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notre-dame de douleur. (lazare)

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les locatairesles potins


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Message(#) Sujet: notre-dame de douleur. (lazare) Dim 29 Nov - 21:46

Lazare Jack Damher (petiot)
ne prends pas cet air affligé, connasse.
Nom C'est inventé de toutes pièces, comme ça, les mains encore recouvertes de sang et la caméra accrochée au torse. Le gilet pare balles bien serré et le sourire aux lèvres. C'était prévu depuis des années, p't'être même depuis sa naissance, qui sait. Damher le damné. Prénom Autrefois appelé Skeleton, idiot de base, geek attardé, adolescent enragé. Skeleton, fierté ancrée dans la peau. Skeleton, lorsqu'il avait envie de t'enfoncer une balle entre les deux yeux. Maintenant, c'est Lazare, mais aussi tant d'autres à la fois, une infinité de perversion et de vices. Date et lieu de naissance élevé à la rage sur une plate-forme capable de prendre vos neurones en otage. Lobotomie imprévue. Les pixels sont son unique passé. Âge Toujours dix-neuf ans, toujours une arme à feu entre les mains. Dix neuf putains d'années, heureux d'exploser vos crânes dans un centre commercial. Il a besoin de plus de sang mais plus personne ne vient, ils ont du capter, ces connards, que centre commercial rime avec psychopathe de dix neuf ans. Il n'a plus avancé, depuis, resté à l'apogée de son existence. Peu importe toutes les années qui se sont écoulées entre temps, ce n'est que de la poussière. Nationalité Ses nouveaux papiers disent qu'il est américain, qu'il n'a jamais quitté son doux pays et qu'il n'a laissé sa trace nulle part ailleurs. Origines Papa est absent, papa est mort. Personne ne connaît Papa, même pas lui. Papa est terrifiant, souriant et baisable. Son fantôme vient souvent lui parler la nuit, au coin de la pièce, là-bas. Beau et bien habillé, un air d'anglais trop sûr de lui, il s'y connaît mieux en viol, mieux que personne. Il a du prendre Maman, en long, en large et en travers. Ouais, comme ça, dans une forêt, à l'arrière de sa coccinelle. Oh, Papa, viens abuser de ton fils. Statut matrimonialmari indigne de Constant, homme possessif, capable de le tuer pour posséder toute son âme. Le crime passionnel est à portée de mains. Orientation sexuelle draps défaits, capotes usagées, périmées, parfois trouées. Lazare aime ce qui vit mais aussi ce qui est mort. Job ou Activité maître des jeux, escroc des plus fortunés ; directeur d'un casino trop chic perdu dans le bronx. L'adrénaline des plus friqués. Groupe de eux qui vivent. Crédits annaëlle.  En cas de suppression, autorisez-vous l'utilisation de votre personnage et/ou scénarios par d'autres joueurs concernés ? oui.

Quand et comment avez vous emménagé au Parking ? le dernier caprice de Constant : un appartement dans un immeuble à désespérés. Lazare qui ne dit pas non, lui laissant ce simple bonheur. Une semaine, c'est pas long mais il s'y ennuie déjà. Il aurait voulu quelque chose de plus glauque, de moins fréquenté mais il a dit oui, pour le sourire de son clown dégénéré. Juste histoire de le baiser plus fort pour fêter ça.
Que pensez-vous de l'immeuble et vos voisins ? Un appartement bordélique et un gars maquillé. Un peu étrange et silencieux. C'est comme ça que ça sonne, le Parking, dans sa tête. Un endroit comme un autre, pas plus crasseux, pas meilleur. Un petit bout de terre perdu dans l'univers. Des hommes certainement plus fous que la normale mais rien de réellement changeant. Il ressent toujours pas d'extase, là, au fond de ses tripes. C'est la même chose, le même vide, la même sensation que les autres ne sont que des merdes. Seul le pouvoir est là pour embellir quelques moments de son existence sans avoir à tuer. Le quotidien lassant tentant vainement de s'installer. Le plus drôle là dedans, ce doit être la façon que les gens ont de le regarder comme une étrangeté. Mais ici, Lazare est comme vous, une bête sauvage. Vous êtes des mutants, des putains de crasse que Satan n'a pas trouvé bon d'épargner. Un jour ou l'autre, il leur explosera à la gueule. C'est écrit sur les lignes de ma main. En gros, en gras, en rouge : on ne devient pas ange lorsqu'on naît démon.
(c) FLEMME
Quelle est votre réputation au sein du quartier ? le mari du clown, toujours bien habillé, propre sur lui. Trop souriant pour ne pas cacher quelque chose. Trop aimable pour ne pas être noir comme le charbon. Les objets qui se cassent la gueule une fois la porte de l'appartement fermée, les cris et les coups qu'on entend mais qu'on interrompt jamais. Le silence et les yeux qu'on ferme par peur de se recevoir le même sort. Lazare, la cruauté de l'étage du dessus. Le type trop riche pour vivre dans cet immeuble à merde. La voix grave et démente qui s'élève dans les couloirs, qui nous hante pendant des heures comme un écho sauvage.



feat evan peters
(POSSESSIF) ne supporte pas l'idée de perdre l'un de es pantins, aussi insignifiant soit-il. (BESTIOLES) un rat en liberté et deux serpents tranquillement installés dans leur chambre. Ses protégés, les enfants qu'il n'aura jamais. (CONSTANT) son mari, son obsession du moment, il le voulait comme un gosse désire un jouet avant noël. Ne reste plus qu'à attendre le moment où Lazare s'en lassera. (DÉSHABILLE-TOI) style d'un autre temps, vêtements hors de prix, moustache trop bien taillée sous les conseils de son mari. (CHEF D’ŒUVRE) garde précieusement l'enregistrement de sa tuerie de Londres, vestige d'un caméra collée à son torse. (EX) possède le prénom de son ex tatoué sur l'entrejambe. Aime l'enfoncer profondément dans la chair de Constant. (SOLITUDE) N'accorde sa confiance à personne. (DÉGOUT) Déteste l'idée même de ressentir un quelconque sentiment d'affection. (MASQUES) Façonne une image différente suivant les personnes qui lui font face. (NATURAL SELECTION) Fait preuve d'une absence totale d'empathie. (MÉTÉORITES) Profite et manipule les personnes qui gravitent autour de lui. (HUMANITY IS OVERRATED) Voue une haine totale et démesurée en la nature humaine. (CONNARD) Fait toujours passer ses désirs avant ceux des autres. (MYTHO) Dissimule son arrogance derrière une fausse modestie. (MERDE DE MOTS) Ment comme il respire. (PASSOIRE) Son esprit d'analyse très sélectif et sa mémoire l'aident à détecter uniquement ce qui l'arrange. (CEUX QUI Y CROIENT) Fait des promesses qu'il ne tient jamais. (AUTODESTRUCTION) Jouit sans cesse d'une gloire éphémère, quitte à tout foutre en l'air du jour au lendemain. Sans raison apparente. (VAGUES) Irresponsable, ne mesure jamais les conséquences de ses actes. Tout est bon pour ne pas tomber dans un quotidien qui l'effraie plus que tout. (LÂCHE) Ne ressent aucun remord et n'assume absolument jamais les conneries qu'il peut commettre, préférant rejeter la faute sur les autres. (LÉGENDE URBAINE) Paranoïaque, à ses yeux, tout le monde lui veut du mal. Pensant que chaque personne puisse agir comme lui. (ROBOT) Simule ses émotions mais ne les ressent pas, d'où cette tendance à en faire trop, comme un adolescent. (ÉPHÉMÈRE) Éprouve des difficultés à faire durer une relation. (PARFAIT) Ne se remet jamais en question. (ANGE DE LA MORT) Ressent un besoin animal de faire souffrir les autres. (LIMITES) Ne parvient pas à faire la distinction entre le bien et le mal. (RESPECT) N'a aucune valeur morale. (COKE) Considère l'héroïne comme la plus belle invention des Hommes. (ATTARDÉ) Accroc aux jeux vidéos. (BESTIAL) Ne contrôle pas ses pulsions, c'est très certainement ce qui le rend si redoutable et dangereux.
cette fiche peut contenir des passages violents, âmes sensibles s'abstenir.


Je garde un souvenir vague et effacé de mon enfance. Agréable, tout de même. Mon père, Adelphe, affronte à sa façon le deuil. Je ne l'ai jamais vu pleurer ou bien se plaindre. Non, cette image de lui ne me revient pas en tête. Je me souviens juste des seringues qu'il s'enfonçait dans le bras. Un médicament. Bien sûr, je le croyais, comme jamais. Je gobais chacune de ses paroles sans remettre un seul instant en doute ce qu'il pouvait me dire. Au final, il ne me mentait pas. La drogue panse les blessures, masque les faiblesses. Elle dissimule cette part que chaque homme déteste en lui. Ce morceau d'âme que l'on ne se résignera jamais à accepter. La honte d'Adelphe était si grande que le nombre de seringues dans la poubelle s'agrandissait de jour en jour. Jusqu'à ce qu'Amélie entre dans sa vie. Notre vie. Je devais avoir huit ans la première fois que je l'ai vu entrer ans l'appartement. Une cascade de cheveux blonds annonçant une silhouette svelte. De grands yeux bleus, aussi. Si intenses qu'une fois plongé dedans, n'importe quel homme s'y retrouve piégé. Papa m'avait imposé sa présence. De toute façon, je n'avais jamais eu la parole. Ce n'est certainement pas face à cette femme que j'allais faire le poids. Je me souviens encore l'avoir entendu rire aux éclats dans le salon. C'était la première fois que le bonheur s'exprimait sur la mine de Papa, d'habitude si froide. C'est ce rire clair, bruyant, impétueux qui m'a fait découvrir une nouvelle facette de mon unique modèle. A ce moment, j'ai compris que nous ne vivrions plus jamais tous les deux, unis. Ce ne serait plus à moi de ramasser les seringues sur le sol. Plus à moi de plonger dans ses bras chaque soir. On venait de prendre ma place. Cette détestable créature venait de brûler chaque repère. Le lien si fort que je pouvais entretenir avec mon père s'était laissé grignoter par une relation plus forte et chère que la notre. Quand le monde s'écroule c'est un peu comme lorsque l'on vous jette au milieu d'une mer agitée. Sa rage est telle que vos coups de pieds dans le liquide glacé ne suffiront pas à vous ramener sur l'une des plages de sable blanc. Vous vous noyez à chaque vague s'échouant sur votre visage. Lorsque vous pensez que tout est terminé, une bouffée d'oxygène vient pourtant vous redonner un coup de vie pour faire durer le plaisir de l'agonie.

Je ne voulais pas l'appeler Maman mais Papa m'y obligea. Il l'aimait trop, certainement.

Je venais d'avoir neuf ans. C'était un jour de Décembre glacial. La première neige était tombé, ayant laissé un léger voile blanc. Les rues étaient décorées de luminaires dans l'attente de Noël. Les gosses étaient émerveillés face aux vitrines des magasins qui offraient une vue magnifique sur les derniers jouets. Ma petite main glacée était tranquillement calée sous les doigts brûlant de mon père. Mon bonnet, trop grand, me barrait la vue. Je ne cessais de le remonter sur mon crâne mais celui-ci n'avait cesse de retomber. C'est pourquoi, après une énième tentative, je l'avais laissé tel quel. D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours détesté l'hiver et le mauvais temps qui va avec. J'avais les pieds gelés dans mes bottes rouges et ce, malgré mon épaisse paire de chaussette. Je suivais les pas de mon père sans même prendre la peine de regarder ce qui se passait autour de moi. Non, je me concentrais sur chacun de mes pas par peur de glisser sur le verglas présent sur les trottoirs. Maman ne nous accompagnait pas, elle était à la maison avec Maddox, mon petit frère, quatre ans plus jeune. Autant vous dire que j'étais le plus heureux de le savoir loin de moi. J'étais ce genre de gosses, complètement jaloux de voir ses parents aux petits soins d'un autre. Surtout moi. Avant son arrivée, j'étais le petit protégé, celui qu'on regardait avec amour et tendresse. Qu'on chouchoutait bien plus que la moyenne parce que j'étais un 'miraculé'. Ouais, j'avais fait fort, à ma naissance, j'avais eu droit à un encadré dans les journaux londoniens annonçant 'le miracle d'un nouveau-né prématuré'. Les infirmiers pensaient tous que j'allais finir avec un retard important et des séquelles dans le genre mais la médecine a encore une fois eu tord. Le vingt novembre avait été pour moi un jour sacré. Sous la protection de je ne sais quelle étoile, j'avais traversé la cruauté de la vie. Je m'en suis sorti avec des poumons plus fragiles que la moyenne. Mes parents avaient eu tellement peur de me perdre qu'ils avaient créée autour de moi une véritable petite bulle d'amour. Seulement voilà, Maddox l'avait détruite. J'avais alors eu l'impression que mon monde s'écroulait. C'est certainement la cause de cette haine que j'éprouvais à son égard. Soit, comme tous les soirs, Papa était venu me chercher à l'école. Et, comme presque tous les soirs nous nous rendions dans une petite ruelle. C'était devenu un rituel que je ne devais en aucun cas révéler à Maman. Papa prenait son petit sachet de farine et nous repartions à la maison. Sauf que ce soir là, je pouvais sentir les doigts de mon Père resserrer anormalement leur étreinte sur ma main. Je n'ai rien dit. Parce que je ne voulais pas l'embêter avec mes questions et qu'il m'avait toujours conseillé de ne rien dire si je voulais que tout se passe bien. Papa ne laissait rien paraître mais la tension était palpable. C'est certainement pour ça que les battements de mon coeur ne cessaient d'augmenter. Oh ouais, ça tapait tel un tambourin sous mes côtes. Comme toujours, trois hommes sont arrivés. Mon bonnet était toujours sur mes yeux mais je n'osais même pas le relever parce que je savais que ce que nous faisions était dangereux. Je ne savais pas quoi mais je le sentais. Une voix rauque a brisé le silence.

« T'as le fric ? » Papa a lâché ma main, mauvais signe. J'ai pourtant tenté de laisser mes doigts attachés aux siens. « J'ai eu un soucis. » Un rire grinçant m'a fait sursauter. « Un soucis ?! Ça fait combien de fois que tu nous dis ça, mec ? »

Papa m'a soudainement poussé. Je me suis vautré sur le sol. J'ai pas de suite compris pourquoi alors, j'ai levé les yeux et c'est là que j'ai vu ce flingue pointé en ma direction. « Laisse le putain ! Il y est pour rien. » Le malfaiteur a changé la trajectoire de son arme pour la poser sur la tempe de mon père. Je me suis relevé vivement pour m'accrocher à la jambe de celui-ci en le suppliant de fuir avec moi. Les larmes aux yeux, un des types s'est approché de moi pour m'éloigner d'Adelphe. J'ai hurlé mais il a posé sa main sur ma bouche pour me la faire fermer. Mon bonnet est tombé au sol me faisant ainsi retrouver la vue. J'aurais pourtant donné n'importe quoi pour qu'il continue de cacher ma vue. Grâce à cela, je n'aurais peut-être jamais découvert cette facette de moi. J'ai d'abord été horrifié de voir ce qui se passait dans ma tête. Une voix sombre et folle rendait soudainement la scène excitante. Tellement que j'aurais donné n'importe quoi pour que la balle traverse le crâne de mon père. Mes yeux rougies pas les larmes espéraient voir le sang couler à flot. Je n'entendais plus la voix suppliante de Papa, même pas les paroles menaçantes du gars qui me tenait dans ses bras. Mes pupilles dilatées se contentaient de fixer le doigt posé sur la gâchette avec envie. Tandis que j'atteignais le summum de l'admiration, la main de l'homme armé s'est baissée en même temps que mon corps retrouvait sa liberté. Papa s'est approché de moi, je me suis baissé pour attraper mon bonnet et le remettre sur mon crâne. Un dernier sanglot a secoué mes entrailles et nous avons quitté cette rue. Mon père m'a fait promettre de ne jamais raconter ça à Maman ou à qui que ce soit. Suite à ça je n'ai jamais eu l'occasion de revenir ici.

Je venais d'avoir neuf ans et ce fut pour moi ma première approche avec la violence. Jouissive et addictive.


« hé toi, t'es qu'un bâtard ! » Parce que quand t'es un ado de quinze ans tu démarres au quart de tour et t'as pas froid aux yeux. Les années collège/lycée ont été pour moi les pires moments de ma vie de gosse. J'ai eu vachement de mal à m'intégrer avec les autres. J'étais le gamin qui passait son temps au fond de la cours à observer les autres sans jamais leur adresser la parole. Il était dix sept heures, sac en main, la sonnerie venait d'annoncer la fin des cours. Je marchais comme d'habitude tête baissée. Sauf que voilà, ce connard de Kable était là. Il savait le chemin que j'empruntais pour rentrer chez moi et n'avait pas raté l'occasion de venir m'emmerder. Je me souviens m'être violemment retourné à ses paroles. Il a sourit, content de voir que je réagissais à son attaque. J'ai laissé glissé mon sac au sol et suis resté planté à le fixer sans me démonter. Kable était plus grand que moi mais ne m'impressionnait pour rien au monde. Faut dire qu'il était tout sauf musclé. Un coup de vent il se serait envolé j'suis sûr. Après s'être jaugé du regard il m'a provoqué en posant ses mains sur mes épaules pour me pousser du bout des doigts. Bordel c'que j'pouvais le détester avec ses fringues de bourge et sa gueule de fils à papa. J'vous jure, lui et son groupe de potes, ils s'pensaient tellement supérieurs qu'ils m'ont craché à la gueule. C'est alors qu'une vague glaciale a traversé mon corps brûlant. « You wanna kill him. » Cette voix. Ô cette voix ! Mes mains se sont mises à trembler. C'est à partir de ce moment que j'ai su c'que je voulais. J'ai sauté sur ce connard de Kable pour commencer à le frapper au visage. J'savais ce que je faisais, ouais j'avais jamais été aussi sûr de ma vie de toute de ma vie. Mon corps frémissait de plaisir à ce moment là. Un sourire diabolique s'était épris de mes lèvres. C'était tellement bon de le frapper quoi ! J'avais l'impression que toute ma haine retenue depuis ma naissance s'extirpait de mon âme en un bloc. J'me sentais léger, sur un putain de petit nuage. Je voulais pas que ça s'arrête. Plus le sang coulait, plus son visage se déformait, plus ses gémissements étaient réguliers plus j'me sentais vivre. Et cette voix, comparable à celle des ténèbres qui ne cessait de me conforter dans ma folie. J'étais un véritable malade à le frapper de la sorte mais j'm'en foutais, je ne voyais que mes mains ensanglantées. Le reste disparaissait petit à petit. Puis y a eu ces connards de potes qui m'ont sauté dessus pour violemment me plaquer par terre. J'me débattais parce que j'voulais finir le boulot. Merde, il était encore vivant, j'l'entendais gémir de douleur. Puis soudain, l'un d'entre eux m'a foutu une claque monumentale, Jim ou peut-être Bryan. J'sais plus mais ça n'a pas d'importance. J'ai cessé de bouger pour fixer mes mains recouvertes de sang. J'ai pas de suite réalisé ce que je venais de faire. J'ai tenté de me relever mais on m'a foutu un autre coup de poing. « T'es dingue mec ! Va t'faire soigner. » J'ai dévisagé Billy qui me regardait avec une certaine peine dans le regard. C'est le seul qui m'donnait pas envie de gerber. Alors, j'ai attendu, assit par terre, jusqu'à ce que les flics arrivent. On m'a ramené chez mes parents. Comme à mon habitude, je me suis enfermé dans ma chambre pour me réfugier sur internet sans vouloir parler à qui que ce soit de ce qu'il s'était passé. Tous les ados débordent à un moment ou un autre de leur vie. Je n'avais pas échappé à la règle. J'ai refusé le psychologue et toutes les conneries dans le genre. A quoi bon parler quand on comprend pas c'qu'il se passe dans sa propre tête ? C'est pas un inconnu qui allait pouvoir déchiffrer ça.

L'année suivante est de loin la pire de toute. Mais aussi la plus belle. C'est son atrocité qui la rend si magnifique. J'avais seize ans et j'étais grand frère. Relégué au second plan. Les priorités étaient dans ce morveux de six ans qui chialait à chaque chute et pissait encore au lit. Il y avait eux. Mais il y avait moi aussi, assit devant un ordinateur plus de neuf heures par jour. Je n'allais plus en cours, ou presque. Mon style d'adolescent incompris me valait des coups de poings dans la gueule. J'ai actionné la machine à tuer le jour où l'un de ces fils à papa m'a cassé la gueule en sortant du lycée. La chute vers l'enfer était mon but ultime. Un épanouissant total et jouissif. Je ne savais comment tout cela allait se passer mais j'étais certain d'une chose en cet instant : je serai porteur du chaos. Et rien ni personne ne pourrait jamais m'éloigner du chemin que je m'étais décidé à emprunter, nus pieds sur de la braise. Le milieu de l'année marquait ma puissance sur la plateforme de mon jeu de guerre en ligne. J'y passais des nuits blanches, j'y passais des journées. Je m'en balançais, ils s'en balançaient. Tout le monde n'en avait rien à foutre mais Skeleton était le plus puissant tueur. Admiré et adulé, les internautes se masturbaient devant mes scores. Tandis que derrière cette puissance se trouvait un simple ado encore puceau. Je me rongeais les ongles, pissais dans des bouteilles. Les maux de tête étaient devenus de vieux amis. Adelphe et sa pute de luxe s'habituaient progressivement à mes heures d'isolation. Le processus de destruction n'a cessé d'avancer. Le fœtus prenait forme, il serait bientôt apte à découvrir à son tour sa mission. A prendre de réelles ampleurs, du relief. Bientôt j'allais devenir un homme accompli.


17 ans, quelle idiotie.
Caché derrière mon maquillage sombre je voyais le monde comme une grande mascarade. L'adolescent incompris ne supportait plus l'idée d'être relégué au second plan et décida d'entrer dans le cercle des plus vicieux qu'est la drogue. Parce que ça se passe toujours comme ça avec la jeunesse : elle n'en a jamais assez. Rien ne peut la rassasier, même pas la plus grande guerre. J'avais donc dix-sept ans et je passais déjà le plus clair de mon temps à traîner les rues de Londres. Mes habits sentaient la transpiration et l'humidité mais cela ne me poussais pas pour autant à prendre une douche. Je n'adressais plus la parole à mon père, je crois. Ah oui, si je me souviens bien, il m'avait foutu à la porte après avoir levé la main sur lui. Je n'ai pourtant jamais été un gosse violent mais il suffisait de supprimer ma dose de coke pour que mes sentiments explosent. Sa voix résonnait inlassablement dans ma tête. Elle était si grinçante qu'il semblait m'enfoncer un marteau piqueur dans la gueule. Je pissais le sang, c'était douloureux mais je ne faisais rien pour remédier à ça. « Sony, si tu veux rester dans cette maison, tu devras arrêter la drogue. » Une simple faveur. Mon regard se posa sur ses mains qui prennaient plaisir à jeter les cristaux blancs dans les chiottes. « Va te faire foutre. » Merde, mon poing s'abattait déjà sur son torse. Je savais qu'en faisant ça, j'allais commettre la pire des erreurs mais ce n'était plus mon cerveau qui parlait, ni même mon cœur : juste la folie. Et cette voix si douce qui m'incitait à mettre un second coup. Je cite « lui foutre la gueule dans la cuvette des chiottes et lui pisser sur la tronche ». Par manque de courage, mes yeux se fermèrent au contact des mains de mon père autour des mes poignets. J'ai beau eu m'excuser et le supplier de me lâcher, Adelphe semblait sourd au timbre désespéré de ma voix. Mon visage rencontra violemment le coin d'un meuble. Amélie hurlait, je pouvais l'entendre en même temps que Maddox, mon petit frère démoniaque. Même la gueule pleine de sang et sous la violence de mon père, je ne cessais de les détester de m'avoir volé mon géniteur. Ma jalousie était telle que je ressentais de la satisfaction à chaque châtaigne qu'il m'accordait. Ça faisait si longtemps que je n'avais plus été si proche de lui que je me surprenais à supplier une force supérieure de ne jamais arrêter ce moment. Jamais. Jusqu'à ce que mon corps rencontre le goudron glacé et que le claquement de porte atteigne mes tympans. C'est comme ça que je me suis retrouvé à la rue. Le visage ensanglanté et le corps recouvert de blessures. Pourtant, le plus dur n'a pas été la douleur physique mais plutôt la psychique : je n'avais toujours pas eu ma dose. Je crois qu'il n'y a rien de pire au monde que le manque. La seule vérité, c'est que cette simple levée n'était autre que le début d'une succession de tragédies.

En plus de nourrir ma folie, l'année de mes dix sept ans m'a volé toute forme de pureté. Je sautais sans gênes trois fois par semaine celle que j'appelais autrefois « ma meilleure copine », jusqu'à devenir « mon amie » et finir « mon plan cul. ». Syriana, la catin de service. J'étais totalement déconnecté de la réalité lorsque je suis allé à cette soirée. Je ne sais même plus pourquoi je me suis retrouvé au milieu de ces types pétés de thune. Au fond, je devais me douter que tout cela allait mal finir. C'était si grisant que je me suis retrouvé attaché à un poteau, violé par une machine à bière, recouvert de cicatrice causé par un morceau de cuir. Mais surtout, c'est cette nuit là que j'ai rencontré Nev, brillant inventeur de l'humiliation que l'on m'a fait subir en public. Lorsque je l'ai vu surgir de nulle part pour me détacher je ne me suis pas débattu. C'était un peu comme si je l'attendais. Je me souviens de son regard si sombre plongé dans le mien. Il aurait pu me tuer sur place que je l'aurais laissé faire. Mais il ne l'a pas fait. Je me suis retrouvé dans son lit à l'embrasser, certainement pour ressentir ce que découvrir un homme pouvait faire naître en moi. La chaleur au bas de mon ventre était si puissante que la sensation de devenir un simple petit tas de cendres m'a fait frissonner. La seconde d'après, j'atterrissais dans un buisson, brutalement jeté de sa fenêtre pour échapper aux griffes de son père. Peu de temps après ça, nous avons eu notre première fois dans les chiottes du lycée. Si inoubliable que je peux encore m'en souvenir. Ce temps là où nos corps étaient encore en parfaite harmonie.


Le mois suivant notre rencontre, où la fin d'une vie. Fin plutôt d'un chapitre. J'étais complètement défoncé, la gueule arrachée par les amphet', je cherchais Nev après m'être fait foutre à la porte une énième fois. Ce coup-ci, j'avais tenté de voler du fric à mon père parce que mes doses ne suffisaient plus. Faut dire que les attentes de mon corps étaient de plus en plus grandes. Sauf que ce soir là, en plus d'être déchiré à ne plus savoir mon nom, j'avais besoin de retrouver l'homme que j'aimais. Je ne prenais aucune gêne à hurler son prénom dans les rues de Londres. J'avais besoin de le voir, sentir sa peau contre la mienne et verser toutes les larmes mon corps. Je ne contrôlais plus rien, j'étais au bord de l'implosion. Je voulais lui dire que je l'aimais et puis que j'avais pas envie de le laisser tomber. Ouais, à chaque fois que mon vieux me lâchait, je me foutais à douter de la vie en elle-même. C'est vrai quoi, si mon donneur de sperme n'était pas foutu de me garder auprès de lui alors pourquoi Nev resterait ? Je hurlais à en perdre haleine tandis que les folles pulsations de mon cœur s'accélèraient lorsqu'une main se posa sur mon épaule. Un grand sourire se dessina sur mes lèvres. « Ah putain je te cher- » Ma face se décomposa à la vue d'un groupe de gars plus grands que moi d'une tête. « Qu'est-ce que t'as à gueuler ? » Ma gorge se dénoua enfin. « Je cherche mon mec. Nev … Nev Curtiss. Vous le connaissez ? » A partir de ce moment là, je ne me souviens que de ce rire. Celui qui a fait vibrer mes tympans avant que je ne sombre dans le noir total. Si seulement j'avais su fermer ma gueule.

Etait-ce le matin ? Etait-ce le soir ? Combien de temps étais-je resté dans les vapes ? Mon cœur se contractait douloureusement alors que mon corps tentait d'échapper à l'emprise de cette corde mais rien n'y faisait. Elle était là, à épouser les courbes de mon corps constellé de tâches de sang. Respirer en était même devenu difficile pour moi. Mes poumons me brûlaient tellement que j'avais l'impression d'être un vieux fumeur cancéreux en phase terminale. Ce n'est qu'après quelques minutes que je parvins à retrouver totalement la vue. L'adrénaline monta d'un cran lorsque sous mes yeux se dessinèrent les mêmes visages que j'avais quitté avant de m'écrouler. Je pouvais les entendre rire sans réellement comprendre le sens de leurs paroles. La seule chose qui me maintenait éveillé sont les coups de ceinture qu'ils prenaient plaisir à me donner. Mais aussi l'espoir que Nev vienne me retrouver et m'aider. Nev ou n'importe qui d'autre du moment que l'on pouvait m'arracher à ses putains d'homophobes. J'empêchais mes tripes de s'échapper d'entre mes lèvres. En fait, je retienais aussi les larmes qui noyaient petit à petit mes yeux. Je me battais, plongé dans une naïveté qui avait toujours causé ma perte. Un bruit de pas résonnait dans la pièce plongée dans l'obscurité lorsque je perçus enfin le regard de Nev. Même dans cette situation la plus minable ou j'étais l'objet même d'une souffrance sans faille, un sourire étira mes lèvres. Parce qu'à ce moment là, j'étais persuadé que tout allait bien se passer. Oui, Nev allait me détacher ensuite, nous allions partir. Comme à chaque fois je lui raconterai ce que mon père avait pu me faire. Il me fera l'amour et je m'endormirai dans ses bras avant de sauter par sa fenêtre. Comme je le faisais depuis deux ans. Il était la lumière que je pensais avoir perdu. Cette part de bonheur que je définissais intouchable. Je lui donnerais mon âme. « Je connais même pas ce mec. » Coup de massue dans la gueule. Ses paroles m’atteignirent comme un fer chaud posé sur ma peau déjà cramée. L'espace d'un instant, j'étais persuadé qu'il disait ça pour rigoler, qu'il allait faire demi tour et me détacher mais Nev ne marqua même pas un temps d'arrêt. Je le fixais en laissant cette fois les larmes me submerger sans même trouver la force de le rappeler une énième fois. La vérité était si lourde à supporter que je n'essayais même pas de retenir mes pleurs. Secoué par des sanglots incontrôlables, de mes larmes s'écoulaient l'essence même de ma déception. Mes espoirs n'étaient plus que des lambeaux. Je ne sais quoi pouvait bien s'enfoncer bestialement entre mes deux fesses, c'est à peine si je ressentais la douleur. Détruit, je ne cessais de fixer l'encadrement de la porte d'entrée mais non, Sony, il ne reviendrait pas …

Et c'est comme ça que ce connard m'a laissé en cette nuit chaude d'Août. Nev m'a abandonné durant des heures dans cette minuscule pièce sans trouver bon d'appeler les flics. Mais c'est pas grave parce que le plus douloureux n'a duré que quelques minutes. Ensuite, on finit par s'habituer à son sort et on accepte l'agonie. On accepte de devoir mourir sans que cela ne soit justifié. Ouais, on se résigne à avoir tout perdu. Que ce soit humanité, amour, confiance, sympathie, bonheur. On se fait à l'idée de devenir une statue de pierre. Réalité abrutissante. Dieu que cela pouvait me faire mal. Parce que cette nuit là, ma vision du monde a totalement changé. J'ai passé un pacte avec le diable, celui de la vengeance. Et elle serait prise, quel qu'en soit le prix.
Il était temps que le monde paye de sa laideur.

Quand je vous disais qu'il n'y avait rien de pire que le manque c'était un mensonge. J'ai trouvé pire : l'amour. Connasse d'invention.


Puis je l'ai perdu de vue, volontairement. Le projet Chaos était plus important que tout. Bien plus que les sentiments que je pouvais ressentir à l'égard de Nev (et surtout ma colère). Je l'ai abandonné pour entamer une danse macabre avec ma psychose. J'ai donc tiré un trait, plongé toutes traces de sentiments au plus profond de mon âme. La transformation de mon corps a réellement commencé lorsque j'avais 18 ans. A aucun moment je n'ai pensé que cela pouvait être une erreur. Non, une force intérieure me poussait à agir, me dépêcher même. Cette chaleur caressant mes organes étaient si attirantes que j'avais hâte. Je devenais fous à l'idée de réaliser ce que j'avais espéré des années durant.
Seuls les pixels comptaient.

J'suis donc allé dans l'appartement d'un de mes tarés, Baphomet. On s'est retrouvé là-bas, les placards en overdose d'armes. J'ai eu droit à un peu d'argent de la part de mon père, inquiet, que j'ai bien évidemment claqué dans ce qu'il fallait pas. A commencer par la coke pour ensuite le finir dans les balles. Ouais, j'ai pris à cœur mon rôle de tueur sur la plateforme. Tellement que je n'avais plus l'impression de jouer au voleur de vie. Je l'étais, tout simplement. Traurigkeit et Spyro sont venus vivre avec nous. On s'est alors démerdé pour trouver toujours plus de balles. Spy' était bourré de frics et avait fini par prendre lui aussi très à cœur sa mission. Bien qu'au début il s'y était tout simplement opposé. La force de persuasion de Baphomet avait encore une fois était indispensable. So, nous étions de véritables bêtes de combat qui n'avait plus envie que d'une chose : faire naître l'agitation et la folie là où elle n'y était pas. C'est donc dans un élan de haine que nous nous sommes jetés à l'eau. Fin, dans la gueule du loup plutôt. J'sais pas comment on peut appeler mais bordel, on attendait ce moment depuis tellement longtemps que j'en ai pas dormi de la nuit. On a veillé comme de pauvres gosses lors de la veille de noël. Je me souviens avoir accroché une caméra sur mon torse. J'ai attrapé mon flingue et, nous sommes allés dans un centre commercial fréquenté de Londres. Ce qu'on voulait, ce n'était pas une petite fusillade mais une véritable boucherie, à en faire trembler les vivants pendant des années à suivre. J'ai lancé un dernier regard à chacun de mes gars et me suis retourné vers la foule qui se bousculait de rayon en rayon.

Nous n'étions plus de simples gosses mais de véritables Dieu. Cette fois, nous avions un droit de mort sur toutes les personnes qui nous entouraient.


J'avais 19 ans et je tenais entre mes mains l'arme du crime. Mais aussi ma renaissance. Cela faisait si longtemps que j'attendais ça. Les battements rapides de mon cœur étaient les seuls à trahir mon excitation. Nous étions quatre dans ce centre commercial, quatre pour la même chose : mettre à exécution le projet Chaos. J'ai été le premier à tirer le premier coup de feu. A faire jaillir le sang, étaler la pureté d'un enfant sur le carrelage glacé. Sa mère a pleuré, non hurlé, mais elle n'a pas eu le temps de faire plus. D'un second coup de feu, j'ai brisé son crâne. Leurs deux âmes se sont alors retrouvés dans une ultime union, cadavre contre cadavre. L'innocence des ses Hommes a été réduite en mare de sang. La faucheuse a frappé à plusieurs reprises. J'étais à la tête de cette atrocité, de ces gémissements, de cette haine. Je jubilais. Je planais. J'en voulais toujours plus. Rien ne semblait pouvoir rassasier le monstre qui se réveillait de mes entrailles et dévorait un à un mes organes, les brûlait.

Baphomet m'a accompagné. Puis c'est ainsi que ça a continué, les corps sont tombés un à un au sol dans des bruits sourds. Cette atmosphère lourde me faisait jouir. C'est alors que, dans ce chaos, j'ai vu sa fine silhouette se dessiner. Syriana. Son regard a croisé le mien, elle s'est approchée, sûre d'elle. Trop sûre d'elle. Elle m'a regardé avec un certain dégoût. J'me suis contenté de sourire. C'est au milieu des balles et des marres de sang qu'elle a posé sa main sur le flingue que je tenais. « Arrête Sony. T'es vraiment trop con. C'pas ce que tu veux. Franchement, tout ça parce que tu t'sens mal. Tu crois que, demain, en te levant, tu iras mieux ? Sérieusement. Tu m'fais rire là. » Ses doigts se sont resserrés sur le flingue, comme persuadée que j'allais la lâcher. J'ai attrapé son bras, son visage a grimacé. « T'es qu'un putain de gars manipulable ! Pauvre victime de la vie. Remets toi en question bordel. Tu vas faire quoi ? Me tuer ? » Son rire perçant a accéléré les battements de mon cœur. Ma main s'est perdu dans ses longs cheveux blonds. « Sony, arrête. Tu commences à m'faire peur là. SONY PUTAIN DE MERDE. » ses yeux se noyaient de larmes. « J't'en supplie, j'te dénoncerai pas. Je t'aime bordel. Tu peux pas me faire, tu peux pas tirer un trait sur nous comme ça. J'te donnerai du fric si tu veux. SO- » J'ai presque eu de la pitié, mon cœur s'est serré mais j'ai quand même planté mon flingue en sa direction. Son regard terrifié s'est plongé dans le mien, comme un adieu. J'ai appuyé sur la détente. Ses longs cheveux blonds sont devenus rouges, comme le reste. Des éclats de son sang ont caressé mon visage. J'ai finalement laissé son corps tomber sur le sol, aussi sauvagement que la façon dont je l'avais tuée. C'est là que je suis retourné vers mes partenaires pour mettre un point final à notre histoire. Ils sont alignés devant moi, le sourire aux lèvres. « On pensera tous à vous pendant longtemps les gars. Que dieu vous bénisse. » Trois coups de feu ont brisé le silence. J'ai explosé le crâne de chacun d'eux un avant de quitter les lieux. J'ne parvenais plus à effacer le sourire sur mes lèvres. J'devenais la faucheuse tarée, c'était d'une beauté incontestable.

Encore une fois, je laissais derrière moi, le résultat de mes incontrôlables et dévastatrices pulsions. Je venais aussi, sans le savoir, de m'unir à la partie de moi-même que j'avais refoulé depuis si longtemps. A la maladie qui sommeillait en moi : la folie.


La suite marque la fin d'une ère. Celle de Londres, celle de Sony. J'ai entamé un processus de transformation sous les conseils de ma propre psychose. Je pouvais l'entendre me murmurer que quelque chose de meilleur m'attendait. Son grand masque me fixait toujours, quoi que je dise, quoi que je fasse, je sentais sa présence. C'était très certainement elle qui m'a poussé à me créer une nouvelle identité pour finalement quitter l'Angleterre et semer le chaos ailleurs. Je n'avais plus rien là-bas, si ce n'est le corps de mon père laissé à l'abandon dans sa maison de riche, agonisant, après lui avoir cassé la gueule. J'ai volé son argent pour fuir l'enquête des autorités. Après avoir emporté le strict nécessaire dans ma valise, j'ai brûlé ce qui me servait d'appartement pour ne laisser aucune trace de mon passage. Le gosse un peu trop paumé a lui aussi terminé en cendres, à l'instar de ce T2 puant la pisse et l'humidité. Il ne restait de lui que Lazare Damher, l'essence même d'une revanche à prendre non pas seulement sur Nev mais sur le monde entier.

La grande Amérique, pas une carte ni même une ligne à suivre. L'improvisation. C'est dans le hasard le plus total que j'ai rencontré Constant et ses airs de tarés du coin. Celui qu'on devrait enfermer mais dont on ne s'occupe pas par manque de courage. Les faux papiers fabriqués qu'il m'a vendu ont fait de moi un nouvel homme. Sans eux je n'aurais pas continué sans paraître pur et merveilleux. Nous aurions pu nous quitter aussi vite que nous nous sommes rencontrés si le sexe n'avait pas fait de nous des partenaires redoutables. En plus du foutre et des ongles s'enfonçant dans la chair, les points communs qui s'accumulent, les âmes qui se relient l'une à l'autre. Les confessions sur l'oreiller, les meurtres qui s'agitent, les mains sales qui caressent le corps de l'autre. C'est pour le projet Chaos que Constant m'a épousé. C'est pour notre passion malsaine que les bagues se sont perdues autour de nos doigts. L'amour n'existait pas, il n'existera jamais, c'est plus dégueulasse, plus malsain. Un duo de haine et de sang, fraîchement marié, débarqué au parking.

ouija
passe ta souris !
on va encore vous inonder de nos atrocités avec Francogroslolo. NIARK


Dernière édition par Lazare Damher le Sam 5 Déc - 12:52, édité 9 fois
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Message(#) Sujet: Re: notre-dame de douleur. (lazare) Dim 29 Nov - 21:46

le plus beau de tous les maris FAN
je te saute partout HOT et vice-versa PERV (histoire de faire chier nos voisins adorés Rolling Eyes)
ne m'abîme pas trop quand même, c'est pas parce que t'as de jolies fesses que tout est permis Surprised

j'ai hâte de cacher ce vilain tatouage que tu as ROBERT
(& franco a des gros lolos seulement dans les rêves d'achab Surprised)


Dernière édition par Constant Petiot le Lun 30 Nov - 15:00, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: notre-dame de douleur. (lazare) Dim 29 Nov - 21:48

Re-Bienvenue NIARK :l:
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Message(#) Sujet: Re: notre-dame de douleur. (lazare) Dim 29 Nov - 21:56

Encore un personnage qui promet OMG
ReBienvenue :l: :l: & bon courage pour cette nouvelle fiche BRILLE



.
Je marche dans des villes où des âmes sans nom me fredonnent le tien. Des concerts en sourdine où je chante ton nom pour oublier le mien. Pour oublier un peu que toi tu n'es pas là quand l'hiver se fait rude. Que je n'ai plus que moi avec qui partager ma propre solitude.
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Message(#) Sujet: Re: notre-dame de douleur. (lazare) Dim 29 Nov - 21:59

Rebienvenue BB :l:
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Message(#) Sujet: Re: notre-dame de douleur. (lazare) Dim 29 Nov - 22:07

Vous me tuez OMG
Rebienvenu :l:
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Message(#) Sujet: Re: notre-dame de douleur. (lazare) Dim 29 Nov - 22:16

tu vas encore nous pondre une merveille toi Surprised
rebienvenue AS
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Message(#) Sujet: Re: notre-dame de douleur. (lazare) Dim 29 Nov - 23:21

Toi. :l: je sens que tu vas encore nous en mettre plein les yeux. ho
Rebienvenue chez toi. coeur
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Message(#) Sujet: Re: notre-dame de douleur. (lazare) Dim 29 Nov - 23:48

re wesh :l: :l: :l:
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Message(#) Sujet: Re: notre-dame de douleur. (lazare) Lun 30 Nov - 0:02

constant ; on sait tous les deux que t'éditeras pas mais jt'aime bien quand même allez. HOT
aaron ; merci :l:
silver ; il faudra qu'on se trouve un nouveau lien tiens :hihi:
everett ; donne-moi le biberon NIARK
bob ; rhabille-toi, pédale. :l:
jack ; genre Surprised
rose ; la plus jolie :l: merci.
skylar ; merci :hihi:
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Message(#) Sujet: Re: notre-dame de douleur. (lazare) Lun 30 Nov - 0:07

Oui, mille fois oui OMG :hihi:



.
Je marche dans des villes où des âmes sans nom me fredonnent le tien. Des concerts en sourdine où je chante ton nom pour oublier le mien. Pour oublier un peu que toi tu n'es pas là quand l'hiver se fait rude. Que je n'ai plus que moi avec qui partager ma propre solitude.
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Message(#) Sujet: Re: notre-dame de douleur. (lazare) Lun 30 Nov - 2:12

HAN Vas encore il y a voir la poésie dans les rps... Euh non de la tuerie :hihi:
Re-bienvenue :l:
Et t'es beau, au passage ! BAVE


❝ wild beasts wearing human skins❞ you were not born of stardust, darling, stardust was born from you, it’s why the stars feel your sorrow and aching heart, they are the fragments of your lost soul, scattered across an endless galaxy, but don’t be afraid, darling, maybe life has broken you, but it can never destroy you.
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Message(#) Sujet: Re: notre-dame de douleur. (lazare) Lun 30 Nov - 2:25

Tiens, mais qui voila :hihi: ?
(Re)bienvenue dans le coin HELLO !



It’s like when you hear a serial killer say they feel no regret, no remorse for all the people they killed. I was like that. Loved it. I didn’t care how long it took either because I was in no hurry. I’d wait until they were totally in love with me. Till the big saucer eyes were looking at me. I loved the shock on their faces. Then the glaze as they tried to hide how much I was hurting them.  And it was legal. I think I killed a few of them. Their souls I mean.
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Message(#) Sujet: Re: notre-dame de douleur. (lazare) Lun 30 Nov - 14:53

:l: jotem
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Message(#) Sujet: Re: notre-dame de douleur. (lazare) Lun 30 Nov - 15:33

bon tu sais déjà ce que j'en pense hein, tu vas encore nous pondre une tuerie et peters c'est genre l'amour de ma vie puissance dix mille (parce que ahs les feels toussa), tu pouvais pas mieux faire comme choix j'crois, faut dire que le rôle du psycho lui sied si bien NIARK
re-bienvenue chez toi LOVE
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