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MessageSujet: with the courtesy of the NYPD | Isaak   Mer 20 Juin - 23:00

- Carlson, ton mandat est arrivé.

Le brun, baraqué, dont la taille doit dépasser le mètre quatre-vingt-dix, balance sur le bureau de Simon une liasse de feuilles sous pochette plastique qu'il vient de récupérer à l'entrée du commissariat. Simon ravale son inspiration, et se redresse un peu, les bras en l'air pour faire craquer son dos fatigué. S'il pouvait, il décalerait cette escapade dans New-York à plus tard - mais il ne peut pas. Il n'a aucun pouvoir décisionnel ici, contrairement au grand baraqué, Hemmels, de son nom, véritablement tyran connu pour sa mauvaise humeur et les ordres qu'il vocifère. Allez savoir pourquoi, il a décidé qu'il ne mènerait pas lui-même l'enquête sur Coalman. Pourquoi, pas la peine d'avoir poursuivi de longues études intellectuelles pour savoir que c'est un gros poisson. Ancien flic de métier, tombé, emprisonné, sorti. Mêlé à des histoires pas nettes sans avoir l'air d'en être - Simon est presque sûr qu'il ne trouvera rien d'intéressant une fois sur place, mais en même temps, qui ne tente rien n'a rien.

L'histoire est assez banale, quand on y pense. Un appartement a explosé dans le Parking - l'immeuble où il vit désormais, donc, ce qui n'a pas manqué de lui arracher un rictus crispé quand il l'a réalisé - et un type est venu les voir, un soir, la tête salement amochée, déjà, pour leur indiquer que Coalman était le commanditaire. Il a eu tout juste le temps de leur dire ça et de leur promettre de revenir faire une déposition en bonne et due forme qu'il était mort. Effacé de la surface de la terre pour toujours. La seule preuve s'était tue.

Hemmels avait donc décidé de lâcher son jeune chien derrière l'ancien flic, et Simon s'était retrouvé avec la Proc au téléphone pour quémander un mandat histoire d'aller faire une petite visite de courtoisie dans le club de Coalman. Il avait utilisé le temps pris par la Proc pour délivrer son mandat pour se renseigner, pour retracer l'histoire étrange d'un ancien de chez eux.

Il prend ses affaires, et glisse son arme de service dans la boucle de sa ceinture. Il y a trois types qui viennent avec lui, et il se retrouve sans y penser devant l'ouverture du club. Et il y frappe. Il n'a pas envie de faire les choses salement, il préfère largement que les choses se passent bien - en tout cas dans un premier temps. Et comme personne ne lui a donné d'instructions, il se contentera de faire comme ça. Quand on lui ouvre, il présente sa plaque.

- Monsieur Coalman, Simon Carlson, NYPD, il lance en rangeant sa plaque dans la poche intérieure de sa veste - pour en tirer le mandat qu'il lui file dans les mains. Vous permettez ?

Il se permet tout seul, de toute façon, puisqu'il a le mandat. Alors, il entre. Dans la pénombre.

- Vous savez pourquoi je suis là, j'imagine ?


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MessageSujet: Re: with the courtesy of the NYPD | Isaak   Jeu 21 Juin - 1:28

#sapphire39 - MANHATTAN ; 14h37

Quelle idée de tomber malade aujourd'hui. Un coup de fil du gérant t'a réveillé à l'aube pour te faire savoir qu'il ne pourrait pas assurer l'ouverture du club. Soucieux de n'éveiller aucun soupçon, tu as accepté de le remplacer pour que le Sapphire tourne comme à l'accoutumé. L'assassinat de Perry te rend parano et stimule tes vieux instincts de flic. Tu sais qu'une fermeture du club après la disparition soudaine de cette raclure éveillerait des soupçons. Peut-être que personne n'a remarqué qu'il ne répondait plus aux appels, mais peut-être que si et trop de gardiens de prison savent que lui et toi étiez en mauvais termes aussi bien avant que pendant la taule. " Mauvais termes ", l'expression t'arrache un sourire mauvais lorsque tu pénètres les lieux par l'entrée de service. L'établissement n'ouvrira ses portes qu'en fin d'après-midi, ce qui te laisse tout le temps de faire le tour du propriétaire. Il y avait si longtemps que tu n'avais plus vu quelqu'un mourir sous tes yeux que tes gestes manquent de précisions, ton esprit étant comme resté sur la scène de crime. Tu dois t'y prendre à plusieurs reprises pour effectuer tous les protocoles qui incombent à celui qui arrive le premier au club.

15h

Tout est en place et tu sirotes un whisky dans ton bureau à l'étage tout en repensant aux événements de la nuit lorsqu'on frappe à l'entrée. Tes employés n'arriveront pas avant une heure, qui peut bien faire du zèle au point d'avoir autant d'avance ? Le système de vidéo surveillance t'annonce la présence de quatre agents de police à ta porte. Choqué, tu te figes et réfléchis à toute vitesse. Ils ne peuvent pas savoir pour Perry, le prestataire qui vous a loué le garage s'est déjà débarrassé du corps et sa réputation le précède : il fait choses bien. Serait-ce pour un problème relatif au club ? Rapidement, ton regard englobe la pièce. Soudain, tu te mets en action, plus précis et méthodique qu'un robot. Tes doigts pianotent sur le clavier de l'ordinateur pour exporter toutes les données dans une Data Base sécurisée à l'autre bout de la planète, faisant disparaître toutes traces de transactions douteuses ainsi que le listing confidentiel des membres du club. Ensuite tu te lèves et descends jusqu'au rez-de-chaussée pour jeter la coke en vente au bar dans les toilettes. Trente mille ce n'est rien comparé aux emmerdes qui t'attendent si les stups tombent la-dessus, tu en sais quelque chose. Inspirant profondément, tu ajustes ta cravate puis te pares de ton air le plus monarchique pour ouvrir à tes anciens collègues.

- Monsieur Carlson. Il force le passage, t'arrachant un rire suffisant. Mais je vous en prie, entrez donc. Sarcastique. Ton oeil avisé détaille le mandat. Pour l'instant rien ne semble craindre pour le secret de Perry. Gardant ton sang froid, tu sais qu'il va falloir la jouer serrée mais ne peux t'empêcher de rire à nouveau lorsque Carlson te sors un copié / collé de ce que l'on apprend à l'école de police pour faire appel à la culpabilité des suspects. Pas de chance pour lui, la culpabilité, ça fait bien longtemps que tu ne connais plus ce mot. Vous cherchez à vous divertir ? Dans ce cas je vous invite à repasser plus tard dans la soirée. Les heures les plus chaudes n'arrivent qu'après minuit. Gagner du temps ? Pas besoin. Lui faire perdre le sien ? Avec grand plaisir.




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MessageSujet: Re: with the courtesy of the NYPD | Isaak   Jeu 21 Juin - 17:58
Il sait qu'il ne trouvera rien. Parce que contrairement à ce que l'on pourrait croire quand on le voit, avec ses airs de gamin un peu perdu de temps en temps, il sait à quel genre de personnage il à affaire. Il sait qu'il ne s'agit pas là d'un simple petit voleur, d'un type désorganisé, désespéré. Il sait que, de base, Coalman sait ce qu'il fait. Et il sait d'autant plus ce qu'il fait qu'il est passé de l'autre côté du miroir après avoir fréquenté les rangs de la police pendant un certain temps. Il part avec un sacré retard, et il en a conscience. Mais ça ne l'empêche pas de faire son boulot - comme il l'a appris. Il profite de son entrée dans les lieux, et des quelques bavardages futiles dont ils se font le luxe, pour jeter un coup d’œil autour de lui. C'est la première fois qu'il vient ici, la première fois qu'il met les pieds dans le club.

- Me divertir, oui, c'est exactement ça, il répond, en haussant une épaule pour signifier son indifférence aux piques légères lancées par l'adversaire de taille.

Il ne sait pas encore exactement comment il doit réagir ou se comporter. La seule chose qu'il sait, c'est qu'il faut qu'il fasse attention, et qu'il ne se comporte pas en chien fou, car il risque de tout faire foirer s'il se laisse emporter. Ou d'y laisser des plumes, d'ailleurs, pour ce qu'il sait - après tout, il est quand même là pour enquêter sur l'explosion d'un appartement.

- Je serais donc en train de râter le meilleur de ce que votre petit club privé a à offrir ? Ma déception est sans limite, il marmonne, en faisant un signe de tête aux gars qui l'accompagnent pour qu'ils observent les lieux et laissent un peu d'espace. Mais comptez sur moi pour revenir, il précise en s'offrant le luxe d'un sourire un peu insolent.

Il n'a pas envie d'entrer tout de suite dans le vif du sujet, ni dans le feu de l'action. Il tente d'avancer ses pions sans risquer de laisser un trop gros avantage à Coalman, parce qu'alors il risquerait fortement de subir les foudres de son chef qui pourtant, n'a pas décidé de s'y risquer, lui. Un mystère que Simon se fera un plaisir de résoudre en temps voulu.

- Considérez ma visite de ce soir comme une première visite de courtoisie. La prochaine fois, je n'aurais peut être pas envie de m'annoncer, surtout si je veux profiter des délicieuses surprises que me réserve l'endroit.

Sa curiosité est tout de même piquée au vif ; il se demande qui l'on trouve, ici, le soir. Ce qu'on y fait, ce qui s'y murmure. Ce qu'on en sait.

- Pourquoi un homme qui habite un si joli quartier s'aventurerait-il dans le Bronx, Monsieur Coalman ?

L'endroit n'a rien à envier au Parking. Il est aussi classieux et propre que l'immeuble est vieux et sale. Mais cette question est rhétorique. Coalman ne s'est pas déplacé pour se salir les mains ; il a missionné quelqu'un pour ça. Simon le sait, mais cette petite conversation à couteaux tirés l'amuse - et lui permet de prendre son temps pour observer les lieux, et plus important encore, leur maître.


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MessageSujet: Re: with the courtesy of the NYPD | Isaak   Jeu 21 Juin - 19:59

Traversant le hall dans leur sillage, tu accompagnes tes visiteurs jusqu'à la grande salle. Il n'y a pas si longtemps, cette dernière faisait parler d'elle lors d'un Open Bar ouvert à tout New York. Le but était de faire gagner le club en notoriété tout en donnant envie aux grands pontes pas encore présents dans ton répertoire de venir se régaler des spectacles proposés par l'établissement. Officiellement, on parle de show hauts en couleur, avec tout ce que cela comporte de direction artistique, de costumes et d'organisation millimétrée. Tout ici invite à la luxure, du velours des banquettes à la possibilité qu'ont les membres de payer pour assouvir tous leurs fantasmes. Malgré tout, rien n'est officiel quant à la débauche qui règne en mettre une fois minuit passé. La presse se contente de qualifié le Sapphire de haut lieu du porno chic, endroit sophistiqué et distingué pour porte-feuilles bien garnis de la haute société New-Yorkaise. Seuls les membres VIP savent qu'en plus des faveurs sexuelles qui les attendes, tout un panel de services illégaux est également à leur disposition, à commencer par le trafique d'informations dont tu es le roi. Un roi intrigué par ce nouveau visage qu'il ne connait pas et dont le répondant excite la curiosité.

- Vous serez toujours le bienvenu M. Carlson, comptez sur moi pour vous recevoir comme il se doit. Ton sourire lui dit d'aller se faire foutre tandis que ton cerveau enregistre l'information. Il faudra parler de ce type au gérant ainsi qu'aux videurs et redoubler de vigilance. Il ne serait pas le premier flic mettre en péril la sérénité de tes clients en se voulant trop présent au sein de ton établissement. En attendant, permettez-moi de vous faire visiter. Manœuvre pleine d'hypocrisie pour le défier de trouver quoique ce soit de compromettant entre tes murs. Sous ta dictature, les employés ont appris a exécuter les protocoles nécessaires au bon fonctionnement des affaires, la dissimulation et la confidentialité arrivant en tête de liste.

Tout en traversant la salle, tu gardes un œil sur les subalternes qui fouinent et examinent. C'est la question de Carlson qui te fait t'arrêter et hausser les sourcils de manière exagérément surprise. Ne manquerait plus qu'une auréole pour te donner le bon dieu sans confession. Tu vois où il veut en venir : la tentative d'assassinat sur la personne de Karver Stolen. Tu savais que Boomer menacerait de te dénoncer en se sachant foutu et regrettes qu'il ait eu le temps de l'ouvrir avant que tu ne t'arranges pour le faire taire à tout jamais. Malgré tout, tu ne te démontes pas pour si peu, pleinement conscient d'être intouchable sur ce coup. Pour les mêmes raisons qui poussent un flic du Bronx à venir visiter les beaux quartiers, je présume : le goût du risque. Qu'il comprenne qu'il avance en terrain miné et qu'il suffirait que tu claques des doigts pour ce soit son appartement à lui qui saute. Il s'agit là d'intimidation, bien sûr, car tu n'as pas pour projet de te fâcher avec la Justice. Pas alors que Perry vient de passer de vie à trépas et que tu as promis à Chad de revendre le club après son ultime combat pour monter quelque chose ensemble. Mieux vaut garder le Sapphire à l'écart du viseur de la police pour en tirer un bon prix lors de la revente. Associé à d'autres scandales que les show particulièrement hot qu'on y dispense, le lieu perdrait de sa valeur. Ce qui fait l'intérêt du club, c'est justement qu'il est en règle avec la loi. Je vous offre un verre ? Te payer le luxe de te montrer courtois t'amuse puérilement. On n'imaginerait pas que ces mains qui attrapent une bouteille de champagne derrière le bar étaient recouvertes de sang moins de vingt-quatre heures auparavant.




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MessageSujet: Re: with the courtesy of the NYPD | Isaak   Ven 22 Juin - 0:27
Simon suit Coalman, parce qu'il n'a pas envie de prendre les devants. Il y a les trois autres, qui explorent respectueusement les lieux - l'objectif de Simon n'est pas d'y foutre le bordel, pas aujourd'hui, pas comme ça. Ce soir, il veut laisser l'impression qu'il n'est qu'un invité ici. Qu'il ne s'impose pas. C'est la raison pour laquelle il reste en retrait, à suivre le maître des lieux sans s'imposer. Il réfléchit à ces choses là. Simon est peut-être jeune, peut-être un peu déprimé, mais ça n'enlève rien à ses qualités de flic, boostées, sans doute, à l'époque, par ses ambitions, qui se sont un peu élimées avec le temps, il faut le reconnaître. Il n'empêche que le lieu l'intrigue, tout comme son propriétaire, et que cette affaire pique soudain sa curiosité, suffisamment en tout cas pour qu'il se sente prêt à jouer le petit jeu que lance Coalman.

- Avec plaisir, pour la visite. Je n'en espérais pas tant, il murmure, en continuant de le suivre. Et il doit bien admettre que la Grande Salle est un endroit qui ne manque pas de charme. Il n'a aucun mal à comprendre ce que les gens peuvent venir chercher ici, une fois la nuit tombée.

Et il imagine assez bien qu'il doit exister quelque chose, ici, quelque part, qui n'est pas tout à fait dans la légalité. Sans pouvoir savoir qui, quoi, comment - et de toute façon, ce n'est pas pour ça qu'il est là. Si Coalman a effectivement fait sauter l'appartement du Parking pour tuer un homme, Simon doute fortement que tout ce que le lieu renferme soit parfaitement maculé. Et il sait, de source sûre - mais morte, là est toute la subtilité de son problème - que c'est bien lui qui a fait sauter cet appartement. Les éléments de l'énigme sont simples, ce qui manque, ce sont les preuves. Et le flic sait très bien qu'il y a des chances pour qu'il ne parvienne jamais à en récupérer.

- Je n'en doute pas, pour l'accueil, on raconte un peu partout que vous êtes un hôte hors pair et que vous connaissez très bien les ficelles du métier.

Simon tourne un peu sur lui-même, pour observer les détails fins et luxueux de la salle qui les accueille. Il est un peu impressionné - quoi qu'impressionné ne soit pas nécessairement le terme. Fasciné, peut-être. Imprégné. Lorsqu'il pose sa question, Coalman arrête de marcher, alors Simon l'imite. Ce n'est pas vraiment qu'il a touché un point sensible ; il vient d'abattre la carte, celle qui signifie que désormais, Coalman sait exactement pourquoi il est là. Et peut-être qu'il aurait dû tenir le suspens un peu plus longtemps - allez savoir. En tout cas, il semble avoir piqué, un peu, au moins, car ce sont des menaces déguisées qui répondent à sa question hasardeuse.

- Je vois, il répond, en fourrant une main dans la poche de sa veste. Pour la première fois, il reporte son attention pleine et entière sur Coalman - ses yeux cessent d'errer autour d'eux pour se concentrer sur sa cible. Je n'ai pas vraiment l'impression de courir le moindre risque dans le quartier, cela dit, si vous me permettez de vous contredire, il réplique, insolent. Souriant. En sachant très bien qu'il joue avec le feu, et que son appartement pourrait sauter, aussi.

Il marque une pause, et accueille la proposition de Coalman avec un froncement de sourcils. Il a une pensée lointaine pour les types qui sont en train d'errer dans les lieux à la recherche d'un signe, d'une chose suspecte, ne pouvant s'empêcher de songer à ce qu'ils raconteront au chef s'il s'installe pour boire un verre avec Coalman sous leur nez - mais en même temps, il a conscience qu'il faut entrer dans le jeu s'il veut progresser, sinon, il risquerait de se heurter à des difficultés encore plus importantes que celles qu'il rencontre déjà.

- Avec plaisir, il répond donc, en tirant une chaise du bar sur laquelle il s'appuie sans s'asseoir - prêt à partir, presque, ou à bondir, peut-être. Dites-moi, Monsieur Coalman, ce que vous allez risquer dans le Bronx ? il demande sans se laisser démonter par les menaces déguisées. Est-ce que vous croyez à la rédemption ?


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MessageSujet: Re: with the courtesy of the NYPD | Isaak   Dim 24 Juin - 15:42

L'entendre dire qu'il n'a pas l'impression de courir le moindre risque ici t'arrache un sourire silencieux tandis que tu vous serres deux coupes de champagne hors de prix. C'est là toute la subtilité. Dans ce monde dont tu es le roi, la menace se veut raffinée, elle ne s'impose pas par la violence clairement affichée. Tout comme toi, tes clients se payent le luxe de trahir et d'assassiner avec raffinement, d'enrober l'horreur de papier cadeau pour que cette dernière se fonde dans le paysage lisse et superficiel des hautes sphères new yorkaises. Ce n'est pas le Bronx ici ; c'est Manhattan : on a du savoir vivre.

Tandis qu'il prend place au bar, tu lui tends sa coupe et lèves la tienne sans pour autant trinquer avec lui. Être courtois ne veut pas dire que tu mélanges la serviette que tu es aux torchons qu'il représente. Il y a bien longtemps que je n'ai plus mis les pieds dans le Bronx. Tu englobes la salle du regard, l'air suffisant, comme pour sous-entendre que ce quartier n'est plus digne de recevoir la visite de ta sacro-sainte petite personne. Quant à ce qui est de la rédemption ... Gorgée de champagne, sourire surfait. Disons plutôt que je crois à la Loi. Tu ne peux faire plus ironique comme réponse.

Une Loi qui t'a foutu en taule par le biais de son bras armée, la Justice corrompue, mais qui a aussi fait de toi l'un des hommes les plus riches et les plus puissant de cette ville en te laissant la contourner sans jamais réussir à ta faire de croche-pied. Oui, tu crois en la Loi. C'est un placement rentable que de miser sur quelque chose d'aussi bancal et d'aussi facilement manipulable. Pas vous ? A croire qu'il n'a pas le monopole de l'insolence.




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