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« Pétales brûlés »
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MA RENOMMÉE DE MERDE :
MessageSujet: (ALT) J’t’emmène faire un tour de métro.   Mar 17 Juil - 23:02
C’est le silence, parfois les rames qui déconnent, un tremblement de vitre à peine visible, les ongles sur le fer d’une des barres, et le silence. Y’a personne sur la ligne, peut-être le monde qu’est mort à l’extérieur, peut-être la nuit trop sombre. Peut-être qu’il n’y a plus de chauffeur, qu’il a sauté, peut-être que le métro est en automatique, qu’il va se fracasser à un virage, et vous dedans. Tu fais taper tes ongles, index, majeur, majeur, index, dans une musique improvisée peut-être pour réveiller un peu les morts de ce métro vide, et un regard azur sur l’étendu couloir et t’as presque l’impression d’être dans un rêve. Ou il y a lui, toi, et puis c’est tout. Les sièges sont vides, et puis finalement t'aperçois un sans abris tout au fond, qu’est debout, peut-être bourré, qui bouge à chaque accéléré, et qui grogne peut-être. C'est ton excuse pour justifier qu'Al ose même pas frôler ta cuisse. T’entends que des murmures de là où t’es. Il est agrippé à sa barre l'inconnu, peut-être la seule qui s’barre pas quand elle le voit, et puis il attend devant une porte fermée. Toi, tu l’observes, tes doigts sur le métal, et Al à tes côtés. La lumière se profile dans le transport quand une station apparait, une station vide, il manquerait un lampadaire qui grésille et tu te sentirais presque en plein tournage, qui de vous trois va mourir ? Tu parierais pas sur le sans abri parce que déjà il file vers la sortie, en titubant, l’écharpe qui traine. Il est bourré. Et la machine se remet en route. Cette fois personne dérange dans ton décor. Il ne reste plus que vous deux. Tu tournes la tête vers lui, il a le buste en avant, les coudes sur les genoux et les cuisses écartées alors que toi, tu te tiens bien droit à côté. Tu pourrais l’attraper par la nuque et l’embrasser, tu pourrais monter sur lui, le faire ici, en lieu public, l’adrénaline qui te prend déjà les tripes alors que l’idée dépasse pas ta pensée. Tu t’es retenu toute la soirée, t’en peux plus, tu veux les lui bouffer ses lèvres.

Et puis putain, vous êtes seuls après tout. La prochaine station n’est pas avant un moment, et si la ligne est surveillée par les caméras, t’y penses pas sur le coup. Qu’est-ce que ça leur fait de toute façon ? Vous êtes déjà assez suspects comme ça, à trainer en pleine nuit, les poches bien fermées, bien remplies. C'est pas un baiser entres deux garçons qui vont les faire sauter au plafond. Alors tu t’approches de lui, et tu poses tes lèvres sur sa nuque avant de te reculer parce que t’es pas à l’abri d’un geste brusque. Vous avez laissé la froideur des moments de ventes au Queens, et c’est le silence qui vous gagne, peut-être que vous êtes un peu épuisés tous les deux. C’était la première fois que tu vendais là-bas, tu ne connais pas les rues ni les cagoules qui s’y cachent, t’as flippé toute la soirée et à côté de ça, ce métro semble l’endroit le plus sécurisé du monde. « ça va ? », tu demandes parce qu’il a l’air d’être perdu dans ses pensées et tu te sens un peu seul dans ce métro, alors tu l’appelles, tu le ramènes à toi, ouhouh je suis là, alors qu’il tourne la tête vers toi. Si je suis content de la balade ? C’est ça que tu veux me demander, non ? « Les rues du Bronx ne te plaisaient plus ? »


embrasse-moi comme tes cigarettes
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