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« bio gosse »

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MessageSujet: (AMBROSE) ERASE ME   Sam 5 Mai 2018 - 2:21
piero + ambrose

3h30 du matin. Soit une demi heure que l'alarme de la salle aurait déjà dû être enclenchée et le volet baissé jusqu'au lendemain. S'il y a une chose dont Piero est certain, c'est que les derniers retardataires se jouent une fois de plus de son caractère un peu trop conciliant pour en profiter et prendre leur temps dans les vestiaires mais il se voit mal, le gamin, débarquer au milieu des corps nus perdus sous la douche pour les mettre dehors. La vérité, c'est qu'il est même pas assez pressé de rentrer chez lui pour trouver le courage de chasser tout le monde du gymnase. Qu'il rentre à n'importe quelle heure de la nuit, sa console l'attendra toujours et ne lui reprochera jamais d'avoir lambiné sur le chemin du retour. Il y avait bien Précieuse mais il ne se faisait pas trop de soucis pour sa princesse qui devait être en train de faire la sieste en attendant sagement qu'il rentre. Dans sa patience légendaire, il entreprend même de ranger le matériel que les combattants ont laissé dans leur sillage sans prendre la peine de le remettre à sa place, bien conscient qu'il y aurait toujours quelqu'un pour passer derrière eux dans ce capharnaüm.


Une grimace agacée tire les traits du môme lorsqu'il franchit enfin la porte de sortie et que celle-ci s'ouvre sur une pluie battante qui détrempe le béton du Bronx avec acharnement. Pas la petite averse dont on peut attendre qu'elle passe tranquillement à l'abri d'un toit, non, ce genre de déluge qui te glace jusqu'aux os. C'est bien sa veine à Piero, que la météo décide de la lui faire à l'envers pile le jour où il a décidé que c'était une bonne idée d'enfiler le sweatshirt le moins imperméable de sa garde-robe et ses vieilles chaussures de sport trouées. Exaspéré, le rasé enfonce ses écouteurs dans ses oreilles et rabat sa capuche sur son crâne en serrant les cordons au maximum pour affronter du mieux qu'il peut cette pluie diluvienne. Quelques étirements plus tard, le voilà en train de dévaler les rues du Bronx au petit trot. On pourrait presque le croire assez timbré pour se taper un footing nocturne dans cet environnement hostile mais la vérité, c'est qu'il court uniquement pour avaler plus vite la distance qui le sépare du Parking. Pour avoir grandi à deux rues de là, le môme sait qu'il se trouve dans un des quartiers les plus à risques du Bronx et l'idée de s'y promener les mains dans les poches à la merci du premier venu ne l'emballe pas trop.

Le regard rivé sur sa montre connecté, le gamin est plus occupé à surveiller sa fréquence cardiaque que les feux rouges qu'il pourrait croiser sur sa route lorsque sa course est arrêtée par un bruit de klaxon ininterrompu un peu trop proche pour être ignoré. Ebloui par les phares du véhicule qui était à deux doigts de le faucher, Piero relève la tête de son gadget, la main en visière devant ses yeux pour les protéger de cette agression lumineuse. Au volant de cette jeep qu'il reconnaît pour l'avoir aperçu rangée sur le parking du Coliseum il y a moins de dix minutes, celui que toute la salle surnomme "l'Irlandais" par soucis de facilité, faute de pouvoir prononcer son nom aux consonances un peu trop gaéliques pour le commun des mortels. D'un geste lent, le jeune enlève sa capuche pour permettre au combattant de l'identifier à son tour. C'est que la plupart des types du coin se promènent avec un flingue planqué dans leur boîte à gants et il a pas franchement envie d'être confondu avec l'un de ces délinquants qui erre la nuit, le visage couvert et dont les intentions ne sont pas toujours des plus reluisantes. D'un pas assuré, il s'avance vers la fenêtre passager pour s'excuser d'un signe de la main et se retrouve bien malin une fois que la vitre s'abaisse. Désolé, c'est de ma faute, j'étais ailleurs. Même si à en juger par l'odeur de gomme brûlée qui indique clairement que son interlocuteur ne devait pas respecter les cinquante kilomètres heure requis, l'infraction est plutôt partagée. Je suis pas responsable pour l'excès de vitesse par contre. Qu'il ajoute avec un sourire complice. Ce gars-là, il vient rarement au club pour discuter, il connaît rien de lui en dehors du shake protéiné qu'il boit ou du poids qu'il soulève en développé-couché. Il ignore s'il peut se permettre ce genre de réflexion familière mais il décide de tenter le coup quand même. Dans le pire des cas, il le rembarrera comme il faut avant de continuer sa route.




EMOTIONAL RESCUE

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MessageSujet: Re: (AMBROSE) ERASE ME   Jeu 10 Mai 2018 - 23:22


piero & ambrose


Il a pris cette fâcheuse manie de boire au volant lorsqu'il n'a pas à rentrer chez lui plus tôt que prévu pour retrouver son trésor de sept ans. Au cœur de la nuit et d'une ville qui s'endort maladroitement sans jamais vraiment fermer les yeux, Ambrose plonge son regard sur son téléphone où il répond à un dernier message avant de le balancer sur sa banquette arrière alors que celui-ci se met à vibrer. Alabama et sa nouvelle lubie de ne pas répondre à ses messages, de ne pas lui accorder un seul mot si ce n'est des informations sur leur fille lorsqu'elle remonte quelques étages pour la déposer dans son salon. Là, le chien loup fait toujours en sortes de l'accueillir alors que la gamine court dans les bras de son père. Il se surprend à se préférer chez lui avec sa fille que dans sa bagnole à picoler sa fiole comme un alcoolique qu'il n'est même pas. Ambrose roule un peu vite aussi, juste pour l'image, l'accord parfait : de la provocation dans toute sa splendeur. Même à soixante-dix ans il restera le même vieux con, c'est inscrit dans ses gênes ; il est né vieux con. Détaché, peu préoccupé par les feux rouges qu'il grille, sous une pluie épaisse comme le poing, l'irlandais fronce les sourcils et freine brutalement en apercevant une silhouette à quelques mètres de sa voiture. Une insulte quitte sa bouche, instinctive, trop violente pour être parfaitement retenue.

Il lui faut un moment avant de reconnaître le gamin. Le brun sait qu'il l'a vu, croisé quelques fois mais où ? Ce n'est qu'en ouvrant sa vitre qu'il fait le lien jusqu'à la salle. Ce doit être parce que c'est lui et qu'il est jeune qu'Ambrose reste calme. Son regard froid se pose sur l'insolent qui fait une remarque sur la vitesse à laquelle il roulait. L'haleine chargée par l'alcool, sa main se referme sur le volant, puissante. Ça t'arrive de regarder quand tu traverses ? Le genre de connerie qu'il aurait pu dire à ses propres gosses, le genre de phrases qui le catégorise comme le sale con de père qui sait tout. Bizarrement, ça ne le dérange pas parce que c'est justement grâce à cette attitude qu'il a su éviter quelques conneries de ses grands. Mais c'est aussi celle la qui l'a empêché de voir la détresse de son avant dernier. Toutes choses possèdent son revers de la médaille, c'est écrit en chaque élément qui compose l'univers. Tout ne peut pas être complètement noir ou bien complètement blanc. Si je t'avais tamponné, j'étais bon pour finir au garage. Sa jeep n'est pas bien neuve mais ça n'en reste pas moins un petit bijou pratique. Discrètement, il se penche vers la boite à gants pour plonger sa fiole à l'intérieur et donner un coup de menton en direction du gamin. Allez, monte, j'te ramène. Qu'importe où il désire se rendre, il a habitude, Ambrose connaît les rues du Bronx les yeux fermés. Son regard laisse entendre que l'autre n'a pas le choix. Son silence parle pour lui.

Une fois installé à ses côtés, l'irlandais remonte sa vitre, attrape son paquet de clope et le tend au gosse. Ce n'est pas le sien, lui donner des vices ne le gêne pas plus que ça alors qu'il ne supporterait pas qu'un type apprenne à fumer aux siens. Je te conduis où ? Il baisse la musique pour laisser place au son de sa voix, grave et calme tandis qu'il redémarre déjà, plus lentement cette fois. Tu bosses à la salle, c'est ça, hm ? A moins qu'il se trompe, que la gnôle lui fasse tourner la tête mais il en faut plus à Ambrose pour être saoul. C'est un cheval solide, sur lequel il vaut mieux miser.





JETTE MOI AUX LOUPS JE
REVIENDRAI CHEF DE LA MEUTE


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