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MessageSujet: LA MEUTE - SERGIO   Dim 25 Mar - 19:35


Quand il se rend au QG, Lou n'emmène jamais Charly. Il est con, son pitt, il serait capable d'aller renifler les tas de farine en pensant que c'est du sucre. Et puis ille l'aime trop, son idiot, ça le tuerait si les gorilles le feraient abattre. Et puis rencontrer le grand patron, c'est pas tous les jours, alors tout fait capoter à cause d'un chien idiot, c'est pas dingue. D'après ce qu'on lui a dit, vu que Lou est toujours à trainer dehors, à faire du social, Bartolotti veut seulement discuter des zones de tension, à risque et à flicaille. Llou n'est pas un.e cafard, loin de là. Ille a juste un véritable problème avec l'autorité, c'est ainsi, c'est comme ça. Anarchiste en puissance, probablement, mais en attendant, ille travaille pour plus grand que soi, plus fort que soi, plus fort que soi. C'est la dure loi de la rue, suivre les règles implicites ou finir avec une balle dans le crâne à boire l'eau du caniveau. Mais Lou est une personne forte, ille met de côté ses idéologies révolutionnaires, ille fait taire ses désirs d'abattre les hiérarchies, le patriarcat et le patronariat. En attendant, ille se contente de boutonner bien haut sa chemise noire et enfiler ses plus belles baskets pour essayer de ne pas être ridicule devant les grands.

Ille était déjà entrer dans le QG, mais aujourd'hui, pas de blagues potaches. Seulement des visages fermés, de la tension palpable. Que ce passe-t-il ? L’esprit délicatement paranoïaque de Lou fait des siennes, s'imaginant déjà face contre un mur, un sac sur la tête et une balle dans la nuque. Pourtant, ille n'avait rien à se reprocher. Ille vend bien, pas de problèmes avec la came ni les flics... Le boss veut peut-être seulement discuter indics et plans avec Lou, tout simplement.
Fouille au corps. Les mains baladeuses du gorille anonyme lo dépossède de son couteau ainsi que de ses téléphones. C'est comme ça ici. Lo voilà dans le bureau, la porte se referme derrière ille. Sergio Bartolotti n'est pas ce qu'on pourrait qualifier une armoire à glace mais ce n'est pas non plus une brindille. Il a de la présence, inévitable pour ce genre de position. Lou n'est pas du genre à s'écraser, ille en a vu d'autres des gros bras, avant d’atterrir dans ce réseau-là.
- J'ai ramené une carte, ça sera plus facile, ille fait en guise de préambule avant d'étaler la dite carte sur le bureau, écartant bouteille et boites.
Lou a bien fait ses devoirs, la carte représentant la quartier du Bronx. Les territoires des gangs présents sont encadrés à l'aide de feutre de couleurs. Ils sont minables, face au territoire Bartolotti. Pourtant, ils créent des frictions assez considérables dans les zones neutres - là où Lou organise ses teufs - ainsi qu'en zone périphérique. Calmement, avec professionnalisme, Lou explique et démontre les zones à surveiller, glisse certains noms à faire disparaître pour le bien de tous. Puis, soudainement, au milieu d'une logorrhée, Lou se tait et observe son patron.
- Bon, j'veux pas vous manquez de respect ou quoi, mais pourquoi moi ? Enfin, y'a mieux placé pour parler politique de rue inter-mafia, nan ? Je suis qu'un petit dealer de merde, je suis même pas Pablo Escobar, m'sieur.
Ille ne vend même pas de grosses quantités de marchandises, sauf quand ses teufs sont organisées où ille peut franchir le 900 par nuit facile. A vrai dire, toutes ces infos, si personne ne lui avait demandé de l'ouvrir, Lou les aurait probablement gardé pour lo. Ses yeux se concentrent une nouvelle fois sur le carte, effleurant les annotations du bout des doigts. L'idée de monter en échelon ne l'intéresse même pas, alors pourquoi fait-ille cela ? Bas instinct de survie, peut-être, éviter de dire "vas te faire, boss, t'es assez grand pour pécher les infos seul" à un monstre du trafic.

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MessageSujet: Re: LA MEUTE - SERGIO   Mer 28 Mar - 19:58
« Parle moins fort ! » chuchota la voix d’Antonio. Il releva la tête pour voir Sergio entrer dans la salle : sa démarche, d’habitude hypnotique, avait quelque chose de militaire, présage d'une tension qu'il ne connaissait que trop. Leurs regards se croisèrent ; Sergio vit l’appréhension dans les yeux de son beau-frère, ce qui lui fit plus encore grincer des dents. « Je vois que tout le monde est ravi de me voir… » scanda le parrain avec un sourire démoniaque. Il s’arrêta au centre de la pièce, le menton pointant légèrement vers le ciel, et sonda un à un les regards des présents dont aucun ne détourna les yeux.
« C’était moins une, hier. » dit Antonio avec un ton de reproche, rompant enfin le silence inutile. Sergio se contenta de le fixer avec une colère froide – ils se jaugèrent ainsi plusieurs minutes, dans une épreuve de force ridicule, jusqu’à ce qu’Antonio, exténué par la lutte et par l’immaturité du personnage, baisse les yeux en soupirant. Sergio eut un rictus de victoire, sortit une cigarette, l’alluma tranquillement, et alla s’asseoir à sa place de grand patron.
La veille, les hommes de Sergio avaient démantelé in extremis un nouveau plan d’enlèvement dont il était, bien sûr, la cible. Le diagnostique était unanime : il y avait une taupe chez les Bartolotti. Une taupe de vieille date, une taupe des Sforza, plus dangereuse que les autres. Les démarches décisives ne pouvaient être entreprises car les Sforza – ou, plus précisément, la dernière poignée de Sforza – avaient toujours une ou deux longueurs d’avance. Il était indispensable pour les Bartolotti d’agir vite pour éradiquer jusqu’à la moelle leur ennemi numéro un – ils ne pouvaient pas leur permettre de se reconstruire ou de créer de nouvelles alliances. Il fallait tuer le poussin dans l’œuf.
« Bien. » fit enfin Sergio, jouissant du silence exaspéré qu’imposait son autorité. « Si nous ne trouvons pas la taupe d’ici demain, nous procéderons à une élimination successive de nos employés et collaborateurs. Elle sera forcément dans le lot. De plus, l’attention sera détournée et nous pourrons, parallèlement, poursuivre l’attaque. Notre priorité reste de tuer les trois dernières têtes des Sforza. » Il y eut un instant de stupéfaction, puis quelqu’un ricana ; Sergio se mit à rire bruyamment, posa les pieds sur la table, balança sa tête en arrière et dit très simplement : « Exécution. »
« Sergio, nos employés et nos collaborateurs ne se laisseront pas tuer sans se battre. Dois-je te rappeler qu’avec la guerre, nous manquons de plus en plus d’alliés ? » « Nous n’en avons presque plus, en fait. » constata Sergio en grimaçant, « Mais nous ferons. Cet empire a certes besoin d’être étayé, mais pas par de la vermine. Je réfléchis aux serbes… » A l’autre bout de la pièce, on renversa brutalement une chaise. Bingo, gros costaud au teint basané, se leva, tout fumant de rage, soufflant comme un bœuf ; il pointa son index aussi épais qu’un boudin vers Sergio. « Jamais j’serrerai la main à ces chiens de serbes. » Sergio se redressa, la mine étonnée, enleva ses pieds de sur la table, et doucement, tout doucement, décolla le cul de sa chaise rembourrée, et, à demi assis, à demi debout, il dit du bout des lèvres : « Ramasse cette chaise, Bingo. » « Sinon quoi, tu vas me buter, moi aussi ? »
Et Sergio, doucement, tout doucement, sortit son flingue. « Ramasse cette putain de chaise. »

On débarqua brutalement dans la pièce ; John Kinniman annonça que les candidats étaient arrivés. Une bouffée d’air frais entra en même temps que lui et sembla rafraîchir légèrement les nerfs tendus. Sergio rangea son flingue et se rassit ; Bingo quitta la salle sans exécution l'ordre, ce qui laissa le chef extrêmement contrarié.
Ce fut donc au tour de Lou Rackhman – le « bizarroïde », comme l’appelait Sergio. Il resta concentré sagement, alla à l’essentiel, parla posément sans relever les yeux vers le Bartolotti… Durant ces quelques minutes, Sergio n’avait pas quitté du regard la chaise écroulée au centre de la pièce. Il ne semblait ni écouter ni véritablement être là.
Un nouveau silence, pesant, interminable, presque douloureux, s’étendit après les paroles du dealer. L’intensité avec laquelle Sergio regardait la chaise était telle que, malgré l’inquiétude et la gêne de la situation, tous prirent conscience de la présence de cette chaise et du rôle qu’elle se mettait à jouer. Antonio, prenant conscience trop tard que l’état second de son beau-frère avait été un retardateur, se leva brutalement, plia la carte en quatre, la rendit à Lou, et fut coupé vivement dans son action par la voix de Sergio, raisonnant comme du fin fond d’un tombeau : « Oui, vous l’êtes. »
Ses yeux brillaient. Il cligna des paupières. Et, d’un coup, sans prévenir, il se leva et renversa le bureau tout entier, qui alla recouvrir la chaise un peu plus loin.
« Allez me chercher ce fils de pute ! » vomit il en sortant son arme et la pointant successivement sur ses interlocuteurs, « Antonio, VA, MAINTENANT. Amène moi ce salopard de Bingo. »


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MessageSujet: Re: LA MEUTE - SERGIO   Mer 28 Mar - 22:58
Et c'est ainsi que Lou se retrouva avec une arme pointée sur le visage.
Son coeur se met à battre frénétiquement dans sa poitrine, comme s'il essayait de fuir hors de sa cage, hors de cette pièce maudite, avant de soudainement se calmer, ralentir, si bien que Lou ne peut qu'entendre le sang qui bat trop près de ses oreilles, sa vision rétrécie pour ne voir que le canon planté sur lu, parfois sur les autres qui reculent précipitamment. Le chef parle, mais Lou ne l'entend à peine. Il y a deux sons de cloche dans son crâne : le premier, triste d'être aussi jeune pour mourir, triste de mourir sans être Américain, triste et peut-être déjà vaincu sans que la gâchette soit appuyée, ce son-là sait que Lou ne va pas vivre très vieux, ille est une personne bien trop volatile, bien trop curieuse et peut-être trop nécrosée par les choses noires de ce monde, cette partie-là du cerveau savait que dès le premier deal, dès le premier son illégal dans un lieu occupé aux murs tagués et au sol grinçant que Lou n'allait pas mourir vieus, entouré d'enfants et petits-enfants sans une maison de campagne, il savait que Lou allait mourir sur le champ de bataille appelé la Rue, soit tabassé.e par un flic, un faf, soit mort.e de représailles, soit tué.e par ses remords et regrets, ce cerveau-là savait tout cela et il s'était peut-être résigné ; l'autre, au contraire, se voyait vieux et riche, se voyait prospère et puissant, peut-être s'imaginait-il à la place du chef fou, avec des cases en plus, peut-être qu'il s'imaginait lui-même tenir l'arme sur la tempe d'un maillon faible, alors cette partie du cerveau réfléchit, vite, fort et bien car il ne s'imagine pas mort aujourd'hui, ni demain. Cette partie du cerveau voir le dit Antonio et l'autre fuir, trébuchants, claquant la porte derrière eux comme si elle allait pouvoir arrêter la fureur soudaine de Sergio Bartolotti. Lou sait que nul ne peut l'arrêter, Lou sait qu'ille ne fera sans doute pas le poids, ille a longtemps écouté les histoires que l'on raconte à son sujet, les sautes d'humeur et de haine, les coups de poing dans les murs et dans les nez. Mais une question demeure : est-ce une énième crise de folie du chien fou ou est-ce un acte patiemment monté pour une raison qui demeure encore inconnu au dealer ? Quoi qu'il en soit, les voilà maintenant seul.e.s dans une pièce à la porte close. Lou est seul.e face au courroux du chef. Il faut agir, sinon la première partie du cerveau aura raison, et nul ne le désire.
Alors, la machoire de Lou se crispe, son coeur recommence à battre fort sous sa poitrine et son poing s'empare du canon de l'arme qu'il fait dévier, et son autre main se dépose sur la vieille paluche abîmée du vieil homme, son pouce s'enfonçant à la jointure du sien afin de lui faire lâcher l'arme. Le bruit de la chute est matte dans ses oreilles, comme étouffée par l'adrénaline qui s'est emparée des muscles de Lou. Ille recule, le plus vite possible, se prenant les pieds dans un vieux tapis indien, se rattrapant dans justesse au mur.
Fuck.
Ille peut clairement entendre la partie faible de son cerveau lui fait un told ya moqueur. Dans un grognement, Lou glisse sa main là où devait se trouver son couteau : ille avait oublié que Antonio le ille en avait dépossédé en arrivant au QG.
Fuck.
- Ok, alright, maybe we can discuss... what the fuck it is happening ?
Lou se sentait nu.e, et pas d'une jolie manière. Il avait devant lui son patron en rogne pour une raison qui ille était inconnue, un flingue hors de portée, sans arme. Sans arme.
Alright, brain, maybe you're right after all : i'm going to die today.
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MessageSujet: Re: LA MEUTE - SERGIO   Dim 1 Avr - 13:20
C’était peut-être la goutte de trop…
Les Bartolotti s’échappèrent brutalement de la pièce, à moitié pour chercher Bingo, à moitié pour sauver leur vie – et quelque part, il y avait une troisième moitié aussi, dans laquelle l’exaspération surplombait tout. La tension était telle qu’à deux pas de la porte, Antonio et John échangèrent des menaces, l’un défendait son beau-frère, l’autre réclamant une mutinerie. Même les hommes de Sergio perdaient patience, maintenant qu’ils se sentaient menacés eux-mêmes. Ils n’avaient pas été capables de voir que le titan, fou de rage, raserait tout et tout le monde dans sa colère ; lui ne voyait qu’une seule chose : la vengeance de ses neveux. Mais une fois le feu du meurtre retombé, et le sang déversé dans les rues, et les âmes sucées une par une, l’enragement aurait dû retomber chez tout le monde. Il s’apaisa chez les autres, mais pas chez Sergio – jamais chez Sergio, pas tant qu’un seul Sforza respirerait encore sur cette terre.

Un brouillard obscurcissait sa pensée. Son cerveau ne répondait plus. Il hurlait des paroles décousues, crachant une bile corrosive, bavant, soufflant, crevant comme un taureau dans l’arène. Sa face avait viré au rouge ; son visage était traversé de veines violacées qui craquelaient sa peau. Il était sur le point d’exploser.
Mais exploser qui ?
Il n’y avait que deux choix qui s’offraient à lui : s’exploser la cervelle, ou exploser celle de…
Son regard affolé balaya l’endroit et tomba sur Lou, seule cible vivante de la pièce. Son bras tremblant, lourd comme du plomb, se souleva. Il convulsait. Son souffle s’arrêtait à chaque mouvement de poitrine : il semblait avaler des blocs d’air qui obstruaient sa gorge. Son regard s’enracina une demi-seconde dans le regard de Lou. Il n’y restait plus rien d’humain, seulement la bête, seulement le corps dénué d’âme et de cœur, seulement une bombe prête à détoner.
Et alors il se passa un joli hasard.
Car rien n’aurait pu sauver Lou si ce n’est ce joli hasard, n’est-ce pas ? Cette force qui change de nom aux différentes occasions, qu’on appelle parfois Dieu, chance ou destin. Car lorsque Lou saisit Sergio pour le désarmer – l’instant précis où son pouce aguerri vint rompre l’articulation de sa main – le Bartolotti appuya sur la gâchette, canon pointé vers le cœur de son bizarroïde préféré. Mais la mécanique resta bloquée. Vous savez pourquoi ? Car Sergio, dans sa frénésie, n’avait pas enlevé le cran de sureté – cran de sureté indispensable quand ses enfants étaient à la maison. Et la mécanique resta bloquée, aussi simplement que cela, et en un murmure elle lui dit : « Ca suffit maintenant » et le monde entier se légua contre lui.
Le flingue s’éclata par terre. Tandis que Lou effectuait un pas de danse, le regard de Sergio resta figé sur l’arme qui s’était immobilisée un peu plus loin. L’incrédulité vint ajouter une touche de jaune dans le rouge cramoisi de son regard, et soudain il se mit à enchaîner des paroles en italien à la manière d’une prière, laissant émerger de temps à autre des « Bâtards de traîtres, bâtards de traîtres… » tantôt dans sa langue natale et tantôt en anglais.
« Ta gueule, ta gueule ! » hurla-t-il en écrasant sa tête entre ses poings. Impossible de savoir s’il parlait à Lou, à soi-même ou à la petite voix dans sa tête, mais lorsqu’il fit un pas menaçant vers son interlocuteur, le doute fut écarté. « Pourquoi tu te barres pas, t’es malade ou quoi, tu veux crever ? Ou t'as peut-être un rôle à jouer ? Réponds, sale rat, réponds ! Je vais te faire parler, moi. Cette bande de lâches a pas – ils ont pas… – où sont passés les vrais Bartolotti, ceux qui avaient des rasoirs à la place des couilles ? Hein ? Je vais te faire parler. » et, comme il le tenait fermement au col, il le secoua, le front écrasant le sien, le pressant contre le mur à en faire un jus humain. « POURQUOI TU TE BARRES PAS ? TU TIENS PAS A LA VIE C'EST CA ? »

Je te fais pas assez peur, c'est ça ?

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MessageSujet: Re: LA MEUTE - SERGIO   Dim 1 Avr - 20:48
Ô le con. C'en était presque divin, combien Lou se sentait con. Une demi-minute plus tôt, il avait une porte de sortie, un éclairci menant droit vers le dehors, droit vers la liberté. Mais Lou est trop idiot : au lieu de prendre ses pattes à son cou, l'agneau se contente de fixer le visage figé par le désarroi du loup. Bartolotti marmonne des mots que Lou ne comprend pas, fixant l'arme échouée au sol. Ille ne sait pas combien sa vie s'en est tenue à une erreur de débutant, une minute plus tôt, mais ille craint que le patron se réveille et ramasse le flingue au sol avant de lever une seconde fois son bras et tirer. Bang bang l'agneau, puisse tes organes faire plaisir aux vendeurs du pays. Lou aurait pu fuir, se laisser glisser contre le mur jusqu'à la porte, mais son patron est un animal fascinant, un loup ayant perdu les siens, ayant accueilli leurs âmes dans son crâne. Sergio Bartolotti a une meute dans la tête et un jour, un jour cela le perdra, un jour, le flingue ne sera pas diriger vers une tierce personne mais vers sa propre temps, voulant faire taire les hululements de minuit de ses frères et sœurs. Pas besoin d'avoir fait de grandes études pour voir cela, Lou n'est pas médecim, Lou n'a même pas fini son lycée. Mais ille sait utiliser sa matière grise, ça lui arrive. Pas besoin de faire de grandes études pour voir comment la folie consume quelqu'un.
- TA GUEULE ! TA GUEULE !
Ces mots là réveillent Lou, ille sort de cette transe contemplative qui lu figeait, faisant sursauter ses os et muscles. COURS, hurle le cerveau, cours avant qu'il t'attrape et te morde ! Mais il est déjà trop tard, l'immense paluche de l'italien est déjà autour de sa gorge et, tandis qu'il s'agrippe, Lou peut clairement entendre les boutons de son col se détache. Ille a une pensée vaine, pleurant une demi-seconde sa si jolie chemise, avant de se faire secouer dans tous les sens comme s'ille ne pesait rien. Il y a un goût de fer dans sa bouche, soudainement, ses dents se sont enfoncées dans sa langue tandis que son crâne se fait cogner contre le mur. La douleur résonne entre ses oreilles, floutant sa vision du géant au dessus d'ille, lui beuglant des phrases qu'ille n'entend même plus. Ses mains sombres s'agrippent vainement aux poignets de l'italien, tentant vainement de le faire lâcher. L'air va venir à lui manquer, Lou doit penser vite, réfléchir vite. Sans réellement savoir d'où lui vient cette idée, ses doigts lâchent leur prise vaine, tâtonnant sur le côté. Il y a un bruit de verre qui s'explose au sol et, enfin, Lou arrive à agripper une seconde bouteille, puisant dans ses dernières ressources pour la fracasser sur le crâne du patron, le whisky l'éclaboussant, brûlant ses yeux et sa peau. Mais ille arrive enfin à respirer tandis que le géant s'écrase au sol tel une poupée de chiffon. Lou aussi tombe, ille respire avec difficulté, l'oxygène semble lui râper la gorge comme si ses poumons n'en voulaient pas. Des larmes coulent sur ses joues, lavant l'alcool de son visage. Ille frotte sa gorge, essayant d'effacer de sa peau la présence néfaste du Bartolotti, les doigts délicatement tremblants. Lentement, un brin craintivement, ses yeux glissent sur ce dernier, prenant conscience de la situation. Oui, Lou, tu viens juste d'éclater une bouteille d'alcool sur le crâne de ton patron qui lui-même voulait te refroidir (et ceux sans raison). Se redressant sur ses genoux, Lou pousse la carcasse de son adversaire sur le côté, afin qu'il ne s'étouffe pas dans son vomi - si vomi il a, vérifiant au passage ses fonctions vitales. Tout à l'air de bien se passer. Son crâne est sanglant, mais ce doit seulement être le coup. Lou essuie sa propre bouche du revers de la main, soudainement perdu. Oui, ille pourrait maintenant partir, la voie est libre, mais ille vient tout de même d'assommer son boss. Personne a vu que c'était de la légitime défense, personne ne pourrait témoigner en sa faveur. Si le boss répète un câble à son réveil, il y a de forte chance que Lou ne puisse jamais rentrer chez ille. Lentement alors, Lou se relève, allant enclencher le verrou sur la porte. Il ne faudrait pas que Antonio revienne pour voir que son patron a été mis par terre par une crevette. Enfin, ille se laisse tomber sur le fauteuil qui, jadis, trônait derrière le bureau, s'emparant d'une bouteille de whisky survivante pour en boire une gorgé. Idiot ! Ille avait oublié sa blessure buccale, les larmes recommencent à perler sur ses yeux. Dépité, ille repose alors la bouteille, se concentrant sur son patron.
- C'est bon, tu as fini ?
L'articulation est en option, Lou a l'impression d'avoir une langue de porc à la place de sa propre langue. Dans un grognement, il se penche afin de récupérer le pistolet à ses pieds. L'idée de le pointer sur le Bartolotti lui effleure brièvement l'esprit, mais c'est déjà un miracle qu'ille soit encore en vie et Lou n'est pas un.e très grand.e fan des paris, surtout lorsque sa propre existence est en jeu. Alors, sagement, ille retire le chargeur, laissant les balles s'éparpiller au sol avant de le reposer en deux morceaux sur le bureau renversé.
Ô what a day !


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MessageSujet: Re: LA MEUTE - SERGIO   Lun 2 Avr - 0:10
Son cerveau s’était éteint. Court circuit. La fumée qui obstruait ses nerfs amenait avec elle les murmures de sa meute imaginaire. Ces crises, lui et son entourage les connaissaient bien – elles étaient apparues dès son accident. Il n’avait alors que cinq ans.
Il se souvenait surtout du bruit. L’explosion, épouvantable, lui avait fait davantage peur que le choc et le feu. Il avait cru que la terre craquait et s’écroulait sur elle-même. Tout autour de lui se renversait, fauché par un pouvoir surpuissant. Après ce premier impact vint celui de sa tête sur le trottoir. Il n’avait pas sentit la détonation, là, il y avait un trou, mais son front s’éclatant contre le rebord de la route, il s’en souvient, il le voit, il l’a devant les yeux... Puis vint le réveil à l’hôpital, le grand sourire avec lequel il accueillit la foule de Bartolotti épouvantée d’inquiétude. Il leur avait sourit comme si rien ne s’était passé, avec candeur et naïveté – ce fut la dernière fois. Sa mère le prit dans ses bras, puis ses tantes, ses oncles, et Furio. Mais il n’y avait plus papa. Et il ne sera plus jamais là.
Le syndrome dysexécutif prit des tournures imprévisibles, mais les crises de colère étaient récurrentes. Elles étaient devenues un véritable mode de communication. Toute tristesse, inquiétude, déception ou frustration devenaient automatiquement de la colère ; c’était comme si tous les câbles étaient branchés sur la même source. Sergio, ne pouvant distinguer que deux émotions primaires, la joie et la colère, grandissait dans un monde en or et rouge. Lorsque les couleurs se ternirent avec le temps, tout devint alors noir et blanc.
Dans l’absence de la palette habituelle d’émotions, il dût trouver ses propres teintes. Il poussa jusqu’à la dérision chaque nuance de joie, jusqu’à la ressentir partout, même dans les choses les plus viles et malsaines. Très jeune, il montra une incohérence presque indécente, incapable de véritablement distinguer le bien du mal, car finalement, il n’y avait que la joie et la colère dans sa vie. La seconde l’aidait pour la première, alors il fauchait tout sur son passage et il riait, il jouissait, puis soudain, il se mettait en colère contre lui-même, sans comprendre pourquoi, sans savoir ce qu’il se passait en lui.
Les Bartolotti se saignèrent pour offrir à leur héritier tous les soins du monde. Comme il ne présentait que des troubles comportementaux et affectifs, sans la moindre déficience intellectuelle, et que son attention et sa concentration se stabilisaient, on œuvra pour ramener un peu de couleurs dans son cœur. Peu à peu, Sergio apprit à reconnaître les autres émotions, à les étiqueter et les nommer. Soudain, apparut la tristesse. Puis la rancune. L’amour. Parfois, des traces de culpabilité. De très rare fois, la compassion et l’empathie. Tous avaient bon espoir de voir Sergio redevenir complètement humain.
En vérité, il s’en sortait admirablement dans sa vie. Son intelligence lui permit de combler, socialement, tous les trous. On le disait extravaguant et théâtral, et on mettait cela sur le compte de sa personnalité. Personne ne se doutait qu’il était entièrement codé, que chaque parole, geste, attitude, avait été apprise, mémorisé, et était utilisé à des fins purement stratégiques. Ses compulsions et autres symptômes n’éveillèrent que quelques brefs soupçons. Tout se passait bien, car Sergio avait dans la tête un incroyable ordinateur.
Mais comme tout ordinateur, il avait sa propre bêtise. Les situations nouvelles, par exemple, restaient un problème. Là, arrivaient des réactions insensées, des crises de paniques – et souvent la colère, noyant toujours tout comme une radicale arme de guerre. Il s’enfermait dans des schémas infernaux desquels il ne pouvait plus sortir, car l’inconnu était son vide mortel. Ainsi, en amour, il tombait toujours follement et sincèrement amoureux, il séduisait avec les combinaisons de cartes nécessaire, il aimait, il aimait, il aimait, et brusquement, sans qu’il ne sache jamais pourquoi, tout mourait, explosait, brûlait, se détruisait, et le vacarme assourdissant de l’accident déchirait tout, et sa tête frappait le trottoir, et tout se terminait, et l’amour n’était plus. Sa femme devenait alors fade, tout autour de lui n’était qu’apathie et mollesse. Et comme, depuis sa première femme Aida, il était vacciné contre l’abandon, il préférait les perdre à jamais plutôt que de se voir quitté. Et ainsi avaient péri Lilia et Gabriella, et le feu avala tout, et la colère arrosa les cendres, et tout était déjà trop tard.

La douleur le réveilla, frappant sa tête comme des milliards de bouteilles à la suite. Son esprit revint progressivement, par à coups, jusqu’à ce qu’il sentît les plaies ouvertes sur son crâne, sa nuque et son visage. Il se mit à respirer plus fort. Fixa un à un les bouts de verre devant ses yeux. L’odeur de l’alcool lui brûlait l’intérieur du corps.
Il se redressa péniblement, absolument assommé. Ses paumes patinèrent sur le sol brûlant et miné de verre. Il s’écorcha sans le sentir, tant les pulsions et les déchirures au niveau de sa tête l’obnubilaient. Assis en plein milieu de son drame, dos à Lou qu’il n’entendait ni ne voyait, il fixait le vide, le souffle de plus en plus affolé par l’étrangeté de la situation, qu’il ne comprenait toujours pas. Sa respiration devenait bruyante. Il expirait lourdement et régulièrement. Et, doucement, tout perdu, tout sonné, il prit sa tête entre ses avants bras, remonta ses genoux jusqu’à sa poitrine, posa les coudes dessus et resta là, éteint, déglutinant parfois avec un gémissement désespéré. Le corps là, mais sans l'esprit.

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MessageSujet: Re: LA MEUTE - SERGIO   Mar 3 Avr - 18:07
Cela faisait peut-être des heures que Lou attendait que la situation se débloque, les yeux perdus sur son chef, attendant un signe de vie. Ille commençait même à penser le Bartolotti mort, refroidi. Pourtant, Lou avait vérifié ses fonctions vitales, respiration et poul. Peut-être qu’ille l’avait mal fait ? Peut-être que c’était les derniers mouvements avant le grand sommeil ? Lou n’est pas sereim, plus trop. Ille se rend compte que plus ille reste dans cette pièce et plus les charges seront retournés contre ille. La paranoïa s'infiltre dans le cerveau du dealer, rendant ses mains moites, rendant ses pensées sombres. Et si tout cela était une mise en scène pour lu faire tomber ille ? Et si Antonio et les autres avaient complotés, faisant exprès de l'enfermer ille dans le bureau du mafioso fou, se débarrassant en même temps de deux personnes problématiques ? Lou allait se relever, faire les cents pas de là-bas à ici afin d'aider son cerveau à avancer, mais une plainte émet du corps de Bartolotti.
Ça lu fait sursauter, Lou. Dans sa panique paranoïde, ille avait presque oublié l'inconscient. Au même moment, on essaye d'entrer, on essaye d'ouvrir la porte. Antonio et Bingo doivent être derrière. Ses yeux se reposent sur l'homme qui avait été la personne la plus effrayante du Bronx une demi-heure plus tôt. Maintenant, devant ille, il n'y avait plus d'un humain en pleine crise de panique. Lou avait l'impression d'être face à son cousin Ali, autiste non-verbal qui ne supportait pas les bruits, vivant avec un casque soundproof perpétuellement collé aux oreilles. Mais Lou doute fortement qu'un casque de ce genre calme le vieux chien. Lentement, ille se hisse sur ses jambes, la pièce tournant encore autour d'ille, le crâne toujours secoué par la précédente bagarre. La nausée lui monte à la gorge, ille espère ne pas trop avoir de dommages là-haut. Lou n'a pas 3500 dollars à dépenser dans le médicale. Contournant Sergio pour se mettre en face de lui afin de ne pas le surprendre (et de ne pas se reprendre une énième baigne), ille s'accroupit devant lui. Sa main se dépose sur son épaule, le secouant légèrement pour le sortir de sa létargie.
- Boss ? Je crois pas que vos larbins devraient vous voir dans cet état.
Les dits-larbins commencent d'ailleurs à s'exciter derrière la porte. Lou laisse ses yeux plongés dans ceux de son patron, essayant d'avoir un eye-contact, essayant de savoir s'il l'a entendu.
- Il faut revenir parmi nous, aller.
Sa main se fait plus ferme sur l'épaule du Bartolotti, ille essaye tant bien que mal de le relever. Lou est quelqu'un d'intelligent, sachant pertinemment que si des témoins de cette situation existent, cela ne lui provoquera que du tort. S'ille survit à cette journée, plus rien ne pourrait l'arrêter.
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MessageSujet: Re: LA MEUTE - SERGIO   Mer 25 Avr - 15:10
Toujours recroquevillé sur lui-même, Sergio commençait à s’adapter à l’état d’hébétude qui le secouait. Des réminiscences de sa vie lui revenaient sous forme d’hallucinations auditives – tantôt la voix de sa mère, tantôt celles de ses frères – et il s’amusait presque à reconstituer les voix qui se mélangeaient, à remonter le fil du souvenir pour s’y réfugier. Ses balancements affolés prirent peu à peu le mouvement d’un bercement – il n’aurait eu plus qu’à prendre son pouce dans sa bouche pour avoir l’air du parfait nourrisson. Et soudain, il entendit cette phrase venue d’ailleurs, cette phrase qu’il ne se souvenait pas avoir entendue, comme un flash de l’avenir, une fraction de seconde de voyance : « Vous deviez juste lui faire peur ! » et brutalement, une réponse : « La situation a dégénéré. » Il rouvrit les yeux.

Tout d’abord, il ne reconnut pas le visage de Lou. Il le regarda comme un visiteur venu d’ailleurs, lorgna les alentours, écouta les cris derrière la porte, puis sa physionomie se tordit en une mine suspicieuse. La douleur à sa tête l’aida à se souvenir ; un éclair de colère traversa son regard – et il dut foudroyer Lou sur place, car il avait replongé ses yeux dans les siens – et l’étincelle s’éteignit, laissant dans les prunelles résignées un soupir à moitié rancunier et à moitié soulagé. « C’est bon. » grogna-t-il en tentant de se relever, préférant ne pas parler de sa cuisante défaite. « Mais quelle bande d’incapables… » dit-il, consterné, en voyant la porte sortir peu à peu de ses gonds, « Ouvre leurs. » Lentement, il alla s’asseoir sur sa chaise et s’y échoua comme un vieil homme. Il suivit d’un regard dur la silhouette de Lou, un peu fâché certes, mais calmé, surtout…


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MessageSujet: Re: LA MEUTE - SERGIO   Ven 27 Avr - 1:02
Merde. Lou ne voit que la colère dans la prunelle de nouveau limpide de son boss. Ille pense soudainement à Charly, laissé tout seul à l'appart. Et si Lou meurt, aujourd'hui, qui s'en occupera ? L'idée qu'il retourne dans les fosses de combat lui déchire le crâne. Charly, c'est une crème, il pleure lorsque san maîtrem écrase une mouche. Peut-être, avant de lui défoncer le crâne, Sergio Bartolotti lui laissera quelques secondes pour s'exprimer. Alors, Lou lui donnera ses clés, ille lui dira qu'il y a encore de la marchandise chez lui, que ça serait idiot de le perdre, et bim, ils tomberont sur Charly, verront qu'il n'a rien d'un chien belliqueux et qu'il est un peu trop con pour finir dans un combat et du coup, ils l'adopteront. Oui, Lou est un brin utopiste, ce soir. Figé.e, ille ne baisse pourtant pas les yeux lorsque ceux de son boss semble lui perforer le crâne. Mais, soudain, la flamme des yeux sombres de l'italien s'efface, se faisant remplacer par une lassitude sans nom.
Sergio Bartolotti n'est qu'un Homme, après tout.
Voilà que le géant se hisse, distribuant les ordres du bout des lèvres, avant de se relaisser tomber sur la chaise que Lou avait relevée plus tôt. Les sons semblent revenir aux oreilles de cet derniér, brusquement, comme si le temps recommençait à s'écouler. Derrière la porte à moitié dégondée, toute déformée, les appels mi-américains mi-italiens fusent, le tout incompréhensibles. Se mettant sur le côté, Lou tourne la clé et ouvre la porte. Pas besoin d'une impulsion, la voilà qui claque contre le mur et voilà trois hommes à ses pieds, les curieux restant en dehors du bureau. Des murmures fusent :  que s'est-il passé ? pourquoi tout est cassé ? Bingo, se relevant en utilisant Antonio et l'autre type, semble avoir la réponse : il se jette à moitié sur Lou, l'étouffant à moitié en collant son arme sur sa gorge. Sans lui laisser le temps de réagir, il se met à beugler :
- C'est ça, chef ?! C'est ce putain de travelo la putain de taupe ?!
Les réflexes de Lou sont lents, pas encore réveillés suite au coup sur sa tête, mais l'insulte transphobe fait mouche dans son crâne et, peut-être un peu bêtement, Lou frappe. Son genou embrasse les couilles de Bingo tandis que sa main écarte l'arme de son cou. Le coup part, la balle s'encastre dans le mur, tout près de son oreille. Cela siffle si fort que ça lui donne envie de vomir. Lou s'écarte, le laissant glisser sur la droite, son dos râpe contre le mur, ille porte sa main contre son oreille, comme si ça pouvait faire taire les sifflements.
La tête tourne, les oreilles hurlent, la gorge est serrée, le cœur est palpitant.
Ô what a day to be alive !

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MessageSujet: Re: LA MEUTE - SERGIO   
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