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« Pétales brûlés »

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MA RENOMMÉE DE MERDE :

MessageSujet: (CAL) not tonight.   Dim 25 Mar - 16:21
Courir ailleurs, rêver de lui, sentir la frayeur, se cacher dans la nuit. Les mondes de merveilles se faufilent, les autres en plein éveil achètent et puis filent. Une soirée à vendre, l’esprit égaré à ne plus pouvoir, à ne plus vouloir s’entendre, ces poudres qui volent, et dans sa poche les billets. Art, en homme saint, ramène la lumière sur leurs vies noires, quelques instants de descente sur terre avant que les camés s’en aillent, à se réfugier dans le désespoir, le nez déjà sale. Il en a tué beaucoup des gens Art, surement. Il fait semblant, mais il se perd dans ce brouillard, ce n’est pas ce qu’il aime, et pourtant ce n’est pas un problème. Depuis quand s’est-il perdu si facilement ? A vouloir être un ange, à donner le change, voilà qu’il se mélange, qu’il devient ce Lucifer à plonger les autres dans l’enfer, à toujours avoir l’esprit naif mais penser comme un maladif. Fébrile, une peur de tout qui se tourne vers lui-même. Avoir peur de son reflet, en être effrayé. Art ça va pas bien du tout. Tu le sais. Un jour ça va exploser. Depuis des mois il vend, il n’a jamais arrêté, il ne le fera jamais. Il deale sûrement beaucoup pour lui, mais y’a ce gout prononcé pour la nuit. Celles mystérieuses, celles dangereuses. Art il a un pète au casque, il a l’imaginaire fantasque, il arrive à ignorer cet inconscient violent, mais ça devient dur maintenant. C’est sûrement Alwin qu’a tout saccagé, qu’a implanté une partie de lui dans sa cervelle pour le rendre encore plus laid, horrible. Art il ne veut pas, mais parfois y’a cette envie de planter ses ongles là où il ne faut pas. Comme un instinct de survie trop agressif, comme un brûlé vif. Et y’a tous ces étrangers qui viennent l’encercler.

Art il est souvent la cible, on a failli l’étrangler, on lui a déjà cassé le nez. Ça fissure juste le vase déjà fragile, c’est une bête bizarre que l’on vient dérangé, on n’a pas peur d’elle, elle a l’air si fracassée. Art range les billets, la poudre, et commence à se barrer. Ce qu’il a pas vu c’est qu’on le suivait. Ils ont attendu un peu, avant l’accoster, ils l’ont plaqué contre un mur, ils ont voulu le faucher. Art il compte, ils sont trois, il a sûrement déjà perdu et il en est un peu agacé. Mais il dit rien. Les « à l’aide » on ne les entend pas, les « au secours » on ne les comprend pas ici. Bienvenue au Bronx. On lui fait mal au cou encore, à le serrer si fort, Art il grimace, l’air qui file, il frappe où c’est sensible, un peu brusquement juste par panique, ça marche toujours ces endroits-là. Malheureusement ils sont trois, et le deuxième lui rend la pareil. Putain. C’est toujours pareil. Il est où Al ? Art se mord les lèvres, le cri qu’il retient, qui s’échoue sur elles, il pose ses mains sur son membre, il est faible, on lui fracasse le ventre. « Putain… », fait chier, il a oublié son arme. Il pose genoux à terre, la douleur trop violente, panique inconsciente, il cherche son flingue à sa ceinture, se maudit bien fort. Il est vaincu.

Y’a certainement quelqu’un là-haut qui s’éclate. Parce qu’une fois qu’il est bien humilié, y’a toujours un superman qui fait son arrivée.

Y’a le troisième inconnu qui voyage contre le mur, Art voit une autre paire de chaussures, puis un coup dans la mâchoire et c’est sa nuque qui subit un coup violent vers la gauche. Ça fait mal. Le gamin tousse, on lui a sûrement pété les dents, il crache du sang sur ses doigts. Fait chier. Fait chier putain. Il rampe ses genoux sur le béton, s’éloigne un peu quand l’agitation derrière lui semble continuer à quatre sans lui. Y’a une barre de fer juste-là, au sol, près de la poubelle. C’est bon. Art, il fait un peu de zèle. Il en peut plus de ces coups sur lui. C’est pas ce soir qu’il va ramper dans le noir. Non.

Art… à quoi tu penses ?

Il se saisit de cette barre, il se redresse, se retourne. Il va la planter dans le crâne d’un de ces merdeux, il va le faire. Il va le faire ! C’est l’arme dressée dans l’air, les yeux cinglés qu’il est prêt à tuer. Comme un fou allié. Comme Alwin. Comme il le voulait.

Putain,
T’es qui exactement Art ? Une putain de poupée.
T’es prêt à frapper pas vrai ? T’en as envie.


Puis le souffle court, les idées bousillées, la marionnette elle croise un regard familier. Alors elle reste choquée, figée dans sa colère, les bras levés, les mains serrées sur la barre, les yeux écarquillés. Un coup de panique et il l’a fracasse sa tête. Quoi ? Lui aussi il vient lui casser le nez ? C’est l’un de ces enfants égarés. Alors ?

Me dites pas qu'il est venu le sauver ?


embrasse-moi comme tes cigarettes

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MessageSujet: Re: (CAL) not tonight.   Ven 11 Mai - 17:19


⁘ ⁘ ⁘ ⁘ ⁘ ⁘ ⁘ ⁘ ⁘ ⁘ ⁘ ⁘ ⁘ ⁘ ⁘ ⁘ ⁘ ⁘ ⁘ ⁘ ⁘ ⁘
NOT TONIGHT 
ART & CAL

Cal il se sent effacé, il se sent disparaître dans les fissures du temps, disséqué par les minutes qui s’effritent, qui viennent inexorablement s’écraser contre les horloges tic tac (ça tape) dans le cerveau, ça forme des engelures qui figent les tiroirs trop bien rangés, qui les maintiennent trop bien fermés, pourquoi il a peur que tout s’affadisse ? Que les images mémorisées, imprégnées dans la rétine (des pixels au fond des yeux) retenues sous les phalanges, curieuses qui parcourent des carnes nouvelles, ou tout simplement une redécouverte de terrains (mé)connus ? Y a les tiroirs du cerveau qui s’essoufflent à force d’être rouverts, pour se souvenir de baisers coccinelles, de p’tites égratignures et de toutes ces blessures que font rougir même les soleils, incandescence de l’être et mercurochrome renversé à tout rompre, c’est bientôt l’coeur qui rate des battements, qui bat d’l’aile brûlée de l’ange déchu, déchoir les envies et divertir les besoins, la perte des priorités et tête dans le cosmos, tête renversée juste pour accueillir des baisers perdus, des trésors retrouvés et bientôt la chasse ouverte pour retrouver l’oiseau liberté.
L i b e r t é
Quel joli nom mais jamais il pense ne pouvoir l'atteindre, cette Liberté, autant que ce dieu que tant de gens convoitent
Tant que de gens acclament
Prient
Cal, il prie tous les jours pour ne pas mourir au soir,
Cal, il acclame les étoiles au soir pour espérer voir le jour avec un soleil qui illumine les traits de son faciès
pour ne pas se laisser crever dans des draps trop sales
à cause de son coeur au trou trop abyssal

J’AI TOUJOURS EU DES RÊVES QUI POUSSENT DE TRAVIOLE DANS MA TÊTE
TU SAIS
AVEC DES POINTES DE RÉALITÉ, ÇA PIQUE
ÇA FORME DES NOEUDS DANS LES CHEVEUX
(OU PEUT-ÊTRE QUE C’EST DANS L’ESTOMAC ?)
C’EST L’ESTOMAC QUI EST CENSÉ FAIRE NAÎTRE DES PAPILLONS
QUAND Y A DES JOLIES FILLES FAITES DE SUCRE ET DE PÉTALES
QUI PASSENT DEVANT NOUS ?
OU QU’ELLES FONT DES CHOSES MIGNONNES AVEC LEUR TÊTE
ET LEURS MAINS AUSSI
OU UN TOUT AUTRE ORGANE QUI PÈSE
(QUI PÈSE FORT SUR LA BALANCE DES RISQUES)
J’SAIS PAS
PARFOIS
PARFOIS ÇA PREND DES VIRAGES TROP SERRÉS
ET J’DÉGUEULE SUR LES MURS
(ET PAS DES ARC-EN-CIELS J’TE JURE)
À DROITE À GAUCHE
LOOPING
(LOUPÉ)
BRUIT FRACASSANT COMME DES FANFARES DANS L’PALPITANT
(C’EST JOLIMENT DIT, NON ?)
ÇA L’ÉCRABOUILLE À CAUSE DE LEURS INSTRUMENTS TROP LOURDS
C’EST COMME ÇA QU’LES RÊVES SE DÉMONTENT
AUSSI FRAGILES QUE DES LÉGOS CEUX-LÀ
(AUSSI FRAGILES QU’ON L’EST
N’EST-CE PAS
I O ?)


Il roule son joint, le porte à ses lèvres. Claque la porte derrière lui, ne se retourne même pas sur les enfants perdus pour les prévenir. Ce soir, c'était comme tous les autres soirs. Ce soir, il a mal au dos, il a mal au ventre, il a mal à l'âme. Il sort dans l'bar du coin pour encore se défoncer la gueule, s'défoncer les poings pour oser l'apercevoir au coin d'une rue, quand après 27 lampadaires, il se rendrait enfin compte que ce n'est pas la lune qu'il croise. Il aimerait juste s'éteindre, là, sur ce tabouret, le coude sur le comptoir, le billet coincé fermement entre les doigts.
Mais ce soir, c'est comme tous les autres soirs
Comme toute sa vie, comme ses envies
Rien ne se passe jamais comme prévu.
Et ce sont des traits familiers, des traits qu'il verrait par millier qui se dessinent devant lui (mais pas comme d'habitude) dans un soir noir (comme son coeur depuis qu'elle n'est plus là)
A R T
en danger, Art qui se fait maltraiter, Cal met un peu de temps à réagir, à comprendre, de son cerveau endolori
De sa mémoire meurtrie
Avec son arme brandie et la peur dans les yeux, Cal ne réfléchit pas plus longtemps, chope la barre dans les mains d'Art et à sa place, il la plante dans un des crânes des gars (sûrement aussi déboussolés qu'lui), use de ses poings, ferme presque les yeux pour sentir les os craquer sous ses phalanges, il jette juste son regard de temps en temps sur son ami pour s'assurer qu'il n'est plus en danger.




LA NUIT NOUS DONNERA DES AILES
car si je ride encore les rues de ma ville comprends qu’on n’oublie pas ses rêves indélébiles, et si je traîne encore le soir dans les bars c’est que chaque verre efface un peu son image
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