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MessageSujet: Des mots déposés pour te retrouver (Karver)    Sam 19 Mai - 2:32
LIZZ
&
KARVER

DES MOTS DÉPOSÉS POUR TE RETROUVER
Feuille chiffonnée entre tes doigts, un peu déchirée, comme si on avait voulu s’en débarrasser. Mais tu l’as récupéré, tu l’as lu par curiosité, avant de recommencer et d’aimer ces quelques mots griffonnés. Histoire triste d’un homme à la vie complique, petit cœur que tu aimerais soigner. Alors tu t’es décidée de recopier des morceaux de phrases pour tenter d’attirer l’attention de ce garçon, de découvrir son identité. C’est bien la première fois que tu fais mais tu as été comme envoutée par sa plume. Tu t’es laissée embarquer dans un voyage dans le temps mais tu t’y es surtout retrouvée. Tu avais l’impression de revivre ton histoire mais au masculin. Il a perdu sa mère, toi ton père. Un paternel peu présent, une mère complètement absente. Des points communs qui t’ont causés bien du chagrin. Tu t’es donc demandée si tu te devais le retrouver pour en discuter, pour tenter de partager ton histoire avec cet homme pour lui permettre d’avancer.
Descendant dans le hall pour placarder tes petits mots, tes petites recherches, tu t’imagines le physique de l’homme qui aurait bien pu jeter ce brouillon. Est-ce qu’il était en colère à ce moment là ? Est-ce que la feuille s’est juste envolée, ignorée par l’auteur et chiffonnée après ? Peut-être aussi. Puis tu penses au physique de cette personne tant recherchée. Ton esprit dessine un homme aux cheveux grisonnants, qui a décidé d’écrire ses mémoires avant qu’il ne soit trop tard. Tu essaies de te souvenir des nombreux visages que tu as croisés depuis ton arrivée pour tenter de connaitre l’identité de cet écrivain inconnu mais tout reste flou.
Les premiers mots sont accrochés, petit sourire aux lèvres qui prouvent ta satisfaction. Tu espères alors qu’il appellera, le garçon. Tu relis une dernière fois ton petit mot, lisant à voix haute cette phrase qui te bouleverse tant "J’aime le mouvement et pourtant je stagne depuis plus de vingt ans…" Tu te pensais toute seule mais tu ne l’as pas entendue venir. Tu n’es plus seule dans le hall, tu le sens. Tu te retournes, gardant ce sourire aux lèvres qui s’affiche depuis quelques minutes maintenant et lance à celui qui vient d’apparaitre. "C’est joli comme citation, n’est ce pas ?" Ne te doutant pas une seule seconde de la personne que tu avais devant toi.
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MessageSujet: Re: Des mots déposés pour te retrouver (Karver)    Sam 19 Mai - 14:22
Des mots déposés pour te retrouver
J'aime le mouvement.


Encore raté. Karver s'usait les doigts sur le papier et le cul sur sa chaise depuis plusieurs heures à tenter de coucher ses pensées sur ces feuilles volantes qui retapissait le bureaux et le sol l'entourant. De pales copies de Bret Easton Ellis, des poèmes râtés, finalement il écrira sa vie. La seule chose qu'il sache faire, logique, pour un égocentrique qui connaît si peu les autres.
Encore raté. Le guépard essayait vaguement de parler des femmes, de sa mère, de ses frères. Rien d'intéressant. Même s'il savait que personne ne le lirait, Karver restait attaché à ce que sa plume plaîse à ce lecteur idéal, inconnu et inexistant.

Karver se ralluma une cigarette et fixa le cendrier débordant sur ses brouillons. Sa vie était résumée. Il se pencha vers sa feuille : je suis un cendrier dégueulant des paroles en l'air sur des feuilles volantes. Celle-là n'était pas trop mauvaise, il la mis de côté et s'attela à parler un peu de son enfance. Une ébauche de sa vie, qui parlait de Nero, de sa mère. De fringues et de clopes. Des pages s'entassèrent avant qu'il ne les envoya valser sur le sol d'un revers de la main. Encore raté.

Il se releva et piétina son œuvre en glissant un CD de Simon & Garfunkel dans le lecteur. Ça finira bien par venir, à un moment ou un autre. L'air las – plus las que d'habitude, il descendit les escaliers quatre à quatre et finit par sentir quelque chose sous sa pompe. Une des feuilles l'avait poursuivi. Karver la relit de travers et la roule en boule. Il tenta un panier dans la poubelle du hall avec cette balle improvisée dont les premiers mots restaient apparents, comme une injure à son inspiration C'était là la mélodie du quotidien...
Il jura en la voyant chuter mollement sur le sol et passa la double porte vers l'épicerie du coin, celle qui reste ouverte pour l'alcool des désespérés nocturnes. Il traversa la rue comme un oiseau de nuit, sa fourrure donnant l'illusion d'un aigle-harpie un peu chelou et ressortit avec une bouteille de Jaggermeister et un pack d'energy drinks. Un plateau de shooters pour se donner du courage, pourquoi pas ?

Il repassa les doubles portes du Parking en sens inverse, la clope toujours au bec et se dirigea vers sa boîte aux lettres où s'entassaient les courriers depuis plusieurs jours. Il les feuilleta et les fourra à nouveau dans leur emplacement initial. Un bruit le perturba dans son geste et il laissa chuter sa cigarette et l'écrasa du pied, redoutant de s'attirer les foudres de la concierge si elle découvrait que c'était lui qui enfumait le hall depuis tout ce temps. Rien de tout ça, et c'est avec un léger soulagement qu'il constata que cette visite imprévue n'était que celle d'une voisine en train d'accrocher quelque chose sur le tableau de liège. Même de dos elle semble souriante. Parti pour finir sa route et vider ses bouteilles, Karver se retrouva figé en entendant ces mots :

- J'aime le mouvement et pourtant je stagne depuis plus de vingt ans.

Personne n'avait jamais lu ce qu'il écrivait. Il s'insulta intérieurement de ne pas avoir cramé cette feuille collée à sa pompe. On ne peut pas dire que Karver avait honte de ce qu'il faisait – il en était même assez fier, mais de là à se faire lire... La jeune femme se retourna, surprise à son tour mais tout de même souriante. Karver essaya de lui rendre mais ne put que grimacer un sourire de coin.

- C'est joli comme citation, n'est-ce pas ?

Il observa vaguement l'autre avant de répondre, il l'avait déjà croisé une ou deux fois, ce visage l'avait interpellé, avec ses petits airs d'Uma Thurman. Il se dit qu'il oublierait cette histoire en se lançant Kill Bill dès qu'il aurait franchi sa porte. Pourtant, savoir que ses mots avaient plu le poussa à répondre sans vraiment réfléchir.

- Pas mal. Mais je préfère celle-là : « L'été battait son plein et il faisait 33,5 sous ma chape de plomb. »

Il jeta un coup d'oeil violent à son propre reflet dans les vitres de la porte. Mais quel con je fais, putain.

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MessageSujet: Re: Des mots déposés pour te retrouver (Karver)    Mar 5 Juin - 2:13
LIZZ
&
KARVER

DES MOTS DÉPOSÉS POUR TE RETROUVER
Ta voix résonne dans le hall comme si tu tentais d’interpeler celui qui a écrit ces mots. On dirait presque une poésie quand tu lis à haute voix cette phrase que tu trouves jolie. Tu t’es tournée vers celui qui farfouillait dans sa boite aux lettres pour lui demander son avis. Tu espères pouvoir faire profiter à d’autres cette plume que tu trouves magnifique, envoutante.  Mais tu ne t’attendais pas à une telle réaction du garçon.
Il ne s’est pas approché, il reste assez éloigné. Il n’a pas lu la petite feuille que tu viens d’afficher et cite des mots qu’il connait par cœur. Il les a prononcés avec bien plus d’intensité que tu as pu le faire. Ca te fait frissonner, tu es toute émerveillée. C’est donc lui, ton écrivain inconnu. Tu jettes un œil au jeune homme qui a l’air de se sentir mal à l’aise. Est-ce que ça le gêne ? Est-ce que tu le gênes ? Peut-être qu’il voulait garder ses mots pour lui, que c’était comme une sorte de journal intime et tu as lu un passage de sa vie sans lui demander l’autorisation. Alors peut-être qu’il t’en veut. Tu te mords doucement la lèvre, le dévisage avec tes grands yeux bleus et murmures "C’est toi qui as écrit ça, n’est ce pas..?" Tu ne souhaites pas le déranger plus longtemps, juste avoir une petite réponse. Mais l’homme est froid, renfermé. Bloqué. Tu as l’impression d’avoir réellement gaffé.  
Ta curiosité te jouera des tours, un jour. Tu t’es déjà répété plusieurs fois que tu dois t’occuper de tes affaires mais tu n’y arrives. Il y a toujours ce petit truc qui te pousse à connaitre les autres, à les aider, à presque tout savoir d’eux. Tu tentes un petit sourire pour détendre un peu l’atmosphère, pour lui montrer que tu n’es pas bien méchante, juste une admiratrice qui souhaite savoir la suite. Le début, la fin : est ce qu’il va faire un bouquin ? Ca t’intrigue, ça te pousse à le questionner. "Tu… Tu écris depuis longtemps ?" demandes-tu d’une voix douce. Tu cherches à le mettre en confiance, lui donner l’impression qu’il peut se confier. Peut-être qu’il restera l’armoire à glace qu’il est mais tu tentes le tout pour le tout. Tu t’empresses de décrocher la feuille que tu as trouvé un peu plus tôt dans la journée. Puis tu t’approches du jeune homme pour lui tendre, pour lui rendre le morceau de papier. "Je crois que ça t’appartient…"
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MessageSujet: Re: Des mots déposés pour te retrouver (Karver)    
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