avatar
Voir le profil de l'utilisateurhttp://www.nous-sommes-de-ceux.com/t13391-gary-adam-lewis-i-m-un
▹ DISPONIBILITE : Oui
▹ MESSAGES : 191
▹ INVESTISSEMENT : 7

▹ AGE : 40 ans
▹ APPART : 51st and Fifth Avenue ; mon penthouse, à Manhattan. Je loue également l'appartement #602 (6ème) pour Rob, mon compagnon. Je vogue alors entre les deux (les trois, en comptant l'école).
▹ TAF : Professeur d'art dramatique et directeur/propriétaire de ma propre école de formation théâtrale, à l'abandon. Je ne travaille pas en ce moment pour m'occuper de Rob ; ma priorité.
▹ AVATAR : Lee Pace


MA RENOMMÉE DE MERDE :
MessageSujet: Battle Hymn, Midtown Manhattan - Jae    Jeu 21 Juin - 21:03



JAE & GARY
Battle Hymn




C’est du vu, revu, re-revu et archi vu.

Ces soirées au Battle Hymn. Une dizaine de DJ’s par semaine et pourtant systématiquement la même musique. Continuellement, ces mêmes basses dénuées de mélodie singulière et seulement présentes comme excuse afin d’exhiber son meilleur déhanché. Ho, pas le mien, non ; les leurs, à toutes ces folles, dansant sur la piste. Pédales dont je fais indéniablement parti, mais plus habitué des comptoirs ; de quoi mater en toute impunité, en plus de boire, ouais, picoler. S’évaporer, s’oublier. Exécrant intérieurement le son qui ondule en mon conduit auditif, comme n’importe qui finalement, ici ; à la seule différence que je n’ai rien pris pour feinter mes sens. Ni MDMA, ni ecstasy. Peut-être éméché. Allez, disons-le franchement ; bourré. Un peu saoul, mais pas drogué, non. Certainement pas. L’héroïne aura définitivement supprimé le peu d’intérêt que j’avais, déjà à l’époque, à l’égard de la dope ; intoxiquant mon bonheur à bonne dose de fumée brune et piqûres délétères. Et mon bonheur ne se résume qu’à lui ; Rob, mon trésor. Rob qui, depuis deux jours consécutifs, refuse de sortir du taudis. Une de ses multiples phases à travers lesquelles il s’enfonce dans la consommation, jusqu’à ce qu’une inévitable crise explose entre nous et qu’il, une énième putain de fois, me foute à la porte ; verrou enclenché et clé dans la serrure, pour m’empêcher d’entrer. Des mois, que ça dure. Des mois que je glisse, chaque jour un peu plus, en ce nouveau bagne qu’est le nôtre. Et si j’ai passé des nuits entières à attendre dans la cage d’escalier, dans l’immeuble ou dans le quartier, les pulsions, mêlées à la rage, au désespoir, m’incitent parfois à céder. Abdiquer, ouais, face à l’amas bouillonnant corruptif grouillant en mes tripes. Pulvérisant ma volonté de tenir, de rester irréprochable, en dépit du quotidien chaotique nous ayant happé de nouveau. Alors, ce soir, j’ai retrouvé Manhattan et son midtown. A quelques blocs, seulement, de mon immeuble ; là où se trouve mon loft, sur la cinquième avenue. L’éternel. Notre foyer, home sweet home, où Rob ne veut plus foutre les pieds. Ecrasé par la culpabilité, je le sais. Les remords, quant aux vestiges du passé. Ouais, ce soir j’y étais ; fulminant, me laissant déraper. Sifflant le reste d’un bourbon entamé, avant de sortir, avant de… me retrouver ici.

Et ça me démange, bon Dieu. Ca me démange, à force de scruter. A force de jauger, détailler. Humant les vapeurs de tarlouzes en rut, qui suffisent à m’abrutir de lubricité. Je n’veux pas réfléchir, je ne veux pas penser. Rinçant mon gosier à coup d’alcool bon marché, tout en chassant visuellement ces innombrables minets. Pas un ne sort du lot, mais mon degrés de véhémence se charge d’absoudre mes exigences ; gonflant ma trique au fil des secondes qui s’écoulent, à l’idée de souiller une de ces quelconques enveloppes vides-couilles. Tout aussi lugubre que téméraire, je cherche, d’un regard assombri, la parfaite proie esseulée qui pourra faire office de kleenex. Immobile, l’un de mes coudes appuyé au comptoir, dos au bar et tourné vers l’étendue de la salle mouvante aux relents humides.

Perversion venimeuse mais délectable ; elle prend peu à peu les rennes, en effaçant ma raison. Consommant ces silhouettes via mes prunelles aussi graves qu’éveillées. Aux aguets. Branché sur cette fréquence énergétique concupiscente. Et j’inspecte, ouais, je lorgne ; ces torses, ces courbes, ces culs. Décidant finalement de m’aventurer vers la piste, au milieu de ce vaste espace dont deux barres de pole dance demeurent montées sur deux cubes, l’un à droite et l’autre à gauche, en parallèle et aux extrémités du club. Surplombant la foule, comme à mes habitudes et suite à mon mètre quatre-vingt seize, je me glisse entre ces carcasses transpirantes ; me laissant enivrer par mon état d’ébriété, qui ne fait qu’accentuer mes besoins libidineux. Je marche, continue d’avancer -bien que lentement et difficilement-, tandis que mon regard pivote en direction d’un angle moins peuplé. Presque aussitôt, j’aperçois une silhouette, j’aperçois un visage dont les traits et l’aura ne me laissent pas indifférent ; peut-être s’agit-il simplement des conséquences de mon appétit charnel, ouais, mais qu’importe. Il m’attire. Lui, et pas un autre. Immobile dans la masse, dans la cohue, je le fixe ; victime de mes fixettes temporaires et capables de me faire perdre pied. Et c’est seulement lorsqu’un type me lance un « qu’est-c’que tu fous, au juste ?! » que je reviens sur terre ; décidé, me dirigeant alors plus fermement vers ma nouvelle proie en poussant qui se trouvera sur mon putain de passage. Sortant du troupeau, j’en profite pour tirer sur les pans de mon blazer noir avant d’en remonter les manches ; récupérant un minimum de prestance à travers ces gestes. Dos droit, enfilant mon perpétuel déguisement charismatique et racoleur, me voilà déambulant vers l’objet de mes désirs ; discret et profitant du monde présent pour me poster à ses côtés, sans risquer de me faire instantanément repérer. Restant ainsi une poignée de secondes, à l’analyser, l’examiner… seul. Il est seul, oui. Tout comme je le suis. Et comme j’aime, non, comme je raffole des chiots perdus, tel qu’il apparaît sous mes yeux longeant ses formes non sans appétence. Finalement, je brise l’écart nous séparant ; me plaçant très légèrement derrière lui pour parfaire l’effet de surprise, me penchant un tantinet pour lui souffler près de son lobe « Je vois que je n’suis pas le seul à trouver l’endroit barbant… » me reculant en esquissant l’ombre d’un rictus en coin.



Because I want you
Well, I've seen you suffer, I've seen you cry for days and days. So I'll be your liqour, demons will drown and float away.
avatar
Voir le profil de l'utilisateurhttp://www.nous-sommes-de-ceux.com/t14482-jae-inh-erika-linder
▹ DISPONIBILITE : Oui
▹ MESSAGES : 153
▹ INVESTISSEMENT : 30

▹ AGE : 24 ans.
▹ APPART : #1301 (13ème)
▹ TAF : Etudiant en cinéma, photographe et concierge à la morgue.
▹ AVATAR : Erika Linder.
▹ DC : Aucun.

MessageSujet: Re: Battle Hymn, Midtown Manhattan - Jae    Ven 22 Juin - 14:29
T'es tiré à quatre épingles, ce soir. T'as mis un t shirt moulant et un joli pantalon, tout aussi moulant. Tu as même plaqué tes cheveux en arrière. T'as un joli et grand sourire, quand tu te regardes dans le miroir. T'es satisfait du reflet, devant toi. T'es beau comme ça, Jae. Tant mieux, parce que ce soir, t'as un rencard. T'as rencontré un homme magnifique, sur un site de rencontre. Et ce soir, vous vous êtes donné rendez-vous ici. Une petite touche de parfum, tu arranges tes cheveux une dernière fois, tu enfiles ton blouson et c'est partit. Clé, téléphone et cigarettes en main, c'est bon! Tu fais un petit câlin a ton chat, en lui expliquant que papa sort un peu et reviens après, puis tu t'en vas. Beaucoup se moquerait de toi, de te voir parler à ton chat comme ça, comme si c'était une personne à part entière. Tu vérifies si tu as bien le cadeau, dans ta poche. deux places de cinéma, pour aller voir un film. Parfait. Tu sors.

Dans la voiture, tu stresses un petit peu. Comment ça va se passer? Est-ce que tu vas lui plaire? Est-ce que ça va bien se passer? Une fois garé dans la rue, tu prends le temps de fumer une cigarette, adossé au mur du bâtiment. La pression redescend un peu. Vous avez rendez-vous dans cinq minutes, il va pas tarder à arriver. Tu rentres et tu t'accoudes au comptoir. Tu patientes. Tu attends un peu. Il est l'heure. Tu regardes vers la porte. Personne n'arrive.

Cinq minutes... Dix minutes... vingt minutes....

Tu vas commencer sans lui, tant pis. Il doit surement avoir prit du retard, ce sont des choses qui arrivent, si il y a de la circulation, un accident ou peut importe. Tu commandes un whisky, que tu sirotes en jetant des petits coups d’œil vers la porte, de temps en temps. Tu soupires un peu. Ça fait plus d'une demi-heure que tu attends. Tu t’assois au bar, tu prends un deuxième verre de whisky, un troisième. Une heure, une heure trente. Un cinquième verre. Laisse tomber Jae, il viendra pas, c'est foutu. Tu soupires. En plus y'a plein de monde. C'est un peu angoissant. Tu te trouves un petit coin tranquille.

Y'a un mec qui te regarde, espérant se faire discret. Mais tu l’as capté direct, puisque tu reluques tout le monde, même si l'espoir de voir se pointer ton rencard s'est évanouie dans la nature, on ne sait où. Connard de rencard. Tu l'insultes dans ta tête. Pis d'un coup, tu sursautes un peu et tu te retournes. Y'a un homme qu'est venu te parler par dessus ton épaule. Tu le regardes, il sourit en coin, comme un petit prédateur. Encore un pervers? Au moins, il ne t'a pas foutu la main au cul comme certains malpolis le ferait sans gêne. Alors, tu souris à ton tour, pis tu prends ton verre dans ta main. "On doit bien être les deux seuls de l'endroit, à trouver le temps long, on dirait...", que tu lui dis, en faisant un petit signe de tête vers la piste, pour lui montrer les autres gens qui dansent collé serré et qui sont déchaîné. Un dernier coup d’œil vers la porte. Laisse tomber Jae, c'est mort, pour ton rencard. Puis t'as trouver de quoi t'occuper un peu.

Tu regardes l'homme, pas trop avec insistance, mais suffisamment quand même pour te rendre compte qu'il est probablement plus âgé que toi, de quelques années, mais toujours aussi bien conservé. Tu le regardes dans les yeux, en buvant une gorgée de whisky, pis tu lui dis, "J'attendais un rendez-vous, mais il ne vient pas. Puis j'ai l'air d'avoir trouvé plus intéressant en plus..." Tu lui fais un petit clin d’œil, l'air amusé. Boire un verre avec lui, tu dirais carrément pas non. Tu fais tourner légèrement le verre au liquide ambré, entre tes doigts. Et puis c'est désagréable, il fait chaud ici. "J'avais l'intention de sortir fumer une petite cigarette, juste cinq minutes. Peut-être que je peux t'en offrir une?" Tu sais pas si ce gars fume, tu sais même pas si il va accepter ta petite invitation. Ou au moins prendre l'air, l'espace d'un instant. Et puis pour discuter par dessus cette musique à briser du cristal, c'est compliqué, un peu.



_ R . E . A . L . I . Z . E _ Y . O . U . R _ D . R . E . A . M _
Sauter vers:  
Partagez | 
© NOUS SOMMES DE CEUX | Optimisé sous Google Chrome et Firefox.
Merci de respecter notre travail, nos idées ainsi que celles de nos membres.