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MessageSujet: Phoenix | A cup of tea and a hot cocoa   Lun 30 Avr - 1:53

Parfois, il fallait prendre son courage à deux mains. Prendre le taureau par les cornes. Porter ses ovaires. Il fallait s’en sortir. Se battre pour sa survie. Il fallait évoluer dans un monde nouveau. Dans une culture nouvelle. Dans une langue nouvelle. On disait souvent qu’entre la langue que l’on apprend à l’école et la langue de la vraie vie, il y avait un fossé. Que dire lorsque l’on n’avait même pas appris la langue à l’école. Ou même lorsque l’on n’était même pas allé à l’école tout court. Pourtant, dans ce genre de situation, il ne fallait pas baisser les bras et se forcer. Parce qu’à 25 ans, tout était plus compliqué qu’à 5 ans, mais que tout était possible. Elle avait commencé par travailler seule, dans son coin. En écoutant les gens, en lisant les papiers sans les comprendre. Elle avait parlé à l’épicier arabe qui lui avait passé un vieux dictionnaire anglais-arabe dont il n’avait plus aucune utilité, mais qui lui serait d’une aide précieuse. Elle avait passé de longues heures sur la chaîne d’informations de la télévision de Paradis lorsque celui-ci n’était pas là – et ça arrivait régulièrement. Elle avait fait de son mieux, mais ce n’était pas suffisant. Il lui fallait un apprentissage véritablement structuré avec un interlocuteur à qui s’adressait. À qui poser des questions lorsque l’on avait des doutes ou lorsque l’on ne comprenait pas.

Son cœur battait beaucoup plus fort qu’à l’ordinaire. Ses mains étaient moites et sa gorge serrée. Plus elle voyait la file se raccourcir, plus son état empirait. Elle répétait inlassablement dans sa tête. Un dernier coup d’œil derrière elle, comme pour chercher une bouffée de courage, et elle était finalement arrivée. « Bonjour… », balbutia-t-elle. Le serveur la regarda en haussant le sourcil, comme s’il était face à une extraterrestre, ce qui n’était pas pour aider la pauvre Dalya. La blondinette tritura ses doigts de nervosité avant de continuer. « Euh… Je veudrai… Non je VOUdrais… hmm… chocolaté tchaud et… thé men- à le menthe… s’il vous plaît. » Le serveur la regarda dubitatif pendant quelques secondes avant de finalement taper sur sa machine. Un soupir de soulagement filtra les lèvres de la jeune femme, qui ne pensait pas s’en être aussi bien sortie que cela. « Euuuuuuh…. Ici ! », répond-elle en pointant le sol de l’index à la fameuse question « sur place ou à emporter ». Il lui demanda les prénoms. Nouvelle épreuve. « Thé, Dalya. Chocolaté, F… Feuniks… », articula-t-elle avec difficulté. Nouveau regard incrédule de l’employé qui traça au marqueur noir sur les gobelets. Dalya tira un billet de 10 dollars et le tendit au cassier qui lui rendit la monnaie. Monnaie qu’elle fourra dans sa poche nonchalamment, son porte-monnaie improvisé. Elle attendit quelques minutes avant de recevoir sa commande sur un plateau. Elle s’arrêta s’emparer de quelques sachets de sucre et retrouva rapidement le chemin vers sa place. « Je… succès ! », annonce-t-elle avec un immense sourire en posant les boissons sur la table que Phoenix avait réservée pour elle.



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MessageSujet: Re: Phoenix | A cup of tea and a hot cocoa   Sam 5 Mai - 19:43


     

Dalya
&
Phoenix
A cup of tea and a hot cocoa
Phoenix avait pris Dalya sous son aile parce que la jeune femme lui avait fait penser à elle lorsqu’elle était arrivée. Elle, cette petite Russe de quinze ans qui avait décidé d’aller vivre ailleurs que dans son pays où rien ne lui convenait. Surtout, elle avait peur qu’on vienne la rechercher même si elle avait été à Moscou ou en Sibérie. En y repensant, évidemment que ses parents ne l’auraient pas cherché, ne lui aurait même pas demandé où elle allait. D’ailleurs ils ne l’avaient pas fait. Ils étaient au contraire contents de s’être débarrassé d’elle. Elle leur prenait trop de place, leur demandait trop d’attention et de nourriture. L’Amérique avait été une solution de replie hasardeuse pour laquelle elle avait dit oui sans savoir le moins du monde dans quoi elle s’embarquait. Direction une ville où la langue n’était pas la même, la mentalité non plus. A peine arrivée, déjà perdue bien qu’elle ait tenté d’être figurante et même actrice dans de nombreux films mais rien n’a marché car elle ne parlait pas la langue. Elle avait fini par apprendre en écoutant les gens, par arriver à traduire des choses basiques mais ça c’était arrêté là au début. Elle avait pris des cours après être arrivée depuis plusieurs mois dans le pays et ça l’avait aidé mais il ne fallait pas trop lui en demander et aujourd’hui encore. Elle se débrouillait mais n’était pas une grande experte en langue, écriture et encore moins le reste. Ce n’était pas ce qu’elle avait fait de sa vie et ça ne l’embêtait pas plus que ça. Prendre Dalya sous son aile n’était donc peut être pas une si bonne chose que ça mais elle connaissait quand même la langue de tous les jours depuis quinze ans qu’elle était là. C’était plus l’écriture pour laquelle elle avait du mal et parfois pour lire aussi. La jeune femme n’était pas du genre à prendre le temps de faire les deux car après tout, elle n’en avait pas besoin dans son métier. Compter les billets qu’elle avait reçu oui mais ça s’arrêtait là. Alors ça lui allait bien que pour le moment Dalya n’en soit pas encore au reste. Elle n’était pas persuadée de pouvoir l’aider à ce moment là mais depuis un mois, elle s’y remettait un peu pour essayer plus tard, se rendant compte que peut être un jour, ça pourrait l’aider bien qu’elle ne voyait pas comment. Enfin pour le moment, elle était là pour l’aider avec les mots de bases, les tournures de phrases et c’était ce qui était le plus important.

Elle regarda la syrienne prendre commande et il sembla que cela ait fonctionné. L’employé la regardait bizarrement ce qu’elle n’appréciait pas vraiment car il semblait avoir compris ce qu’elle désirait. Et surtout, elle pourrait être étrangère en vacances ce qui ne donnait pas une bonne impression du pays. Et puis, il avait compris ce qu’elle disait, la preuve, elle avait réussi à avoir ses boissons sur un plateau. Elle sourit à l’expression de Dalya, contente de sa réussite. C’était un bon début.  « Pas -Je succès -». Elle secoua la tête négativement. « C’est -J’ai réussi- » Elle espérait que la jeune fille ait comprit. Il lui sembla que oui. « Félicitation. Du coup, quelle est la boisson que tu as ? » Elle tendit le doigt vers le gobelet de la demoiselle. Elle voulait être sure qu’elle ait bien assimilé les boissons.

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Dernière édition par Phoenix Lannister le Mar 15 Mai - 23:43, édité 2 fois

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MessageSujet: Re: Phoenix | A cup of tea and a hot cocoa   Mar 8 Mai - 1:35

À peine revenue à table, déjà corrigée. Phoenix ne laissait rien passer. Ce n’était pas un défaut, bien au contraire. Ainsi, notre blondinette nationale apprenait plus rapidement et plus efficacement. Il en valait de sa rapidité d’intégration et d’autonomie. Elle avait également sorti son carnet pour inscrire les mots nouveaux ou les phrases qu’elle pourrait apprendre. Ce carnet qui se remplissait au fil des jours, soit lors des séances avec la rouquine, soit de son côté lorsqu’elle regardait la télévision ou qu’elle récupérait un journal dans le métro pour le détailler. Dalya se mordit la lèvre inférieure de honte avant de se reprendre. « Je ai réussi… J’ai réussi ! C’est bon ? », vérifia-t-elle après avoir répété ce qu’elle avait entendu, ou cru entendre. Son accent était toujours aussi terrible, elle le savait. Elle l’avait bien vu dans le regard du serveur qui n’avait par ailleurs fait aucun effort pour elle. Mais elle travaillerait sa prononciation plus tard. Ce n’était clairement pas sa priorité. La première était de comprendre parfaitement ce que l’on pouvait lui demander au quotidien. Elle ne voulait plus demander de répéter, d’aller moins vite ou de choisir d’autres mots pour qu’elle sache ce qu’on essayait de lui dire. La deuxième était de se faire comprendre. Pas nécessaire d’avoir un anglais parfait qui donnait l’impression qu’elle était du pays, mais qu’au moins on puisse savoir ce qu’elle veut exprimer. Et Phoenix était ici pour l’aider.

Elle la félicitait et la blondinette étira un petit sourire en coin, comme si elle avait du mal à accepter les compliments. Elle n’en avait pas l’habitude, de se faire complimenter. La Syrienne suivit du regard le doigt de la jeune femme tout en l’écoutant. La boisson qu’elle avait. Il lui fallait un petit temps pour traduire cette phrase en arabe dans sa tête et la comprendre. « Hm… C’est le thé à le menthe… au menthe ? Je sais pas… » Elle ne savait plus. Elle confondait toujours. Les mots se mélangeaient dans sa tête et lui donnaient parfois la migraine. La plupart du temps, elle les imaginait en arabe et l’anglais restait caché dans un coin de son cerveau. Mais il montrait de plus en plus le bout de son nez, c’était prometteur. « Toi tu as chocolaté chaud ! », s’exclama-t-elle en déchirant le papier de ses dosettes de sucre pour les verser dans son thé. Cela pouvait paraître beaucoup pour un Américain – quoi que, vu la qualité de leur nourriture et la quantité de sucre dans leur soda et autres petits gâteaux. Ils ne le faisaient jamais à l’orientale dans cette enseigne et elle déteste le goût d’eau chaude et de feuille de menthe sans aucune saveur. Il lui fallait ce petit goût sucré pour révéler tout le potentiel du thé à la menthe sur ses papilles. Ce goût familier qui lui rappelait son chez-elle. Le vrai chez-elle. Mais elle ne le retrouvait jamais dans les cafés américains. Jamais.



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MessageSujet: Re: Phoenix | A cup of tea and a hot cocoa   Mar 15 Mai - 23:33


     

Dalya
&
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Phoenix sait à quel point il peut être difficile de se faire comprendre dans un pays lointain, étranger avec une langue jamais entendue au part avant. Elle avait eu le même problème alors elle tentait d’aider du mieux qu’elle pouvait la jeune syrienne. Tout n’était pas parfait mais le plus important était qu’elle comprenne ce qu’on lui disait et surtout qu’elle se fasse comprendre. Les petites fautes de langage en soit n’étaient pas bien importantes car c’était surtout les mots principaux qui comptaient bien qu’avoir le plus de mots compréhensibles était le mieux. Elle tentait donc de lui donner ça, le plus de mots possibles, une structure plus que correcte bien que parfois, elle laisse passer quelques petites choses. Elle lui reformule alors sa phrase sans attendre vraiment qu’elle s’assoit, comme avec une peur qu’elle oublie ce qu’elle veut lui dire. A la reprise de Dalya, elle sourit, hoche la tête pour lui confirmer que tout est bon ce coup-ci. « C’est parfait. » Elle lui demande alors de lui confirmer ce qu’elle a pris à boire. Elle sait que Dalya le sait. Elle l’a vu prendre commande auprès du serveur bien que ce dernier l’ait regardé bizarrement. Elle lui aurait mit une claque mais elle avait envie que Dalya se débrouille toute seule, qu’elle se sente fière d’avoir put prendre sa commande toute seule sans personne autour d’elle car au fond, c’était ça aussi le plaisir d’apprendre une langue bien que là, ce soit par obligation. Cependant, voir que les gens vous comprenaient et vous servait ce que vous désiriez était tout à fait formidable et agréable, vous arrachait un sourire aux lèvres lorsque parfois vous doutiez ou ne voulait plus faire d’effort. Elle ne serait pas toujours là pour elle, alors elle voulait l’aider du mieux qu’elle pouvait et le plus rapidement possible.

Dalya sembla alors ne plus savoir malgré le fait qu’elle l’ait prononcé quelques minutes plus tôt mais elle comprenait. Elle avait eu le même problème avec le russe et traduire d’une langue à l’autre était toujours compliqué car ce n’était pas du tout la même syntaxe. C’était au début normal mais le jour où Dalya n’aurait plus besoin de traduire, ce serait une victoire de plus. Enfin ça n’allait pas être demain non plus. Elle lui dit donc en appuyant gentiment sur les mots qui lui manquaient. « Thé à la menthe. » Elle sourit tandis qu’elle prenait son chocolat chaud pour le remuer. Elle acquiesça de nouveau lorsqu’elle nomma sa boisson justement.

Elle fut un peu surprise de voir le nombre de sucre que la blonde mettait dans son thé mais n’en prenant que rarement, elle ne savait pas si c’était trop normal. Et puis, il fallait aussi penser que ce n’était pas le même que chez elle. On lui avait déjà dit que le café ici était différent de celui que les européens buvaient, que c’était de l’eau contrairement à ceux qu’il buvait alors elle supposait que pour le thé, la saveur non plus de devait pas être la même du tout. Elle but quelques gorgées, contente de sentir la chaleur parcourir son corps. Elle n’était pas frileuse pour un sou mais parfois, ça faisait du bien.



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MessageSujet: Re: Phoenix | A cup of tea and a hot cocoa   Sam 19 Mai - 1:18

Parfait. Un mot simple pour redonner confiance en soi. Se dire qu’on n’était pas si nulle que cela, qu’il y avait encore de l’espoir et qu’elle pourrait s’en sortir. Travailler seule à l’apprentissage d’une langue nouvelle et totalement différente de la sienne manquait de ses petits mots d’encouragement. Savoir si elle faisait bien ou non, si elle disait bien ou non. Ce n’était pas le tout de reconnaître un amas de lettre sur un papier, c’était important de pouvoir le dire. Et c’était aussi le plus compliqué. On repérait immédiatement qu’elle n’était pas d’ici, avec son parlé grossier et son accent strident. Elle était différente Dalya. Dalya l’étrangère.

« Thé à la menthe… » qu’elle répète. La menthe au féminin. Elle ouvre son carnet pour l’inscrire. Elle en aura souvent besoin, elle qui prépare du thé comme d’autres préparent du café. Elle ajoute le sucre. La montagne de sucre pour certains, juste ce qu’il faut pour elle. Elle ne se risque pas à tremper ses lèvres dans le breuvage qu’elle sait brûlant. Elle se leva à nouveau pour aller chercher un gobelet vide et propre et revient à sa place pour s’amuser à transvaser plusieurs fois le thé entre les deux récipients pour le refroidir – et lui donner une saveur un peu plus orientale. Lorsque l’infusion arriva enfin à la bonne température, elle la remit dans son réceptacle initial et but une longue gorgée tout en parcourant les nombreuses pages griffonnées du cahier qui retraçaient ses efforts en anglais. Une page attira son attention et elle releva son regard bleu vers son interlocutrice. « Poenix… Phoenix ? » Elle avait tellement de mal avec son prénom, elle l’écorchait presque à chaque fois. Ce n’était pas contre la rousse, c’était juste un son difficile à prononcer pour la jeune Syrienne qu’elle était. Elle faisait des efforts mais ce n’était pas facile du tout, un peu comme le mot « feu » qui relevait du défi de l’impossible encore aujourd’hui. Elle attendit d’avoir toute l’attention de la rouquine. « C’est quoi « petit copain » ? », demanda-t-elle finalement avec aplomb. Elle avait oublié de chercher le terme et c’était en replongeant dans son carnet de notes qu’elle l’avait retrouvé, seul et sans définition au milieu des dizaines d’autres mots.



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MessageSujet: Re: Phoenix | A cup of tea and a hot cocoa   
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