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MessageSujet: (libre) don't get cut on my edges   Mar 24 Avr - 16:47
drowning my thoughts
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Le béton se borde de vert, lentement. L'hiver a quitté la ville, emportant avec lui la saleté humide d'un hivers douloureux. Sway est revenue depuis quelques jours, sans avoir le coeur de pousser les portes du parking. Ça grince sous sa peau, elle veut pas retrouver ce qu'elle était, cette loque humaine, ce squelette ambulant, alors elle se tient loin, cherchant le déclencheur pour l'identifier, pour ne plus tomber dans le panneau. Il fait bon dehors, et c'est pas quelques nuits d'air urbain dans un parc qui vont la changer. Elle n'a nulle part où aller, personne qui ne l'attends, et cette petite liberté, elle est douce. Le parc est vivant, éveillé, comme deux poumons dans ce désert. Les gens promènent leurs cabots, les vieux sont concentrés dans une partie d'échecs, quelques écureuils s'éveillent paresseusement. Dans un coin, assise sur l'herbe naissante, Sway plonge quelques phalanges dans un étuis rigide qui lui a servi d'oreiller la nuit précédente. Sa guitare d'occasion en est extirpée, pour être accordée à l'oreille. Elle joue un peu, par habitude, pour s'occuper les doigts, la tête et le coeur. Ça lui éviter de se lancer dans les vieilles conneries. Ses doigts ont maintenant la peau épaisse qui vient avec la pratique, ne craquant plus sous les heures à gratter les cordes. Ça ne sonne pas si mal, qu'elle se dit, sous un voile de boucles trop longues qui lui pendent à la gueule. Peut-être qu'elle ira montrer à Franz, pour voir ce qu'il en pense. Peut-être plus tard.
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MessageSujet: Re: (libre) don't get cut on my edges   Mar 24 Avr - 23:15
[Je me permets :l:]​​

Le printemps est une saison que j'affectionne tout particulièrement. Pouvoir assister à l'éclosion des premières fleurs, déambuler dans les rues qui ne sont plus constamment couvertes de pluie, et surtout profiter du retour des beaux jours sans que la chaleur soit encore suffocante. C'est une saison qui m'a toujours beaucoup inspirée, j'ai une fâcheuse tendance à hiberner en hiver, artistiquement parlant. Non pas parce que je ne sors pas, bien au contraire, je suis toujours fourrée dehors, mais parce que je suis justement occupée à autre chose et que mes mains sont prises, incapables de trouver le temps pour tenir un crayon. Mais l'espoir renaît depuis le retour de Yulian et j'ai envie de profiter de la vie à nouveau, d'oublier les jours sombres en tentant de me rappeler de ce que ça fait que de vivre sans se poser de questions. Mon calepin coincé sous le bras, ma trousse glissée entre les doigts de ma main libre, j'erre entre les allées vertes du parc en quête d'un banc sur lequel me poser pour dessiner. Je n'ai pas besoin de guetter l'inspiration, le monde est un terrain de jeu suffisant, où que je me trouve.

Pourtant mon attention est attirée par les notes de musique qui s'élèvent dans l'air, et semblent gagner en volume à mesure que mes pas me portent plus loin. Du regard, les yeux plissés, je cherche la source de cet air apaisant, et entraînant à la fois. Un sourire étire mes lippes lorsque je pose les yeux sur la silhouette féminine tassée sur elle-même, assise dans l'herbe. Je n'ai jamais eu pour habitude de réfléchir longtemps, et c'est naturellement que mes pas me portent dans sa direction. Je me poste non loin d'elle, légèrement sur le côté pour ne pas la priver du soleil qui nimbe sa peau, et je m'éclaircis la voix pour qu'elle relève les yeux vers moi. Son visage, auparavant dissimulé par les cheveux qui lui tombaient devant les yeux, m'apparaît enfin, et j'esquisse un sourire plus franc. Excuse-moi... Est-ce que ça t'embête si je te dessine pendant que tu joues ? Je demande, tout en désignant le carnet que je tiens toujours sous mon bras.





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MessageSujet: Re: (libre) don't get cut on my edges   Mer 25 Avr - 8:32
[Je me permets aussi ANGE:l:]

Les cris d'enfants se mêlent aux bruits d'oiseaux, piaillements qui se ressemblent plus que je ne l'aurais pensé. L’aîné sur son vélo, la deuxième à courir après les pigeons. Les marques du printemps qui commencent à s'affirmer, faisant fondre l'hiver rude qui s'était abattu sur la ville pendant de longs mois. La neige, le froid, les nuits plus longues que les journées, tout commence enfin à disparaître, laissant enfin place à la lumière et aux quelques rayons de soleil qui arrivent à percer l'épaisse couche de nuages étalée dans le ciel. Dossiers sur les genoux, crayon entre les dents, je surveille les enfants du coin de l’œil tout en révisant les chiffres du mois qui touche bientôt à sa fin. Avril fut plutôt fructueux à en juger par le graphique qui s'étend sous mes yeux. Rien de bien extraordinaire, mais l’acquisition récente d'une petite entreprise qui peinait à survivre porte enfin ses fruits. Sourire sur le bout des lèvres alors que j'entoure d'un cercle d'encre le chiffre à plusieurs zéro, notant mentalement d'en toucher quelques mots lors de la présentation mensuelle aux autres associés. Soupir et machinalement j'ai les doigts qui se glissent dans mon sac à main, farfouillant les poches de cuir pour y trouver une cancéreuse apaisante. Mais je me retiens. Pas devant les enfants.

Voix fluette qui m'appelle soudainement, la petite plantée devant une des seules personnes aux alentours pointe du doigt. C'est dans le Bronx que nous sommes, besoin de tranquillité soudaine, besoin de temps loin des autres mères aux gorges nacrées de perles qui parlent de leur beaux maris costumés tout en piaillant sur les dernières tendances en matière d'escarpin vernis. Alors, j'avais juste pris la voiture, les enfants, le vélo, le ballon, et j'étais venue nous perdre ici. L'un des parcs proche du Parking, c'était la première fois que je le voyais en journée, beaucoup plus animé que la nuit, c'est certain. Soupir alors que je me relève, range le dossier, marchant à toute vitesse pour venir attraper la petite main de l'enfant. « Andy, je t'ai déjà dit de pas pointer du doigt comme ça. » Sourire doux, voix tendre, un rappel à l'ordre qui n'en ai pas un. Et elle balbutie, m'explique que la dame fait de la musique, et qu'elle veut voir, qu'elle veut aller écouter, qu'elle veut danser aussi. Le sourire d'angelot sur son visage de bambin fait fondre les réticences de mon coeur de mère, et d'un haussement de voix j'appelle l'aîné, l'informant que nous ne serons pas bien loin. Pouce en l'air, sourire aux dents manquantes, il hoche la tête avant de continuer à rouler tranquillement.

Les notes sont douces, maladroites, branlantes parfois, mais ma fille à l'air d'apprécier l'air qui se joue. Elle en vient même à lâcher ma main, s'approchant un peu plus de celle qui joue, passant sans ménagement devant une demoiselle aux traits familiers, et termine les mains dans l'étui de cuir à jouer avec les quelques pièces qui s'y trouve. Soupire découragé et j'accours presque, attrapant sa taille pour venir la percher contre mes bras. Elle rigole, de ce rire qui fait fondre la honte et les inquiétudes qui se battent déjà dans le cœur bien meurtri de ma poitrine. Je remue le visage, riant presque de son rire enfantin et je lui embrasse la joue, subtilisant les quelques pièces resté coincées dans ses doigts. « Je m'excuse, je pense que ma fille s'est un peu laissée emporter par la musique, les enfants vous savez... » Les mots que je pousse hors des lèvres, alors que dans mes bras la petite se dandine, loin de se soucier du monde environnant, ses yeux d'enfant concentrés sur la guitare qui joue.



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MessageSujet: Re: (libre) don't get cut on my edges   Mer 25 Avr - 18:34
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Sway se laisse tanguer au rythme de la musique, l'âme au vent, la vague aux épaules. Son cuir abandonné à ses côtés, un t-shirt froissé de seconde main lui couvre les épaules, ses clavicules repoussant le tissus au fil des accords, comme les marteaux d'un piano au corps d'ébène. Deux pieds touchent son champ de vision, surmontés d'un crinière soleil, et Sway ne dit rien, ses mains continuant de jouer en automate, le vent aux yeux, la tête indolente. « Excuse-moi... Est-ce que ça t'embête si je te dessine pendant que tu joues ? » demande la femme, aussi courtoise que jolie. Si elle pouvait se faire embêter plus souvent par des propositions pareilles, Sway ne viendrait pas s'en plaindre. La jeune Larsen doute d'être un bon modèle, mais il y a des gens qui peignent des bennes à ordures, alors tout est pas obligé d'être joli. « t'excuse pas, si je voulais pas de compagnie, je me serais pas plantée dans un endroit publique. » lance Sway, omettant qu'elle a dormi dans ce parc cette nuit et qu'elle a pas de toit pour le futur proche. « ça m'embête pas, tant que la musique te déranges pas. » lance la brune, un regard en coin à la femme aux crayons qui s'installe. Les cordes ondulents tendrement, vibrantes d'une énergie qui goûte le printemps.

Sway se retourne pour trouver une gamine, les deux mains dans son étuis de guitare, à retourner quelques pièces brillantes comme si elle avait trouvé le trésor enfoui d'une bande de pirates. Ça la fait rigoler, dans un rire qui file avec le vent. La gamine est récupérée par une jolie femme, bien mise, qui semble avoir les bras pleins de sa petite crevette gesticulante. « Je m'excuse, je pense que ma fille s'est un peu laissée emporter par la musique, les enfants vous savez... »   Sway a l'habitude qu'on tire les enfants un peu plus loin, leur disant de pas approcher les inconnus, les gens étranges, un petit regard de dédain jeté par mégarde. Elle aime pas particulièrement les gosses, elle en veut pas, elle sait pas comment les prendre, et elle a pas de patience avec les questions connes, mais pour le moment, tant qu'on la laisse pas toute seule avec le monstre, elle en a rien à faire. La gamine semble transfixiée par la guitare, et gigote au rythme de la musique. « faut pas vous en faire, elle peut même faire une sieste dans mon étuis, je connais quelques chansons soporifiques, si vous avez besoin d'un break. » lance Sway, pas du tout dérangée pour la chose. Un coup d'oeil périphérique lui rappelle qu'elle est pas mal entourée, la vue est agréable. Si elle avait su que la guitare ferait venir les femmes à elle, peut-être qu'elle aurait commencé à en jouer bien avant. Sway jette un regard à la fille aux crayons, pour s'assurer que ça ne la gêne pas non plus.
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MessageSujet: Re: (libre) don't get cut on my edges   Mer 25 Avr - 18:49
​​Je ne présume pas forcément que les artistes qui se posent dans les lieux publics recherchent des spectateurs, ou une compagnie quelconque. Certains se sentent seulement mieux dehors, en plein air, parce que ça éveille l'inspiration ou bien parce qu'ils se sentent oppressés dans les appartements souvent trop étroits que le Bronx a à offrir. La jeune-femme est posée là, légèrement à l'écart du reste du monde et je ne veux pas déranger, pour autant je n'ai aucun mal à lui demander si le dessin la dérange. La gêne n'a jamais été dans mon caractère, mais je ne voudrais pas qu'elle se sente mal à l'aise d'avoir été prise pour modèle à son insu. J'esquisse un sourire lorsque son regard croise le mien, et je secoue la tête. Non, elle ne m'embête pas du tout. Au contraire. C'est bel et bien la mélodie qui m'a attirée, suivie de près par la beauté farouche de la brune. Elle a des airs de biche, d'animal sauvage que je voudrais tenter d'apprivoiser à coups de crayons.

Je m'apprête à m'asseoir lorsqu'une enfant minuscule, autant dire un farfadet, surgit dans mon champ de vision et interrompt mes mouvements. Elle est presque soulevée du sol par une silhouette féminine, gracile, qui ne m'est pas inconnue. Mais l'espace de quelques instants, je peine à la resituer. Je sais que je l'ai vue dans le quartier, mais le contexte m'échappe, son prénom également et je fronce les sourcils, embêtée de ne pas me souvenir. J'esquisse un sourire, attendrie par les enfants comme je le suis toujours, et je m'accroupis pour étendre ma veste sur le sol et pouvoir m'asseoir sur cette dernière, en tailleur. C'est lorsque mon regard croise celui de la blonde que les images de la peinture renversée dans les escaliers me reviennent, et mon sourire s'élargit. On s'est croisées au Parking, non ? J'ai une grimace d'excuse avant d'ajouter : Je ne me souviens plus de ton nom... Et de lancer, à l'intention des deux jeunes femmes : Moi c'est Eden.





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MessageSujet: Re: (libre) don't get cut on my edges   Jeu 26 Avr - 0:09
Un rire léger sort des lèvres de la musicienne alors que je récupère précipitamment l’enfant qui s’est perdue parmi les pièces brillantes. Embarras léger qui se fane contre mes joues maquillées, les mots qui se bousculent, les excuses qui font la course jusqu’à la courbe de mes lèvres pour sortir en premier. Et elle ne le prend pas mal, la demoiselle à la guitare, elle ne commente pas lorsque je rends les pièces égarées, continue juste à jouer cet air doux qui sonne familier aux tympans, sans pourtant que je sois capable de dire d’où il vient précisément. « Faut pas vous en faire, elle peut même faire une sieste dans mon étuis, je connais quelques chansons soporifiques, si vous avez besoin d’un break. » Hochement de tête léger de ma part, les yeux qui retombent sur le visage rond de ma fille. Quatre années de bonheur qui commencent à découvrir les belles choses d’un monde vicié. La musique, le soleil, les bulles et les fleurs. Les animaux, les bonbons et l’odeur de l’océan. Simplicité d’une enfance que je voulais conserver intacte pour elle. Pour les deux vraiment, bien que l’aîné ne soit déjà plus grand. « Je vous remercie. Je pense que sans être soporifique votre musique a réussi à l’hypnotiser sans grand mal. » Rire léger alors que je viens replacer une mèche dorée hors du visage de l’enfant au sourire étoilé. Elle ne dit rien, se cale juste plus contre mes bras, bien décidée à me faire rester jusqu’à ce que la guitare ai terminé de jouer.

Et puis il y a cette demoiselle que je reconnais une fois ses mots prononcés. Souvenirs de peinture et de talons tâchés qui me reviennent instantanément. Culpabilité qui s’abat aussi, couperet fatale d’une voix qui me dit que j’ai fais une erreur de venir dans le Bronx, que jamais j’aurais dû emmener les enfants, les exposer à ce quartier, que forcément j’allais croiser du peuple parkés, que forcément ils allaient me reconnaître. Trop tard, c’est trop tard désormais. Sourire léger, timide presque alors que je remue la tête face à la question d’Eden. « Oui c’est ça. La peinture dans les escaliers, non ? Addison, enchanté à nouveau.»



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MessageSujet: Re: (libre) don't get cut on my edges   
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