. Mais elle est morte il y a de cela quelques mois et maintenant je vis au Parking seule. J’ai des loyers en retard et plus vraiment de sous pour les payer – la rue m’appelle, c’est bien connu. C’est pire que les boutons de fièvre cette merde. Tu y vis une fois – tu y es condamné à jamais. Quand tu crois que t’y échappes, ça revient au galop. C’est la dure loi de la rue, j’vais bien devoir m’y faire.
Ah, au fait. Elle s’appelait Rose.



Que pensez-vous de l'immeuble et vos voisins ?Moi je l’aime bien cet immeuble. J’y ai pris mes marques. Si bien que même les vieux murs de chez Rose se sont imprégnés de mon odeur. Cet immeuble, c’est mon premier vrai foyer depuis l’orphelinat. Je m’y sens chez moi ; et ça me convient. Sept ans que je suis là. Sept ans que je suis « la fille sortie de nul part ». C’est marrant, au regard des gens, je vois bien que je suis toujours une étrangère. Les parents me regardent sans trop comprendre ce que je foutais avec la vieille Mme. Donovan. Curiosité aux aguets, ils se demandaient quelle fille illégitime je pouvais bien être. Puis ; ils s’y sont fait. Les regards des jeunes du Parking et leurs murmures sur mon passage étaient pendant longtemps bien plus accusateurs : ils savaient bien que j’étais la putain du caïd, la fille des rues, celles qui faisait les poubelles et mangeait le reste de leurs sandwichs pas frais bourrés de mayonnaise. Que j’étais la vagabonde au cœur sauvage. Il y a des signes qui ne trompent pas et ma réputation était faite au Bronx depuis mes quatorze ans.
Je restais pour les voisins de mon âge, « la fille du canal ».



Quelle est votre réputation au sein du quartier ? C’est la putain du caïd. La droguée du sixième. Blanche-Neige. Neige-Blanche. Celle dont le nez rempli de poudre et le cœur rempli de rouille. Celle qui respire plus de cocaïne que de vie. Cette femme-enfant au visage juvénile à laquelle on demande son passeport pour acheter de l’alcool. Ce polichinelle désarticulé de l’appartement 617. Même à ce qui paraît, le caïd en a laissé un entre la vie et la mort parce qu’il a osé la toucher – à ce qui paraît…  On aimerait bien l’appeler putain mais on est pas vraiment sûres qu’elle baise. De son appartement, on ne voit sortir que des dealeurs. Celle qui est toujours seule. C’est la fille du canal. Celle qui vivait dans la rue, sous le pont du Bronx. Celle qui finissait les sandwichs qui trainaient par terre et qui léchait ensuite ses doigts pleins de mayonnaise.
Mais c’est aussi celle qui s’occupait super bien de la vieille du sixième avant qu’elle claque. Celle qui va sûrement aussi bientôt claquer mais que les gens regardent crever en silence parce qu’elle ne parle pas. Celle qui n’a pas vraiment d’amis. L’asocial qui ne noue des liens que pour la cocaïne. Ô Dieu, la cocaïne.


Dis-moi, jusqu’où peut-on aller trop loin ? Est-ce que de s’aventurer un peu plus profondément dans la forêt rend vraiment vulnérable ? Et aussi, pourquoi c’est défendu de mettre les doigts dans le nez ? Elle aurait pu vivre une enfance heureuse, Néa. C’est un peu ce qu’elle a fait, quand même. Et puis, c’est quoi une maman ? Et un papa, hein ? C’est quoi ? Abandonnée avant même de porter un nom. Un landau basculait devant la porte de l’orphelinat du quartier. Après tout, elles étaient nombreuses ces junkies un peu paumées – inaptes au maternage – qui abandonnaient leurs morveux devant cette grande porte noire. Elle ne faisait pas vraiment exception à la règle, Néa. Ça aurait pu être triste au fond, mais ça ne l’était pas vraiment. C’était coutume ; on ne pouvait pas trop en pleurer.
***

Elle n’était pas bien grasse, Néa, peut-être même un peu trop maigre. Enfant carencée par les abus répétitifs d’une mère qui se shootait certainement à l’héro. Sevrage inopportun pour une gamine qui venait à peine de voir le jour. Chétive, elle scrutait le monde de ses deux iris claires – et malgré son aspect rachitique, les soignantes ne pouvaient s’empêcher de trouver quelque chose de merveilleux à cette nouveau-née. Celle qui ne pleurait pas. L’éternelle poupée de chiffon. Le teint blafard, elle n’était pourtant pas bien belle. À travers sa peau claire, se dessinait un labyrinthe veineux. Que l’on devinait un peu trop facilement. C’était l’étrange polichinelle. Vêtue de haillons –pouvons-nous seulement dire qu’elle fût vêtue ? – elle gisait au sol dans un landau de fortune. Mais aucune larme ne traversait la paroi vaseuse de ses yeux humides. C’était un paradoxe gênant : la vie de la mort. Le cadavre ambulant. Cette enfant du néant. Celle qui puait le vice et les excès à outrance ne serait-ce que par les quelques mégots qui jonchaient le landau à son flanc. Sûrement le rejeton d’une michetonneuse. L’enfant du vice. Voguant sur les amers flots du cours de la vie.

***


Dis moi, toi, est-ce normal que de singer ces hommes qui ont perdu leur âme, qui ont perdu leur toit ?  Existe-t-il réellement une barrière entre le bien et le mal ? Dis-moi, toi ! Toi qui es si malin. Toi qui ris devant les pauvres et craches à la gueule des lépreux. Ne t’a-t-on donc jamais appris à peser le poids des mots ? Car si les mots guérissent les maux, certaines douleurs se tamisent profondément dans les cœurs. C’est de celles-ci qui que l’on parlait, quand on parlait de Néa. De cette gamine au cœur fragile : diagnostiquée malade. Dysplasie ventriculaire droite arythmogène. Barbare, hein ? Génétique qu’ils ont dit quand les aides-soignants de l’orphelinat ont mené d’urgence la morveuse inconsciente aux urgences. En plus d’être orpheline, elle était malade. Malade.

***

« Oh. Néa. Réveille toi. » Cria le gamin apeuré – esseulé. Il s’agrippait au bras bleuté de son amie comme à un radeau de fortune. Mais Néa ne bougeait pas : elle ne bougeait plus. Elle avait perdu connaissance quelques secondes auparavant. Et les logorrhées interminables des soignantes qui accouraient ne parvenaient à ses pavillons qu’en de bribes incompréhensibles. Triste réalité. Et les douleurs encaissées par les chutes à répétition de l’enfant n’avaient jamais eu goût plus amer que celui de son cœur qui avait cessé de battre quelques instants plus tôt. La course effrénée de son pouls l’avait mené à sa perte. « Madame, je crois qu’elle est morte : elle ne respire plus. – et le garçon tremblait, persuadé en cet instant d’avoir perdu sa plus fidèle camarade de jeu – Je vous promets, ce n’est pas moi – j’ai rien fait. »
L’ambulance ne tarda pas à arriver. Et c’est ainsi qu’en réanimation on lui brisa trois côtes. Les chocs du défibrillateur eurent cependant l’effet escompté : l’enfant prodige respirait à nouveau. Son cœur fragile s’était remis en route. « Mesdames, cette enfant est malade. » La sentence était tombée. Dès lors elle n’eût plus le droit de sortir au parc avec les autres enfants ; ni même de participer au cours de gym du samedi matin. Tel un débris rejeté par la mer ; elle observait l’écume des rires s’éventrer au loin derrière les pommiers de l’orphelinat.
Mais jamais elle ne perdit son sourire malicieux. D’enfant du vice ; elle devint l’enfant terrible. Cette gamine qui jurait et ne mâchait pas ses mots quand il fallait offrir des vérités sur un plateau. On la blâmait ; mais qu’est-ce qu’on l’enviait au fond. Son réalisme n’avait plus rien de l’utopie. Elle voyait la vie à travers des yeux assombris - sombres, mais justes.

***

Le problème avec la maladie : c'est que tu ne vois plus que ça. C’était une étiquette à mort. À vie. Et dès lors, elle devenait pour les adoptants lépreuse, elle aussi. Tu vois qu’il fallait pas s’en moquer, c’est si vite arrivé. C’était ça : malade… et ça faisait fuir ! Grand Dieu ce que ça faisait fuir. Les accélérations cardiaques inexpliquées – inexplicables – les palpitations, les sueurs froides étaient devenues monnaie courante. Mais malgré cela, elle restait aux yeux de ses infirmiers cette enfant innocente qui, par un sourire, savait raviver les tempêtes dans le cœur des gens. C’est ce qu’elle faisait de mieux, au fond. Parce-que pas plus haute que trois pommes – jamais elle ne fût bien grande - elle avait déjà compris que partout où les ciels étaient sombres et où les vents soufflaient sauvagement, se cachait toujours une vérité mensongère. Cette vérité qui décrivait à la perfection tout l’amour que pouvait donner une personne du moment qu’elle acceptait ses peines. Elle a vécu comme ça, Néa. Malade à en crever mais prête à crever la maladie par son amour de la vie.

***

Elle avait ce sourire mauvais. De ceux qui ne présagent rien de bon. Ce sourire en coin qui veut dire tout et rien à la fois. Néa dévisageait le personnel sans jamais mot dire : elle observait. L’orphelinat n’avait plus de secret. Les coucheries du mari de la femme de chambre du mardi avec celle du jeudi étaient gravées dans ses souvenirs. La dépression de la soignante du premier étage ne passait pas inaperçue. Et, parfois, elle voyait même la directrice s’enfermer dans le réfectoire et dévaliser les yaourts du frigidaire dans des crises de boulimie aigue. Son sens aiguisé de l’observation faisait des jaloux au sein de ses camarades. Un sens de la déduction à faire fuir les plus fourbes plaisantins. Néa savait dire à la perfection quel enfant tel ou tel couple allait adopter – elle ne se trompait que rarement. Mais ils ne vinrent jamais pour elle. Elle n’avait pas non plus la langue dans sa poche, Néa. Si bien que quand la secrétaire fit une fausse couche et se mua dans une dépression sévère l’automne de sa dixième année, elle précipita son départ. « Ça veut aller m’dame. Au moins votre gamin il  n’aura pas à être malade comme moi. Il y a un moment faut voir le positif. Vous n’allez pas vous morfondre toute votre vie quand même ? C’est d’un ridicule. » Elle se souvient encore aujourd’hui de la gifle qu’elle s’est prise ce jour-là : c’était de bonne guerre. Une enfant innocente : certes, mais l’innocence s’était envolée en même temps que ses années.


***

Adolescente, elle avait déjà compris qu’il ne servait à rien de parler d’amour, que l’émotion n’avait pas de voix et que de le distribuer était tellement plus simple que d’en parler. Elle avait compris, elle, le poids des mots. Très pudique, elle ne parlait jamais des douleurs dans sa poitrine : jamais de ses problèmes de circulation sanguine qui peu à peu lui niquaient les artères. Un peu paumée, elle avait quitté cet orphelinat qui assumait mal sa maladie, qui regrettait presque de mettre à l’adoption une enfant pas comme les autres. Et des familles ; elle en avait vu défiler, mais jamais pour elle. Elle demeurait ce paria que personne ne voulait, celle qui aurait causé bien trop de soucis. Malade. Alors, Néa s’était enfuie la veille de sa quatorzième année. Quelques années durant, elle vécut sous les ponts avec quelques amis de fortune. Elle se nourrissait d’un rien, s’émerveillait de tout. De peu, elle vivait de rien.

***

Le sourire aux lèvres ; elle arrivait presque en gambadant, la poupée de chiffon. Son vieux jeans était troué aux genoux. Des trous béants laissaient entrevoir ses coudes à travers son gros pull rouge. Cependant, son pas léger lui donnait de l’allure. Néa ne marchait pas – elle planait. Funambule malhabile, chaque mouvement ajoutait à sa superbe. Quinze ans et déjà toute une vie derrière : combien encore à venir ? « HE! Les gars! Je nous ai trouvé de la pizza. » C’était ça aussi, le bronx. Les gens n’avaient rien mais gaspillaient tout. Et c’était dans les poubelles du quartier qu’elle avait fait ses plus belles trouvailles – à l’effigie de cet ours en peluche crasseux qui régnait en maître sur ces vieux journaux, sous le gros chêne du canal. Voracement, elle saisit une part de ce miséreux festin et lança le carton contenant les deux autres tranches à ses amis de fortune. Elle ne leur dira certainement jamais, mais chemin faisant : elle avait englouti une part supplémentaire.  Qui n’avait jamais souffert la faim seulement puisse l’en blâmer. Elle déposa un baiser sur les lèvres du plus grand des deux et s’empressa de rejoindre sa couche : Néa l’asociale. Celui qu’elle venait d’embrasser, dans le quartier on l’appelait le caïd. Et la princesse au teint blafard n’était certainement rien de plus aux yeux de tous que la putain du caïd. Ô, elle l'appréciait beaucoup. Après tout ; quinze ans c'est l'âge des premiers amours. Mais la réputation de Marco - le caïd - n'était plus vraiment à faire. Ses multiples coucheries résonnaient encore entre les murs du bronx. Néa n'était pas la seule : elle ne fût jamais vraiment la seule. Du moins, c'est ce qui se disait. Cependant, c'était vers elle qu'il venait se coucher chaque soir - sa meilleure amie, sa putain particulière - certainement la seule pour qui il aurait été prêt à faire quelque chose de ses dix doigts. Elle, elle s'en fichait pas mal. Marco était son roc. Il l'avait recueillie après sa fugue et lui et Dario - qui lui n'avait pour réputation que celle d'être le petit frère du caïd - étaient peu à peu devenues les ancres de Néa. À trois : ils se serraient les coudes. Trois orphelins de misère qui brodaient avec ce que la vie leur donnait.
C’était les enfants de la rue. Ceux qui vivaient mais personne ne savait trop où. Après tout, qui s’en souciait vraiment ? C’était les gamins de l’ombre. Les proxénètes de l’invisible. Les enfants du néant.


***

Mais dis-moi, toi. Toi qui es si malin. N’as-tu donc pas encore compris ? Elle ne soufrait pas, Néa, elle n’avait pas mal. Pas vraiment. Elle n’avait pas mal parce qu’elle vivait et elle souhaitait à tous de faire un peu pareil, en vrai. Vivre. Courir sous le ciel sombre de la nuit, parsemé d’étoiles, mais parsemé d’embûches aussi. C’était ça sa vie, au fond : une montagne d’un rien mais un rien de tout. Quelques éclats de rire que l’on oublie – bien vite, trop vite – ces promesses que l’on ne tient pas : On se reverra, hein, dis ? - bien sûr – déjà fini. Mais c’était ça...sa vie. Elle croquait à pleines dents dans un fruit qu’elle savait empoisonné mais elle s’y donnait à cœur joie quand même parce-que ça lui faisait du bien. Bordel ce que ça lui faisait du bien. À traîner avec les jeunes à problèmes du quartier, son adolescence avait pris des saveurs de cristaux blancs – ceux-là même qui lui saupoudraient si souvent le nez. Pour payer sa came – elle récurait des toilettes dans les bars miteux du quartier : elle avait appris à se contenter d’un rien, à se nourrir de quelques sous.

***

Le canal allait son cours. Les flots étaient calmes. Sûrement trop calmes pour une nuit d’hiver. Entourée des deux frères, Néa était couchée dans l’herbe ; elle regardait les étoiles. Elles n’étaient pas nombreuses mais certaines étaient lumineuses. Eblouissantes. Elle les imaginait scintiller sur les boulevards Hollywoodiens, volant quelques regards émerveillés à des touristes européens. Des rêves qui ne demeureront que de rauques niaiseries parsemées de quelques espoirs déchus. Les italiens font fièrement face à l’autre rive du canal. Ils se ressemblent à y méprendre. Mais le caïd a cet air désabusé ; le poids des années. Il est un peu plus vieux, du haut de sa vingtaine, il sait très bien que sa vie est déjà foutue. Il espère quelque chose de mieux pour son frère, et pour Néa aussi, mais il a ce regard sévère : il sait bien que la vie ne leur fera pas de cadeaux.  Ce paysage romanesque, c’est un peu chez eux : ils sont d’ici et d’ailleurs.  C’est les enfants de la rue. Quelques branches craquaient derrière les buissons, les écureuils étaient bruyants, parfois. Mais le calme qui englobait les trois adolescents les aspirait timidement dans les profondeurs d’une perdition certaine. « Tu viens d’où, toi, princesse ? » La réponse se fit désirer. En vérité, Néa ne savait pas trop. Elle n’avait pas de patrie, pas d’origines. Elle était cette fille de l’orphelinat. Celle qui n’avait rien connu d’autre que ces odeurs de couches sales et de soupes à l’avoine le dimanche soir. Il dût le comprendre, car alors le caïd posa sa main sur celle de l’adolescente confuse. « T’inquiète pas, va. Je te promets qu’un jour on te fera voir le monde. On ira en Italie, tous les trois et je te ferai voir la fontaine la plus célèbre du monde – elle est à Rome je crois. Je t’amènerai même faire un tour de gondole, à Venise. C’est romantique qu’ils disent. » Un sourire déchira l’air sérieux de Néa qui se surprit presque à y croire. Dario avança alors une planche de bois devant ses genoux et elle se releva, tout en chipant à la volée le billet qu’il tenait dans les mains. Elle inhala alors les quelques cristaux blancs méticuleusement déposés sur la planche en bois, et ferma les yeux pendant que ceux-ci grimpaient le long de ses narines. Elle s’essuya ensuite le nez d’un revers de manche. Quelques gouttes écarlates vinrent perler sur son avant bras. Mais Néa ne s’en soucia guère. « Chiche. » Les dés étaient jetés. Ensemble jusqu’à la mort. Des promesses adolescentes.


***

Mais dis-moi, toi, t’as compris maintenant ? Tu vois ce que c’est, la misère ? La vraie. Celle qui crame. Celle qui consume les âmes, et ce même les plus vaillantes.
C’est pas vraiment ça, la vie. C’est pas seulement de se complaire dans une monotonie ravageuse de plaintes et de rengaines démodées. Elle au moins, elle vivait au rythme des rondes de la lune. N’avait de comptes à rendre qu’à son cœur fragilisé. Et quand les policiers passaient par-là, chaque course effrénée pour leur échapper la fragilisait davantage – elle qui avait cessé de prendre son traitement le jour même où elle avait quitté l’orphelinat et que celui-ci n’était donc plus payé.

***

« Mais arrête ! Marco stop bordel ! » Elle tirait sur la veste de son ami avec une détresse apparente sans parvenir à l’éloigner de cet adolescent snob qui lui avait touché les fesses au détour d’une ruelle. « MAIS PUTAIN CESSE ! LACHE LE ! MAIS MERDE MAIS QU’EST-CE QUI SE PASSE DANS TA TÊTE ?? » D’un revers il la força à le lâcher. Le caïd n’avait jamais été violent avec Néa ; jamais. Néanmoins, il avait la conviction profonde que l’adolescente était sienne : sa propriété personnelle et que personne ne devait s’aviser de poser les mains sur elle. Les coups fusaient et la tête déformée de l’adolescent qui gisait au sol était ensanglantée. Il y avait du sang partout et il avait perdu connaissance mais le caïd ne cessait les coups. Ceux-ci pleuvaient avec violence quand les sirènes retentirent un peu plus loin dans le quartier. Ça ne suffit pas à stopper sa frénésie. « Casse toi Néa. Maintenant. » Elle ne bougea pas. « Cours je te dis. Obéis putain ! » Et il fallait être fou pour ne pas lui obéir quand il déposait ce regard sanguin sur vous. Alors Néa courut. Pendant de longues minutes. Elle ne s’arrêta qu’une fois sous le pont du canal ; qu’une fois qu’elle avait rejoint Dario. « Faut qu’on se taille… c’est ton frère…… il est devenu fou. » Les respirations douloureuses parsemaient le discours inaudible de l’adolescente de bribes incompréhensibles. Dario saisit la main de Néa et tout deux finirent par se planquer dans des buissons un peu plus loin. « C’est grave ? » Un hochement de tête ; elle ne parvenait pas à récupérer son souffle. Son cœur tambourinait dans sa poitrine et menaçait sévèrement de succomber à l’effort qu’elle venait d’accomplir. « Ça va princesse ? T’es blanche comme un cadavre, tu me fous les jetons. » Jamais elle ne parla de sa maladie et cette nuit là, elle récupéra lentement de son effort inconscient. La nuit tomba sur le bronx quand Néa se décida enfin à parler : « Je crois bien qu’il a tué quelqu’un. »
Ce fût le début de la fin du trio.


***

Et puis un jour, elle a rencontré un ange. Son ange comme elle se plaisait à l’appeler. Madame Donovan était une petite vieille du quartier ; celle qui tenait l’épicerie au coin de la rue. Souvent, Néa l’avait aidée à porter sa marchandise quand elle la voyait peiner et maudire ses rhumatismes douloureux. De fil en aiguille, elles s’étaient attachées l’une à l’autre. Si bien que Rose fût la seule vraie famille que Néa n’eût jamais. C’était elle qui, apprenant que l’adolescente de seize ans souffrait d’un dysfonctionnement cardiaque l’avait sauvée d’une mort certaine en lui payant un traitement. Une année plus tard – Néa avait alors dix-sept ans – quand Rose appris la situation de la belle , de sa vie sous les ponts depuis déjà trois années, c’est elle qui s’avisa de la sauver en la prenant sous son aile, en la forçant presque à venir vivre sous son toit. Rose m’avait offert une vie, la vraie. Celle qui transpire de véracité. Celle qui suinte l’idéal à gouttes bien grasses. Pendant sept années entières, les deux femmes cohabitèrent. Néa cessa –non sans peine - les drogues, les mauvaises fréquentations et l’argent qu’elle gagnait à l’épicerie partait dans les frais qu’elle partageait avec Mme Donovan. Mais elle était heureuse, vraiment heureuse. Elle fit tout ça pour elle – en guise de remerciements.

***

La sonnette retentit à la porte du vieil appartement que partageait Néa avec Mme. Donovan. Elle regarda par l’œil de bœuf et vit surgir un fantôme du passé. Dario se tenait devant la porte. Il avait mal vieillit, les années avaient marqué son visage. La drogue, la fatigue. Là où un jour il avait été un adolescent aux traits fins et au sourire charmeur, il était devenu cette épave que l’on fuit afin d’éviter un naufrage certain. Néa ne l’avait pas revu depuis qu’elle avait emménagé au Parking. Elle avait cessé la drogue, les truands et la vie de brigand qu’elle menait avec les deux frères le jour même où Rose lui avait proposé d’emménager avec elle. Ô, la rupture ne fût pas si brutale. Après l’incident qui condamna le caïd à sept années de prison pour coups et blessures aggravées sur un mineur, elle avait déjà pris ses distances. Ne rejoignait Dario que le soir, pour dormir. Cette famille qu’elle s’était construite dans la rue s’était peu à peu divisée et elle cacha une année durant à Dario que la vieille dame de l’épicerie lui payait un traitement pour le cœur. Néa refusait à ce qu’ils la voient comme cette enfant fragile qu’elle était : c’était une battante, une survivor. Alors, quand celle-ci lui proposa d’emménager, elle tira un trait sur son ancienne vie et abandonna Dario à la rue. Seul.
Elle ouvrit la porte.
« Salut, princesse. » Le sourire malicieux qu’il affichait transperça le cœur de Néa. « T’as pas changé, t’es toujours aussi jolie. » Néa jeta un œil derrière elle pour vérifier que Rose n’était pas dans les parages. Elle lui avait caché son passé de droguée et était toujours restée très évasive sur la manière dont se passait sa vie sous les ponts. Il posa une main sur sa joue et tenta de l’embrasser. « Va-t’en Dario. » Elle baissa les yeux, détourna la tête, mais ne le laissa pas faire. Elle lui en voulait amèrement. Elle lui en voulait d’avoir essayer à de multiples reprises de se l’approprier pendant leur année commune dans la rue sans son frère. Elle lui en voulait également pour les attouchements qu’elle n’avait pu éviter la nuit ; ceux qu’il ne lui laissait pas le choix d’endurer. Le petit frère timide s’était transformé lui aussi en terreur : sur les traces du caïd. Son complexe d’infériorité n’avait, en sept ans, pas diminué et il le comblait par des actes déplacés. Néa tenta de fermer la porte ; il l’en empêcha en se saisissant de son bras. « Lâche-moi tu me fais mal. » Il la lâcha comme s’il s’en voulait presque de venir quémander à sa porte. Ceux qui connurent un jour les deux frères terribles diront que tous deux étaient profondément épris de Néa et qu’ils se réjouissaient, d’un certain côté, de son émancipation du monde de la rue. « Faut vraiment que tu m’aides princesse. Il me faut des sous. Beaucoup de sous. Je suis dans la merde jusqu’au cou. » Si elle avait pu l’aider ; certainement l’aurait-elle fait. Mais la santé de Rose commençait à se détériorer et tous les sous cumulés partaient dans un traitement en chimiothérapie. « Je peux pas t’aider, Dario. J’ai pas un rond, j'ai tout claqué en chimio. Reviens le mois prochain, je t'aiderai comme je peux. » Il baissa les yeux, sa voix se fit fragile, suppliante. « Le mois prochain ce sera trop tard, princesse. » Elle s’écarta de l’embrasure de la porte avant d’ajouter. « Je peux vraiment rien faire pour toi pour le moment, je suis désolée, va falloir te débrouiller tout seul. » Et la porte claqua.
Ce fût la dernière fois qu’elle vit Dario.
Elle apprit sa mort deux jours plus tard dans les faits divers : tué par balles, règlement de compte, qu’ils disaient.


***

Et quand la santé de la vieille dame commença à se détériorer, c’est elle qui s’occupa de l’épicerie et de tout le reste ; qui s’occupa d’elle, aussi. C’était de bonne guère après tout.
La suite logique.
Et lorsque Rose décéda trois années plus tard, c’est Néa qui garda son appartement au Parking, mais aussi l’épicerie du coin de la rue. Les deux femmes avaient menées des démarches d’adoption mais elles ne purent aboutir pour cause du décès. Néa n’avait jamais eu de nom. Juste Néa. Mais elle se plaît à demeurer Donovan. Après tout, ça aurait été le plus beau des cadeaux.

Depuis la mort de Rose, cependant, Néa a rechuté. Elle a repris les drogues dures et fréquente à nouveau la racaille du quartier. Elle ne prend plus sérieusement son traitement et dilapide l’héritage que lui a laissé madame Donovan dans sa came. L’épicerie part peu à peu en fumée. Après tout, Rose était tout ce qui rattachait Néa à la vie normale, sinon : elle était la fille de rien. Néa - Néant. La fille de nul part. Celle qui vivait sous les ponts. Celle que l’on pointait du doigt. Celle que l’on fuyait.
Cette gamine qui jamais vraiment n’eut d’attache. Qui jamais vraiment n’eut personne sur qui compter. Cette enfant du vent. Cette jeune femme en perdition qui traine dans les squares. Celle dont le regard est vide mais qui pourtant contient le monde. Celui d’une enfant un peu naïve qui a besoin qu’on la remette sur les rails. Mais dis-moi, toi, toi qui es si malin… comment sauver quelqu’un qui n’a jamais vraiment existé ?

***

Actuellement, elle vit seule. Elle paie sa came avec le maigre revenu qu’elle touche de l’épicerie et des quelques sous que Rose lui a laissé. Les hommes sont de passage mais elle ne parvient pas à aimer. C’est une coquille vide. Elle n’est pas fatiguée de vivre mais plutôt fatiguée par la vie, sa vie. Elle sent bien que son cœur se fait de plus en plus fragile, qu’elle ne peut plus courir après un bus sans risquer un arrêt cardiaque. Néa s’en veut. Beaucoup. Enormément. Elle s’en veut de n’avoir rien pu faire pour Dario, de l’avoir laissé dans sa merde. Malgré les caresses qu’elle ne désirait pas ; il ne méritait pas cela. Dans les journaux, elle a appris la libération du caïd ; elle est cependant loin de se douter qu’il a emménagé, lui aussi, au parking il y a de cela quelques jours. Et même si – elle se convainc qu’elle l’a oublié – qu’il n’a jamais existé – qu’ils n’ont jamais existé. L’alcool pour oublier ce frère mort sans qu’elle n’ait pu l’aider, la drogue pour oublier le quotidien sans Rose. L’alcool pour mourir, la drogue pour se sentir vivre. C’est devenu l’un des nombreux camés du Parking. Elle est passée d’une réputation  d’adolescente des rues, à jeune femme serviable et dévouée pour retourner au rang de paria de la société. Cette droguée qui vit au Parking depuis sept ans, squatte sûrement depuis plus d’un an. Celle qui ne sort jamais de chez elle. Jamais de son lit. La junkie des bas quartiers.


***

Néa, l’enfant fragile, la sauvageonne au cœur qui défaille, à l’âme en perdition. Celle qui crève en silence, celle qui va sûrement bientôt crever mais qui ne dit rien. Celle qui a grandi dans les mauvais quartiers. Qui est certes belle comme le soleil mais qui pue la drogue à plein nez –ah et l’alcool -  si nez encore il y a.



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passe ta souris !
Moi c’est Christelle, Brioche pour les intimes. J’ai vingt-deux ans et j’étais une abonnée des rpgs pendant de nombreuses années avant de faire une pause d’une année – environ – mais ça me manquait alors me revoilà. Dans la vie je fais un master en psychologie du développement mais ça ne me plaît pas. Mon rêve est de devenir logopédiste (orthophoniste pour mes voisins de l’hexagone –un coucou depuis le pays des vaches) alors l’année prochaine je risque de laisser tomber mon master pour en commencer un nouveau dans le domaine en Suisse- ou en Belgique. Je ne suis pas encore bien décidée. Pour la fréquence, généralement je passe tous les jours, un peu moins pour les rps mais je promets d’essayer de garder un rythme correct.

Sinon, je suis une ancienne des tous débuts de de-ceux. Mais j’ai un peu honte d’avoir laissé couler mon personnage donc je ne dirais rien… qui m’aime s’en souvienne et sinon je me réjouis de faire vivre et évoluer Néa ici. Voili voilou.  coeur


Dernière édition par Néa Donovan le Mar 2 Fév - 17:35, édité 26 fois
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Message(#) Sujet: Re: Néa(nt) Mar 2 Fév - 1:44

elle est jolie ta choupette BRILLE
re-bienvenue CUTE



monsters are in your head
williamson ⊹ mais j’passerais pas ma vie à m’demander quand elle commence. (by anaëlle)

PERSONNAGE EN PRISON. ho
(mais possibilité de rp)
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Message(#) Sujet: Re: Néa(nt) Mar 2 Fév - 2:03

Bienvenue BRILLE


❝ wild beasts wearing human skins❞ you were not born of stardust, darling, stardust was born from you, it’s why the stars feel your sorrow and aching heart, they are the fragments of your lost soul, scattered across an endless galaxy, but don’t be afraid, darling, maybe life has broken you, but it can never destroy you.
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Message(#) Sujet: Re: Néa(nt) Mar 2 Fév - 2:15

CHRIIIIIISTEEEEELLLLLEEEEEEEEE JAIME HEHE I love you SLIP Twisted Evil HAN JEREM LE HERISSON NIARK
OMYYYY, BIENVENUE ICI MON BÉBÉ. HAN SADIQUE ho SLURP YOUPI HOT RIP BITCH MEMERE ROBERT


Bitches they come, they go.
Ne t’en fais pas pour moi. Je suis une ogive nucléaire de destruction massive. J’aurais fait fondre tes petites cuillères et peut-être qu’un jour, une amoureuse radioactive me demandera de la suivre, pour tourner dans la grande roue de Tchernobyl. (violett pi - marie curie)
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Message(#) Sujet: Re: Néa(nt) Mar 2 Fév - 2:38

Brioche.
Rien que pour ce nom, je t'aime.

(Voilà.)
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Message(#) Sujet: Re: Néa(nt) Mar 2 Fév - 8:42

OOOOOOH OUIIIIII TE REVOILA TOI HAN HAN HAN
Tu m'as manqué ma chérie POTTE POTTE POTTE
Je suis trop contente de te revoir LOVE

Rebienvenue à la maison ! HAN
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Message(#) Sujet: Re: Néa(nt) Mar 2 Fév - 9:59

ReBienvenue ici :l: OMG



.
Je marche dans des villes où des âmes sans nom me fredonnent le tien. Des concerts en sourdine où je chante ton nom pour oublier le mien. Pour oublier un peu que toi tu n'es pas là quand l'hiver se fait rude. Que je n'ai plus que moi avec qui partager ma propre solitude.
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Message(#) Sujet: Re: Néa(nt) Mar 2 Fév - 12:07

AVERY : on en parle de ton bonhomme ? BAVE2 Merci. DE CEUX

MEREDITH : MON AMOUUUUUUUUUUUUR  HAN Tu crois que tu arrêteras d'être sexy un jour ou pas ? Non parce-que sinon je te mange sous toutes tes différentes personnalités. ROBERT Tu sais combien je les aime. (big up Malki) :hihi: Merci. jotem.  CUTE

YANN : T'as vu la classe ? /OUT/ Tu veux en croquer un bout ? ROBERT

ALMAREDA : Coucou toi.  ho Je pouvais pas m'inscrire ailleurs qu'ici au final, parce que c'est toi et parce que tes idées me bottent toujours et parce-que tu me manquais aussi un peu (quand même faut l'avouer)  ho Je suis trop contente d'être de nouveau parmi vous aussi.  HAN Cette fois c'est la boooonne.  

ALIAH & SILVER : Merci vous deux. DE CEUX
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Message(#) Sujet: Re: Néa(nt) Mar 2 Fév - 13:19

Re-Bienvenue ohlala. ( c'est moi, Tina :hihi:. )
Le Parking est très content de te revoir. DAFUQ
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Message(#) Sujet: Re: Néa(nt) Mar 2 Fév - 16:23

MENMA : Merci Tina :hihi:
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Message(#) Sujet: Re: Néa(nt) Mar 2 Fév - 19:03

VALIDE(E) !
Bienvenue au Parking !


Si jamais t'as du mal à payer ton loyer, tu peux toujours venir squatter chez oim ROBERT NIARK
Vraiment, un personnage touchant qu'on a envie de câliner même BRILLE allez! viens jouer avec nous :YEAH:


Félicitations ! Ton dossier a été approuvé par la Concierge ! Tu peux dès à présent prendre tes aises et faire la connaissance avec tes nouveaux voisins sur le flood, la Chat-Box ou directement via les RP Libres si tu es un thug. Quoiqu'il en soit, pense à remplir ton profil (sans oublier d'indiquer ta réputation) et te recenser sur nos divers listings:




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Néa(nt)

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