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MessageSujet: Big girl don't cry + Dalya   Dim 17 Juin - 22:49

Big girl don't cry + Daliria
Elle danse la belle brunette. Elle danse, ondulant ses hanches au rythme de la musique. Elle danse comme s’il n’y avait pas de lendemain. Elle danse. Elle se laisse tomber sur le canapé de son salon, alors que la vieille voisine vient taper dans sa porte pour lui sommer de fermer la musique. Encore. Elle soupire, repoussant d’une main sa chevelure puis elle baisse le volume de la chaîne stéréo. Elle maugréa dans sa barbe puis elle se leva, se dirigeant vers sa chambre, bouteille d’alcool à la main. Ce n’est plus l’Italie. Ce n’est plus le grand hôtel. Ni la grande villa où elle logeait. Il y avait des règles. Elle doit s’y faire. Les respecter. Elle se change, enfilant milles et une tenue, toutes plus ternes les unes que les autres. Elle soupire, puis elle enfile cette petite robe noire. Le classique. Un coup de rouge sur les lèvres et elle est prête pour le départ. Les cheveux en bataille, le manteau sur le bout des doigts, les escarpins qui claquent. Elle sort de son appartement, verrouillant derrière elle.  Musique en tête, elle marche, sans se soucier des regards qui se posent sur elle, alors qu’elle traverse le couloir. Elle appuie sur le bouton de l’ascenseur, prête à s’y engouffrer. Le nombre des étages qui défile, elle s’enfile une petite pilule de bonheur. Celles qu’elle aime tant consommer.  Celles qui lui donne l’impression de ce sentir vivante au travers les déboires de sa vie. Elle sort, enfilant son manteau sur ses frêles épaules. Sac à la main, elle siffle un taxi, avant d’envoyer balader un mec qui passe par là. Polie à souhait. Elle grimpe dans le taxi, demandant au chauffeur de l’apporter à n’importe quelle boite de strip, question qu’elle puisse admirer la beauté américaine. La course payée, elle sort, marchant vers l’entrée. Le vigile la fixe un instant, lui demandant ses pièces d’identités. Elle hausse un sourcil et elle les tend, même si ce faire carter est loin d’être une habitude chez elle. Ileiria… C’est une princesse moderne. Celle qui aime bien paraitre, mais qui est assez indépendante, qui n’a pas besoin d’un cheval blanc.

Elle avance dans la place, regardant autour d’elle, fascinée. Elle adore voir le corps des femmes ondulés sous la musique. Elle aime la sensualité des gestes qu’elles posent. Trouvant enfin une place, elle retira son manteau, avant d’asseoir son royal derrière de bourgeoise sur la chaise. Menton bien appuyé contre la paume de sa main gauche, elle admire la manucure de sa main droite, alors que la serveuse de pointe à sa table. Elle lui demande le meilleur champagne de la place, tendant sa carte de crédit. Merci papa. C’est à se moment qu’elle la voit. Là, sur scène. La blondeur des cheveux, la taille fine, les traits qui sont loin d’être occidentaux. Son cœur manque un bond. C’est un fantôme. C’est assuré. Elle n’avait plus eut de nouvelles depuis des mois… Elle croyait qu’elle était tombée au combat, comme bien d’autres. Les larmes au bord des yeux. Elle va chialer, comme une gamine. Le cœur qui bat de plus en plus vite, elle se lève, renversant sa chaise. Elle contourne la table. « Dalya! » Elle s’avance dangereusement vers la scène, mais elle ne l’atteint pas. Un bras musclé lui encercle la taille, la soulevant. Elle se débat, mais rien à faire. Il fait un bref arrêt à sa table, attrapant son manteau et son sac puis la ramène vers la sortie. « Non! Dalya! » Le videur la posa doucement en avant, ignorant ses protestations. Son cœur qui bat de plus en plus. Elle enfile son manteau, essuyant ses yeux du revers de la main. Elle reste là, comme une gamine. Comme une gamine qui a perdue sa mère dans le magasin de jouet… Au moins… Dalya est vivante.
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Dernière édition par Ileiria Bastos le Mer 20 Juin - 18:03, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Big girl don't cry + Dalya   Mar 19 Juin - 20:03

Une nuit comme les autres, ou presque. Dalya s’était arrêtée aux toilettes pour cracher son dentifrice. Ramadan était terminé mais elle devait rattraper quelques jours de jeûne alors qu’elle avait dû manger avant sa performance. Bien que personne ne l’approcherait d’assez près pour observer la blancheur de ses dents ou la senteur de son haleine, elle préférait qu’au moins une partie d’elle soit propre dans cette histoire. Elle croisa une de ses collègues qui lui arrangea sa coiffure au passage avant de lui claquer ses lèvres sur sa joue rebondie. Un passage par le coin maquillage pour accentuer ses prunelles aux couleurs de l’océan et elle vérifia une dernière fois que sa tenue était en place. La musique vrombit et elle fit ses premiers pas sur la scène. Ses courbes ondulaient sous le peu de vêtements qu’elle portait. Elle se rappelait des conseils de Saul quelques jours auparavant. Délicatesse et volupté. Jouer avec le spectateur pour lui faire sentir qu’il était le seul à la regarder, qu’elle ne dansait que pour lui. Elle fait face au public, mais elle ne le voit pas. Elle capte des regards qu’elle ne croise pas vraiment. Elle laissa négligemment un vêtement tomber sous les sifflets de gros porcs qui profitaient du spectacle. Depuis quelques temps, elle arrivait presque à ne plus les entendre, à laisser une carapace la protégeait de ces rappels de la honte qu’elle fait à sa famille en dévoilant son corps à des hommes qui ne la possédaient pas. Elle ne préférait pas savoir ce qu’ils faisaient à leur table et se concentra sur la musique et sur ses longues jambes qui tanguaient encore un peu sur des talons qu’elle n’avait définitivement pas l’habitude de porter.

Pourtant, malgré le vacarme ambiant, elle l’entendit clairement, comme s’il avait été hurlé à son oreille. Dalya. Son prénom, qui tranchait avec les remarques salaces des autres clients. Son prénom prononçait comme dans sa langue maternelle. Elle fronça subtilement les sourcils, perdue dans son show. Son regard bleu tenta de passer outre les lumières qui éclairaient son visage doux pour apercevoir l’envers du décor dans lequel elle évoluait. Et soudain, des traits du passé se dessinèrent. Son corps tressauta alors que son cœur s’arrêtait de battre pour reprendre à une cadence infernale. Le poids de souvenirs qu’elle essayait d’enfouir s’abattit sur elle tandis qu’un des vigiles faisait reculer l’importune qui s’était un peu trop approchée de la scène. « Ileiria ? », mimèrent ses lèvres rougies par le maquillage qu’elle portait lourdement pour ses prestations. Elle n’était pas sûre, la blondinette, de ce qu’elle venait de voir, tout était devenu flou dans sa tête. Toutefois, rares étaient les personnes à l’appeler de cette façon. Elle finit sa performance en tâchant de retourner dans son personnage, pour ne pas subir de représailles, mais à peine la dernière note sortie et la lumière baissée, elle courut comme si sa vie en dépendait, aussi vite que pouvaient lui permettre ses talons aiguilles. Elle passa dans la loge sous le regard surpris de ses collègues à qui elle n’avait adressé que son air paniqué. Certaines posèrent des questions, mais elle n’y répondit pas. Elle n’entendit rien d’autre que son palpitant qui tambourinait dans sa poitrine. Rhabillée rapidement avec le peignoir qui lui servait entre deux représentations, elle fonça vers la sortie, zieutant les alentours pour la retrouver. Peut-être que le fantôme était déjà parti, même si, dans son for intérieur, elle espérait que non. Pas une nouvelle fois. Et finalement, elle la repéra, avec ses airs du Sud de l’Europe. Les souvenirs des vieilles photos qu’elle avait gardées avant qu’une bombe ne la force à tout abandonner lui revinrent. Elle oubliait rarement un visage, la Syrienne. Elle s’approcha en resserrant les pans de tissu qui cachaient son corps presque nu et ouvrit la bouche. « Ileiria, c’est toi ? », l’interrogea-t-elle en arabe, la voix remplie d’espoirs trop longtemps brisés.


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MessageSujet: Re: Big girl don't cry + Dalya   Mer 20 Juin - 18:24

Big girl don't cry + Daliria

Ça l’aurait pu être une soirée reposante. Une belle petite soirée où elle aurait bu, sans ce soucier de quoi que ce soit. Elle aurait aimé que le passé ne la rattrape pas. Pourtant, elle se souvenait de la petite blonde qui avait passé la porte du palace que son père louait en Syrie. Rapidement, les deux jeunes filles s’étaient liées d’amitié. Elles avaient apprit à communiquer du mieux qu’elles le pouvaient. Peu à peu, Dalya avait appris l’Arabe à Ileiria et la brunette avait tenté, à plusieurs reprises, d’apprendre l’italien et l’anglais à son amie… Sans réel succès. La brunette avait donc commencée à écrire en arabe, afin de pouvoir échanger des lettres avec son amie. Les gamines avaient échangés pendant de longs moments, vivant les déboires de l’une et de l’autres à distance. Puis du jour au lendemain, plus aucunes nouvelles venant la Syrie. Bien qu’Ileiria se tenait au courant de la situation, elle ne pouvait concevoir que son amie était décédée. Elle avait peu à peu tombée dans une sorte de mélancolie, gardant chaque lettre dan une petite boite en bois. Elle voulait s’assurer que sa mémoire ne lui fasse pas défaut. Elle ne voulait surtout pas oublier la beauté de la calligraphie de son amie. En vrai, Dalya était devenue une confidente, une amie qu’elle ne pouvait plus se passé. Un membre de la famille à part entière. Chaque fois que son père partait pour la Syrie, Ileiria le suivait, prête à revoir son âme-sœur amicale. Le choc qu’elle avait eut lorsqu’elle avait vu les images du village décimé. Elle s’était enfermée pendant plusieurs jours dans sa chambre, à pleurer. Et graduellement, elle avait entreprit sa prise de drogue plus dure…

Face à cette scène, elle ne pouvait détacher son regard du corps à demi-nue de son amie. Elle avait un moment de dégout. Comme si elle allait vomir. Mais où étaient passées les principes de son amie? Où était passée la Dalya, celle qui prônait sa religion? Jamais elle n’aurait osée s’effeuiller pour quelques billets… Du moins, c’est ce qu’Ileiria pensait. Le cœur était bien plus fort que la tête. Elle se levait, s’approchait de la scène, mais elle était trop proche. Trop dérangeante pour les autres clients. Elle se fit donc mettre dehors de la bâtisse. Là, devant, à chialer comme une gamine, elle ne pensait qu’à retourner à l’intérieur pour la maudire, mais elle n’eut pas le temps. Elle entendit son nom. Un son si doux à ses oreilles. Elle fixa Dalya, simplement vêtue de son peignoir. Elle prit une profonde inspiration. La rage grimpait en elle. D’un pas décidé, elle s’approcha de son amie –qu’elle croyait morte- et elle la gifla, sans ménagement. « Alors c’est ça! Tu disparais pour devenir une pute? Moi qui croyait que je comptais pour toi! Je te voyais comme… Comme une sœur! Merde! » Elle avait essayer de baragouiner du mieux qu’elle le pouvait, en arabe. Elle était folle de rage. Et pourtant, si heureuse de la voir en vie. Elle la fixa quelques secondes, avant de se jeter dans ses bras, la serrant fort. « Je te pensais morte… J’étais anéantie… Pardonne moi… Mais bon sang Dalya… Si tu avais besoin d’argent, tu aurais dû m’écrire, ou même m’appeler! Tu sais bien que je t’aurais aider!» Elle se recula pour la regarder. « Et tu manges? T’as vu comment tu es maigre? Tu te fais vomir? » C’était plus fort qu’elle… Même si Dalya était la plus vieille des deux, la brunette ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter pour elle.

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MessageSujet: Re: Big girl don't cry + Dalya   Sam 23 Juin - 3:50

Dalya en avait perdu de vue des personnes qui lui étaient chères. C’était presque devenu une affaire quotidienne au fur et à mesure que son pays s’enfonçait dans une guerre dont il était aujourd’hui impossible de savoir quand elle pourrait bien se finir et qui aura le dessus sur les autres. Une guerre à plusieurs camps, une des pires pour les populations innocentes qui ne savaient plus vraiment qui était là pour leur bien et qui ne voulaient que les décimer. La rencontre avec Ileiria avait été des plus surprenantes, leur relation par la suite d’autant plus. Aziza qui avait réussi à obtenir ce travail pour ce riche politicien italien alors qu’elle était encore enfant. Les heures qu’elle avait fini par passer dans ce palace bien plus grand que tout ce qu’elle connut par la suite. Contre toute attente, lorsque les Bastos étaient retournés dans leur belle Italie, les deux fillettes avaient continué à correspondre. Encore plus étonnant, elles avaient tenu tout au long de l’adolescence, jusqu’à ce fameux jour de 2012. Là, dans la précipitation du départ, tout avait été laissé derrière la famille syrienne. Les lettres et les photos. Mais les souvenirs étaient restés intacts, bien que l’espoir de pouvoir à nouveau communiquer avec son amie s’était petit à petit essoufflé.

Finalement, le destin avait été généreux avec Dalya, pour une fois. Mais il était surtout joueur, en la mettant dans une position délicate. Autant elle avait espéré retrouver son amie d’enfance, autant elle aurait préféré la revoir dans d’autres circonstances qu’en agitant son corps un peu trop frêle et si peu vêtu devant des inconnus pour quelques billets verts. Mais elle ne voulait pas la perdre à nouveau, elle voulait au moins essayer, quitte à la voir disparaître à nouveau sous ses yeux et ne plus jamais la revoir. Elle avait déjà fait son deuil de toute manière. C’était pour cette raison qu’elle s’était précipitée à l’extérieur pour rattraper son passé. Pour cette raison que son cœur tambourinait si fort qu’elle avait l’impression que le Bronx entier pouvait l’entendre battre. Pour cette raison qu’elle avait laissé échapper son nom avec un espoir comme jamais elle n’en avait eu. En croisant son regard, elle savait que c’était elle et une chaleur l’enveloppa malgré la fraîcheur de la nuit. Une chaleur qu’elle n’avait plus connue depuis quelques années et qui lui faisait tellement du bien. Mais cette chaleur fut de courte durée lorsque la jeune femme en face d’elle s’approcha et lui assena une gifle à laquelle la blondinette ne s’attendait pas – et pourtant, elle avait déjà imaginé des dizaines de scénarios pour ces retrouvailles. « Je… », commença-t-elle sans jamais pouvoir finir. Elle était sous le choc des retrouvailles, de la gifle qui venait brûler sa joue et des paroles crues de son amie. Une pute. Pour Ileiria, Dalya était devenue une pute. L’insulte la frappa de plein fouet.

Changement d’ambiance, l’Italienne venait de la prendre dans ses bras, renversant complètement son attitude des précédentes secondes et déstabilisant la Syrienne. Elle passa ses longs bras autour du corps de son amie et la chaleur lui revint. Elle fit de son mieux pour ne pas laisser couler les larmes, mais elles étaient plus fortes. Elle la laissa parler. Ileiria la croyait morte et ça l’avait anéantie. La blondinette fut étonnée de voir que le massacre de son village était parvenu jusqu’en Europe, vu que personne n’était venu empêcher cela ou punir les auteurs de cet acte odieux. À l’époque, la brunette lui avait toujours écrit dans ses lettres qu’elle serait toujours là pour aider Dalya, peu importait la forme. Et elle le lui rappelait en 2018.

L’étreinte s’interrompit et la stripteaseuse laissa son amie l’observer, non sans une gêne flagrante. « Non non, je me fais pas vomir… Je rattrape quelques jours de jeûne, c’est difficile de manger correctement pendant Ramadan… » Toutes les tentations étaient là, à toute heure de la journée. Et puis le soir, elle devait travailler. Par chance, Paradis était généreux et tolérant et la laissait travailler à mi-temps, mais elle n’avait pas vraiment mangé à sa faim pendant ce mois sacré. Elle n’avait d’ailleurs vraiment mangé à sa faim que depuis quelques mois, après de longues privations qui avaient laissé des séquelles sur son corps. « Je suis si heureuse de te revoir Ileiria… », lâcha-t-elle finalement avec la plus grande sincérité du monde. Retrouver quelqu’un perdu de vue était toujours une sensation galvanisante. Retrouver quelqu’un après avoir vécu l’enfer et penser ne jamais la revoir était une sensation extraordinaire et la Syrienne retrouvait peu à peu espoir. « J’ai voulu donner des nouvelles, mais on est partis vite après le massacre de mon village… J’ai pas eu le temps de prendre toutes mes affaires et puis… » Et puis elle n’avait pas retenu l’adresse et elle n’avait emmené que quelques vêtements et des vivres pour survivre au voyage. Elle était trop occupée à sauver ses frères et sœur. À échapper au régime. À transporter des sacs dont elle ignorait le contenu. À vendre une partie de sa pureté pour survivre. « Mais qu’est-ce que tu fais dans le Bronx ? » Ce n’était pas un quartier pour Ileiria, pour sûr. La jolie brunette était plutôt faite pour Manhattan, Dalya en était certaine. Bien loin de ce coin miteux qui pouvait rappeler la Syrie au début des conflits.


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