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« Pétales brûlés »
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▹ AGE : vingt ans, la cervelle pétée, le cœur accroché au quartier. A l'autre révolé.
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MA RENOMMÉE DE MERDE :
MessageSujet: (ELEA) meet again.   Lun 7 Mai - 23:48
La nuit était calme. Et sombre. Les étoiles du ciel cachées par les lumières des lampadaires qui éclairent les marches solitaires. Pendant que les chats se fondent d’une même couleur, foulent les trottoirs illuminés pour se fondre dans les ruelles noires, pendant que les fenêtres s’éteignent au fur et à mesure, que l’on n’entend qu’un bruit lointain de pneu de voiture, pendant que les feuilles se mettent presque à chanter, bousculer par le vent réchauffé de soirées d’été en approche, lui, il erre. Rentre d’un endroit, ou s’en va quelque part, on ne sait rien de ce garçon que l’on croise souvent dans le noir et qu’on peine à voir, les mains dans les poches d’un pull noir, et ses yeux bleus baissés sur le bitume qui s’élèvent parfois vers la grande étoilée pour n’y voir qu’un nuage faisant l’ombre à la lune. Quelques pas encore, des silhouettes qu’il croise, blondes ou brunes, il les frôle sans regarder, l’esprit égaré. Le garçon tourne, et traverse les routes, le feu vert qu’il attend sans vraiment qu’il ne serve sur le goudron désert. Et il marche, il marche. Sans qu’on ne sache où il va, s’il part ou s’il rentre, sans savoir quelle est la forme de son visage sous cette capuche, sans savoir quel est son âge. Il marche, il marche, sans la fumée d’une clope, sans entendre sa voix s’élever d’une conversation téléphonique, ou d’une démonstration d’alcoolique. Et puis, alors qu’il ne faisait aucun bruit, quelques goutes se fracassent comme le bitume derrière lui. Quelques goutes, il ne s’inquiète pas, il continue de marcher. Simplement. Puis quelques secondes, et les gouttes déferlent du ciel, les flaques se répandent et on entend le garçon râler, murmurer un « ce n’est pas vrai ! »avant de trottiner, la pluie sur ses joues, d’accélérer le pas vers quelque part, trop loin de là d’où il vient, il cherche certainement un abris. Il tourne, il traverse une route sans attendre, il pourrait se prendre une voiture dans la colonne, finir sous les roues et être protéger de l’eau. Mais même les bagnoles semblent peureuses des averses. Il court vers un abris oui, un arrêt de bus où se cache une autre silhouette, blonde ou brune, il n’en sait rien, il ne la voit pas. La pluie autour fait de bruit, et ce silence brisé lui ai presque poétique, comme les trottoirs abandonnés, les routes mortes, mais les papiers qu’il aurait pu raturer sont dans ses poches trempées. Il enlève sa capuche et le garçon a le crâne rasé, des yeux clairs, un gris selon la nuit. Les vêtements trempées, le visage aussi, il regarde autour, se demande s’il va passer la nuit ici. Et puis il remarque la silhouette. Elle aussi trempée.

Le lampadaire d’en face, qui grésille à chaque minute, éclaire un peu leurs faces. D’abord le garçon regarde simplement sa taille, avant de reposer ses yeux sur la route. Puis il fronce les sourcils, la regarde à nouveau. Dévie les yeux encore sur la route. Il cligne plusieurs fois des yeux, quelque chose le perturbe. Quelque chose se produit. Maintenant. Juste là. Il repose ses yeux sur la silhouette, celle-ci le regarde aussi. Leurs yeux se croisent, et il est tenté de tourner le regard encore, paniqué de s’être fait surprendre. Mais pourtant. Il continue de la regarder. La connait-il ? « Euh… On se connait ? » demandé. C’est la voix d’Art qui s’élève, sa voix timide et peu assurée, un peu méfiante. Il l’a déjà vu. Cet air de fille perdue. Ces yeux. Elle a le visage à l'expression choquée comme si elle voyait un mort, et Art ça le frappe si fort. C’est elle. La fille de la fenêtre d'il y a quelques années. A lui d’être surpris, désarmé, affaibli. Que doit-il faire ? Va-t-elle crier ? Voilà qu’ils peuvent enfin se toucher, s’entendre, s’expliquer, et pourtant il reste immobile, figé dans le souvenir. Pourquoi la croise-t-il ? Qu’est-ce que cela signifie ? Qu'est-ce qui va en advenir ?


embrasse-moi comme tes cigarettes
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MA RENOMMÉE DE MERDE :
MessageSujet: Re: (ELEA) meet again.   Mer 6 Juin - 22:37
Les heures défilent. Filent.
Elle erre entre les rues mal éclairées de la ville, foule le bitume sur les empreintes encore chaudes du passage d’une voiture. Elea elle ne sait plus vers où, s’enfuit simplement lorsqu’elle traverse sans attendre le vert, flirte avec le rouge (si beau) et accélère quand les phares la surprennent quelques fois.
Le bar du coin est déjà trop loin, le parking sur sa droite quand elle décide de tourner à gauche. Les âmes esseulées prennent de la bouteille, terminent ivres. Un peu comme elle chaque fois que le sommeil refuse de franchir le seuil de sa porte. Un peu comme ce soir.
Les minutes s’étiolent. L’abîment.
Un goût salé lui tombe sur les lèvres, fait se froncer les traits de son visage et elle remonte la capuche sur ses cheveux blonds. La pluie orage freine un temps ses pas et elle cherche à s’échapper, à se cacher de l’averse. Ses pieds se noient dans les flaques, le souffle coupé parce qu’elle se met à courir à la recherche d’un toit pour s’abriter. Une maison de paille qui s’effondrera si le vent se lève. Une maison de bois que la bourrasque brisera. Elle est trempée quand elle arrête sa course sous un abris-bus, grelotte en plaquant ses bras croisés sur sa poitrine. Elle n’a plus qu’à attendre Elea. Attendre.
Comme elle attend que le jour se lève après une nuit agitée par les rêves un peu moins beaux.
Attendre une accalmie.
Attendre…
Un autre corps. Lui aussi trempé, les vêtements qui dégueulent les litres d’eau. Elle ne le regarde que du coin de l’œil Elea, ne prête pas réellement attention et se colle à la vitre dans son dos. Pourtant.
Pourtant y’a comme une impression étrange, son esprit qui fait plusieurs fois le tour et son regard qu’elle repose sur le visage défait de sa capuche. Alors elle ne bouge plus, le souffle qu’elle ne parvient plus à reprendre quand ses yeux se déversent dans les siens. Et le souvenir qui remonte, remonte si vite que l’orage se fait plus petit.
- Euh… On se connait ?
Elea elle ne sait plus comment faire, secoue la tête par mécanisme, pourtant. Pourtant elle en est sûre, certaine qu’elle est bien incapable d’oublier le regard du garçon derrière la fenêtre. Celui qui appelle au secours et elle qui ne dort plus de son impuissance. Celui qui. Elle ne l’a pas rêvé (cauchemardé) elle. Ses lèvres restent fermées, les sons restant au fond de sa gorge quand elle fait un pas vers lui. Les lumières artificielles à quelques pas dévoilent à peine son visage mais Elea elle n’a pas besoin de plus que ce regard grisé pour le reconnaitre. « C’est toi… pas vrai ? » Elle n’en dit pas plus, sa voix tremble. C’est lui.
Elle le sait.
Sûrement que lui aussi il le sait.
Et comme il y a quelques années elle ne comprend pas Elea, peine à s’habituer à l’effervescence de questions.
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