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(Reforget)

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les locatairesles potins


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Message(#) Sujet: (Reforget) Jeu 17 Sep 2015 - 19:09

(An)TONI(a) Kaja JARO(szek)
Je voudrais m’éloigner un peu du bord des larmes.
Nom Jaroszek sonne comme le pays qu'on pleure à chaudes larmes. Une terre jamais foulée, pourtant gravée dans le cœur qui en suinte l'hymne. Nouveau décor dans lequel on plante la marmaille, ça braille, ça cale et ça s'habitue. Ca se trouve un nouveau nom, pour faire plaisir aux bureaucrates et faciliter l'intégration. On circoncit ce qui parait trop long, trop étranger, forcément trop barbare. le fiel qui reste pourtant et que tous portent à fleur de peau. et parfois, quand les sectaires reniflent, les majeurs s'agitent pour les moucher, méchamment.Prénom Antonia comme. Comme une telle et une autre. Comme. 'Des comme' dont elle se fout éperdument. C'est pas vouloir savoir parce que, c'est pas important. Toni qu'on l'appelle, un sobriquet qui court dans les ruelles, il file à vive allure. Toni ou celle qui cultive l'ignorance.Date et lieu de naissance deux juin, NYC . sa naissance n'a pas apporté l'soleil chez les Jaro mais les soucis et les valoches sous les mirettes. Ça a hurlé comme un loup à la lune des mois durant avant de faire ses nuits. Alors, on s'en souvient toujours de la bestiole, sans sourire aux lèvres. Âge vingt trois ans cinq quarts - la peur effroyable du temps qui se fait salement la malle. Maturité et lucidité qui s'interposent dans les fantasmes d'éphèbes et assassinent lentement l'insouciance des jours que l'on prend toujours comme tels. Les épaules qui  ploient et les doutes parasites qui dévorent la cervelle. Se dire merde et puis, j'assume.Nationalité papier en règle, ça fait une belle jambe à tous ceux qui rêvent du contraire.Originesla polska qui coule dans les veines, turbulente comme une mer ravagée par les vents et qui jamais ne se calme complètement. ça reste et ça ne part pas au lavage, pour information. Statut matrimonial ça craque, ça claque, les berges d'une plaie qui s'éloignent constamment, l'hémoglobine qui dégouline et la douleur qui salue , toujours bien bas. La boule coincée dans le gosier, le mot qu'elle voudrait bannir, détruire, à tout jamais. (Célibataire) (Célibataire mais il va revenir) (???) (il va revenir, c'est sûr). Les regrets qui narguent et la putain incertitude.Orientation sexuelle ces bandits qui dévalisent les cœurs gorgés d'innocence, sourires aux lèvres, regards trompeurs, propos graveleux , l'éloquence indéniable qui recèle du rêve à celles qui n'ont pas un seul kopeck en poche. Le temps qui détruit les reliefs plats et arme les silhouettes de cette volupté affriolante. Les œillades qui se font plus enflammées, les pommettes qui se teintent de rose, les lèvres qui s'offrent, les marguerites qui se laissent cueillir. Les récoltes qui se révèlent être mauvaises, foireuses. Des rapiats qui rongent l'amour qu'on leur porte jusqu'à la moelle. Les amours qui tournent au drame. Ces connards qui font perdre les pédales. les mâles, les maux. puis lui.Job ou Activité Télémarketing. "t'as une voix chaude" qu'on lui a dit, "On te donnerait le bon dieu sans confession rien qu'en t'entendant parler" alors, forcément. Pas un diplôme en poche, le secondaire finit avec pertes et fracas, le marché du travail lui a très vite fait comprendre qu'elle ne pouvait pas prétendre mieux qu'un job particulièrement pourri. C'est pas l'ambition qui fait défaut mais les Benjamin Franklin amassés sur un compte bancaire, ceux qu'elle aurait eu si elle était sortie par l'vagin d'une Rothschild. Date d'arrivée au Parking trois ans et parfois, elle a l'impression increvable que c'est plus. Le temps, il se suspend entre les murs au rythme des cris, des gueulantes, des descentes.  Groupe Nous sommes de ceux qui rêvent Type de perso scénario de bb Tommy. Créditsapplestorm  Autorisez-vous, en cas de suppression, l'utilisation de vos scénarios et/ou familles par d'autres joueurs ? c'est un scénario, de base.

   Quand et comment avez vous emménagé au Parking ? Sac blindé de vêtements roulés en boule posé au pied, premier (futur) voisin croisé, bonnet vissé sur l'crâne, septum au nez, sourire avenant : - Salut. T'es nouvelle. Tu t'appelles comment ? Première sensation, gifle phénoménale et la certitude là, bien présente. Je ne bougerai pas d'là. J'crois que je suis déjà chez moi. Des raisons  à ça : besoin d'indépendance, besoin d'envoyer la misère se faire baiser, les reproches, la sensation de stagner. D'être une eau rance, coincée dans le même bidon. Décider d'acheter de l'essence et de tout immoler. Craquer l'allumette, un jour, comme une porte qu'on claque à en péter les gonds. Rejoindre une cousine dans un coin maudit, peut-être mais pas oublié des dieux. C'est beau.
   Que pensez-vous de l'immeuble et vos voisins ? L'explosion qui fout des couleurs dans le quotidien morne, offre un rythme auquel calquer les pas, s'ouvrir au monde. Apprendre à apprécier, sans préjugés. Des phrases de poète qu'elle crache sans plus trop y croire. Parce que l'enthousiasme s'émousse et que la vermine pullule de plus en plus. Connaître les couloirs et plus vouloir les longer parce que , sa propre ombre parfois fait flipper. Impression déroutante de perdition et, non. Ça oscille, ça vacille puis, les regards familiers aident à retrouver l'équilibre.
   Quelle est votre réputation au sein du quartier ? Toni pétille, elle dégaine ses bulles dans toutes les directions. Des rires contagieux, des regards circonspects qu'on échange au détour des couloirs, des gestes amples et le verbe toujours confiant. Mais, si elle a une réputation, faut pas en croire un seul mot. Toni elle est plus que celle qui a crevé les pneus du con qui a largué sa pote, plus que celle qui s'est faite avoir par ce gars, là. Plus que tout le venin qu'on expectore toujours par peur, par stupidité, par lâcheté.



   
feat Gabriela Bloomgarden
C'est compliqué, chez les Jaroszek. Papa et maman toujours mariés, vivants sous le même toit mais, plus d'amour, juste les enfants comme ciment entre les deux qui se déchirent constamment. Famille d'immigrés qui savent épargner, l'argent qui ne tombe pas des arbres et savoir que (probablement) il faudra trimer deux fois plus qu'un bébé wasp pour réussir quoique ce soit dans la vie. Un frère, deux jeunes sœurs, un chien - toute la smala entassée dans un appartement à quelques pas du Parking. Toni qui joue les pèlerins et apporte de quoi garnir le frigo en rêvant à tout ce qu'elle peut faire. Parce qu'elle fera quelque chose, c'est obligé. Elle a la foi en tout, optimiste qui reste réaliste. Aucune chance qu'elle finisse présidente en revanche, il se peut qu'elle fasse des études de commerce une fois qu'elle aura assez mis de fric de côté. Juste pour prouver aux cons qui se multiplient dans le coin, que dans sa boîte crânienne y'a des neurones et pas une tapisserie rose bonbon.

Toni ça a toujours été le joyau, placé dans une vitrine. Assez beau pour être contemplé, trop fragile pour être touché. Toni c'est celle qui sait ce qu'elle veut, celle qui ne se prend pas la tête, celle qui attend et qui se dit : un jour, peut-être. Les mecs ça va, ça vient mais, elle sait définir les priorités, séparer les torchons des serviettes. Toni c'est celle qui n'a jamais voulu s'enliser dans une relation monogame ni relation tout court, préférant se concentrer sur la vie et ce qu'elle avait à lui offrir. Jusqu'à ce que. Des prétendants elle en a eu, les a rageusement refoulé. Pas le temps. Elle n'avait pas le temps. Jusqu'à ce que. Elle n'a rien d'une pucelle qui rêve du prince charmant parce que les princes charmants n'existent que dans les Disneys. Toni c'est des câlins mal assurés, des boutades permanentes, des gestes qui montrent, peut-être pas parfaits mais présents. Elle montre Toni. Jusqu'à ce que. Toni est pierre angulaire.
Les talons aiguilles. Elle aime, elle achète et a peu d'occasion de les porter. Lorsqu'elle se décide, elle triture l'asphalte en manquant tous les cinq mètres d'aller cogner le sol. Mais, depuis quelques temps, elle sort, elle fait n'importe quoi, elle rit - mais ça sonne mal. Elle enfile ses talons aiguilles, les robes trop courtes et part avec des potes. Elle y va avec le sourire, en revient toujours en pleure. A cause de lui. A cause du quotidien dur. A cause des occasions manquées qui s'enchainent et dévalisent les bons sentiments. L'espoir lancinant qui veut se faire la malle.
Il y a des tas de cassettes qu'elle écoute avec un vieux walkman, de la musique, des conseils de développement personnel tout autant de moyens de se sentir bien lorsqu'elle court dans les ruelles, tôt le matin, une bombe lacrymogène dans la poche. Elle adore le hockey, le football. Elle aurait parfois aimé naître avec un service trois pièces. Ceci dit, elle tient beaucoup trop à sa féminité. A ce qui fait qu'un jour, elle pourrait materner. Les enfants, elle en veut pleins. Des comme ses neveux , des qui ressembleraient à lui. Rien qu'un peu, au moins.

Elle n'a pas réussi à avoir son permis, c'est à peine si elle a eu son diplôme de secondaire. Elle a toujours beau essayer de décrocher la lune, ça foire, elle n'arrive même pas à rafler quelques  étoiles. Aujourd'hui, c'est avec fierté qu'elle porte le titre de ratée dans sa famille, qui a vu la plupart de ses gosses aller à l'université. Papa était chimiste, là-bas et maman institutrice. Ici, ils ne sont plus rien et Toni, aussi. Toni réduite à faire les courses, à nourrir la marmaille qui s'accroche aux rêves qui ont déjà un goût de cendre. Il faut bien que les ainés se sacrifient pour que les plus jeunes puissent avoir leur chance. Toni roule : à vélo, en skate, en basket à roulette ( ouai, ça existe encore ces machins et elle le répète constamment : c'est révolutionnaire, ça ne l'empêche pas, pour autant, d'être toujours en retard ).
Il y avait un garçon, un jour, il avait un sac à dos plein de bonbonnes de peinture. Il lui en a tendu une. Et c'est là que ça a commencé. Les tags sur les murs, les rames, les coins planqués. Un jour, elle a écrit son prénom sur un pan de trois mètres avant de le couvrir de noir. Et à chaque fois qu'elle passe devant, elle est un peu la seule à comprendre ce que tout ce noir signifie vraiment.

Il y a deux ou trois phobies qui harcèlent parfois la donzelle Jaro. D'abord, les nains, les nains lui font si peur qu'elle reste tétanisée à chaque fois qu'elle en croise un. Imaginez un peu ce que ça donne à chaque fois qu'elle aperçoit la bouille de Tyrion Lannister dans un épisode de GOT. Ensuite, celle inexplicable qui est en rapport avec les frites qu'elle ingurgite, le mal aise qui se déploie lorsqu'elle essaye d'en manger une, ou trois. Deux, le meilleur chiffre. Puis, elle aime pas les aiguilles, Toni. Elle aime pas les choses qui piquent sauf peut-être la barbe de deux jours qu'il lui arrive d'avoir, lui. Elle a peur de dépendre de qui que ce soit et cette peur là, contrairement aux autres, elle est constante. Elle a baissé ses gardes, une fois et regardez le résultat. C'est pas que des craintes, c'est aussi des obsessions qui meublent sa vie et qui la lui rendent dure.

Un jour, elle est entrée dans un immeuble à Manhattan. Et elle a toqué à toutes les portes, une seule lui a ouvert. Un vieil homme bavard, un riche qui a vu dans son regard, la curiosité du pauvre. Il l'a invité à entrer, lui a offert sa confiance et elle, en retour, lui a donné cette reconnaissance qu'elle ne donne pas à tout le monde. Ils se voient tous les dimanches, depuis. Discutent, refont le monde. Comme un grand-père , le genre papi-gateau qu'elle n'a jamais vraiment connu. C'est pas malsain, c'est une entente qui dépasse les préjugés, leur tire dessus à bout portant. C'est impressionnant, putain.

Toni, elle n'a jamais volé, jamais soutiré, jamais utilisé la violence des coups que l'on donne gratuitement. Elle a gueulé, insulté, elle a serré les poings puis, elle a pris cette profonde inspiration qui invoque au temps de se suspendre pour peser le pour ou le contre. Le monde n'est pas un combat, elle se le répète , alors elle lance des invectives avec le sourire. Mais parfois, l'envie, cet instinct territorial la pousse à frapper.

Y'a cette figurine Star Wars qu'elle lui a chouré. Elle est pas sûre qu'il sait ( même si au fond, il sait, elle le sait). Elle la garde toujours dans sa poche. Les attentions qu'elle n'a pas, elle les transfère dessus. Peut-être que c'est complètement timbré. C'est évident qu'ça l'est. Mais elle fait avec ce qu'elle a, pas grand-chose. Du pas grand chose qui pèse bien trop lourd sur ses frêles épaules, des fois.
   
   


plus un geste
ne brise pas le zeste
de nos lèvres qui se traînent
et s’entraînent

((listen))

- Y'a des trucs qu'on sent.
- Y'a surtout des paranos et je crois que t'en fais partie.
- T'as aucune idée de l'enfer que c'est de savoir qu'il y a un truc qui se trame sans pouvoir le prouver.
- J'ai l'impression que tu te montes la tête.
- Tu verras, Toni.
- Je verrai quoi ?
Elle a la mine moqueuse, cet air perplexe qui lui vrille les traits et qui semble vouloir prendre davantage d'ampleur. Elle a l'air sur le point d'apprendre une vérité absolue sur laquelle – à cet instant -  elle crache allégrement. Parce que, ça n'arrive qu'aux autres. Qu'elle est là haut, à flirter avec les étoiles, en se la jouant reine des constellations.
- Tu verras quand tu s'ras amoureuse.
- …
Toni, elle attend, dans son regard déflagre le rire qui résonne, à l'intérieur, impunément. Elle sera amoureuse quand : les poules auront des dents, il pleuvra des smarties,  coulera du Coca light du robinet. Un jour qu'elle n'attend pas, un jour qu'elle évite, à tout prix. Un jour ,là, sans l'être. Elle étouffe le rire condescendant, la remarque cynique, elle se laisse berner par des principes qui puent l'ancien. Sans savoir que le fameux jour vient. Que demain, il sera à sa porte, à se défouler dessus. Elle verra, ouai. Pas de la manière la plus sirupeuse qui soit. Pas de la manière la plus correcte, pas de la manière la plus agréable. Un vertige, la chute interminable et la sensation inviolable qui prend aux tripes. Elle verra tout ça, elle le sentira et ça lui fera un mal de chien. Elle découvrira et apprendra par la même occasion tous les secrets des mots en A, en M, en N surtout en T, en O, en M, en M et en Y. Le mal aise constant, les pensées vagabondes toujours orientées sur le galant. L'ivresse et les lendemains foireux. Le cœur, elle l'aura parfois dans la poitrine, parfois dans l'estomac, souvent au bord des lèvres. A cause de lui. A cause de lui, putain.
- Si tu l'dis.
(jusqu'à ce qu'elle sache que la copine, elle a beau être conne,
elle a raison).
jusqu'à ce que, de toute évidence.





- Je suis sûr qu'il se donne un genre.
- Quel genre, au juste ?
- Le genre inaccessible.
- Alors, ma grande, je vais t'apprendre un truc. Case-le dans la partie certitude : lorsqu'un mec a l'air d'en n'avoir rien à foutre de toi, c'est que - attention note-le quelque part -  il n'en a juste rien à foutre de toi. Personne ne se donne aucun genre.
Bimbo cligne des paupières, ça colle un peu parce qu'elle a surement utilisé un tube de mascara entier pour se donner un pseudo regard de biche. Pseudo regard qui va de paire avec lèvres de mérou. Une dégaine singulière, joliesse de cagole de compétition. Et le chewing gum qui s’incruste dans les molaires, pour compléter la panoplie Barbie-Parking.
- T'en sais trop rien.
Elle hausse les épaules, Toni, fronce les sourcils parce que, elle le voit, l'autre, pas loin. Qu'il la voit aussi et qu'elle commence à en avoir franchement marre d'attendre. D'attendre qu'un truc se produise. Parce que, c'est pas son genre, attendre quoique ce soit d'un mec. Et ça l'agace. Elle se trouve chiante, toujours pantelante, réduite à l'activité primaire de deux neurones ( grand maximum) lorsqu'il se trouve dans les parages. Tigresse à l’affût, elle se planque dans les fourrés, prête et à la fois, pas.
- Ce que je sais, c'est qu'il n'est pas venu à toi alors, dis-moi dans ton monde comment ça se passe mais, dans le mien ça veut bien dire: passe à autre chose.
Merde, c'est elle qui devrait passer à autre chose.
Elle nie, pourtant.
Il a de la gueule, lui et.
Et quoi, Toni ?

- Il va finir par appeler.
- Chérie, il va finir par oublier que t'existes. On vit au siècle des smartphones et des enfoirés. A cet instant précis, il est d'jà connecté à une de ces appli' qui l'aident à trouver de la pute pour se vider les couilles.
La profondeur de ses paroles ne choque pas Barbie parce que finesse et dentelle ont été remplacées par audace et cuir. Mais ce qu'il faut retenir c'est qu'à n'importe quel siècle, une fille préfère mener la danse. Pas se retrouver complètement barbouillée par des instincts primitifs l'obligeant à se sentir flattée à chaque fois qu'un mec bande les muscles pour prendre sa défense. C'est pas la génétique qui veut que les hommes se doivent d'être virils et protéger la femelle d'une attaque de tigre à dent de sabre. Ses pensées l’écœurent, Toni plisse les lèvres et l'ignore, lui, royalement. Les mâchoires crispées et la sensation foudroyante d'être prise pour ce qu'elle n'est pas : désespérément là, à sa disposition. Et pendant qu'elle dresse une liste des raisons qui doivent l'inciter à complètement l'oublier, au fond, une autre voix scande celles qui doivent l'inciter à s'accrocher. Le ras le bol grandit, il le fait insidieusement, prenant à partie cœur et raison. Coeur et  passion prennent de l'ampleur. Raison et fierté qui se gondolent. C'est elle qui a fait le premier pas. C'est elle qui y est allée, à la mine, malgré sa tronche pas très avenante. Elle. C'est tout ce qu'elle retient. Puis, à quoi ça sert de toujours se dévorer du regard ? Raison et fierté hurlent : à rien. Cœur et passion sont pas loin d'y croire, elles aussi. Mais à chaque fois qu'elles sont prêtes à céder, y'a ces deux iris opalins qui viennent pourfendre Raison et fierté. Toni a la gorge qui devient sèche et le palpitant qui se la joue passager turbulent de montagnes russes, il cavale dans sa cage thoracique et elle ravale la bile et l'aigreur. Parce que T. il est la force tranquille. Que même si elle se sent paumée, elle a l'impression que le dialogue entre eux se fait en silence comme un secret qu'ils gardent.
Et ça fleurit là où rien n'avait l'habitude  de pousser.
La légèreté.
A chaque fois, c'est comme si elle se faisait écraser par un bus, en bien. Et c'est pas juste parce qu'elle cultive un masochisme certain, c'est que c'est unique, farfelu, que ça leur ressemble et que y'a pas un autre connard dans les parages pour lui insuffler le sourire mièvre qui vient lui annexer les lèvres quand il perce son champ de vision, bien trop solaire.
- J'abandonne, t'es trop naïve.
(non, c'est toi qui l'es)




- Allô, bonjour, je suis Toni, conseillère et je travaille pour / Des conversations avortées, des mots à peine prononcés, l'impression de patauger. Professionnellement, c'est la bérézina, personnellement, côté cœur, côté bonheur, fukushima. Le temps qui perd ses quartiers au détriment de. De ce qui lui semble indicible et penser, penser constamment ( certainement le pire) à ce crétin mal luné qui n'a pas l'air de savoir aligner plus de deux syllabes lorsqu'il est question de prendre les devants.  - Allô, bonjour, je suis Toni, ça vous intéresserait d'aller vous faire foutre ? Avec un chauffage catégorie C dans les bras ? // Pérennité de l'incertitude même s'il y a bien une constante parmi l'océan foireux quotidien, Banks. Une constante jamais là où on l'attend. C'est essayer de communiquer en passant par le verbe et se retrouver toujours avec du vent. Du vent dans les poumons, du vent entre les oreilles. - Allô, bonjour, je suis Toni // Toni-j'ai-en-foutrement-marre. Des chauffages catégorie C, des sms laconiques, des véritables conversations muettes auxquelles elle a (trop, trop, trop c'est trop) droit, de lui, surtout de lui. Le Blackberry qu'elle attrape avec irritation, des gestes brusques qu'elle n'a pas l'air de vouloir contrôler. - Mademoiselle Jaroszek ? - Je reviens, m'sieur. Pause clope. Pause Tommy, hein. Pause hold up du Banks. Tout de suite. Besoin vital qui ne s'explique pas. Non, elle n'est pas ralove du spécimen. Elle a juste besoin de comprendre, ce casse-tête catégorie C, pour le coup. Un message qu'elle envoie avec rage, sans ponctuation, sans indice. A son image, pas à elle, à lui.

(...)

- T'as fait quoi, Toni ?
- Rien. Tu veux que j'te dise ? Les mecs bien c'est un peu comme les licornes, tout l'monde en parle , personne n'en a jamais vu. Et T.... - T. jamais Tommy, elle n'arrive pas à prononcer son prénom sans que sa langue ne dérape, sans que ses pommettes ne prennent une couleur rosée – il a peut-être rien d'une exception.
- Tu te rappelles ce que tu m'as dit à propos de se donner un genre ?
- Ferme-la. Remue pas le couteau dans la plaie.
- Je crois que c'est cette fille, Carotte.
- Charlotte.
(Peu importe).
pas vrai.

Et le vent qui revient et qui percute, salement. Une décision prise d'un commun accord entre cœur et raison. Même si, raison a l'air beaucoup plus d'accord. La porte, Toni enrage dessus. Ciao les bonnes manières, Abschied sonnette et comportement civilisé. Toni elle fait le pied de gru, des secondes qui se dilatent et qui prennent des proportions alarmantes. Comme la boule de nerf qui joue les métastases. Un clic, puis deux, les verrous actionnés et le visage , le sien qui lui fait face. Impassible, aussi aimable qu'un gardien d'prison. Elle s'attendait à quoi ? Venant de lui ?  A rien. Et c'est d'autant plus frustrant de le savoir et d'insister quand même. Elle ne se rabaisse jamais, Toni.
- Juste... j'suis là juste pour amener des précisions au message que t'as même pas l'air d'avoir lu. Je précise que je ne suis pas un jouet, ma vie pas un terrain de jeu sur lequel t'éclater.  Si tu crois que c'est l'cas, t'es pas un homme mais un mioche. J'ai pas besoin d'un gosse et je me respecte beaucoup trop pour accepter que tu te foutes de ma gueule. Alors, effaces mon numéro et va t'acheter d'la maturité en boîte ou rien qu'un peu de bon sens.
(Un coeur, sinon)
Sur ce, que la force soit avec toi.
Pourtant, elle reste pétrifiée, là. En proie à la sensation bizarre qui lui fait la nique à cet instant. Un maelstrom d'émotion où soulagement est aux abonnés absents. A la place, du vide. du vide qui fait souffrir.
Puis, le vide remplit, par des lèvres qui s'écrasent sur les siennes, accolement fortuit, pourtant espéré depuis des plombes. Elle s'accroche, Toni, à ce qui lui parait si éphémère. T, il a le goût des cigarettes et une autre saveur plus inclassable. Il sent le savon et le musc , une fragrance masculine qui l'enivre. Et pendant que les connexions dans son cerveau cessent, le corps en pilotage automatique, le chapitre 1 prend place, il succède au prologue qui semblait interminable. Et pendant que l'énigme se lève, progressivement les corps et les esprits se synchronisent, les doutes tombent exsangues. Tommy sera suivi de Toni. Tommy avec, plus sans.
Toni avec, plus sans.
Une grande première qui terrorise.





Du temps qu'ils volent à la vie, du temps où éclosent des sentiments qu'elle ne contrôle pas. Du temps où les doutes reviennent, ou la confiance règne sans régner, réellement. Où la discorde sème ses graines, Carotte. Elle souffle, Toni. Fais quelque chose, Tommy. Elle songe sans formuler de vive voix des paroles qu'elle voudrait pourtant crier. Le manque, constant. Cette communication qui tâtonne, toujours. Le connaître par cœur et. Et puis, pas tellement. Elle l'observe, elle l'étudie, minutieusement. Mais le casse-tête comme un virus mute bien trop vite pour la scientifique qu'elle est, il passe de catégorie C à catégorie D. Insaisissable, les reproches éclatent. Et puis un jour, le déni laisse place à la colère et au comportement déraisonnable. A la folie, l'adrénaline qui pulse et la jalousie venin qui coule dans les veines, se distillant avec lenteur. Carotte, ouai.
- T., je pars.
Pas de question, pas de réponse, hein.
Pas de panique, pas de soupçon, hein.
Elle part, Toni sans un regard, elle efface le numéro de son répertoire sur un accès de rage, elle appellera la compagnie téléphonique pour le retrouver, cinq heures sept minutes et soixante cinq secondes plus tard. Sans succès.
Elle chialera de la Arthur Avenue à la Alleck Street. Elle y fera une pause, pour se rappeler qu'aucun mec n'en vaut la peine. Puis, elle continuera parce que y'a pas le choix puis, elle se planquera sous sa couette en priant de tomber dans le coma ou au moins se réveiller à la même date, l'année prochaine. Puis, puis il lui manquera. Il lui manquera gravement. Sans qu'elle ne le reconnaisse.
Parce qu'il reviendra.
Et si elle se trompe.
Venez, on n'y pense pas.





   
BODUT
passe ta souris !
vat ? My name is Mariloo. J'ai vingt anos. Je vis du côté de la Eiffel tower. peut-être pas du bon côté du périph'. J'aime la limonade. Et j'en n'ai franchement rien à carrer du nutella. Ca veut dire que : t'arrives avec un bocal pas ouvert, tu repars, tu reviens une semaine plus tard, bah, le bocal n'aura pas bougé.  BANANE
(c'est tout, pour le moment)


Dernière édition par Toni Jaro le Dim 20 Sep 2015 - 11:02, édité 41 fois
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Message(#) Sujet: Re: (Reforget) Jeu 17 Sep 2015 - 19:16

WELCOME !
Bon courage pour ta petite fichette et j'espère que tu te plairas bien parmi nous. BANANE
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Message(#) Sujet: Re: (Reforget) Jeu 17 Sep 2015 - 19:22

I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you
merci de tenter le scénario malgré tout, je t'ai déjà tout dit par mp, mais bref, j'aime tout, avatar et pseudo, tu gères BRILLE
J'ai super hâte de lire ta fiche, si tu as des questions t'hésite pas surtout, j'suis là :l:

et pis ben officiellement bienvenue HELLO
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Message(#) Sujet: Re: (Reforget) Jeu 17 Sep 2015 - 19:40

J'aime beaucoup ton p'tit choix de pseudo ! Bienvenue au Parking, Bella ! DE CEUX
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Message(#) Sujet: Re: (Reforget) Jeu 17 Sep 2015 - 20:07

Bon courage pour la compét' du coup :l: j'aime trop le pseudo et l'avatar héhé
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Message(#) Sujet: Re: (Reforget) Jeu 17 Sep 2015 - 20:39

Bienvenue parmi nous HAWW

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Message(#) Sujet: Re: (Reforget) Jeu 17 Sep 2015 - 20:42

Tellement jolie :l:
Bienvenue au Parking & bon courage pour ta fiche BRILLE



.
Je marche dans des villes où des âmes sans nom me fredonnent le tien. Des concerts en sourdine où je chante ton nom pour oublier le mien. Pour oublier un peu que toi tu n'es pas là quand l'hiver se fait rude. Que je n'ai plus que moi avec qui partager ma propre solitude.
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Message(#) Sujet: Re: (Reforget) Jeu 17 Sep 2015 - 20:52

merci, sérieux, ce forum m'a l'air bien douillet. j'propose qu'on s'prenne tous dans les bras (ou dans les draps) ARROWluvCharlie ME GUSTA :YEAH: BLBLBLBL
que des belles gueules (jenova, louise, earl, daniel, silver), ça fait plaisir aux snoeils. je valide. HEH

sinon, bb Tommy, mention spéciale ( et bien sûr que j'arrive lancer une blitzkrieg sur ta boîte mp, tu l'auras voulu SIFFLE t'as prévu les cachets d'aspirine ou ? CAÏN LE CAÏN  )
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Message(#) Sujet: Re: (Reforget) Jeu 17 Sep 2015 - 21:04

Bienvenuuuuue :l: :l:
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Message(#) Sujet: Re: (Reforget) Jeu 17 Sep 2015 - 22:29

Elle roxe du poney cette fille NIARK
So, bienvenue :l:
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Message(#) Sujet: Re: (Reforget) Jeu 17 Sep 2015 - 23:29

Oooh t'es belle BRILLE
Bienvenue sur De Ceux HELLO
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Message(#) Sujet: Re: (Reforget) Ven 18 Sep 2015 - 2:28

la beauté ho bienvenue chez toi :l:
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Message(#) Sujet: Re: (Reforget) Ven 18 Sep 2015 - 18:31

puto, que des beaux faciès, merci.
tout ça, ça fait plaisir. BANANE coeur
j'propose qu'on aille repeupler les campagnes françaises :YEAH:
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Message(#) Sujet: Re: (Reforget) Ven 18 Sep 2015 - 23:28

Bienvenue par ici :l:


❝ wild beasts wearing human skins❞ you were not born of stardust, darling, stardust was born from you, it’s why the stars feel your sorrow and aching heart, they are the fragments of your lost soul, scattered across an endless galaxy, but don’t be afraid, darling, maybe life has broken you, but it can never destroy you.
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Message(#) Sujet: Re: (Reforget) Sam 19 Sep 2015 - 11:40

oh lala, elle est trop belle cette fille BRILLE
bienvenue parmi nous !



monsters are in your head
williamson ⊹ mais j’passerais pas ma vie à m’demander quand elle commence. (by anaëlle)

PERSONNAGE EN PRISON. ho
(mais possibilité de rp)
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