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Don't be afraid, I'm always here | Billie

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Message(#) Sujet: Don't be afraid, I'm always here | Billie Ven 4 Déc 2015 - 17:47

Don't be afraid, I'm always here


The dancer who turns my heart

Cet évènement, Ted ne voulait le rater pour rien au monde. Tout comme ses potes. Ils étaient des adultes, mais leur âme d'enfant continuait d'exister en eux. On appelle ça des grands enfants, du moins c'était ainsi qu'ils se représentaient. Alors imaginez leur réaction quand ils avaient appris qu'une fête foraine allait atterrir pas loin de chez eux. L'extase, la joie, l'adrénaline que peut ressentir un gosse quand il obtient ce qu'il désire. Et c'était le cas pour ce soir. Ils s'étaient tous retrouvés quelques heures avant de partir. Ils ne voulaient certainement pas changer leur habitude. Un ou deux joints, puis let's go. « Bon les gars c'est quand qu'on y va ? Alleeez ! » Ted était peut être le plus excité de tous. Il adorait l'ambiance d'une fête foraine. Tout le monde riait aux éclats, personne ne se prenait la tête. C'était un sentiment de joie qui envahissait chaque individu se trouvant là-bas. Parce qu'on retombait en enfance. Parce qu'au fond, tout le monde aimait cette putain de sensation. Pendant plusieurs minutes, le jeune homme implora ses potes de se lever et d'y aller. Enfin, ils abdiquèrent simplement parce qu'ils en avaient marre de l'entendre chouiner...

En quelques minutes, la bande eut les pieds à la fête foraine. C'était cool de pouvoir y aller sans conduire. Eux qui venaient juste à peine de fumer et boire. Des grands sourires, le cœur palpitant, ils se regardèrent tous d'un regard amusé avant de se mettre à courir comme des gamins. Auto tamponneuse, c'était l'une de leur attraction préférée. Parce qu'ils pouvaient être tous ensemble, mais surtout parce qu'ils pouvaient fonçaient dans tout le monde ! Cela faisait certainement bien une heure que Ted et ses potes se trouvaient à courir dans tous les sens pour savoir quelle attraction faire. Mais la réalité prit le dessus. Le ventre du jeune homme se mit à gargouiller. « Les gars, dites moi où vous allez, je vais m'prendre une barbe à papa ! » Puis il se dirigea, sans regarder derrière lui, vers le stand de confiserie. Ses yeux pétillés de bonheur, ses pupilles rondes auraient pu remplacées par des étoiles tellement il se sentait bien. Il était dans son monde. Peut être même un peu trop...« Bonsoir bonsoir ! Alors je voudrais une MAXI barbe à papa, genre comme le bibendum ! » Les gens derrière leur stand se mirent à rire. C'était souvent le cas avec Ted. Les gens riaient de ses conneries. Pourtant, une seule personne ne le fit pas. Une personne qui allait changer son rythme de la soirée.

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Message(#) Sujet: Re: Don't be afraid, I'm always here | Billie Sam 5 Déc 2015 - 1:05



les étoiles dans nos bras et nos âmes en enfer.
Teddy & Billie



Le coeur dément, le corps empli de battements... L'espoir revenait sous les pas pressés de la jolie poupée. La captivité se closant sous une éphémère liberté. La liberté de l'instant, la seconde d'un moment... Il suffisait d'un événement particulier pour que les murs tombent, pour que les barrières s'effondrent pour un laps de temps. Quelques heures, quelques minutes... C'était assez suffisant pour la belle effarouchée qui ne demandait qu'un peu de paix pour observer le monde dans son intégralité. Et quoi de mieux qu'une fête foraine pour s'oublier l'espace d'une soirée? Un retour vers le passé où l'ignorance et la naïveté n'était que banalité, voilà ce que c'était. Un béant souvenir des jours heureux où la solitude n'était qu'une futilité dans les yeux pétillants de cette gamine. Depuis les années s'étaient écoulées pour laisser la gosse bien changée, le regard vide et le souffle livide. Sauf qu'à présent alors qu'elle se dirigeait vers l'entrée du parc, les étoiles revenaient briller dans son ambre ébahie. Billie la démunie laissant place à Billie la folie. Mais à l'arrière, l'obstacle revenait se pointer sous l'ombre de trois visages familiers. Ses parents et son futur gendre. Une entrave à son amusement et pourtant... La jeune femme était tellement paralysée par son envie qu'elle ne pensait pas même à son entourage. Logique égoïste qui venait l'éclairer souvent lorsqu'elle désirait tout envoyait valser. Mais la réalité la ramenait toujours sur terre, pour écraser ses rêves à même le sol. Triste vérité d'une Billie terrifiée du moindre fait, de la moindre illusion de l'extérieur. Sombre conne qui croyait encore aux contes de fée.

Tic tac. Le temps s'écoulait sur le flot de ses pensées. Et les secondes germaient sous les lumières parsemées en halos colorés. La foule vague devenant bien plus sauvage sous l'avancée de la poupée, qui bien que souriante redoutait affreusement. De toute manière, il était trop tard pour reculer. Allez Billie, ressaisis toi ce n'est rien, juste une nuit à passer, à t'amuser, à t'empiffrer, de quoi peux tu avoir peur? La belle tremblait légèrement sous l'anxiété, pauvre petit brebis égarée, mais sous un élan de courage, elle lâchait quelques mots à ses parents, ignorant soigneusement son gendre, pour s'échapper vers un stand de confiserie. A vrai dire, elle crevait la dalle et ce stand de barbe à papa lui faisait de l'oeil depuis un quart d'heure. Du coup, la jeune femme se dirigeait vers celui ci ses mains se fermant violemment sous le pauvre billet qu'elle tenait fermement. Puis l'attente encore et toujours. Cette impatience chronique revenait germer dans ses pensées, elle tapait du pied lentement, ses bras se renfermant sur sa poitrine. Elle détournait son regard un instant à l'arrière, et tout ce qu'elle vit c'était ce gars là qui la reluquait férocement, ces yeux se perdant sur ses courbes et ses déliées. Bordel qui la dégoûtait, pourquoi devait-elle se fiancer avec cet enfoiré? Il était répugnant, autant mentalement que physiquement. Mais le choix ne se présentait même plus, c'est ce que ses parents avaient décidé alors pourquoi les contrarier après tous les sacrifices qu'ils avaient fait pour elle. Puisqu'elle était leur due, puisqu'elle était le fruit de leurs mensonges. Si facile de s'en persuader, si aisée de se renfermer à leurs décisions. Billie baissait les yeux face à cette vérité, ses doigts s'entrechoquant entre eux, tandis que les rires germaient au milieu de la foule. Mais elle était perdue la jolie, perdue dans les maux de ses pensées, elle s'y était égarée depuis bien des années à présent. Sa prison c'est elle même qui en détenait la clé. Puis tout devenait flou alors qu'un fantôme se retournait pour mieux s'amuser. Ce nez retroussé, ce sourire guilleret, ces cheveux étrangement bien entremêlés... C'était impossible, ce n'était pas réel tout comme cette scène. " Mademoiselle ? " La vendeuse s'impatientait face à son absence soudaine tandis qu'elle scrutait l'étranger le coeur manquant un battement. Mais Billie était déconnectée, son anxiété revenant la perforer de plein fouet. Quant à sa bouche elle s'entrouvrait pour ne laisser que passer des mots muets. C'était lui, c'était putain... Puis la réalité. Les parents, le gendre, lui... Tout s'emmêlait dans son crâne bouillonnant et elle lâchait enfin quelques mots. " Je... Allez y... Je n'en veux plus..." Sa voix tremblait, son corps tremblait. Tout n'était qu'un séisme intérieur, elle était terrifiée par cette image du passé. Par cet homme qui étonnamment la mettait dans tout ses états depuis cette soirée, alors qu'elle était perdue et qu'il l'avait ramené à cause de sa voiture à chier. Ils étaient de deux mondes différents, c'était flagrant et pourtant... Elle ne pouvait pas gérer ça, elle ne pouvait pas l'affronter alors elle fuyait puisque c'est ce qu'elle savait faire de mieux. Elle se barrait le coeur lourd loin de lui, loin de tout...

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Message(#) Sujet: Re: Don't be afraid, I'm always here | Billie Sam 5 Déc 2015 - 3:27

Don't be afraid, I'm always here


The dancer who turns my heart

S'il avait su. Jamais il n'aurait cru la revoir un jour. Pour lui, leur rencontre l'autre soir avait été la première et la dernière. Ted ne savait pas pourquoi mais il ne cessait de se dire qu'il devait faire une croix sur elle. Sur son visage angélique, ses traits fins, sa peau qui semblait d'une parfaite douceur. Ses yeux de biches qui n'arrêtaient pas de regarder le monde avec des billes apeurées, angoissées. Sa voix...Parce qu'elle n'était pas de CE monde. Pas comme lui. Ted se souvient de cette soirée. Et pourtant...Cela remonte à pratiquement deux mois mais rien n'est sorti de sa mémoire. Au contraire. Il ne comprend pas, pas même aujourd'hui, mais son esprit et son coeur se refusaient de l'oublier. Pourquoi ? Alors qu'il savait d'avance que tout était perdu... Puis sa raison prit le dessus. Elle était trop bien pour lui. Il se fit à l'idée, laissant ce souvenir voyager dans un coin de sa tête...Mais ce soir tout bascula. Tout ce qu'il s'était dit, tout ce qu'il avait imaginé, venait de tomber à l'eau. Tout comme Ted. Il ne l'avait pas remarqué, seule dans son petit coin. Il prit conscience que quelqu'un était avant lui, lorsque la vendeuse lui adressa la parole. Mais sur le moment, il ne se retourna pas. Se sentant assez gêné d'être passé devant. Puis Ted entendit la personne répondre. Cette voix...SA voix. En l'espace de quelques secondes, son corps se retrouva face au sien. Son coeur se mit à tambouriner dans sa poitrine, prêt à faire le grand saut. Sa bouche devint tout à coup sèche. Ses membres mobiles furent envahi d'une lourdeur ressemblant à des fourmillements. Sa respiration connu un arrêt, comme si continuer de respirer allait la faire s'envoler. Comme un mirage...Etait-ce la Weed qui lui jouait des tours ? Etait-il en train d'halluciner ?

Non. Elle se trouvait bien devant lui. En chair et en os. Celle envers qui il s'était interdit de penser, de rêver. Cette inconnue qui avait sans le vouloir marqué sa vie. Ted déglutit avec difficulté. Il ressemblait complètement à un timbré statique qui ne savait ni quoi dire, ni quoi faire. Après tout, il suffisait de la regarder. Tout chez elle montrait qu'elle appartenait à une autre catégorie. Bien sur elle, de beaux habits, un entourage désignant une classe supérieure. Alors que lui, Ted le raté, faisait pitié. Un simple t-shirt bleu, un jean et des baskets montantes qui commençaient à s'user. Ils étaient différents, et pourtant, il n'arrivait pas à la sortir de ses pensées. C'était une grande première pour lui. Ted ne jouait pas dans le sentimental, mais avec elle, c'était une autre histoire. Quelle histoire ? Rien n'avait commencé entre eux mais il avait ressenti le besoin de la revoir. Encore et encore...
Ted n'eut pas vraiment le temps d'agir que la jolie poupée prenait déjà son envol. Mais prit d'une poussée d'adrénaline, il se mit à lui courir après, sa barbe à papa dans une main. « Hey attends ! » Dans sa course pour la stopper, il frôla son bras. Une putain de sensation envahi son corps qui lui procura une décharge électrique se transformant rapidement en divers frissons. « Je hum...Je suis désolé d'être passé devant toi, je...Je ne t'avais pas vu mais... » Regardant alors sa barbe à papa, il l'avança vers la jeune femme. Ted ne voulait en aucun cas qu'elle se prive à cause de lui. Alors il fit ce qui semblait juste, lui donner la sienne. Mais au fond, lui courir après pour lui donner cette friandise était un simple prétexte pour passer encore un peu de temps avec elle. Profiter, mémoriser, savourer...« Tu...Tu te souviens d'moi ? Enfin j'veux dire, t'arrives à me remettre ? » Tout en parlant, Ted faisait de grand geste avec sa main pour montrer son visage. Peut être qu'elle ne se souvenait pas comme lui s'en souvenait. Peut être avait-elle eu pitié et honte en le voyant, préférant l'oublier. Chose qui expliquerait sa fuite si soudaine tout à l'heure. Enfonçant ses mains dans les poches de son jean, Ted fit glisser lentement sa langue sur ses lèvres desséchées. Il était stupide, idiot, con de penser qu'elle pourrait se souvenir de lui alors qu'elle avait mieux. Durant l'espace de quelques secondes, le jeune homme détourna son regard pour le mener vers l'entourage de la jeune femme. Certainement ses deux parents et...Son fiancé ? Au vu de son attitude, il doutait que ce soit son frère. Déviant vers elle, il dessina un mince sourire qui trahissait sa déception. Il n'était pas dans son habitude d'agir ainsi, mais intérieurement, il souffrait. « Non laisses tomber, oublies ce que je viens de te demander et...Bonne soirée. » Sans attendre son reste, Ted fit demi-tour et se mit à marcher, tête et épaules baissées. Non c'était bien vrai, jamais il n'aurait cru la revoir, jamais il n'aurait pensé ressentir tout ça.
 
 
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Message(#) Sujet: Re: Don't be afraid, I'm always here | Billie Sam 5 Déc 2015 - 12:21



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Fuir, courir... Toujours, jamais... Si facile de s'échapper que d'assumer ses responsabilités, que de devoir affronter la vérité. Celle que cet homme n'est pas qu'un étranger, mais bien un intérêt. C'est dans tes habitudes ça hein ? Billie... Tu ne sais faire que ça après tout. Détaler aussi vite que t'es arrivée. Tu es si pathétique, si faible... Et ce coeur qui quémandait pour un arrêt, qui suppliait de lutter contre cette respiration hachée. Billie, elle était éprise de son vide, de son tourment permanent. Celui de s'attacher pour mieux en baver après. Pauvre brebis effrayée de tout. Si frêle éclat de dentelle. Elle brûlait Billie, elle se tendait sous ses pensées, sous son corps qui se crispait face à cette vision du passé. Si irréelle, si improbable. Tout ça n'aurait du être question que d'une nuit, que d'une rencontre insouciante et plaisante. Mais non, il fallait que le destin se joue encore un peu d'elle pour mieux l'abuser, pour mieux la torturer. Puisque la vie est ainsi et qu'il faut souvent en payer le prix. Mais la jeune femme était pas prête, pas prête d'affronter ce souvenir. Et pour cause, elle l'avait enterré au plus profond d'elle même, s'interdisant d'y songer car sans qu'elle ne l'avouera jamais le jeune homme la troublait. D'une manière dérageante et désobligeante. Et lorsque sa voix résonnait derrière elle, le trouble revenait se pointer, plantant dans son coeur infime une lame fine. « Hey attends ! » Doucement, un contact froid venait la percuter de toute part, juste un frôlement, une simple caresse qui lui fit stopper tout mouvement. Elle était terrorisée... « Je hum...Je suis désolé d'être passé devant toi, je...Je ne t'avais pas vu mais...  » Et sans crier gare cet espoir. Ce putain de connard d'espoir. Billie était tellement déconnectée qu'elle n'avait pas même vu qu'il l'avait doublé. Et comme s'il voulait se rattraper, il lui tendait sa barbe à papa. Hésitant dans un premier temps, elle finit par acquiescer et le remercier timidement.«Tu...Tu te souviens d'moi ? Enfin j'veux dire, t'arrives à me remettre ?  » Comment oublier? Comment effacer ce foutu souvenir? Bien sur qu'elle se rappelait de cette rencontre inopinée. De sa gentillesse, de sa délicatesse mais aussi de sa ténacité. Chaque seconde était ancrée dans sa mémoire. Chaque seconde la hantait tous les soirs. Ce sourire, cette envie, ce regard tentant. Il était une étrangeté qui attisait sa curiosité pas pour sa précarité mais simplement pour ce qu'il était. Mais elle devait le nier, elle devait le rejeter face aux yeux familiers pour éviter les retombées. Seulement déjà son petit coeur s'arrachait dans sa poitrine sous l'appréhension et l'hésitation. Tout en accompagnant ces mots de grands gestes, il redoutait également, une anxiété se glissant dans son ambre face au silence de Billie. Puis son regard dévia et il comprit. Il comprit qu'elle n'était pas pour lui... Et sa déception se marquait sur son sourire léger. Tandis que ces mots ressortaient comme un amer venin.« Non laisses tomber, oublies ce que je viens de te demander et...Bonne soirée.  » Et il repartait comme ça sans se retourner, laissant la jeune femme dans un blizzard incommodant. La sécurité s'éloignant sous l'instant. Et Billie retombait, Billie elle souffrait. Son coeur se déchirait, son corps se tendait. Tout ce qu'elle voulait c'était le suivre, continuer à lui parler pour profiter du moment, pour apprendre et comprendre ce mystère réconfortant. Mais les circonstances étaient contre eux, elles l'avaient toujours été, et alors qu'elle grimaçait en le voyant partir, déjà son père venait la rejoindre une mine inquiète sur le visage. " Qui était ce?" Instinctivement, sa voix prit le dessus sur sa mélancolie tandis que ses pensées bouillonnaient d'un désespoir désorganisé. " Personne..." C'était facile encore une fois, mais ce n'était pas la vérité, c'en était même une antithèse. Puis à son tour, elle repartait suivant les traces familières.

Et l'amusement se transformait en agacement, la poupée se brisant peu à peu face au souvenir de ces lèvres  retroussées. Obsedée elle l'était, tentée évidemment. Mais c'était impossible, improbable qu'ils puissent se passer quoi que ce soit surtout à présent. A présent que ses parents tournaient en rond à la place de tenter la moindre attraction, et Phill qui lui s'en foutait, son regard inquiet de cette brève rencontre mutant tandis que son téléphone sonnait. Et ce connard y répondait ... Bloquée, totalement coincée par l'emprise d'une famille trop surfaite, trop parfaite. Toujours à se méfier, à jauger les autres qui ne leur ressemblaient. Etait ce ça son monde? Vivre à travers les étiquettes et les rumeurs, exister à travers les échos d'identité. Les non dits et les préjugés. Billie se le refusait d'avouer cette divergence des catégories, ces sordides mensonges qui vous maintiennent à distance du "danger". C'était comme si elle était immergée dans cette même scène encore et encore alors que les flashs s'écoulaient sur sa peau veloutée et la honte perçait chacune de ses veines sous les yeux écarquillés. Ca la dégoûtait, ça l'horripilait. Cette impression d'être dans un engrenage permanent et constant du rejet. Elle ne voulait pas être comme ça, pas comme eux. Tout ce qu'elle désirait se trouvait bien loin de ce calme opaque où les corps se mouvaient juste pour observer. Tout ce qu'elle désirait se trouvait non loin d'elle... La folie, les cris, l'envie... Son corps bouillonnait dans son intégralité. L'effervescence attisant sa curiosité, son désir de s'extasier de futilité. Billie, elle rêvait, Billie elle voulait goûter à une existence bafouée. Billie, elle apprenait encore à vivre. Et pour vivre, il fallait qu'elle fuit ce quotidien confortable mais blafard. Qu'elle chute pour se relever. Et son choix se trouvait non loin de là. Il attendait patiemment dans une fille d'attente avec ces potes. Lui... Toujours lui. Son coeur s'achevait dans sa poitrine tandis que l'hésitation venait la tirailler mais au fond d'elle, elle savait... Elle savait que c'était maintenant ou jamais. Et alors que sa conscience lui criait de rester calme dans son paradis artificielle, elle faisait un pas vers l'enfer superficiel. " Pap's tu peux me gagner une licorne? Steuplait en plus ça me fera une occasion de rester qu'avec Phill..." Un mensonge rien de plus, elle lui mentait pour s'échapper. Et la culpabilité venait déjà la noyer de son manque de sincérité. Pourtant, son visage enfantin ne laissait rien transparaitre, il était de marbre, seul un sourire léger venait gercer ses lèvres fines. Son père bien que réticent finit par acquiescer, une mine fière sur son masque de dureté. " Okay ma puce, on sera pas long." Le piège marchait, elle allait pouvoir se barrer. Une vague d'anxiété la tiraillait tandis qu'elle fixait au loin cette silhouette étrangère et si familière à la fois. Allait-elle vraiment le faire? Le rejoindre comme ça devant tous ces amis. C'était risqué, c'était faire un choix. Mais ne l'avait-elle pas déjà fait? Elle remerciait ses parents avec un sourire avant de les voir partir lentement. Et Phill toujours à son appel téléphonique se détournait d'elle, lui faisant dos. L'occasion se présentait enfin. Stress, souffle court, coeur qui palpite et crépite. La peur. Avant qu'elle ne se rende compte, son corps avait décidé pour elle, elle accourait auprès de l'étranger. Mais à force de ses pas, ses émotions se décuplaient dans son intégralité, elle tremblait, elle avait du mal à respirer. Elle sombrait. Et le temps l'oppressait, elle n'aurait qu'une chance. Qu'une seule et unique chance. Arrivant dans la foule, la jeune femme se rapprochait de lui précipitamment et alors que la vague humaine se mouvait, elle se retrouva projetée sur celui ci. Merde! Elle le percuta dans le dos, manquant de se vautrer sur son corps par la même occasion. Mais il ne cilla pas, seul ces potes réalisaient cette maladresse légendaire et riaient quelque peu. La poupée bien que terrifiée, sentit ses joues se tuméfier d'une maigre rougeur. Ce contact simple lui lançant des frissons et des palpitations dans chacun de ses muscles. Bordel cet effet qu'il lui infligeait était affreux et incompréhensible. Doucement, Billie se reculait jouant avec ses doigts pour se reprendre alors que le jeune homme se détournait pour scruter le boulet qui venait de le percuter. Et sans qu'elle prenne le temps, sans qu'elle perde une seconde de plus, comme si sa voix allait crever dans sa gorge desséchée, elle enchainait par peur de rester muette. " Tu as environ 5 secondes pour me kidnapper avant que mon futur ex gendre se rende compte que j'ai disparu..." Bordel, c'était quoi ça, ça vient d'où? Putain elle stressait la conne, elle baissait son regard tellement elle était intimidée par ce relan de courage mais surtout par ce visage tendre qui la fixait. La honte la perforant mais pourtant elle se devait d'assumer alors encore une fois elle l'ouvrait plantant son ambre dans la sienne. " Et au cas où tu en doutais, oui... je... me rappelle de toi..." Un léger sourire se logeait sur ses lèvres. Un sourire étrangement sincère qui résumait plutôt bien l'incohérence qui les liait étroitement. Ils n'étaient pas du même monde, mais ils pouvaient le devenir.
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Message(#) Sujet: Re: Don't be afraid, I'm always here | Billie Sam 5 Déc 2015 - 16:10

Don't be afraid, I'm always here


The dancer who turns my heart

Comment allait-il pouvoir oublier ce qui venait de se passer ? En faites il le savait, jamais il le pourrait. Parce qu'il s'était confronté à la strict vérité. Parce qu'il venait de perdre tout espoir. Une illusion désanchantée. Et bordel qu'est que ça pouvait faire mal. Ted ne se souvient pas la dernière fois où il ressentit une telle douleur dans sa poitrine. Son coeur s'était resserré au point de perdre une partie de son oxygène. Il l'avait compris juste en voyant sa respiration devenir beaucoup plus difficile. Il subissait chaque souffle, comme s'ils étaient remplis de milliers de morceaux de verres lui déchiquetant la gorge. Parce qu'il avait été stupide. Complètement stupide de croire qu'il aurait pu lui plaire ou du moins qu'ils auraient pu passer du temps ensemble. Mais cette putain de réalité était bien différente. Alors, sans dire mot, il rejoint sa bande de potes. Ils étaient tous en train de rigoler, à attendre dans la file pour la maison hantée. C'était un de leur rituel. Ils aimaient bien y aller pour eux même faire peur aux autres. Parce qu'ils trouvaient cette attraction marrante et pas un brin terrifiante. « Oh mec ça va ? T'as une mine à enterrer les morts...Haha ça tombe bien on va dans la maison hantée ! » Une tape dans le dos avant que tout le monde se mette à rire. Ted lui, esquissa un simple sourire avant de lâcher un rire. Il aimait sa position. En quelques secondes, ses potes arrivaient à lui changer les idées même si au fond, tout restait dans un coin de sa tête...

Sa place dans la main, Ted aurait tellement aimé en ajouter une. La sienne. Cette jeune femme dont il ne connaissait même pas le prénom mais qui, sans comprendre, lui faisait tourner la tête. Parce que oui, tous ces putains de ressentis, il n'y comprenait rien. Comment une jeune inconnue pouvait-elle avoir autant de pouvoir sur lui ? Pourquoi avait-il autant de mal à lui dire au revoir et à se faire à l'idée qu'il ne la reverrait plus ? C'était des questions sans réponses. Et ça le détruisait. A petit feu. Ouais, parce qu'il voulait savoir, parce qu'il n'avait jamais été comme ça. La tête dans ses pensées, un faible choc l'en sortit en quelques secondes. Battant des paupières, il revint sur terre en entendant les rires de ses potes. Fronçant les sourcils, il se retourna et...Ted eut un petit mouvement de recul, surpris de la voir ici. Avec lui. Puis, sans se poser de question, il se rapprocha d'elle. Ses joues étaient pourpres ce qui eut pour résultat de faire sourire le jeune homme. Il la trouvait divine, sublime...Une vraie poupée parmi un monde merdique. Mais elle était là. Son espoir reprit vie gagnant une saveur délicieuse. " Tu as environ 5 secondes pour me kidnapper avant que mon futur ex gendre se rende compte que j'ai disparu..." Prit d'un sentiment de surprise, Ted suréleva ses sourcils, assez choqué de ce qu'il venait d'entendre. Venait-elle vraiment de prononcer ses paroles ? De l'autoriser à être avec elle ? La bouche entrouverte, le jeune homme ne sut quoi répondre. Le désirait-elle vraiment ? Après tout, ils étaient différents...Mais peut être n'était-ce qu'un simple mensonge pour se voiler la face. " Et au cas où tu en doutais, oui... je... me rappelle de toi..." Son coeur prit un virage laissant envahir son corps d'une chaleur réconfortante, agréable. Il n'arrivait pas à y croire. Elle était bien là, devant lui, à attendre qu'il agisse. Passant rapidement sa langue sur ses lèvres, Ted lui prit gentiment le bras pour la faire passer devant ses potes afin que personne ne la voit au loin. « Restes là, j'arrive ! » Ses battements de coeur tambourinaient contre ses tempes, il pouvait les ressentir à chaque extrémité de ses doigts. Ted était surexcité, comme un vrai gamin qui bravait l'interdit. Elle était devenue son interdit mais bordel qu'est qu'il aimait ça. « Shit man qu'est ce t'fous ? Depuis quand tu te mets au sainte ni touche ?! » Pour simple réaction, Ted se retourna et montra,avec un grand sourire, ses deux majeurs tatoués. Il ne lui fallut que quelques secondes pour aller prendre une deuxième place et revenir en courant vers la jeune femme. Le regard pétillant, ses yeux trahissait son enthousiasme, son excitation d'être avec elle. Mais il s'en fichait. Déposant avec douceur sa main dans le bas de son dos, ils montèrent tous les deux dans un wagon rejoint par sa bande de potes. « Allez les tarlouses, le premier qui cri aura un gage ! » Un rire à l'unisson se fit entendre, celui de Ted en faisait parti. Puis il se stoppa en voyant le visage de celle qui avait dit adieu à tous ses principes, l'espace d'une soirée, pour lui. « Ca va aller ? Enfin...Tu as déjà fait la maison hantée ou...? » Ce qu'il pouvait être idiot. Au vu de sa posture et des personnes l'accompagnant, il était sur qu'elle n'avait jamais dû y mettre un pied. Toussotant un petit peu, il prit une grande inspiration avant de se pencher vers son oreille. « T'en fais pas, tu as le droit de crier et même de m'arracher la jambe ou la main. Je ne t'en voudrais pas c'est promis ! » Ted prit un tout petit peu de recul pour admirer son visage. Il eut tout à coup la gorge serrée, le ventre noué. Elle était parfaite. Parfaite à ses yeux. Mais il restait toujours une opposition à leur relation : leur monde. Et pourtant, durant l'espace de cette soirée, Ted avait l'impression qu'au final, ils pouvaient y arriver. Être ensemble malgré les différences...Les wagons se mirent à avancer, les plongeant bientôt dans le noir. Alors il sourit tendrement, l'admirant une dernière fois avant d'être dans l'obligation de cesser de la savourer des yeux. « En avant bande de tarés ! Que le meilleur cri gagne ! »


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Message(#) Sujet: Re: Don't be afraid, I'm always here | Billie Sam 5 Déc 2015 - 18:39



les étoiles dans nos bras et nos âmes en enfer.
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Le goût du danger, cette adrénaline insipide, était une drogue dure qui se forgeait à l’usure. Elle s’insérait dans l’organisme pour dérouiller chaque repère familier, ne laissant que le coeur se noyait à travers de futiles battements convalescents. Tel un virus qui se répandait lentement, doucement dans le sang. Brûlant le reste de la rationalité pour un peu d’étranger, pour découvrir les mets acidulés d’une nouvelle destinée. L’inconnu, toujours l’inconnu. Avancer dans le noir sans savoir. Se renfermer dans l’obscurité en priant la découverte de clarté. Les rayons de ce brasier qui ne demandait qu’à s’échouer sur ces deux âmes paumées. La sombre poupée, elle s’opacifiait sous ce sentiment dérangeant de l’interdit , sous son palpitant qui frôlait l’arrêt. Elle était libérée de sa captivité et pourtant les enjeux la terrifiaient. La peur de chuter, la peur de se trouver à la mauvaise place au mauvais moment, ou tout simplement le simple et dur rejet. Elle s’était jetée dans la gueule du loup avec son espoir noir. Laissant bien à part le reste de ses pensées, pour un peu d'imprévu, pour un peu de lui... Lui qu'elle ne savait qualifier, lui qui invoquait en elle un délicieux mélange d'envie et de terreur. Frustrante sensation de subir la tentation. Elle était faible Billie, faible de se laisser aller, faible de trahir son foyer pour un peu de volupté. Volupté du toucher mais aussi de la vue. Puisque l'inconnu était différent, et qu'elle voulait s'y perdre dedans. Et alors que ses mots germaient de sa gorge serrée, elle prenait conscience du danger. De tout ce qui l'insupportait. Pourtant, lui il se rapprochait doucement après avoir sursauté légèrement. Et tout s'enchainait sous la vague de sa voix, tout prenait une réelle importance tandis qu'elle se rendait compte de ses paroles. Que faisait-elle? A quoi s'accrochait-elle? Son corps tremblait, son coeur était sur le point d'imploser. Elle devenait une boule de nerf instable et détestable par son allure de jeune sage. Puis encore et toujours, elle se renfermait dans sa maladresse, dans sa timidité. Pauvre sotte finie. Et le brun la fixait, surpris de cette invitation inopinée, restant muet face aux flots désabusés. Seul ce sourire trahissait le semblant d'excitation en lui. Puis il arquait les sourcils encore face à son répondant, et après de longues secondes, où son silence était d'un douloureux mystère, sa main venait glisser sur son bras pour la cacher au milieu de la foule, loin des yeux curieux. Et il s'échappait, il la laissait là seule au milieu de l'inconnu, seule face à ces inconnus. « Restes là, j'arrive ! » Et Billie l'écoutait sagement, abaissant son regard en sentant des yeux sur son dos. Cette sensation de n'être qu'une curiosité étant la pire impression au monde. Elle soupirait tandis qu'un des potes du brun ouvrait sa gueule, la traitant de sainte ni touche et elle se retournait pour voir où celui ci était. Depeches toi je t'en supplie. Elle priait la brune, elle quémandait sous la honte et la culpabilité. La peur s'accroissant dans ses veines pour enflammer son coeur de soubresauts irréguliers, puis les gars à l'arrière qui commençaient à murmurer des mots insensés. Quelle merde, ou encore sérieusement regardes là. Qu'est ce qu'il peut bien lui trouver sans dec? Inconsciemment, Billie s'était recroquevillée sous le manque de confiance, des souvenirs remontant à la surface. Les années défilaient , mais c'était toujours la même et éternelle rengaine. La poupée qui ne pouvait pas se mêler aux étrangers. Puis enfin son calvaire prit fin, tandis qu'une main sécurisante venait se poser dans le bas de son dos. Son souffle en payait immédiatement le prix sous cette proximité rassurante mais dérangeante.

Et enfin ils approchaient de l'enfer, Billie se sentait beaucoup moins bien d'un seul coup. Puis lui et elle montaient dans le premier wagon, ces potes les suivant de près. « Allez les tarlouses, le premier qui cri aura un gage ! » Un flot de rires l'effleura tandis qu'elle se tenait tremblante à sa place, sachant pertinemment qu'elle avait perdu à l'avance. Bordel qu'est ce qu'elle foutait là? Pourquoi avait-elle fait ça? C'était comme si soudainement elle s'était dit qu'aller avec un étranger serait la meilleure des idées. Connasse va! Ses paupières se closaient sous l'appréhension et toutes ses émotions revenaient la happer.« Ca va aller ? Enfin...Tu as déjà fait la maison hantée ou...? » Même pas  elle le regardait, sa peur s'évaporant de chacun de ses traits tirés. Elle était putain d'angoissée, elle voulait juste sortir de cet endroit d'horreur pour un peu de douceur. Elle avait besoin de respirer de l'air frais. Mais le brun n'était certainement pas prêt à la laisser fuir, au contraire. Toussotant légèrement, il s'abaissait près de son oreille gardant une certaine distance par peur de la voir détaler. « T'en fais pas, tu as le droit de crier et même de m'arracher la jambe ou la main. Je ne t'en voudrais pas c'est promis ! » Et enfin elle se détournait, la proximité devenant une question de priorité. Elle était à quelques centimètres de lui et pourtant elle ne ressentait aucune gêne, simplement un malaise dans son coeur qui habituellement était empli de rancoeur et d'aigreur. Et ce sourire innocent, ce sourire d'enfant. Elle se mordait doucement la lèvre, ses joues n'ayant rien perdu de leurs teintes et elle soupirait longuement, balançant sa tête en arrière sans le perdre un instant du regard. Il semblait si différent... Billie se reprenait difficilement tandis que les wagons se mettaient en route et que le noir venait envelopper leurs corps décharnés. « En avant bande de tarés ! Que le meilleur cri gagne ! » Bordel, putain, fais chier. Ses yeux se fermaient automatiquement tandis que ses doigts frappaient énergiquement sur sa cuisse. Elle essayait de s'échapper la belle mais à peine eut-elle le temps de songer que c'était irréel que déjà un monstre venait lui chopper le bras sur le côté. Un cri déchirant sortait de sa bouche, tandis qu'elle se reculait, se projetant sur le brun, lui attrapant son avant bras pour planter ses ongles dans sa chaire. L'homme déguisé se mit à rigoler d'une manière malsaine avant de lâcher " Poupée je vais te tuer!" Billie tremblait de tout son poids, loin d'être habituée à ce genre d'horreur, elle se renfermait contre le brun, attrapant sa main dans un automatisme, enlaçant ses doigts avec les siens. Et chacun de ses nerfs s'éléctrocutaient sur ce toucher, son coeur s'emballant rapidement. Puis soudainement, elle se mit à rire de sa connerie, un rire nerveux certes mais un rire quand même.
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Message(#) Sujet: Re: Don't be afraid, I'm always here | Billie Sam 5 Déc 2015 - 23:40

Don't be afraid, I'm always here


The dancer who turns my heart

Tout allait si vite. Si vite qu'il n'avait pas réellement compris ce qui était en train de se passer. Ted pensait véritablement ne plus la revoir. Ne plus la sentir à ses cotés sans la toucher. Parce que dès qu'elle était là, il se connectait à elle. Un lien les unissait. Il le ressentait mais il n'arrivait pas à mettre un mot dessus, une réelle définition. Il le vivait, tout simplement. Peut être était-il temps d'arrêter de se poser des questions et de suivre ce que le destin leur offrait ? C'est ce qu'il se dit lorsqu'il la vit, de nouveau là, prête à entrer dans son monde. Avait-elle bien conscience de ce qu'elle faisait ? Ou était-elle perdue entre ses sentiments, envies et la triste réalité de son existence ? Encore des questions, toujours des questions. Mais Ted espérait comprendre un jour. Pas ce soir. Il devait profiter d'elle, chaque minute, chaque seconde. Il se devait de ne perdre aucun temps avec cette jeune femme. Elle semblait si importante pour lui, pour son coeur, sans même avoir eu le besoin de faire quoi que ce soit...Les coups de foudres existaient-ils réellement ? Ted remettait tout en question, y compris ses propres sentiments. Lui qui n'avait jamais connu l'amour. Lui qui n'avait jamais été dans cet état. Pas même lors de son premier amour. Avec elle, c'était différent, plus fort, plus...Indescriptible. En faites c'était justement ça le problème, Ted ne trouvait pas les mots pour qualifier la situation...Mais elle était bien là, cette divine poupée qui ne cessait de rendre fou le jeune Peters. Et son attitude trahissait sans grande difficulté sa surprise. Mais il avait agi, parce qu'elle lui avait demandé. Il n'avait pas hésité, pas même une seconde avant de partir aussi rapide que Speedy Gonzales. Parce qu'il la voulait, parce qu'il désirait plus que tout qu'elle reste. Et il réussit. Cette jeune inconnue au visage angélique monta dans le wagon avec Ted. Il ne savait pas vraiment où tout ça allait les mener, mais il s'en fichait. C'était un miracle. 

Toute sa bande était détendue, y compris lui. C'était son monde, il avait l'habitude, il avait même pris à aimer tous ces moments ridicules et immatures. Mais ce n'était peut être pas son cas. Recroquevillée sur elle, tremblante de tout son être, Ted avait rapidement cessait de rire pour se rapprocher d'elle et tenter de la rassurer comme il le pouvait. Il n'était pas un brin doué pour tout ce qui était réconfort, réassurance. Le sentimental et lui, cela faisait mille. Et pourtant avec elle, les mots s'échappèrent de sa bouche sans grande difficulté. Il n'avait pas réfléchi, il avait juste ouvert sa bouche et laissait son esprit lié avec son coeur parler. Cette proximité lui délivra une bonne décharge électrique. Il se mit à sourire, bêtement, comme un enfant. Parce qu'il était bien, parce qu'il était heureux. Grâce à elle...
Mais le petit conte féérique se mit à prendre fin puisque le wagon avança lentement sur des rails grinçant. Ted ne ressentait aucune peur, disons qu'il n'était pas terrifié pour grand chose. Et cette attraction était loin d'être épouvantable. Ce ne fut pas le cas pour sa poupée. Oui, il se l'était approprié et en fut surpris. Elle n'était pas à lui et ne le serait jamais. Et pourtant, il se mit un instant à rêver de cette éventualité. Un rêve qui demeura éphémère lorsqu'il entendit un cri perçant. Ted comprit sans grande difficulté que la première étape fut pour la jeune femme...D'un coté, il s'en voulait horriblement de l'avoir conduit ici. Elle qui était loin d'avoir l'habitude, ce n'était peut être pas une si bonne idée qu'elle soit montée ici. Quelques secondes après, il sentit un corps tremblant se rapprocher du sien ainsi qu'une petite main frêle et glacée s'entrelacer avec ses doigts. Un feu d'artifice d'émotions se mit à exploser en lui. Ce touché, cette proximité, il en avait rêvé depuis qu'il l'avait revu. Cette belle inconnue ne cessait de faire bouillonner tout un tas de chose en lui. Ted sentit son corps se tendre lorsqu'il entendit son rire. Un rire certes nerveux mais qui pouvait redonner le sourire à n'importe quelle personne. Il était fin, mélodieux, doux, simple...Ted craquait. Son coeur s'emballa trop rapidement ce qui lui valut une bouffée de chaleur accompagnée d'un souffle court. Elle était devenue sa magie, son espoir, sa poupée de joie...
Le wagon passa au travers de lianes et la musique changea du tout au tout. Alors pour essayer de détendre l'atmosphère, Ted se mit à hurler d'une voix ressemblant à celle d'un gladiateur sur le point de se battre. « Spartiates quel est votre métier ? » Toute sa bande de pote se mirent à taper avec force sur leur wagon, Ted y comprit, avant de répondre tous à l'unisson la fameuse réponse du film "Ahou Ahou Ahou !". Il aimait agir ainsi, entendre les gens rire. Parce qu'il s'était toujours dit qu'à ses yeux, une journée sans rire ou sourire en était une de perdue. Lorsque ses potes se calmèrent un peu, Ted en profita pour commencer des petites caresses sur la main encore fraiche de la jeune poupée. Il voulait qu'elle se sente en sécurité. Se rapprochant de son visage, il se mit à lui parler de nouveau à l'oreille. « Si je peux me permettre...Tu as un rire divin. Tu ne devrais jamais laisser personne t'empêcher de l'exprimer...» Sa vision s'était faite petit à petit à l'obscurité et grâce au peu de lumières qui restaient, Ted put apercevoir un mince sourire se dessiner sur le visage de la jeune femme. C'était bizarre cette sensation. Tout ce qu'il espérait et désirait, c'était la voir sourire, l'entendre rire mais surtout la savoir heureuse. « La prochaine partie de l'attraction elle se continue à pied. Mais si tu veux, il y a une porte de sortie juste avant...Je ne t'en voudrais pas si tu choisis de sortir, au contraire...Je resterai avec toi. » Parce qu'il voulait profiter de chaque instant avec elle. Il ne pouvait se résilier à lui dire au revoir maintenant. Pas après ce qui était en train de se dérouler.
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Message(#) Sujet: Re: Don't be afraid, I'm always here | Billie Dim 6 Déc 2015 - 2:54



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La peur était un sentiment si humain, si facile à ressentir lorsque l'inconnu frappait à la porte du familier. Lorsque tout s'enchainait sans cohérence pour ne laisser qu'un coeur assoiffé par l'adrénaline. Celle qui avait trop de fois redoutée, se trouvait enfermée dans un piège insatiable où la terreur était d'une ampleur banale. Un train fantôme prête à la happer. Le choix ne s'était pas présentée à elle pourtant elle était bien là, tremblante tandis qu'un bras venait l'attraper pour la faire hurler. Bordel cette merde marchait divinement bien, elle était terrifiée la poupée. Son souffle n'étant qu'un contrefait dans sa gorge serrée, ses expirations trop longues pour des inspirations trop courtes. Si apeurée, que sa main venait chercher cette sécurité, ce réconfort particulier, ses doigts s'enlaçant précipitamment à ceux de son voisin. Pas de réflexions, pas d'appréhensions, juste une impulsion. Puis son rire qui s'écroulait sous la musique lancinante. Un rire nerveux, un rictus soigneux. La poupée, elle réapprenait à vivre doucement mais surement. Et son coeur tentait de reprendre son calme soigneux, tandis que son corps se mouvait loin de l'étranger.  Dans un pincement mauvais. Puis l'avancée se continuait sous des lianes délabrées, une musique encore plus flippante résonnant dans les tympans de la belle. Bordel quand finirait cet enfer? Puis le brun se mit à hurler à ses côtés, la faisant sursauter. « Spartiates quel est votre métier ? » Et les battements à l'arrière et les rires éphémères. Billie riait aussi, elle était resplendissante dans son accoutumance. Même à son tour elle frappait des pieds pour se joindre à cet élan de virilité, leur laissant néanmoins les ahous, ahous... Puis doucement, tandis que le calme reprenait ces droits sur cette agitation, la douce caresse du brun sur sa main la rassura presque instantanément. Elle glissait son regard d'ambre sur ce simple toucher, son coeur se réconfortant de cette précieuse proximité. Et son sourire qui s'étiolait, qui perdait l'obscurité de son âme apeurée. Et il se rapprochait encore et toujours, laissant son palpitant empli de velours. « « Si je peux me permettre...Tu as un rire divin. Tu ne devrais jamais laisser personne t'empêcher de l'exprimer...»» Et les rougeurs, toujours ces putains de rougeurs. Elle se consommait Billie, elle souriait comme une grande enfant. Intimidée mais assurée. Et même parfois, elle glissait quelques regards discrets vers celui qui la rendait si instable. Oubliant un instant ce monde violent. « La prochaine partie de l'attraction elle se continue à pied. Mais si tu veux, il y a une porte de sortie juste avant...Je ne t'en voudrais pas si tu choisis de sortir, au contraire...Je resterai avec toi.  » Et enfin l'enfer se terminait enfin qu'elle croyait... Rien n'était fini, tout se continuait et tout allait empirer. Elle sortait de la rame doucement, lâchant sa main discrètement tandis que les yeux curieux s'aventuraient sur les deux ignorants. Son coeur battant toujours autant. «  T'as pas payé pour qu'on s'arrête à la moitié, non? Alors continuons, ça pourrait être marrant après tout. » Ses grands yeux papillonnaient sous la curiosité, elle n'avait qu'une envie continuer ce voyage si parfait loin des priorités mondaines de son foyer. Juste s'amuser sans redouter. Enfin elle allait bientôt redouter. « Et vous deux là on vous voit. Et toi ma belle t'as bien été la première à hurler alors t'as le droit à un gage.  » Un sourire mauvais venait se répercuter sur les lèvres de cet enfoiré tandis qu'il craquait ces doigts fermement et que la belle commençait à douter.« Allez je suis soft, embrasses le !  » Billie avalait difficilement sa salive face à cet ultimatum, se reculant du brun et de ces amis par la même occasion. «  Nan... » Sa voix tremblait, son coeur rompait chaque os de sa poitrine. Elle avait l'impression de se retrouver dans un piège mais personne ne pouvait l'en sortir. « Fais pas ta mijaurée, c'est qu'un baiser après tout. » Qu'un baiser, il se foutait de sa gueule sérieusement. Il était hors de question qu'elle embrasse un étranger juste pour la volonté d'un crétin. Non elle se l'interdisait. C'était impossible, ok , elle le ferait pas. Puis le silence pesant où la gêne hantait l'esprit de la belle venait se perforer sous un appel grisant. «  BILLIE! » Bordel de merde! Phill! La jeune femme tétanisée avait été suivie depuis son entrée dans la maison hantée. Ce connard l'avait vu et avait pris le wagon suivant juste pour la retrouver. Elle était finie, elle devait s'échapper et elle regardait avec terreur le brun, essayant de communiquer ses peurs muettes. Mais il ne bougeait pas l'étranger, il restait paralysé...

Tu n’en connais rien, tu n’en sais rien de ce tourment au sourire béant. Tu le fixes sans comprendre, sans apprendre la moindre conclusion à cette équation. Tu es dans le vide Billie, tu perds ton équilibre si fragile. Ton corps ballant dans le firmament des sentiments. Pauvre gamine sur un terrain de mine. Avances encore un peu et la bombe implosera dans tes mains, ses mains où trop de fois tu avais abrité ton chagrin…

Billie elle avait du mal à respirer, tout devenait flou sous ses yeux inquiets. Les voix dans son crâne lui insufflant une panique démente et violente. Ses pensées s’emmêlant, tournoyant en contre sens face à l’urgence. Les choix étaient pourtant si limpides, si faciles à faire. Mais le temps oppressait, les secondes s’écoulaient et le danger guettait à proximité. Son prénom résonnait encore dans sa misérable tête, cette voix familière qui l’horripilait, cet homme qu’elle détestait et pourtant à qui elle était dévouée. S’il la trouvait ici c’en était fini… Sa précieuse liberté, son envie de voyager. Tout croulerait sous le poids de cet homme, juste avec un aveu qui avancerait la sentence de sa damnation. Plus de pardon, plus de rédemption, seule une condamnation à perpétuité. Puis cet ultimatum, ce gage qui la tentait tout en la repoussant vers l’opposé. Elle ne voulait pas faire ça, elle ne voulait pas l’embrasser juste pour la curiosité d’étrangers, elle préférait le faire quand elle en avait envie et non sous un coup de folie. Mais les choix s’amaigrissaient, les décisions, elle ne les détenait plus. Défaisant son chignon dans un acte précipité, ses cheveux s’écroulaient en cascade sur ses épaules. Puis enfin elle prenait, elle lâchait les vapes de son impulsivité.
«  Oh et puis merde ! » La jeune femme, loin d’être hésitante, glissait sa main sur la nuque du brun et elle l’attirait à elle précipitamment. Son coeur menaçait, son souffle s’abstenait tandis qu’elle le contemplait dans sa simplicité pendant quelques secondes. Le temps de se remémorer de cet instant. Et alors qu’elle tremblait doucement, sous la vague précipitée de sensations dans son corps véhément, ses lèvres venaient retrouver les siennes pour un échange de volupté. Et tout s’éclipsait, tout se perdait autour… Plus rien n’avait d’importance, pas même Phill qui à présent passait derrière le groupe sans les scruter. Bien trop anxieux, pour se rendre compte que sa belle se tenait juste à quelques mètres. En train d’embrasser son opposé. Si seulement il savait… Billie se lovait contre lui, se cachant volontairement dans ses bras tandis que son maigre corps ne résultait plus qu’une plaie d’électricité. Ce baiser bien qu’insouciant était d’une force violente. Il balayait toutes ses maigres peurs pour ne laisser qu'une vague de bonheur intense. Une chaleur brûlante qui migrait dans chacun de ses nerfs. Elle chutait la poupée, elle tombait d'une falaise mais elle ne redoutait pas l'arrivée, pire elle en redemandait encore. Ses lèvres se jouant des siennes pour vanner la tendresse en une passion dévorante tandis qu'une de ses mains venait se perdre sur sa joue lentement. Elle brûlait Billie, il la consumait dans son intégralité. Sa bouche suffisant à évoquer une danse endiablée dans son coeur de néant. Puis elle reculait, reprenant ce contrôle si surfait tandis que son regard d'ambre ne le quittait pas un instant. Face à l'évidence, face à l'incohérence... Et son esprit réfutait cette vérité, cette attirance incontrôlée malgré l'agitation dans ses prunelles où les étoiles se parsemaient de clarté. Putain qu'est ce qu'elle venait de faire ? Elle s'était perdue la belle, elle qui ne croyait plus en rien, qui avait appris à vivre dans ce vide accommodant, se trouvait dans un néant de tourment. Son corps ne récupérant jamais de cet enivrement. Un peu de lui était entré en elle et l'avait contaminé comme un poison depuis cette première soirée où leurs esprits s'étaient connectés malgré l'acidité de leurs silences pesants. Et à présent, ce venin coulait dans ses veines pour bloquer chacune de ses pensées à toujours se le remémorer. Lui, l'étranger dont elle ne connaissait rien ... Lui, l'enfoiré qui allait lui apprendre à aimer... « Putain t'es chaude la sainte ni touche !  » Puis cette voix qui la sortait de sa torpeur, tandis qu'elle se mit à rire légèrement face à ces mots. Ces potes ayant tous la bouche grande ouverte face à ce retournement de situation.
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Message(#) Sujet: Re: Don't be afraid, I'm always here | Billie Dim 6 Déc 2015 - 17:16

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« T'as pas payé pour qu'on s'arrête à la moitié, non? Alors continuons, ça pourrait être marrant après tout. » Ted se mit alors à sourire. Il aimait sa façon de se présenter à lui. Celle qui était à l'opposé de ce monde dans lequel elle était en train de se jeter, telle une âme perdue en quête d'un renouveau. Il la trouvait courageuse, tenace, alors qu'au fond il savait qu'elle avait peur. Mais elle tenait bon. Peut être pour lui ou tout simplement parce qu'elle en avait marre d'obéir à tout ce qui lui avait été interdit. La vie, celle que l'on savoure chaque jour de façon libre, avec des hauts et des bas mais qui nous donne cette putain de sensation d'entrer pas à pas dans la liberté des choix. Parce que c'était leur vie, c'était sa vie à la pauvre Billie. Pas celle des autres, et pourtant. Ted prenait conscience de toutes les barrières qui avaient été construites autour d'elle depuis certainement sa naissance. Elle ressemblait à un petit agneau venant de naître. Comme si la poupée n'y connaissait rien, à la vraie vie...« Et vous deux là on vous voit. Et toi ma belle t'as bien été la première à hurler alors t'as le droit à un gage. » Ted sentit le moment tourner au drame. Ses potes n'avaient aucune conscience, ils ne réfléchissaient pas. Pas comme Ted. A vrai dire, ils s'en fichaient. Si elle était là, avec eux, c'est qu'elle acceptait d'entrer dans leur "bande" et d'être en accord avec ce qu'ils pouvaient demander. Mais lui il ne désirait pas ça. Il ne voulait pas voir cette jolie poupée perdre son innocence si pure et divine. Il voulait continuer de la voir briller au sommet, d'être celle qu'elle devait être. Pas en l'imposant mais simplement par ses choix. Les siens. Mais c'était perdu d'avance avec des crétins comme ses amis. « Allez je suis soft, embrasses le !  » Tout ce qu'il redoutait arriva enfin. Il aurait tellement aimé que la soirée se déroule parfaitement. Mais il en avait oublié qu'ils n'étaient pas seuls. Sentant son souffle se couper et son coeur se briser, Ted se mit alors à ricaner pour essayer de détendre l'atmosphère. « Oh Danny c'est bon, on verra plus tard pour le gage et je le prendrai moi. Laisses la tranquille stp. » «  Nan... » Ted avait à peine entendu sa réponse, mais lorsqu'il tourna la tête vers elle y comprit. Elle était appeurée la pauvre brebis. Elle prenait conscience de là où elle se trouvait. Un monde de débauche où les principes et les valeurs étaient bien différentes des siennes. Ted ne supportait pas de la voir ainsi. Et sans le comprendre, une rage monstrueuse prit le dessus. Il aurait aimé sauter à la gorge de son pote Danny et le faire se taire. Mais pour seule action, il serra les poings et contracta sa mâchoire. Seul son regard trahissait son envie. Un regard empli de haine et de dégout. « Fais pas ta mijaurée, c'est qu'un baiser après tout. » S'en était trop. Ted était prêt à s'approcher d'elle, lui attraper le bras et la tirer loin, très loin de tout cet enfer qui était en train de se dérouler. Pour la protéger, la conserver. Il ne voulait pas qu'elle tombe la dedans. Elle méritait mieux, tellement mieux qu'il se sentait pitoyable de l'avoir mené avec lui. Ted fit alors quelques pas et se stoppa comme s'il venait d'être foudroyé sur place. «  BILLIE! » Etait-ce son prénom ? Tout à coup, le jeune homme sentit un poids se retirer de lui. Ce doux et angélique visage portait le prénom de Billie. Elle n'était plus cette belle inconnue à présent. Billie, sa poupée qui ne cessait de briller à ses yeux...

Mais la réalité le rattrapa de plein fouet. Cette voix masculine ne cessant de l'appeler. C'était certainement cet homme qui était avec elle en début de soirée, son fiancé. Ted était paralysé, dégouté, tout un tas de sentiments l'envahis. Quelqu'un d'autre se trouvait dans sa vie. C'était ça la vraie réalité. Il se devait de le comprendre. Jamais il ne pourrait être à cette place qui, dans ses plus lointains rêves, Ted convoitait avec tant de désir. Le regard meurtri baissé vers le sol, le jeune Peters attendait que la sentence arrive. Et s'il devait se battre, il était prêt. Parce qu'il la voulait, il ne souhaitait qu'une chose, qu'elle reste. Encore un tout petit peu. Ou peut être toujours. Mais c'était impossible. Un nouvel appel se rapprochant à grand pas. Ted sentit son coeur exploser. Son tempes ne cessaient de taper, son crâne souffrait le martyre. Son prénom avec cette voix qu'il détestait déjà n'arrêtait pas de résonner à l'intérieur de lui ce qui commençait soudainement à le tuer. A petit feu. Ted voulait partir, courir, s'enfuir mais il n'arrivait pas à bouger. Parce qu'elle était toujours là. Parce qu'il voulait juste profiter encore de son doux visage, avant de ne pouvoir regarder qu'une simple obscurité. Mais la situation prit un autre tournant. La belle poupée s'activa, détachant avec rapidité son chignon. Ted lui n'avait toujours pas bougé, ayant peur que son moindre geste ne gâche encore plus le moment. Alors il l'admira. Il savoura la vision. Ses cheveux tombant en cascade sur ses épaules. La poupée devenait davantage divine. Il aurait aimé passer sa main dedans, il aurait tellement aimé respirer son odeur, enfouir son visage...Ted était mal, il avait mine affreuse. Mais un nouvel espoir fit surface lorsqu'il entendit la belle parler. «  Oh et puis merde ! » Une main dans sa nuque, une décharge électrique, Ted se sentit être attiré vers la jolie poupée. Qu'était-elle en train de faire ? Billie disait adieu à tous ses principes, elle était sur le point de commettre l'irréparable. Et pourtant...Quelques secondes s'écroulèrent et les lèvres de la jolie capturèrent celle du jeune homme. Un échange délicieux, un baiser qu'il avait tant rêvé et qui prenait vie. Ted avait cessé de respirer, le souffle coupé par cette action si divine. Les yeux fermés il n'arrivait pas à y croire. Il était sur un petit nuage. Jamais il n'avait ressenti tant d'émotions par un simple baiser. Mais ce n'était pas qu'un simple baiser. C'était le sien. Celui de sa poupée. Celle qui avait fait chavirer son coeur à la seconde où il avait posé ses yeux sur elle. Alors par peur qu'elle s'en aille, Ted passa avec délicatesse ses bras autour de ses frêles épaules. Et il fit ce dont il avait désiré depuis qu'elle avait détaché son chignon, le jeune Peters passa une de ses mains dans ses cheveux. Parce qu'il ne voulait pas que tout ceci s'arrête...Ce baiser exprimait tellement pour eux mais si peu pour les autres. Un baiser rempli d'inconscience mais qui se trouvait être le fruit de la vérité. Une chaleur intense prit possession de chaque parcelle de son corps. Il se sentait envouté, le jeune Teddy. Complètement envouté. Il en redemandait, encore et encore. Parce qu'il y prenait goût, parce qu'il était déjà accroc à cette sucrerie si délicieuse. Billie. Et puis elle se recula. Tout son monde s'écroula. Ses lèvres sentaient déjà l'absence du bonheur. Le souffle saccadé, Ted ouvrit lentement les yeux. Son rêve parfait prenait fin. Il avait l'impression de ne pas avoir profité, et pourtant...Il n'avait rien laissé de coté. Hypnotisé, le jeune Peters ne détourna pas le regard. Au contraire, ses pupilles, son sombre regard ne cessait de l'admirer. Cette divine tendresse qui se trouvait devant lui, à quelques centimètres. Les yeux remplis d'étoiles, Ted passa doucement sa langue sur ses lèvres afin de gouter encore un tout petit peu au fruit de l'interdit. Billie, sa douce Billie était entrée dans sa vie, en lui. Il ne savait pas la tournure qu'allait prendre les choses, mais il avait regagné en espoir. Grâce à elle. « Putain t'es chaude la sainte ni touche !  » La voix de son pote le sortit de ses tendres rêves infinis. Et Ted se mit à rire, comme sa poupée. Il continua à l'admirer avant de ressentir une certaine gêne. Au début il pensait simplement être dans cet état par rapport à ce qui venait de se passer, puis il comprit. Son cerveau lui envoya rapidement un message express et il se sentit tout à coup à l'étroit. En quelques secondes, Ted se retourna, pour se trouver dos à la jeune femme avant de s'approcher d'un de ses collègues. L'attrapant par le cou, il le mena un peu plus loin afin que personne n'entende ce qu'il allait lui demander. « Bordel de merde, fais moi penser à quelque chose d'horrible. Un truc vraiment dégueulasse genre à la limite que je vomisse. Vite déconnes pas ! » Puis son pote se mit alors à rire. Sans pouvoir s'arrêter. Il descendit son regard même s'il savait de quoi était en train de parler Ted. Et d'un seul coup, il se mit à hurler. « Oh putain les gars ! Teddy a la trique ! C'est énooooorme ! » Ted entrouvrit la bouche avant de le serrer au niveau du cou. Les deux commencèrent à se chamailler comme deux gamins...Il allait lui payer d'avoir fait ça.

« En tout cas ma jolie, tu nous as bluffé là ! » Danny passa un bras autour des épaules de Billie comme si celle-ci était une jeune femme qu'il connaissait depuis toujours. Son sourire s'élargit alors qu'il venait d'avoir une certaine pensée malsaine. « Félicitations sexy lady, tu viens de marquer des points et surtout de gagner une prochaine place dans son lit ! Tu peux en être fière ! » Puis il se mit à rire, sans s'arrêter. Parce qu'au fond, il avait compris qu'elle n'était pas comme eux. Mais il voulait la mettre devant la réalité, devant toutes les éventualités qu'elle allait connaitre en étant dans ce monde. Les mecs la dévoraient, certaines filles étaient surprises de son acte, tandis que d'autres la fusillaient du regard. Parce qu'elles étaient jalouses. Jalouses que cette inconnue ait une place importante en si peu de temps dans la vie du jeune Teddy...
Alors que sa bande de potes se mirent à avancer pour commencer la deuxième partie de l'attraction, Ted lui se racla la gorge avant de retourner auprès de la jeune femme. Il avait tout fait pour que ça passe. La mine gênée, se mordillant la lèvre, le jeune Peters ne savait pas quoi dire ni faire. Il était tendu. Plus vraiment au niveau de cette partie mais il se sentait mal. Terriblement mal à l'aise par rapport à elle. Se frottant l'arrière de son crâne, il enfouit ensuite ses mains dans les poches de son jean. « Je hum...Je suis désolé. Enfin là tout de suite je sais plus vraiment quoi dire ni faire à part...Désolé...» Bordel il s'en voulait mais au fond, qu'est qu'il avait aimé. Oh ça ouais, il était même prêt à recommencer, encore et encore. Elle était devenue son idyllique. Son poison idyllique.


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Message(#) Sujet: Re: Don't be afraid, I'm always here | Billie Lun 7 Déc 2015 - 3:34



les étoiles dans nos bras et nos âmes en enfer.
Teddy & Billie



Danger insatiable, peur colossale. A trop jouer, elle s'enflammait la belle poupée. Elle se brisait sur les cendres de son impulsivité. A quoi s'attendrait-elle en même temps? Qu'espérait-elle? Que ce soit facile, que ce soit aisé de s'échapper sans en payer les frais... Elle était arrivée pour s'accrocher à l'étranger et elle se retrouvait enfermée dans un monde qui la gobait vivante. Dans son opposé, dans son extrémité. Aucune liberté était sans contrainte, aucune captivité n'étant sans faits. Et elle souffrait de ce manque de familiarité, l'océan de l'inconnu la dévorant toute crue. Ce n'était pas sa place, ce n'était pas sa vie... Ce n'était pas son univers. Qu'est ce qu'elle foutait encore là, à quoi s'acharnait-elle? Barre toi Billie, juste casse toi et ne te retourne pas, tu sais que c'est une erreur, que c'est un crève coeur... Et pourtant elle résistait la belle effarouchée malgré l'oppression, malgré les questions. Dans son firmament d'hésitation. Tremblante inconsciente. Et lui... Toujours lui qui la connaissait bien plus qu'elle ne le pensait. Il s'envenimait, il essayait de lui offrir une conclusion aisée. Jouant sur la dérision pour un peu de pardon. « « Oh Danny c'est bon, on verra plus tard pour le gage et je le prendrai moi. Laisses la tranquille stp. » » Tentative désespérée de la sauver de ce contraste de deliés. Deux mondes d'extrémités. Et son regard venait se poser sur l'apeurée, et elle abaissait le sien, quelque peu paumée. La honte jaugeant son bonheur éphémère. La culpabilité venant se répercuter en une négation. Quant à lui, il surchauffait, sa patience se trouvant à mise épreuve alors que son pote reprenait pas prêt de lâcher. Et cette voix, cette voix grisarde et désagréable. Son salut et sa sentence. La panique venait se loger à présent dans les pensées désorganisées.  Ses émotions la transperçant de part en part. C'était le problème avec les émotions, elles vous torpillaient. Vous éparpillaient en milliers de morceaux. Billie se trouvait dans une situation affreuse, dans un merdier inconcevable. Ses doigts jouant entre eux, elle réfléchissait du mieux qu'elle pouvait, tout en fixant l'étranger, le suppliant du regard, quémandant pour son égard. Et l'écho résonnait, l'écho se rapprochait ne laissant plus la facilité des choix mais qu'un effroi. Tout se jouait, tout dégringolait... Elle se brisait Billie, elle attrapait le brun de sa paume, l'attirant à elle. Puis elle osait, elle prenait. Ses lèvres effleurant les siennes dans un véhément pêché, et enfin ce baiser. Ce baiser qui avait un sens si particulier, si sucré. On la torpillait la belle, on la cassait en une nuée de volupté. Ses bras se détendaient, son coeur priait pour que ce toucher ne cesse de s'arrêter. Un brasier incandescent brisant son souffle constant. Elle ne respirait plus, elle ne subissait plus, elle chutait mais d'une manière bienfaisante. Sur les cendres d'une tendresse tentante. Etait-elle folle? La folie semblait à présent si jolie. Si importante, si lancinante. Son frêle corps s'enflammait contre lui tandis que ces mains à lui venait l'accrocher pour plus de proximité. Billie, elle frémissait, Billie elle succombait. Ses frémissements se faisant plus violent. Et la raison de ce baiser ne semblait plus si logique, plus si cohérente. Elle l'avait embrassé dans un but égoïste celui de s'échapper de son futur fiancé, mais elle ne regrettait en rien de s'être lancée, la preuve elle en redemandait, jusqu'à sa conscience la fasse douter. Jusqu'à cet éclat de réalité, les doutes, les regrets, la culpabilité. Ce monde si étranger. Billie, elle se reculait, elle trébuchait ne pensant qu'à ce rapprochement parfait. Ses yeux brillaient et se closaient sous l'anxiété. Que venait-elle de faire? Et la voix de son pote qui la ramenait sur terre, sur ce sol poussiéreux. Les étoiles tombant sur le manque de temps. La vérité, la réalité... Elle suffoquait la poupée, mais elle ne pouvait s'empêcher de fixer l'homme qui venait de la faire tomber dans un tourment d'émotions. Un sourire enfantin se logeant sur sa bouche encore rosée de frictions. Puis un rire... C'était officiel, elle était folle. Mais folle de quoi? Folle de lui? C'était impossible, elle ne croyait pas en ça, en ce sentiment planant qui désintègre les vivants d'un amour dérangeant. Les histoires "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants" n'étaient qu'un putain de mensonge au milieu des faussetés de cet univers rien de plus, rien de moins. La vie était cruelle, pas un brin solennel. Elle tentait pour reprendre après. Sans qu'elle s'en rende compte tandis qu'un de ces potes venaient lui parler, le brun s'éloignait d'elle avec un de ses amis précipitamment. Et Billie scintillait d'une joie futile, d'un bonheur lisible. Puis ce rire, un rire qui se tarissait pas, qui continuait avec éclat. Elle se détournait la belle, elle voyait les deux gars se chamaillaient puis cet hurlement de vérité. « Oh putain les gars ! Teddy a la trique ! C'est énooooorme ! » Et la désillusion, l'implosion tandis que Billie riait bien que gênée, le rouge s'imprégnant de ses joues. Avait-elle vraiment un tel effet sur lui? Et ce prénom, Teddy. Enfin elle pouvait mettre un nom sur ces traits si parfaits. Teddy. Cet écho résonnait dans son crâne, ses pensées s'emmêlant sur la douceur de ses pensées.

Et c'est ce contact qui la sortait de sa torpeur. Un geste viril qui venait l'emprisonner contre l'enfoiré qui s'était joué d'elle quelques instants auparavant. «  En tout cas ma jolie, tu nous as bluffé là !   » Il se moquait, il jouait, elle le sentait, elle le savait. Et il reprenait, il se préparait à l'enterrer pour lui rappeler juste la simple vérité. «  Félicitations sexy lady, tu viens de marquer des points et surtout de gagner une prochaine place dans son lit ! Tu peux en être fière !  » Et ce rire. Ce rire qui l'achevait. Billie elle retombait de toute l'ampleur de ce simple baiser. La réalité l'assommant de part en part. Son coeur se rétrécissant sous les jugements des spectateurs curieux. Ce monde n'était pas pour elle, ce monde n'était pas le sien.  Comment avait-elle pu espérer juste une seconde de pouvoir s'adapter à son univers? Comment avait-elle pu croire avoir un intérêt pour ce genre de personnes? Le goût du danger, l'adrénaline, tout ça ne faisait pas tout, elle l'avait fait pour lui et maintenant elle en payait le prix. Mais elle n'était pas prête, pas prête à voir la vérité, elle préférait se murer dans son mensonge de facilité. Elle préférait encore jouer l'aveugle le temps d'une soirée. Puisque c'était tout ce qu'ils auraient... Une seule nuit. Ensemble... Teddy et elle. Ce prénom qui quelques secondes auparavant résonnait comme un délice, mutait en une impression de sacrifice. La foule se déplaçait et Billie restait paralysée par son anxiété, par cette vérité. Jusqu'à ce contact familier, cette voix qui la sortait de son cauchemar d'un noir doré. « Je hum...Je suis désolé. Enfin là tout de suite je sais plus vraiment quoi dire ni faire à part...Désolé...» les yeux de la poupée se détournait sur le jeune homme tandis qu'elle lui lâchait un maigre sourire, ampleur de ses émotions et ses hésitations. Billie, elle avait mal, mais elle la fermait, juste ses doigts glissaient le long de ses bras, effleurant au passage Teddy. Et elle lâchait dans un souffle encore difficile à calmer. «  C'est moi... Je n'aurais pas du ... t'embrasser. Juste pour lui... Juste pour que mon gendre ne me voit pas. Je suis désolée, c'était injuste même c'était dégueulasse. Je ne me reconnais pas...  » La dernière partie de cette phrase elle l'avait dit plus pour elle même que pour lui, dans un simple murmure. Se torturant de son égoïsme, elle abaissant son regard au sol, se mordant la lèvre fortement. «  Mais... enfin... je ne regrette pas. » La vérité la tordait, lui infligeait une dose d'anxiété monumentale pourtant elle jouait la meuf assurée, elle se mettait face à lui pour jouer encore et toujours. La belle se mettait sur la pointe des pieds, se glissant dans le creux de son cou pour susurrer dans cette précieuse intimité une infime taquinerie. « Et désolée aussi pour ça, je ne voulais pas réveiller cette partie de ton anatomie.» Sa voix était étrangement sensuelle, cachant une drôle d'envie dans son abdomen pourtant elle se retournait avec ce regard malicieux cachant les vrais enjeux. Et une fois de plus, elle se mordait la lèvre plus en signe de provocation qu'autre chose. Sa bouche rosie s'étirait sous un rictus joyeux puis elle s'éloignait de lui tout en lui faisant face, découvrant une partie d'elle encore inconnue. Le jeu, la séduction. Plus ses pas se défaisaient plus elle se cachait dans un des couloirs sombres de l'attraction, et dans un silence véhément, sa voix résonnait dans le néant de l'obscurité. « Et enchanté, Teddy.»  
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Message(#) Sujet: Re: Don't be afraid, I'm always here | Billie Mar 8 Déc 2015 - 18:25

Don't be afraid, I'm always here


The dancer who turns my heart

La soirée avait changé du tout au tout. Au début, Ted s'était dit qu'il allait la passer avec ses potes, à rire, déconner et faire chier le monde. Mais il n'avait jamais pensé la revoir. Surtout dans un endroit pareil. Lors de leur première rencontre, le jeune Peters s'était dit qu'elle s'était trompée de chemin, s'égarant comme une brebis et tombant dans un quartier qui était loin d'être le sien. Parce qu'après tout, elle n'avait pas l'attitude d'une fille comme celles qu'il cotoyait. Leur différence était flagrante et pourtant, ce soir ils avaient enfrein toutes les règles. Elle était là, Billie, avec lui, dans cette attraction. Ils se cherchaient, s'admiraient, puis grâce à un gage et une situation assez tendue, ils réussisèrent à se trouver. Un doux baiser échangé pour un souvenir éternel. Une sensation de bonheur comme jamais il n'avait connu auparavant. Elle était devenue son pêché, son interdit. Billie constituait le fruit de l'excitation et des sentiments. Elle avait un pouvoir hallucinant sur le jeune Teddy. Sans qu'elle ne fasse quoi que ce soit. Il lui suffisait de battre des cils pour qu'il succombe. Parce qu'elle représentait à merveille la tentation, l'inaccessible...Mais la belle poupée conquit une toute autre partie du corps de Ted. L'effet fut instantané. Et sa réaction aussi. Il s'en voulait, au fond, qu'elle assiste à ce genre d'évènement. Elle paraissait si pure, innocente, qu'il était plus que gêné de s'être à ce point révélé à elle. Il avait l'impression de la salir, de la mener dans les profondeurs d'un bas monde. Si seulement il savait ce que ses potes avaient réussi à semer. Parce qu'ils venaient de la détruire, lui couper les ailes, à la jolie Billie. Son monde n'était en rien comparable à celui dans lequel elle avait osé mettre les pieds. Et les paroles prononcées d'une noirceur effroyable n'arrangeaient rien. Pauvres cons. C'était tout ce qu'ils étaient à cet instant précis.

N'en sachant rien, Ted se remit à ses cotés. Sa gêne était toujours présente, n'arrivant pas à accepter ce qui venait de se passer. Ses paroles étaient tremblantes, connaissant par moment des arrêts. Parce qu'il se trouvait stupide, idiot et immature. Certes il n'avait pas vraiment le contrôle sur cette partie, surtout quand la personne en face était d'une divinité pareil. Mais il aurait dû. Pour la préserver. «  C'est moi... Je n'aurais pas du ... t'embrasser. Juste pour lui... Juste pour que mon gendre ne me voit pas. Je suis désolée, c'était injuste même c'était dégueulasse. Je ne me reconnais pas...  » Teddy était sur le point de répliquer. Il s'en fichait d'avoir été peut être utilisé pour ne pas se faire prendre parce qu'au moins, il pouvait encore profiter d'elle. Il prit un soufffle, puis deux prêt à répondre avant d'entendre de nouveau la voix de l'ange qui se trouvait non loin de lui. «  Mais... enfin... je ne regrette pas. » Sourcils arqués, un sourire sur les lèvres. Sa poupée ne regrettait pas. Lui non plus. Peut être qu'au final, tout allait se finir en douceur et non en gêne ? Ted se mit alors à se frotter la nuque tout en plissant des yeux lorsqu'elle se mit face à lui. S'il s'écoutait, il l'aurait déjà attrapé pour capturer ses lèvres. Un vide glacial se ressentait sur les siennes depuis qu'elle s'était reculée...Il y croyait. Vraiment. Ted se disait qu'elle allait recommencer au vu de son attitude, de l'allure qu'elle prenait. Alors il ne bougea pas, la laissant faire. Son coeur se mit à tambouriner dans sa poitrine, sa bouche se fit sèche comme s'il allait avoir besoin de ses lèvres pour y remédier. Mais au lieu de s'attarder sur cette partie, la belle brune glissa son joli visage dans le creux de son cou avant de lui susurrer une phrase qui hérissa les poils du jeune Peters. « Et désolée aussi pour ça, je ne voulais pas réveiller cette partie de ton anatomie.» Ted cligna des yeux, essayant d'analyser ce qui était en train de se dérouler. Il sentit un long et agréable frissons l'envahir. Son souffle était chaud, sa voix était envoutante, désirable. D'habitude, il n'aurait pas attendu une seule seconde avant de lui sauter dessus. Mais elle n'était pas les autres. C'était Billie. Sa jolie poupée qui lui faisait tourner la tête et chavirer le coeur. Un nombre de fois infini. Ted déglutit avec difficulté, il se mit à se contrôler pour ne pas connaitre la même situation que tout à l'heure. Mais bordel qu'est qu'il avait envie d'elle. Pas une envie bestiale de lui arracher les vêtements non. Une envie de l'embrasser, passionément, de la couvrir de baiser sur tout son corps, de lui susurrer des mots doux, de jouer avec elle, de s'attarder sur certaines parties pour lui donner envie, pour entendre son souffle s'accélérer parce qu'elle prend plaisir, parce qu'elle s'oblige à ne pas avoir envie de lui. Secouant sa petite tête pour retirer toutes ses pensées, il vit l'obscurité s'entourer autour d'elle. « Et enchanté, Teddy.»  Billie allait bientôt disparaitre de sa vision et il se le refusait. Même s'il n'avait qu'un simple couloir à tourner, Ted voulait la garder dans son champ de vision, autant qu'il le pouvait. Alors se mettant à accélérer le pas, il se retrouva de nouveau face à la jeune femme. Se mordillant la lèvre, il repéra un enfoncement non loin d'eux. Il doutait, il ne savait pas. Devait-il tenter le coup, ou s'arrêter là ? Et puis bordel, Ted prit son courage à deux mains sentant l'adrénaline entrer dans ses veines et la mena dans cet enfoncement, où personne ne pouvait les voir.

Billie se retrouvait dos au mur avec Ted devant elle. Il faisait barrage avec son corps, maintenant ses deux bras de part et d'autre de son visage. Il l'admirait, la désirait. Il déposa avec délicatesse une de ses mains sur sa joue rosie. Ses lèvres ne se retrouvèrent qu'à quelques millimètres des siennes, se touchant à peine. Il aurait voulu réduire cet espace qui sonnait comme une souffrance insupportable. Il aurait voulu capturer les lèvres sucrées de sa douce pour ne plus ressentir cette absence torturante. Mais il n'en fit rien. Parce qu'il ne voulait pas que ça vienne de lui. Ted lui laissait toutes les cartes en mains afin de ne pas la perturber et faire tomber tout son monde idyllique. Alors, il se contenta juste de laisser ses lèvres à quelques millimètres, assez pour qu'elles se touchent d'un fin contact électrisant. « Tu touches de prêt la perfection Billie. Tu es tout ce dont je rêve et pourtant...Tu parais si loin, inaccessible. » Ted resta ainsi, laissant ce doux petit contact entre les deux. Chaque mot qu'il prononçait lui procurait une sensation de chaleur reflétant un état de bonheur pur. Il sentait ses lèvres contre les siennes mais il ne rompit pas l'espace qui les séparait. « Tout parait si simple quand tu es là...Comme s'il suffisait juste de vivre sans se poser de questions...» Son regard ne cessait de faire des allers retours entre leurs lèvres et les yeux de la jeune femme. Une tension était palpable. Mais laquelle ? Ted s'interdisait de respirer trop fort, ne voulant pas briser ce qui était en train de se faire. Mais ne pouvant rester ainsi sans se torturer l'esprit, le jeune Peters recula sa tête et la dévia vers son cou. Il y déposa un baiser, puis deux. Et petit à petit, il remontait tendrement vers son oreille pour lui sussurrer quelques mots. « Tu es mon doux pêché interdit Billie...Tu es ce délice qu'on se refuse d'ignorer...» Puis il recula son corps d'elle, sortant doucement de cet enfoncement. Il continuait de l'observer, les yeux exprimant un mélange de sentiment. Du désir, de la torture...« Et n'oublies pas jolie éden, on a qu'une vie. La notre. Ce n'est pas aux autres de décider. Tu as le droit d'être libre. De ce que tu ressens, ce que tu dis, ce que tu veux faire, de ce que tu désires. Mais surtout de ce que tu penses. Ne l'oublies jamais...» Teddy resta planté quelques secondes devant elle avant de baisser son regard tout en émettant un mince sourire. Il enfonça ses mains dans les poches de son jean et lui tourna le dos, à contre coeur. Mais peut être avait-elle envie d'être seule quelques instants après ce qui venait de se passer ? Les deux jouaient avec le feu, beaucoup trop. Et il était hors de question que sa jolie poupée se brûle les ailes sans l'avoir décidé.


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Message(#) Sujet: Re: Don't be afraid, I'm always here | Billie Mer 9 Déc 2015 - 1:08



les étoiles dans nos bras et nos âmes en enfer.
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Jouer, toujours jouer… Invoquer un brasier au creux des mots, pour éprouver de tendres maux. Billie elle se découvrait au fils du temps qui passait, elle se moquait de sa pureté, invoquant la volupté du creux de ses lèvres. Elle se jouait de lui, de celui qui la mettait dans tous ses états, se vengeant doucement de ses sentiments véhéments. Mais elle allait perdre cette guerre, car à trop jouer elle allait se brûler. Dans son intégralité, son coeur, son corps… La preuve alors qu’elle disparaissait au travers de l’obscurité, Ted la suivait prêt à l’achever. Et la sentence ne se fit pas tarder alors qu’il la bloquait dans un enfoncement pour la tenter. Son corps la paralysant, la tentant, ces bras l’enfermant face à cette proximité. Billie payait, Billie crevait. Son coeur s’arrachant de sa poitrine.

Ce corps chaud, ce souffle joyau… Les esprit s’embrumaient sur cette barrière de proximité, les pensées s’embrouillant de ce brasier brûlant, incandescent. Ils se perdaient les enfants dépendants, ils apprenaient à leurs dépends leurs sentiments sur ce bout d’attachement. Leurs coeurs dans le néant, leurs émotions dans le tourment. Leurs regards se jaugeaient pour autant, évaluant la limite de leurs envies, la barrière à leurs folies. Ils perdaient, ils gagnaient, ils ne cherchaient plus à lutter à cause de leurs futiles naïvetés, se persuadant que l’opposé serait un paradis doré, oubliant que cette utopie rime bien trop souvent avec l’enfer. Du mal, ils allaient s’en faire et s’en défaire. Ils allaient se briser, se maltraiter, se torturer, pour apprendre encore à persister. Ensemble. Ce mot aux consonances de l’infinie semblait une trop grande hérésie. Un songe plus qu’une vérité, un écho au milieu de cette réalité… Elle le savait, il le savait. Et pourtant, ils continuaient de jouer les deux contrastes vivant dans un monde de difficulté. Ils se taquinaient, ils s’enflammaient tel des anges en quête de pêchés. Ils s’emprisonnaient et se libéraient puisque c’était comme ça qu’ils s’amadouaient. Au travers des regards hagards et des soupirs rasoirs. Leurs touchers ouvrant les festivités aux diverses possibilités, aux multiples méfaits. Et lui s’ouvrait plus qu’elle, il la captivait, il la désintégrerait dans son coin d’obscurité. Il prenait, il l’effleurait de sa douce paume sur sa joue échauffée avant de s’avancer pour la briser d’un semblant de baiser. Sa bouche se jouant de la sienne à quelques millimètres. La poupée subissant les accoups de ce flou. D’émotions, de sensations. Ces lèvres qui la tordaient en une chaleur exacerbée, en un coeur décomposé… Tout son corps tremblait, toute sa respiration se saccadait. Etait-elle en train de crever? Ce n’était pas la mort qui la fauchait mais bien cet étranger. Qui l’éprenait, qui lui apprenait… A vivre sans difficulté, sans anxiété. Et il continuait de la martyriser de cette proximité, sa voix résonnant en une nuée chaude sur sa bouche suppliante.  « Tu touches de prêt la perfection Billie. Tu es tout ce dont je rêve et pourtant...Tu parais si loin, inaccessible… » Et ces mots. Ces aveux si vicieux. Teddy il l’oppressait, il la retournait pour mieux la toucher. De ses confessions, de sa dévotion, de sa fascination. Il la faisait respirer d’un air surfait, dévorant ses inspirations au bout de ces lèvres de tentation. Et la poupée, elle perdait tous ses moyens, tous repères, elle était paumée sur une route inconnue. Le coeur dans le vide, les pensées livides… Son corps se tordant, ses muscles subissant. Des tremblements irréguliers la frappant de plein fouet pourtant elle ne bougeait pas, elle attendait sa sentence avec patience. « Tout parait si simple quand tu es là...Comme s'il suffisait juste de vivre sans se poser de questions…» Et toujours cette voix suave, cet écho qui l’échauffait d’idées insensées. Oh qu’elle le désirait, elle le voulait tellement, rien que pour elle, juste pour elle. Et ces yeux qui voguaient de son regard à ses lèvres. Elle le quémandait de son ambre de céder, de juste l’embrasser comme jamais. De se taire pour juste se laisser aller. Même si ce n’était pas raisonnable, même si ce n’était pas négligeable… Mais à la place d’écouter ses supplications, il la brûlait de ces baisers dans son cou brûlant. La dévorant vivante, dans son entièreté. Et ses nerfs lui piquaient, son corps se cambrait contre ce mur. Son souffle se libérant dans un soupir de plaisir au creux de son oreille.  Billie elle ne contrôlait plus rien, elle avait ouvert les vapes à son impulsivité, elle avait ouvert les vapes de son palpitant. Et Ted continuait sa macabre torture, ces lèvres remontant auprès de son lobe pour se jouer encore un peu d’elle. « Tu es mon doux pêché interdit Billie...Tu es ce délice qu'on se refuse d’ignorer…» Et ce murmure la finissait, cette voix la transperçait. Ses genoux tremblaient, elle allait tomber la belle sous cette pression, sous cette obsession. Chaque mot qu’il lui avait donné la touchait d’une manière insensée, ces aveux la rassuraient tout en l’effrayant. La brune sombrait dans cette tendresse, dans cette ivresse. Et sans s’en rendre compte, Ted venait de capturer son coeur sans aigreur. L’obligeant à ne penser qu’à ces traits familiers, qu’à ce nez retroussé, et ces lèvres damnés. Il l’avait envouté pour qu’elle ne puisse plus jamais s’échapper avec ces confessions et cette discrète déclaration. La belle s’en foutant des conclusions, des appréhensions…

Et pourtant, il fuyait, il la quittait la laissant frémissante dans cet enfoncement. Seule avec son espoir noir, abandonnée au milieu de cette obscurité. Son regard la jaugeant toujours autant, d’un désir violent.« Et n'oublies pas jolie éden, on a qu'une vie. La notre. Ce n'est pas aux autres de décider. Tu as le droit d'être libre. De ce que tu ressens, ce que tu dis, ce que tu veux faire, de ce que tu désires. Mais surtout de ce que tu penses. Ne l'oublies jamais…» Quelques secondes s’écoulèrent avant qu’il lui tourne dos, la quittant dans ce blizzard environnant. Un sourire aux lèvres et les mains dans les poches de son jean. Et Billie se sentait si incomplète, si défaite. Si futile dans cet univers. Ces mots la faisant réfléchir, la laissant languir. Dans son monde de préjugés. Elle avait toujours été libre mais elle s’était éprise dans l’emprise dans ses parents. Vivant qu’à moitié, subissant plus que survivant. Son regard se baissa instantanément face à cette vérité alors que soudainement elle reniait sa captivité. Cette prison de faussetés, elle l’envoyait valser. Elle envoyait tout valser. Même sa vulnérabilité, ses peurs infondées. Billie, elle l’attrapait le brun, elle se jouait de lui à son tour. Puisque tout ceci n’était qu’un jeu, qu’un amusement pour savoir lequel craquerait le premier. Et ses mains venaient se loger sous son t-shirt, ce toucher l’électrisant sous le contact froid de sa peau veloutée. Son sourire s’étirant sous l’excitation permanente, elle ne le lâchait pas du regard. L’univers se reflétant au creux de ses yeux. Et au lieu de le laisser gagner, elle se rapprochait doucement de lui pour simplement se stopper à quelques centimètres de son visage, le bloquant contre le mur. Et sa voix résonnait, lâchant une simple vérité. « Je suis accessible...» Et ses lèvres venaient se poser aux commissures des siennes, un essai mais pas un fait. Elle ne ferait pas le premier pas, pas cette fois… Ses mains quant à elles s’enlevaient de son bas ventre, l’une venant se loger contre la sienne. Ses doigts enlaçant sa paume doucement puis elle le tirait loin de cet enfoncement, se préparant à affronter ensemble cette attraction.  
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Message(#) Sujet: Re: Don't be afraid, I'm always here | Billie Mer 9 Déc 2015 - 22:41

Don't be afraid, I'm always here


The dancer who turns my heart

Il jouait le jeune Peters. Il la désirait, ne la voulait que pour lui. De nature partageur, il ne l'était pas avec elle. Il découvrait une nouvelle facette de sa personnalité. Il se trouvait égoïste mais au fond, c'était tout ce qu'il ressentait. Ted voulait être le seul et unique homme dans la vie de Billie. Il se projetait déjà sans même la connaitre. C'était comme s'ils avaient été fait l'un pour l'autre, sans se poser de questions. Comme si leur trajectoire était prédestinée à se rencontrer, pour ne jamais s'oublier...Et la torture de ce désir inassouvi était effroyable. Les deux ne cessaient de se chercher, se trouvant par moment, puis laissant la tension de l'excitation s'enivrer d'eux. Bordel, elle était un véritable poison. Mais un poison bien addictif. Il ne lui suffisait plus de la regarder au loin. Ayant goûté au plaisir sucré de ses lèvres, Ted espérait mieux. Mais il ne pouvait pas la brusquer. Il ne pouvait la salir, la jolie poupée. C'était à elle de commander, de dicter ses faits et gestes. Parce que Ted s'en voudrait, toute sa vie, si jamais il la blessait. Son ange des merveilles, sa divinité devenue réelle. Elle était son Eden. Ce rêve que l'on souhaite obtenir mais qui d'un autre coté, se refuse à nous. Parce que rien n'est jamais facile dans la vie. Cette foutue réalité le consume, le jeune Peters. Elle lui fout une claque si monumentale qu'il prend peur de ce qu'il ressent pour elle. Billie parait si proche mais à la fois si éloignée. Il aimerait laisser ses mains sur son corps, la caresser lentement et tendrement du bout de ses doigts. Lui voler un baiser interdit. Un échange délicieux qui les damnent tous les deux. Ted en est fou d'elle. Mais si seulement c'était simple...

Il savait que ce plaisir ressenti pouvait rapidement se transformer en souffrance incurable. Ted connaissait les risques de ses actions. Il devinait facilement les conséquences et pourtant, il continuait. Sa jolie poupée le rendait cinglé. Il n'était plus maitre de son destin, de ses actes. Il se laissait guider, par elle. Par ses émotions. Et bon dieu qu'est qu'il aimait ça. C'était divin, succulent, indescriptible. Alors il se mit à toucher de près les enfers. Lui montrant son désir, ses envies, tout ce qu'elle pouvait émettre en lui. Puis il se stoppa, comme ça, d'un seul coup. Ted ne voulait pas trop en faire. Il se contrôlait comme il pouvait. C'était d'une difficulté insurmontable et pourtant, pour elle, il y arrivait. Il changeait, le jeune Peters. Il faisait plus attention aux détails, il se montrait charmant, doux...Il était loin d'être celui qui se foutait royalement des filles. Parce qu'il n'avait pas ressenti tout ce qu'il était en train de vivre, grâce à Billie...Il était prêt à fuir, le jeune idiot. La laisser pour qu'elle souffle...Mais il n'avait fait que quelques pas qu'il se sentit être attiré. Pour la deuxième fois. Il se retrouva de nouveau face à sa jolie brune, contre le mur. Les rôles étaient inversés. Il n'avait en rien prévu ce qui allait se passer. Il en fut même surpris. Ted frissonna se laissant être envahi d'une chaleur plaisante. Il se donnait corps et âme à elle. Il cessait de réfléchir, agissant comme il le souhaitait. Puis il vit son doux visage s'approcher dangereusement du sien. Il la contemplait avec ses yeux émerveillés. Sa langue passant sur ses lèvres desséchées par cette chaleur envoutante et confortable. « Je suis accessible...» Une douce parole qui résonnait comme un son mélodieux dans son esprit. Son sourire charmeur s'agrandit, mais il n'en fut rien lorsqu'elle posa ses lèvres aux commissures des siennes. Maintenant il le ressentait. Elle était son tout. Son absence pourrait littéralement le tuer. Il le savait. Et pourtant, sa présence les envoyait tous les deux dans les entrailles d'un monde où seul Lucifer régnait. Ted n'eut pas réellement le temps d'agir qu'il se fit tirer, la main de Billie dans la sienne, pour continuer l'attraction. C'était peut être mieux ainsi. Parce qu'il allait craquer le jeune Peters...« Et ben putain ! Vous avez fait quoi ? Niquer dans un coin sombre ou quoi, ça fait deux heures qu'on vous attend ! » Son monde idyllique s'écroula à l'entente des paroles de son pote. Il en avait oublié son propre monde. Parce qu'il avait voyagé dans celui qu'il partageait avec Billie. Leur monde, avec leurs règles. Il l'aimait cet endroit où rien ne comptait à part eux deux. Mais la réalité ne pouvait supporter d'être trop absente face aux yeux des deux damnés. « Ouais et c'était vachement bon ! Tu devrais essayer ça te détendrait un p'tit peu mon pote ! » Ted conserva la main de sa jolie poupée dans le sienne et ils prirent ensemble le chemin de la seconde partie de l'attraction. Avant d'entrer, il déposa un baiser sur son front comme s'il voulait lui montrer que peu importe la situation, il serait présent, prêt à la protéger. « Si jamais ça ne va pas, n'hésites pas à me le dire. Et n'écoutes pas les autres, ils peuvent être un peu arrêté niveau intelligence ! » Ted aurait aimé entendre une réponse de sa part, mais ce fut une autre personne qui prit la parole. L'une des filles du groupe. Une certaine ex du jeune Peters, ou du moins, une ancienne conquête. Elle se mit alors à les regarder, méprisant la jolie poupée. « Vous me donnez envie de vomir tous les deux...Te fais pas d'illusions ma p'tite, ce sketch il le sort à toutes les filles lui plaisant. Et une fois qu'il a réussi à les mettre dans son lit, tu n'existes plus. La preuve pour moi et pourtant...C'était tellement bon Ted, c'est bien ce que tu m'as dis non ? » Puis elle se retourna, contente de ce qu'elle venait d'accomplir. Le coeur du jeune homme se brisa en mille morceau. Mais ce n'était rien comparé à la colère noire qui était en train de jaillir en lui. S'il avait pu cracher de la lave et la tuer sur le coup, il l'aurait fait. Mais il resta là, statique, dépassé par la situation. « La ferme Kelly, t'es vraiment conne parfois ! Bref allez on y va ! » Toute sa bande se mit à avancer dans le noir, se mettant par moments à rire. Quant aux deux opposés, ils étaient encore à l'entrée de cette seconde partie. Teddy lâcha un soupir. Il était exaspéré. Jamais il n'avait eu à douter de ses potes. Mais ce soir, il se méfiait d'eux. Alors, ne désirant pas s'expliquer sur ce qui venait de se passer, le jeune Peters embrassa la main de Billie avant de se mettre à marcher, le cœur ne cessant de saigner par l'attitude de ceux qu'il considérait comme des amis.


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Message(#) Sujet: Re: Don't be afraid, I'm always here | Billie Jeu 10 Déc 2015 - 23:24



les étoiles dans nos bras et nos âmes en enfer.
Teddy & Billie



Se sentir vulnérable, se sentir misérable face à des yeux aux multiples enjeux…  C’était un sentiment affreux, douloureux. Ca vous laisse souvent délaissé et inassouvi sur une route où les coeurs se brisaient sous la brume de la cruauté, sous le temps d’atrocité. Puisqu’ils étaient si faciles de tomber pour un visage familier, si facile de s’attacher à un pur étranger pour mieux chuter par après. Car c’était ainsi, c’était la vie. Elle vous laissait sourire et rire sous l’insouciance d’un sentiment véhément pour mieux vous faucher lorsque tout semblait si parfait. Elle reprenait les règles du jeu, vous plaçant face à l’inévitable, l’infâme vérité. Elle délogeait cette sensation de chaleur en vous pour de la rancoeur. Pure et dure. Cruelle et acide. Le poison qui s’opacifiait dans vos veines se transformant en haine. Une colère insatiable de mal, une douleur indélébile dans votre crâne. Et elle c’est ce qu’elle redoutait. C’était ce qu’elle avait toujours échappé pour se rassurer, pour persister dans une blême existence. Se renfermant, se logeant dans sa précieuse sécurité d’un contrôle surfait, délaissant son coeur dans l’abîme de l’obscurité. Ses gestes et ses faits plus qu’une simple illusion, une fausseté de plus dans cette société. Puisque tout n’était qu’une question d’apparences, puisque chaque identité finissait étiqueter. Mais la vie savait se jouer de ces faux semblants, elle l’attrapait pour la déloger de ses banalités cette fameuse poupée. Elle la secouait sous le creux d’un timide baiser. Lui ouvrant les yeux face à son ignorance, face à son imprudence. Billie, elle souffrait de cette proximité, elle souffrait de cet homme qui la damnerait au milieu de ses pêchés. Il était un interdit, un compromis. Teddy… Ses pensées n’arrivaient plus à se déloger de ces traits envoutants, de ce visage d’innocent et pourtant… Ce brun serait sa fin. Il serait sa damnation à cet enfer environnant. Sa peur la plus profonde, la plus douloureuse. Un cauchemar éveillé, il la tuerait, il la torturerait… De sa confiance, de ses sentiments fourmillants. Elle était fragile, Billie, elle était ignorante de ce tourment au fond de ses entrailles, elle le refusait férocement. De croire en ce songe d’un amour tordant, puisque l’amour n’était qu’une image pour les enfants. Un mensonge bien plus qu’une réalité. La vérité la briserait, si elle le savait, si elle comprenait toutes les questions qui l’harcelaient tandis qu’il lui échappait. Tandis qu’il la laissait seule face à son coeur tremblant, face à ce trouble dément. Elle ne tenait déjà plus la belle, elle rattrapait son oxygène de sa paume pour le garder pour elle. Son air frais… Billie, elle respirait enfin tandis que ses doigts venaient jouer sur la peau de ce damné. Son corps le bloquant, l’envoutant. Ted la scrutait face à son impulsivité, son ambre s’agrandissant sous le désir ardent. Et sa langue qui se glissait sur ces lèvres doucement, la brune souriait face à cette habitude qu’il avait tandis que son souffle se mélangeait avec le sien fiévreusement. Bordel, il l’obsédait, il la fascinait. De son détachement, de sa gentillesse, de sa sincérité. Teddy était l’opposé de Billie et elle l’enviait. Car lui il était libre, libre de faire ce qu’il voulait, de vivre comme il voulait. Peut être était la tout son intérêt. Mais le geste de la poupée prouvait le contraire, tandis que ses lèvres s’oubliaient sur le coin des siennes. Puis elle se pressait, elle attrapait sa main pour foncer vers cet inconnu violent. Le coeur dans le vide, et le souffle livide… Elle essayait d’effacer les émotions qui la terrassaient mais rien n’y faisait. Elle était dépendante à cette drogue. Cette drogue résonnant au doux nom de Teddy.

Puis la réalité revenait les happer les deux convalescents. « Et ben putain ! Vous avez fait quoi ? Niquer dans un coin sombre ou quoi, ça fait deux heures qu'on vous attend ! » Ces potes… Toujours ces potes. Billie les avait carrément oublier ceux là. S’étant paumée sur une route dangereuse avec le brun, dans une autre réalité, une utopie d’une si jolie folie. Les mots de ce dernier la ramenant sur terre prématurément, lui rappelant leurs divergences. Puisqu’ils n’étaient pas du même monde… « Ouais et c'était vachement bon ! Tu devrais essayer ça te détendrait un p'tit peu mon pote ! » Elle ne put s'empêcher de sourire aux dires de Ted tandis que tous les regards s'épanchaient sur leurs mains liées. Puis la pression de certains d'entre eux transperçait la jeune femme qui se rapprochait du brun doucement, son coeur tambourinant férocement sous cette impression d'exclusion. Cependant, la belle était prête à lutter contre ces étrangers s'il le fallait, loin de se laisser encore marcher sur les pieds. La belle innocente pouvant se montrer très turbulente. Mais la peur ne cessait de la tourmenter, un écho de déjà vu la chamboulant. Mais ce n'était rien à ce qui allait se passer sous ses grands yeux écarquillés. Et Ted venait déposer un baiser sur sa tempe, sentant son dépaysement, comme pour lui dire que tout allait bien aller. Ses mots accompagnant ces faits. «  Si jamais ça ne va pas, n'hésites pas à me le dire. Et n'écoutes pas les autres, ils peuvent être un peu arrêté niveau intelligence ! » Billie acquiesçait se préparant à lui répondre mais ce n'était pas sa voix qui résonna dans le silence pesant, non au contraire...  Et alors que la brune faisait face à cette blonde, la vérité allait l'enterrer. « Vous me donnez envie de vomir tous les deux...Te fais pas d'illusions ma p'tite, ce sketch il le sort à toutes les filles lui plaisant. Et une fois qu'il a réussi à les mettre dans son lit, tu n'existes plus. La preuve pour moi et pourtant...C'était tellement bon Ted, c'est bien ce que tu m'as dis non ? » Son coeur se retourna, son souffle détala. Billie elle avait l'impression que ses entrailles se serraient lentement sous la décharge de ses émotions. Un mal tremblant, une souffrance acerbe. Elle avait envie de vomir la belle, sa gorge se serrant. Et tandis qu'elle se retournait vers Ted en guise de réponse, son regard voulait dire bien plus qu'un quelconque mot. Il s'était tapé cette garce et il l'avait jeté... Simplement, froidement. Alors c'est ce qu'il faisait? Il prenait puis il se barrait. Car la vie était trop courte pour s'éparpiller. Billie voulait s'en dissuader de cette vérité, de s'imaginer que cet étranger pouvait s'amuser de la dépendance de sombres connes pour son simple intérêt. Mais le problème était qu'il était un étranger. Elle ne savait rien de lui, elle ne connaissait ni son passé ni ces antécédents, elle le voyait à présent. Et ça la détruisait de s'imaginer qu'il puisse se jouer d'elle. Elle souffrait Billie, elle avait mal Billie. Son coeur se fissurait  les éclats s'éparpillant dans sa poitrine.  « La ferme Kelly, t'es vraiment conne parfois ! Bref allez on y va ! » La voix de son pote passa inaperçu dans le tourment de ses pensées à la poupée maintenant oppressée par le doute et les regrets. Qu'est ce qu'elle avait fait? Qu'est ce qu'elle faisait? On se joue encore de toi ma jolie, et tu vas encore finir en pleurs tu le sais. Sa conscience lui rappelait les faits, lui remémorait qu'il était aisé de la manipuler cette sombre ignorante. Et elle se renfermait Billie, elle se recroquevillait dans son obscurité. Et Ted essayait de la rattraper mais il était trop tard. Il déposait un baiser sur sa paume et Billie s'avançait froidement vers la seconde partie de l'attraction sans se retourner, sans un sourire, sans rien. Puisqu'elle était vide de sens, son coeur en contre sens. Et les minutes s'écoulèrent doucement, la poupée ne criait plus, elle accourait vers la sortie éteinte et vide. Et les lumières les aveuglèrent lorsqu'enfin ils s'échappaient de cet enfer d'un noir doré.

La brune était défaite, et le brun la scrutait sentant son anxiété. Tout était différent à présent... Le jeu s'était terminé brusquement sur la fumée d'émotions que ressentait la poupée et le temps glissait. Le temps les oppressait, elle devait partir Billie, elle devait fuir encore une fois. Loin de lui, loin de tout... Avant que ses parents se rendent compte de son absence, avant qu'ils se rendent compte de sa souffrance. Elle tremblait la belle, parce qu'elle avait toujours mal pourtant ses doigts lâchaient les siens lentement sous l'appréhension. Et sa voix surgissait des flots de son silence. « Je devrais y aller…» Un faible sourire venait se loger sur ses lèvres, son coeur quant à lui refusait de le voir partir. Mais les choix manquaient et le temps les oppressait. «  Merci pour cette soirée. » Puis Billie se rapprochait de lui, ses lèvres se déposant sur sa joue tendrement. Et difficilement elle se détournait de celui ci, son palpitant brisé tapant violemment sous le manque qui venait déjà la secouer précipitamment. Pourtant elle continuait d’avancer s’éloignant loin de cet étranger, qui s’était logé dans le creux de ses pensées. Son corps disparaissant sous l’obscurité de cette nuit agitée.
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Message(#) Sujet: Re: Don't be afraid, I'm always here | Billie

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