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MessageSujet: Toi !! Vous !! Quoi ? - Karver/Nero   Lun 14 Mai - 22:48
Comme tous les soirs depuis quelques semaines, t'es fidèle au poste. Tu te tiens droit devant l'entrée, à l'intérieur, et tu observes tout ce petit monde se vautrant avec luxe et délectation dans les pires décadences possibles.
C'est agréable comme boulot, tu dois pas trop bouger, pas trop penser et surtout, pas trop cogner. Juste ce qu'il faut pour te maintenir en forme et garder un souvenir tangible aux clients un peu frauduleux. La planque. Le paradis. Une espèce de sas dans lequel tu transites, le temps de calmer cette vie de merde qui a eu tendance à s'affoler dernièrement.
Ici, tout n'est que luxe, calme et volupté.
Ou une connerie dans le genre.

T'as réglé un petit souci de client gênant tout à l'heure, t'es en train de zieuter un type qui te semble un peu louche à ta droite et comble de la modernité, t'as même droit à un petit téléphone ridicule qui se contente de vibrer quand on veut t'alerter d'un souci. Bien souvent, t'as pas à décrocher, parce que t'as repéré le loustic en entrant et tu te doutais que ça dégénérerait. Le but du jeu consiste alors, à ce moment-là, de lui faire comprendre le message sans trop l'abîmer.
Haute voltige.

Y a bien une gonzesse qui t'a proposé un verre pour te rafraîchir tout à l'heure mais t'as refusé. Poliment. Enfin.... Presque poliment : en tout cas, t'as proféré aucune insulte à ce moment-là ! Mais en service, tu ne déconnes pas. T'évites. Un Stolen bourré, c'est jamais bon signe, surtout dans un tel magasin de porcelaines fines.
Et puis, tu aimes garder l'esprit clair dans cet endroit. Te rappeler qui tu es, pourquoi t'es ici et comment t'y es arrivé. Ca ne fait jamais de mal, un peu d'introspection sauvage.

Tu recules, laissant passer un client... sans t'apercevoir qu'un autre est derrière toi et tu lui écrases le pied. Tu sursautes comme une puce et te retournes, foudroyant l'inconnu du regard en te demandant comment il a pu se glisser là, quand il relève la tête et que tu croises ton regard.
Ca explose en toi : tu revois la mère, les frangins, le quartier. Tu ressens tout en l'espace de quelques secondes détestables et nostalgiques qui te bousillent le peu de vocabulaire que tu possédais encore.

- Toi ! Vous ! Mais.... bordel, qu'est-ce que tu fous ici ?


Avant, tu savais parler.
Mais ça, c'était avant Karver.


....
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MessageSujet: Re: Toi !! Vous !! Quoi ? - Karver/Nero   Lun 14 Mai - 23:38
Toi !! Vous !! Quoi ?
The pussy, the cheetah, the dog.
Karver fait partie de ces gens qui ont de l'argent et qui se font vite chier. Pour passer le temps il aimait brûler ses finances dans toute sortes de conneries, des statuettes, des bijoux, des bouteilles de Bombay Sapphire ou de champagne, des cigares ou des manteaux de fourrure comme celui qu'il avait sur le dos... Le Pussybox n'était qu'un des nombreux arrêts qu'il comptait faire dans la nuit. Tirer un coup, boire un verre et fanfaronner un peu, un cocktail à la main et un havane au bec. Après il traînerait peut-être en boîte ou dans les rues, avec ses faux airs de lord.

Ça faisait longtemps qu'il avait pas foutu les pieds au Pussy, une baisse de libido ou une chute de moral, il s'en foutait. Il était resté cloîtré, laissant une cartouche de clope se glisser au fil des jours dans un cendrier dégueulant sur la table basse. Il aimait vraiment ça, Karv. Rester seul, vivre comme un vieil alcoolo pour mieux revenir exhiber sa petite gueule dans les rues. Pour mieux retrouver et baiser le monde.

Karver a garé sa caisse, plus assez classe à son goût, à une centaine de mètres du PB. Il foulait le trottoir d'un pas lourd, des Persol claquées sur le nez. Impeccablement coiffé, habillé style upper east side, il se sentait tout puissant. Il avait déjà picolé avant de sortir, sirotant une bouteille de gin en fumant clope sur clope et en écoutant des vieux vinyles du Wu Tang toute la soirée. Maintenant, la nuit venue, il venait fourrer son nez entre des cuisses au Pussy Box.  

Il imaginait déjà les peaux nues, dorées et huileuses, en s'approchant de l'entrée. Il releva les yeux et posa le regard sur les cons qui le précédaient. Vieux riches, petits cons, pervers en tout genre. Rempli de dédain, il se dit qu'il n'était pas à sa place. Ses yeux dérivèrent vaguement jusqu'au videur. Karver haussa un sourcil, comme l'aurait fait un personnage de bande-dessinée. Il connaissait ce front, cette be-bar, cette mâchoire, cette gueule de vieux rottweiller au milieu des pitt'. Ouais, pour sûr que c'était un Stolen. Mieux encore, c'était l'aîné Stolen, ce bon vieux Nero. Quand finira t-il par foutre le feu à sa ville, celui-là ?

Karver n'était pas vraiment surpris, plutôt soulagé de savoir qu'il était là, en vie et libre. Il s'avança l'air déterminé et faussement détendu vers son frère et vient se poster dans son dos. C'était peut-être une mauvaise idée, manquerait plus qu'il se sente agressé et qu'il frappe son propre frère sans le savoir. Peu importe, Karver n'avait pas sa force mais il était rapide, agile et il saurait sûrement esquiver le premier coup.  
Là, juste derrière Nero, Karver à redécouvert son odeur. Particulière, singulière, unique et étrangement douce-amère... Son frère fait un pas en arrière et écrase une doc marten's impeccablement cirée. Karver se mit à sourire, très légèrement, du coin de lèvres face à ce regard disant « Je vais te tuer » puis ce visage se décomposant pour dire « Putain, c'est toi ? ».
Oui, les deux plus vieux Stolen étaient l'un face à l'autre après des années.

- Toi ! Vous ! Mais.... bordel, qu'est-ce que tu fous ici ?

Karver lui donna une tape affectueuse, presque une caresse, sur la joue en répondant, l'air mi-moqueur mi-attendri, essayant de réfréner un sourire idiot :

- J'viens acheter un Picasso, du gland...

Alors c'était ici, son refuge. Karv était heureux, sincèrement, surpris mais heureux. Il s'était fait une raison et pensait ne jamais revoir l'autre. Il avait finit par accepter l'idée... Mais il l'aurait compris, y'a pas grand-chose pour eux dans le Bronx. Mais tant pis, ils étaient là. maintenant, les Stolen étaient presque réunis. Le chien et le guépard allaient bouffer le Parking. A quatre, ils boufferaient la Terre.
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MessageSujet: Re: Toi !! Vous !! Quoi ? - Karver/Nero   Ven 18 Mai - 13:54
Une paye que tu n'as plus vu les frangins : t'avais besoin de panser tes blessures et de te remettre la tête à l'endroit avant de les voir. Ils étaient ce que tu avais de plus cher au monde et en même temps, représentaient la pire tentation qui puisse exister : celle de te laisser à croire de nouveau que tu étais un prince parmi les insectes. Tu l'avais été pour eux, t'avais bataillé dur pour qu'ils s'en sortent et poussent sans qu'on vienne leur marcher dessus. Dans le quartier, peu osaient se confronter à toi.
Mais à l'extérieur, les choses en allaient autrement : t'avais connu une déchéance brutale, de celles qu'on cache par honte et dégoût. Revenir aussi entaché vers eux aurait été avouer un échec qui te bouffait encore les tripes et la cervelle. T'avais fui comme un lâche pour ne pas voir leurs regards changer sur toi, pour ne pas avoir à les cogner – eux – parce que tu n'en pouvais plus de toi-même.

Le revoir ici, dans ce contexte, c'est à la fois une douche glacée et un sentiment intense, l'impression que ton passé vient fracasser ton présent pour te rappeler que tu ne seras jamais totalement libre.
T'avais été un salaud à fuir ainsi mais Karver ne semble pas t'en vouloir : pas quand tu le vois sourire ainsi, quand il a ce genre de geste envers toi et qu'il t'insulte de cette manière. Ca pue la tendresse, le cœur qui chavire et cède un instant à l'émotion. Ca ne durera pas, vous restez des Stolen, mais ça fait du bien par où ça passe.
Malgré toi, tu souris. C'est grinçant, t'as plus l'habitude mais c'est sincère. Et tu réponds à sa tape par une accolade brutale et bourrue, rattrapant le temps perdu en l'étouffant et en le bourriaudant à ta manière.
- C'est con, on a vendu le dernier y a pas cinq minutes....

C'est nul comme répartie mais t'en as rien à foutre parce que c'est Karver, qu'il te connaît comme s'il était un double de toi-même et qu'il t'avait diablement manqué. Là, au creux de tes tripes, c'est comme si une partie du puzzle revenait s'aligner, se remettre en ordre et arrêter de déconner. Comme si le monde s'arrêtait de tourner trop vite.
- P'tain, tu m'as manqué salopard.
Tu le relâches presque à contrecoeur et t'écartes, prenant ton temps pour détailler l'énergumène qui se présente devant toi. Il est loin le Karver d'autrefois, celui qui chipait la bouffe à l'épicerie du coin pour avoir un goûter comme tous ses copains sur le chemin de l'école. Celui que tu engueulais affectueusement en sachant qu'il recommencerait le lendemain.
Il est beau. Il pue la classe et une élégance dont aucun Stolen n'a pu se vanter jusqu'à présent. Et ça te fait aussi chaud au cœur que mal au ventre de voir à quel point il a réussi... et comme il contraste avec toi.
Il est devenu grand, Karver. C'est un homme désormais. Il reste ton petit frère mais la donne semble avoir changé désormais.
- Je sais que les filles sont faciles ici mais tu pourrais te trouver mieux, non ?
Ca, c'est l'instinct fraternel qui revient au galop, le besoin de le surveiller, de lui faire la moral comme tout grand frère se devait de le faire – presque inconsciemment.
Si toi, t'as merdé et que tu craches pas sur quelques prostitués, t'as aussi l'avantage d'être gay. La survie du nom dépend de Karver pour beaucoup. C'est con, mais ce genre de vieille tradition, ça reste dans le sang, ça s'oublie pas.


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MessageSujet: Re: Toi !! Vous !! Quoi ? - Karver/Nero   Ven 18 Mai - 17:20
Toi !! Vous !! Quoi ?
The pussy, the cheetah, the dog.


Karver avec le temps, et malgré le manque, avait finit par ne plus se demander quand il reverrait son frère. Il savait qu'il le reverrait comme ça ou ne le reverrait pas. Finalement c'était arrivé, après des années. Le visage dur de Nero l'était devenu d'avantage. Le regard triste et froid, semblable à celui de Karv, avec beaucoup de violence en plus, pour compléter le tableau.

Le visage de son frère n'était pas un Picasso, mais Karver y décelait autant de symboliques, de talent dans sa conception. Un visage taillé pour être parfaitement semblable à la psyché de celui qui en était affublé. En plongeant ses yeux dans ceux de l'autre Stolen, Karver y vu autant de peine que d'allégresse. Le plaisir court et volatile des retrouvailles qui laisserait place aux questions et aux souvenirs. Ils était tous deux incapables de sortir les violons et les mouchoirs mais pourtant Karv eut le sentiment qu'intérieurement, ils étaient comme deux gosses s'étant trop manqués.

Ils n'avaient pas vraiment changé tous les deux, ils étaient isolés derrière ces années de vie sans l'autre mais ils étaient restés ces gamins qui s'aiment autant qu'ils se tapent dessus.
Karver se sentit très petit, encerclé par les bras de Nero, prêt à se briser s'il serrait trop. Il oublia un instant que personne ne l'avait serré avec autant d'affection depuis des années pour se laisser aller au plaisir de ce contact bourru, aussi viril que tendre.

- C'est con, on a vendu le dernier y a pas cinq minutes...

Karver l'observa et mima un appareil photo des deux mains.

- Pas grave, j'me paierai ta gueule en tableau.

Le petit Stolen se mit à rire. De manière très brève, presque douloureuse pour sa gorge qui ne connaissait plus que la fumée des clopes.

- P'tain, tu m'as manqué salopard.

Karver sentit un regard fraternel se poser sur lui, l'examinant et détaillant ce que sa gueule était devenue. Il n'avait jamais été vilain mais il se trouvait, étonnamment, de plus en plus beau à mesure que le temps passait. Peut-être qu'il avait appris à s'aimer plutôt qu'appris à aimer tout court.
Son regard se posa à son tour sur Nero, il l'explora du bout des yeux. Il n'avait pas vraiment changé. Le visage un peu plus buriné, les bras toujours un peu plus épais, il était là. Il détailla la tenue de son frère, sobre, simple, voire simpliste face à l'élégance revendiquée par Karver. Aucun jugement dans son regard, bien entendu, simplement le triste constat que malgré le sang, ils restaient différents. Karver avait voulu être comme son frère toute son enfance avant de prendre sa propre voie. Là, devant le Pussybox, leurs voies se fixaient sans un bruit.

La carcasse de son frère était face à ses yeux et pourtant le regard de son aîné criait la peine et l'absence. Karver les fixa un peu en se disant que ça devait simplement être le regard de celui qui sort de taule et qui tombe sur son petit frère par hasard. Tout ira mieux, à la maison.
La maison n'existait plus pourtant. Plus de parents, plus vraiment de frères, juste 40 mètres² de vie au milieu du Parking. Peut-être que si Nero y foutait les pieds, ça redeviendrait un peu la maison.

- Tu m'as manqué aussi.

Même s'il aimait les insultes, aucune ne voulut sortir de la bouche de Karver. Ses yeux d'ordinaire si ternes étaient gorgés d'une ridicule tendresse. Ridicule pour des Stolen, en tout cas. Ce grand con qui lui servait de frère était là. Et s'il ne lui avait jamais couru après, Karver était décidé à faire un bout de route avec lui.

- Je sais que les filles sont faciles ici mais tu pourrais te trouver mieux, non ?

Karver laissa s'échapper un petit rire nasal et posa les yeux sur le Pussybox avant de taper l'épaule de Nero en se rallumant une clope de l'autre main.  

- Je pourrais, je pourrais... Mais je vais p't'être éviter ce soir, finalement. Je suis plus trop d'humeur à courir la gueuse.


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MessageSujet: Re: Toi !! Vous !! Quoi ? - Karver/Nero   
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