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MessageSujet: honey, you're a badass (geert)   Jeu 26 Avr - 13:55

honey, you're a badass
geert & kaimana



BRONX LEBANON HOSPITAL - AVRIL 2018

Il avait fallu que les choses dégénères quand la situation était déjà bien assez tendue comme ça. Tous forcés d'évacuer l'immeuble, la plupart de ses occupants se retrouver entasser dans une même pièce, tous logés à la même enseigne. Décor de film apocalyptique, ne manquait qu'à ce triste spectacle l'armée qui les gardaient bien tranquille dans leur enclos. Kaimana allait très vite devenir folle. Par chance, Geert s'était arrangé pour leur trouver deux lits côte à côte et ce petit geste tout simple suffisait à lui réchauffer le cœur. Et puis les esprits s'étaient échauffés. L'être humain n'est pas fait pour vivre enfermé dans une société déstructurée, un système dysfonctionnel. Kaimana avait pris soin d'enfermer son arme de service dans son tiroir au bureau, préférant garder ses distances, connaissant trop bien les risques. Armée de sa simple plaque, elle ne faisait pas vraiment le poids face aux molosses qui s'affrontaient dans un combat singulier. Simple observatrice désillusionnée, elle ne voulait pas s'en mêler. Chacun ses problèmes et elle en avait bien assez qui pesaient sur ses propres épaules. Geert, en revanche, avait peut-être quelque chose à prouver. Ou peut-être était-ce simplement l'élan d'un citoyen sincère cherchant à calmer les esprits. Peut-être. Le résultat restait le même. Un bon coup de poing dans le nez, l'arcade sourcilière qui éclate, une perte d'équilibre significative et l'arrière de son crâne qui explose contre le métal d'un lit de fortune. Son cœur qui s'emballe, la peur qui pulse dans ses veines et la rage qui embrase son esprit. Elle hurle sur les deux abrutis, aboie des ordres. « Appelez le 911 !! » Pas de temps à perdre. Elle s'assure qu'il soit bien conscient et surtout qu'il ne la perde pas. Elle lui parle, le rassure jusqu'à ce qu'enfin les sirènes retentissent et que la cavalerie arrive. « Je monte avec vous. » Pas de négociations possibles, plaque à l'appuie, elle monte avec Geert, sa main dans la sienne, pas question de le lâcher.

L'hôpital fourmille de patients et on les abandonnent au beau milieu de la salle d'urgence, Geert allongé sur un lit, un rideau les séparant du reste du monde. Pas de commotions à première vue, n'empêche que l'inquiétude dans le regard de Kaimana ne trompe pas. « Il a fallu que tu joues au héro hein ? » Sa voix se teinte d'un amusement qu'elle voudrait plus sincère. C'est la peur qui domaine et elle déteste entendre ça venant d'elle. Soupirant, Kaimana s'assoit sur un tabouret peu confortable, ramenant la main de Geert contre ses lèvres pour y déposer un baiser.



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MessageSujet: Re: honey, you're a badass (geert)   Lun 14 Mai - 20:51
Le coup l’avait surpris. Depuis que le front de l’inconnu du centre social était venu s’écraser contre son nez, tout était devenu flou, les bruits des querelles s’étaient atténués pour ne devenir qu’amas inaudible de sons qu’il n’arrivait pas à comprendre, assembler pour en faire autre chose que des murmures incompréhensibles. A peine s’était-il rendu compte que le coup l’avait fait tomber à terre, trop secoué pour ne serait-ce qu’essayer de se relever. Le ballet des différentes lumières, de plus en plus intenses, rendait ses pupilles folles alors qu’il ne se rendait même pas compte qu’on l’emmenait en dehors du centre social, qu’on l’engouffrait dans une ambulance sous les bonnes actions de son ange gardien. S’il en avait eu la force, ou l’esprit un peu plus clair, peut-être aurait-il déliré sur quelques visions crées par son corps pour le distraire de la douleur, mais il n’était plus en état d’aller à de telles aventures, fatigué par sa vie d’excès sages et son pantouflage extrême des derniers mois. Il n’arrivait même pas à s’évanouir, ballotté de l’arrière de l’ambulance jusqu’aux couloirs bondés des urgences.

Il commençait à revenir à lui-même. Il pouvait sentir l’odeur particulière des hôpitaux alors que sa vue, bien qu’elle n’avait pas été perdue, commençait redevenir claire, comme si les objets reprenaient enfin le sens qu’ils avaient toujours eux. Il pouvait encore entendre un bourdonnement gênant au fond de son oreille, mais la voix de Kaimana était claire et audible, tout comme le contact de ses lèvres sur la main du belge était chaleureux et rassurant. « J’allais pas laisser ce pauvre gosse se faire éclater quand même. » Il avait envie de croire que le gamin pour lequel il s’était interposé se serait retrouvé dans le même état que lui, ou même aurait été plus amoché par le molosse enragé, mais ils le savaient tout deux, que la jeunesse dynamique se serait sans doute relevé pour se battre. Lui avait été mis KO avant même le début du premier round. Et il commençait à ressentir les affres de sa bêtise, une douleur perçante à l’arrière du crâne, une autre, plus assommante, à l’avant. De sa main libre – trop peureux pour lâcher celle de Kaimana, de peur qu’on aille l’isoler dans un recoin de l’hôpital, loin d’elle – il vint tâter son front, ses tempes, son arcade défoncée mais qui avait fini de saigner, déjà refermée par les gestes experts des ambulanciers. Il pouvait tout de même sentir le sang écaillé disséminé sur son visage du bout de ses doigts. Il avait l’air concerné de ces vieux héros qui, à la fin des films impossibles, se rendaient enfin compte qu’ils avaient pris trop de dégâts et devraient mourir. « Maintenant tu sais qu’en cas de problème, tu peux m’appeler, mais pas compter sur moi pour le résoudre. » Trop vieux, ou peut-être bien jamais vraiment assez menaçant, il n’avait que des bonnes intentions à offrir à la policière qui se défendait assez bien toute seule, mais avec sa gueule cassée et son sourire amoché, c’était tout ce qu’il trouvait à dire pour lever le voile de l’inquiétude angoissante du bâtiment hospitalier.


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