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MessageSujet: Chill, au lieu de bosser. (Feat. Makayla)    Dim 27 Mai - 9:14
Garde de nuit. Tu termines de désinfecter le sol blanc, brillant. En attendant que ça sèche, tu t'affales dans ton siège, pied sur ton bureau. Tu soupires en baillant, tu t'étires en même temps et tu regardes l'heure. Le boulot vient à peine de commencer, t'as déjà envie de te barrer. Si tu partais, personne s'en rendrait compte, t'es entouré de cadavre de toute façon, c'est pas eux qui vont te balancer. Le mélange d'odeur, le mixe entre l'odeur de la mort et l'odeur du formol, t'as l'habitude maintenant. T’espères juste qu'on va pas te ramener un nouveau macchabée sur les bras, cette nuit. T'as pas envie de bosser, tu joues sur ton portable, en attendant. Grand silence. Toujours un peu trop pesant, ce silence. Tu vas sur YouTube et tu mets un peu de musique. C'est pas tes petits pensionnaires qui vont s'en plaindre, hein?

Tu remues un peu la tête, tu danses un peu sur ta chaise. T'es à fond dans ta musique et ton jeu de puzzles, un genre de Candy crush. Tu sursautes en entendant une porte s’ouvrir et se fermer, au fond du grand couloir. Tu coupes la musique rapidement et tu bascules la tête en arrière, en soupirant bruyamment. Et putain de merde... Voilà quelqu'un. T'entends pas de table à roulette couiner, déjà on te ramène pas un cadavre. Le sol est sec maintenant, depuis le temps. Ça te fait chier, t'as pas envie de bosser aujourd'hui. Tu passes la tête a travers la porte de ton bureau de conciergerie.

Tu fais un grand sourire, en remarquant que c'est Makayla. Elle, ça va, tu veux bien la voir. Ça va te faire du bien justement, de la voir un peu. Parce que en ce moment, c'est pas la joie, dans ta vie de merde. "Salut Mak!", que tu dis en t'approchant d'elle et en lui faisant la bise. "Toi aussi t'es de perm cette nuit?", que tu chuchotes. Tu as pris l'habitude de discuter tout bas, ici. Pourtant tu vas déranger personne. Si y'en a bien une qui peu comprendre ta flemme, c'est elle. Tu lui fais signe d'entrer dans ton bureau, tu t'affales à nouveau dans ton siège.

Y'a des gens que ça dérange de venir ici, des collègues, t'en a vu défiler, il reste pas bien longtemps, dans le coin. Faut dire que d’être entouré de mort, c'est un concept. Ça t'inspire pour tes films, un peu. Mais y'en a qu'on pas le cœur assez bien accroché pour supporter l'odeur de la mort, le formol et le froid ambiant. Ouais, t'es entouré de cadavres enfermés dans des petits frigos, finalement. C’est spécial, quand on y pense. Mais Makayla est tellement space, que ça à pas l'air de la déranger. Ça te plait bien, ça.  




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MessageSujet: Re: Chill, au lieu de bosser. (Feat. Makayla)    Sam 23 Juin - 13:00
Elle détestait les gardes de nuit. A vrai dire, elle détestait toutes les gardes qu’elle devait faire à l’hôpital, mais les rares fois où l’on avait eu le courage de lui en donner une nocturne, elle pouvait sentir chaque cellule de sa peau se contracter sous l’effet de la colère. Elle avait tellement mieux à faire pendant la soirée, comme par exemple sortir au bar, regarder les filles danser, en ramener une à la maison, finir la bouteille qui traînait dans son salon. Au lieu de ça, elle devait aller se plaindre à l’infirmière qui faisait les plannings, pour n’en tirer aucun résultat, comme d’habitude, puisqu’au bout d’une heure de lamentations pour échapper à son devoir, c’était dans les couloirs du sous-sol fraîchement lavés que retentissaient le claquement énervé de ses talons. Et elle était sure que tous les macchabées étaient en ordre, déjà ouverts et refermés, et qu’elle passerait la nuit à attendre, « au cas où », comme dirait l’autre, que rien ne se passe. Et depuis que Camille était parti on ne sait où pour la laisser seule avec les incapables de l’hôpital, elle n’en finissait plus de se languir de sa petite morgue du commissariat, où, au moins, on la laissait seule faire son petit business. Pourtant, elle était mauvaise langue. A peine avait-elle finit de mentalement se plaindre de l’endroit que la voix du concierge l’interpella depuis sa petite loge, située juste avant l’entrée de la pièce maudite. « Jae ! » On pouvait presque l’entendre soupirer de soulagement en s’exclament le nom du jeune homme, presque un gamin pour elle, alors qu’elle le saluait d’une manière qu’on ne lui connaissait pas – mais ce soir il était comme son sauveur, ça valait bien un peu de familiarité. « M'en parle pas. » Elle s’affala sur le siège attenant au bureau, en profitant pour retirer ses talons qui lui entaillaient les pieds d’une grimace qui s’exprimait d’elle-même. « Et puis rien à faire pour y échapper, la harpie qui s’occupe des tours de garde ne veut rien lâcher. » Elle étira ses jambes, attrapa son téléphone ais son écran était désespérément vide, le rangea, regarda autour d’elle en soupirant avant de s’arrêter à nouveau sur le visage de Jae. « Ça va toi ? T’as une petite mine ce soir. » Elle s’était retenue de dire sale gueule parce qu’il n’y pouvait rien, s’il faisait du délit de faciès, et qu’elle le savait susceptible derrière son apparente timidité et le calme qui pouvait régner sur ses traits marqués. Elle n’était pas assez stupide pour se faire mal voir  la fois du concierge qui pouvait transformer ses gardes en enfer et du compagnon de nuitée qui l’empêcherait de mourir d’ennui. Assez tête brûlée, oui, c’en était sûr, mais heureusement pour elle, elle avait souvent ces neurones qui se connectaient à toute vitesse pour la sauver des situations délicates.



It’s like when you hear a serial killer say they feel no regret, no remorse for all the people they killed. I was like that. Loved it. I didn’t care how long it took either because I was in no hurry. I’d wait until they were totally in love with me. Till the big saucer eyes were looking at me. I loved the shock on their faces. Then the glaze as they tried to hide how much I was hurting them.  And it was legal. I think I killed a few of them. Their souls I mean.
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