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MessageSujet: CA ARRIVE DANS LE BRONX — LEGENCE.   Mar 1 Mai - 18:59



LEGENCE&SERGIO
ça arrive dans le Bronx


Sergio serra amicalement la main de Legence sur le pas du Parking. Il était content de le voir, ce qui présageait de bonnes choses pour le vilain chat, qui, apparemment, savait gagner la sympathie des plus coriaces. Sergio aimait sa fraîcheur, son intelligence, sa finesse et son authenticité : en soit, il avait toutes les qualités pour avoir l’attention du Bartolotti. Il voyait en lui un grand potentiel, mais était encore sur la défensive – Legence lui semblait opportuniste et calculateur, ce qui s’opposait à la dévotion aveugle. Mais il avait besoin de ce genre d’entourage en ces temps difficiles, des yeux objectifs qui ne seraient pas trompés par l’affect de la famille. Des gens extérieurs. Il avait prévu de collaborer avec Legence depuis leur première rencontre, mais comme Sergio devait gérer l’urgence au jour le jour, lui et beaucoup d’autres étaient retombés au second plan. Aujourd’hui, il avait décidé de prendre une pause dans son affolement ; et qui mieux que Legence pour allier l'utile à l’agréable ?
« Ce n’est pas si grave que ça en à l’air » dit Sergio alors qu’ils montaient dans la voiture, répondant à une question de Legence, « Il est impératif d’asseoir le pouvoir des Bartolotti après les derniers événements. Ca a bien marché. » Dans un sens, oui : la boucherie qu’avait faite Sergio après les assassinats de ses neveux avait terrifié la plupart. Ce qu’il ne disait pas, en revanche, c’était le reste : des guerres étaient déclarées, les Bartolotti manquaient d’alliés, et la porte était ouverte à l’apocalypse. L’état de santé, que Sergio ne pouvait cacher, en témoignait : il ne parvenait pas à gérer la situation, était à bout, à la limite de l’aliénation. Le titan devenait poussière.
Ils discutaient tranquillement, contournant les sujets sensibles et mettant l’accent sur ceux qui les intéressaient. Parfois, Sergio écoutait d'une oreille et laissait ses pensées vagabonder vers Ellie. Ses confessions de la semaine dernière n'avaient cessées de le torturer, et la honte de son propre comportement n'arrangeait pas les choses. Comment avait-il pu être aussi aveugle ? Comment avait-il pu à tel point manquer l'essentiel ? Qu'elle avait fui l'Ukraine pour échapper à son mari violent ? Outre la souffrance d'Ellie qu'il peinait à consoler, il était inquiet quant à ses facultés d'observation, qui, visiblement, étaient entachées par le stress...
Néanmoins, dans la voiture, le temps semblait remonter : Sergio retrouvait un peu d’énergie au cours de la conversation, il se mit même quelques fois à rire, et son regard, contaminé par celui de Legence, recommença à pétiller. « Quoi qu’il en soit, Legence… » dit-il finalement, « J’ai un marché à vous proposer. Je vous trouve talentueux. On pourrait faire de belles choses ensemb–  » Mais il n’eut pas le temps de terminer sa phrase. Au même instant, un choc épouvantable projeta la voiture hors de la route.

Le noir. Un faible battement de cœur qui bat dans sa tête – et le fracas, abominable, cauchemardesque, traumatique, du métal qui se broie. Le souvenir de son accident lorsqu’il était enfant : le bruit de son crâne contre le bitume, le sang partout, les hurlements, l’explosion, le cerveau qui meurt, le myocarde fainéant prêt à rendre les armes. Et le fracas, le fracas, le fracas partout, la vie sous les paupières closes, et voilà qu’il rouvre les yeux.

Sa conscience revint brutalement et totalement, comme si on l’a lui avait injecté de nouveau dans le corps. Il sentait à peine la douleur ; il n’entendait que son souffle affolé, et son cœur vivant qui matraquait sa poitrine. « Legence ! » hurla-t-il en le voyant toujours inconscient. Le chauffeur était sans doute mort sur le coup : sa tête reposait sur l’airbag ensanglanté. Au travers du pare-brise éclaté, Sergio aperçut la voiture noire qui les avait percutés. C’était la bonne, cette fois. Où était le convoi qui les suivait ? Ses hommes de main ? Ses gardes ? Son armée ?
Quelqu’un s’approcha de sa portière ; Sergio tira son arme d’un geste – et lorsqu’elle s’ouvrit, il tira en pleine poitrine, sans même vérifier l’identité, sans même regarder, sans même réfléchir. La silhouette de l’homme s’écroula et il l’abattit froidement d’une autre balle : l'autre cessa de remuer. « Legence, debout... debout ! »


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MessageSujet: Re: CA ARRIVE DANS LE BRONX — LEGENCE.   Mar 1 Mai - 19:59
Legence reprit connaissance avec un martellement dans le crâne qui lui rappelait quelques unes de ses pires gueules de bois ; sauf que quand il se réveillait dans cet état-là, c'était pas au volant d'une voiture avec le goût du sang dans la bouche. Et y avait personne pour l'appeler de manière aussi pressante avant de tirer des coups de feu.
Il avait une vie dangereuse, mais tout de même.
Merde, un accident de voiture. Il secoua la tête, tentant de mettre au point sur quelque chose, mais sa vision restait brouillée ; bon déjà virer cette conne de ceinture qui le gênait – il avait été inspiré d'attacher sa ceinture genre pile ce jour-là – et se remettre debout.
Il devait bien avoir une arme quelque part...

Le type qui avait contourné la Ford conduite par Pussycat ne devait pas s'attendre à ce que le conducteur soit en état d'ouvrir sa portière : Legence était en état de mieux que ça. Il colla un bon coup de pied dans la portière, l'instinct de survie en alerte rouge, et fracassa vraisemblablement le genou du gars en question, vu le glapissement aigu de douleur qui fendit l'air.

Leg l'interrompit d'un coup de feu, et rentra la tête dans les épaules en entendant une riposte.

« Putain mais en plus ils nous interrompent pile au mauvais moment ? »

Il faut savoir que Pussycat est encore plus outré d'être interrompu pendant des négociations mafieuses que pendant le sexe ; y a que les deals de manière illégale qui procurent une sensation de bien-être pareil, croyez-le. Le sexe c'est très surfait à côté.

« Sergio attention ! »

Le SUV qui les avait percuté et qui rappelait de manière très ironique la Land Rover dont il s'était servi pour défoncer un entrepôt venait de faire marche arrière sans doute pour percuter de nouveau la Ford, qui était déjà en sale état.
En espérant très fort ne pas aggraver d'éventuelles fractures anesthésiées par l'adrénaline, Legence sortit de la caisse le plus vite possible.



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MessageSujet: Re: CA ARRIVE DANS LE BRONX — LEGENCE.   Mer 23 Mai - 19:14
Il eut tout juste le temps de voir Legence remuer que déjà, il tirait dans la direction d’une ombre face à lui. Cette dernière se mit agilement à couvert en se lançant dans une ruelle adjacente. « Viens ici espèce de ver-de-terre ! » grogna Sergio en voulant quitter son siège, avant d’être bêtement retenu par sa ceinture. A côté de lui, Legence s’était lui aussi dépêtré de ses liens et menait visiblement le combat à ses côtés. Alarmé par son alerte, il chercha de regard la menace, avant de détecter le mouvement du camion devant eux, et, comme s’il avait soudainement été doté d’une propulsion de fusée spatiale, il s’éjecta de la voiture juste à temps. La théâtralité de l’instant, et son effet très réussi, flatta un instant son égo démonstratif, mais il fut très rapidement ramené à la réalité par une balle qui lui creva le dos. Sous le choc, sa respiration se coupa. Il eut l’impression qu’une onde de choc balayait tout son corps, et, la main crispée sur le cœur, il s’écroula avec une grimace de douleur.

La douleur joua une nouvelle fois avec sa conscience. Les événements semblèrent lointains ; les bruits de guerre lui venaient en écho. Sous ses paupières, des images de sa vie défilaient et se mélangeaient parfois à d’autres choses – la vie de ceux qu’il avait tués peut-être, ou des vies parallèles. Quelques notes de musique lui caressèrent les tympans : c’était une mélodie au piano qu’il travaillait sans cesse lorsqu’il était jeune. Après son accident, les premiers symptômes du syndrome dyséxecutif avaient étés ceux-ci : il répétait nuit et jour ce morceau de Chopin, comme s’il ne pouvait jouer plus que cela, sans jamais se rendre compte, et il se perdait sur les touches noires et blanches en y retrouvant son propre monde à lui, triste et morne, décoloré, lavé de toutes les couleurs des émotions.

Et, brutalement, les notes devinrent des coups de feu, et Sergio revint à lui. Il était toujours à terre. Legence l’avait rejoint. Malgré la douleur, il se releva en chancelant, récupérant au passage son flingue tombé à terre. « Ah, les lâches ! Dans le dos ! » dit-il à son compagnon d’armes en passant sa main sur le gilet pare-balle qui lui avait sauvé la vie. En face d’eux, l’immense voiture avait redémarré le contact. Le chauffeur, blessé, semblait plus enragé que jamais. « On se casse ! » hurla Sergio. Ils devaient impérativement rejoindre la ruelle d’à côté, trop étroite pour laisser passer le camion…


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MessageSujet: Re: CA ARRIVE DANS LE BRONX — LEGENCE.   Ven 25 Mai - 14:26
Plus rien ne parlait dans le corps de Pussycat hormis un très fort instinct de survie ; instinct qui avait fort heureusement englobé Sergio, entraîné dans la fuite du trafiquant de gré ou de force. Une ferraille échappée de la carrosserie en sale état de la Ford entrava l'avancée brusque et inquiétante du SUV, faisant gagner aux fuyards quelques précieuses secondes.
Leg ne perdit pas de temps à crier qu'il fallait avancer plutôt que de s'inquiéter de la lâcheté ou pas de leurs adversaires. Et puis lui aussi tirait dans le dos ; un cul ça faisait une plus grosse cible qu'une tête, de manière générale.

Il galopa dans la ruelle, malheureusement leurs adversaires avaient exactement pensé à ça, eux aussi, et il se jeta presque dans les bras d'un type qui faisait sa taille, et genre 20 kilos de plus. Le choc ne fut pas vraiment à l'avantage de Pussy.
Il avait toutefois dégainé la petite lame vicieuse qu'il traînait discrètement partout avec lui et planta le mec qui poussa un beuglement à lui déchirer les tympans avant de s'écarter de lui en chancelant, lentement comme dans un cauchemar.

« Allez Sergio, on bouge, vite ! »

Plusieurs autres personnes arrivaient, et si l'adrénaline faisait un bon stimulant, le corps de Legence bousculé par les divers chocs, commençait à avoir sérieusement du mal à suivre le rythme.



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MessageSujet: Re: CA ARRIVE DANS LE BRONX — LEGENCE.   Sam 26 Mai - 12:02
La douleur se propageait dans le dos de Sergio, très vive à l’endroit de l’impact, puis diffuse tout autour comme les racines d’un arbre. L’adrénaline l’avait transformé en un fauve fou et tamisait la souffrance, mais la marque juste en dessous de son omoplate gauche s’incrustait de manière de plus en plus pernicieuse. Sergio et Legence s’engouffrèrent dans la ruelle, et alors que le cadet plantait par surprise un gros gorille, Sergio profita de l’élan de sa course pour le pousser d’un bon coup d’épaule. Un coup de feu dans la direction d’un autre homme – des insultes paniquées en italien échangées entre les gars – puis une autre décharge dans la poitrine de celui de droite. Un instant, Sergio crut observer qu’ils avaient refusé de tirer, ou du moins qu’une hésitation leur avait fait perdre du temps.

« Les Bartolotti ne doivent plus être très loin ! » cria-t-il à Legence tandis qu’ils s’enfuyaient dans une nouvelle direction. La rue les mettait à découvert, aussi Sergio enfonça la porte d’un magasin et tira Legence à l’intérieur. Là, il rechargea son flingue et ouvrit la fusillade depuis la vitrine. Le propriétaire s’enfuit dans la boutique arrière avec des grands cris paniqués. « Il faut qu’on tienne ! » Où étaient ses hommes ? Ils devaient être juste derrière eux ! Avaient-ils eu leur propre traquenard ?  

Les deux habitants du Parking couvraient la zone de balles – balles qui leur manquèrent très vite. Alors que son arme rendait son dernier souffle, Sergio lança un regard inquiet à Legence. Ils étaient désarmés. « Il te reste des balles ? » demanda-t-il en se planquant derrière le mur, « Il faut faire péter le camion. » Il grimaça de douleur en voulant se déplacer et porta machinalement la main à son dos. De cette distance, ils ne pouvaient pas espérer trouer le réservoir d’essence, mais c’était le seul plan qui lui venait à l’esprit.


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