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MessageSujet: Reality is for people who can't handle drugs - Slavina   Mer 16 Mai - 10:43



Reality is for people who can't handle drugs
Slavenko & Nina


    18 mai ; 00h05

La tête renversée en arrière, les yeux clos, j'offre ma gorge au type qui sniffe un rail de coke sur ma peau, sa main crochetée à ma taille. Dimitri resserre sa prise et lape les restes de poudre blanche d'un coup de langue avant de mordiller la peau de mon cou dans un grondement approbateur qui me parviendrait sans doute si les basses ne cognaient pas si fort. C'est là que je m'écarte, sans violence parce que je suis déjà bien chargée, mais fermement. Je ne supporte aucune marque sur ma peau et la seule idée qu'il puisse laisser sa trace, même superficielle, même par accident, me file la nausée. Il relève sur moi un regard interrogateur et ouvre la bouche pour protester mais je le fais taire en plaquant mes lèvres sur les siennes, hissée sur la pointe des pieds parce que malgré mes talons je suis bien plus petite que lui. Sa main dérive, glisse sur mes fesses par-dessus la jupe en jean dans une prise possessive et le baiser qui nous lie semble lui faire oublier mon refus.

Il fait une chaleur infernale dans l'immense entrepôt et je n'ai pas eu besoin de me coltiner des bas cette fois, la jupe et le débardeur me tiennent suffisamment chaud comme ça. En tout cas ça semble plaire au russe qui n'a de cesse de tenter de fourrer ses mains sous mes vêtements, et plus la drogue fait effet, moins je tente de repousser ses gestes. Le regard brillant, je m'écarte de lui en tendant la main dans un geste explicite qu'il comprend sans mal, fouillant ses poches pour en sortir un petit sachet transparent. Au lieu de me le tendre, il se penche sur moi, sa main libre sur mon menton pour m'ouvrir la bouche, l'autre glissant le papier buvard sur ma langue. Ce soir, j'essaie tous les mélanges, on verra bien ce que ça donne. J'ai déjà pris un peu de coke, fumé deux joints aussi, et bien-sûr ma main est refermée autour d'un verre de vodka dans lequel quelqu'un a probablement déjà foutu quelque chose, sinon ça ne saurait tarder.



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MessageSujet: Re: Reality is for people who can't handle drugs - Slavina   Mer 16 Mai - 20:05
Je tenais le coup. Vraiment, je tenais le coup ou je donnais le change. Je voulais me reconstruire. Je voulais faire des projets, ne pas laisser le monde s'arrêter. Même Goran n'avait rien dit et ne me chaperonnait pas parce que j'assurais ! J'avais quelques bas, mais à l'abri des regards, en privé, normal. En public, je faisais ce qu'il fallait. Je bossais, je parlais, je mangeais...

Et puis y avait eu ce matin à la laverie. Je l'avais vue. Je lui avais parlée, je l'avais vue pâlir, j'avais imaginé qu'elle m'aimait encore, et ça m'avait tellement couté que toute la journée, j'avais été un zombie. Elle était dans ma tête, dans ma peau, et j'avais mal à en crever. Bien sur que je m'étais tu, bien sur que j'avais donné le change, mieux qu'elle parce que je sais bien mieux faire semblant et mentir qu'elle, mais depuis ce matin, je ne pense plus à elle et ses yeux mangés d'angoisse et de tristesse. Je pense qu'elle m'a abandonné, je pense à sa lettre, et même au bébé qu'on aura jamais parce que j'ai pas été foutu de lui dire clairement.

Alors ce soir, quand c'est devenu intolérable, je me suis dégoté une de ces raves avec des combats, retombant dans mes travers. Mais j'ai besoin de tuer ces images qui me hantent, j'ai besoin de tuer la souffrance mentale par une autre plus physique, j'ai besoin de crever, de rugir, de boire, de sombrer, peu importe, tout plutôt que continuer à ne penser qu'à elle.

Ca fait deux heures que je suis là, grosso merdo, et je suis déjà descendu dans la fosse. Je suis chargé, de dope, d'alcool, remonté de désespoir et ma rage trouve l'exutoire qu'il lui faut. Je me suis pris quelques baffes, assez pour avoir mal, pas assez pour être ko, et chaque souffrance physique est une bénédiction. Je suis en train de trainer dans la masse qui dans quand je la vois. J'ai un sanglot, je crois à une hallucination, surtout quand ce type se penche sur elle, l'embrasse. Un cri déchire la musique, mon cri, qui se perd dans les basses et la musique trop forte. J'avance, gêné par la foule, pousse le type qui la sert de trop près avec une sensation de rage triomphante qui explose dans ma poitrine avec une violence inouïe. Il m'insulte, en russe et j'ai un pur rictus de haine en le provoquant "dans l'arène, connard"*

* en russe



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Dernière édition par Slavenko Kovacs le Mer 16 Mai - 20:48, édité 2 fois

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MessageSujet: Re: Reality is for people who can't handle drugs - Slavina   Mer 16 Mai - 20:44
​​​​​​​​​​​J'ai rencontré Dimitri il y a quelques heures à peine, dans un bar où je traînais en buvant déjà de la vodka, tout en cherchant vainement sur mon téléphone une rave à laquelle me rendre, dans un besoin viscéral de plonger pour oublier. Il a voulu m'offrir à boire et j'ai dit que je n'accepterais que s'il savait où m'emmener. Je suis très bien tombée ce soir puisque je crois que le type deale, en tout cas il a les poches pleines de sachets et c'est exactement ce dont j'avais besoin. Il ne m'intéresse pas, pas plus que tous les autres, en revanche les pilules qu'il fournit et qui me permettent d'imaginer le visage de Slavenko à la place du sien m'intéressent beaucoup. Je ne fais que ça, chercher un homme qui aurait son odeur, ou ses cheveux, la même façon d'embrasser, qui aurait le même regard, le même sourire, le même goût sur la langue... Je suis à un tel niveau de désespoir que je me contenterais même d'un type qui porte les mêmes pompes, putain. Chez Dimitri j'ai trouvé une certaine similitude, dans sa façon possessive de me toucher... Et j'ai en même temps réalisé que ça me dérangeait énormément lorsque ce n'était pas lui.

Et chaque fois que Dimitri m'enlace, je suis partagée entre l'envie rageuse de le repousser parce qu'il me serre trop fort, et ce désespoir qui me pousserait à fermer les yeux pour imaginer d'autres bras à la place des siens. Cette fois pourtant la décision ne me revient même pas parce qu'une force extérieure l'arrache à moi. Le russe se détourne de moi dans un grondement rageur et un puissant vertige me saisit quand mon regard déjà dilaté se pose sur la silhouette slave qui l'éloigne de moi. Mon cœur se met à tambouriner dans ma poitrine, plus fort que les basses, si fort que je crains l'implosion.

​Je ne comprends pas un seul des mots échangés mais Dimitri se tourne vers moi, m'attrape par la queue de cheval pour m'attirer à lui d'un geste farouche et me prévenir : Je lui casse la gueule et je reviens. J'écarquille les yeux, reste stoïque sous le baiser qu'il me vole encore avant de s'écarter de moi pour filer un violent coup d'épaule au slave, tout en l'entraînant vers l'arène. ​




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MessageSujet: Re: Reality is for people who can't handle drugs - Slavina   Mer 16 Mai - 21:03
Torses nus comme le veut la coutume, on saute dans la fosse qui sert d'arène en se bousculant, le type fait ma taille, ma corpulence, même regard enragé. Je sens bien sur quelqu'un habitué aux rixes mais j'en suis content. Je n'aurais pas aimé fracasser une gueule de minet.

Le combat s'engage avec brutalité, parce que je suis déjà chaud des précédents combats, que j'ai pour moi toute ma colère, toute ma souffrance. Il a pour lui sa frustration que je lui ai pour le moment ôté sa proie. Les poings écrasent la chair, je n'esquive pas plus que lui, deux colosses préférant encaisser. Le public en a pour son argent, hurlent, parient, vibrent. Moi, j'ai juste l'impression étrange d'être au bord d'un gouffre mais pourtant, je me bats, bien, riposte coup pour coup dans la volonté d'abattre mon rival.

Et puis je commence à cogiter. Quel rival ? Je ne serais plus jamais en concurrence pour Nina. Je lève les yeux et je crois apercevoir sa silhouette, sa peau blanche qui se détacheraient sous les stroboscopes et les spots, je suis dingue, comment je pourrais la reconnaitre au fond de ce trou ? Je me prends un uppercut de plein fouet et recule sous le coup, le monde se met à vaciller, vertige. J'ai le mauvais réflexe de me pencher pour essayer de me retenir de tomber, un coup de genou me fauche et je bascule, m'écroule sur le béton humide et froid comme un caveau. C'est un seau d'eau qui me réveille, et on me remonte de l'arène. Trempé, transis de froid, je m'assieds pour reprendre mes esprits. J'ai enfin vraiment mal, mais pourtant la souffrance ne s'est pas éteinte, elle est pire. Parce qu'elle surement dans les bras de son vainqueur. Je me lève en titubant, baissant la tête pour ne surtout pas voir autour de moi, ne pas risquer de les voir.



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MessageSujet: Re: Reality is for people who can't handle drugs - Slavina   Mer 16 Mai - 21:11
​​​​​​​​​​​Le LSD ne fait pas encore effet et à travers les restes de drogue encore bien présents dans mon organisme, j'ai pourtant un brusque regain de conscience, de lucidité. Je me précipite à leur suite en titubant alors qu'ils s'éloignent déjà sans plus se soucier de moi. Je bouscule du monde sur mon passage, joue des coudes pour me retrouver au bord de la fosse et ne rien louper. Je ne sais pas pourquoi mais quelques secondes avant que le combat ne commence, tandis qu'ils ôtent leurs tee-shirts, je me précipite vers le bookmaker pour parier sur Slavenko. Je n'ai pas grand chose sur moi, presque rien et le type me lance un drôle de regard en se demandant ce que je fous mais j'insiste tellement qu'il prend mon pari malgré tout. J'ai l'impression que ce serait le trahir que de ne pas parier sur lui, lui porter malheur aussi et l'angoisse ne m'a jamais étreint si fort qu'en cet instant. Ce combat n'a rien à voir avec tous les précédents, pas à cause de son adversaire mais à cause de notre état d'esprit à tous les deux.

Je suis le moindre de leurs mouvements, sursautant chaque fois qu'il prend un coup, hurlant dans un cri victorieux chaque fois qu'il retourne une droite. Je ne crie pas pour qu'il m'entende, je ne cherche pas à lui montrer mon soutien, j'ai seulement la sensation prégnante de vivre le combat en même temps qu'eux. D'ailleurs un nouveau cri me transperce la gorge, de désespoir cette fois, quand il s'écroule au sol, assommé. Dimitri ressort quelques instants plus tard, victorieux, un sourire égrillard aux lèvres en s'approchant de moi pour me réclamer comme il réclamerait son prix, et je le repousse violemment, lui rentrant littéralement dedans pour l'écarter et me frayer un chemin jusqu'à Slavenko.

L'ennui c'est que je suis aussi trop stone pour le laisser tranquille, pour me dire qu'il a probablement envie que je me trouve le plus loin possible de lui à cet instant, pour songer qu'il n'a pas besoin de moi aussi. Trop stone pour être fière, pour faire preuve d'un minimum de courage cette fois. Je cours jusqu'à lui, me jette presque contre lui, mes mains sur ses épaules, haletante, à bout de souffle. Slavo ? Slavo, tu vas bien ?!



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MessageSujet: Re: Reality is for people who can't handle drugs - Slavina   Mer 16 Mai - 21:22
Moi, j'ai oublié de parier sur moi, c'est peut-être ça le truc. Mais le prix c'était Nina, pas l'argent, et j'ai perdu. Parce que je l'ai déjà perdue.

Elle me percute. Elle. Je n'ai pas besoin d'ouvrir les yeux pour savoir que c'est elle. Je sais déjà que c'est elle à la vibration de mes nerfs, au rush brutal de mon sang dans mes veines, au vertige qui s'accentue. Je m'attends à voir aussi la silhouette du russe juste derrière elle, et je me raidis dans un geste d'ego blessé sans parler de la jalousie qui me mord les entrailles. Je ne comprends pas ce qu'elle me veux et je prends ses poignets pour les baisser, les ôter de ma peau, je ne supporte pas la brulure de son contact sur mes épaules.. En plus j'ai les oreilles qui bourdonnent et non seulement je suis défoncé, mais je suis encore un peu ko "quoi ? J'ai rien ! ça va ! lâche-moi ! " Mon ton est sec, mais je n'ai pas lâché ses poignets, comme si je ne pouvais pas m'y résoudre, sans même m'en rendre compte. Je gronde d'une voix cassée "il est où ton mec ? Tu vas pas le féliciter ?"



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MessageSujet: Re: Reality is for people who can't handle drugs - Slavina   Mer 16 Mai - 21:29
​​​​​​​​​​​Je ne m'attends pas à ce qu'il m'accueille tout sourire en ouvrant les bras pour m'attirer contre lui. En fait je ne m'attends à rien, et pourtant la violence de son rejet me heurte quand même douloureusement. Dimitri ne m'a pas suivie, il m'observe vaguement de loin mais il est occupé à refourguer de la came à Dieu seul sait qui, ce qui ne m'importe pas une seule seconde. Ses doigts se referment autour de mes poignets et je tremble au choc électrique qui me parcourt à ce simple contact. C'est pourtant un contact violent, un contact où il me repousse, mais c'est un contact malgré tout et la chaleur de sa peau brûle la mienne. J'observe son visage, essaie de repérer d'éventuelles blessures, de voir sur sa peau les traces des coups qu'il a pris. Je me mords la langue au sang pour ne pas répliquer, pour ne pas lui répondre que je me fiche du russe, que c'est lui que je veux, avec lui que je suis mariée, en témoigne mon alliance que je porte encore, toujours. Je tente de lever une main vers son visage, malgré les siennes qui m'en empêchent, et je demande d'une voix anxieuse, nouée d'émotion. Laisse-moi regarder, s'il te plaît... Du sang coule sur sa joue, il doit avoir encore l'arcade éclatée et le savoir blessé me fait mal. ​



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MessageSujet: Re: Reality is for people who can't handle drugs - Slavina   Mer 16 Mai - 21:40
Je suis au bord de craquer et de me foutre à chialer comme une gonzesse mais je résiste, je ne sais pas comment, par fierté, par orgueil. Tous mes muscles se crispent au coup de poignard qu'elle m'inflige à me demander de la laisser faire. Toute volonté me déserte et je la lâche, tournant la tête pour ne pas croiser son regard. Je reste les yeux dans le vague, cherchant l'anesthésie de l'indifférence sans réussir à la trouver. Je voudrais imaginer qu'elle n'est pas là, mais comment pourrais-je quand lorsqu'elle n'est pas là, j'imagine qu'elle l'est ! Paradoxe des désirs.

Le sang coulant sur ma paupière m'oblige à fermer un oeil, je le frotte d'un geste gourd. Un vertige me reprend, j'aurais du manger avant de picoler et fumer autant, et je grogne faut que je prenne l'air, que je m’assois. Je me dirige à petit pas vers une sortie, où l'air froid du soir me frappe. Je m'appuie au mur de métal, ferme les yeux en comptant jusqu'à dix. Est-ce qu'elle sera encore là quand je les rouvrirais.



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MessageSujet: Re: Reality is for people who can't handle drugs - Slavina   Mer 16 Mai - 22:09
​​​​​​​​​​​Il relâche mes poignets et je respire un peu mieux ma main tendue effleurant sa joue sur laquelle j'essuie le sang qui coule. Mon cœur se serre dans ma poitrine​ de le savoir blessé par ma faute, je ne suis pas stupide, je sais bien qu'il a provoqué Dimitri à cause de moi, parce qu'il nous a vu ensemble. Pourtant je n'ai jamais voulu lui faire le moindre mal, je n'ai jamais cherché à m'exposer devant lui, surtout avec un type comme le russe, je ne l'avais pas vu, je ne pensais pas qu'il serait là. Normalement le vendredi soir il est au Pussybox jusqu'à bien plus tard que ça, et quand je l'ai vu ce matin, il avait l'air d'aller bien, je n'imaginais pas qu'il retournait en rave.

Avant de partir, je pense à récupérer ses affaires là où il les a laissées, normalement c'est à moi qu'il les confie durant les combats. Je le suis à l'extérieur en titubant légèrement, toujours trop ivre, et la drogue commence à faire effet ce qui donne un mélange détonnant entre les hallucinations induites par le LSD et la douleur que je ressens. Les sons me parviennent déjà de façon bien moins distincte, les basses semblent ne plus cogner si fort, la musique me fait moins tourner la tête et j'ai l'impression d'entendre mon propre souffle. Il s'adosse au mur et je m'approche, son tee-shirt roulé en boule entre mes mains. Quand il rouvre les yeux, relève la tête vers moi, j'avise sa blessure, le sang s'en échappant semblant d'un rouge vif dans la nuit noire. Je mords ma lèvre inférieure pour réprimer un hoquet de douleur et je tends la main vers lui, pressant doucement le vêtement contre son arcade qui pisse le sang. Je n'ai pas de quoi le recoudre, je n'ai rien à lui donner à boire, rien à manger non plus, je suis sans doute inutile mais je ne peux pas m'éloigner, j'en suis incapable.



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MessageSujet: Re: Reality is for people who can't handle drugs - Slavina   Mer 16 Mai - 22:28
Elle est là, et je crains qu'elle ne soit une hallucination jusqu'à temps qu'elle presse un linge, mon tee-shirt en fait, contre mon visage. Je lève la main pour le prendre et presser plus fort en disant machinalement d'une voix atone. "merci" Je finis par me laisser glisser au sol pour m'asseoir et avec des gestes maladroits, je prends mon paquet de clopes ratatiné dans la poche latérale de mon futal. Je glisse une clope entre mes lèvres avant de lever les yeux vers Nina en lui tendant le paquet, invitation silencieuse à s'asseoir près de moi.

Je n'ai pris que de la coke et de la weed, un mélange qui fonctionne mal de toute façon mais j'avais commencé par la weed avant de céder à l'appel de la poudreuse. Et il y a la vodka aussi bien sur mais je baigne dedans depuis que je suis rentré, ça fait...cinq jours. Je romps le silence. "Je suis désolé." Je tire sur ma clope d'une main, en tenant mon pansement de fortune de l'autre, appuyé sur mon arcade sourcilière. C'est chiant, ça saigne facilement les arcades. C'est étrange, je viens de me prendre une dérouillée, on peut le dire, et pourtant, j'ai Nina près de moi alors ça va. Je tourne la tête vers elle pour détailler son profil de porcelaine son air à la fois doux et volontaire, un mélange subtil tout en contradiction qui m'a toujours retourné le cœur comme rien.



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MessageSujet: Re: Reality is for people who can't handle drugs - Slavina   Mer 16 Mai - 22:37
​​​​​​​​​​​Quand il lève la main pour s'emparer du linge, je crains un instant que ce ne soit que pour mieux me repousser et me dire d'aller me faire foutre. Mais c'est un remerciement qui échappe de ses lèvres et je ne m'y attends tellement pas que je reste muette, sans trouver quoi lui répondre. Je récupère le paquet de cigarettes qu'il me tend en échange du tee-shirt avant de m'accroupir pour finalement m'asseoir à ses côtés, bien trop près pour ma santé mentale puisque nos épaules se touchent. C'est trois fois rien, ce contact ridicule, et pourtant il me déchire la poitrine. Parce qu'il est torse nu, que je suis en débardeur et que je sens directement sa peau chaude contre la mienne. Je perçois soudain son odeur, par-delà les relents de weed et d'alcool, et je ferme les yeux quelques secondes pour inspirer à fond. Au point où j'en suis en termes de drogues, j'ai dit que je me shooterais à tout ce soir...

J'ai plus envie d'un autre joint que d'une cigarette mais à défaut j'en allume une avant de lui rendre son paquet. Je garde le briquet entre mes doigts, captivée par l'objet qui semble enfler tout seul dans ma paume, avant de tourner le visage vers lui. Je ne sais pas de quoi il s'excuse mais je n'ose pas poser la question, de crainte d'enclencher une discussion que je ne serais pas capable d'assumer. Il n'a plus l'air en colère, seulement perdu comme je peux l'être et c'est le genre d'expression sur son visage qui m'a toujours donné envie de le prendre dans mes bras. Au lieu de ça je tire sur ma clope, mon regard toujours ancré au sien, incapable de m'en défaire à présent que nos yeux se sont happés. Il a une sale tronche aussi, je crois que tu lui as explosé le nez. Je finis par souffler.



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MessageSujet: Re: Reality is for people who can't handle drugs - Slavina   Mer 16 Mai - 23:53
On se regarde, et j'ai l'impression de sentir son cœur battre aussi fort que le mien. Comment peut-elle être si proche et tellement loin de moi ? Nos pupilles dilatées se fixent, comme pour comprendre. J'ai un rire bas à sa remarque, avant de secouer la tête. "Tu dis ça pour me consoler ?" Je secoue la tête encore une fois. Malgré tout je dois avouer que ma blessure d'orgueil s'en trouve un peu soigné même si j'aurais voulu lui défoncer la gueule. Un soupir expulse de la fumée et je romps le contact visuel pour poser la tête en arrière, lever le nez vers le ciel.

Moi je sais ce que je fais ici, je viens oublier la douleur dans la douleur. C'est une méthode bien à moi. Elle a sa méthode c'est la dope et je lis dans son regard cerné. Seulement, je n'ai plus vraiment le droit de dire quoique ce soit, pas vrai ? Un moment je me tais, absorbant ce sentiment doux amer de sa présence. Je ne sais pas comment je vais faire pour continuer mais je sais déjà qu'il faut que je m'en sorte et surtout, qu'elle s'en sorte. Je baisse le bras, cherche à tâtons ma blessure pour voir si ça saigne encore. Je me tourne à nouveau vers elle ""ça a arrêté je crois." et puis tout bas je lui dis avec un léger reproche doux plutôt qu'amer "tu peux pas faire ça Nina...te détruire comme ça. T'as pas le droit." Si elle est partie c'est parce qu'on se détruisait, alors à quoi bon si c'est pour qu'elle le fasse en solo ? On y arrivait très bien à deux ! Je veux bien tout endurer si elle me dit qu'elle sera heureuse.



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Dernière édition par Slavenko Kovacs le Jeu 17 Mai - 9:20, édité 1 fois

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MessageSujet: Re: Reality is for people who can't handle drugs - Slavina   Jeu 17 Mai - 3:26
​​​​​​​​​​​Voir un sourire, même mal assuré, se dessiner sur son visage me file une brusque bouffée d'émotion dont l'intensité me surprend. Je secoue la tête. Non, je le dis parce que c'est vrai, je crois que tu lui as pété le nez. Tu m'as fait perdre du fric mais tu lui as pété le nez. Même dans mon état je ne suis pas dupe de mes subterfuges, je veux qu'il sache que j'ai parié sur lui. Ce serait plus simple pour tout le monde si j'étais capable de feindre l'indifférence, ça l'aurait sans doute même aidé à m'oublier que je me foute de sa gueule en le narguant aux côtés du vainqueur... Mais soyons honnêtes, je ne veux pas qu'il m'oublie. Non, j'ai besoin qu'il sache que je ne suis pas là parce qu'il a perdu, je suis là parce qu'il s'est battu pour moi encore une fois, parce que peu importe à quel point j'essaie de lutter, ma nature profonde c'est de m'inquiéter pour lui, parce que c'est sa victoire que j'espérais, ses blessures que je guettais dans la fosse. C'est aussi à moi-même que je fais du mal en agissant ainsi, en m'autorisant à veiller sur lui, à prendre soin de lui.

La drogue et l'alcool brisent tous les filtres, toutes les défenses que je pourrais avoir, et qui sont déjà faibles en temps normal quand il s'adresse à moi. Sa remarque amène une ombre dans mon regard qui s'emplit de larmes et je secoue doucement la tête, la gorge si douloureusement nouée que je ne sais pas bien comment je respire. Et c'est bien la drogue qui me fait parler, me pousse à cette honnêteté dangereuse que lui seul peut déclencher chez moi. J'ai l'impression de suffoquer, constamment. Sans ça je peux pas dormir, je peux pas manger, je peux pas rester debout, respirer correctement. J'ai besoin de ces palliatifs, le manque de lui me pousse au suicide. Mais ce matin à la laverie il avait l'air d'aller bien, il fait des projets, il veut partir seul en voyage, prendre des cours de bateau à voile... Il va de l'avant, il évolue, il prend sur lui, c'est que cette séparation réussit au moins à l'un de nous deux. Je tends la main vers lui, effleure l'angle de sa mâchoire du bout des doigts, surprise de voir des étincelles bleutées s'allumer sur sa peau à mon contact. C'est pas grave Slavo... Je souffle tout bas, dans un sourire triste qui atteint étrangement mon regard humide. C'est pas grave si je coule, si je sombre, s'il s'en sort c'est que j'ai bien fait malgré tout. J'étais vouée à l'autodestruction avant de le rencontrer, soit je parviendrais à sortir la tête de l'eau, soit je me noierais comme j'étais supposée le faire, avec seulement quelques mois de retard.



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MessageSujet: Re: Reality is for people who can't handle drugs - Slavina   Jeu 17 Mai - 9:54
T'as parié sur moi ? Pourquoi ? Je hausse les épaules n'attendant pas de réponse. J'ai oublié de parier... A quoi ça sert de toute façon, vainqueur, je perdrais quand même. J'ai tout perdu quand elle est partie.

Je frémis quand elle me touche, pourquoi elle me fait ça ? pourquoi elle me torture, me fait du mal comme ça ? Je suis à la fois fatigué, déprimé et je lui en veux de ne pas savoir faire semblant. Ce serait tellement plus facile si on faisait "comme si", comme j'ai tenté ce matin à la laverie. Je ne veux pas qu'elle sombre, mais je trouve injuste que ce soit à moi de la maintenir à flots. Je suis déchiré entre ma rancœur et mon éternel besoin de m'occuper d'elle comme une enfant dont on prend soin. les mots s'échappent alors que j'esquive la douceur douloureuse de ses doigts sur ma joue dans un geste de révolte. "Bien sur que si c'est grave ! tu sais que ça va pas s'arranger avec ces merdes. Tu as dit que tu partais parce que nous deux, ça te tuait, alors à quoi bon si c'est pour te foutre en l'air quand même ? Comment tu veux que je m'en sortes sachant que tu coules ? T'as pas le droit de faire ça Nina. Tu as dit que tu avais un instinct de survie. Va falloir t'en servir."

Je termine ma clope et maladroitement, je remets mon tee-shirt froissé taché de sang, de sueur. Je ne sais plus où j'en suis mais je n'ai pas envie de passer le cul assis là dans le froid et la pisse, le sang et la misère. Ma voix s'adoucit quand je demande "Je vais rentrer . Tu veux venir que je te ramène ? " Mon regard s'assombrit, je n'ai pas envie de penser qu'elle veut peut-être rester avec ce mec. Il faut que j'arrête de penser à ces mains étrangères sur sa peau blanche, ses lèvres sur les siennes qui vont me hanter et surtout la façon dont elle jetait les bras autour de lui, se pressait contre lui. Tu es out Slavo, même dans l'arène t'es out. Je me relève avec difficulté, perclus de douleurs que je bénis. Je tends la main à Nina pour l'aider à se relever.



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MessageSujet: Re: Reality is for people who can't handle drugs - Slavina   Jeu 17 Mai - 14:24
​​​​​​​​​​Je parie toujours sur toi. Je réponds simplement l'évidence, sans chercher à expliquer. J'étais sincère dans ma lettre en disant que mon âme serait à jamais liée à la sienne, que je l'aimerais toujours plus que ma propre vie. Mon départ n'est en rien synonyme d'absence d'amour, bien au contraire, je l'aime plus fort chaque jour, chaque fois que je le vois. Je sais déjà que je tournerais jamais tout à fait la page, que je ne pourrais jamais réellement renoncer à lui, et que si j'avais à choisir entre lui et un autre, Slavenko passerait toujours en premier. Je n'aurais pas parié sur le russe, pour rien au monde. Je ne peux placer mon espoir qu'en la moitié de mon âme, peu importe à quel point la vie nous éloigne l'un de l'autre.

Il recule brusquement, dans un geste qui arrache violemment sa peau à mes doigts, et je laisse retomber ma main, blessée. Je secoue doucement la tête, les sourcils froncés. Je me fous pas en l'air... Je balbutie seulement, si je voulais me foutre en l'air il est bien placé pour savoir que ce serait déjà fait. Pourtant je baisse les yeux, parce qu'il a raison, je devrais lui mentir. Je n'ai pas le droit de lui dire comme il me manque, comme je l'aime, comme j'ai besoin de lui. C'est moi qui suis partie alors je n'ai le droit que d'aller bien, certainement pas de me plaindre ou de pleurer ce que j'ai perdu. Je sais déjà que je n'ai pas envie de me battre, de m'en sortir, en revanche je peux faire semblant. Je me fais la promesse de lui mentir, lorsque nous chemins se recroiseront, de prétendre que je remonte la pente, que je me reconstruis. Même si c'est faux, il n'a pas besoin de le savoir, j'ai trop l'habitude de ne pas lui mentir, de tout lui confier, mais je dois renoncer à ça aussi. Je me laisse pas couler. Personne te demande de t'inquiéter pour moi.

J'avise sa main, méfiante avant de la saisir pour prendre appui sur lui et me relever à mon tour. Je n'ai pas envie de rentrer. Je veux retourner dans l'entrepôt pour danser encore, boire encore, fumer encore, oublier encore. Mais je ne veux pas non plus tourner les talons alors qu'il est juste là, je n'arrive pas à le laisser partir déjà. Ce qui fait que je m'entends répondre, comme toujours plus ou moins contre ma volonté première : Je veux bien, oui.



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MessageSujet: Re: Reality is for people who can't handle drugs - Slavina   
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