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(constant) souriez, vous êtes drogués

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les locatairesles potins


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Message(#) Sujet: (constant) souriez, vous êtes drogués Jeu 12 Nov - 1:02

Constant Petiot (Damher)
« L'acte surréaliste le plus simple consiste, revolver aux poings, à descendre dans la rue et à tirer au hasard, tant qu'on peut, dans la foule. » BRETON
Nom Petiot, c’est mignon. Petiot, c’est inoffensif. On imagine bien le gamin, un petit angelot blond, le sourire aux lèvres, pas même capable de faire du mal à une mouche. Pourtant Petiot, dans un autre temps, c’est aussi le nom d’un tueur, vingt-sept victimes au compteur. Un peu de méfiance envers ses grands yeux bleus océans, il ne faut pas se noyer dedans. Prénom Constant est loin d’être Constant. Pourtant, il semblerait que ce soit le véritable prénom, celui inscrit sur ce bout de papier insignifiant qu’on appelle acte de naissance. Même si au fil des ans, Constant s’est amusé à changer de prénoms constamment. Il s’est fait passé pour quelqu’un de chaque continent. Date et lieu de naissance Un froid matin d’hiver, de la neige fondue sur les trottoirs, des abrutis qui tombent dedans, tête la première et le nez en sang. Un hôpital quelconque, peu importe au fond. Âge À force de se maquiller, se changer et se déguiser. D’ajouter des rides, soustraire des années. Il l’a lui-même oublié. Nationalité & Origines Dans une autre vie, il n’était qu’un simple môme de Paris. Depuis, il aime se prétendre citoyen du monde, un accent différent chaque soir. Il est allemand, italien, russe ou scandinave. Il ment plus qu’il ne respire. Statut matrimonial La bague tout juste passé au doigts, les heureux qui reviennent à peine de leur sanglante lune de miel. Orientation sexuelle Pédé les lundis, jeudis et samedis, hétéro les mardis, mercredi et vendredi. Et le dimanche, il lance le dé pour le déterminer. Job ou Activité Amuseur de la populace. Magicien de l'absurde. Trafiquant d’identités, grand maître du hasard et de la fausseté. Virtuose du déguisement. Clown cruel qui fait peur aux enfants. Menteur assurément. Date d'arrivée au Parking Une semaine au plus, au bras de son nouveau mari. Groupe Il vit. Type de perso Tout droit sorti de mon esprit tordu. Crédits BABINE Autorisez-vous, en cas de suppression, l'utilisation de vos scénarios et/ou familles par d'autres joueurs ? non, je suis toujours un sale égoïste.

Quand et comment avez vous emménagé au Parking ? Les jours se comptent encore sur les doigts de la main. Une semaine seulement qu’il hante ces couloirs de ses rires diaboliques. Une bague autour du doigt, un mari sur les talons, leur propre étrange vision d’un couple et toutes les étincelles qui viennent avec. Sauf qu’avec eux, les étincelles allument des feux et les feux finissent trop souvent en incendie.
Que pensez-vous de l'immeuble et vos voisins ? Rien. Constant ne se laisse pas aller aux idées préconçues, aux impressions fugaces, aux premiers contacts inconfortables. Constant est instable, trop volatile pour garder la même opinion de quelqu’un plus d’une journée. Un jour il vous aime, un autre il vous hait, aujourd’hui il vous embrasse, demain il vous fait un croche pied et se moque de vous voir tomber par terre. Constant est comme ces vagues qui s’échouent sur les plages, jamais deux fois la même, certaines sont calmes et ce contentent de caresser les jambes des passants, d’autres réjouissent les surfeurs de leur hauteur et certaines encore se plaisent à tout détruire sur leur passage.
Quelle est votre réputation au sein du quartier ? Constant, il est fou, un vrai dément qu’on verrait mieux à l’asile que dans son appartement. Pourtant, personne ne le connaît vraiment. Peu le reconnaisse souvent. Grand maître de l’absurde et du déguisement, il sait se donner mille visages différents. Il sait se faire passer pour un camarade perdu de vue, un nouveau collègue que vous n’avez jamais vu. Il s’amuse de ses mauvais tours. Constant fait sourire, il fait peur, selon ses humeurs. Visage grimé un grand nez rouge. Il est étrange, tout le monde se l’accorde, avec ses cartes et ses dés, ses fous rires et ses blagues de mauvais goûts.  

feat heath ledger
(UN) Constant est tout sauf constant. Il est l’antithèse même de son propre prénom, aléatoire, lunatique changeant. On ne sait jamais à quoi s’attendre. (DEUX) Menteur compulsif. Mythomane assumé. Chaque question que vous lui posez dévoilera une myriade de réponses farfelues, au gré de son humeur. (TROIS) Constant est de ceux qu’on croit connaître un peu, c’est peut-être votre voisin, votre ami, votre amant. Pourtant, un jour, vous découvrirez que vous ne savez rien de lui. Dès le début, il n’était que mensonges et rire. Constant, c’est le type qui détruit votre confiance en autrui. Plus jamais vous ne verrez les gens comme avant, après lui. (QUATRE) Un jour, Constant peut vous sourire, sans rien dire. Le lendemain peut-être qu’il vous collera une baffe, ou il plantera ses ongles, ses griffes, dans votre cou trop tendre. Le surlendemain, il vous arrachera peut-être un baiser. Constant, c’est l’instable, le volatile, le produit chimique dangereux qui explose si vous l’agitez un peu trop fort. (CINQ) Constant, c’est l’insaisissable, le mensonge, le maître du déguisement. Capable de se métamorphoser presque magiquement. Il peut se fondre parfaitement dans la foule ou se distinguer d’un coup. Il peut se faire passer pour l’un de vos collègues, un jour, sans que vous n’y voyez que du feu. (SIX) Obsédé par le hasard sous toute ses formes, se promène constamment avec une ribambelle de dés dans ses poches. (SEPT) Il n’est pas rare que Constant arrête n’importe qui dans la rue pour lui proposer une partie de dés. Les récompenses allant d’une gifle à des billets de banques, en passant par des babioles et même un baiser. (HUIT) Il est la raison pour laquelle vous n’aimez pas les clowns. Constant se plaît à se déguiser en clown, la nuit, parfois. Nez rouge, sourire cruel, quelque taches de sang sur son costume, il se plait à tourner autour de quelques quartiers résidentiels, attendre une proie au détour d’une ruelle sombre, la courser jusqu’à ce qu’elle n’ait plus de souffle. (NEUF) Orphelin depuis quelques années, après un jeu de roulette russe forcée. (DIX) Extrêmement chanceux dans tout ce qu’il entreprend. Il a déjà gagné plusieurs petits lotos. Il l’explique en proclamant qu’il n’est autre qu’un prophète du grand hasard. Sans doute un peu mégalomane, sur les bord. (ONZE) Grand amateur de défis, paris en tout genre. Prêt à tout pour se dépasser. Adepte notoire d’adrénaline. (DOUZE) Mais ce que Constant aime plus que tout au monde, c’est jouer. Il joue à tout et n’importe quoi, aux dés, aux cartes, tout ce que vous pouvez trouvez. Pour lui, chaque chose, chaque parole, la vie en général n’est rien qu’un jeu un peu élaboré. Et vous n’êtes que des pions sur son grand échiquier.
Belle mélodie de piano qui flotte au loin. Au milieu des draps froissés, le front en sueur et la gorge déployée, une femme se tord de toutes les douleurs. Les blouses blanches s’affairent tout autour, des ordres, des conseils qui résonnent contre les murs, pas assez pour couvrir ses hurlements. Des heures déjà, à endurer le pire des supplices, les doigts serrés autour de son mari. Enfin, un bout de chair rose apparaît entre ses cuisses, le gamin passe de l’obscurité à la lumière et prends ses premières petites bouffées d’air. Le premier cri qui retentit, le premier d’une longue liste encore inachevée. L’annonce qui tombe, la chose ensanglantée serait un garçon. Sourire des parents alors que la mère prend le bambin dans ses bras, écarte ses quelques mèches blondes collées à son front, se noyant dans les yeux bleus où on enfermerait les cieux. Et déjà, les coins des lèvres du petit bout de chair se tordent en écho au sourire de ses créateurs. Constant est né dans une famille banale, tout ce qui a de plus normal. Des parents coincés dans quelques emplois de bureau pour un salaire moyen. Ils ne votaient même pas à droite ou à gauche, mais au centre, à vivre dans un appartement ni petit ni trop grand dans un quelconque arrondissement de la capitale. Tout dans sa vie n’était que médiocrité, jamais très mauvais ni vraiment bien, destiné à l’incarnation du parisien moyen.

Constant se sent déjà grand, du haut de ses six ans, il ne veut plus tenir la main à sa maman, ni faire de bisous sur sa joue. Il débarque à l’école, belle chemise blanche sur le dos, jolis souliers noirs aux pieds, cartable bien accroché sur les épaules. Et Constant ne pleure pas, non, lorsqu’il faut dire au revoir à ses parents. Constant, il n’est pas fait pour être triste. Il arbore toujours ce grand sourire, son plus beau masque de toute la vie. Il commence très vite à se faire des amis. Il a suffi de quelques blagues pour récolter pleins de rires et de sourires. Il est comme un rayon de soleil, un petit bonheur de la vie. C’est sa belle victoire personnelle. Celle qui assureront sa place éternelle. Il a beau ne pas être plus haut que trois pommes, mais il déjà sa place désignée au fond de la classe, arborant fièrement son rôle de rigolo. Constant il a appris bien trop tôt qu’un sourire pouvait cacher mille larmes, qu’un rire voilerait cent couteaux.

Il ne pensait pas que ça lui arriverait. Il ne pensait même pas que ça existait. Et pourtant, ça lui est tombé dessus un beau jour, sans même crier gare, comme un seau d’eau froide sur la tête, comme une horrible tempête. Cette connerie qui ne devait exister que dans les livres et les films, parce que la réalité est toujours moins belle, inévitablement beaucoup plus terne. L’amour, ce cancer en phase terminale, cette maladie grave qui déglingue de l’intérieur, qui ravage toute raison sur son passage. Y’a tout à perdre et très peu à gagner. Il est facile de connaître l’aube du mal, avant que tout dégénère en spirale infernale. L’incendie s’appelait Jack. Le genre mauvais garçon, certainement pas une bonne fréquentation, toujours à se vanter d’avoir cloper avant les autres. La petite raclure sous la chaussure, le crachat qui traine sur le trottoir. Constant n’aurait pas pu moins bien tomber. Les débuts sont flous dans l’esprit embrumé. Y’a sa violence, ses insultes, son déni. Les premiers verres, les désirs refoulés. Un clin d’œil et il était déjà trop tard, Jack l’avait déjà abîmé. Il est perdu, il est damné, il l’aime déjà à en crever. Mais Jack, il ne veut pas en entendre parler. Jack, il ne veut que baiser. Jack, il ne veut que briser. Jack, il le cache, il ne veut pas assumer. Jack, il le bat, il te frappe devant ses amis, ça l’amuse, il fait bonne figure. Et Constant, il reste avec son sourire creusé au couteau dans les joues, celui qui cacherait mille sanglots. Et il revient toujours, comme le dernier des chiens. Pour ses quelques secondes de douceur, pour ces rares instants de bonheur. Quand il l’embrasse pour lui faire oublier, pour se faire pardonner. Il tend lui-même le bâton pour se faire battre.

Il a ce goût métallique sur ta langue, son propre sang qui dégouline sur le menton, le front luisant de sueur froide. La peur qui courre dans les veines. Malgré les pupilles dilatées, le nez rempli de poudre magique que Jack lui a fait renifler. Il a l’impression que son cœur va exploser tellement il bat trop fort dans sa poitrine. Constant, il est terrorisé, il ne parvient pas à se calmer, à arrêter d’hoqueter, à cesser de pleurer. Même si Jack lui hurle dans les oreilles, à toujours se rapprocher, à se coller à son corps, à le coincer contre le sien. Son excitation qui s’enfonce dans sa cuisse, sa peau nue contre la sienne. Mais Jack, il a ce sourire carnassier qui n’a jamais rien signalé de bien, alors qu’il dévoile sa surprise du soir, un flingue dans la main. Et Constant, il secoue la tête, il tente de refuser, parce que cette fois, Jack est parti trop loin. Mais rien à faire, le métal froid se retrouve bientôt contre sa tempe et son corps tout entier se met à trembler. Ce soir, Jack il veut jouer, il veut jouer à le tuer. Il est sûrement complètement défoncé, même si Jack a toujours été taré. Et Constant n’est jamais rien de plus qu’un autre de ses jouets, un vulgaire pantin entre ses reins. Ce soir, Jack veut aller plus loin. Il veut remettre leurs vies dans les mains du destin. Une balle, un mort. Une chance sur six de ne jamais respirer. Et quelque part, au milieu des ruées d’adrénaline ça l’excite aussi. Bien plus que ses aller-retours dans le corps. C’est bien ça, l’ironie du sort. Il ne s’est jamais senti aussi vivant qu’à l’aube de sa mort. Et le doigt de Jack qui appui sur la gâchette parmi les battements fous de son cœur.

Cliquetis du revolver vide, une fois, deux fois. L’expression dit bien : jamais deux sans trois. La balle a fini par fuser. Constant a fermé les yeux, le cœur au bord des lèvres. Après la petite mort dans les draps, c’est la grande qui lui ouvre les bras. Mais lorsque que le coup de feu retentit, il n’y a pas de lumière blanche, pas de brûlure dans sa tempe, pas d’images qui défilent devant ses yeux. Il y a juste une masse qui tombe, un poids de plus sur sa poitrine. C’est le corps sans vie de Jack qui vient de s’écrouler sur lui, c’est son sang fumant qui dégouline le long de son torse et s’échouent sur les draps. Et lorsque Constant rouvre enfin les yeux, il voit cette large plaie au beau milieu de sa tempe, si grande et pourtant si petite par rapport au trou béant qui vient de s’ouvrir dans son cœur. Des hématomes, des ecchymoses, des blessures, des traces de griffures. Les dernières traces de Jack dans ce monde, tout ce qu’il aura daigné lui laisser en marques rouges sur la peau. Alors, cerise sur le gâteau, les larmes dévalent sa joue pour compléter ce pathétique tableau. Constant reste immobile, incapable de bouger, incapable d’accepter la vérité. Ses mains sont encore agrippées au dos du décédé, comme un naufragé accroché à sa bouée, lorsque les sirènes ont retenti et que la police est arrivée.

Les ombres qui glissent et s’évadent sur les murs. Les hommes qui le chassent dans les rues. Les pas qui claquent sur le pavé. Il court, il court à en perdre pied, il court pour leur échapper. Aux démons, à la Faucheuse qui n’aurait jamais dû l’épargner. Il traine son corps déglingué, tel un fantôme du passé, ses souvenirs qui le hantent comme un boulet aux pieds. Il a les yeux éclatés, les cernes violacés, le nez ensanglanté, rien de plus qu’une saloperie de camé, la lie de l’humanité. Constant n’est qu’une ombre, une loque, un insecte qu’on pourrait écraser. Son regard a perdu toute sa lueur, son bleu lagon, son azur profond. Même son sourire s’est envolé, jadis si étincelant même dans les pires moments, le voilà dérobé par la Mort, arraché à son cœur. Du jour au lendemain, Constant s’est perdu, il a disparu, évanoui dans la nature. Personne ne sait où il est, les parents se sont inquiétés, ils ont appelé la police, ils ont placardé des affiches. Constant est comme leur petit animal paumé, le chat et chien qu’on ne retrouvera jamais, parce qu’ils ont fini sur les pneus d’un chauffard. Et aussi parce qu’avec pareil cliché, personne ne le reconnaitrait. La photo est sourire et espoir, alors que Constant n’est plus qu’ombre et désespoir.

C’est terrifiant, c’est excitant, c’est amusant. Constant s’en est voulu un moment, certainement trop longtemps. Parce que Jack est mort à sa place, parce que Jack soit mort sans lui. Et puis, un beau matin, au lieu de renifler la poudre douteuse, il a enfin compris. C’est le hasard qui l’a choisi. Il l’a choisi lui, à la place de Jack, pour accomplir ses grands dessins. Il est comme un nouveau prophète, un immortel, un amuseur. Il a fallu du temps, beaucoup trop de substances. Il a d’abord fallu ramper dans l’obscurité, le corps couvert de plaies, le nez plongé dans sa propre fétidité. Mais Constant a fini par la voir, cette lumière au bout du couloir. Et ses pauvres yeux injectés de carmin étaient guère habitué à tant de clarté. Au détour d’une rue, elle se tenait là, le nez cramoisi, le visage grimé et une horde d’enfants entassés à ses pieds. Elle leur montrait deux trois tours de magie pas bien difficile à imiter. Constant ne sait pas exactement ce que c’était, une étincelle sortie de nulle part, un brasier qui s’enflamme dans le désert, un semblant d’espoir. Et Constant s’est tordu de rire, plié en deux, jusqu’à ce que son souffle commence à manquer. Comme s’il recrachait tous les rires qu’il aurait dû sortir durant les derniers mois. Alors, Constant s’est repris, il a arrêté la poudre dans le nez, les petites pilules pour pouvoir se supporter. Il pensait aller mieux, mais il n’est devenu que plus taré. Et pour remercier son sauveur, il la séduit de ses blagues grâce à son humour retrouvé, son nouveau charme déclenché. Il lui fait garder le rouge sur son nez, même au creux des draps. Le matin suivant, elle en était dépossédée, de ça et quelques dés.

Bonjour Papa. Bonjour Maman. C’est Constant, je suis revenu. Oui je sais, je vous ai manqué. Vous aussi, vous savez. Peut-être un peu moins certainement. Vous n’avez pas l’air très content de me voir. C’est bizarre, vous m’avez cherché pourtant, non ? J’ai vu les affiches trainer plusieurs fois dans les rues. Vous aviez mis une jolie photo, je dois avouer. Et puis, tout d’un coup plus rien. Vous savez ce que c’est de voir des inconnus ouvrir la porte de votre appartement ? Vous ne pouviez pas attendre encore un peu ? Vous devez croire que j’étais mort, n’est-ce pas ? Sinon, vous seriez resté. Ça faisait des mois que vous n’avez plus eu de nouvelles, alors naturellement, vous avez pensez, ah notre pauvre Constant est décédé. Alors Maman n’a pas perdu de temps pour accepter sa promotion qui l’emmènerait à l’autre bout du monde, chez les obèses des Amériques. J’ai vraiment été très en colère avec ces odieuses personnes qui occupent notre appartement, alors que j’étais enfin prêt à renouer. J’ai eu un mal de chien à vous retrouver. Alors maintenant que je suis là, vous pourriez au moins faire l’effort de sourire, non ? Regardez-vous, sur le point de vous pisser dessus, juste parce que je tiens un flingue dans la main. Vous êtes pathétiques. On est dans un pays libre ici, chacun a le droit au port d’arme enfin, vous devriez le savoir. Mais ne vous inquiétez pas, j’ai prévu un merveilleux programme notre soirée de retrouvaille. On va jouer à un jeu, mon préféré. Les gens disent que c’est russe. Voyez ce pistolet qui vous fait tout les deux bien suer. Il n’a que deux balles sur six de chargées. Oui, on va jouer à qui survivra le dernier. Bien sûr, pour que ce soit équitable, moi aussi je vais participer. Alors Papa est parti le premier, mais Maman l’aura suivi de près.

L’enfant a les larmes aux yeux, la main qui tremble, une folle envie de se cacher dans les jupes de maman. Seulement, sa mère est déjà morte et il n’y a plus que le clown effrayant. Alors il faut lancer le dé, petit enfant. Lance le dé et avec un peu de chance, tu ne finiras pas égorgé toi aussi. Le cube chute et roule avec une lenteur exaspérante. La lame du couteau tout près de sa chaire tendre. Fatal coup de chance, six points se compte sur la face supérieure du dé. Et Constant rit, à gorge déployée, il dépose un baiser sur la joue du gamin avant de s’éclipser, le laissant à la flaque carmin laissée par sa maman. Éternellement traumatisé, le gamin vient de faire le bonheur de quelque psychologue renommé. Le clown terrible court, s’enfuit à travers les rues, tourne dans le plus grand des hasards. Du sang plein les vêtements, il rit toujours comme un horrible dément. Il embrasse une jolie brune en passant, évite même la claque retentissante. Il finit par disparaître quelque part, englouti par la nuit noire C’est le hasard qui l’a envoyé, c’est pour le hasard qu’il les a tous massacré.

Il est parti, un beau jour, comme si de rien était, parce que rien ni personne l’attachait. Il est libre Constant, libre comme un dieu, tout droit descendu des cieux. Il fait toujours ce qu’il veut. Il se fait toujours passer pour n’importe quoi. Énième coup de tête parmi d’autres, brusque envie de voyage, de danger et d’excitation. Quelques faux papiers plus tard, l’uniforme est enfilé, l’avion a décollé vers les belles contrées où ils feront pleuvoir le sang et l’acier. Au fond, c’était certainement une mauvaise idée. Constant n’était pas en liberté, au milieu de l’armée, pas vraiment en mesure de se déguiser. Ils aiment trop tout décider, le lever jusqu’au coucher et même quand est ce qu’on peut aller pisser. Y’avait bien des gens intéressants, quelques occasions de sortie pour son humour douteux. Y’avait Achab aussi. Comme une ombre rassurante toujours présente, jusque sous la tente. Et puis, le plaisir trop grand des confrontations armées pour regarder le sang gicler. C’était trop difficile pourtant, de trop prétendre à la normalité, faire comme si de rien était, ça le rendait malheureux, ça le faisait ruminer comme avant. Alors, il a fallu partir, avant de finir par mourir pour un rien, comme un de ces sales chiens. Une mare de sang, du carmin sur la veste trouée par les balles, étalé par terre, à faire le mort de façon trop convaincante. Prétendre avoir été fauché avant l’heure, finir en héros en s’enfuyant comme un lâche. Il n’a même pas pu dire au revoir à Achab.

Il est parti en voyage, son petit tour du monde sanglant, à propager sa propre petite guerre. Le temps de se faire enterrer par l’armée, le cercueil vide drapé de bleu de blanc et de rouge, au milieu des salutations, le temps de se faire oublier. Et puis, Constant est revenu au pays de la liberté, un autre ver venu pourrir la grande pomme. Il se perd de nouveau dans ses jeux tordus, son train privé à grande vitesse qui file tout droit dans la décadence. Sur son chemin sanguinolent, il croise une autre âme grandiose comme la sienne. Il est différent Lazare, il est un peu étrange aussi, il est mauvais et attirant. Il ressemble à Jack, mentalement surtout et même physiquement. Et Constant, il tourne autour de son obscurité ambiante, il revient peut-être un peu trop souvent. Et puis un soir, Lazare débarque sans s’annoncer, le trouve au lit avec un autre. Élan de rage ou de passion malsaine, la gorge tranchée et le sang qui éclabousse tout ce qui se trouve à proximité, les draps et ses traits. C’était comme une révélation, un éclair lumineux. Il n’avait jamais caché un cadavre avec quelqu’un avant. Alors, en bon garçon, il a mis une bague à son doigt et l’a emmené à la marie pour l’embrasser en public.

CORLEONE
passe ta souris !
j’vais vous bouffer tout cru NIARK


Dernière édition par Constant Petiot le Mer 18 Nov - 13:13, édité 20 fois
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Message(#) Sujet: Re: (constant) souriez, vous êtes drogués Jeu 12 Nov - 1:03

Fdkjcbkefuk
Voilà, c'est tout pour moi.
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« requin d'eau douce »
« requin d'eau douce »
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Message(#) Sujet: Re: (constant) souriez, vous êtes drogués Jeu 12 Nov - 1:04

:hihi:


I wonder why I don’t go to bed and go to sleep. But then it would be tomorrow, so I decide that no matter how tired, no matter how incoherent I am, I can skip on hour more of sleep and live.


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Message(#) Sujet: Re: (constant) souriez, vous êtes drogués Jeu 12 Nov - 1:16

Re NIARK
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Message(#) Sujet: Re: (constant) souriez, vous êtes drogués Jeu 12 Nov - 1:23

Ce choix d'avatar OMG
ReBienvenue chez toi :l:



.
Je marche dans des villes où des âmes sans nom me fredonnent le tien. Des concerts en sourdine où je chante ton nom pour oublier le mien. Pour oublier un peu que toi tu n'es pas là quand l'hiver se fait rude. Que je n'ai plus que moi avec qui partager ma propre solitude.
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Message(#) Sujet: Re: (constant) souriez, vous êtes drogués Jeu 12 Nov - 1:51

C'est quoi ce pseudo super moche ? et ce début à vomir ? et cet avatar trop ringard ? t'as pas de respect pour les morts ou quoi ? y a que le nom de famille entre parenthèse qui gère un petit peu mais ça suffit pas pour te sauver la mise.
Surprised
je te surveille en attendant que ton mari se ramène. je note dans un carnet toutes tes tromperies comme ça, il pourra te le faire payer justement HEHE
sinon,
ça serait quand même cool que tu termines assez vite ta fiche qu'on puisse au moins s'envoyer des sms (genre Constant qui envoie des trucs bizarres en mode psychopathe après avoir chopé le num' d'Achab NIARK )
et hors de question que tu homosexualises mon pauvre petit (tout n'est que nostalgie entre nous)
bienvenue voisin HOT
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Message(#) Sujet: Re: (constant) souriez, vous êtes drogués Jeu 12 Nov - 6:38

euh t'es beau, voilà NIARK
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› Âge : vingt et un ans, toujours pas adulte.
› Appart : #1014, le F4 de papa. L'appart trop grand, trop vide.
› Occupation : Elle a trouvé ce petit job à la supérette du quartier, derrière le bip abrutissant de la caisse enregistreuse. Elle vole encore, de temps en temps, des relent d'argent facile.
› DC : Marshall le branleur, Carl le taulard
› Messages : 1786
› Nombre de RP : 4

Message(#) Sujet: Re: (constant) souriez, vous êtes drogués Jeu 12 Nov - 9:31

Re-bienvenue, bon courage pour ta fiche :l:



Rien. Rien d'important. J'te disais juste que j'allais pas bien et que je partais en couille ces derniers temps, que j'avais un peu envie de crever et beaucoup envie de chialer mais tu sais c'est pas important tout ça, ça vas passer, ça finit toujours par passer.
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« arnaqueur d’étoiles »
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› Appart : #603 / 6th floor – avec son âme-sœur. de retour au sixième, avec un sale goût d’abandon au fond de la gorge.
› Occupation : mon corps appartient à ceux qui en ont les moyens, mon âme est damnée, mon cœur ne cesse d’espérer – la catin du quartier.
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› Nombre de RP : 0

Message(#) Sujet: Re: (constant) souriez, vous êtes drogués Jeu 12 Nov - 9:36


Qu'est-ce que t'es moche, bordel ! Surprised
(Mais bon, je t'aime quand même.)

T'auras mis le temps à avouer ta schizophrénie mais on te pardonne.
Re-bienvenue et blablabla. Tu connais las chanson. DE CEUX

PS : t'es re-moche.



« in the eye abides the heart »


kiss kiss bang bang :l: :
 

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Message(#) Sujet: Re: (constant) souriez, vous êtes drogués Jeu 12 Nov - 10:13

Tié beau. (Re)bienvenue chez toi. coeur
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« révolé sa mère. »
« révolé sa mère. »
› Âge : Tantôt gamin, tantôt blasé comme un homme âgé, il vient d'atteindre le 19 ans et on s'en fout.
› Appart : #1411 (F2) avec le fantôme de sa mère la junkie, Badz Hijodealgo le fagg et Lincoln le renardeau perdu.
› Occupation : Saboteur, Al passe sa vie à se griller lui-même. Devenir dealer n'était sans doute pas sa plus riche idée...quoique, ça lui a rapporté pas mal, t'as pas vu ses Nike neuves ? Bah voila. Puis sinon, on le trouve au garage de Deirdre aussi.
› DC : Ekaterina et Misha
› Messages : 4007
› Nombre de RP : 19

Message(#) Sujet: Re: (constant) souriez, vous êtes drogués Jeu 12 Nov - 12:05

Putain Heath quoi POTTE Crying or Very sad

reBienvenue parmi nous HAWW


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Message(#) Sujet: Re: (constant) souriez, vous êtes drogués Jeu 12 Nov - 12:52

T'es pas mal comme ça aussi. NIARK NIARK
Rebienvenue, grand fou. (ton pseudo est juste magique, en plus.) ROBERT
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Message(#) Sujet: Re: (constant) souriez, vous êtes drogués Jeu 12 Nov - 18:11

Re-bienvenue parmi nous Smile
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› Âge : Trente-sept douilles échouées, éparpillées à terre.
› Appart : #1513/15ème, seul dans un grand appartement bien vide à présent. Et trop silencieux.
› Occupation : Officiellement, professeur particulier de langues (Suédois, Russe et Gaélique Irlandais). Officieusement, infiltré dans un grand réseau de proxénétisme pour lequel il est un informateur. En réalité ? Agent du FBI sous couverture, anciennement policier dans les moeurs puis la criminelle de L.A. après avoir été sniper au sein de la US Army.
› DC : Le guitariste Islandais au coeur arraché (Àsgeir Aylen), l'Irlandais aux poings écorchés (Aisling Ó Luain) & la catin aux couleurs mensongères (Aaliya Abelson).
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Message(#) Sujet: Re: (constant) souriez, vous êtes drogués Jeu 12 Nov - 18:15

Rebienvenuuue ! CUTE
Hm, le début de la fiche annonce la couleur, et donne franchement très très treèès envie d'en savoir plus sur ce personnage déjà très intéressant. MIAOU NIARK So, bon courage pour la rédaction de la suite and have fuuuuun BRILLE



TIME IS RUNNING OUT

There are foundational elements  in our lives. People... that form the brick and the mortar of who we are. People that are so deeply embedded that we take their existence for granted until suddenly they're not there. And we... collapse into rubble.© signature by anaëlle.
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Message(#) Sujet: Re: (constant) souriez, vous êtes drogués Jeu 12 Nov - 18:24

t'es beau (de façon constante Surprised ) re-bienvenue LOVE
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Message(#) Sujet: Re: (constant) souriez, vous êtes drogués

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(constant) souriez, vous êtes drogués

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