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« Marquis de Sade »
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MessageSujet: Ton bébé, tu l'as allaité? - Non, je l'ai eu au printemps ♦ Nez   Mer 25 Avr - 18:40

     
Ton bébé, tu l'as allaité?
Non je l'ai eu au printemps!


Nez


25 / 04 / 2018 - 15h32

- Oh je vous en pris Waldford, pas à moi je sais que… Sur le bois noble du plateau du bureau, un téléphone vibre et attire ton attention. Tes sourcils se froncent en voyant son nom s’afficher sur l’écran. Tu n’as pas revu Neslihan depuis son retour du Japon, et il n’est pas dans ses habitudes de t’appeler en plein après-midi, alors qu’elle sait que tu travailles. - Je sais que vous avez injustement viré cet homme, l’idée n’est pas de me convaincre du contraire, c’est de me permettre de les convaincre du contraire. Vous m’excusez? Ta main se refermes sur le téléphone, alors que tu gagnes le couloir pour écouter le message, laissé là, comme une bouteille à la mer.
Une bouteille à la mer qui te retourne le bide, et que affole ton coeur. Un malaise, c’est relativement ordinaire. Surtout pour une femme qui, comme Neslihan, veille sur sa ligne. Le problème, c’est que ça fait cinq mois que le seul effet qu’elle fait pour sa ligne est l’arrêt du sucre. Et qu’un malaise chez une femme enceinte est déjà nettement moins anodin que chez une femme ordinaire.
Entrant en trombe dans ton bureau, tu t’excuses à nouveau, d’une voix ferme: - Prenez un nouveau rendez-vous avec ma secrétaire Waldford. J’ai une urgence. Megan? Occupez vous de monsieur Waldford. Je prends ma journée. La porte claque, et ta silhouette disparait, en même temps que la veste de costume gagne tes épaules.

Quelques minutes plus tard, le moteur de la voiture allemande vrombit dans le parking sous terrain et cette dernière se mêle avec vitesse dans la circulation New Yorkaise. Garée en double file devant le siège d’Ylan, la voiture s’arrête. Tu pénètres dans les bureaux sans difficulté, jusqu’à gagner le sien. Neslihan est là, allongée dans un sofa, les jambes surelevées. - Merci Victoria. Je m’en occupe. L’assistante ouvre la bouche et tu jettes ton regard noir sur elle: - Je m’en occupe. Merci. La porte se referme, et tu te baisses à sa hauteur. L’une de tes mains vient chasser une mèche noire de son visage, l’autre se glisse, dans un réflexe d’un autre temps, et d’une autre histoire, sur son ventre devenu rond, avec délicatesse. - Qu’est-ce qui s’est passé? Tu as soif? Il peut s’être passé des milliers de choses, le coupable pourrait être la chaleur, la hauteur de ces talons qu’elle s’entête à porter, la taille de sa robe, qui doit la serrer, celle de sa guêpière aussi, et tu soupires, ta main ramenant tes propres cheveux vers l’arrière, alors que tu happes son regard pour y lire l'inquiétude, la fatigue, la peur, peut-être un peu, tout ce qu’elle a toutes les raisons de ressentir et qui doit brutalement lui sauter à la gueule. Ta main quitte son ventre pour venir chercher la sienne et tu entremêlés avec assurance tes doigts aux siens.



©️ Nous sommes de ceux
     


+ N'OUBLIE JAMAIS +
Aux yeux les mirages du possible, quand doucement battent tes cils, quand d'un regard, tu m'en dis mille, je suis maladroit sur la cible.

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