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MessageSujet: ISAAK + back to black.   Lun 18 Juin - 1:01




Il a tout préparé, comme une scène de crime où l'on ne retrouverait ni trace ni empreinte digitale. La pièce est sombre, froide, du béton de haut en bas. Ce n'est rien de plus qu'un garage qu'il a loué pour l'occasion. Le néon au dessus de la tête de Perry brille de mille feux pour laisser place à tous ses vices, mettre en avant ses erreurs qu'il risque de regretter plus que jamais en cette nuit malsaine. Etalé sur un matelas crasseux, pieds et poings liés, il a supplié Chad à plusieurs reprises durant le trajet mais ça n'a pas pris.
Est-ce qu'Isaak l'avait supplié d'arrêter lui aussi ?
Est-ce qu'il l'avait écouté ?
Non.

Les visions de la prison lui retournent le cerveau alors qu'il remonte les escaliers pour entrer dans leur appartement de greenwich. Leur havre de paix où Maurice vient lui réclamer des caresses mais que Chad ignore. Il n'est pas en état. Encore une fois, il a découché pour lui, pour ce fantôme autant que pour Isaak. Trois heures du matin quand il entre dans la chambre, qu'il n'allume pas la lumière et attrape son homme par le bras pour le sortir de sa léthargie, l'arracher à ses draps trop possessifs. Ce n'est qu'en l'entendant râler qu'il se fait plus colérique. La ferme.  Il n'est pas d'humeur à lui expliquer, à lui raconter dans les moindres détails comment il s'est débrouillé pour l'attraper et lui faire fermer sa gueule. Habille-toi, on se casse. Sa voix n'annonce rien de bon, elle est froide, détachée ; elle porte une colère qui ne ressemble à aucune autre. Dans l'obscurité des pièces, Chad fouille dans un tiroir à l'aveuglette pour y attraper un sachet et le mettre dans sa poche. Agité, il ne parvient pas à se poser et fait les cent pas alors qu'Isaak met beaucoup trop de temps pour se préparer.
Plus Perry attendra dans ce garage sombre, plus l'anxiété montera d'un cran pour sa victime. Ce sera pour lui comme d'avoir un flingue plaqué sur la tempe.



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MessageSujet: Re: ISAAK + back to black.   Lun 18 Juin - 1:52

Une nuit de plus passée à l'attendre. Une nuit de plus à te demander s'il le fait exprès pour te faire payer toutes celles où il a du t'attendre, lui aussi, avant que tu ne décides de ne plus jamais découcher pour t'occuper du Sapphire. Depuis que le gérant est en charge de toutes les nuits du club, tu as cette impression d'être une bonne femme qui attend le retour de son homme et vacille entre colère et inquiétude. C'en est devenu si régulier que tu t'y es fais, arrives même à dormir en son absence, désormais. Mais, comme à chaque fois que sa présence magique ne t'accompagne pas, ce sont les cauchemars qui viennent te tenir compagnie ...

Prisonnier du sommeil, tu cours le long d'une pièce carrelée, complètement nu, glissant et dérapant dans les flaques d'eau. Ils sont dix à courir derrière toi, tous en serviettes de bain, prêts à te rattraper pour te plaquer au mur. Lorsqu'ils t'attrapent, tu rues tel un animal sauvage, pousses des cris de colère à faire trembler les murs. Cette bande d'enculés ! Qu'ils aillent tous se faire foutre, jamais tu ne les supplieras de t'épargner, jamais ! Mais lorsque tu comprends ce qu'ils s'apprêtent à faire, ton sang se glace. Tout mes pas ça. Pas ça. Ils peuvent te tabasser, te casser les dents et pisser sur ton cadavre s'ils le veulent, mais pas ça, pitié, pas ça ... Tu n'as pas la force de parler, pas la force de te dégager. Plus de 20 mains pour te tenir immobile, pas assez d'un cerveau pour traiter toutes les informations en même temps. Tu ne peux que gueuler comme un porc qu'on égorge pour faire entendre ton désespoir. Pitié, pas ça. Voilà ce que tu ressens et voilà comment tu meurs, là, contre le mur moite de ces douches communes. Un flic est nait en y enfermant son premier hors la loi ; un flic y meurt en se faisant violer par ce même homme. Certains appellent ça le karma, d'autres le hasard. Pour toi, c'est le jour où la Terre s'arrêta de tourner rond.

Habille-toi, on se casse. Q-quoi ? On te secoue le bras, t'arrachant à ton cauchemar, te ramenant trop violemment à la réalité pour que tu puisses comprendre ce qu'il se passe. La tête dans le brouillard, tu grognes dans ta barbe en t'habillant à la hâte, enfilant un pull de Chad sur l'un de tes pantalons de costume hors de prix. Contraste saisissant qui pourtant ne te saute même pas aux yeux quand tu oublies de te regarder dans le miroir avant de rejoindre le blond au le salon. Pourquoi tu me brusques comme ça ? J'ai fait un cauchemar ... Un enfant qui larmoie, ni plus ni moins, ronchon d'avoir été si mal réveillé, agacé d'avoir toujours cette ceinture serrée autour de la queue et rancunier d'avoir une fois de plus vécu l'enfer carcéral en son absence. Il ne t'a même pas embrassé pour s'excuser de t'avoir oublié, encore.




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MessageSujet: Re: ISAAK + back to black.   Lun 18 Juin - 2:15




Il est mauvais. Depuis que sa main s'est posée sur Perry, qu'il s'est aventuré à le toucher et le regarder droit dans les yeux, Chad est un monstre. Pourtant, lorsqu'Isaak entre dans le salon et se rapproche de lui fatigué et ronchon, le colosse ressent un éclair de lucidité. Pourquoi lui faire payer à lui ? Lui qui a tant souffert alors qu'il était absent de sa vie. Ce soir, la bête est si folle qu'elle se flagelle mentalement de ne pas avoir été là plus tôt, d'avoir été aux abonnés absents pendant que celui qu'il aime nageait dans son agonie. Sa silhouette tendue grignote les derniers centimètres pour le prendre dans ses bras. Tu verras. Quand son regard se posera sur le corps maltraité de Perry, il ne pourra que comprendre. Un seul coup d'oeil pour résumer des mots qui ne servent à rien. Sa bouche cherche la sienne, se pend à ses lèvres pour l'embrasser alors que ses doigts fouillent dans son pantalon pour le délivrer de sa ceinture. Chad la balance négligemment dans le canapé alors que Maurice va la renifler avec une drôle de tête.

Fais-moi confiance. Jamais je ne te ferai de mal. Il est de son côté, il le sera toujours. Perry est là pour en témoigner ce soir. Après ce moment, Isaak ne pourra plus jamais remettre en doute son amour, l'accuser de ne plus rien ressentir pour lui alors qu'il est prêt à mettre à feu et à sang cette ville et chacun de ses bourreaux.

Dans la voiture, il ne s'attache pas, roule trop vite en direction du Bronx où l'un de ces types louches qu'il côtoyait du temps d'Eros a accepté de lui refiler l'un de ces garages où des horreurs s'y passent à longueur de temps. Les murs sont des frises chronologiques de tragédies et de vices passés sous silence. L'amertume qui l'habitude est comme un organe à part entière, si on l'éventrait, certain qu'elle se délogerait d'entre son coeur et son estomac pour tomber mollement sur la table d'opération ; sombre, charnue. Il faudrait lui sauter dessus à pieds joints pour l'éradiquer totalement sans la certitude qu'elle ne se remette pas à pousser quelques mois plus tard au même endroit.

Chad gare leur voiture noire dans un garage pour aller dans un autre, le pas pressé, les veines pleine de rage. Il ouvre et referme la porte avec rapidité, allume le néon qui clignote un moment avant de se stabiliser sur la silhouette du coupable. Le colosse ne dit rien, n'accorde un regard a aucun des deux pour leur laisser l'intimité d'une retrouvaille. Qu'elle soit teintée de haine ou d'amour, une rencontre avec quelqu'un après autant de temps, quelqu'un avec qui on est passé par des sentiments forts rend le moment intense. Il y a une certaine électricité dans son dos alors que Chad se dessine des lignes de coke sur son téléphone avec la carte bleue de son mari. Sans ça, il ne parviendra pas à réveiller qui il est réellement. Sans elle, il décevra à coup sûr une âme blessée dans son besoin d'être vengée.



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MessageSujet: Re: ISAAK + back to black.   Lun 18 Juin - 2:55

Une étreinte. Un baiser. Un coup de clé.
Voilà ce que tu retiens du moment où il te convint de le suivre. Si ton esprit n'est pas suffisamment réveillé pour s'interroger sur la destination à laquelle Chad vous conduit, il l'est assez pour se savoir en sécurité à ses côtés, bercé d'une confiance aveugle, dangereuse même. Une confiance qui ne voit pas venir le choc émotionnel de te retrouver nez à nez avec Perry sans y avoir été préparé ...

Planté à l'endroit exact où ton corps s'est figé, immobile, glacé, tu le détailles dans un silence de mort. C'est le cadavre d'Isaak Calman qui le dévisage et superpose les différents traits qu'il connait de lui ; ceux de sa jeunesse au moment de l'arrestation, ceux de son expression le jour de cette première douche collective et ceux d'aujourd'hui, alors qu'il a déjà essuyé quelques coups et que quelque chose te dit qu'un blond se cache derrière ces hématomes.

Le temps s'étire, les secondes deviennent des minutes tandis que tu ne bouges toujours pas, que l'autre en face pourrait hurler comme se taire que ça n'y changerait rien : un bourdonnement te parasite les oreilles. Le bruit d'une colère si profonde qu'elle te fait parler depuis l'au-delà, prenant tes cordes vocales en otage pour s'exprimer librement, froidement, sans qu'il n'y ait rien d'humain dans ta voix de cadavre en décomposition, revenu d'entre les morts, ce soir, pour se venger.

- Je vois que tu as fais la connaissance de mon époux. Ce sourire carnassier n'est pas le tien. Il est une version plus cruelle encore de tous les rictus dont tu es capable quand tout fout le camp à l'intérieur, que les chaînes cèdent sous la violence de tes démons. Tout comme ce n'est pas vraiment toi qui t'avance en direction du coupable ; ce sont la rancoeur et la haine qui pilotent tes jambes, les font se plier pour t'accroupir à la hauteur de ce corps ligoté ...

Ta tête se penche, tu n'es plus qu'un fou en rencontrant un autre. Un qui se croyait à l'abris du retour de flamme. Presque amoureusement, ta main caresse son front trempé de sueur, provoquant sur son passage un grondement étouffé par le baillon. Je lui ai beaucoup parlé de toi, tu sais ... La voix est douce, pour ne pas dire rassurante, pleine d'une menace qu'il ne peut pas saisir mais dont tu sais désormais qu'elle est en train de naître à quelques mètres de vous, là où les reniflements de Chad ne peuvent vouloir dire qu'une chose : la bête est lâchée.




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MessageSujet: Re: ISAAK + back to black.   Lun 18 Juin - 3:19




En temps normal, Chad chercherait à le calmer, à déceler la moindre variation de timbre pour l'empêcher de tomber dans l'enfer de ses blessures mais aujourd'hui, il pousse Isaak dans le puits de ses souvenirs. Il se fiche de le malmener, écoute le son de sa voix qui résonne comme une mélodie aux oreilles de la bête qui s'éveille doucement. Le géant sniffe la coke, occultant complètement les répercutions, se perd dans les abîmes alors que les battements de son coeur accélèrent brutalement. Concentré sur sa tâche, il enlève son t shirt pour ne pas le salir car la suite sera forcément sanglante. Les muscles bandés, indestructible dans toute sa prestance, Chad s'accroupit à son tour aux côtés d'Isaak.

Il pose sa main sur sa nuque et fixe Perry qui semble vouloir les supplier et le colosse tend instinctivement l'oreille. T'as une réclamation à faire ? Ce à quoi il lui enlève le tissu de la bouche pour le laisser articuler quelques mots. Le visage déformé par les coups, Chad sent que le regard de la victime s'accroche instinctivement à Isaak car il sait déjà qu'il n'obtiendra rien du colosse. Ce même colosse l'ayant ramené ici sans sourciller, sans une once de remord ou de pitié.

Allez mon amour, c'est à toi de décider de son sort. Sa voix est plus douce lorsque Chad s'adresse à son homme. Il le couve, même dans sa folie presque meurtrière. L'imposante main de la bête se pose sur le thorax de Perry, y appuie brutalement alors qu'il possède
déjà quelques côtés fêlés. Les grognements de douleur qui s'échappent de sa gorge nouée le feraient presque bander tandis que ses yeux fiévreux s'accrochent à Isaak. Il a la sensation d'être dans un de ses cauchemars, que rien n'est réel et la coke ne fait qu'accentuer cette impression. Je lui casse un bras ? une jambe ? Les deux ? Ou alors tu le fais toi-même ? Il respire tranquillement, le regard voilé de colère, prêt à rendre réels les moindres fantasmes de vengeance de son mari.

Au milieu de ce chaos, Chad ne tente pas d'entrer en contact physique prolongé avec sa moitié par peur de confondre les réalités et s'en prendre à lui. Il se concentre sur sa voix, les muscles tellement crispés qu'il en souffrirait presque. La coke l'embarque dans un bateau qui l'eloigne petit à petit de la rive.
Cette nuit sera douloureuse pour tout le monde.



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MessageSujet: Re: ISAAK + back to black.   Lun 18 Juin - 3:54

C'est la main de Chad et rien d'autre qui te raccroche à la réalité. Les mots de Perry n'existent pas, tout comme les tiens n'ont pas existé non plus, à l'époque. A toi de décider de son sort ... La phrase ricoche dans ton esprit comme une pierre à la surface de l'eau. Décider de son sort ... Ton regard fou se tourne vers Chad, plein d'une passion meurtrière. Merci. Le code. Le même que dans la limousine où tu étais là pour lui, alors qu'il est là pour toi en ce jour important : celui de ta renaissance. Parce qu'il faut bien que quelqu'un meurt pour ramener un cadavre à la vie. La mort ne rend pas ce qu'elle a pris si facilement. Il faut le lui arracher, tout comme Chad donne le ton en arrachant des gémissements de douleur au coupable. Demain, l'aube se lèvera sur un véritable bain de sang, de ça, tu en es certain. De cette césarienne sans anesthésie générale renaîtra ce qui est mort là bas, dans la blancheur immaculée des douches.

Tu te lèves, lisses le t-shirt de Chad comme s'il était recouvert d'une cravate que tu as pris l'habitude de caresser avant chaque prise de parole importante. Ton regard plonge sur le prisonnier tandis que ton air mauvais accompagne chacun de ses mouvements désordonnés ; signes ridicules d'une tentative de se libérer de ses liens. Commence par les doigts. Prolongé l'horreur, faire durer le plaisir, c'est du pareil au même quand il n'y a plus que les images de la taule qui défilent sous tes yeux.

Deux pas suffisent à te donner un peu de recule sur la scène. Tu passes en mode appareil photo, t'imprègnes de chaque détail. Que cette nuit soit magique et sale à la fois. Aussi magique que ta première fois avec Chad, aussi sale que la première avec Perry. A la lumière du néon, c'est toutes tes séquelles qui s'apprêtent à se faire éventrer sur la table d'opération. Il faut au moins commencer par dix fractures pour entreprendre de les exorciser.




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MessageSujet: Re: ISAAK + back to black.   Lun 18 Juin - 11:19




Déjà, en temps normal, Chad ne ressent rien face à la sensation des os qui craquent parce qu'il en a l'habitude. Les combattants en face de lui ont souvent été des biscottes que l'on coupe en deux pour qu'ils rentrent dans la tasse. Perry n'est qu'une de ses biscottes de plus. Il l'attrape par le t shirt pour le soulever un peu, passer sous son corps et le caler entre ses jambes. La tête du connard se pose contre le torse du colosse qui le prend dans ses bras. Ses mains se positionnent de façon calculée au millimètre prés contre les siennes pour exercer une pression de quelques kilos qui suffira à lui faire perdre ses doigts. Le regard du colosse se redresse avant vers Isaak pour être certain qu'il ne fasse pas marche arrière.

La tête gonflée, son corps perdu dans les bras imposants de Chad, Perry ressemble à un nouveau-né qu'il fait soudainement pleurer en lui brisant les doigts d'un coup sec. Il aurait pu se contenter de le faire un par un mais le colosse a besoin d'un travail efficace et lorsque sa victime se tord de douleur contre lui, Graham s'enfonce un peu plus dans sa noirceur et sa colère. La pitié ne vient pas parce qu'elle le ramène en même temps qu'Isaak dans ces douches qu'il a trop de fois imaginé à s'en faire vomir. Son amant, son amour, son homme, son mari, traité comme une traînée, détruit jusqu'à ne plus savoir qui il est, grillé jusque dans ses derniers neurones encore sains. Il lui en veut. Oh oui, il lui en veut tellement. Le regard rouge, il le redresse en direction de sa moitié en silence.

Maintenant, Chad ne parle plus, laisse ses yeux dégringoler sur la scène tandis qu'il lâche mollement les doigts douloureux de Perry pour le laisser accuser le coup, hurler encore mais là, le colosse pose sa grosse main sur sa bouche pour le faire taire, s'étouffer à moitié. Le connard bave, abondamment, mais cela ne le dégoûte pas, habitué à ce genre de saloperies que composent l'homme. Il attend simplement les ordres ou la participation d'Isaak, le laisse plonger dangereusement dans la profondeur de ses souvenirs. Est-ce qu'il revit la scène dans sa tête ? Celle des douches, le début de l'enfer, la fin d'un homme pour le début d'un autre. Sa main resserre sa prise sur le visage de Perry à cette idée.



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MessageSujet: Re: ISAAK + back to black.   Lun 18 Juin - 20:28

Les craquements sinistres te laissent parfaitement impassible ; les cris et les larmes qui les accompagnent également. Toujours aussi silencieux, toujours aussi distant, tu observes sans ciller Chad cassant les os de Perry et la façon dont ce dernier s'affale, fou de douleur, telle une poupée entre les bras musclés de ton homme. Il y a comme des réalités parallèles qui se touchent ; l'impression que, dans un univers lointain, cette scène pourrait très bien se jouer sans que rien de tout ceci ait l'air d'être de la folie. De la justice, tout simplement. Et de l'amour aussi. Mélangés à la haine et à la violence de ton passé, celui gorgé de souvenirs dégueulasses qui refont surface pour te lécher l'oreille de leur langue assassine. Tu entends, ce qu'ils y murmurent ? Aussi doucement qu'il n'a été rapide avec toi ... Aussi appliqué qu'il n'a été brouillon ... Étirer le cauchemar ... Ne pas le faire sombrer tout de suite, pour qu'il puisse ressentir tout ce que tu aimerais le voir ressentir avant de lui arracher son dernier soupire. Qu'il se sente mourir de l'intérieur, que son âme agonise, qu'aucun échappatoire ne lui soit laissé. Implacables, voilà ce qu'il faut être. Irréversibles.

Il n'y a plus dans ce garage que des animaux qui se font du mal. Or il n'y a jamais eu qu'un seul maître de la douleur physique : Chad. Chad que tu caresses du regard et sur qui ton amour dégouline tel un poison des plus mortels. Cette nuit, il est ton héro, ton acteur préféré, ton médecin et ton prêtre à la fois. Dans toute cette obscurité qui se dégage de ton aura destructrice, il reste la lumière à laquelle tu te fies pour sombrer sans pour autant perdre de vue le chemin du retour. Encore une fois, tes lèvres bougent à leur guise, verbalisant des désirs qui sont les tiens sans vraiment l'être, résidus de nécroses implantées là par Perry en personne lorsqu'il a souillé de sa présence tes terres vierges de toute aliénation, à l'époque. Mon amour, si tu m'aimes, fais-moi plaisir ... Du venin pour la bête.

Cette nuit, tu lâches la laisse. La où ton homme s'entraîne depuis des mois en prévision de son dernier combat, ton cerbère, lui, s'apprête à livrer sa première bataille en ton nom. Quelque chose de malsain, qui en appelle à ses sentiments pour toi et vise à sceller dans le sang d'un autre un pacte encore plus important que celui conclu au Hilton, le lendemain du Sapphire. Seul, tu n'y arriveras pas. Avec lui, tu sais que tout devient possible. Quand tu le regardes, tu ne vois plus son visage parfait ni son regard enchanteur. Il n'y a plus que le minotaure qui te dévisage. Est-il conscient d'être en train de participer à l'un des moments clés de votre histoire ? Puisque la sienne est la tienne et inversement maintenant que les alliances vous rappellent que vos destins son scellés pour l'éternité. A-t-il peur ? Est-il encore lucide ? Tu t'approches et t'accroupis à sa hauteur pour lui caresser le crâne, y déposer un baiser qui scandalise le regard boursouflé de Perry. Ce dernier réalise peut-être enfin qu'il a donné naissance à un monstre et que les monstres ont le chic pour se retrouver entre eux. Ton monstre à toi, tu le cajoles, frottes ta joue contre la sienne pour murmurer à son oreilles des mots que l'autre ne peut pas entendre : Fais souffrir ce type comme il m'a fait souffrir. Je veux que tu fasses naître sur mon visage la satisfaction de le savoir brisé par ta main. Que ton dieu frappe de toute sa colère ; qu'il montre à qui d'autre voudrait s'en prendre à toi ce qui arrive aux inconscients ayant l'audace et le malheur d'être sur la liste noire des Graham-Coalman.




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MessageSujet: Re: ISAAK + back to black.   Mar 19 Juin - 12:36




Ce soir, c'est son adoration pour Isaak qui l'emporte sur le reste. Sans elle, Chad ne serait pas capable de telles atrocités, sans elle, il y aurait toujours cette barrière de remords mais Perry est aussi le type capable de lui enlever toute son humanité. Ses yeux larmoyants, la douleur qui se dégage de son corps ne lui fait plus rien alors qu'il prend son temps pour libérer ses poignets, les masser tranquillement du bout de ses phalanges pour lui donner l'illusion que le cauchemar s'arrête peut-être ici. Il inspire tranquillement, les battements de son coeur s'accélèrent brutalement. La coke fait son travail, le rend plus vif et plus colérique. La présence de son homme à ses côtés, son baiser, ses caresses, sa douceur le font ronronner alors qu'il redresse une de ses mains ensanglantées pour la poser derrière sa nuque et l'embrasser à pleine langue. Il lui faudra au moins ça pour être certain de revenir de son voyage interne. Il part pour laisser place au minotaure, au démon solitaire qui ne se nourrit que de la satisfaction d'Isaak. Le venger devient alors son but ultime, son fantasme inavoué. Il y a quelque chose de bestial dans sa façon de repousser son amant pour s'attarder sur Perry.

Le boeuf se redresse, balançant au passage sa victime hors du matelas pour lui empêcher d'avoir le soutien moelleux de celui-ci. Son visage est tellement déformé que Chad ne lui donne pas d'autres coups pour lui laisser le bonheur de le regarder droit dans les yeux mais aussi de supplier Isaak. Avec une mâchoire cassée et des yeux fermés, le cerveau en compote, pas certain qu'il soit en état de pouvoir lui dire quoi que ce soit. Il enlève alors ses vêtements un à un, déchire le t shirt du connard, lui baisse le pantalon pour le ridiculiser comme il avait ridiculiser son mari dans les douches, comme il ne lui avait pas demandé avant d'enlever sa serviette. Est-ce qu'à ce stade, son tendre amour le suppliait d'arrêter en acceptant de mettre sa fierté de côté ? Demande lui pardon. Supplie le s'il le faut mais dis-lui que tu n'es qu'une merde Perry. Dis-lui que tu regrettes et que ce que tu as fait te hantera jusqu'à la fin de tes jours. Tant qu'il ne te pardonnera pas, je n'arrêterai pas. Les premiers coups partent dans ses côtes, les font craquer, se tordre de douleur, gémir face à la puissance de ses poings parkinsonnés mais entraînés depuis des années à faire de la bouillie d'os. L'autre en face est un adversaire mais ce qui vit en Chad est un ennemie. Le minotaure est un concentré d'adoration, d'amour et de dévotion pour son mari. Rien ne pourrait l'arrêter, même si des flics venaient à forcer la porte derrière eux. Il pourrait mourir pour cette vengeance. Le colosse ne se donne plus aucune importance.

Son regard se plante dans celui d'Isaak tandis qu'il retourne Perry sur le ventre et lui met une claque sur sa fesse blanche. Son doigt désigne une petite table où toutes sortes d'objets s'y trouvent. De quoi le frapper, que ce soit une ceinture, une barre de fer, une masse ou encore d'autres saloperies mises à leur disposition par les propriétaires du garage. Chad était trop enivré par l'idée de se venger pour faire l'analyse exacte des différents points de torture présents ici. Le cul à l'air, recouvert de sang et d'hématomes, Perry est aujourd'hui dans la même position que son mari l'avait été quelques années plus tôt et c'est ce qui rend le minotaure si fou. Imaginer l'être qu'il chérit le plus détruit par d'autres le tue à petit feu. Choisis. Qu'il balance, de sa voix cassée, prêt à lui asséner d'autres coups. Ce type là ne sera pas laissé tranquille tant qu'il ne sera pas certain qu'il se retrouvera au moins pour le reste de sa vie tel un légume. Le tuer serait beaucoup trop facile, à moins qu'Isaak ne le décide.



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MessageSujet: Re: ISAAK + back to black.   Mar 19 Juin - 19:56

Ce baiser plein de sang et de passion dérangeante pince une corde sensible. Tu sens sa vibration faire écho à l'intérieur de toi, secouer les murs de ta raison déjà fissurés de toutes parts. Dans ce contexte aussi sale qu'immoral, la dévotion de Chad réveille tes démons bien plus efficacement que la vision du corps de Perry à votre merci. Tu gémis, plus vraiment maître de tes émotions, avec l'impression persistante d'évoluer entre rêve et cauchemar, entre fantasme malsain et réalité toute aussi dégueulasse. L'odeur du sang t'excite parce que tu sais qu'il s'agit de celui de votre ennemi et ce phénomène à lui seul démontre à quel point les événements traumatisants de la taule ont marqué ton âme au fer rouge. Aussi laisses-tu faire Chad lorsqu'il te repousse pour reprendre son entreprise de démolition massive, proprement subjugué par le spectacle qui s'offre à toi au milieu de cette nuit sans lendemain. Debout face à la scène, tu mates sans gêne et sans scrupule, spectateur avide d'en avoir plus, d'alimenter ton imagination ayant mille fois fantasmé ce moment d'images réelles et concrètes. Chaque bruit de tissu craquant sous les mauvais traitements de Chad est un flash qui fait se superposer la réalité aux souvenirs ; le bruit des coups également, souvenirs cuisant de tous ces passages à tabac orchestrés par la bande de Perry avant que Nero n'intervienne. Ici, tu revis l'agression d'un point de vue extérieur, aussi fébrile qu'enivré, aussi torturé que comblé à l'idée de pouvoir la réécrire de ta main lorsque Chad t'en donne le pouvoir en te disant de choisir.

Choisir. Tout ce que tu n'as jamais pu faire derrière les barreaux. Quand on est seul contre tous, on ne choisit pas : on subit. Et Perry adorait ça : te faire subir. D'autres souvenirs te reviennent. Après le viol, après l'infirmerie ... Le retour humiliant au réfectoire, quand il fallait choisir entre s'asseoir à côté de tes agresseurs en guise de soumission où rester seul, prêtant le flanc à d'autres attaques. Toute l'application avec laquelle tu avais construis ta carrière se retournait contre toi en t'offrant un panel si varié de détenus rancuniers qu'il ne t'a pas fallu plus d'une semaine pour devenir la pute la plus baisée de la taule. Tes sourcils se froncent tandis que tes doigts parcourent les différentes armes mises à disposition. Tu gardes une part de toi aussi creuse que la coquille vide que tu devenais pour te détacher émotionnellement des différentes agressions s'étant succédées pendant deux ans. Deux putain d'années à n'être qu'un corps qu'on s'applique à détruire pour lui faire payer d'appartenir à un flic. Les matons pensaient que ce n'était que justice, puisque tu étais ripoux, mais aucune justice ne devrait prendre cet aspect là. Dans les ténèbres de la noirceur humaine, tu as payé plus que nécessaire ta dette à la société. Toute personne un temps soit peu au courant de l'enfer que tu as vécu ne remettrait pas en question cette affirmation.

Ton choix s'arrête sur une matraque. L'objet te semble plus qu'approprié pour rendre hommage à toutes ces années d'incarcération. De retour prêt de Chad, tu toises Perry qui, comme demandé, supplie et implore ton pardon. Après lui avoir asséné un coup bien tassé, tu te penches légèrement.Comment ? Oreille tendue, feintant d'avoir mal entendu. Le faire répéter te procure un plaisir sadique et malsain, tu caresses sa joue avec la matraque, un sourire sans joie aux lèvres. Est-ce que tu as peur, Perry ? La dignité qu'il cherche à garder à travers son silence t'agace. Tu le connais par coeur, c'est le même genre de silence que celui dans lequel tu t'étais muré, la première fois, comptant les coups en priant pour que ça s'arrête. La colère te dit d'être violent, mais la rancœur, elle, te conseille de rester calme pour l'inquiéter d'avantage. Tu tends la matraque à Chad, bien décidé à tourmenter le coupable psychiquement pendant que ton homme se charge de lui faire mal. Être une voix dans sa tête pour mettre des mots sur son enfer te semble plus cruel encore que d'être la main armée qui le frappe. Ton arme à toi, c'est de savoir exactement ce qu'il ressent. Lève-le. Regard à Chad, plus complice qu'autoritaire. Plaque le au mur. Le bruit que fait la boîte crânienne lorsque la tempe rencontre le béton ressemble fort à celui qu'avait fait la tienne en percutant le carrelage. Toujours trop calme pour être rassurant, tu te colles au mur, toi aussi, de manière à tourner la tête en direction de Perry dans un face à face des plus sournois. Qu'il voit ton visage pendant qu'il se fait défoncer. Ta voix n'est qu'un murmure quand tu lui empruntes ses mots pour donner le coup d'envoie du remake de ton viol. " Alors Perry, on ne dit plus bonjour à son vieil ami ? " Remplacer ton nom par le sien te ferait presque bander d'horreur. Tu caresses ses cheveux comme il avait caressé les tiens, menaçant de douceur, et approches de son oreille pour murmurer ces mots qui resteront à jamais gravés dans ta mémoire. " Tu veux voir comme j'ai pensé à toi durant tout ce temps ? " Coup d’œil à Chad, tu sais qu'il entend tout ce que tu dis, qu'il revit la scène avec toi en ce moment. Ta main passe des cheveux de Perry à celle du blond que tu attrapes pour la placer sur la nuque du coupable. Lorsque ses doigt se referment sur la chair trempée de sueur, tu sentirais presque la pression contre ta propre nuque. Tes dents se serrent, le flashback est éprouvant. Pourtant, tu ne bouges pas, toujours face au mur, toujours dans l'accompagnement de Perry. Les mots sont les tiens désormais : Arrête de prier. Aucun dieu ne te viendra en aide. Il n'y a pas plus glacial que ton timbre de voix quand tu t'approches encore un peu de son visage ; ta bouche toute proche de la sienne pleine de sang qui sanglote et bave comme celle d'un bébé en larmes. Je vais te faire un cadeau, Perry. On va compter ensemble, pour que le temps te semble moins long. Tu te souviens ? 16, c'est pas grand chose ...




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MessageSujet: Re: ISAAK + back to black.   Mer 20 Juin - 14:50




Le néon clignote pour accompagner le bruit de la chair qui claque. Si l'on ferme les yeux on pourrait se croire installé dans les tribunes d'un combat, les cris et l'arbitre en moins. Chad se perd dans la facilité de ses poings pour déconnecter les derniers neurones de son cerveau qui résistent. Les murs du garage se transforment tout autour de lui ; il entre dans la tête d'Isaak et son passé prend forme. Il a la sensation que des visages longent le carrelage, que des paires d'yeux les fixent en riant, persuadés de savoir qu'ils finiront par avoir le dessus. Un instant il pourrait jurer que des doigts se posent sur son bras et dans son dos nu. Une phalange descend le long de sa colonne vertébrale alors qu'il donne un coup plus violent sur ce corps qui lui donne l'illusion de résister à tout. Ce n'est qu'en redressant un peu les yeux qu'il remarque les éclaboussures rouges comme si le sang de Perry avait fui la terreur de son propre organisme. Tandis que le néon se fige au dessus de leurs têtes, que le regard de l'éclopé atteint celui de son agresseur pour le supplier, Chad reste de marbre. Il y a des moments comme ça où ressentir la douleur de l'autre est une science obscure. Le minotaure peut l'imaginer sans peine mais la partager, se mettre à sa place lui devient impossible. Dans sa tête, cet homme n'en est pas un. Dans son esprit, les traits de Perry lui donnent des airs monstrueux. Il ne l'humanise plus. Le colosse ne fait pas que le frapper, il lui arrache aussi tout ce qui pourrait le faire changer d'avis : ses remords, sa douleur, sa tristesse, sa mélancolie ; il prend tout pour ne plus rien lui laisser. Bientôt, il ne sera plus qu'un tas de chairs ayant fait du mal à un autre : Isaak vers qui il tourne le regard et dont le passé lui frappe soudainement le visage. Dans des souvenirs qui ne lui appartiennent pas, il a la sensation de voir son cerf pétrifié dans les phares d'une voiture, cloué sur place en sachant qu'il est trop tard pour fuir et que le coup de frein ne suffira pas non plus à l'épargner.
Un frisson remonte jusqu'à son échine.

Lève-le. Il le lève, n'attend pas, les carreaux blancs des douches doivent être froids sous le corps nu de Perry. Est-ce qu'il est aussi terrifié que tous ceux qui en ont chié par sa faute ? Ou alors qu'est-ce qu'il ne ressent tout simplement rien parce qu'il sait qu'il est lui aussi foutu ? Chad se souvient de ces longs mois de léthargie où il se pensait avoir atteint un point de non retour : même un flingue sur la tempe ne le faisait plus réagir. La main du géant maintient fermement ses cheveux pour l'empêcher de bouger. S'il le lâche, le corps qu'il tient à bout de bras s'écroulera. Les jambes de sa victime sont du coton, la plupart de ses os broyés comme des coquilles d’œuf. La matraque que lui tend Isaak lui donne de la force supplémentaire tandis que sa voix résonne entre ces murs qui absorbent tout, tranquilles, habitués à ce genre d'histoire que l'on cache et qui brise des vies. Le Minotaure lui-même n'est pas certain de repartir vivant de cette scène. Chaque coup de poing donné est un morceau de lui qui s'en va. Une infime partie de son être qui s'arrache de lui comme un bout de tissu. Son esprit a encore suffisamment conscience de sa propre personne pour comprendre les changements qui s'opèrent au fond de lui.

Dans quelques heures, lorsque la ville s'éveillera à nouveau, que le monde reprendra son train de vie, plus rien n'aura la même saveur. Ce sera comme entrer dans une autre réalité, ce sera comme sortir de son sommeil et se rendre compte que l'on a été cryogénisé pendant tout ce temps. Ce sera comme sortir d'un bloc de glace pour en rencontrer un autre. Même le ciel ne sera plus le même, le soleil sera un astre froid, ses rayons ne seront plus que des épines de glaces, des stalactites branlantes sur le seuil de leur amour écorché par des souvenirs sordides. Cette nouvelle ère qui prend racine dans ce garage sera sans pardon, sans espoir. Ceux qui les auront blessé seront réduits à l'état de chair battue et ramollie par des coups de matraque comme lui. Perry n'est qu'un exemple, l'entrée dans un cercle vicieux de vengeance qui ne prendra jamais fin.
Ne jamais prendre fin, à l'image de la souffrance d'Isaak et des déviances qu'elle lui cause chaque jour.

Ses doigts se serrent si fort sur la matraque que ses jointures tournent au blanc. Sa moitié parle tandis que lui se mure dans son silence. Il n'est que la main qui le frappera, que la matérialisation d'une blessure infectée qui prend soudainement sa revanche. Après tout ce temps, il fallait tomber sur un minotaure détruit pour en arriver là. Son regard se pose sur Isaak, laisse durer un temps de silence pour permettre à Perry d'imaginer sa souffrance à venir avant de se rendre compte qu'elle est encore plus forte qu'il ne le pensait. Son souffle se coupe, le premier coup part au bas de ses reins. Un. Plus que quinze. Et ils s'enchaînent, un à un, toujours un peu plus fort. Chad parvient à se concentrer pour ne pas lui donner de coups fatal, reste loin de sa nuque qu'il finira forcément par détruire d'un coup sec. Le néon clignote à nouveau, donne à l'atmosphère un visage angoissant. Chaque objet posé là pour faire regretter son existence à l'homme clignote avec lui. Les armes diaprées l'appellent. Un instant le colosse hésite à se saisir d'un flingue pour lui coller une balle dans la tête, en finir pour de bon mais il sait qu'Isaak et lui doivent aller au bout de leurs rancoeurs. Tout ce que ressent son mari se répercute dans l'organisme de Chad. Il devient la continuité d'un corps humilié. La fierté du minotaure est si grande qu'elle se met à gémir, agoniser pour mieux se défendre. Un énième coup part entre ses omoplates. Si fort cette fois que Perry s'écroule. La respiration saccadée, les mouvements de sa cage thoracique sont rapides, se coupent par moment.
Il ne sait même plus à combien il en est.
Chaque coup de matraque fait naître un souvenir de plus qui se mélange à leurs moments communs.
La piscine et les confidences remontent à la surface et toute la douceur dont il avait fait preuve ce soir là se transforme en colère malsaine. Les bras usés de son mari, la porte défoncée se rappellent aussi à lui.
C'est là qu'il comprend qu'obtenir vengeance devient l'unique solution. On ne se débarrasse pas des mauvaises herbes en les arrachant par la tige. L'âme d'Isaak possède un climat parfait, un taux d'humidité délicat, une terre fertile, un jardinier à la main verte pour faire d'elle un printemps où tout repousse sans arrêt. Perry en est la semence. Chad en est aujourd'hui le désherbant.
Les souvenirs ne tissent pas qui l'on est mais ce que l'on devient.
Avec un peu de chance, celui-ci aura suffisamment de poids pour en détruire quelques uns.
Si la vie t'a ruiné Isaak, c'est aussi pour mettre sur ton chemin un être assez fort pour brûler ce qui t'a ruiné. Les cendres de toi, Chad les sniffera si cela peut lui permettre de te couver jusqu'à la dernière particule de ton existence.



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MessageSujet: Re: ISAAK + back to black.   Ven 22 Juin - 2:19

Au premier coup, ton corps sursaute comme s'il se le recevait à la place de celui de Perry. Dents serrées, il te faut fermer les yeux et inspirer profondément pour ne pas revivre la détresse physique ressentie le jour du drame. Un. Au deuxième coup, tu te forces à ouvrir les yeux, pour retenir chaque détail des sourcils du coupable se fronçant de douleur au dessus du reste de son visage déjà bien amoché. Deux. La troisième frappe provoque un craquement sinistre qui fait buller le sang au coin de ses lèvres. Probablement une côte qui vient de transpercer un poumon. Ici le sort se scelle avant même que le coup fatal soit porté. Le type sera mort noyé dans son propre sang s'il ne bénéficie pas de soins appropriés. Trois. Le reste n'est que gargouillis incompréhensibles et bruits de corps à l'agonie. Chaque frappe est un poids en moins sur tes épaules. Tu sens la rancœur quitter ton cœur au fur et à mesure que se meurt son ennemi sous les coups de ton homme, tant et si bien qu'à partir du dixième coup, ce n'est plus Perry que tu fixes mais Chad dont les vêtements et une partie du visage sont maculés de sang. Dans sa folie destructrice, ton minotaure ne t'a jamais paru aussi fascinant, aussi beau et aussi admirable. Tu comptes comme un enfant réciterait ses tables de multiplication, subjugué par le pouvoir de cette bête qui en tue une autre et parvient à rendre ta respiration plus fluide. Le cancer qui te ronge retire quelques unes de ses plus grosses billes et c'est à Chad que tu le dois.

Soudain, Perry s'effondre, poupée de chiffon à la limite de l'inconscience. Tu as compté quatorze coups et sais qu'il s'éteindra d'ici peu car son cerveau ne supportera plus la douleur bien longtemps. Avant qu'il ne sombre, tu lui donnes un coup de pied dans les couilles, asséné avec le même élan que celui qui t'avait valu plusieurs côtes cassées le jour de l'intervention de Stolen. Stolen qui perd de sa sacralité cette nuit ; qui ne fait pas le poids face à la bête dont la respiration caverneuse te rassure autant qu'elle te donne envie de ronronner. Mais l'heure des remerciements n'est pas encore arrivée. Perry respire toujours, bien que faiblement ; il faut en finir une bonne fois pour toute.

Posant une main sur l'avant bras de Chad, tu cherches après son regard comme pour le ramener dans la réalité, calmer le monstre et t'assurer qu'il va bien. Du sang a giclé sur toi aussi et tu sais que ton image ne doit rien avoir de rassurante, mais tu te rapproches, doucement, comme on se méfie d'un cheval que personne n'a jamais réussi à monter. Ta main caresse sa joue, essuie l'hémoglobine en train de coaguler pour dégager ses traits de ce liquide sale d'appartenir à un connard qui n'en sera bientôt plus un. C'est moi qui le tue, c'est toi qui choisis comment. Inversion des rôles, prise de responsabilités. On ne peut pas vraiment parler d'éclair de lucidité, mais quelque chose en toi refuse de rendre Chad responsable de la mort d'un homme, qu'il soit coupable ou non. Ta conscience à toi n'a plus rien à perdre, elle n'en est ni à son première cadavre, ni en état de jamais redevenir quelque chose de stable. La sienne, pour ce que tu en sais, a plus à perdre d'être celle qui donnera le coup mortel.

C'est ici que s'achève une histoire d'inimitié désastreuse. Un jour, un flic arrête un malfrat ; le lendemain, le malfrat se venge et le cercle vicieux ne s'arrête qu'avec la mort de l'un des deux protagonistes. C'est ce qu'on appelle la loi du plus fort. Entouré de ses camarades, Perry a oublié d'estimer son adversaire à sa juste valeur mais comment lui en vouloir ? Personne, même pas toi, n'aurait pu prévoir que l'homme de ta vie serait capable de ce genre de folie pour venir en aide à ton âme torturée. Allez, qu'on en finisse et que ce cadavre aille rejoindre les morceaux de toi mort par sa faute. Demain, il n'y aura plus qu'à reconstruire les murs de ta maison à l'effigie de Chad, avec tellement d'amour et d'admiration que plus jamais tu ne te sentiras menacé par quelqu'un. De ça, tu en es certain.




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MessageSujet: Re: ISAAK + back to black.   Sam 23 Juin - 18:04


Ce n'est qu'au moment où la main d'Isaak se pose contre sa joue que Chad sursaute et se rend petit à petit compte de ce qu'il est en train de faire. Mais il est trop tard pour faire marche arrière, le corps de Perry est ruiné par sa violence tandis que le sien recouvert d'un sang qui ne lui appartient pas. Sa victime ne faisait pas le poids face à son imposante carrure mais surtout sa haine viscérale. N'importe qui serait tombé face au Minotaure. Ses muscles se tendent et il se sent prêt à battre Isaak, lui faire subir le même sort, perdu dans les griffes de son enfer personnel mais ses yeux l'empêchent de partir dans ce cercle vicieux. Un gémissement quitte ses lèvres, soulagé de percevoir son homme dans ce moment difficile, réconforté de le sentir si proche de lui pour partager ce crime. Seul il ne saura jamais le supporter. Même à deux, ses neurones s'emmêleront les uns aux autres et l'avenir n'a jamais été aussi incertain qu'à cet instant. Chad connaît le potentiel de la bête vivant en lui, la facilité avec laquelle il lui arrive parfois de dérailler. Et si elle devenait accro ? Comme la vieille légende qui dit qu'il faut euthanasier les chiens qui ont goûté au sang.
Est-ce qu'Isaak ferait mieux de le tuer lui aussi ? Et s'il devient un monstre ingérable à son tour ?
Alors pourquoi même à cet instant, une part de lui ne rêve que d'offrir de la tendresse à l'homme qui l'aime ?
Qu'est-ce qu'il lui arrive ?

Sa voix le fait resserrer un peu plus sa prise sur la matraque alors qu'il peine à lui donner le relais. Il a la sensation que s'il ne va pas jusqu'à la fin, son homme ne le verra pas comme un être digne de lui. Il craint de voir l'être qui l'aime l'accuser de ne pas avoir été au bout des choses et se sent frissonner de tout son être. D'abord, il repousse Isaak pour l'empêcher de le toucher, de le convaincre de ne pas continuer. Le coup qu'il met dans l'entrejambe de Perry ne fait qu'alimenter le feu intérieur. Je veux le faire. Pas je vais le faire mais je veux. Comme une nécessicité, un besoin presque vital de donner l'ultime coup pour devenir divin aux yeux de son mari. Tout n'est alimenté que par son besoin d'amour. Les mains tremblantes, la matraque part donner un nouveau coup entre les cuisses de Perry pour lui fracturer le bassin, être certain que plus aucun désir ne traversera cet organisme avant de partir.
Et alors qu'il est réduit à l'état de chair agonisante, Chad se surprend à le détester, à lui en vouloir d'avoir détruit Isaak comme s'il n'était rien. Des larmes de rage font des tranchées sur ses joues, nécessaires pour l'empêcher de déconner royalement, de ne pas se retourner contre sa propre personne.

Perturbé, perdu entre la réalité et le passé, son corps lacéré par la haine attrape un couteau à portée de main pour l'enfoncer brutalement dans le torse de Perry. Ses forces sont décuplées à un point où il ne sent plus les os sous la lame. Au bout de trois coups, alors que le connard ne bouge plus, le corps de Chad se met subitement à trembler. Pris d'une vague d'effroi qui le traverse, le colosse recouvert de sang cherche du regard Isaak pour revenir dans ce garage. La caresse du froid sur sa joue est si douloureuse qu'il prend entre ses bras son homme pour le serrer contre lui et s'excuser d'une voix brisée. Je suis tellement désolé. Pour tout ce que ces types lui ont fait, pour tout ce qu'il a été obligé d'accepter sans jamais se retourner. Il est désolé de ne pas avoir été là. Désolé de ne pas être suffisamment à la hauteur pour absorber tous ses maux. Son corps est une éponge mais sa capacité d’absorption ne suffit pas encore à tout aspirer. Et après avoir atteint un état de violence et de cruauté incomparable, l'ange revient au creux de son nid brûlé. Il est là, vole délicatement, ouvre les côtes de Chad pour se caler dans son corps et faire face à ce que son absence a laissé derrière elle.

Il s'accroche à son mari comme si son existence en dépendait. La descente de la coke lui fait tourner la tête alors qu'il prolonge cette étreinte ensanglantée pour fuir encore un peu les conséquences de ses actes. Je suis un monstre. Qu'il murmure au creux de son oreille, les larmes au bord des paupières, nouvelle vague qui s'échoue sur sa peau alors qu'il n'ose pas l'embrasser. Pardonne-moi. Ses yeux bleus perdus dans le rouge de ce sang qui commence à sécher cherchent les siens. Parce que même le plus cruel des démons ne veut qu'une chose après son voyage au coeur de l'enfer : rentrer chez lui, retrouver l'amour de celui qui le tient debout.

Dans toute la perte de ses repères, Chad parvient tout de même à tendre la main pour attraper une serviette mise à disposition et essuyer son visage. On lui a bien précisé d'utiliser celles-là parce qu'elles finiront en cendres comme le corps de Perry. Dans une heure, il ne restera plus rien de physique de son passage sur cette terre. Il terminera en poussière blanche.
Perry est l'offrande qu'il dépose sur l'autel de leur amour.



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MA RENOMMÉE DE MERDE :
MessageSujet: Re: ISAAK + back to black.   Mar 26 Juin - 18:29

Je veux le faire. Le ton sur lequel il le dit te fait reculer d'un pas, comme si tu avais senti venir ce coup de matraque dont la violence fait craquer le bassin de Perry. Tu pourrais grimacer d'imaginer la douleur que cela représente mais ne le fais pas. Tu as eu ton quota de douleur et de fractures pour une vie entière sous le règne de ce connard : il n'a que ce qu'il mérite. Malgré l'état d'aliénation dans lequel tu te trouves toi aussi, toujours hanté de flashs et de souvenirs de la taule, les larmes humidifiant le visage de Chad parvienne à t'inquiéter. Docile, tu te soumets à sa volonté, bien trop soucieux de le voir revenir de sa fureur meurtrière pour prendre le risque de le contrarier et de te faire repartir pour un tour. Sa folie destructrice à beau être un spectacle d'une beauté extraordinaire à regarder, tu sens bien qu'il est borderline et ne supporterait pas de tirer d'avantage sur le fil en s'énervant pour une connerie telle que : qui tuera ce fils de pute ? Perry ne mérite pas que l'on se batte pour lui.

La lame du couteau brille d'un éclat sordide sous la lumière incertaine du néon avant de fendre l'obscurité à trois reprises. Tu sens la chair de poule hérisser tous les poils de ton corps. Voilà, c'est fini. C'est fini et Chad se met à convulser, t'obligeant à sortir de l'état de choc dans lequel tu te trouves pour lui venir en aide. Vos corps se percutent, tes bras se referment autour du sien, sa carcasse pleine de sang te donne l'impression de supporter le poids du monde sur tes épaules. Tu lâches un soupire de soulagement qui se transforme en sanglots. Impossible de contrôler cet élan d'hystérie émotionnelle autant que de soulagement de te savoir libéré de ce fantôme. Chad est désolé, quand, pour ta part, tu n'as jamais été aussi heureux : Je suis tellement reconnaissant. C'est tout ce que tu trouves à dire tandis que des années de souffrance s'échappent de ton corps en torrent de larmes. La barrage ouvert ne semble plus vouloir se refermer tant que tu n'auras pas pleuré tout ce que tu as intériorisé de peine, de haine et de colère. Plus Chad te serre, plus tu lui rends son étreinte.

Lorsqu'il s'accuse d'être un monstre, tu t'en trouves scandalisé et prends sur toit pour refaire surface, arracher la serviette de ses mains pour venir l'embrasser à perdre haleine. Il y a tellement de gratitude, de désespoir et de passion dans ce baiser qu'il rend toute interprétation rationnelle impossible. A cet instant, tu lui vends - non, tu lui donnes - ton âme, ni plus ni moins. Chad dissipe le brouillard de ta rancœur, illumine la nuit dans laquelle tu marches depuis des années. Il a tout fait pour toi ; des petites attentions basiques à cet acte fou qui consiste à torturer et tuer un homme pour te libérer de ton passé. Quand tu l'embrasses, tu sais que tu embrasses un homme qui est aussi une bête, ce qui te convient parfaitement. S'il faut mettre des mots sur tout, alors il te faut plaider coupable : toi aussi tu es un monstre. Ton corps se plaque au sien, tes mains s'emparent de son visage, étalent le sang dans ses cheveux coupés courts lorsqu'elles passent sur ton crâne. Tu ne retiens rien de cette pulsion dégueulasse qui se nourrit à la fois de ton amour, de ton admiration et du goût du sang sur ses lèvres. Ta peau donne l'impression d'avoir envie de fusionner avec la sienne à travers ces vêtements qui te dégoûtent mais que tu t'interdis d'arracher parce que tu sais que ton ange a besoin de toi et non de tes démons, en cet instant. Alors tu cesses de lui repeindre la palet et colles ton front au sien, comme vous avez l'habitude de le faire lorsqu'il est question de complicité et de soutien.

- Je ne t'en veux pas de ne pas avoir été là plus tôt et je te remercie d'être là, aujourd'hui. C'était lui le monstre, il a mérité ça. Tes bras l'entourent à nouveau, ta tête se pose contre sa poitrine, tu l'entraînes dans une étreinte qui le berce et le cajole. Paupières fermées, tu apprécies mieux le calme de la mort à vos pieds, répandant le sang de Perry en flaque sombre et poisseuse. A tes yeux, Chad n'a rien à voir avec les autres monstres que tu connais et pourtant dieu sait que tu en as vu passer. Devant toi, sur toi, derrière toi ... Toute une collection d'êtres dégueulés des enfers dont Perry tenait le rôle de prince. Avec sa mort, c'est un pan de ton histoire qui peut enfin faire son deuil et se voir classé aux archives du " ni chaud ni froid ". Même le souvenir de Nero tombe dans le sillage de ce porc cané à tes pieds. Tu te sens si léger que tu peux pour la première fois depuis ta sortie de prison parler d'une véritable libération. Tout ça, tu le dois à Chad et tu ne sais pas comment le lui faire comprendre autrement qu'en te reculant un peu de lui pour l'obliger à te regarder dans les yeux.

- Je t'aime ... Ton regard tombe sur la masse informe qui vous lie dans le crime comme dans l'horreur de ce dont l'un et l'un est capable de pire. Tu réalises que vous venez de partager un moment que peu de personnes au monde ont déjà partagé avec leur moitié. Curieusement, tu en tires une certaine satisfaction. ... A la folie. Il faudrait que tu penses à le mentionner dans tes vœux.

Dans la joie comme dans la peine ; dans la santé comme dans la maladie ; dans la vie comme dans la mort et dans la raison comme dans la folie. Tu l'aimes quoiqu'il arrive. C'est sûrement ce qui fait de toi un type aussi taré que lui.




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