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MessageSujet: Fantôme de mes nuits - SWAY   Lun 30 Avr - 21:59

Phoenix avait fini sa journée de travail après presque dix heures. Elle se fichait des horaires car elle avait besoin de s’intoxiquer encore plus dans ce qu’elle faisait. Elle avait été rejetée récemment et déjà accro du travail, cela ne lui avait pas vraiment réussi. Elle faisait avec. Elle qui n’avait toujours vécu que pour qu’on la regarde, qu’on l’observe, n’avait jamais eu d’autres prétentions dans la vie à part celle qu’on ne l’oublie pas. Cette fille qui aurait tout pour être heureuse, enfin plus ou moins ne l’était pas. L’avait-elle un jour été ? Ce n’était pas certain d’ailleurs. Les moments fugaces de sa vie en Amérique lui semblaient tout aussi éphémères que ceux qu’elle avait vécu en Russie. Rien ne lui faisait assez plaisir pour que ça reste vraiment encré dans son moral, sans ses veines et son corps. Elle paraissait heureuse avec son sourire constant, son regard de braise qui allume tout sur son passage mais ce n’était pas assez et ce soir-là encore moins. Elle avait besoin de se sentir électrisée, de se sentir vivante sous des mains expertes, que pour une fois, ce soit elle à qui l’on donne du plaisir sans se soucier de l’autre.

Elle se dirigea sans se rendre compte vers ce bar dans lequel elle n’avait pas mis les pieds depuis des années maintenant. Ce bar qui avait été son refuge le temps de tomber sur cette poupée qui l’avait fait flancher. Ce n’était pas un secret que la rousse ne regardait pas le genre de la personne lorsqu’elle prenait du plaisir. On était au courant que les femmes passaient dans son lit autant que les hommes bien qu’elle préférât se lover dans les bras de ces derniers, trouver un semblant de protection lorsqu’elle s’endormait contre eux mais cette fille, elle l’avait attrapée en plein vol, lui avait fait croire qu’elle l’aimait ou tout du moins qu’elle l’appréciait. Elles avaient passés plusieurs mois ensemble à se donner l’une à l’autre, à s’embrasser, se retrouver dans le même lit jusqu’au matin et même jusque dans ces après-midis à ne pas avoir envie de bouger. Cette fille, poupée selon Phoenix, la fille qu’elle ne voulait pas briser entre ses doigts, cette fille qui l’avait ensorcelée. Elle ne s’en était pas rendue compte, jusqu’à ce qu’elle s’en aille sans laisser un mot, pas même une adresse, pas même une explication. Phoenix en avait souffert, avait senti son cœur se briser un peu plus qu’il ne l’était déjà. Alors ce bar, lieu de leurs rencontres, de leurs ébauches parfois, elle avait décidé de l’abandonner, abandonner ce lieu qui ne lui ferait que la revoir, la sentir. Elle ne savait décidemment pas pourquoi elle était venue ce soir. Peut-être pour se remémorer son passé ou alors parce qu’elle était déjà seule et que ça ne changerait pas grand-chose. Le plus probable était qu’inconsciemment, elle avait dû sentir la présence de Sway. Cette prestance qui à peine avait elle franchit la porte lui arriva en pleine figure. Son regard se posant directement sur cette fille au bar. Les mêmes cheveux que sa poupée, la même veste aussi. Son cœur rata un battement puis un second. Si la jeune femme était là depuis un moment, il fallait juste prendre en compte le retour du destin et son envie d’en mettre plein la figue à Phoenix, comme il sait si bien le faire et a toujours sût. Telle une petite fille à qui l’on brise le cœur tant de fois qu’un jour, il n’arrivera plus à être recollé. Certains morceaux se seront perdus en cours de route. Elle avait beau n’avoir jamais été amoureuse de Sway, elle avait tenu à elle comme elle n’avait encore jamais tenu à personne et ça, ça ne s’oublie pas malgré les années passées à tenter de l’oublier. Elle s’avança vers ce fantôme qui était en train de la rendre malade. Ca ne pouvait quand même pas être-elle. De nombreuses filles avaient ce genre de veste, ces cheveux longs. Pourtant, elle lui faisait penser à cette ancienne mélodie qui avait parcouru son corps. Elle posa sa main sur son épaule, murmurant « Sway ? »


 
you started a fire
'Cause I could touch a hundred thousand souls but none of them would ever feel like home, and no matter how far and wide I roam.

(c) proserpina
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