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Alistair - Those hardest to love need it most

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Message(#) Sujet: Alistair - Those hardest to love need it most Mer 30 Déc - 0:43

Alistair Théodore Pritchard
Il y a des notes d'espoir, des images qui saturent...
Nom Pritchard, loin d’être révélateur, il rend confus. Les multiples origines joutent dans un éternel combat, qui rend las, et l’on se demande le passé qui se cache derrière ces syllabes. La prononciation est difficile à deviner du premier coup, il est presque impossible de la déterminer lorsqu’il est révélé par le biais de l’écriture. Français ? Anglais ? Autre ? Tu les regarderais avec des iris mystérieux, un sourire désireux de s’amuser de leur détresse, avant d’user des graves pour répondre à la question qui n’a pas été posée. Tu te complais à corriger lorsqu’on ose le déformer. Il n’était pas vraiment à toi, mais tu as su te l’approprier en calquant l’attitude des bourgeois qui t’ont recueilli et chéri, Prénom Alistair, suggérant une certaine noblesse. Trop pompeux, trop orgueilleux. Renommé lorsque tu as été en âge de le réclamer. Il est hors de question que tu gardes les traces d’une génitrice indigne de ton amour, qui a préféré ses vices à son enfant. Théodore, ou Teddy, la seule cicatrice toujours présente sur ton être, que tu arbores comme une erreur. On n’a jamais eu l’habitude de t’appeler comme ça, on n’a jamais osé, on n’a jamais connu lorsque tu t’abstenais de le révéler. Mais dernièrement, pour des raisons qui t’échappent mais qui sont pourtant claires, c’est celui qui te sert de prénom, Date et lieu de naissance Sheffield t’a vu naître et grandir, elle t’a vu être délaissé comme le dernier des déchets. C’est le 26 mars de l’année 1983 qu’on a dû opérer la prostituée pour qu’elle puisse mettre au monde son rejeton dont elle ne connaît même pas le père. Après tout, baiser sans capote rapportait beaucoup plus, et ça elle ne manquait pas d’en profiter. Et si ces messieurs aimaient bien aller par derrière, ils n’hésitaient pas à commencer d’abord par la voie habituelle, Âge 32 comètes dans un ciel gris, où tout est neutre, dans le calme d’une existence qui n’a presque plus de goût, Nationalité Anglaise naturellement, le Royaume-Uni étant le lieu de ton premier cri. Tu n’as pas encore droit à l’américaine, n’ayant pas été présent suffisamment de temps dans le pays, Origines Inconnues, les conjectures se multiplient, mais jamais rien n’est sûr. Ils savent. Toi, tu ne veux absolument rien savoir. Un peu d’Angleterre en toi, ça c’est certain. Pour le reste, ça n’a aucune importance à tes yeux, Statut matrimonial Amoureux de tes créations, de l’expression de ton indignation de ce monde trop malade. Conquis par les coups d’un soir, par les hommes à qui tu offres une parcelle de toi avant de les envoyer voir ailleurs. Destiné à vivre seul pour toujours, sans connaître le vrai amour de quelqu’un d’autre que toi, Orientation sexuelle Très tôt, tu as su que les femmes, ce n’est pas pour toi. Les hommes sont une urgence, une exigence de ce corps qui te supplie de te plier à ses besoins. Tu as toujours assumé cette part de toi, même lorsque c’était extrêmement difficile de le faire. Condamné à la cacher pendant un moment, avant de te foutre complètement de ce qu’on peut penser de toi, Job ou Activité Journaliste, tu as suivi ta vocation murmurée à tes oreilles par une voix trop familière, avec laquelle tu as vécu pendant toute ta vie. Celle qui a été là pour te faire douter ou pour te rassurer. Celle qui n’a eu de cesse de te guider vers l’excellence que tu convoites. Récemment viré pour ton entêtement et ton insolence, tu ne regrettes rien, ayant fait ce qu’il te semblait être juste, Groupe
Nous sommes de ceux qui vivent, Crédits @bright star.
feat Ben Whishaw
Quand et comment avez vous emménagé au Parking ? Les joies du chômage. Enfin bon, c’est tout comme vu que désormais, je travaille pour une boîte qui ne me paie pas grand-chose. Habitué au luxe et aux belles choses, je dois avouer que je suis cruellement dépaysé. Mais comme on le dit souvent, pour se relever, il faut tomber d’abord. Je ne suis même pas sûr qu’on dise ça, mais ça sonne plutôt bien. Et puis je suis optimiste, je ne vais pas rester dans la merde bien longtemps, je saurais retrouver ma voie à force. Après, ce n’est pas aussi mal que ça. Je découvre, ça fait du bien, le changement. Je n’y suis que depuis quelques temps, mais le Parking me fascine. C’est un lieu qui regorge de travers, des cachettes que je veux explorer intégralement. Et déterrer les secrets qui y subsistent est une obsession qui me tiraille l’esprit.

Que pensez-vous de l'immeuble et vos voisins ? C’est un peu un trou à rats. Franchement, je l’ai regardé, j’ai été médusé. Il fallait bien une raison pour le prix de location aussi bas. Mais j’aurais quand même préféré être informé dans l’annonce dans quoi je m’embarquais. J’ai failli me barrer en adoptant un air offusqué, puis je me suis senti attiré. Comme par l’effet d’un magnétisme. Après tout, intérieurement, c’est moi qui ai voulu ça. Le Bronx, le goût du danger dans la bouche, l’inconnu qui risque de faire mal. Je n’ai pas eu le temps de me faire une opinion sur les voisins, pour l’instant, je suis discret. Et j’ai arrêté d’essayer de les observer intensément le jour où un mioche de dix-huit piges a sorti un couteau et m’a demandé si je veux qu’il me refasse le portrait pour que je lui ressemble.

Quelle est votre réputation au sein du quartier ? Le mec un petit propre sur lui-même, trop bien pour cet endroit, qui a presque trop de manières pour ne pas être louche. On m’observe avec méfiance, comme si j’étais là à la recherche de quelque chose, d’un comportement à dénoncer. Au fond, ils ont raison, je me trouve ici pour une histoire. La meilleure de toutes. Celle qui relancerait ma carrière dans le bon chemin. Quelque chose de sordide, d’horrible, qui prend aux tripes. Et je dois la trouver discrètement, en faisant preuve de plus de subtilité si je ne veux pas me retrouver avec les organes éparpillés aux quatre coins du monde.

Résidence des Pritchard. Manchester, 1992.
Jamais elle n’a pesé, la traitresse solitude. C’est une habitude à force, comme si la norme existe dans ce sentiment qui ne t’a jamais vraiment affecté. Voguant de famille en famille, tu en as expérimenté l’oubli. Tu ne te rappelles plus de beaucoup d’elles, comme si elles n’ont aucun importance. Elles t’avaient offert un toit sous la tête pendant une courte durée, et toi l’ingrat tu ne te rappelles même pas à quoi ses membres ressemblent. Le concept d’être le fils de quelqu’un échappe à ta compréhension. Pour toi, tout est temporaire, et le définitif n’a pas sa place dans ce monde. Tu t’es accoutumé à ce voyage continuel qui est le reflet d’une existence qui est tienne. Et c’est pour ça que ça fait mal, maintenant. Deux années et des poussières avec les mêmes personnes. Attendant les prochains avec appréhension. Cette fois-ci, contrairement aux autres fois, tu t’attaches. Avant, tu ne te le permettais pas, peu importe à quel point ils sont bons. Tes «parents» ne sont pas distants, et ça n’en rend l’espoir de ne jamais les quitter que plus brûlant. Ils t’ont prévenu au début que tu resterais avec eux pour toujours, ils n’ont eu de cesse de te rassurer vis-à-vis de ça. Mais tu ne les as jamais entièrement crus, prêt à passer à l’étape suivante. Tu es tiraillé entre deux mondes tellement contradictoires, et ça t’en fait voir de toutes les couleurs. Enfermé dans l’obscurité d’une chambre qui apparemment t’appartient alors qu’elle n’aurait dû être qu’un lit où tu passerais une trentaine de nuits. Des pas s’approchent, tes pensées ricochent et la lumière s’introduit dans ton espace de ténèbres. La silhouette se dessine, précise, désormais reconnaissable. Elle s’approche gracieusement, imposant la proximité avec l’enfant effrayé que tu es. Et ses bras s’ouvrent, t’accueillent et essaient de faire disparaître le poids qui comprimera ta poitrine pour toujours. Elle sait l’absurdité, elle sait l’insanité que tu as vécu. Elle souffle des mots qui se veulent réconfortants, en ignorant l’inutilité. Pourtant, même si elle n’arrive pas à totalement installer la paix, elle arrive à t’arracher un sourire, un soupir de soulagement pendant que tu enfouis ton nez dans son cou et que tu te laisses bercer par sa voix douce dont tu ne saurais plus te passer.

Salle de réception. Manchester, 1995.
Les doigts se déposent doucement sur les touches en bois. Une fois, deux fois. Ils tâtent le terrain pour retrouver le chemin. Comme si c’était la première fois à nouveau. Puis c’est l’envol. Plus légers, plus libres, ils ont pris leur élan et maintenant tout s’embrouille. C’est le désordre dans la salle, une mélopée qui emballe et qui transperce les cœurs de sa splendeur. Le talent se découle de toi, tu es la source de la beauté présente que toutes les mirettes sans exception observent. Cette prédisposition à tout apprendre, à tout comprendre sans grand effort t’a valu d’exceller dans plusieurs arts. Mais le piano reste ton préféré, ton défi favori. Si jeune et déjà un artiste, on se demande d’où tu tires ton inspiration. Tu n’as qu’à penser à Maman, à Papa, à ce combat que tu as mené sans cesse. Tu n’as qu’à penser aux heures noires, où tu étais empli de désespoir. Tu n’as qu’à te remémorer les fois où tu es tombé chez des enfoirés, qui ont fait de toi leur esclave alors que tu ne demandais qu’à être leur gamin. Et dans une tristesse démesurée, une ivresse décomposée, tu laisses échapper les plaintes de ton âme, les empreintes de tes drames. Tu peins les couleurs d’une amertume sans fin. Tu chantes la complainte d’un être en peine. Tu écris maladroitement les pensées incertaines qui t’obnubilent chaque jour, sans répit, sans pitié. Tu fais de l’abandon l’origine de tes créations. Et ils trouvent ça tellement beau, eux tous, spectateurs ébahis qui te prennent pour un prodige. Ils ignorent le prix que tu as du payer pour en arriver là où tu es. Tu n’as que douze ans, et c’est tout ce qu’ils voient. Un enfant insouciant, qui est la fierté de ses parents. La musique résonne, la mélodie t'emporte, chevauchant tes doutes. L’empire de tes souvenirs en est ébranlé. Chopin envahit tes oreilles, se diffuse en accord. C’est ce qu’ils veulent, ils n’ont pas besoin d’entendre les cris intérieurs de tes abysses. Tes doigts luttent et livrent bataille, ils conquièrent les auditeurs. Tes yeux sombres se ferment. Et tu virevoltes, tu jongles avec les notes. Tout ton corps s'agite, habile et futile. L'histoire se conte même si elle n’est pas tienne. L'histoire explose en souveraine. Tu trembles d'une nouvelle allégresse, suppliant pour une caresse. L’ami se cambre, gémit sous tes assauts, te suppliant pour un peu moins de chaos. Et les applaudissements retentissent sans que tu n’y vois aucune valeur.

Chorlton High School. Manchester, 1999.
Un tintamarre insupportable vient bousculer tes tympans, incessamment. Tu détestes ce surveillant qui tient tout le temps à ce que tu quittes la classe pour la récréation. Déplaisant à souhait, il n’accepte jamais te de te laisser en paix. Il insiste, en rigolant, qu’un garçon comme toi se doit d’aller sympathiser avec le restant de ses camarades, au lieu de rester cloîtré à lire un livre pendant la pause. Avec un soupir, tu finis toujours par te résigner, ton bouquin néanmoins toujours en main. Rien ne change si ce n’est le vacarme qui devient beaucoup plus agaçant, beaucoup plus dérangeant, t’empêchant généralement de te concentrer sur les lignes qui s’offrent à toi. "Hey, Pritchard." Pas encore lui. Pas cet énergumène qui vient à chaque fois te perturber, comme si les primates avec leurs bruits assourdissants n’étaient pas suffisants. Tu prends la peine de lever les yeux de ton roman, par politesse car tu ne peux pas faire autrement à cause de ton éducation, avant de hocher la tête et de te plonger à nouveau dans les pages encrées. "Tu lis quoi, cette fois?" Mitchell. Créature embêtante, qui n’hésite pas à venir t’interrompre à chaque fois pour des questions débiles auxquelles il peut répondre lui-même avec seulement un peu de jugeote et d’efforts. "La même chose qu’hier, Wellington." Cette manie que vous avez tous les deux de vous appeler par vos noms de famille, comme pour instaurer une sorte de cérémonie qui n’existe à vrai dire pas du tout. Du moins, du côté du plus joyeux des deux qui ne se laisse jamais abattre par les réponses glaciales de son interlocuteur. "Normalement, tu lis plus vite que ça, Pritchard. Tu es à la traîne." Il est doté de ce sourire énervant, qui t’irrite au plus haut point sans que tu ne saches vraiment pourquoi. Tu n’as jamais été très souriant, toi. Tu préfères être sérieux et posé, pour montrer quel enfant sage tu es et que ta mère soit fière de toi. "C’est parce qu’à force de me faire interrompre, je ne peux pas avancer." Là c’est clair, précis, net. Ça devrait le faire déserter et le dissuader de revenir poser ses questions sans queue ni tête. "Ok, ok, je comprends, désolé de t’embêter. Euh… Hum… En fait, je viens te demander si tu voudrais bien venir à mon anniversaire, ce samedi. J’ai l’invitation avec ton nom et tout." Tu le regardes avec des yeux ronds, se demandant si tu as vraiment bien entendu. Toi, invité à une fête d’anniversaire? Mais comment? Pourquoi? N’a-t-il donc pas conscience que tu es le pire trouble-fête que la terre ait jamais porté? Fronçant des sourcils, tu le fixes avec une incompréhension grandissante, te demandant si ce n’est pas là un poisson d’avril en avance. "Oh et t’inquiète pas pour les mecs qui t’embêtent. Ils t’approcheront pas. Tu es mon invité d’honneur, après tout." Tes yeux s’écarquillent encore plus, éberlué par tant de paroles incohérentes selon ton point de vue. "Enfin, invité tout court quoi, c’est ce que je voulais dire. Euh… Voilà quoi, ils se moqueront pas de toi. Mais ne leur donne pas une raison non plus en venant avec un livre. Ils sont sympa, tes livres, mais euh… ça le fait pas trop, à une fête." Il se gratte la tête, et tu te demandes pourquoi il est nerveux ainsi. Avant de réaliser que toi-même possèdes une prédominance du rouge sur tes joues. "Je… Oui j’essaierai de venir."

North Manchester General Hospital. Manchester, 2005.
"Hey, Mitch… Tu te fais désirer comme d’habitude." Le silence te répond dans une sinistre atmosphère, qui te fait perdre pied. Les machines te narguent, te font comprendre que tes efforts sont vains et stupides. Ton enthousiasme est pourtant intact, et ta bonne humeur inattaquable. Il a besoin d’ondes positives dans sa chambre, les pleurs, tu les réserves à son oreiller qui commence à perdre son odeur. Tes lèvres vont trouver son front, et s’y déposent doucement. "J’ai envoyé mon article aujourd’hui. J’ai osé. Tu dis tout le temps qu’il faut que j’ose, que je tente le tout pour le tout..." Tu t’interromps un instant, marquant une pause comme pour rassembler tes forces et révéler le reste. "Je ne suis pas la personne la plus confiante au monde. Et toi au contraire, tu brilles par ton assurance. C’était toujours aussi impressionnant, la dernière fois que je t’ai vu... On se compense bien, toi et moi, c’est pour ça qu’on est ensemble depuis quatre ans." Tu te passes une main nerveuse dans tes cheveux, laissant échapper un petit rire. "Tu te rappelles quel asocial j’étais au début ? Tu m’avais confié par la suite que tu étais désespéré, que tu ne savais pas comment m’aborder, que tu avais toujours l’impression de me faire chier plus qu’autre chose. Et c’est vrai, tu me dérangeais. Mais en même temps, tu faisais battre mon cœur tellement vite..." La conversation se dirige vers un point mort, celui de la mélancolie. Non. Mitchell n’a pas besoin de cette vague de négativité inutile et futile. "On pourrait croire que je ne n’ai plus besoin de toi vu ce que je suis devenu. Je pourrais aller voir ailleurs. Ça me manque de t’embrasser, de te toucher, d’entendre ta voix. Et j’ai des envies sous la ceinture aussi. Si ta mère m’entendait, elle me tuerait." Ta main prend la sienne, et la serre très fort comme pour lui dire «Ne t’en va pas, reste…». "Je t’attends. Ne me fais pas trop attendre. Je t’attendrai toujours, mais ce n’est pas une raison." Tes joues s’étirent à nouveau dans un rictus moqueur, puis le voile revient combler les yeux, aveu de tes souffrances et de ton impuissance. "Tu manques à notre lit aussi. Il n’est plus aussi chaud depuis que tu n’y dors plus. L’hiver est là, et il y fait tellement froid, je n’arrive plus à y dormir sans toi." Ta gorge se serre, et ce sont des griffes qui s’enfoncent dans tes flancs, qui te plongent dans le néant d’une existence amère sans sa présence. Tu ne peux plus vivre sans lui. Tu maudis le jour où il a sombré dans ce coma trop cruel, presque irréel. "Je suis désolé pour cette nuit-là. Si on ne s’était pas disputés, si je ne m’étais pas emporté, tu serais toujours là. Tu n’aurais pas pris la voiture et tu n’aurais pas…" Les derniers mots s’étouffent, et tu insistes, tu persistes à vouloir cacher les larmes comme si tout le monde t’observait. Pourtant, il n’y a que toi dans la pièce. Lui n’est pas vraiment là. Tu lui parles, mais tu sais que les chances sont trop infimes pour qu’il t’entende. "Reviens-moi, mon amour. La vie est vide sans toi à mes côtés." Un dernier baiser sur le front, un «je t’aime» murmuré au creux de l’oreille et tu t’en vas. C’est trop pesant de rester trop longtemps. Trop désespérant. Addictif même, car tu aimerais parfois mettre ta vie en pause pour demeurer à son chevet. Tu ne le sais pas encore. Que c’est la dernière fois que tu le vois en train de respirer.

Ouest du Soudan, 2007.
Beau, tellement beau. Les hommes en uniforme ont un charme certain. C’est toujours avec un sourire que vos regards se coïncident, et malgré tous tes efforts pour essayer de le sortir de ta tête, tes envies s’entêtent et tu le reluques ouvertement. Tu es loin d’être sage, et tes intentions sont loin d’être innocentes. Rien qu’hier soir, tu as rêvé de lui, de comment ça pourrait être avec lui. Tu avais eu ta période de célibat après Mitchell, une année et demi à le pleurer, à t’apitoyer sur ton sort. Reclus dans ta chambre chez tes parents, qui ont accepté de t’accueillir à nouveau pour t’aider à passer le cap. Tu as eu tes instants de peine immense, des pensées suicidaires qui se sont bousculées dans les recoins de ton crâne. Sans lui, plus rien n’avait de goût. Et tout ton désarroi s’est accumulé en cicatrices tragiques qui ont fait que tu n’es plus vraiment le même. Même si dernièrement, tu essaies de t’en sortir. Refusant de t’attacher à nouveau alors que la vie est si fragile. Tout peut être détruit en une fraction de seconde. Une histoire de plusieurs années réduite en poussière à cause d’un seul travers. Tu t’es tué au travail, montré à tout le monde que tu es capable de réaliser tes rêves. Tu leur as prouvé l’impact que l’homme de ta vie avait eu sur toi, les différentes manières par lesquelles il t’avait changé, rendu meilleur. Tu t’es proposé pour venir au Soudan, ce que ton entourage a vu comme un acte dangereux et insouciant. Et peut-être qu’il y a une part de vérité à cela. C’est pourtant là que tu l’as rencontré. Le soldat Nielsen est la tentation, il a suffi d’un seul coup d’œil pour que tu tombes dans le piège de la luxure. De jour en jour, il s’est transformé en fantasme qui te fait suer la nuit, qui hante tes rêves les plus riches en débauche. Il t’obsède, te passionne, te désarçonne. Inhabituel depuis lui, le désir s'enfuit sous chacune de tes veines, pulse dans ton ventre. Les autres sont fades. Les autres sont ridicules. Ton palpitant tangue dangereusement, oscillant entre tempête et enfers sous l'océan tumultueux de ses yeux. Un sourire s'empare de ta bouche, dissimulant la monstrueuse, l'atroce vérité. Tu le veux. Tu le veux tellement. Ça fait mal de tant le désirer, de tant t’exposer. Et au fond, tu sais qu’il n’est pas intéressé. Qu’il préfère les créatures aux délicieuses courbes, aux chevelures encore plus longues que la tienne. Tu es tellement sous le charme que tu l’idéalises dans une douce traitrise. Tu veux juste l'embrasser, lui, t'emparant de son cœur lascivement, l'égarant dans tes draps, dans tes bras. Obsession, déraison, passion, tout se mêle, s'emmêle, se démêle. Et tu es la proie de ta convoitise transie, de tes interdits. Sans échappatoire de l’enchevêtrement de toiles dans lequel tu t’es fait emberlificoter.

Bureaux du New York Daily News. New York, 2015.
C’est triste. C’est vraiment… triste. Objectivement, tu te rends compte que tu devrais en pleurer. Réellement, tu es dans une sorte d’indifférence omniprésente sur tes traits. Et alors ? L’interrogation qui plane dans ta boîte crânienne. C’est le boulot de tes rêves, celui pour lequel tu as travaillé sans relâche. À Londres, tu as su te démarquer, tu as su te faire une place, mais ça n’avait jamais été suffisant pour toi. New York était l’objectif, le rêve américain qu’ils l’appellent. N’hésitant pas à envoyer tes articles à profusion, pour leur prouver ta valeur, pour leur hurler qu’ils ont besoin de toi. Au final, ça a payé. Tu t’es retrouvé ici, dans le cadre idéal pour toi, il y a deux années. Et aujourd’hui, pour une erreur commise, parce que tu t’es battu pour tes idéaux, te voilà mis à la porte. Confus, ton supérieur t’a regardé avec appréhension. Une folie passagère, peut-être ? La fatigue qui influe sur les décisions et qui t’a biaisée ? Tu refuses de t’excuser. Pas même face au rédacteur-en-chef. Tu ne mens pas, ce n’était nullement un choix précipité que tu regrettes. Tu l’as fait parce que tu y crois, parce que la vérité vaut que l’on prenne des risques pour elle. Peu importe à quel point ces derniers sont peu appréciés. On t’a prévenu que tu ne trouveras plus jamais de travail dans ce domaine, que tous les journaux deviendront allergiques à ton nom. Tu as haussé les épaules dans une effronterie sans pareille, persuadé que tu t’en sortiras quand même. Est-ce que tu aurais fait ça pour un autre article ? Peut-être pas. Tu aurais sûrement fermé les yeux si ça ne te concernait pas aussi étroitement. Au pire, tu aurais protesté et on t’aurait fait taire. Néanmoins, dénoncer l’homophobie est un combat de tous les jours. Le changement doit être accompli, et ce peu importe le prix à payer. Surtout dans une organisation aussi influente, aussi inatteignable. Ils te remercieront plus tard, quand ton article sera la marque d’un courage sans bornes. Quand le journal se démarquera par le fait d’être aussi brave, contrairement aux autres lèche-culs qui n’oseront jamais s’attaquer à un ennemi aussi considérable. Toi ? Tu deviendras une leçon. Plus personne n’osera aller à l’encontre des ordres au sein du New York Daily News, même s’ils t’admireront tous secrètement. En chemin vers la porte de sortie, c’est un sourire qui étire tes lèvres, tandis que tu ignores les regards mêlés de compassion, de ravissement et de mépris. De toute façon, tu avais besoin d’un peu de temps pour te remettre au piano.

pipelette
passe ta souris !
Hola, moi c’est Mo, j’ai vingt ans pile, bientôt vingt-et-un mais ça on s’en fout. Je suis là tous les jours, je RP selon l’envie et selon l’inspiration. Je ne sais pas trop parler de moi-même, et là j’ai l’impression de me forcer à trouver quelque chose d’intéressant à dire sur moi-même, donc je vais arrêter. HUM Ah oui, j’étais déjà passé par ici, mais c’était vraiment la pire période possible pour moi, je n’avais même pas fini ma fiche, j’en suis navré. MDR


Dernière édition par Alistair Pritchard le Dim 3 Jan - 15:50, édité 6 fois
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Message(#) Sujet: Re: Alistair - Those hardest to love need it most Mer 30 Déc - 0:48

c'est trop bizarre mon premier personnage s'appelait Pritchard MDR je suis perturbée RAH
bon choix de scénario tout de même et bienvenue au Parking héhé NIARK
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Message(#) Sujet: Re: Alistair - Those hardest to love need it most Mer 30 Déc - 0:54

J'aime déjà le début yaaa HOT
Bienvenue ! coeur DE CEUX I love you :l:
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Message(#) Sujet: Re: Alistair - Those hardest to love need it most Mer 30 Déc - 1:06

Bienvenue au Parking :l: Bon courage pour la suite de ta fiche BRILLE
J'aime déjà beaucoup ce que tu as écrit OMG



.
Je marche dans des villes où des âmes sans nom me fredonnent le tien. Des concerts en sourdine où je chante ton nom pour oublier le mien. Pour oublier un peu que toi tu n'es pas là quand l'hiver se fait rude. Que je n'ai plus que moi avec qui partager ma propre solitude.
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Message(#) Sujet: Re: Alistair - Those hardest to love need it most Mer 30 Déc - 2:02

OMG Cet avatar !! FAN
Bienvenue parmi nous :l:
Bon courage pour ta fiche CUTE


Des fois, tu te sens sirène
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« Oulala la didou ! »
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› DC : la belle Électre.
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Message(#) Sujet: Re: Alistair - Those hardest to love need it most Mer 30 Déc - 2:09

Bienvenue parmi nous POTTE :l: Ben est un super choix CUTE


(Personnage en Italie)

Spoiler:
 
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Message(#) Sujet: Re: Alistair - Those hardest to love need it most Mer 30 Déc - 3:45

Toi, mon petit, je vais te suivre de près ! HELLO
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Message(#) Sujet: Re: Alistair - Those hardest to love need it most Mer 30 Déc - 9:45

Ce prénom, ce vava... ça me hurle London Spy :l:

Welcome here dear, et bonne chance pour la suite j'ai hãte d'en lkre davantage ! (Puis Ben quoi !)
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› Âge : vingt-six années rongées par sa folie meurtrière
› Appart : #717 la frangine envolée, éclatée dans les rues du Bronx ou ailleurs et lui seul dans un trop grand appart
› Occupation : il a abandonné la drogue, les contrats sanglants, traqué par les gros poissons qui veulent écraser la vermine
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Message(#) Sujet: Re: Alistair - Those hardest to love need it most Mer 30 Déc - 11:15

Bienvenue et bonne chance pour ta fiche :l: CUTE
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Message(#) Sujet: Re: Alistair - Those hardest to love need it most Mer 30 Déc - 12:44

Excellent choix de scénario JAIME
Bienvenue parmi nouuus !
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« révolé sa mère. »
« révolé sa mère. »
› Âge : Tantôt gamin, tantôt blasé comme un homme âgé, il vient d'atteindre le 19 ans et on s'en fout.
› Appart : #1411 (F2) avec le fantôme de sa mère la junkie, Badz Hijodealgo le fagg et Lincoln le renardeau perdu.
› Occupation : Saboteur, Al passe sa vie à se griller lui-même. Devenir dealer n'était sans doute pas sa plus riche idée...quoique, ça lui a rapporté pas mal, t'as pas vu ses Nike neuves ? Bah voila. Puis sinon, on le trouve au garage de Deirdre aussi.
› DC : Ekaterina et Misha
› Messages : 4042
› Nombre de RP : 36

Message(#) Sujet: Re: Alistair - Those hardest to love need it most Mer 30 Déc - 14:21

Bienvenue parmi nous HAWW


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› Âge : Trente-sept douilles échouées, éparpillées à terre.
› Appart : #1513/15ème, seul dans un grand appartement bien vide à présent. Et trop silencieux.
› Occupation : Officiellement, professeur particulier de langues (Suédois, Russe et Gaélique Irlandais). Officieusement, infiltré dans un grand réseau de proxénétisme pour lequel il est un informateur. En réalité ? Agent du FBI sous couverture, anciennement policier dans les moeurs puis la criminelle de L.A. après avoir été sniper au sein de la US Army.
› DC : Le guitariste Islandais au coeur arraché (Àsgeir Aylen), l'Irlandais aux poings écorchés (Aisling Ó Luain) & la catin aux couleurs mensongères (Aaliya Abelson).
› Messages : 743
› Nombre de RP : 1

Message(#) Sujet: Re: Alistair - Those hardest to love need it most Mer 30 Déc - 16:18

Bienvenuuuuuue ! BRILLE
Le début est déjà superbe et intriguant, hâte d'en découvrir plus. BRILLE Puis ce choix de scéna. OMG FAN
Bon courage pour ta fichette and have fun ! BRILLE



TIME IS RUNNING OUT

There are foundational elements  in our lives. People... that form the brick and the mortar of who we are. People that are so deeply embedded that we take their existence for granted until suddenly they're not there. And we... collapse into rubble.© signature by anaëlle.
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Message(#) Sujet: Re: Alistair - Those hardest to love need it most Mer 30 Déc - 17:36

@Earl, ah bon? MDR Je suis désolé alors si ça te perturbe, j'aimais bien le nom de famille alors je l'ai choisi. FAN
@Yann, j'espère que tu aimeras la suite aussi alors. ho coeur coeur coeur
@Silver, merci énormément pour tes mots, c'est gentil. JAIME
@Lizz, c'est Ben tavu, il est trop... trop. ME GUSTA
@Candide, je ne connaissais pas ton avatar, mais je la trouve super jolie. GNOE
@Auguste, ah bon? J'aime les stalkers moi, surtout s'ils ont une aussi jolie plastique. HEHE
@Cahal, c'est tout à fait ça. Mais ce n'était même pas fait exprès (ou presque), je voulais jouer Whishaw depuis longtemps, c'est pour ça que je n'ai pas changé l'avatar, et j'ai regardé London Spy récemment en me promettant que mon prochain personnage s'appellerait Alistair, donc ce qui fait que ... voilà. MDR McAvoy... BAVE2 BAVE2 BAVE2
@Ugo, merci beaucoup à toi. CUTE coeur
@Lyly-Rose, merci beaucoup, c'est un scénario trop prometteur, impossible de le laisser passer. OMG
@Al, merci beaucoup POTTE
@Lyam, merci beaucoup pour ces compliments, ça fait chaud au cœur, j'espère ne pas décevoir avec la suite alors. ho coeur

Je vous remercie énormément pour cet accueil. coeur
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› Âge : vingt et un ans, toujours pas adulte.
› Appart : #1014, le F4 de papa. L'appart trop grand, trop vide.
› Occupation : Elle a trouvé ce petit job à la supérette du quartier, derrière le bip abrutissant de la caisse enregistreuse. Elle vole encore, de temps en temps, des relent d'argent facile.
› DC : Marshall le branleur, Carl le taulard
› Messages : 1796
› Nombre de RP : 12

Message(#) Sujet: Re: Alistair - Those hardest to love need it most Mer 30 Déc - 17:39

T'es bien beau :l:
Bienvenue parmi nous et bon courage pour ta fiche :l: :l:



Rien. Rien d'important. J'te disais juste que j'allais pas bien et que je partais en couille ces derniers temps, que j'avais un peu envie de crever et beaucoup envie de chialer mais tu sais c'est pas important tout ça, ça vas passer, ça finit toujours par passer.
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› Âge : 45 ans
› Appart : 1210
› Occupation : Médecin légiste dans le commissariat du coin
› DC : Geert Grote Lul, Ô dada lie
› Messages : 2309
› Nombre de RP : 0

Message(#) Sujet: Re: Alistair - Those hardest to love need it most Mer 30 Déc - 19:24

Bienvenue parmi nous :hihi: !



It’s like when you hear a serial killer say they feel no regret, no remorse for all the people they killed. I was like that. Loved it. I didn’t care how long it took either because I was in no hurry. I’d wait until they were totally in love with me. Till the big saucer eyes were looking at me. I loved the shock on their faces. Then the glaze as they tried to hide how much I was hurting them.  And it was legal. I think I killed a few of them. Their souls I mean.
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Alistair - Those hardest to love need it most

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