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MessageSujet: PIERRAD + des cornichons au chocolat.   Ven 30 Mar - 18:26

piero + chad

Il s'était fait à l'idée de ne plus jamais le revoir, d'avoir perdu une énième personne sans essayer de la retenir. Chad s'était préparé psychologiquement jusqu'à ce que ressurgissent des souvenirs pour le pousser à le recontacter. Cela lui avait demandé plus d'une semaine avant de se décider, de chercher la photo parfaite pour la poster sur le seul moyen de communication qu'il leur restait.
Une photo. C'est l'unique chose qui leur manquait depuis le début pour se retrouver. Une fichue photo, même pas d'eux, mais d'un chien.
Il sent l'excitation lui remuer le ventre à l'idée de le revoir, de lui poser toutes ces questions qu'il avait gardé pour lui jusqu'ici. Au volant de sa voiture, ou plutôt celle qu'Isaak lui a offert, le colosse prend une longue inspiration lorsque l'aéroport se dessine au loin. Son cœur rate un battement.
Et s'il avait oublié ? On lui a prouvé tellement de fois combien c'était facile, comme la présence humaine, avec des sentiments, des faiblesses, de l'amour à revendre, ce n'est pas suffisant pour être loyal. Il a la sensation d'avoir une gueule de bois lorsqu'il se gare sur le parking pour se diriger vers les arrivées. Au milieu du troupeau de personnes déjà présentes, Chad reste un peu en décalage, les mains dans les poches pour s'empêcher de faire n'importe quoi avec ses cheveux, de les emmêler alors qu'ils sont encore frais du coiffeur d'une semaine.

Les personnes défilent et Chad les observe toutes de la tête aux pieds, il les redessine, s'imprègne de leur visage pour essayer de deviner d'où ils viennent, pourquoi elles sont là, si elles viennent retrouver un proche ou si elles sont seuls. C'est idiot mais ça l'aide à dissiper le stress des retrouvailles. Tu sais, ce petit pincement au cœur, ce malaise constant qui te rend un peu fébrile lorsque tu sais que tu vas faire face à une personne que tu as aimé et qui ne fait plus parti du décor depuis des mois déjà. Lorsque le visage de Piero se dessine au milieu des autres, l'effet est instantané : il se met à sourire, dresse une main pour se démarquer des autres même s'il n'a pas grand difficulté à le faire par sa grande taille. Le blond s'avance de quelques pas en silence, lui offre ce sourire un peu idiot des proches contents de revoir celui qui leur a manqué. Bon retour chez toi. Qu'il murmure avant d'ouvrir ses bras pour le serrer contre lui, déposer un baiser sur sa joue au passage. Ses yeux se ferment un instant pour retrouver son odeur et leurs souvenirs passés.

Le voyage s'est bien passé ? Il lui demande ces quelques banalités en attrapant les valises pour se diriger vers la voiture d'un pas pressé, dans la hâte de pouvoir enfin se retrouver seul avec lui, apprivoiser ses confidences qui lui ont parfois manqué à un point que le môme ne pourra pas imaginer. Une fois devant la bagnole qui ne lui ressemble pas, Chad trouve le moyen de caler les petites valises alors que son regard chaleureux ne cesse de rencontrer celui de Piero qu'il ne peut s'empêcher de trouver changé.
Il a envie de lui demander comme une mère inquiète ;
T'as maigri non ?
Stan te traite bien ?
Et si ça va pas, je suis là hein ?
T'as fait quelque chose à tes cheveux ?
Tu m'as foutu la trouille espèce de petit con.



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MessageSujet: Re: PIERRAD + des cornichons au chocolat.   Lun 2 Avr - 1:52

piero + chad


S'il avait le sommeil plutôt facile d'ordinaire, cette nuit, Piero n'a pas fermé l'oeil. Quand ce n'était pas la peur de louper les trois réveils différents qu'il avait programmé pour être sûr de ne pas manquer l'heure du grand départ qui lui gardait les yeux ouverts, c'était le besoin irrépressible de se lever pour vérifier qu'il n'avait rien oublié d'indispensable. C'est sans compter l'excitation sans nom qui prenait son corps en otage depuis que Chad avait accepté qu'il s'invite chez lui le temps d'un week-end. Chad ou la seule raison de revenir dans ce trou paumé qui lui avait un jour servi de maison mais aussi l'unique personne qui aurait pu l'y retenir définitivement. C'est certainement pour ça, que le môme avait mis les voiles sans mots dire, parce qu'il se connaissait assez pour savoir qu'il aurait préféré rester plutôt que de devoir vivre le déchirement de faire ses adieux en direct à la triste mine du grand. S'il n'avait pas jugé bon de lui donner signe de vie depuis son départ précipité, c'est uniquement  par lâcheté, parce que la culpabilité le rongeait assez pour ne pas oser rompre le silence et prendre de ses nouvelles. Là encore, il a peur que le blond se soit mis en tête qu'il avait simplement pu l'oublier. Comme si une chose pareille était possible. Plus d'une fois, le rasé s'est retrouvé à regretter ces moments où ils partageaient leur solitude à deux, même s'ils ne brillaient pas toujours par leur joie de vivre. En partant, ce n'est pas seulement un ami qu'il avait abandonné mais également son bunker, celui en qui il trouvait refuge quand la guerre Stan/Piero faisait rage, qui le gardait à l'abri le temps de l'aider à panser ses plaies sans jamais rien demander en retour. Il ne lui avait pas fallu longtemps au gamin pour comprendre que Chad était irremplaçable et qu'il ne retrouverait jamais quelqu'un qui le fasse se sentir aussi important que lui, que ça soit à Los Angeles ou n'importe où ailleurs. C'est pour retrouver ce lien si précieux qui les unissait que Piero n'avait pas hésité à sauter dans le premier vol direction Graham comme il l'avait fait pour Stan quelques mois plus tôt, en se demandant si quelqu'un prendra un jour l'avion pour venir le voir, lui.

A l'aéoroport, son visage s'illumine instantanément lorsqu'il aperçoit  Chad un peu en retrait de l'amas de personnes scrutant les arrivants. Il ne peut pas s'empêcher, le gamin, d'accélérer le pas pour le rejoindre plus vite, même s'il ne gagne que quelques secondes à peine. Ses valises sont rapidement délaissées derrière lui alors qu'il lui saute au cou avec tellement d'enthousiasme qu'il aurait pu l'envoyer voltiger au sol si le blond n'était pas aussi solide. Il sait pas combien de temps est supposé durer ce genre d'étreinte mais il arrive pas à se résoudre à le lâcher en premier, alors, il reste suspendu à la nuque du bœuf encore un peu avant que son attention ne soit harponnée par le bolide flamboyant stationné derrière eux. Presque aussitôt, il quitte les bras du colosse pour aller en caresser la carrosserie du véhicule tout droit sorti d'un film de super-héros du bout des doigts et s'assurer que ses yeux ne lui jouent pas un mauvais tour.  T'es sérieux ? Me dis pas que t'as loué cette merveille juste pour moi ? C'est que Piero s'était ironiquement imaginé Chad venir le chercher sur son fidèle destrier métallique qu'il aurait flanqué dans le coffre du taxi qui les ramènerait au Parking. Il l'avait jamais vu toucher un volant avant aujourd'hui, si bien qu'il avait fini par se demander s'il était vraiment piéton par souci écologique ou s'il avait tout simplement honte d'avouer qu'il n'avait pas le permis. Son admiration est rapidement interrompue par la question du plus âgé à laquelle il se contente de hausser les épaules avant de monter une excuse de toute pièce pour ne pas avoir à avouer qu'il a le mal de l'air et qu'il a passé les trois quarts du voyage à s'imaginer la pire des catastrophes à chaque turbulence qui faisait cahoter l'avion. Ca a été les six heures les plus longues de ma vie, la joie de tomber à côté du seul passager qui ronfle. Heureusement que ça en valait la peine. Et le revoilà à sourire comme un idiot incapable de dissimuler la joie qu'il ressent à l'idée de retrouver la compagnie du vieil ours. Sans plus attendre, il s'installe côté passager avec toute la légèreté du monde, comme si son fessier était indigne de siéger dans une voiture aussi luxueuse. Ses mains plongent alors dans ses poches pour en sortir ses lunettes de soleil et les enfoncer sur son nez, bien décidé à profiter de chaque feu rouge pour se la raconter, pour une fois qu'il avait une opportunité de le faire. Lorsque Chad le rejoint à l'intérieur du véhicule, ses yeux prennent le temps de le dévisager à la recherche du moindre changement, aussi imperceptible soit-il. Ce qu'il remarque en premier, le môme, c'est que son ami a troqué son look d'homme de cro-magnon contre une apparence toujours aussi décontractée mais un semblant plus soignée. Tactile de l'extrême, il ne peut se retenir de passer ses doigts dans les cheveux du blond. Alors ça y est, tu t'es enfin décider à quitter l'âge de pierre ? Ca te va trop bien, j'adore. C'est sa maladie, à Piero, de donner son avis même quand il n'est pas sollicité. Il se dit toujours qu'à lui, ça lui ferait plaisir qu'on remarque ses efforts alors pourquoi pas aux autres ? Il enfonce l'arrière de son crâne dans l'appuie-tête et lui glisse un regard  un peu plus navré, cette fois. Tu m'as manqué Bruce Wayne. Il aurait pu en profiter pour lui glisser des excuses au passage mais il décide au dernier moment que la mélancolie viendrait plus tard, pour l'instant, ils ont des retrouvailles à honorer.




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MessageSujet: Re: PIERRAD + des cornichons au chocolat.   Jeu 5 Avr - 16:39

piero + chad

Il savait que Piero allait aimer la voiture, c'est même certainement pour cela qu'il est venu avec. Mais aussi parce que Parkinson dort aujourd'hui, qu'elle s'autorise une grève pour laisser Chad profiter du gamin. C'était pas pour faire le malin ni lui en mettre plein les yeux, non, il voulait seulement lui faire plaisir, voir son sourire à la con se dessine sur ses lèvres et s'émerveiller devant un bolide qui n'a de beau que son apparence. Le colosse se tourne vers le brun, lui adresse un sourire tendre. J'avais envie de sortir le grand jeu pour ton retour. Et puis une voiture, ça laisse un sujet de conversation à avoir en cas d'urgence. Imagine un peu, s'ils trouvent plus rien à se dire ? Chad pourra lui balancer toutes les fonctions de l'engin, lui faire essayer le siège chauffant, rire au bruit du moteur et toutes ces choses là. Il se sent d'ailleurs un peu à la ramasse de stresser autant, de pas être simplement naturel comme peut l'être Piero.
Mais qu'est-ce qui ne va pas avec toi Chad ?
Une voix colérique efface les autres dans sa tête pour lui donner un peu plus d'aplomb. Il en a besoin après cette semaine qu'il vient de passer, l'état général d'épuisement qu'il lui arrive de ressentir lorsque Parkinson lui fait comprendre qu'elle ne pourra pas toujours le suivre dans ses démarches.

Dans la voiture, le colosse se met à rire à son récit et balancer d'une voix enjouée quelques mots pour lui prouver combien il est content de le voir, de pouvoir se perdre à nouveau dans son regard, le sentir si proche de lui plutôt qu'à une distance qu'il ne saurait même pas calculer. Mais non, il ronflait pas, il ronronnait. Ils y comprennent vraiment rien ces gamins ! Qu'il lâche en allumant le moteur pour quitter le parking. Ses sourcils se froncent un peu lorsque Piero fait une remarque sur son style. Ses doigts dans ses cheveux, Chad pourrait aussi se mettre à ronronner mais vraiment lui, par contre. Ses yeux bleus quittent la route un instant pour se perdre dans ceux du gamin. Toi aussi. D'une voix basse, presque nostalgique. Accepter que le brun vienne le temps d'un week-end c'est aussi lui autoriser le droit de savoir ce qu'il s'est passé dans sa vie depuis qu'il est parti. Peut-être que Chad devrait en parler tout de suite mais il n'en trouve pas le courage alors, son torse se bombe un peu pour se concentrer sur la route, balancer quelque banalités durant le trajet, lui demander s'il est toujours avec Stan, s'il est heureux, s'il compte un jour revenir ou non jusqu'à la vue du Parking. A quelques mètres, Chad gare la voiture dans son minuscule garage, attrape à nouveau les valises pour l'accompagner jusqu'à chez lui.

Le blond part poser les bagages dans le lit de la chambre d'ami avant de revenir sur ses pas et appeler Maurice. Il doit se cacher quelque part. Je te jure, il vient saluer le premier inconnu qui vient ici mais son sauveur, non. Chad pointe de son menton le canapé pour inciter le gamin à s'y installer avant d'aller dans sa chambre, ouvrir sa penderie et y trouver le matou roux tranquillement endormi sur ses vêtements propres. Un tapis de poils reste collé au tissu à l'endroit où il l'enlève et retourne vers Piero. Voilà le monstre. Un Maurice qui fait d'ailleurs les gros yeux à la vue du brun mais qui ne se démonte pas lorsque le colosse lui met dans les bras avant de s'asseoir à ses côtés. Tu pourras dormir dans la chambre d'ami, y a un peu de bordel mais fais pas attention. C'est celui de Donald, j'ai peu le courage de tout ranger depuis son départ. Un départ de plus, au milieu de toute cette vague de pertes. Même Piero avait pris la fuite même si Chad ne lui en porte pas rigueur. Tu veux quelque chose à boire ? De l'alcool pour ce soir, bien sûr, il faut fêter ça. Son retour, leur week end en amoureux, ce temps qu'ils ne pourront jamais rattraper.



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MessageSujet: Re: PIERRAD + des cornichons au chocolat.   Mer 11 Avr - 21:03

piero + chad

Il le sent bien, Piero, que Chad reste sur la retenue, qu'il tatillonne un peu sur les sujets à aborder ou pas mais il en faut plus que ça pour abattre le rasé qui ne lui laisse pas une seule seconde de répit. Il ne cesse de bavasser comme s'il ne l'avait jamais quitté, tente de dissiper ses appréhensions à grand renfort d'anecdotes sur la vie qu'il avait menée loin de lui. Si le rasé peine à s'ouvrir aux autres en temps normal, en présence de l'ours, il a plutôt du mal à se fermer. Avec Chad, il ne cherche pas à à faire reluire la réalité et se contente de dire les choses telles qu'elles sont parce qu'il n'a pas peur de son jugement en sachant son existence est semblable à la sienne sur beaucoup de points. C'est donc dans la volubilité et la bonne humeur que le plus jeune secoue le plus vieux pour le pousser à se dérider un peu jusqu'à la fin du trajet que Piero passe le nez collé à la vitre, excité comme une puce à l'idée de redécouvrir le paysage si familier du Bronx.

A peine la porte de l'appartement franchie, le regard du rasé sonde activement la pièce à la recherche de Maurice l'enfant terrible qui n'a pas l'air décidé à montrer le bout de son nez. Ce qui n'échappe pas à l'attention de Chad qui lui souligne maladroitement que c'est la première fois que ça arrive, ce qui blesse profondément l'ego d'un Piero qui préfère de loin se faire ignorer par tous les humains de la Terre plutôt que de récolter l'indifférence de son filleul à quatre pattes. Il arrive cependant à masquer sa vexation derrière un rire amusé. Ca doit être parce que j'empeste le chien à des kilomètres à la ronde. Il n'avait beau s'absenter que le temps de week-end, il n'avait pas manqué de faire ses adieux déchirants à Précieuse et Rocco qui l'avaient recouvert de poils de la tête aux pieds. Le colosse s'éclipse brièvement dans la chambre d'ami et un sourire vient soulever ses commissures lorsqu'il le voit revenir avec le matou à bras, un brin hérissé d'avoir été délogé de sa planque sans  autorisation. Une fois la bête sauvage installée sur ses genoux, ses doigts se perdent affectueusement dans le pelage du fauve qui laisse rapidement son agacement de côté pour venir quémander d'autres caresses. S'il a laissé ses affaires, c'est qu'il va bien finir par revenir un jour, tu penses pas ? Du grand Piero dans toute sa naïveté. Il a du mal, le jeune, à concevoir qu'on puisse tout quitter du jour au lendemain sans rien emporter avec soi. Plutôt curieux de la part de quelqu'un qui avait fait exactement la même chose quelques mois plutôt. Lorsque le colosse lui demande quelle boisson alcoolisée lui ferait envie, son visage arbore une grimace embêtée. C'est là que ça se corse. N'importe tant que c'est sans levure. Oh et, sans gluten aussi. Piero, l'homme aux mille-et-une allergies. Si son intolérance à un peu près tout ce qui se consommait exaspère Stan au point de ne plus l'emmener dîner nulle part, il sait qu'il peut compter sur Chad pour faire preuve de compréhension, ne serait-ce que par élan de solidarité entre malades.  Te casse pas trop la tête, j'ai une seringue d'adrénaline dans mon sac, au pire. Qu'il le rassure, un peu brusquement. Il n'a  jamais eu besoin l'utiliser par le passé mais on est jamais trop prudents.

Après avoir passé le quart de sa journée assis dans un avion, le gamin ne se sent pas vraiment l'envie de passer la soirée vissé sur le canapé à se regarder dans le blanc des yeux. Incapable de tenir en place une seconde de plus, il profite que Chad disparaisse dans le coin cuisine pour se lever et se mettre à explorer la pièce en quête d' un poste de radio, d'un tourne disque ou de n'importe quel autre lecteur en état de leur offrir un semblant de decibels. Il ne tarde pas à tomber sur l'objet de sa recherche, une chaîne hifi portable rescapée de l'ancienne ère, du genre de celle qui lit encore les cassettes audio. Il ramène fièrement l'appareil sur la table du salon et tire un carton de sous la table basse parce qu'il se souvient que c'est là que l'ours rangeait ses DVD lors de leurs soirées film/popcorn.  J'espère que c'est pas là que tu caches tes DVD porno. Qu'il s'esclaffe d'un air faussement prude. Quand on sort avec un Stan dont les films X trônent sur l'étagère du salon au milieu de tous les autres, ça serait un peu hypocrite de sa part de s'offusquer pour si peu. Comme il se l'était imaginé, c'est au milieu de tout le fourbi négligemment entassé dans cette caisse qu'il finit par mettre la main sur un disque certainement plus vieux que lui. Ca l'arrange parce que dans son esprit, il n'y a pas mieux qu'un best of des années quatre-vingt pour animer cette soirée. Sans perdre une seconde de plus, il s'empresse d'envoyer la musique à un volume toutefois raisonnable pour ne pas importuner la tranquillité des voisins directs. Il revient alors vers Chad en virevoltant dans tous les sens au rythme des basses. D'une main tendue, il attrape le verre que le blond a préparé pour lui tandis que les doigts de l'autre se lient aux siens pour le tirer avec lui sur la piste de danse improvisée. Allez papy, montre moi comment on bougeait du temps des dinosaures. Le corps de Piero quant à lui continue à bouger de façon totalement anarchique. Il faut dire qu'il n'a aucun sens de la chorégraphie, le gamin. Il a mis les pieds en boîte une fois sur toute sa vie et c'était plus pour essayer de rendre Stan jaloux que pour chalouper réellement.  Non seulement sa mission fut un échec total mais en plus il avait fini par faire une syncope à cause de la chaleur, ce qui ne lui avait pas franchement donné envie de remettre l'expérience.  A moins que tu aies peur de te démettre la hanche ? Il ne peut pas s'empêcher de provoquer le plus vieux en se moquant de son âge plus avancé pour la forme, alors qu'il a certainement conservé une forme physique qui surpasse de loin la sienne alors qu'il se trouve encore dans la fleur de l'âge. Ses yeux le dévorent avec malice alors qu'il se tient fin prêt à calquer ses mouvements sur les siens, pressé de voir ce que le prof a dans le ventre.

Spoiler:
 




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